Cursed : La Rebelle, Saison 1

Une relecture de la légende du Roi Arthur vue à travers les yeux de Nimue, une adolescente dotée d’un mystérieux don. Elle part à la recherche de Merlin et d’une ancienne épée, accompagnée du jeune mercenaire Arthur.

Avec : Daniel Sharman ; Katherine Langford ; Devon Terrell ; Gustaf Skarsgard…

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Parmi les nouveautés du catalogue Netflix, il y avait cette série, adaptation du roman du même nom, écrit et illustré par Thomas Wheeler et Frank Miller. Dès lors qu’un film, ou un roman évoque la légende arthurienne, je signe tout de suite. Je suis plutôt bon public pour ce sujet, adorant cette histoire. Je suis toujours curieuse de découvrir de nouvelles versions. Je la trouve passionnante également par le biais des recherches archéologiques et historiographiques pour prouver l’existence du Roi Arthur, mais également en littérature, philosophie… Je ne pouvais donc pas passer à côté de cette série, qui, malgré quelques défauts, m’a tout de même tenu en haleine pendant dix épisodes. 

L’univers de Cursed m’a interpellé, car il m’a semblé un peu hybride. Je n’ai jamais réussi à déterminer si l’intrigue se déroule en Bretagne et intègre des touches de fantastique (comme c’est souvent le cas) ou un tout autre monde. En attendant, quelques influences historiques sont visibles. Nous pouvons penser à la puissance grandissante de la religion chrétienne, la chute de l’Empire romain, des petits royaumes qui se partagent un territoire, les invasions vikings… Au départ, c’était un peu confus dans mon esprit de savoir dans quelle direction la série allait. Je me fiais beaucoup trop à d’autres univers proches, notamment le film Le Roi Arthur de 2004 avec Keira Knightley, Clive Owen et Ioan Gruffudd, par exemple, ou les séries de l’auteur français Jean-Louis Fetjaine (La Trilogie des ElfesLes Chroniques des ElfesLe Pas de Merlin et Guinevere). Ce n’est que progressivement que je me suis plongée dans cet univers, après deux ou trois épisodes. J’ai réussi à faire abstraction de certains aspects de cette adaptation et de prendre Cursed : La Rebelle comme une autre interprétation de l’histoire du Roi Arthur.

Cependant, il y a quelques aspects de ce monde sur lesquels j’aurai aimé davantage d’explications. En effet, j’ai eu le sentiment de prendre le train en marche concernant l’intrigue. Que sont les Paladins rouges ? D’où viennent-ils ? Différents groupes de faës sont présentés, notamment les Célestiens dont Nimue fait partie. J’aurai aimé en connaître un peu plus sur eux. Est-ce qu’ils ont des pouvoirs particuliers en fonction de leur appartenance à un groupe ? Quelles sont leurs particularités ? Il y a des points qui auraient mérité d’être bien plus creusés. Je suis restée dans l’expectative. J’aurais aimé que les scénaristes en dévoile un peu plus sur les Célestiens. Dès le début, il est dit que le personnage principal est spécial par rapport aux autres. Nimue semble bien plus puissante et avoir des pouvoirs que les siens n’ont pas. Le spectateur apprend pourquoi elle est différente, mais jamais en quoi. C’est ce qui me manquait dans cet univers.

Un autre aspect de la série qui m’a quelque peu déstabilisé concerne les personnages. La série, et donc je suppose le roman, sort un peu du cadre habituel de l’histoire, du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde. En effet, certains sont morts, d’autres sont enfants par rapport à Arthur… Morgane semble être la véritable soeur d’Arthur et non la demi-soeur. Ces petits changements m’ont parfois gênée, car je me demandais comment les scénaristes allaient rattraper certaines choses, sans partir dans tous les sens. J’ai quelques inquiétudes pour la deuxième saison, si elle voit le jour, je l’avoue, surtout après la révélation de l’identité du Weeping Monk. Je suis tout de même impatiente de voir la suite, car il y a eu des rebondissements intéressants dans le dernier épisode. Il redistribue toutes les cartes pour la suite.

Impatiente, car malgré des défauts certains, la série est prenante. En deux jours, elle était finie. Je me suis un peu accrochée pour les deux-trois premiers épisodes qui posent l’intrigue et les personnages. Après, impossible d’arrêter. Il y a du rythme, beaucoup d’aventures, de la magie, une course contre la montre pour sauver un peuple, des intrigues politiques… Il y a tous les ingrédients pour une intrigue réussie. À cela, il faut ajouter quelques révélations, certaines qui se voient venir, d’autres un peu moins. Le tout est servi avec une bonne dose d’action. Je n’ai pas vu les dix épisodes passés. Le dernier m’a énormément plu et promet du bon.

Cette première saison ma plu, progressivement et malgré une réécriture peu conventionnelle des mythes arthuriens. Il y a certes quelques défauts, notamment le jeu de l’actrice principale, Katherine Langford, qui en fait souvent un peu trop. Toutefois, le livre est commandé, car ma curiosité a été piquée et j’ai envie de savoir si les points que j’ai avancés sont plus développés.

L’Ombre de Staline (2019)

Un portrait de Gareth Jones, le journaliste gallois qui a été le premier à révéler le génocide par la famine en Ukraine perprété en 1933 par l’URSS de Staline.

