AXIONOV Vassili • La saga moscovite I (1992)

À travers les destinées des Gradov, grands médecins, grands militaires, et celles des petites gens qui les entourent, c’est toute la Russie qui respire… comme elle peut, en l’une des périodes les plus dramatiques qu’elle ait connues : 1924-1953, dates du «règne» de Staline. Les Gradov sont des personnages bien romanesques, pris dans une vie quotidienne faite d’ambition, de dévouement, de contradictions, de passions, de rires. Les véritables sagas modernes sont, dans la littérature universelle, rarissimes. Celle-ci mérite bien son nom tant l’horizon qu’elle embrasse est vaste, tant sa phrase est exubérante et précise, tant ses personnages et leur fortune sont attachants. Telle est la magie d’un grand écrivain.

La première raison qui a présidé à l’organisation du mois russe qui arrive en décembre a été de découvrir la littérature du pays. Au moment où cette idée a germé, je n’avais lu qu’Anna Karénine de Léon Tolstoï… Autant dire que je n’étais pas une grande spécialiste de la littérature russe et j’en ai lu quelques uns depuis et c’est un style de lecture que j’apprécie de plus en plus.

Pour m’initier à la littérature contemporaine, j’ai suivi les recommandations d’H. qui organise ce mois dédié à la Russie avec moi. Il m’a parlé en des termes très élogieux de cette fresque familiale qui raconte l’histoire sur trois générations des Gradov. Le premier tome est impressionnant, il comporte plus de mille pages et les deux premiers romans de La saga moscovite. C’est à dire La génération d’hiver et Guerre & Prisons, magnifique clin d’oeil à Guerre & Paix qui est souvent cité par l’auteur (une prochaine lecture ?). J’y suis allée un peu à reculons devant ce pavé. J’avais quelques préjugés tenaces sur la littérature russe, notamment sur son côté indigeste, la multitude des personnages et leurs différentes manières d’être nommés… Cependant, le côté saga familiale est un premier argument en sa faveur, le contexte historique un deuxième. Pour ce premier tome, l’intrigue se déroule de la montée de Staline au pouvoir jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Comment Vassily Axionov m’a réconcilié avec la littérature russe ?

Il m’a certes fallu près de deux semaines pour venir à bout de cette petite brique, mais je m’y remettais chaque soir avec plaisir et pour mon plus grand bonheur. Dès les premières pages Axionov m’a happé dans la vie de cette famille moscovite qui tente tant bien que mal à garder son unité, leur famille intacte malgré l’histoire mouvementée de la Russie durant la majorité du XX siècle. Les Gradov sont une première raison de mon coup de coeur absolu pour ce premier tome. Ils se composent d’une première génération, Boris et Marie, de leurs enfants ensuite – Nikita, Kirill et Nina-, des conjoints et des enfants de ces derniers.

Aux premiers abords, cela semble faire beaucoup de personnages et ma première pensée a été de me dire que je ne m’en sortirai jamais, sachant qu’il faut rajouter également les personnages secondaires de l’intrigue. En réalité, les différents membres de la famille Gradov sont facilement reconnaissables et identifiables du fait de leur caractère diamétralement opposés et des chemins divers qu’ils prennent. Les liens et connexions avec les autres cercles se font aussi très vite et de manière très claire. Pour la famille, malgré leurs profils très variés, Axionov arrive à les rendre tous sympathiques aux yeux du lecteur. Rapidement, un lien s’est créé, car j’ai l’impression de faire partie de la famille ou de l’observer, comme un petit animal à la fenêtre, sentiment qui est renforcé par certains procédés narratifs mis en place par l’auteur et que j’évoquerai plus tard. J’ai véritablement vécu cette lecture au rythme de la famille Gradov. J’ai partagé leurs peines, leurs joies, leurs peurs d’être réveillés la nuit par la Tchéka… L’auteur m’a passionné du début à la fin.

Ce premier tome s’intéresse surtout à Nikita et Nina. Cette dernière permet de croiser certaines figures de la vie culturelle de l’époque, qu’ils soient auteurs, poètes ou peintres comme Pevsner. Je pense que le prochain tome mettra l’accent sur le deuxième frère, Kirill Gradov qui est relativement effacé de ce premier opus. Les dernières pages le réintroduisent et je suis à deux doigts de me jeter sur cette suite pour connaître le dénouement de La saga moscovite.

