Lucy Holland • Sistersong (2021)

Sistersong • Lucy Holland • MacMillan • 400 pages • Avril 2021

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.


Sistersong est le genre d’oeuvre que j’apprécie énormément et que je recherche. Je suis une passionnée des légendes arthuriennes, de l’Empire romain et de cette Bretagne (actuellement Grande-Bretagne) à la fois historique et mythique. C’est un sujet qui revient progressivement à la mode. Il y a eu celui-ci qui a été publié cette année, mais également Half sick of shadows de Laura Sebastian, que je suis également impatiente de découvrir.

C’est vraiment le premier point que j’ai adoré dans ce roman. L’auteur situe son histoire peu de temps après que les Romains aient quitté l’île de Bretagne et le début des invasions saxonnes. Cela ajoute également un peu de tensions dans l’intrigue, car, au début, le royaume des trois soeurs semblent plutôt épargné, alors que proche de la mer. Cependant, les Saxons se rapprochent. Des éléments de la légende arthurienne interviennent également, puisqu’il y a la présence de magie, mais aussi d’un personnage mythique, Merlin. J’ai adoré cette adjonction à l’histoire, les explications sur la manière dont la magie fonctionne, son lien avec la terre… Autre point positif concerne le contexte et cette bataille entre la sauvegarde des anciennes traditions et divinités et le nouveau dieu unique, celui des Catholiques. Cet aspect du roman participe également au drame, en créant des clivages au sein du royaume et de la famille.

Ce drame qui se noue progressivement m’a énormément fait penser aux tragédies de Shakespeare, comme Hamlet et Roméo et Juliette que j’ai relu récemment. Sistersong est un drame familial où la notion de destin est cruciale. La tension se construit progressivement jusqu’à l’élément déclencheur. Il est surprenant et je ne pensais pas que l’auteur irait jusque-là. En y réfléchissant, après avoir terminé le roman, c’était presque logique. La précipitation de la tragédie ne pouvait que commencer ainsi. La fin a été à la hauteur de mes attentes, avec beaucoup d’émotions et de tristesse. La première partie peut souffrir de quelques longueurs, mais rien de bien méchant. L’intrigue se tourne beaucoup plus vers les personnages, leurs caractères et la réalisation de leurs rêves qu’à l’action. Il y aussi quelques révélations finales qui se devinent aisément, notamment autour d’un des personnages principaux. Je n’en ai pas pour autant bouder mon plaisir durant cette lecture.

Le destin de ses trois soeurs. Keyne, Riva et Sinne m’a passionné d’un bout à l’autre. Il m’est impossible de dire laquelle j’ai préféré. Elles sont toutes les trois extrêmement différentes du point de vue du caractère, et de leurs rêves que le lecteur ne peut les confondre. Elles ont une chose en commun : une volonté farouche de liberté, et de ne pas être entravées par les diktats, les convenances de leurs positions en tant que filles du roi. Le personnage de Keyne apporte une certaine représentation de la communauté LGBQ+. Quant aux deux autres soeurs, leur histoire s’inspire notamment d’une balade, The Twat Sisters.

Sistersong a presque été un coup de coeur. L’univers est riche, amplement détaillé et avec des personnages attachants. J’ai adoré le mélange mythique et historique. J’espère voir d’autres livres dans cette veine de la part de l’auteur.

3 réflexions sur “Lucy Holland • Sistersong (2021)

  1. Merci pour ton avis car si j’avais noté le roman, je n’en avais jamais entendu parler autrement que dans des book haul.
    Il y a l’air d’avoir une montée en puissance du drame fascinante et l’histoire de ces sœurs semble passionnante ! Quant à l’apport de la légende arthurienne, c’est toujours quelque chose que j’apprécie.

    Aimé par 1 personne

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