Durée : 2 heures 21

Un film de : Agnieszka Holland

Avec : James Norton ; Vanessa Kirby ; Peter Sarsgaard…

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Premier retour dans les salles obscures pour aller voir L’Ombre de Staline, inspiré d’une histoire vraie. Le film met en avant un fait historique relativement méconnu. Dans les années 1930, l’URSS montre une puissance économique qui pose question. Un journaliste gallois, Gareth Jones, souhaite en connaître les raisons et, pour cela, il se rend en Russie. De là, on le met sur la piste de l’Ukraine qui est vue comme le grenier à grain de Moscou. Il se rend vite compte que le gouvernement affame sciemment la population ukrainienne qui est exploitée pour la production de céréales. Cet épisode est également connu sous le nom d’Holodomor.

Un des aspects que j’ai apprécié de ce film est la manière dont le sujet est traité. Il n’est pas facile par bien des aspects et j’avais un peu peur de voir des images « chocs ». Pourtant, la réalisatrice, Agnieszka Holland a plutôt fait le choix de la suggestion. Beaucoup de choses sont insinuées par des silences, des non-dits. Le mot « famine » n’est jamais réellement prononcé. Les plans aident aussi à comprendre ce qu’il se passe. Il y a une grande séquence où Gareth Jones, interprété par James Norton, est seul dans des paysages sans fin de neige où il ne croise personne. Les rares fois où il croise des groupes en Ukraine, il est souvent question d’essayer d’obtenir du grain. J’ai trouvé qu’il y avait bien plus de force en choisissant la suggestion plutôt qu’une manière frontale d’aborder le sujet. Cela correspond parfaitement à cette période historique où nombre d’exactions et d’horreurs commises ont été cachées par les gouvernements.

Par ailleurs, je retiens également les passages où la réalisatrice montre un auteur devant sa machine et il récite ou rédige des passages de son roman. Le film s’ouvre sur une telle scène. J’ai tout de suite pensé à La Ferme des Animaux de George Orwell. Avec quelques doutes, je l’avoue, car ma lecture de ce roman remonte facilement à une quinzaine d’années. Mes souvenirs restent lointains, mais le livre m’avait marqué. J’ai vu juste, car plus tard dans le film, Gareth Jones rencontre ce même auteur et son nom est dit. Je pense que c’était vraiment pertinent de citer ce roman à des moments stratégiques de l’intrigue. J’ose même dire que c’est absolument brillant, car cela permet de mieux comprendre les régimes totalitaires et le drame qui se joue pour la population ukrainienne.

Du point de vue du jeu des acteurs, je n’ai rien à redire. James Norton est un acteur que je suis depuis quelques années et je l’ai trouvé très bon dans ses différents rôles. Il ne déroge pas à la règle. Pendant une bonne partie du film, il est seul à l’écran et il a le charisme qu’il faut à ce moment-là, tout en dosant bien les sentiments.

L’Ombre de Staline est un film que j’ai trouvé intéressant, dur par le sujet évoqué, mais pas forcément visuellement.

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Pour aller plus loin…

  • La première fois que j’ai entendu parler de l’Holodomor, la famine en Ukraine, c’est à travers une bande-dessinée d’Igort, Les Cahiers ukrainiens. L’auteur-illustrateur a recueilli le témoignage d’un certain nombre de personnes et en fait cet ouvrage que je recommande. [Fiche Bibliomania]

3 documentaires autour de la Russie sur Netflix

Ce mois russe touche quasiment à sa fin et, aujourd’hui, c’est un article sur les documentaires évoquant la Russie que nous publions. Netflix en propose trois… Petit tour d’horizon.

Inside Russia’s toughest prisons

For the first time, three prisons across Russia unlock their doors to an international film crew. Go inside a top security facility where cannibals, terrorists and killers live out the rest of their days, to Russia’s oldest prison, to a Siberian prison camp where temperatures linger at 50 below. Inside Black Dolphin prison, a cannibal reveals his crime, divulging how he boiled, fried and ate his victim. In infamous Vladimir Central, a convict opens up about killing his brother-in-law for disturbing his daughter’s peaceful night’s sleep. Inside Siberian Prison Camp 17, two friends are about to go their separate ways.

De l’univers carcéral russe, je connais surtout les tatouages et quelques-unes de leurs significations. Je me doutais également que les prisons dans ce pays ne sont pas une partie de plaisir. Ce documentaire confirme mes soupçons. De ce point de vue, je dois dire que ce dernier ne m’a pas réellement apporté de connaissances supplémentaires. J’ai même pensé que, parfois, celui qui a réalisé ce reportage a cherché le sensationnel, notamment dans la première partie.

Au final, j’ai préféré la présentation de la dernière prison sur les trois évoquées. Elle donne certes une meilleure image de ce milieu où la discipline est toujours de mise et l’isolement est le maître mot. Cependant, ce passage me semble plus nuancé, plus à visage humain. J’ai largement apprécié cette dernière partie qui semble un peu plus éloignée des clichés habituels.

La fortune cachée de Poutine

Ce film soutient que Vladimir Poutine a utilisé des manoeuvres politiques et des hommes de main impitoyables pour assurer son pouvoir et augmenter son immense fortune.

