L’Irlande se raconte avec le Emerald Island Challenge, Partie 1

Durant le mois de mars, l’Irlande a été mise à l’honneur, entre le Irish Readathon, proposé par des blogueurs irlandais, et le Emerald Island Challenge, par Céline du blog Le monde de Sapotille. Les deux challenges ont eu pour vocation de faire découvrir la littérature irlandaise.

L’Irlande est un pays que j’adore et où j’ai eu la chance de pouvoir y habiter durant quasiment une année, grâce au programme européen Erasmus. J’ai lu énormément d’auteurs irlandais à cette période. Dublin est fière de son héritage littéraire, entre Bram Stocker, James Joyce, Oscar Wilde, Jonathan Swift… Outre un musée des auteurs dublinois, des festivals, des maisons des illustres, la ville s’est vu discerner le label Ville créative de l’UNESCO dans le domaine de la littérature.

Pour faire honneur à ce magnifique pays, j’ai pioché quelques livres à la fois d’auteurs irlandais, mais également d’autres nationalités qui parlent de l’Irlande.

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Les jours meilleurs • Cecelia Ahern • Milady • 2012 • 480 pages

À force de traquer le scoop et de dévoiler la vie privée des gens dans les colonnes de la presse à scandale, Kitty est dans l’impasse. Sa carrière de journaliste piétine, et ses frasques lui valent une réputation désastreuse. Tout s’effondre quand elle apprend que Constance, la femme qui lui a tout appris, vit ses derniers instants. Elle se rend à son chevet et lui demande quelle histoire elle a toujours rêvé d’écrire. Mais la réponse arrive trop tard, sous la forme d’une liste de cent noms, sans aucune explication. Bien décidée à percer le mystère, Kitty tente de comprendre ce qui relie entre eux ces inconnus. En allant à leur rencontre, elle va découvrir des aspects pour le moins inattendus de la vie de Constance et peut-être même trouver un sens à la sienne.

Après Tombée du ciel, je me suis lancée dans un nouveau roman de Cecelia Ahern. Cette lecture confirme que les ouvrages de cette auteur irlandaise ne sont pas du tout fait pour moi. Je peux faire les mêmes reproches aux deux livres.

Le premier aspect qui me dérange est l’héroïne absolument insupportable. Dans Les Jours meilleurs, Katy est une journaliste qui a ruiné la vie d’un professeur en l’accusant à tort d’agressions sexuelles sur des mineurs. Elle se plaint pendant une bonne partie du roman que sa vie et sa carrière sont ruinées. Elle oublie bien souvent qu’elle a aussi détruit la vie et la carrière d’une autre personne. Son comportement détestable a véritablement eu un impact sur ma lecture. Je n’ai pas vraiment eu envie de continuer cette aventure avec elle.

Deuxièmement, l’histoire est convenue. En commençant le roman, je sais exactement où l’auteur va m’amener. Le personnage principal va évoluer et redevenir une bonne personne, elle va sûrement finir avec son meilleur ami depuis des années… À cela, s’ajoute un début qui traîne énormément en longueur. De ce fait, il en faut peu pour que j’abandonne au bout d’une centaine de pages, tout en sachant que l’histoire devient réellement intéressantes chez Ahern dans les cinquante dernières pages. Cependant, je n’ai pas le courage de tout lire pour en arriver jusque-là. Ce sera très certainement mon dernier roman de l’auteur.

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Highfire • Eoin Colfer • Harper Perennial • Janvier 2020 • 377 pages

In the days of yore, he flew the skies and scorched angry mobs—now he hides from swamp tour boats and rises only with the greatest reluctance from his Laz-Z-Boy recliner. Laying low in the bayou, this once-magnificent fire breather has been reduced to lighting Marlboros with nose sparks, swilling Absolut in a Flashdance T-shirt, and binging Netflix in a fishing shack. For centuries, he struck fear in hearts far and wide as Wyvern, Lord Highfire of the Highfire Eyrie—now he goes by Vern. However…he has survived, unlike the rest. He is the last of his kind, the last dragon. Still, no amount of vodka can drown the loneliness in his molten core. Vern’s glory days are long gone. Or are they?