L’intrigue qui se développe sur un peu plus de mille pages est prenante et je ne pensais pas du tout à me retrouver un peu trop souvent à une heure du matin avec le livre encore entre les mains et, pourtant, j’ai souvent été incapable de le mettre de côté. Mes pensées y revenaient tout le temps. Vassili Axionov maîtrise le suspens d’une main de maître, sans avoir recours à des cliffhangers racoleurs pour que le lecteur continue. Je n’ai jamais eu à me forcer une seule seconde pour engloutir des pages et des pages. Il donne toujours envie d’en savoir plus. Souvent, je pressentais qu’un drame allait survenir par des changements d’ambiance, des indices. Comment, dans ces cas, poser le livre ne serait-ce qu’une minute ? Absurde et impensable !

Il faut aussi dire qu’Axionov mêle brillamment l’histoire et le destin des Gradov, personnages totalement fictifs, avec la grande Histoire. Je l’ai rapidement évoqué quand je parlai de Nina qui nous fait croiser des grands noms de la scène artistique et culturelle russe. Cependant, elle n’est pas la seule. Nikita et Boris nous font rencontrer Staline, Joukhov, Lavrenti Béria… J’adore quand la réalité historique et la fonction se mêlent si parfaitement que je ne sais plus vraiment dire là où l’une commence et l’autre finit. Même en sachant que les Gradov n’ont pas réellement existé, il est impossible de ne pas les prendre comme étant réels. Ils sont aussi tellement humains avec leurs sentiments, leurs craintes, leurs défauts et leurs erreurs.

De plus, le contexte historique est parfaitement posé, donnant l’impression aux lecteurs d’y être. Les descriptions de l’auteur sur la ville de Moscou m’ont donné envie de m’y rendre juste après avoir terminé le roman. Je rêve de pouvoir visiter la Russie un jour et j’ai presque eu le sentiment d’y être pendant quelques pages, d’avoir fait un bon dans le temps également. L’ambiance est retranscrite à la perfection.

La plume d’Axionov est incroyable et d’une beauté à couper le souffle. Il y a des passages très surprenants dans ce roman, inattendu serait aussi un bon qualificatif. Il y a des moments où l’auteur reprends des passages de la presse internationale et soviétique. C’est à la fois intéressant et perturbant, car je ne comprenais pas toujours les choix de l’auteur. À d’autres chapitres, le lecteur se glisse dans le corps d’un petit animal et c’est son point de vue. Il vient proposer un changement dans la narration qui me semblait intéressant. Ils étaient des grandes figures de l’histoire de la Russie comme Catherine de Russie. Ils permettent d’apporter une autre réflexion sur les événements en cours. Il y a de longs paragraphes qui sont renversants de beauté et de signification. La plume d’Axionov est probablement l’une des plus belles que j’ai pu lire.

M’envoler pour toujours et mourir au loin, songea-t-elle avec force. Quelques mois plus tard, elle avait traversé l’Europe en guerre et venait de se poser sur les tuiles d’un toit, près de la fenêtre d’une mansarde par laquelle on apercevait un homme chauve en maillot de marin. Elle examina de plus près la pente des toits et pleura de les reconnaître. Cependant, le chauve à l’oeil perçant l’avait, d’un seul trait de crayon, portée dans son album, avec son plumage hérissé.

Encore quelques années et ce dessin deviendrait le symbole de paix dont les profiteurs de la guerre froide devaient assez joliment faire leur beurre.

Vassili Axionov, La saga moscovite I, p.697 (Folio).

La saga moscovite est un énorme coup de coeur et j’ai bien fait de suivre les recommandations d’H. pour ce roman (Merci !). J’ai adoré chaque aspect de ce livre et, heureusement, il me reste encore le deuxième et dernier tome à lire pour prolonger cette merveilleuse expérience. Il faut lire Axionov. Il m’a définitivement réconcilié avec la littérature russe, en explosant tous les préjugés que j’avais pu avoir au passage.

FÉDOROSVKI Vladimir • Le Roman de la Russie insolite (2004)

Après Le Roman de Saint-Pétersbourg, et Le Roman du Kremlin, Vladimir Fédorovksi nous offre un livre inattendu, celui de l’âme slave. Le texte s’articule autour de trois femmes d’exception : Alexandra Fedorovna, la dernière tsarine, Inès Armand, l’égérie française de Lénine, et Catherine L., une célèbre espionne. Grâce à leurs histoires d’amour, nous parcourons les chemins sinueux de la civilisation russe, du Transsibérien à la Volga, de l’Anneau d’or aux monastères de la vieille Russie, de Dostoïevksi à Boulgakov, jusqu’à nos jours. Le Roman de la Russe insolite est aussi un livre de révélations, car Vladimir Fédorovski a pu consulter des archives jusque-là inaccessible et recueillir des témoignages totalement inédits sur le passé comme sur la période actuelle.