Un deuxième documentaire, et qui porte sur la manière dont l’actuel président de la Russie s’est enrichi au fil des années et sur le système de corruption étatique. Ce dernier point est ce qui m’a le plus passionné que de savoir à quoi ont servi les fonds détournés dans la mesure où nous pouvons nous en douter. Cependant, sur quelques aspects, c’est un reportage intéressant. Il permet de mieux comprendre l’économie de la Russie et la raison pour laquelle, par exemple, les Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi ont coûté plus cher en terme d’infrastructure que les devis initiaux.

De ce point de vue, le documentaire est bien fait, car il montre les divergences entre le discours officiel et la réalité. Il est intéressant de voir les deux points de vue et cela renforce le propos du réalisateur qui est de montrer la corruption au sein du gouvernement. Il est juste dommage que certains passages viennent se glisser et qui n’apportent pas grand chose.

Empire of the tsars

British historian Lucy Worsley travels to Russia to investigate the 300-year reign of the Romanov dynasty.

Des trois documentaires, Empire of the stars est celui que je retiens. Il se rapproche le plus de mes centres d’intérêts. Il évoque la famille des Romanovs à travers certaines de ses grandes figures : Pierre le Grand, Catherine de Russie… Il y a quelques mois, j’ai lu The Romanovs de Simon Sebag-Montefiore et ce documentaire apporte des visuels qui ont pu parfois me manquer. J’ai voyagé avec ce dernier, car il montre les palais, ce à quoi ressemblait un bateau de l’époque, la mode…

Il est vraiment bien fait, malgré quelques partis pris. Il est impossible d’évoquer la totalité des monarques que compte cette dynastie. Je comprends les choix effectués et ce documentaire semble être une bonne introduction à celles et ceux qui veulent en apprendre sur cette famille.

À lire également : The Romanovs de Simon Sebag-Montefiore

Kursk (2018)

KURSK relate le naufrage du sous-marin nucléaire russe K-141 KURSK, survenu en mer de Barents le 12 août 2000. Tandis qu’à bord du navire endommagé, 23 marins se débattent pour survivre, au sol, leurs familles luttent désespérément contre les blocages bureaucratiques qui ne cessent de compromettre l’espoir de les sauver.

Un film de : Thomas Vinterberg

Durée : 1 heure 57 minutes

Avec : Matthias Schoenaerts ; Léa Seydoux ; Colin Firth ; Matthias Schweighöfer…

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La Russie a été présente sur nos écrans cette année avec, tout d’abord, Red Sparrow, un excellent thriller avec Jennifer Lawrence et que je recommande également. Je signale également la comédie historique La mort de Staline, adaptation cinématographique d’une bande dessinée française. Kursk est le dernier en date. J’étais relativement impatiente de le voir, notamment pour le casting. Je suis toujours faible quand je vois Matthias Schoenaerts et Colin Firth en tête d’affiche. En revanche, je ne suis pas sûre que je me serai déplacée dans les salles obscures sans le mois dédié à la Russie.

En effet, même si j’adore les films historiques, ce n’est pas forcément ceux que je vais voir au cinéma. Kursk raconte les événements survenus en août 2000, le naufrage d’un sous-marin nucléaire russe lors d’un exercice. J’avoue que je n’en ai aucun souvenir et j’ai donc découvert cette histoire vraie d’un bout à l’autre. De ce point de vue, je dois avouer que c’est un vrai coup de coeur. Le scénario est parfaitement mené et, pour une personne qui ne connait pas du tout cette tragédie, il y a un véritable suspens qui s’établit. Tout au long du film, le sort des survivants reste incertain jusqu’aux dernières minutes. La tension est présente et c’est aussi ce qui m’a captivé. J’ai eu les yeux rivés à l’écran, pleine d’espoir que le dénouement soit positif, que les secours arrivent à temps.

Ce qui m’a également aidé à me plonger dans cette oeuvre de Thomas Vinterberg, outre de vouloir connaître l’aboutissement des tentatives de sauvetage, est le sentiment d’urgence qu’il a pleinement su mettre en place. Grâce aux va-et-vient entre ce qui se passe chez les survivants et les équipes en surface, sans mettre de compteur, le poids du temps qui passe se ressent et la tension dramatique ne cesse d’augmenter au fur et à mesure des échecs pour sauver ce qu’il reste de l’équipage. J’ai vraiment ressenti cette pression presque physiquement.

Je suis passée par toutes les émotions durant Kursk. Un des sentiments les plus présents durant tout le film a sous aucun doute été la colère et le dégoût en voyant la manière dont cet événement a été géré par les autorités russes de l’époque. Cela joue aussi avec le fait que le spectateur est pris aux tripes du début à la fin. Les émotions sont exacerbées et on a aussi envie de se révolter devant le refus répété des Russes d’accepter l’aide internationale qui leur a été proposée. Mon seul regret de ce point de vue est l’absence d’un thème musical marquant qui serait venu amplifier tous ces aspects que je viens d’aborder. Aucun ne m’a réellement marqué et c’est dommage, car c’est un point auquel je suis énormément sensible.

