Emily Gray Tredrowe • The talented Miss Farwell (2020)

The talented Miss Farwell • Emily Gray Tedrowe • Custom House • Septembre 2020 • 352 pages

At the end of the 1990s, with the art market finally recovered from its disastrous collapse, Miss Rebecca Farwell has made a killing at Christie’s in New York City, selling a portion of her extraordinary art collection for a rumored 900 percent profit. Dressed in couture YSL, drinking the finest champagne at trendy Balthazar, Reba, as she’s known, is the picture of a wealthy art collector. To some, the elusive Miss Farwell is a shark with outstanding business acumen. To others, she’s a heartless capitalist whose only interest in art is how much she can make.

But a thousand miles from the Big Apple, in the small town of Pierson, Illinois, Miss Farwell is someone else entirely—a quiet single woman known as Becky who still lives in her family’s farmhouse, wears sensible shoes, and works tirelessly as the town’s treasurer and controller. 

No one understands the ins and outs of Pierson’s accounts better than Becky; she’s the last one in the office every night, crunching the numbers. Somehow, her neighbors marvel, she always finds a way to get the struggling town just a little more money. What Pierson doesn’t see—and can never discover—is that much of that money is shifted into a separate account that she controls, “borrowed” funds used to finance her art habit. Though she quietly repays Pierson when she can, the business of art is cutthroat and unpredictable. 

But as Reba Farwell’s deals get bigger and bigger, Becky Farwell’s debt to Pierson spirals out of control. How long can the talented Miss Farwell continue to pull off her double life? 


J’apprécie énormément quand un ouvrage évoque l’histoire ou le marché de l’art. Je suis plutôt demandeuse de ce type d’histoire, regardant avec attention les nouvelles parutions. The talented Miss Farwell avait retenu toute ma curiosité : une collectionneuse, une arnaque… Ça avait de quoi me plaire. Malheureusement, cela n’a pas été le cas.

Le roman commençait bien. Emily Gray Tedrowe nous présente Becca, une jeune fille intelligente qui aurait pu faire de grandes études si elle n’avait pas dû s’occuper de son père malade. Sa vie aurait pu être monotone, mais son chemin a croisé celui d’un tableau. Elle s’est mise en tête qu’elle avait un besoin viscéral de la posséder. J’aurais aimé que ce point soit développé, car cela aurait pu être intéressant, notamment pour moi, historienne de l’art, que de le retrouver dans un roman. Cependant, l’auteur botte bien souvent en touche, donnant aussi au personnage principal un manque de profondeur. Elle est timide et effacée, sauf quand elle se rend dans des galeries ou des foires d’art contemporain. C’est donc un aspect essentiel de sa personnalité, mais c’est trop superficiel pour moi.

Je m’attendais à plus d’actions, mais surtout à plus de suspens en commençant ce livre. Malheureusement, ils ne sont pas au rendez-vous. Que les premières pages peuvent paraître un peu lentes, je veux bien le pardonner. Il faut toujours un peu de temps pour mettre en place les principaux éléments de l’intrigue, présenter la double vie de Becca. Puis l’intrigue démarre réellement. J’ai abandonné ce livre alors que je n’étais pas si loin de la fin. Tout simplement, l’histoire ne semblait pas prendre une direction claire. Sans suspens ou élément de surprise qui viennent donner une impulsion à l’intrigue, un rythme qui s’accélère, The talented Miss Farwell en devient très ennuyeux.

Un autre point sur lequel j’ai envie de réagir est la description du monde de l’art. Le roman met l’accent sur le côté glamour et spectaculaire du marché de l’art avec des sommes folles dépensées dans des oeuvres, des fêtes où le champagne coule à flot, la présence du luxe… Cet aspect amène un fort contraste avec la vie de Becca dans sa petite ville et son double, Rebba, collectionneuse qui se crée progressivement une réputation. Je n’ai pas trop cherché à savoir si c’était réaliste ou non, tout simplement, cela amenait un peu de changement dans l’ennui absolu que sont la vie de Becca et les passages qui lui sont consacrés.

Ennui renforcé par le fait que l’auteur m’a totalement perdu dans ses explications sur la manière dont Becca trouvait l’argent, comment elle en remboursait une partie… Elle va très loin dans ce domaine et avec les petites bases en comptabilité que j’ai, ce n’était pas suffisant pour pouvoir suivre tous les mouvements. Si ce n’était qu’un passage où elle expose toutes les ficelles de la combine une bonne fois pour toutes, ça aurait pu passer. Cependant, ce sont des paragraphes assez récurrents. Cet aspect du roman participe à sa lourdeur et à son côté assommant.

The talented Miss Farwell est un roman qui semblait prometteur aux premiers abords, avec un thème central qui me passionne depuis des années. Malheureusement, j’ai vraiment été déçue, et je m’attendais à une histoire plus rythmée et pleine de suspens et rebondissements. Aucun des personnages ne m’a réellement marqué, durant et après ma lecture. Becca est à l’image du livre, plate et inintéressante. J’ai quelque peu le sentiment d’avoir perdu mon temps avec ce livre.

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