Kiran Millwood Hargrave • The Mercies (2020)

The Mercies • Kiran Millwood Hargrave • Février 2020 • Little Brown Company • 336 pages

After a storm has killed off all the island’s men, two women in a 1600s Norwegian coastal village struggle to survive against both natural forces and the men who have been sent to rid the community of alleged witchcraft.

Finnmark, Norway, 1617. Twenty-year-old Maren Bergensdatter stands on the craggy coast, watching the sea break into a sudden and reckless storm. Forty fishermen, including her brother and father, are drowned and left broken on the rocks below. With the menfolk wiped out, the women of the tiny Northern town of Vardø must fend for themselves. 

Three years later, a sinister figure arrives. Absalom Cornet comes from Scotland, where he burned witches in the northern isles. He brings with him his young Norwegian wife, Ursa, who is both heady with her husband’s authority and terrified by it. In Vardø, and in Maren, Ursa sees something she has never seen before: independent women. But Absalom sees only a place untouched by God and flooded with a mighty evil. 

As Maren and Ursa are pushed together and are drawn to one another in ways that surprise them both, the island begins to close in on them with Absalom’s iron rule threatening Vardø’s very existence. 

Inspired by the real events of the Vardø storm and the 1620 witch trials, The Mercies is a feminist story of love, evil, and obsession, set at the edge of civilization. 

•••

The Mercies est le dernier roman de Kiran Millwood Hargrave. Il a déjà été traduit en français, sous le titre Les Graciées. Depuis début octobre, j’avais surtout proposé des romans fantastiques autour des sorcières avec le premier tome de Serpent & Dove et The Year of the Witching. The Mercies est dans veine différente, car il s’agit d’un roman historique.

L’auteur s’inspire d’une histoire vraie qui s’est déroulée en Norvège au XVIIe siècle. Une tempête la veille de Noël a décimé la population masculine. À ce drame s’en ajoute un autre, puisqu’il y aura ensuite une chasse aux sorcières. Quel est le lien entre ces deux événements ? Tout simplement les femmes de la communauté vont s’organiser et s’entraider pour survivre : qui ira à la pêche, qui s’occupera du troupeau de rennes, du commerce avec les autres communautés… Elles vont devenir indépendantes des hommes, faire preuve d’initiative et, comble de l’horreur pour le nouveau Commissioner, ne plus aller ou moins souvent à l’église.

Le roman a un côté féministe : elles se sont émancipées, ne sont plus sous l’autorité de leurs pères ou maris, et cela est vu d’un très mauvais oeil… Surtout par un seul homme qui va déranger la tranquillité de cette communauté de femmes, mais également des nomades Lapp et Sami. Ce personnage d’Absalom Cornet concentre à lui seul tout le poids du patriarcat et de sa violence, de son injustice. Il est véritablement l’archétype de l’homme pour qui la femme va à l’église, s’occupe de son foyer et de ses enfants. La femme est une chose pour lui et cela se remarque d’autant plus avec la manière dont il traite son épouse. Il l’appelle « wife » et non par son prénom. Il n’a aucune sollicitude pour elle. Dès les premières pages, c’est un personnage antipathique et détestable, imbu de lui-même et de son importance. Cette impression ne s’améliore pas au fur et à mesure.

L’auteur a aussi contribué à cette ambiance pesante, glacée à la fois par la présence d’Absalom Cornet, mais aussi par la rudesse du climat et des paysages norvégiens. Il y a quelque chose de bleuté et de gris qui se dégage de ces pages et qui fait parfaitement écho à l’intrigue, grâce aux descriptions. Cependant, elles ne sont pas toujours un aspect positif du roman. Elles rajoutent parfois des longueurs supplémentaires à un livre qui a déjà un rythme lent.

The Mercies est typiquement le genre d’ouvrage où l’intrigue démarre fort. J’ai été happée dès les premières pages par la vie de Maren, la catastrophe qu’a constituée la tempête pour le village et la manière dont les femmes se sont organisées pour survivre. Après… Cela devient long, très long, pour ensuite le rythme s’accélère en une fin un peu brusque. Encore faut-il arriver jusque-là. Pour ma part, j’ai décroché au milieu. J’avais de plus en plus de mal à me remettre dans ma lecture au point que j’ai fini par abandonner.

The Mercies n’a pas été le coup de coeur que j’espérai. Ses trop nombreuses longueurs ont eu raison de moi alors qu’en apparence, il avait tout pour me plaire : inspiré de faits réels, un procès pour sorcellerie, une touche féministe et une très belle couverture.

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