Kursk est une bonne surprise d’un point de vue visuel. Il y a certaines scènes qui m’ont beaucoup marqué par leur qualité esthétique. Surtout pour les paysages et quelques scènes en mer. Les performances des acteurs sont aussi à souligner. Je savais à quoi m’attendre de la part de Matthias Schoenaerts ou Colin Firth, qui sont deux excellents acteurs. J’ai retrouvé avec plaisir deux acteurs allemands que j’affectionne particulièrement, Matthias Schweighöfer et August Diehl. La seule qui me faisait un peu peur est Léa Seydoux. J’ai un peu du mal avec elle, mais elle a aussi été parfaite et j’ai apprécié son jeu.

Je ne regrette pas mon déplacement dans les salles obscures pour ce film inspiré de faits réels. Il était vraiment prenant et, à part l’absence de bande son à retenir, j’ai vraiment apprécié ce dernier. Il m’a quelque peu motivée à regarder d’autres réalisations de Thomas Vinterberg que j’ai dans ma liste à voir comme The Hunt ou Loin de la foule déchaînée. 

La Mort de Staline (2018)

Dans les jours qui suivent son attaque cérébrale, les ministres composant la garde rapprochée de Staline se livrent à un combat acharné pour prendre le contrôle, certains souhaitant un changement positif en Union Soviétique, d’autres nourrissant des ambitions plus funestes. Mais tous sont dans la même urgence : lutter à tout prix pour rester, simplement, en vie.

Un film de : Armando Ianucci

Durée : 1 heure 44 minutes

Avec : Jason Isaacs ; Steve Buscemi ; Olga Kurylenko ; Andrea Riseborough ; Rupert Friend…

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Au début de l’année, Aveline du blog Le sentier des mots, m’a recommandé une série de bande dessinée sur deux tomes portant le nom de La mort de Staline. Tout un programme au coeur de l’administration soviétique au moment de la mort de son dirigeant. Un coup de coeur pour elle comme pour moi. J’ai adoré cet humour noir et les situations cocasses, rocambolesques qui s’enchaînent, tout en faisait réfléchir le lecteur sur le culte de la personnalité, ne plus savoir en qui avoir confiance, la délation, les luttes de pouvoir… Timing parfait, l’adaptation cinématographique est sortie cette année, avec du beau monde au casting.

J’ai aimé cette adaptation, mais pas pour les mêmes raisons pour lesquelles j’ai adoré la série de bandes dessinées. En effet, là où les ouvrages m’ont fait réfléchir, entre fiction et réalité historique, et avec un humour noir, de l’ironie qui sont subtils, le film sonne comme une comédie. Parfois un peu potache et où les « fuck« / »putain » sont nombreux. Je crois que le film a atteint des sommets avec la manière de présenter les personnages et notamment Georgy Zukhov (Jason Isaacs). Pour moi, ça a été un brin ridicule. Ensuite, j’ai perçu le film comme une suite de gags et de situations comiques qui s’enchaînent quasiment sans discontinuité. Il se passe toujours quelque chose et, indéniablement, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. La satire politique en prend un coup et je la trouve moins efficace dans cette adaptation que dans les ouvrages. Le côté comédie pur et dur a trop pris le pas sur la satire de ce régime politique. Il y a quelques scènes qui sont intéressantes : par exemple, l’une des premières où les autorités procèdent à des arrestations et dans laquelle un fils a dénoncé son père. Il y a des passages forts, mais pas toujours marquants.

Cependant, je ne peux pas dire que j’ai totalement détesté ce film. La vérité est que j’ai tout de même passé un excellent moment où j’ai pu me divertir. J’avoue sans honte avoir ri à plusieurs reprises devant les situations rocambolesques ou cocasses que le film propose. Ce côté quelques fois absurde m’a plu, tout comme le décalage qui peut exister entre les paroles et les gestes, souvent exagérés, et la gravité du sujet et du contexte historique. Cela rajoute une touche d’humour également, avec un brin d’impertinence qui fait oublier les quelques blagues un peu potaches qui peuvent être présentes. Et puis les acteurs sont tous très bons dans leurs rôles respectifs. La Mort de Staline nous offre aussi un casting en or avec des acteurs qui ont déjà fait leur preuve maintes fois. Pour n’en citer qu’un, j’ai adoré Jason Isaacs dans le rôle de colonel Zukhov. Cet homme a une présence à l’écran… Je succombe à chaque fois.

La Mort de Staline n’est pas le coup de coeur que j’attendais, notamment par rapport à la bande dessinée de Fabien Nury et Thierry Robin. Toutefois, cela reste une comédie sympathique, fidèle à l’histoire, mais pas forcément à la manière dont elle est racontée.

À lire également : La mort de Staline de Fabien Nury et Thierry Robin

2 séries pour Halloween

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The Haunting of Hill House

Plusieurs frères et sœurs qui, enfants, ont grandi dans la demeure qui allait devenir la maison hantée la plus célèbre des États-Unis, sont contraints de se réunir pour finalement affronter les fantômes de leur passé, dont certains sont encore bien présents dans leurs esprits alors que d’autres continuent de hanter la fameuse Hill House.