Vladimir Fédorovski est un ancien diplomate russe et un auteur prolifique. Il a énormément écrit autour de la Russie et de ses personnalités emblématiques telles que Grigori Raspoutine ou Vladimir Poutine. Le Roman de la Russie insolite, Du Transsibérien à la Volga s’inscrit dans un cycle qui comprend Le Roman de Saint-Pétersbourg et Le Roman du Kremlin. Je souhaitais découvrir cet écrivain depuis un moment, mais plus pour ses ouvrages historiques que pour ses biographies. Le Roman de la Russie insolite est le troisième livre d’un ensemble qu’il n’est pas obligatoire d’avoir lu avant. Ils peuvent être découverts de manière totalement indépendante.

Pour être honnête, je ne sais que penser de ce livre dans sa globalité. Par certains aspects, il est plutôt intéressant et, par d’autres, il présente quelques défauts notables à souligner.

Le sous-titre donné à cet ouvrage est, pour rappel, Du Transsibérien à la Volga. En le lisant, je m’attendais véritablement à un voyage à bord de cette ligne mythique qui traverse toute la Russie et de découvrir des anecdotes au passage. Il est difficile de qualifier cet ouvrage. Il y a les souvenirs d’une certaine Catherine L. dont la vie est digne d’un roman d’aventures. L’auteur l’a rencontrée dans le Transsibérien et elle est souvent le prétexte des divagations de l’auteur sur la Russie en général. Ces dernières regroupent des biographies des trois plus grands auteurs russes : Dostoïevski, Tolstoï et Gogol, mais également de personnages historiques comme la dernière impératrice russe, Raspoutine… Il est également question de l’histoire du pays et la ville de Moscou tient une place prépondérante dans ce roman.

Une impression de brouillon se dégage de cet ouvrage. Les idées de l’auteur partent dans tous les sens et le lecteur est convié à un tout autre voyage, qui n’est pas celui du Transsibérien, mais des pensées de l’auteur. Il saute allègrement du coq à l’âne d’un chapitre à l’autre, d’un paragraphe à l’autre et il est parfois difficile de voir les liens apparaître entre ce qu’il évoque, la ligne de chemin de fer qui traverse une bonne partie de la Sibérie et surtout le côté insolite qui se trouve dans le titre. Ce mot d’insolite a été une des raisons de cette lecture et un des aspects sur lequel j’ai porté le plus d’espoir. Je me pose encore la question de ce qui a été insolite ou non. Cet aspect m’a échappé.

Cependant, l’ouvrage est loin d’être inintéressant. L’histoire de la Russie et de sa littérature, de ses personnages historiques me passionnent depuis de nombreuses années et j’ai appris des nouvelles choses durant ma lecture. J’ai trouvé certains angles d’approches étonnants, notamment par rapport aux auteurs russes et à leurs oeuvres, donnant l’impression que chacun se répond à travers le temps. Il évoque également les messages cachés que recèlent certaines oeuvres comme les critiques du communisme et de ses dirigeants, comment les personnalités de ses mêmes auteurs ressortent dans leurs romans… Il y a aussi des éléments sur l’histoire de la Russie que j’ignorais tels que l’importance des sectes religieuses, un fort mysticisme parfois… Ce point, finalement, rattrape quelque peu ce que j’ai pu développer juste avant.

Le Roman de la Russie insolite est tout de même agréable à lire. Une fois que j’ai arrêté de vouloir absolument relier les chapitres à quelque chose, je me suis juste laissée porter par les textes et l’écriture de Vladimir Fédorovksi qui reste fluide. Je suis arrivée au bout de cet ouvrage sans m’en rendre compte. Ma dernière impression reste positive, en définitif. Je referme ce livre avec l’envie de découvrir ses autres Romans… J’apprécie ce format court autour d’une thématique et le prochain que je pense lire est Le Roman de Saint-Pétersbourg, ville que je rêve de visiter, car très liée au règne des Romanov.

30 livres avant 30 ans

Dans deux ans, je fêterai mes trente ans. Autant dire que la prise de conscience m’a fait un choc. Mais cette prochaine étape m’a aussi inspiré ce petit défi personnel et cet article : 30 livres avant 30 ans. La liste est constituée de classiques que j’aimerai vraiment lire, mais également d’ouvrages que j’ai très souvent eu entre les mains, mais que j’ai reposé et ceux, depuis des années. Je pense fait un bilan tous les six mois de ma progression, des séries que j’aimerai enfin commencer (et terminer).

1. Les cinq personnes que j’ai rencontré là-haut de Mitch Albom

« Nous avons tous notre petite idée sur le Ciel. Cette histoire est racontée pour que les gens qui ont pu croire leur passage sur terre sans importance se rendent au contraire compte qu’ils en ont eu beaucoup, et aussi combien ils ont été aimés. »

Cinq personnes que vous avez croisées de votre vivant vous attendent là-haut. Leur sort est intimement lié au vôtre, et pourtant vous ne les connaissez pas forcément. Ces cinq rencontres, belles ou terribles, vous révèleront les fils invisibles qui nous relient tous les uns aux autres.

