Jordyn Taylor • The Paper Girl of Paris (2020)

The Paper Girl of Paris • Jordyn Taylor • HarperTeen • Mai 2020 • 368 pages

Now. Sixteen-year-old Alice is spending the summer in Paris, but she isn’t there for pastries and walks along the Seine. When her grandmother passed away two months ago, she left Alice an apartment in France that no one knew existed. An apartment that has been locked for more than seventy years. Alice is determined to find out why the apartment was abandoned and why her grandmother never once mentioned the family she left behind when she moved to America after World War II. With the help of Paul, a charming Parisian student, she sets out to uncover the truth. However, the more time she spends digging through the mysteries of the past, the more she realizes there are secrets in the present that her family is still refusing to talk about.

Then. Sixteen-year-old Adalyn doesn’t recognize Paris anymore. Everywhere she looks, there are Nazis, and every day brings a new horror of life under the Occupation. When she meets Luc, the dashing and enigmatic leader of a resistance group, Adalyn feels she finally has a chance to fight back. But keeping up the appearance of being a much-admired socialite while working to undermine the Nazis is more complicated than she could have imagined. As the war goes on, Adalyn finds herself having to make more and more compromises—to her safety, to her reputation, and to her relationships with the people she loves the most.

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The Paper Girl of Paris est le premier roman de Jordyn Taylor. Elle aborde le thème de la Seconde Guerre mondiale, en s’intéressant plus particulièrement à la Résistance dans le Paris occupé. Un sujet largement traité et sur lequel il peut être difficile d’être original. Je partais avec quelques préjugés, surtout avec l’alternance des points de vue et des époques. Il y a tout de même un certain nombre d’aspects sur lesquels je suis un peu plus réservée. Globalement, ce roman n’a pas été aussi terrible que ce à quoi je m’attendais. 

En effet, le livre reste prenant du début à la fin, notamment grâce au point de vue d’Adalyn, la jeune résistante. Il est connu à la fois de manière directe et par le biais de son journal intime qu’Alice, le deuxième personnage principal, trouve dans l’appartement parisien que sa grand-mère lui a donné en héritage. Ce sont les passages que j’ai préférés et sur lesquels j’ai peut-être le moins de reproches à formuler. L’aspect historique est vraiment bien maîtrisé et traité. Elle évoque l’Occupation avec les privations, les queues devant les magasins, le rationnement, la collaboration avec les avantages que certains en tirent, ceux qui veulent juste ne pas se faire remarquer, la Résistance… Sur ce dernier point, elle n’a rien oublié : le secret entourant les activités d’Adalyn et de son groupe, les trahisons… Cet aspect du roman est celui que je retiens principalement. 

Jordyn Taylor montre bien la révolte d’Adalyn contre l’occupation de son pays, l’impact des mots du général Charles de Gaulle et la manière dont elle est entrée au sein de la Résistance. Avoir un accès direct à ses pensées, par son journal intime et la narration à la première personne, permet au lecteur de comprendre son engagement et les difficultés qu’elle rencontre au quotidien : le fait de toujours trouver des excuses pour pouvoir sortir accomplir ses missions sans éveiller les soupçons de ses parents, ses amis qui disparaissent… Cependant, l’aspect qui m’a le plus bouleversé, voire brisé le coeur, est la relation entre Adalyn et sa soeur Chloé. Cette dernière n’a jamais su, connu la vérité sur sa grande soeur, ni sur ce qui lui est arrivé à la fin de la guerre. Il y a un côté profondément triste à cela.

Adalyn concentre à elle seule toute l’émotion du roman, mais également le suspens. Au fur et à mesure qu’Alice avance dans le journal de sa grande-tante, commence à relier les informations, parfois contradictoires, et à se renseigner sur le Paris de la Seconde Guerre mondiale, la tension monte et le lecteur veut connaître certains réponses : pourquoi Adalyn est-elle présente sur une photographie prise, lors d’une soirée, entourée d’officiers nazis ? Pourquoi Chloé, la grand-mère d’Alice, n’a-t-elle jamais évoqué sa soeur ? etc…

Le point de vue d’Alice sert plutôt de moteur à la narration, car c’est elle qui pose les principales questions. C’est sur cette partie que j’émets quelques critiques. La première est que j’ai trouvé que la jeune fille tirait trop vite des conclusions par rapport à ce qu’elle voyait et non ce qu’elle lisait. Cela était notamment dû à son manque de connaissances, me demandant comment la Seconde Guerre mondiale est abordée aux États-Unis. Ce n’est pas la première fois que je me fais la réflexion sur un personnage d’origine américaine. Deuxièmement, je n’ai pas apprécié la manière dont la dépression de la mère d’Alice est abordée. Le sujet est important et je l’ai trouvé mal abordé. Ce n’est pas ce qui est le plus important au final. Il y a déjà tellement d’émotions, de moments difficiles, qui, malheureusement, éclipsent ce sujet. Or, c’est un thème important qui aurait mérité plus de place.

The Paper Girl of Paris est un roman qui m’a étonné, en définitif, et dont mon avis final est positif. Il y a des aspects très intéressants et bien abordés, d’autres moins bien. Je pense que Jordyn Taylor montre ici un potentiel et je suis curieuse de savoir ce qu’elle peut produire par la suite.

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