Au début du mois, Netflix a proposé une nouvelle mini-série, inspirée de l’ouvrage de Shirley Jackson, Maison hantée en français. J’y suis allée un peu à reculons. Autant j’adore lire des romans dans ce genre, autant je fuit tout ce qui est film et série dans cette veine. Je suis beaucoup plus sensible aux images. Pourtant, c’est une adaptation que j’ai largement dévoré, enchaînant les épisodes.

Pourquoi ? La série fait pourtant peur et il y a quelques moments où j’ai sursauté ou pendant lesquels je me suis cachée les yeux. J’ai tout de même continué, car ces passages ne se faisaient pas gratuitement pour effrayer le spectateur. Il y avait un objectif derrière, une explication autre que de vouloir provoquer des cris et des sursauts. J’ai vraiment aimé le fait que chacune de ces scènes trouvait une justification : celle des regrets, des secrets… Cela donne plus l’impression d’un thriller psychologique avec, au centre de tout, les relations familiales dans toutes leurs complexités.

Netflix nous régale également par une production aux images léchées. J’ai adoré l’esthétique de la série avec ses ambiances très bleutées. Mais, ce ne serait pas rendre justice à la manière dont la série a été filmée et qui frise parfois le génie, notamment dans l’épisode, le sixième si mes souvenirs sont bons, qui lie le présent et le passé dans une seule et même ambiance. La tension est parfaitement maîtrisée d’un bout à l’autre. La performance des acteurs et plus particulièrement des enfants est à saluer. Ils sont tous excellents.

Malgré une certaine appréhension au départ, The Haunting of Hill House est un coup de coeur, inattendu mais total. Il s’agit probablement d’une première pour une série de ce genre. Je pense également qu’il s’agit d’une des meilleures productions Netflix à ce jour. Définitivement une série à voir et qui sera parfaite pour la soirée d’Halloween.

Chilling adventures of Sabrina, Saison 1

Les aventures surnaturelles de la jeune sorcière Sabrina Spellman, dans la petite ville américaine de Greendale.

Quand j’étais plus jeune, il était impossible de passer à côté de Sabrina, L’apprentie sorcière. L’annonce par Netflix de proposer un reboot de cette série qui a marqué mon enfance était presque comme un cadeau. La bande-annonce ne m’a pas déçu et elle promettait une nouvelle série bien plus sombre.

Et c’est clairement ce que j’ai eu tout au long des dix épisodes qui constituent la première saison. Elle est loin de la première version gentillette et c’est tant mieux. Elle semble déjà un peu plus réaliste en développant un univers qui se rapproche plus de la tradition et qui m’a fait penser à une autre série sur la sorcellerie et les sorcières, Salem. Nous sommes un peu dans cette veine au niveau de la mythologie, mais j’ai trouvé cet aspect vraiment très intéressant et plutôt bien développé.

Je me suis rapidement prise au jeu et j’ai enchaîné très rapidement les épisodes, car il n’y a aucun temps de répit. Il y a une bonne tension et des touches de suspens, qui en font une bonne série à regarder sans modération. Sur d’autres aspects, cette nouvelle adaptation n’est pas révolutionnaire et je l’ai parfois trouvé quelque peu cliché, notamment en ce qui concerne le personnage principal, Sabrina Spellman, qui réussit un peu trop souvent ce qu’elle entreprend. Cependant, je tire mon chapeau à Miranda Otto dans le rôle de Tante Zelda. Elle est juste incroyable.

Cette première saison a largement su me convaincre et je serai au rendez-vous pour la deuxième, car, malgré quelques révélations sans grande surprise, le dernier épisode a su piquer ma curiosité pour la suite.

La Culture avec un grand A et du latte #5

Le bilan de septembre est plutôt léger comparé aux mois d’été. Avec un déménagement et la rentrée, je n’ai pas autant lu et vu de films que je l’aurai souhaité. En revanche, j’ai largement profité de mes quelques jours de vacances pour découvrir Montpellier. Il m’a fallu deux jours pour tomber sous le charme de cette ville.

De la ville, j’ai pu découvrir, lors des Journées Européennes du patrimoine, l’impressionnante cathédrale Saint-Jean, l’ancienne faculté de médecine et la chapelle Sainte-Foy. J’ai aussi passé une après-midi au château de Bournazel pour un colloque autour de l’objet à la Renaissance. Le cadre est absolument sublime. J’ai aussi fait quelques expositions, qui, malheureusement, sont déjà finies. Il y a d’abord eu deux expositions photographiques : Un dictateur en images sur les photographies prises par Heinrich Hoffmann, photographe attitré d’Adolph Hitler de son ascension jusqu’à sa chute et Regards sur les ghettos, deuxième volet de l’exposition à glacer le sang. Il y a aussi eu une exposition Picasso : Donner à voir qui s’intéressait à quatorze moments clés de la carrière de l’artiste. J’ai pu voir quelques oeuvres que j’ai étudié comme Le verre d’absinthe et Nature morte à la chaise cannée.

