Danielle Trussoni • The Ancestor (2020)

The Ancestor • Danielle Trussoni • William Morrow • Avril 2020 • 368 pages

It feels like a fairy tale when Alberta ”Bert” Monte receives a letter addressed to “Countess Alberta Montebianco” at her Hudson Valley, New York, home that claims she’s inherited a noble title, money, and a castle in Italy. While Bert is more than a little skeptical, the mystery of her aristocratic family’s past, and the chance to escape her stressful life for a luxury holiday in Italy, is too good to pass up.

At first, her inheritance seems like a dream come true: a champagne-drenched trip on a private jet to Turin, Italy; lawyers with lists of artwork and jewels bequeathed to Bert; a helicopter ride to an ancestral castle nestled in the Italian Alps below Mont Blanc; a portrait gallery of ancestors Bert never knew existed; and a cellar of expensive vintage wine for Bert to drink.

But her ancestry has a dark side, and Bert soon learns that her family history is particularly complicated. As Bert begins to unravel the Montebianco secrets, she begins to realize her true inheritance lies not in a legacy of ancestral treasures, but in her very genes.

•••

Ma première lecture d’un roman de cette autrice remonte à une dizaine d’années. J’avais lu et adoré Angelology, autour des anges et, encore aujourd’hui, j’ai quelques souvenirs de certains éléments de l’intrigue et des révélations. Le roman était haletant du début à la fin. Depuis, je n’ai rien lu de Danielle Trussoni. Elle a publié cette année The Ancestor. Outre une très jolie couverture, le résumé a tout de suite piqué ma curiosité entre l’Italie, la découverte d’un héritage inespéré et la touche de mystère…

La première question que je me posais est de savoir qui peut bien être ce mystérieux ancêtre qui donne le titre au roman. La réponse est donnée aux deux tiers du roman, sans pour autant gâcher un suspens qui aurait pu être gardé jusqu’au bout. J’ai aimé la manière dont Danielle Trussoni construit son roman : la découverte de l’héritage, la face cachée de ce dernier et la révélation de cet ancêtre, et, enfin, ce qu’Alberta décide ensuite. Les parties sont bien équilibrées. Pas une n’a été moins bien que l’autre. Elles ont chacune leur part de mystère, leurs raisons de mettre le lecteur mal à l’aise. J’ai trouvé le roman parfaitement maîtrisé d’un bout à l’autre. Il n’y a jamais eu de baisse de régime dans le rythme. J’ai eu beaucoup de mal à poser ce roman une fois commencé.

Concernant la question de l’ancêtre, je me demandais dans quelle direction Danielle Trussoni allait : vers du fantastique ou vers quelque chose de plus réaliste ? La solution retenue m’a étonnée, car elle a parfaitement réussi à mélanger les deux. En effet, elle s’inspire d’une créature mythique, tout en l’insérant dans l’évolution des espèces, notamment de l’Homme. Darwin est d’ailleurs cité à plusieurs reprises. J’ai conscience qu’expliquer ainsi, sans trop en dévoiler de l’intrigue peut laisser dubitatif, surtout qu’il s’agit d’un point crucial. En réalité, c’est très bien fait, et l’on pourrait presque y croire… Toute proportion gardée ! Par ailleurs, j’ai été étonnée par le choix de la « créature » mythique qui a inspiré le roman. Elle n’est pas commune dans un monde de vampires, loups-garous, anges et autres… C’est aussi cette originalité que j’ai appréciée dans ce livre. Danielle Trussoni est une autrice que je trouve très forte pour mettre en place des univers réalistes avec une touche de fantastique qui s’y intègre parfaitement.

C’est un roman qui m’a fait voyager en Italie, pays que j’aime beaucoup. L’intrigue se déroule principalement dans les Alpes italiennes. J’ai adoré l’ambiance qui s’en dégage et les descriptions donnent une certaine impression du château et du paysage. Elle rend bien compte de la dureté du climat, renforçant le huis-clos chez les Montebianco et cet univers de secrets. À la lecture, le côté pour et pesant, dangereux également, ressort très bien. C’est un point qui m’a énormément plu, car il renforce le suspense, l’attente d’un drame. Je suis particulièrement sensible aux ambiances dans les romans et dans les films. Pour un livre un peu moyen, cela peut remonter le bilan. Heureusement, je n’arrive pas à pointer un défaut dans ce roman et cet aspect est plus que positif. 

Je referme The Ancestor vraiment satisfaite de cette découverte, mais aussi avec l’envie de lire d’autres romans de Danielle Trussoni. J’avais presque oublié cette autrice, mais plus pour très longtemps. Son nouveau roman est une très bonne surprise. 

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