Emerald Island Challenge #3

La femme qui se cognait dans les portes • Roddy Doyle • 1996 • Pavillons Poche • 329 pages

Après le succès de sa trilogie de Barrytown et le triomphe de Paddy Clarke Ha Ha Ha, Roddy Doyle réussit un nouveau tour de force avec ce roman où il trouve – lui, un homme – le ton juste pour dire « Moi, Paula, trente-neuf ans, femme battue ». C’est avec un mélange d’humour – irlandais bien sûr – et de cruauté qu’il prend la voix de cette Paula Spencer, une Dublinoise dont la vie conjugale a été ponctuée de raclées, de dents et de côtes brisées, alcoolique au surplus et par voie de conséquence. Mais qui reste digne et garde la force de prétendre, à l’hôpital, après chaque dérouillée, qu’elle s’est « cognée dans la porte », un grand livre.

Roddy Doyle est un auteur irlandais que j’aime beaucoup et dont j’ai déjà lu quelques titres quand j’avais une vingtaine d’années, comme sa trilogie Barrytown ou Trois femmes et un fantôme. Je retourne vers lui avec La femme qui se cognait dans les portes, publié la première fois dans les années 1990. Le roman n’a pas pris une ride et il reste malheureusement d’actualité. Le sujet abordé est celui des violences domestiques et il est raconté du point de vue d’une femme qui a subi pendant de longues années les coups de son mari.

C’est un roman avec lequel j’ai eu énormément de mal, et je n’ai pas réussi à le terminer. Il est extrêmement rare que j’apprécie d’être autant mise mal à l’aise par une lecture. Cela a été le cas dès le début. Roddy Doyle ne cache rien des abus physiques et moraux que subit le personnage principal de la part de son mari, mais aussi durant son adolescence de la part de sa famille ou de ses camarades. L’auteur montre parfaitement que la violence est absolument partout. Il faut souvent avoir le coeur bien accroché, car il y a des passages difficiles. Même si c’est un livre essentiel, il n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Certes, un abandon pour ma part. Je pense que je l’ai lu à un mauvais moment et je suis totalement passée à côté.

Follow me to ground • Sue Rainsford • 2020 • Scribner • 208 pages

Ada and her father, touched by the power to heal illness, live on the edge of a village where they help sick locals—or “Cures”—by cracking open their damaged bodies or temporarily burying them in the reviving, dangerous Ground nearby. Ada, a being both more and less than human, is mostly uninterested in the Cures, until she meets a man named Samson. When they strike up an affair, to the displeasure of her father and Samson’s widowed, pregnant sister, Ada is torn between her old way of life and new possibilities with her lover—and eventually comes to a decision that will forever change Samson, the town, and the Ground itself.

Je découvre la plume d’une nouvelle écrivaine irlandaise, Sue Rainsford. Follow me to ground est un roman particulier, mais qui m’a laissé sur le banc de touche.

Il y avait de bonnes idées avec les guérisons, une famille un peu magique. Depuis quelques temps, j’apprécie les ouvrages mettant en scène un certain réalisme magique. Celui-ci avait donc tout pour me plaire. Cependant, dès les premières pages, l’auteur m’a complètement perdu. Elle lâche son lecteur dans un monde sans réelles explications. Celles qui sont données sont bien trop vagues et n’aident pas à la compréhension globale de l’ouvrage. Je ne comprenais pas ce que je lisais. Ce n’était pas un problème de niveau de langue, mais des descriptions et des passages très bizarres, notamment les interventions chirurgicales.

Non seulement j’ai eu du mal avec les descriptions à imaginer l’histoire, les personnages, les lieux, je n’ai pas aimé le rythme saccadé de l’histoire, les va-et-vient dans le temps. Je me suis également attaché à aucun des différents personnages, aucun lien ne se crée avec eux. Il est ainsi d’autant plus difficile de s’investir dans l’intrigue ou leurs destins. En définitif, je suis restée très en extérieur de ce roman. Il est pourtant relativement court, mais je me suis vraiment ennuyée.

3 réflexions sur “Emerald Island Challenge #3

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