Pour continuer cet état des lieux du mois de septembre, une petite vue de mes lectures. Durant une bonne partie du mois, j’ai été occupée par mon coup de coeur absolu, La saga moscovite I de Vassili Axionov dont la chronique arrivera dans quelques jours. Elle sera très longueÀ côté de ça, j’ai continué à avancer dans deux séries avec Le prédicateur de Camilla Läckberg et La Tétralogie des Origines, Le Marteau de Thor de Stéphane Przybylski (impossible à écrire). Deux très bonnes lectures et deux séries que je continue avec plaisir. Un petit essai historique aussi sur le thème des Romanov, je ne m’en lasse pas, avec La fin tragique des Romanov de Pierre Lorrain dont vous pouvez lire mon avis juste ici. Ma seule déception pour septembre concerne This is our story d’Ashley Elston. Le roman avait tout pour me plaire : un thriller psychologique avec une bonne idée de départ. Un groupe d’amis part à la chasse et, parmi eux, un ne revient pas.

J’ai tout de même vu quelques films. J’ai recommencé la saga Star Wars pour les avoir vu au moins tous une fois. Je n’ai jamais vu la toute première trilogie à être sortie, par exemple et je ne garde que de vagues souvenirs de la suivante. Cependant, je n’ai eu que deux coups de coeur. Le premier a été pour To all the boys I’ve loved before (2018). Je n’attendais rien de spécial avec ce film, sachant que je n’avais guère apprécié le roman. Ce fut une très bonne surprise. Pour une comédie romantique adolescente, je l’ai trouvé plutôt intelligente et crédible. Le deuxième coup de coeur a été BlacKkKlansman (2018). Je n’en dis pas plus, j’ai déjà publié mon avis.

BlacKkKlansman (2018)

Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier Noir américain du Colorado Springs Police Department, mais son arrivée est accueillie avec scepticisme, voire avec une franche hostilité, par les agents les moins gradés du commissariat. Prenant son courage à deux mains, Stallworth va tenter de faire bouger les lignes et, peut-être, de laisser une trace dans l’histoire. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions.

Durée : 2 heures 08 minutes

Un film de : Spike Lee

Avec : John David Washington ; Adam Driver ; Topher Grace…

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Ce film de Spike Lee, inspiré par une histoire vraie, est un des films que j’attendais avec le plus d’impatience pour plusieurs raisons. Je suis toujours friande de films basés sur des faits réels et plus encore par les biopics. Le thème du racisme et du Ku Klux Klan est aussi un aspect qui me semblait intéressant et j’avais très envie de voir comment le réalisateur allait l’exploiter. Ce sujet est au coeur de l’actualité et de nombreux films sortent en réponse du mouvement « Black Lives Matter » et de la recrudescence du racisme aux États-Unis. Il y a eu Détroit, par exemple et, en 2019, sortira The Hate U Give, inspiré du roman du même nom.

Avant d’entrer au coeur du sujet, quelques considérations sur le casting et plus particulièrement sur les deux têtes d’affiche. Premièrement, un fils de… qui fait son entrée dans le monde du cinéma et elle est plutôt fracassante. J’ai nommé John David Washington, fils de Denzel Washington. Il est incroyable d’un bout à l’autre où il démontre un grand talent. Il a parfaitement su montrer les conflits de son personnage, de sa volonté de tout faire pour infiltrer le Ku Klux Klan, tout en devant jongler avec le racisme quotidien… Il irradie à l’écran et ce rôle semblait fait pour lui. Il était Ron Stallworth. Le deuxième acteur est Adam Driver. J’ai longtemps eu une relation compliquée avec cet acteur et j’ai mis du temps à l’apprécier, même si, parfois, il m’insupporte encore. Moins qu’avant, je lui trouve quelques mérites. J’ai tendance à penser qu’il en fait un peu trop dans son jeu, au risque de perdre en crédibilité. Dans Girls, il était insupportable (mais, au final, tous les acteurs de cette série étaient ainsi). Je me suis un peu réconciliée avec lui dans le premier Star Wars, The force awakens. Dans The Last Jedi, je n’ai pas toujours été convaincue par son jeu. J’avais un peu dans BlacKkKlansman. En fait, il est plus que parfait dans le rôle de Flip Zimmerman. Son jeu est fin, subtil et son personnage est l’un des plus attachants du film. Il n’en rajoute pas, avec une belle présence à l’écran. Les deux formes en bon duo, sans se faire de l’ombre.

Ce film, l’adaptation du livre de Ron Stallworth sur son infiltration durant sept mois du Ku Klux Klan, est percutant. Certaines scènes restent gravées dans les mémoires et la réalisation a été absolument parfaite, servant à merveille le propos de Spike Lee. Si je dois en retenir une seule, je dirai le moment où les membres du Ku Klux Klan regardent un film pendant que l’association étudiante de Patrice reçoit un intervenant qui raconte l’assassinat d’un jeune afro-américain, Jesse Washington. Crime raciste et qui répond justement au film que les suprématistes blancs sont en train de regarder. Ces deux moments qui s’alternent m’ont mis mal à l’aise, tout en étant une immense claque et prise de conscience. Pour moi, ce fut une des scènes les plus puissantes du film.

Par ailleurs, j’ai aimé la manière dont le sujet est traité. La bande-annonce laissait présager des moments d’humour. Ils sont parfois des touches bienvenues, car le film est, de temps à autre, oppressant. Comme je l’ai dit, j’ai quelques fois été mal à l’aise, à dessein. Le réalisateur associe la violence des gestes à la violence des paroles et certains discours tenus peuvent marquer. Les mots choisis sont violents et plein de haine. Pourtant, tout est bien balancé, l’humour, la violence… BlacKkKlansman remue parfois le spectateur. Nous pouvons dire que de tels discours ne passent plus aujourd’hui. Vraiment ?