Ignorant tout cela, le vieil Eddie, chargé de l’entretien des manèges d’une fête foraine, fait ses premiers pas là-haut. Au fil des rencontres qui lui sont destinées, il découvrira les clefs de la vérité pour plonger enfin dans une bienfaisante éternité.

2. Le pouvoir de Naomi Alderman

Et si les femmes prenaient enfin le pouvoir dans le monde entier ?

Aux quatre coins du monde, les femmes découvrent qu’elles détiennent « le pouvoir ».

Du bout des doigts, elles peuvent soudain infliger une douleur fulgurante – et même la mort.

Soudain, les hommes comprennent qu’ils deviennent le « sexe faible ».

Mais jusqu’où iront les femmes pour imposer ce nouvel ordre ?

3. Le cycle de Fondation (série) d’Isaac Asimov

En ce début de trentième millénaire, l’Empire n’a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C’est dans sa capitale, Trantor, que l’éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science toute nouvelle, à base de psychologie et de mathématiques, qui lui permet de prédire l’avenir… C’est-à-dire l’effondrement de l’Empire d’ici cinq siècles et au-delà, trente mille années de chaos et de ténèbres. Pour empêcher cette catastrophe et sauver la civilisation, Seldon crée la Fondation.

 

4. Sherlock Holmes (série) d’Arthur Conan Doyle

Au n°3 de Lauriston Garden, près de Londres, dans une maison aide, un homme est trouvé mort. Assassiné ? Aucune blessure apparente ne permet de le dire, en dépit des taches de sang qui maculent la pièce alentour. Sur le mur, griffonnée à la hâte, une inscription : Rache ! Vengeance ! Vingt ans plus tôt, en 1860, dans les gorges de la Nevada, Jean Ferrier est exécuté par de sanguinaires Mormons chargés de faire respecter la loi du prophète. Sa fille, Lucie, est séquestrée dans le harem du fils de l’Ancien. Quel lien entre ces deux événements aussi insolites que dramatiques Un fil ténu, un fil rouge que seul Sherlock Holmes est capable de dévider. Une intrigue tout en subtilités où, pour la première fois, Watson découvre le maître…

5. La Passe-miroir (série) de Christelle Dabos

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

6. La Divine Comédie de Dante Alighieri

Peut-on encore aujourd’hui aimer Francesca, être troublé par Ugolino, trembler aux tourments des damnés de la Comédie ? L’Enfer de Dante, poétique et médiéval, n’a-t-il pas pâli irréparablement auprès des Enfers tout proches, et actifs, que notre époque n’a pas encore fini, semble-t-il, de susciter ? L’imagination créatrice de Dante est si puissante, et si précise, qu’elle semble décrire par avance, parfois, l’inimaginable horreur moderne.

Le gigantesque entonnoir de l’Enfer, qui se creuse jusqu’au centre de la terre, est dépeint comme le réceptacle de tout le mal de l’univers, comme une sorte de sac où viennent s’engouffrer tous les noyaux, tous les atomes de mal épars sur la planète. Mais nous lisons aussi autre chose dans L’Enfer plus que le catalogue effrayant des péchés et des châtiments possibles, il correspond pour nous au départ de l’exploration, à la première étape du grand roman initiatique d’une civilisation qui est la racine de la nôtre.

7. Les frères Karamazov de Fédor Dostoïevski

Il y a le père, Fiodor Pavlovich, riche, malhonnête et débauché, et ses trois fils légitimes : Mitia, impulsif, orgueilleux, sauvage ; Yvan, intellectuel, raffiné, intransigeant ; Aliocha, sincère, pieux, naïf. Et puis il y a le fils illégitime, Smerdiakov, libertin cynique, vivant en serviteur chez son père. L’un d’eux sera parricide.

8. Les monologues du vagin d’Eve Ensler

Depuis leur parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si différents… Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s’agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef-d’œuvre d’Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d’une femme de la même manière.

