Bernard Chambaz • Vladimir Vladimirovitch (2015)

Vladimir Vladimirovitch • Bernard Chambaz • Flammarion • Août 2015 • 380 pages

Pendant une année, Vladimir Vladimirovitch Poutine, homonyme du président russe, consigne la vie de son double dans trois cahiers. Le cahier rouge raconte son enfance puis son entrée au KGB. Le gris retrace ses cinq années comme agent secret en Allemagne puis sa lente métamorphose en homme de l’ombre dans les années 1990. Le noir décrit sa vie depuis son accession à la présidence.

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Pour cette journée consacrée à un personnage emblématique de la Russie, comment ne pas parler de l’actuel tsar, pardon, président ? Omniprésent, il est difficile de ne pas connaître Vladimir Vladimirovitch Poutine, qu’il soit admiré ou condamné. Si je me situe dans cette deuxième catégorie, je dois avouer qu’il m’intrigue tout de même. Pourtant, je n’avais pas envie de me lancer dans une biographie, même s’il en existe un certain nombre. Mon choix s’est tourné vers ce roman de Bernard Chambaz qui me semblait relativement original.

Publié pour la première fois lors de la rentrée littéraire 2015, l’auteur propose un roman à deux avec deux Vladimir Vladimirovitch Poutine. Le premier est un simple citoyen russe, homonyme du président et le deuxième est ce même président russe. L’intrigue commence juste après la défaite de l’équipe de Russie au hockey lors des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi. Notre simple Vladimir, qui, pour plus de facilité, sera appelé V1 à partir de maintenant, est marqué par la tristesse de V2, le président donc. C’est un peu l’excuse, le point de départ pour démarrer une biographie de Poutine, romancée et à travers les yeux d’un autre homme.

Malheureusement, je reste dubitative sur ce roman. La partie de V1 ouvre le roman et elle est loin d’être intéressante. J’ai espéré une critique ou au moins un instantané de la société russe à travers ce personnage. Cependant, il se révèle mou et plus intéressé par sa relation avec sa voisine et ses carnets où il compile la vie de V2 que par toutes autres choses. Peut-être les Jeux Olympiques… J’ai rapidement commencé à sauter ces chapitres pour lire les carnets qui sont la partie biographique du roman… Là où j’ai encore placé quelques espoirs…

Ils commencent par l’enfance du président et je suppose qu’ils se terminent au mois jusqu’à cette fameuse scène des Jeux Olympiques. Pour être honnête, je n’ai même pas réussi à terminer ce roman et ce deuxième aspect du livre. Ce n’est pas tant le style de l’auteur qui m’a dérangé que le contenu. Le parti pris de romancer la biographie, d’essayer de ne pas s’arrêter aux seuls faits bruts en montrant les sentiments, les caractères des différents intervenants ne me dérangent pas. Cela humanise quelque peu le président russe, pouvant parfois mettre mal à l’aise le lecteur. Quant au contenu, rapidement, je me suis lassée, parfois ennuyée de lire les carnets. Je me suis rendu compte que je n’avais pas vraiment d’intérêt pour cette biographie et pour certains aspects de la vie de Vladimir Poutine. Je m’intéresse plus à la manière dont il est arrivé et resté au pouvoir tout ce temps, par exemple.

Vladimir Vladimirovitch est une déception. Je n’ai pas réussi à finir ce roman et je ne le recommande pas.

4 réflexions sur “Bernard Chambaz • Vladimir Vladimirovitch (2015)

  1. Bonsoir !
    C’est dommage parce que l’idée de départ était originale. Ce procédé, tout du moins l’originalité, m’a fait un peu penser à « La part de l’autre », de Éric Emmanuel Schmitt. L’as-tu lu ?
    De mon côté je lis justement une biographie sur ce même personnage : Poutine, l’itinéraire secret, de Vladimir Fédorovski. Je ne l’ai pas encore terminée, donc je peux encore être agréablement surpris, mais pour le moment, ce n’est clairement pas une biographie « à la Zweig »…

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      • Il faut dire aussi qu’il est profondément marquant parce que bien ficelé notamment. Du même auteur, pendant que j’y suis, je peux conseiller « Hôtel des deux mondes », une pièce de théâtre qui m’a aussi beaucoup plu.
        En ce qui concerne cette biographie, je trouve que ça part un peu partout. Ne connaissant pas l’histoire de l’URSS/Russie sur le bout des doigts, c’est parfois compliqué. Ce n’est pas non plus LA plume de la littérature (tout du moins dans ce livre). Bref, et pour le moment, si tout n’est pas à jeter, cette lecture ne me laissera vraisemblablement pas un souvenir impérissable.

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      • Cette biographie m’avait semblé dans un style très journalistique. Finalement, je ne sais pas si je m’y plongerai. Je connais mieux la période impériale de la Russie que vraiment celle après Staline…

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