C’est là que la fin du film vient tout mettre en perspective. Elle est totalement inattendue et je pensais pas que le réalisateur terminerait son film ainsi. Pourtant, c’est totalement logique et je ne peux pas imaginer une qui soit meilleure, car elle donne une toute autre portée au film en l’inscrivant dans l’actualité. Rien ou presque n’a changé depuis les années 1970. Et les images de Charlottebourg et des événements qui sont survenus après le démontrent bien. Ce discours de haine et d’intolérance est toujours présent et il continue à séduire. Il était essentiel de le rappeler. Cela renforce le côté glaçant et la prise de conscience du spectateur, tout en constituant la claque finale.

BlacKkKlansman a été un énorme coup de coeur dont j’ai adoré tous les aspects : la manière de raconter l’histoire, la réalisation, la musique, les acteurs… Ce fut brillant et ce Grand Prix au Festival de Cannes est largement mérité. Il est clairement un des films à voir cette année.

La Culture avec un grand A et du latte #4

J’essaie de reprendre mes bonnes habitudes de présenter un petit bilan culturel du mois écoulé. J’ai eu un peu de relâchement ces derniers mois avec le mémoire et le stage. Cela a été un petit mois d’août avec tout de même quatre coups de coeur pour deux films et deux livres. Je vous laisse découvrir tout cela en détail et je commence par les films.

Je ne suis malheureusement pas déplacée dans les salles obscures en août. J’en ai profité pour rattraper quelques films que je voulais absolument voir ces derniers mois ou l’année dernière. J’ai enfin vu The Greatest Showman qui a beaucoup fait parler de lui lors de sa sortie. Il a été mon premier coup de coeur du mois avec une histoire bien rythmée, une esthétique magique et surtout une bande-son de folie. J’écoute encore en boucle This is me, From now on ou Never enough. Je comprends mieux les bons échos que j’ai pu avoir du film ces derniers mois.

Battle of sex, un biopic sur une figure féministe du tennis féminin dans les années 70. Je n’y connais absolument rien à ce sport, je n’ai jamais été une amatrice de tennis. Aussi, je n’ai jamais entendu parler de Billie Jean King. Pourtant, cela ne m’a pas empêché d’apprécier ce film et son combat pour l’égalité entre les joueuses et les joueurs de tennis en démontrant que les femmes sont tout aussi bonnes voire même meilleures que les hommes. Même si l’issu du match final se devine, le film reste prenant, engagé. Cependant, ce n’est pas un coup de coeur.

Mon dernier coup de coeur cinématographique va pour La mort de Staline, adaptation de la bande-dessinée de Thierry Robin et Fabien Nury que j’ai lu au début de l’année et que j’ai beaucoup aimé. Je ne parlerai pas plus en détail du film, j’ai prévu de le présenter lors du Mois Russe en décembre. À côté de ces trois films qui m’ont plutôt marqué, il y en a deux autres qui, sincèrement, ne m’ont guère laissé un souvenir impérissable : The Call Up, dont j’ai du mal à me souvenir de quelques scènes marquantes et Rampage avec The Rock, vite vu et tout aussi vite oublié. 

Au niveau des lectures, j’ai commencé à explorer la littérature russe en prévision du mois de décembre pour voir vers quels auteurs me diriger. La première lecture a été L’Organisation de Maria Galina dont un avis détaillé a déjà été publié sur le blog. Vous pouvez le lire en suivant ce lien. J’ai ensuite enchaîné avec un auteur russe classique, Alexandre Pouchkine avec La Dame de pique suivi des Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine. Une découverte et un presque coup de coeur pour la première nouvelle. Avec ces deux premiers livres, je pars plutôt confiante pour partir à la découverte de la Russie ! Le dernier que j’ai lu en lien avec ce pays est Bienvenue chez les Russes de Kirill Privalov. Pareil, je n’en dis pas plus pour le moment, car il ouvrira le mois russe.

Le tout premier livre que j’ai pu lire en août a été l’essai de Philippe Sands, récompensé lors de la dernière rentrée littéraire, East West Street dont une chronique a déjà été publiée, et je vous remets également le lien. Je suis restée dans le thème de la Seconde Guerre mondiale avec un Philip Kerr, La Dame de Zagreb. Un coup de coeur absolu, même si ce n’est pas le meilleur de la série. J’ai encore bien en tête l’avant-dernier que j’ai lu, Les ombres de Katyn (chronique). Cependant, c’est toujours aussi prenant et intéressant à lire. Je me suis aussi intéressée à la Première Guerre mondiale, en prévision du mois de novembre qui sera placé sous le signe de la commémoration du centenaire de la fin de la Grande Guerre. À ce titre, j’ai lu une bande-dessinée autour de la figure du Baron rouge qui se développe sur trois tomes : Le bal des mitraillettes, Pluie de sang et Donjons et dragons de Pierre Vers et Carlos Puerta. Mon avis sera présenté à ce moment-là. 