9. Moi, ce que j’aime, c’est les monstres d’Emil Ferris

Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, adore les fantômes, les vampires et autres morts-vivants. Elle s’imagine même être un loup-garou: plus facile, ici, d’être un monstre que d’être une femme. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle dans le cœur. Mais Karen n’y croit pas et décide d’élucider ce mystère. Elle va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka dans l’Allemagne nazie, son propre quartier prêt à s’embraser et les secrets tapis dans l’ombre de son quotidien, les monstres, bons ou mauvais, sont des êtres comme les autres, ambigus, torturés et fascinants. Journal intime d’une artiste prodige, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres est un kaléidoscope brillant d’énergie et d’émotions, l’histoire magnifiquement contée d’une fascinante enfant. Dans cette œuvre magistrale, tout à la fois enquête, drame familial et témoignage historique, Emil Ferris tisse un lien infiniment personnel entre un expressionnisme féroce, les hachures d’un Crumb et l’univers de Maurice Sendak.

10. Hunger, Une histoire de mon corps de Roxane Gay

“I ate and ate and ate in the hopes that if I made myself big, my body would be safe. I buried the girl I was because she ran into all kinds of trouble. I tried to erase every memory of her, but she is still there, somewhere. . . . I was trapped in my body, one that I barely recognized or understood, but at least I was safe.”

In her phenomenally popular essays and long-running Tumblr blog, Roxane Gay has written with intimacy and sensitivity about food and body, using her own emotional and psychological struggles as a means of exploring our shared anxieties over pleasure, consumption, appearance, and health. As a woman who describes her own body as “wildly undisciplined,” Roxane understands the tension between desire and denial, between self-comfort and self-care. In Hunger, she explores her own past—including the devastating act of violence that acted as a turning point in her young life—and brings readers along on her journey to understand and ultimately save herself.

With the bracing candor, vulnerability, and power that have made her one of the most admired writers of her generation, Roxane explores what it means to learn to take care of yourself: how to feed your hungers for delicious and satisfying food, a smaller and safer body, and a body that can love and be loved—in a time when the bigger you are, the smaller your world becomes.

11. Tess d’Uberville de Thomas Hardy

Jeune paysanne innocente placée dans une famille, Tess est séduite puis abandonnée par Alec d’Urberville, un de ses jeunes maîtres. L’enfant qu’elle met au monde meurt en naissant.

Dans la puritaine société anglaise de la fin du XIXe siècle, c’est là une faute irrémissible, que la jeune fille aura le tort de ne pas vouloir dissimuler. Dès lors, son destin est une descente aux enfers de la honte et de la déchéance.

12. Une brève histoire du temps de Stephen Hawking

Voici le premier livre que Stephen Hawking ait écrit pour le grand public.

Il y expose, dans un langage accessible à tous, les plus récentes découvertes des astrophysiciens. Retraçant les grandes théories du cosmos depuis Galilée jusqu’à Einstein, racontant les ultimes découvertes en cosmologie, expliquant la nature des trous noirs, il propose ensuite de relever le plus grand défi de la science moderne : la recherche d’une théorie permettant de concilier la relativité générale et la mécanique quantique.

Stephen Hawking lutte depuis plus de vingt ans contre une maladie neurologique très grave. Malgré ce handicap, il a consacré sa vie à tenter de percer les secrets de l’univers et à nous faire partager ses découvertes. Un livre fascinant.

13. Salem de Stephen King

Comment une petite bourgade du Maine peut elle, du jour au lendemain, devenir une ville fantôme ? Jerusalem’s Lot – Salem – n’avait pourtant pas de caractéristiques particulières sinon, sur la colline, la présence de cette grande demeure – Marsten House – inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires, vingts ans auparavant. Et lorsque Ben mears y revient, c’est seulement pour y retrouver ses souvenirs d’enfance. Mais très vite, il devrait se rendre à l’évidence : il se passe des choses très étrange à Salem. Un chien est immolé, un enfant disparaît et l’horreur s’infiltre, s’étend, se répand, aussi inéluctable que la nuit qui descend sur Salem…

14. Terremer (série) d’Ursula Le Guin

Ici il y a des dragons.

Et là où il y a des dragons, il y a des enchanteurs, une mer immense, et des îles.
Mais le monde de Terremer n’est pas un univers conventionnel de fantaisie. Il n’appartient ni à notre passé ni à notre avenir. Il est ailleurs. C’est un univers où la magie fonctionne et s’enseigne comme la science et la technologie dans le notre.

Terremer contient trois livres: Le sorcier de Terremer raconte l’initiation de Ged en l’île de Roke, comment il devient un sorcier convenable capable de commander les éléments et d’affronter les dragons, et aussi comment son audace faillit le perdre.

Les tombeaux d’Atuan évoquent a terrible histoire de la petite fille, Tenar, choisie pour devenir la Grande Prêtresse des Tombeaux, qui haïra Ged et finira par combattre avec lui l’emprise des Innommables.

Et enfin L’Ultime Rivage, où le pouvoir des sorciers sera soumis à celui du temps, le grand rongeur.

15. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

16. Les cendres d’Angela de Frank McCourt

Franck Mc court est né à Brooklyn en pleine Dépression, de parents irlandais récemment immigrés : sa mère, Angela,vient du Sud, et son farouche patriote de père, Malachy, du Nord. Leur première rencontre, un « tremblé de genoux « , annonce une longue série de grossesses pour Angela. Mais il n’y a pas d’argent pour nourrir les enfants, et les rares fois où Malachy travaille, il boit son salaire aussitôt après.

Quand meurt la petite soeur de Franck, Angela et Malachy, accablés de chagrin, décident de retourner en Irlande. Mais les ruelles crasseuses et humides de Limerick font rétrospectivement paraître Brooklyn comme une sorte de paradis. avec des pièces de pneus de bicyclette clouées à ses chaussures en guise de semelles, une tête de cochon pour le repas de Noël et du charbon ramassé sur le bas-côté des routes pour allumer le feu du foyer, Franck supporte la plus misérable des enfances _ mais survit pour raconter son histoire avec exhubérance et, chose remarquable, sans la moindre rancune. Superbement écrit, Les Cendres d’Angela a été salué comme un véritable phénomène littéraire.

17. October de China Mieville

Award-winning writer China Mieville has long been inspired by the ideals of the Russian Revolution and here, on the centenary of the revolution, he provides his own distinctive take on its history. In February 1917, in the midst of bloody war, Russia was still an autocratic monarchy: nine months later, it became the first socialist state in world history. How did this unimaginable transformation take place? How was a ravaged and backward country, swept up in a desperately unpopular war, rocked by not one but two revolutions? This is the story of the extraordinary months between those upheavals, in February and October, of the forces and individuals who made 1917 so epochal a year, of their intrigues, negotiations, conflicts and catastrophes. From familiar names like Lenin and Trotsky to their opponents Kornilov and Kerensky; from the byzantine squabbles of urban activists to the remotest villages of a sprawling empire; from the revolutionary railroad Sublime to the ciphers and static of coup by telegram; from grand sweep to forgotten detail. Historians have debated the revolution for a hundred years, its portents and possibilities: the mass of literature can be daunting.But here is a book for those new to the events, told not only in their historical import but in all their passion and drama and strangeness.

18. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell

Pendant la guerre de Sécession, alors que le Sud esclavagiste auquel ils appartiennent tous les deux est en train de perdre ses dernières batailles contre le Nord, Rhett Butler et Scarlett O’Hara s’aiment et se déchirent.

– Il doit y avoir de la place pour moi dans votre coeur. Cessez de vous tortiller comme un ver. Je vous fais une déclaration d’amour. Je vous ai désirée dès que je vous ai vue pour la première fois […] lorsque vous étiez en train d’ensorceler le pauvre Charlie Hamilton. Je vous désire plus que je n’ai jamais désiré une autre femme… et, pour vous, j’ai attendu plus longtemps que je n’ai jamais attendu pour une autre femme.

La surprise lui coupa le souffle. Malgré toutes ses injures, il l’aimait, mais il était si mauvaise tête qu’il ne voulait pas le reconnaître franchement et qu’il n’osait pas parler de peur qu’elle n’éclatât de rire. Eh bien ! elle allait lui montrer de quel bois elle se chauffait, et ça n’allait pas tarder.

19. Lolita de Vladimir Nabokov

Humbert Humbert est en prison pour meurtre. Il raconte tout ce qui l’a conduit jusqu’ici, de son enfance avec son premier amour à sa rencontre des dizaines d’années plus tard avec Dolorès Haze une « nymphette » de 12 ans. Humbert est subjugué par la jeune fille et accepte même d’épouser la mère de Dolorès pour rester près d’elle. Jusqu’au jour où la « Grosse Haze » comme la surnomme Humbert découvre la vérité et meurt accidentellement. Commence alors un long voyage en tête à tête entre Humbert et l’adolescence.

20. Becoming de Michelle Obama

In a life filled with meaning and accomplishment, Michelle Obama has emerged as one of the most iconic and compelling women of our era. As First Lady of the United States of America—the first African-American to serve in that role—she helped create the most welcoming and inclusive White House in history, while also establishing herself as a powerful advocate for women and girls in the U.S. and around the world, dramatically changing the ways that families pursue healthier and more active lives, and standing with her husband as he led America through some of its most harrowing moments. Along the way, she showed us a few dance moves, crushed Carpool Karaoke, and raised two down-to-earth daughters under an unforgiving media glare.

In her memoir, a work of deep reflection and mesmerizing storytelling, Michelle Obama invites readers into her world, chronicling the experiences that have shaped her—from her childhood on the South Side of Chicago to her years as an executive balancing the demands of motherhood and work, to her time spent at the world’s most famous address. With unerring honesty and lively wit, she describes her triumphs and her disappointments, both public and private, telling her full story as she has lived it—in her own words and on her own terms.