A canny Cajun swamp rat, young Everett “Squib” Moreau does what he can to survive, trying not to break the heart of his saintly single mother. He’s finally decided to work for a shady smuggler—but on his first night, he witnesses his boss murdered by a crooked constable.

Eoin Colfer a bercé une partie de mon enfance et de mon adolescence avec sa série fantastique Artemis Fowl. L’adaptation doit sortir prochainement. Cependant, l’autre actualité de l’auteur en 2020 concerne la sortie de son nouveau roman, Highfire. Destiné à un public adulte, Colfer s’adresse aux fans de la première heure avec une intrigue qui reprend certains éléments qui ont fait son succès.

Pour les personnages, un duo improbable qui rappelle ce que l’auteur a déjà proposé. Un jeune adolescent, anti-héros par excellence, délinquant avec une absence de figure paternelle, découvre l’existe d’un peuple fantastique. Dans Highfire, ce ne sont pas les fées, mais un dragon. Ce dernier voue une passion à la vodka et à Dirty Dancing. C’est sûrement la touche humoristique de l’auteur, mais malheureusement ce petit côté décalé n’a pas fonctionné avec moi, tout comme ce duo qui fait remonter des souvenirs et donne un goût de déjà vu.

Ensuite, je n’ai jamais réussi à rentrer dans l’histoire. J’ai apprécié qu’elle se situe dans le bayou de la Louisiane, mais c’est peut-être le seul aspect positif du roman que je retiens. L’intrigue est très longue à se mettre en place. Je n’ai pas accroché, car il me manquait quelque chose pour que je me passionne pour les personnages principaux et leur destin commun. Le style m’a également déplu et rebuté. Je ne l’ai pas trouvé agréable à lire. Je n’ai rien contre la vulgarité, mais quand elle est justifiée et parcimonieuse.

Je referme ce nouveau roman d’Eoin Colfer, attendu avec impatience, sur une déception. Beaucoup de points négatifs qui n’ont pas rendu cette lecture des plus agréables.

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Great Goddesses: Life lessons from myths and monsters • Nikita Gill • Ebury Press • Septembre 2019 • 256 pages

Wonder at Medusa’s potent venom, Circe’s fierce sorcery and Athena rising up over Olympus, as Nikita Gill majestically explores the untold stories of the life bringers, warriors, creators, survivors and destroyers that shook the world – the great Greek Goddesses.

Vividly re-imagined and beautifully illustrated, step into an ancient world transformed by modern feminist magic.

‘I watch Girl become Goddess
and the metamorphosis is more
magnificent than anything
I have ever known.’

Difficile de faire rentrer ce livre de Nikita Gill dans une catégorie. À la fois recueil de poésie, textes libres ou avec des passages qui ressemblent plus à des essais, Great Goddesses est un objet littéraire non identifié qui a été un énorme coup de coeur. L’idée de départ est de donner la parole aux dieux grecs autour de leurs vies, de leurs familles et de leurs destins, de ce qu’ils sont devenus après la chute de l’Olympe, comment se débrouillent-ils à notre époque.

Publié en 2019, je l’ai commencé dans l’idée de lire de la poésie contemporaine. Cependant, la diversité des textes ne m’a pas déçue. J’ai trouvé que cela sert bien le propos de l’auteur autour des relations familiales, le rôle des déesses, minimisé sur l’Olympe. Elles se découvrent de nouveaux rôles à notre époque où elles reviennent sur le devant de la scène. Elles se sont adaptées, attendant patiemment leur heure. J’ai vraiment trouvé cet ouvrage passionnant à lire et qui a une résonance dans l’actualité, avec un côté plausible qui fait penser au réalisme magique. Le livre est également très bien écrit, fluide et agréable.

J’ai découvert cette actrice nord-irlandaise avec sa dernière parution. Elle en a écrit d’autres dans la même veine et c’est avec plaisir que je découvrirai le reste de sa bibliographie.

4 réflexions sur “L’Irlande se raconte avec le Emerald Island Challenge, Partie 1

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