Alexandra Christo • To kill a kingdom (2018)

To kill a kingdom • Alexandra Christo • Feiwel & Friends • 2018 • 344 pages

Princess Lira is siren royalty and the most lethal of them all. With the hearts of seventeen princes in her collection, she is revered across the sea. Until a twist of fate forces her to kill one of her own. To punish her daughter, the Sea Queen transforms Lira into the one thing they loathe most—a human. Robbed of her song, Lira has until the winter solstice to deliver Prince Elian’s heart to the Sea Queen or remain a human forever.

The ocean is the only place Prince Elian calls home, even though he is heir to the most powerful kingdom in the world. Hunting sirens is more than an unsavory hobby—it’s his calling. When he rescues a drowning woman in the ocean, she’s more than what she appears. She promises to help him find the key to destroying all of sirenkind for good—But can he trust her? And just how many deals will Elian have to barter to eliminate mankind’s greatest enemy?

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Premier roman de l’auteur anglaise, Alexandra Christo revoit et corrige l’histoire de La Petite Sirène qui a bercé mon enfance. Parmi les parutions pour 2018, To kill a Kingdom était de celle que j’attendais avec impatience. Je ne lis que très peu autour des sirènes et celui-ci m’a donné envie de changer la donne et de m’intéresser à ces créatures fantastiques. Je ne dirai pas qu’il s’agit d’un coup de coeur, mais définitivement d’une bonne surprise. Avant d’aller plus loin, je vous propose de votre mettre un peu dans l’ambiance en écoutant ce morceau d’Hans Zimmer qui m’a accompagné durant ma lecture.

Hans Zimmer – Mermaids

Pour commencer, j’ai aimé la manière dont l’auteur a repris cette histoire d’Andersen, repris ensuite par Disney. Certains éléments se retrouvent facilement : une sirène et un prince, une méchante reine de l’Océan… Toutefois, il y a des différences qui rendent l’intrigue et l’ambiance bien plus sombres. Ce n’est plus vraiment un conte pour enfants. Les sirènes sont issues de l’imagerie populaire par leurs beautés et leurs voix qui envoûtent les marins pour mieux les noyer et leur arracher le coeur, signes de pouvoir au fond de l’océan. Le prince est aussi un pirate qui chasse les sirènes. Les deux peuples se vouent une haine féroce et ils cherchent à s’exterminer. C’est réellement sur ce point que l’histoire reste classique et peu originale. La Reine de l’Océan ressemble physiquement et dans son comportement à Ursula du dessin animé. Elles partagent un certain nombre de caractéristiques et le rapprochement est facile à faire. Celle proposée par Alexandra Christo est juste un peu plus extrême (moins enfantin, je dirai) et torture volontiers sa fille.

Ce sont ces changements que j’ai très largement appréciés : un prince pirate, une ambiance beaucoup plus lugubre et portée sur la violence, une princesse guerrière qui n’hésite pas à tuer… Ils sont très bien exploités, mettant presque l’histoire d’amour entre Lira, la princesse et future reine des sirènes, et Elian, le prince-pirate, au second plan. Le plus important est leur quête d’un objet sacré, leurs raisons personnelles d’y arriver et comment ils comptent l’utiliser, les alliances qu’ils forgent… Comme convenu, sachant qu’ils viennent de deux races différentes, leurs buts ne sont pas les mêmes. L’intrigue est aussi faite de ces petits moments un peu sans surprise qui font que j’ai deviné rapidement certains événements, constituant une suite logique. Cependant, c’est assez divertissant de voir comment ils vont parvenir à atteindre leurs objectifs, tout en essayant de ne pas s’entretuer et, au final, c’est principalement ce que j’attendais en commençant ce roman, ni plus ni moins. D’où aussi le fait qu’il s’agisse d’une bonne surprise. Les pages se tournent et l’auteur a su me passionner par une intrigue qui est tout de même rythmée.

À dire vrai, je n’avais aucune attente particulière concernant ce premier roman et, au final, j’ai découvert un univers riche et parfois original, notamment pour les royaumes « terrestres », qui m’a tout de suite charmé avec une plume plaisante à lire, même si certains aspects restent conventionnels. Alexandra Christo arrive parfaitement à alterner les différents points de vue, en les rendant tout aussi intéressants l’un que l’autre et tout en ne cassant jamais le rythme.

5 réflexions sur “Alexandra Christo • To kill a kingdom (2018)

  1. Ce roman est vraiment génial. Pour ma part ça n’a pas été un coup de cœur mais j’ai passé un très bon moment dans cet univers sombre et plein d’aventure 😉

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