Christina Henry • Near the bone (2021)

Near the bone • Christina Henry • Titan Books • 2021 • 336 pages

Mattie can’t remember a time before she and William lived alone on a mountain together. She must never make him upset. But when Mattie discovers the mutilated body of a fox in the woods, she realizes that they’re not alone after all.

There’s something in the woods that wasn’t there before, something that makes strange cries in the night, something with sharp teeth and claws.

When three strangers appear on the mountaintop looking for the creature in the woods, Mattie knows their presence will anger William. Terrible things happen when William is angry.


Near the bone est une des dernières publications de Christina Henry, une auteur que j’apprécie énormément. À part sa série bit-lit, je possède tous ses autres romans. Elle est connue pour ses réécritures de contes aux univers glauques et violents. Depuis Ghost in the tree, elle s’éloigne des contes pour aller vers des légendes urbaines et je me régale toujours autant.

Le roman prend place dans les grands sommets des montagnes. L’idée qui nous vient quand on pense à ce genre de paysages est celle de liberté, une impression de grandeur. Et pourtant, c’est un tout autre sentiment que Christina Henry donne à son lecteur. En effet, la montagne est plutôt vue comme une prison pour Martha. L’immensité des espaces l’empêche de s’enfuir et elle ne saurait pas dans quelle direction se rendre, car elle n’a jamais connu que sa cabine. Ses contacts humains sont limités à son mari. Finalement, Near the bone est presque un huis-clos qui s’ouvre progressivement au monde.

Un autre qualificatif qui vient à l’esprit en évoquant les montagnes est celui de danger. Il y a différents types : le froid, les avalanches, le sol, le changement rapide du temps et la violence des éléments. D’autres viennent s’ajouter, dont William, le mari de Martha et une (ou plusieurs ?) créature mystérieuse. Cela apporte une tension dans l’intrigue, qui est présente du début à la fin et qui est parfaitement maîtrisée. J’avoue que la grande question derrière le roman reste classique. Qui est le monstre ? L’homme ou la bête ? Cependant, dans ce roman, ça fonctionne bien. Le rythme est effréné et, une fois commencé, le livre est impossible à mettre de côté, car le lecteur prend rapidement le parti de Martha.

La tension et le danger sont renforcés par l’atmosphère qui se dégage de ce roman. J’apprécie cette dernière pour les ambiances qu’elles donnent à ses livres. Elles sont dérangeantes, malsaines et creepy à souhait. Elles sont également empruntes de beaucoup de violences, à la fois physiques et psychologiques. C’est le cas de Near the bone qui parle des violences domestiques. William la bat, la rabaisse constamment, la viole… Il assure sur elle une emprise physique et psychologique qui met le lecteur vraiment mal à l’aise. Pour avoir lu quasiment tous ses romans, celui-ci est clairement l’un des plus difficiles que j’ai pu lire. Il n’est pas à mettre à toutes les mains. Il est très dur.

Christine Henry signe encore un très bon roman. Il ne s’agit pas forcément de son meilleur, Lost boy étant pour moi le plus parfait dans le domaine. En revanche, malgré une atmosphère et des scènes très difficiles, le livre est prenant avec une tension et un suspens parfaitement maîtrisés. Elle en a sorti un autre cette année que j’aimerais retrouver sous le sapin, Horseman. Elle retourne dans la réécriture avec celle du Cavalier sans tête du roman d’Irvin Washington.

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