21. Les métamorphoses d’Ovide

A nouveau disponible dans son intégralité en français, l’un des textes fondateurs de la littérature universelle revisité ici par une traduction en vers libres qui en restitue toute l’âme et la fraîcheur poétique. L’ouvrage est enrichi d’une préface, de notes, d’un glossaire et d’un index.

22. Le treizième conte de Diane Setterfield

Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l’écart du monde, s’est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd’hui, âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l’extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à Margaret Lea est une injonction : elle l’invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l’imaginaire. Et elle ne croit pas au récit de Vida. Dès lors, les deux femmes vont confronter les fantômes qui hantent leur histoire pour enfin cerner leur propre vérité…

23. Journal russe de John Steinbeck

Essai qui relate le voyage de Steinbeck en Union Soviétique, en compagnie du célèbre photographe Robert Capa.

24. Le Chardonneret de Donna Tartt

Theo Decker a treize ans. Il vit les derniers instants de sa vie d’enfant. Survivant miraculeux d’une explosion gigantesque en plein New York, il se retrouve seul dans la ville, orphelin, et se réfugie chez les parents d’un ami pour échapper aux services sociaux. Mais cette situation ne pourra être que temporaire. Désormais Theo va comprendre très jeune, qu’il ne peut compter que sur lui-même. Tout ce qui lui reste de cette journée où il a perdu sa mère, c’est un tableau, une toile de maître minuscule, envoûtante, infiniment précieuse et qu’il n’a pas le droit de posséder. Mais il ne peut plus s’en détacher. Et elle va l’entraîner dans les mondes souterrains et mystérieux de l’art.

25. Guerre & Paix de Léon Tolstoï

1805 à Moscou, en ces temps de paix fragile, les Bolkonsky, les Rostov et les Bézoukhov constituent les personnages principaux d’une chronique familiale. Une fresque sociale où l’aristocratie, de Moscou à Saint-Pétersbourg, entre grandeur et misérabilisme, se prend au jeu de l’ambition sociale, des mesquineries, des premiers émois.

1812, la guerre éclate et peu à peu les personnages imaginaires évoluent au sein même des événements historiques. Le conte social, dépassant les ressorts de l’intrigue psychologique, prend une dimension d’épopée historique et se change en récit d’une époque. La « Guerre » selon Tolstoï, c’est celle menée contre Napoléon par l’armée d’Alexandre, c’est la bataille d’Austerlitz, l’invasion de la Russie, l’incendie de Moscou, puis la retraite des armées napoléoniennes.

Entre les deux romans de sa fresque, le portrait d’une classe sociale et le récit historique, Tolstoï tend une passerelle, livrant une réflexion philosophique sur le décalage de la volonté humaine aliénée à l’inéluctable marche de l’Histoire ou lorsque le destin façonne les hommes malgré eux.

26. Une vie de Simone Veil

Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée en France et à l’étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle s’y montre telle qu’elle est : libre, véhémente, sereine.

27. Underground Railroad de Colson Whitehead

Cora, 16 ans, est une jeune esclave née sur une plantation de coton en Géorgie. Grâce à César, elle réussit à s’échapper. Leur première étape est la Caroline du Sud, dans une ville qui semble être le refuge idéal mais qui cache une terrible vérité. Il leur faut fuir à nouveau, d’autant plus que Ridgeway, le chasseur d’esclaves, est à leurs trousses.

28. La Nuit d’Eli Wiesel

La Nuit est un récit d’Elie Wiesel fondé sur son expérience lorsque, jeune juif orthodoxe, il fut déporté avec sa famille dans le camp d’extermination nazi d’Auschwitz, puis dans le camp de concentration de Buchenwald, dont il fut libéré le 11 avril 1945, à l’âge de 16 ans.

Issu d’un milieu fortement religieux, sa confiance en Dieu et en l’humanité fut fortement ébranlée par l’expérience concentrationnaire, qu’il décida de ne pas évoquer pendant dix ans. Il la transcrivit au terme de cette période sous forme d’un manuscrit en yiddish, qui fut publié en 1955 sous le titre d’…Un di Velt Hot Geshvign (…Et le monde se taisait), puis traduit (ou, selon certains, adapté pour un public plus large) en français. Cinquante ans plus tard, le volume de 178 pages, décrit comme « dévastateur dans sa simplicité », est considéré comme un pilier de la littérature de la Shoah, aux côtés de Si c’est un homme de Primo Levi et du Journal d’Anne Frank.

29. Les Rougon-Macquart (série) d’Emile Zola

Issus de la paysannerie enrichie, les Rougon portent en eux l’avidité du pouvoir et de l’argent. Une des branches de la famille, les Macquart, sera marquée par l’hérédité de l’alcoolisme, du vice et de la folie. Le coup d’Etat du 2 décembre 1851 entraîne les Rougon dans la conquête de Plassans, la capitale provençale du roman. La haine de l’empereur pousse Silvère, petit-fils de la matriarche, et Miette, sa femme, dans l’insurrection républicaine. De ces passions et de ces fureurs naîtront cent personnages, et celui, aux mille visages anonymes, de la foule et de la collectivité qui préfigure le XXe siècle.

30. Les heures rouges de Leni Zumas

États-Unis, demain. Avortement interdit, adoption et PMA pour les femmes seules sur le point de l’être aussi. Non loin de Salem, Oregon, dans un petit village de pêcheurs, cinq femmes voient leur destin se lier à l’aube de cette nouvelle ère. Ro, professeure célibataire de quarante-deux ans, tente de concevoir un enfant et d’écrire la biographie d’Eivor, exploratrice islandaise du XIXème. Des enfants, Susan en a, mais elle est lasse de sa vie de mère au foyer – de son renoncement à une carrière d’avocate, des jours qui passent et se ressemblent. Mattie, la meilleure élève de Ro, n’a pas peur de l’avenir : elle sera scientifique. Par curiosité, elle se laisse déshabiller à l’arrière d’une voiture… Et Gin. Gin la guérisseuse, Gin au passé meurtri, Gin la marginale à laquelle les hommes font un procès en sorcellerie parce qu’elle a voulu aider les femmes.

Une matinée à Hautvillers

Dans le département de la Marne, dans ce territoire connu à un niveau international pour la production du champagne, se trouve un village, perché sur les premiers versants de la Montagne de Reims et dont le vignoble est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, sous la dénomination Coteaux, Maisons et Caves de Champagne. Hautvillers est reconnu pour ses coteaux historiques. De plus, c’est un village typiquement champenois qui a su garder son architecture typique.

Hautvillers est un site emblématique, un bon exemple des cirques viticoles champenois avec la forêt et le vignoble. Ce dernier présente une petite particularité qui est la vigne en terrasse qui se retrouve uniquement à l’abbaye d’Hautvillers, qui appartient actuellement à la Maison de Champagne Moët & Chandon. Classiquement, la vigne se déploie en ligne en suivant la pente.

Cette abbaye a souvent été considérée comme le lieu de genèse du champagne. En effet, c’est dans ce lieu qu’a vécu le moine bénédictin Dom Pérignon. La légende raconte qu’il est l’inventeur du champagne. Né en 1638 et mort en 1715, il a été moine cellérier de l’abbaye et il a développé les techniques d’assemblage pour améliorer la qualité du vin. Mais le champagne tel que nous le connaissons aujourd’hui est le fruit de nombreuses évolutions qui ont pris du temps. 

Le centre du village n’a pas de caves creusées comme nous pouvons en trouver à Epernay, par exemple, du fait du sol argileux. Elles sont creusées dans un sol de craie. Cependant, Hautvillers a quelques bâtisses intéressantes de l’architecture viticole et champenoise. Le visiteur peut admirer des maisons typiques des vignerons, mais également les matériaux de construction comme la brique, utilisée comme matériau de construction et/ou à titre décoratif, comme la pierre meulière. 

Nous avons pris le temps de faire le tour du village, en commençant par l’église de l’abbaye, accessible au public et où repose la stèle funéraire de Dom Pérignon. Nous avons véritablement pris le temps de découvrir le village et les bâtiments, mais également les enseignes. En effet, dans les années 1950, Hautvillers a remis au goût du jour les enseignes en fer forgé telles que nous pouvions les trouver au Moyen Âge. Elles rappellent des métiers, notamment autour de la vigne, des centres d’intérêts… Chacune d’entre elles est plus belle que la suivante et elle nous rappelle qu’il ne faut pas hésiter à lever les yeux, ni même à aller se faufiler dans des petites ruelles pour découvrir des petites bizarreries architecturales ou des points de vue sur la vallée de la Marne. 

Une bonne matinée est suffisante pour découvrir le village d’Hautvillers, sans découvrir les différents producteurs, et en prenant tout son temps. L’Office de Tourisme propose des visites pour découvrir l’histoire et l’architecture d’Hautvillers. Des villages que j’ai pu découvrir durant mon stage, celui-ci est un de ceux que j’ai préféré et j’ai toujours aimé m’y rendre et me promener dans ces rues. Il y a un petit côté hors du temps qui a su me charmer, mêlé à de l’architecture et de l’histoire.