Alexis Henderson • The Year of the Witching (2020)

The Year of the Witching • Alexis Henderson • Juillet 2020 • Ace • 368 pages

A young woman living in a rigid, puritanical society discovers dark powers within herself in this stunning, feminist fantasy debut.

In the lands of Bethel, where the Prophet’s word is law, Immanuelle Moore’s very existence is blasphemy. Her mother’s union with an outsider of a different race cast her once-proud family into disgrace, so Immanuelle does her best to worship the Father, follow Holy Protocol, and lead a life of submission, devotion, and absolute conformity, like all the other women in the settlement.

But a mishap lures her into the forbidden Darkwood surrounding Bethel, where the first prophet once chased and killed four powerful witches. Their spirits are still lurking there, and they bestow a gift on Immanuelle: the journal of her dead mother, who Immanuelle is shocked to learn once sought sanctuary in the wood.

Fascinated by the secrets in the diary, Immanuelle finds herself struggling to understand how her mother could have consorted with the witches. But when she begins to learn grim truths about the Church and its history, she realizes the true threat to Bethel is its own darkness. And she starts to understand that if Bethel is to change, it must begin with her. 

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Octobre est le mois propice pour les lectures terrifiantes. Je me suis réservé depuis Juillet ce premier roman d’Alexis Henderson. La quatrième de couverture est pleine de promesses : des sorcières, une société puritaine et une ambiance sombre. C’est vraiment ce genre de livre que je recherche et que, bien souvent, j’adore. The Year of the Witching est un coup de coeur.

L’histoire est prenante. Immanuelle est une jeune fille maudite du fait des péchés de sa mère. Elle évolue dans une société puritaine où il est acceptable pour un homme d’avoir plusieurs femmes. À la tête de cette dernière, se trouve un Prophète, sorte de gourou d’une secte. Cette communauté qui se veut idyllique, loin de tous péchés et basée sur des vertus et la foi, recèle bien de sombres secrets. Alexis Henderson m’a énormément fait penser à Salem par son univers, et son tristement célèbre procès des sorcières. De nombreux éléments y font référence : la société puritaine, la place énorme de la religion et des hommes, notamment par rapport aux femmes, la menace qui pèse sur celles qui sortent du lot ou qui montrent un peu d’indépendance. L’auteur nous plonge dans cette communauté, tout en lui faisant sentir le poids du patriarcat, de sa violence. En ce sens, le lecteur vit ce qu’Immanuelle subit au quotidien.

Le roman aborde aussi des thèmes qui ne sont pas faciles. Il y a la violence faite aux femmes, mais aussi aux enfants, car il est également question de pédophilie. Il y a des passages et sous-entendus qui ne sont pas faciles. Ils participent à cette ambiance sombre, très pesante et qui peut mettre le lecteur extrêmement mal à l’aise. Alexis Henderson a fait un travail absolument remarquable sur cet aspect du roman. L’atmosphère est creepy et dérangeante. À cela s’ajoutent quelques effusions de sang, faisant de The Year of the Witching un roman qui n’est pas à mettre dans toutes les mains. Par ailleurs, la violence et l’horreur vont crescendo au fur et à mesure que l’intrigue avance. En effet, le roman est découpé en différentes parties qui correspondent chacune à une des plaies que les sorcières envoient à la communauté.

L’intrigue m’a happé dès les premières pages. Immanuelle est un personnage intéressant et, malgré tout, attachant. Elle peut se révéler étonnante, profondément humaine et attachée à sa communauté et à sa famille alors qu’elle y a toujours été considérée comme une paria du fait de sa mère et des origines de son père. Il est prenant de la suivre dans ses aventures pour découvrir les secrets de Bethel et essayer de sauver ceux qu’elle aime, dont Ezra, le fil aîné du Prophète. Ils forment un bon duo, chacun apportant quelque chose à l’autre dans une relation faite de respect et de confiance mutuels. Elle se construit au fil des pages. Par ailleurs, l’histoire a du rythme et il est impossible de s’ennuyer. Il y a toujours des rebondissements, de nouvelles révélations…

En commençant ce premier roman d’Alexis Henderson, je pensais apprécier cette lecture, mais pas autant que cela. J’ai été étonnée par certaines tournures que le livre a pris, notamment avec un univers bien plus sombre et torturé que ce à quoi je m’attendais. The Year of the Witching est un coup de coeur et à recommander pour les amateurs et amatrices du genre.

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