Kursk (2018)

KURSK relate le naufrage du sous-marin nucléaire russe K-141 KURSK, survenu en mer de Barents le 12 août 2000. Tandis qu’à bord du navire endommagé, 23 marins se débattent pour survivre, au sol, leurs familles luttent désespérément contre les blocages bureaucratiques qui ne cessent de compromettre l’espoir de les sauver.

Un film de : Thomas Vinterberg

Durée : 1 heure 57 minutes

Avec : Matthias Schoenaerts ; Léa Seydoux ; Colin Firth ; Matthias Schweighöfer…

•••

La Russie a été présente sur nos écrans cette année avec, tout d’abord, Red Sparrow, un excellent thriller avec Jennifer Lawrence et que je recommande également. Je signale également la comédie historique La mort de Staline, adaptation cinématographique d’une bande dessinée française. Kursk est le dernier en date. J’étais relativement impatiente de le voir, notamment pour le casting. Je suis toujours faible quand je vois Matthias Schoenaerts et Colin Firth en tête d’affiche. En revanche, je ne suis pas sûre que je me serai déplacée dans les salles obscures sans le mois dédié à la Russie.

En effet, même si j’adore les films historiques, ce n’est pas forcément ceux que je vais voir au cinéma. Kursk raconte les événements survenus en août 2000, le naufrage d’un sous-marin nucléaire russe lors d’un exercice. J’avoue que je n’en ai aucun souvenir et j’ai donc découvert cette histoire vraie d’un bout à l’autre. De ce point de vue, je dois avouer que c’est un vrai coup de coeur. Le scénario est parfaitement mené et, pour une personne qui ne connait pas du tout cette tragédie, il y a un véritable suspens qui s’établit. Tout au long du film, le sort des survivants reste incertain jusqu’aux dernières minutes. La tension est présente et c’est aussi ce qui m’a captivé. J’ai eu les yeux rivés à l’écran, pleine d’espoir que le dénouement soit positif, que les secours arrivent à temps.

Ce qui m’a également aidé à me plonger dans cette oeuvre de Thomas Vinterberg, outre de vouloir connaître l’aboutissement des tentatives de sauvetage, est le sentiment d’urgence qu’il a pleinement su mettre en place. Grâce aux va-et-vient entre ce qui se passe chez les survivants et les équipes en surface, sans mettre de compteur, le poids du temps qui passe se ressent et la tension dramatique ne cesse d’augmenter au fur et à mesure des échecs pour sauver ce qu’il reste de l’équipage. J’ai vraiment ressenti cette pression presque physiquement.

Je suis passée par toutes les émotions durant Kursk. Un des sentiments les plus présents durant tout le film a sous aucun doute été la colère et le dégoût en voyant la manière dont cet événement a été géré par les autorités russes de l’époque. Cela joue aussi avec le fait que le spectateur est pris aux tripes du début à la fin. Les émotions sont exacerbées et on a aussi envie de se révolter devant le refus répété des Russes d’accepter l’aide internationale qui leur a été proposée. Mon seul regret de ce point de vue est l’absence d’un thème musical marquant qui serait venu amplifier tous ces aspects que je viens d’aborder. Aucun ne m’a réellement marqué et c’est dommage, car c’est un point auquel je suis énormément sensible.

Kursk est une bonne surprise d’un point de vue visuel. Il y a certaines scènes qui m’ont beaucoup marqué par leur qualité esthétique. Surtout pour les paysages et quelques scènes en mer. Les performances des acteurs sont aussi à souligner. Je savais à quoi m’attendre de la part de Matthias Schoenaerts ou Colin Firth, qui sont deux excellents acteurs. J’ai retrouvé avec plaisir deux acteurs allemands que j’affectionne particulièrement, Matthias Schweighöfer et August Diehl. La seule qui me faisait un peu peur est Léa Seydoux. J’ai un peu du mal avec elle, mais elle a aussi été parfaite et j’ai apprécié son jeu.

Je ne regrette pas mon déplacement dans les salles obscures pour ce film inspiré de faits réels. Il était vraiment prenant et, à part l’absence de bande son à retenir, j’ai vraiment apprécié ce dernier. Il m’a quelque peu motivée à regarder d’autres réalisations de Thomas Vinterberg que j’ai dans ma liste à voir comme The Hunt ou Loin de la foule déchaînée. 

5 réflexions sur “Kursk (2018)

  1. Bonjour !
    Voilà à nouveau un beau billet, qui donne aussi envie de voir le film !
    Ton analyse est vraiment très intéressante. Je ne lis pas souvent des critiques de film mais je trouve ton regard intéressant. J’ai bien apprécié ta remarque sur l’absence de thème musical marquant. C’est une chose à laquelle je ne prête pas vraiment attention quand je regarde un film, du moins consciemment. Aussi sur l’esthétisme des scènes qui visiblement a su te convaincre.

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