La Vallée de la peur (1913) » Sir Arthur Conan Doyle

Sherlock Holmes recoit un message l’avertissant de l’assassinat d’un certain Douglas, de Birlstone Manor House. L’inspecteur MacDonald de Scotland Yard vient lui annoncer cette même nouvelle. Ils partent donc sur place. Le défunt a été tué d’un coup de carabine Winchester dans la figure. Il est méconnaissable. Mais il porte les bagues du maitre de maison, sauf son alliance et a un curieux tatouage à l’avant-bras.

Quand une panne de lecture pointe le bout de son nez, je me tourne toujours vers mes auteurs préférés comme Philip Kerr ou mes personnages littéraires favoris. Sherlock Holmes et Sir Arthur Conan Doyle en font partie. Un de mes objectifs serait de lire toutes les aventures du célèbre détective anglais et cela fait quelques mois que j’ai commencé. Une enquête du duo semble un bon départ pour le mois anglais.

La Vallée de la peur est un des quatre romans constituant le palmarès holmésien. Il ne me manque plus que Le Signe des Quatre pour les avoir tous lus. Au bout d’un moment, je commence à voir des récurrences stylistiques et de formes dans l’oeuvre de Conan Doyle. Chaque enquête démarre plus ou moins de la même manière. Il n’y a pas eu d’enquêtes depuis un moment, quand soudain quelqu’un frappe à la porte. Il n’y a pas que l’amorce qui soit souvent la même. La Vallée de la peur m’a fait énormément penser à Une étude en rouge, la toute première aventure. En effet, ces deux histoires sont construites de la même façon. En effet, la première partie est consacrée à l’enquête. Elle peut être relativement courte et la résolution arrive, somme toute, rapidement. Puis, la deuxième partie s’ouvre et raconte le passé d’un personnage. Ce n’est jamais Sherlock ou Watson dont il est question, mais un des principaux suspects de l’enquête. Dans cette dernière, l’auteur nous plonge dans l’Amérique au temps du Far West, avec des mystères de sociétés secrètes et de Pinkerton. Il y a un côté de déjà-vu et l’impression que l’auteur ne se renouvelle pas.

Pourtant, lire un Sherlock Holmes reste un plaisir que je ne boude pas. Les intrigues policières sont toujours menées d’une main de maître et le dénouement me laisse souvent admirative. J’apprécie de connaître les déductions du détective anglais à partir de ses observations. Son esprit de déduction m’a toujours fasciné, et la magie fonctionne constamment. Il me suffit d’ouvrir un roman de Sir Arthur Conan Doyle pour oublier pendant quelques minutes mon quotidien et avoir la certitude que je passerai un bon moment. Plaisir aussi de retrouver certains de mes personnages littéraires favoris. J’adore la relation entre Sherlock Holmes et le docteur Watson. Ils ont un respect profond l’un pour l’autre, mais ils illustrent parrainent l’adage « qui aime bien, châtie bien« . Ils ont une dynamique intéressante. Finalement, ce sont tous ces petits détails qui font que j’y reviens toujours, même avec des petites redondances parfois.

Ce n’est pas un coup de coeur, mais une lecture que j’ai tout de même apprécié.

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13 commentaires sur “La Vallée de la peur (1913) » Sir Arthur Conan Doyle

  1. Je relis les histoires dans la chronologie et je relirai ce titre dans 3 lectures !
    Je l’ai lu il y a très longtemps et je ne m’en souviens guère, seulement quelques bribes avec ton billet.

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  2. J’en ai un à lire également pour le mois anglais (je suis encore dans les nouvelles car j’essaye de les lire dans l’ordre). Comme toi, je note certaines redondances mais j’aime bien revenir de temps en temps, d’autant que c’est finalement un personnage que j’ai découvert fort tardivement (mais mieux vaut tard que jamais, non ? ^^ lol).

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    1. Oui, l’auteur utilise toujours les mêmes ficelles, mais il y a aussi le côté très anglais, l’attachement aux personnages qui fait qu’on les oublie vite et qu’on y revient toujours. Bonne lecture en compagnie de Holmes et Watson.

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  3. J’ai trouvé ta remarque sur la construction des histoires pertinente. Honnêtement, je n’y avais pas prêté attention.
    Ce que j’aime également dans ces histoires, c’est l’atmosphère qui se dégage : londonienne, un peu grisâtre. Si jamais tu n’as pas eu l’occasion de voir la série Sherlock Holmes, avec J. Brett dans le rôle du détective, je te la conseille vivement. Elle reprend plutôt fidèlement les nouvelles et les romans, les acteurs sont intéressants, et je trouve que l’atmosphère est bien reproduite. Cette série date un peu (de 1984 à 1994), mais je l’ai adoré.
    As-tu une nouvelle ou un roman que tu as tout particulièrement apprécié ?

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    1. Tu es la deuxième personne à me recommander cette série aujourd’hui et il faut vraiment que je m’y plonge.

      Pour les romans, Une étude en rouge garde ma préférence, car c’est la toute première. Le Chien des Baskerville a une certaine originalité. Pour les nouvelles, peu m’ont vraiment marqué. Peut-être Le vampire du Sussex.

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