Deux grosses déceptions également avec deux romans dont j’attendais beaucoup. Le premier fut les mémoires d’Ariel Levy, The rules do not apply. Il est classé dans les lectures féministes, une thématique que j’apprécie énormément et dans lequel je n’hésite pas à découvrir de nouveaux titres. Sincèrement, je ne l’ai pas trouvé intéressant pour un sou. Je ne me suis pas attachée à cette auteur, à ressentir une quelconque émotion. Pourtant, elle évoque les drames qui ont frappé sa vie, comment elle s’en est sortie. Je n’ai eu aucune affinité dès le début et, finalement, j’ai rapidement abandonné. Ma deuxième déception va pour Sweet d’Emmy Laybourne. Depuis un moment que j’ai eu envie de le lire, j’ai été déçue que la romance prenne trop de place. Pour un avis plus détaillé, je vous renvoie vers ma chronique. 

Enfin, je finis sur une note plus positive en vous parlant de mon dernier coup de coeur littéraire du mois… À l’ombre de nos secrets de Lily Haime. Une magnifique romance homosexuelle sous fond de Seconde Guerre mondiale. J’ai autant pleuré que vibré avec les personnages. Cette histoire m’a transporté, bouleversé et j’ai adoré tous les personnages qui constituent la famille de Julien, le personnage principal. Au final, il y a aussi beaucoup d’espoirs dans cette histoire. Je ne peux que le recommander.

La Culture avec un grand A et du latte #4

Je n’ai pas publié ce type d’articles depuis quelques mois, mais l’été est l’occasion parfaite pour reprendre quelques bonnes habitudes. Le mois d’août est déjà bien entamé et c’est le moment de proposer mon bilan de juillet. Les vacances d’été sont définitivement propices à la lecture…

Je n’ai vu que très peu de films. Trois pour être précise. Je ne me suis déplacée qu’une seule fois dans les salles obscures, pour voir le nouveau Jurassic World, Fallen KingdomIl a d’ailleurs été mon seul coup de coeur du mois. Il avait tous les ingrédients pour faire un opus réussi, tout en ouvrant d’autres possibilités. Je suis une grande fan de la franchise. À côté de ça, j’ai regardé The Dictator de Sacha Baron Cohen dont je ne suis définitivement pas fan de l’humour et Braquage à l’ancienne avec Michael Caine et Morgan Freeman. Une comédie sans plus.

En revanche, je me suis fait deux expositions : Hélène de Beauvoir, la soeur de Simone au Musée Würth qui propose une rétrospective de l’artiste, de ses débuts et ses influences au fur et à mesure. Je la recommande. Hélène est moins connue que sa soeur, mais elle le mérite. Son oeuvre est vraiment intéressante : elle s’inscrit dans les mouvements de l’avant-garde de l’époque tout en explorant des thèmes comme le féminisme, les événements de mai 68. Un week-end à Paris et j’ai profité pour aller voir l’exposition Klimt à l’Atelier des Lumières dont j’ai déjà parlé sur le blog.

En revanche, j’ai lu une quinzaine de livres.

  • How to be a woman de Caitlin Moran : une déception tout de même. J’attendais beaucoup de cet ouvrage, mais, finalement, je n’ai pas été sensible aux sujets qu’elle aborde et la manière dont elle les aborde.
  • Eragon de Christopher Paolini : j’avais très envie de relire afin de continuer et terminer la série. Cependant, la lecture de ce premier tome s’est révélée houleuse. Je n’ai plus retrouvé la magie de ma première lecture.
  • La tétralogie des origines, Le château des millions d’années de Stéphane Pzbylyski : la science-fiction n’est pas un genre que j’ai l’habitude de lire mais auquel je m’essaie de temps à autre. Le plus souvent avec succès comme avec Sylvain Neuvel. Un gros coup de coeur pour ce premier tome.

  • Kamarades, La fin des Romanov, Tuez-les tous & Terre promise de Benoît Abtey, Jean-Baptise Dusséaux et Mayalen Goult : une série dont j’ai adoré l’histoire et le graphisme. Un de mes coups de coeur de ce mois-ci.
  • The Romanovs de Simon Sebag-Montefiore : je vous renvoie vers mon article pour connaître mon avis sur cet essai historique.
  • Le détail, Pour une histoire rapprochée en peinture de Daniel Arasse : les essais d’histoire de l’art de Daniel Arasse sont toujours très bien écrit et j’apprends toujours plein de choses.
  • Vladimir Vladimirovitch de Bernard Chambraz : une lecture en demi-teinte. Je m’attendais à quelque chose de différent. J’en parlerai plus en détail lors du mois russe, en décembre.
  • À l’ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque : un des classiques autour de la Première Guerre mondiale. Une relecture qui m’a encore touché, chamboulé. Ce roman d’Erich Maria Remarque est celui qu’il faut lire à ce sujet.

  • Burn the fairytale d’Adeline Whitmore : je continue mon exploration de la poésie contemporaine avec Adeline Whitmore. Mais je suis réellement déçue. Je ne l’ai pas trouvé positif envers toutes les femmes.
  • La meilleure chose qui ne me soit (jamais) arrivée de Laura Tait et Jimmy Rice : finir le mois avec une petite romance. Elle est divertissante, mais pas transcendante. J’ai passé un bon moment, mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable.