Mandy Robotham • The Berlin Girl (2020)

The Berlin Girl • Mandy Robotham • 2020 • Avon • 400 pages

Berlin, 1938. It’s the height of summer, and Germany is on the brink of war. When fledgling reporter Georgie Young is posted to Berlin, alongside fellow Londoner Max Spender, she knows they are entering the eye of the storm.

Arriving to a city swathed in red flags and crawling with Nazis, Georgie feels helpless, witnessing innocent people being torn from their homes. As tensions rise, she realises she and Max have to act – even if it means putting their lives on the line.

But when she digs deeper, Georgie begins to uncover the unspeakable truth about Hitler’s Germany – and the pair are pulled into a world darker than she could ever have imagined…


The Berlin Girl est la dernière publication de Mandy Robotham. L’année dernière, j’avais beaucoup aimé The Secret Messenger, car, pour une fois, l’intrigue se déroule en Italie durant la Seconde Guerre mondiale. Ce nouveau roman est dans cette même lignée.

Le contexte historique est original également, et très intéressant. En effet, l’histoire commence quelques mois avant le début du conflit, en septembre 1939, et à Berlin. Le lecteur est au coeur de l’Histoire. Je ne me souviens pas d’avoir lu un roman se déroulant à ce moment précis, ce qui me fait dire qu’il s’agit d’un aspect plutôt original. Se rajoute une autre originalité qui tient au point de vue adopté. Mandy Robotham ne donne pas la parole à une résistante ou à un policier, mais à des journalistes anglais. Ce ne sont pas forcément le type de personnes que j’ai l’habitude de retrouver dans des romans autour de la Seconde Guerre mondiale et le sujet est parfaitement maîtrisé. Il m’a quelque peu fait penser au « roman documentaire » d’Erik Larson, Dans le jardin de la bête. Ce dernier évoque plus la diplomatie, à travers la famille de l’ambassadeur américain de l’époque, mais aussi leur relation avec la presse.

Je dois, toutefois, formuler le même reproche que pour The Secret Messenger. Il y a parfois des petits passages à vide vers le milieu de l’intrigue. Le rythme ralentit entre la mise en place des principaux éléments (les personnages et leurs relations, l’ambiance, le coeur de l’enquête) et le moment où le point central de l’histoire commence réellement. Mandy Robotham est une auteur qui aime prendre son temps pour construire le contexte et l’ambiance, les personnages, leurs caractères… Il est vrai que de ce point de vue, il n’y a rien à redire. J’ai l’impression de voir le Berlin à la veille de la Seconde Guerre mondiale prendre vie sous mes yeux. La fin donne l’impression d’être un peu précipité. Heureusement que les extraits de journaux adoucissent un peu la précipitation des événements. Cependant, je garde tout de même un très bon souvenir de ce livre. Les personnages sont terriblement attachants et on tremble avec eux.

George est typiquement le genre de personnages féminins dont j’apprécie de suivre les aventures. Elle a une certaine éthique, elle recherche la vérité et souhaite toujours la voir éclater au grand jour. Je comprends sa frustration que le monde ne semble pas se rendre compte du danger que les nazis représentent alors qu’elle en est le témoin privilégié. Elle fait preuve de beaucoup d’empathie. Elle sait se montrer forte et courageuse quand il le faut. Pour autant, elle montre aussi ses faiblesses et ses doutes. Elle n’est pas sans peur et sans reproche. Elle illustre parfaitement l’adage, « Si ce n’est pas moi, alors qui ?« . Tout comme Stella, dans The Secret Messenger, ce sont des personnages plutôt nuancés. Quant à son homologue masculin, Max, j’ai mis un peu plus de temps à l’apprécier, mais je me suis réellement attachée à lui au fur et à mesure.

Il y a toute une galerie de personnages secondaires tous plus terriblement attachants les uns que les autres, que ce soient les autres journalistes et reporters étrangers ou la famille de Ruben. Ils permettent d’évoquer d’autres thématiques comme l’absence de liberté d’expression, même pour la presse étrangère basée à Berlin qui doit s’aligner sur les communiqués officiels du Parti, au risque d’être expulsé. Il y a aussi ce que les familles juives doivent subir, la législation antisémite, le transport des enfants en Angleterre et l’espoir pour les parents de les rejoindre le plus vite possible. The Berlin Girl évoque une variété de sujets, mais je n’en dirai pas plus pour celui concernant le coeur de l’enquête de George et Max.

Deuxième roman de Mandy Robotham que je lis et, encore une fois, je ne suis pas passée très loin du coup de coeur. C’est toujours un plaisir de retrouver sa plume. J’ai encore A woman of war à découvrir et qui est présent dans ma bibliothèque. En septembre, elle devrait sortir un autre roman, The Girl behind the Wall. Cette fois-ci, il se déroule durant la Guerre froide, mais toujours à Berlin. Je pense que je serai au rendez-vous pour celui-ci également.

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