Andy McDermott • Nina Wilde & Eddie Chase, À la poursuite de l’Atlantide (2007) ; Le tombeau d’Hercule (2008) ; Le secret d’Excalibur (2008)

Une aventure de Wilde et Chase, À la poursuite de l’Atlantide (2007) ; Le tombeau d’Hercule (2008) ; Le secret d’Excalibur (2008) • Andy McDermott • Bragelonne

Après des années de recherches, Nina Wilde, une jeune archéologue new-yorkaise, est parvenue à localiser l’Atlantide.

Malheureusement, elle est désavouée par ses pairs. Alors, quand le célèbre mécène Kristian Frost lui propose de financer son expédition, elle saute sur l’occasion. En compagnie d’Eddie Chase, un ancien agent des services secrets britanniques, et de la sublime Kari, la fille de Frost, elle s’embarque dans une folle aventure archéologique. Mais le sinistre Giovanni Qobras a juré de trouver l’Atlantide avant elle et de s’emparer du secret qu’elle recèle depuis plus de onze mille ans…

De l’Iran au Brésil, des fonds de l’océan aux sommets de l’Himalaya, la quête de l’Atlantide mène à tout. A la mort, à l’amour… aux mystères les mieux protégés !


Adolescente, je lisais beaucoup de ce type de thrillers ésotériques ou romans d’aventures autour d’un grand mythe de l’Humanité. J’y reviens de temps à autre depuis quelques mois. J’avais notamment très envie de me plonger dans cette série d’Andy McDermott, dont les quatre premiers tomes ont été publiés en France, sur une quinzaine en version originale.

Ces trois premiers livres s’intéressent à l’Atlantide, au héros grec Hercule et à la légendaire épée du roi Arthur, Excalibur. Ils sont dans la lignée de ceux que j’ai pu lire et l’auteur utilise les mêmes recettes déjà éprouvées : des secrets archéologiques, suivre des indices pour résoudre un mystère, une écriture très « visuelle » ou cinématographique qui rappelle les films d’action et d’aventure de Nicolas Cage, par exemple. Malheureusement, ce sont des formules redondantes et qui apparaissent clairement d’un tome à l’autre… Surtout quand la lecture de ces derniers est très rapprochée dans le temps. J’en ai quasiment lu un par semaine. J’ai beaucoup moins apprécié ma lecture du troisième tome, notamment pour cette raison. Une fois que le lecteur comprend les ficelles qui reviennent très fréquemment, il anticipe les rebondissements et les révélations. Par exemple, un des ingrédients qui revient inlassablement est qu’un des membres du groupe qui part en expédition est un traître. À chaque fois, la justification de ses actes est la volonté de dominer le monde en annihilant une partie de la population. Peut-être qu’en laissant quelques mois entre chaque tome, j’aurai plus facilement apprécié les deux suivants à leur juste valeur.

À chaque livre, le lecteur retrouve Nina Wilde et Eddie Chase. Wilde est une jeune archéologique qui pense savoir comment retrouver l’Atlantide et Chase est son garde du corps pour cette aventure. J’ai eu beaucoup plus de mal avec ce dernier et ma première impression ne s’est pas améliorée au fil des tomes, loin s’en faut. Sa vulgarité et sa grossièreté sont lassantes, tout comme son sens de l’humour lourd à souhait. Il fait une petite crise existentielle dans le troisième tome qui sonne fausse. Globalement, je n’ai pas eu l’impression qu’il évoluait, ne serait-ce qu’un peu au fil des tomes. Contrairement à Nina Wilde. Si dans le premier tome, elle est souvent montrée comme une demoiselle en détresse, cela change dans les deux suivants où elle apprend à se défendre et elle est moins dépendante de Chase (malheureusement, pas au point de le laisser au bord de la route). Dans leur relation amoureuse, j’ai eu le sentiment que c’est elle qui se remet plus facilement en question pour faire réussir et avancer leur couple. Chase n’est pas un personnage qui évolue rapidement et, qui garde son côté macho, voulant toujours avoir le rôle de protecteur. Dans le troisième tome, celui autour d’Excalibur, il fait une grosse scène de jalousie quand Nina décide de partir sans lui en exploration alors qu’il lui a explicitement interdit, soit disant pour sa protection… Bienvenue au XXIe siècle où une femme peut faire ce qu’elle veut. C’est un aspect qui m’a énormément rebuté.

À la poursuite de l’Atlantide, le tout premier tome de la série, est clairement celui que j’ai le plus apprécié. Sûrement parce qu’il avait encore l’attrait de la nouveauté et que je ne connaissais pas encore toutes les ficelles utilisées par Andy McDermott pour développer et résoudre son intrigue, justifier les actions des méchants… Il reste encore un effet de surprise dans les événements et les trahisons. J’ai également beaucoup aimé la manière dont le mythe de l’Atlantide est exploité. L’auteur propose une vraie chasse au trésor où j’ai avancé pas à pas avec les personnages, en suivant des indices.

Le tombeau d’Hercule m’a quelque peu déçue par son aspect mythologique. Ce n’est pas tant par le choix de l’histoire, adorant la mythologie gréco-romaine depuis toute petite, mais par la façon dont l’auteur semble oublier pendant une bonne partie du roman que ses personnages sont à la recherche du tombeau d’Hercule, alors que dans le premier tome, l’objectif, l’Atlantide, est constamment mentionné. Le lecteur le garde à l’esprit. J’ai souvent perdu de vue cette quête et les explications ne sont pas aussi bien développées que dans le premier livre à mon goût. Je reste sur ma faim concernant cet aspect. Quelques chapitres avant la fin, l’auteur semble se réveiller et se remettre dans les rails. Par ailleurs, la justification du camp des « méchants » (c’est clairement des histoires très manichéennes) ressemble beaucoup trop à celle du premier tome : une élite veut dominer le monde et tuer une partie de la population…

Enfin, je pensais que Le secret d’Excalibur allait remonter un peu le niveau et que j’allais réellement l’apprécier. Le mythe du roi Arthur fait partie également de mes préférés. C’est un des premiers que j’ai lu. Partir à la découverte et à la recherche d’Excalibur était un rêve, un retour en enfance. Mon reproche pour le second tome concernant le manque d’explications autour de la figure d’Hercule ou de son tombeau est totalement oubliée ici. L’objectif n’est jamais perdu de vue, on est retourné dans une quête au trésor, par étape, avec des indices. Ma déception tient plus à l’intrigue. Le schéma est exactement le même que pour les livres précédents en termes de rebondissements et de final qui se voit venir à des kilomètres à la ronde. La cerise sur le gâteau est qu’Eddie Chase est tout bonnement insupportable dans ce tome. J’ai réellement fait une overdose de ce dernier et quand il ne vient pas pour l’exploration d’un site, j’en étais soulagée. Je ne comprends également pas ce que l’auteur a avec les femmes enceintes jusqu’aux yeux, qui viennent en renfort de Chase, avec des sous-entendus graveleux sur sa paternité et le fait qu’il ait une femme dans chaque pays. C’est plus que moyen la première fois, mais au bout de la troisième ou quatrième fois, c’est usant et énervant. Ça n’apporte rien à l’intrigue.

Ces trois premiers tomes m’ont quelque peu vacciné pour lire la suite, même en version originale. Je n’ai pas envie de retrouver le personnage principal masculin, j’ai encore aussi trop en tête les trames de l’intrigue pour pouvoir me plonger dans un. Le quatrième tome vient d’être publié, L’Alliance de la Genèse. Cependant, Andy McDermott ne m’a pas totalement détourné de mon envie de me replonger dans des thrillers ésotériques, ayant les romans de Steve Berry, Jacques Ravenne et Éric Giacometti dans ma liste d’envie.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s