L’Envers du décor #4 Les rendez-vous de création et d’inspiration

Encore un article pour l’Envers du décor, un rendez-vous d’écriture que j’apprécie de plus en plus. Il a été lancé par le blog Sur un petit nuage. Nouveau mois, nouveau thème et cette fois-ci, je livre mes impressions, mon vécu sur les rendez-vous d’écriture, d’inspiration auxquels je participe.

Je me suis intéressée relativement tard à ce type de rendez-vous. J’en fuyais même certains comme C’est Lundi, que lisez-vous ? et le Book Haul de la blogosphère littéraire. Je n’y trouve pas mon compte et je ne vois pas l’intérêt de présenter mes lectures en cours, terminées et à venir. Je ne les regarde aussi que très peu chez les autres, car ils ne m’inspirent pas forcément. Du coup, je ne participe à aucun rendez-vous d’écriture, d’inspiration ou de création autour d’une des thématiques centrales du blog. C’est dommage, car il peut y avoir des questions intéressantes à explorer sur la blogosphère littéraire. Si un tel rendez-vous existe, je veux bien que vous me le signaliez en commentaire.

En revanche, quelques rendez-vous annuels m’inspirent de nombreux articles comme le mois anglais, auquel j’ai participé en juin, pour la première fois. Organisé par Lou et Cryssilda, il a pour objectif de mettre en avant la culture anglaise en avant à travers divers billets. C’est un format qui plaît beaucoup. J’aime l’idée de mettre en avant un pays, un thème durant tout un mois. Depuis janviers et en partenariat avec Sapotille, du Monde de Sapotille, nous essayons de mettre en place quelque chose de similaire dans le format, une manifestation sur un mois, mais sur tout autre thème, et qui ne sera pas reconduit. En revanche, je prépare un mois russe pour cet hiver avec un autre partenaire. Cette idée est partie d’abord d’une volonté de notre part de découvrir la culture russe. Quelques personnes ont manifesté leur intérêt et nous allons nous embarquer dans un mois russe. Il sera sûrement présenté sur la toute nouvelle page Facebook du blog.  Ce sont quelques rendez-vous qui animeront le blog pour la fin de l’année.

Je ne peux pas ne pas citer L’Envers du décor. Il existe depuis quelques années maintenant, mais ça ne fait que quatre mois que je connais son existence et que j’y participe activement. Bon, il n’est jamais trop tard. C’est un rendez-vous que j’apprécie vraiment, pour de nombreuses raisons. La première tient au fait d’écrire sur ma pratique du blogging en me questionnant sur certains aspects, en exprimant ma position sur certains points. M’obligeant aussi à poser et structurer mes idées, de développer mes arguments, en faisant un vrai rendez-vous d’écriture.

Tout comme d’inspiration. Malgré le fait que le thème soit imposé chaque mois. Ce sont autant de sujets à aborder et à développer auxquels je n’avais pas forcément pensé que je n’ai pas voulu écrire. À mon avis, c’est aussi un bon exercice que d’écrire sur un sujet imposé, de chercher les idées. Ce rendez-vous m’a donné envie de m’investir dans d’autres (si j’en trouve), car il y a une certaine forme d’émulation. Elle se retrouve dans le fait de rédiger le billet, mais également dans les commentaires.

Je suis la première étonnée e voir le nombre de retours que ces articles génèrent. Ce sont des personnes qui me donnent leur avis sur ma manière de faire, qui évoquent la leur. Ce sont des échanges passionnants, avec des personnes qui rebondissent sur mes propos. Cela entretient aussi l’inspiration et la créativité, m’obligeant aussi à me remettre en question, à proposer des choses nouvelles.

Je ne participe que depuis peu de temps à ce type de rendez-vous de la blogosphère. Cependant, j’en ai une vision très positive, à tel point que j’aimerais en trouver d’autres. Je ne pense pas multiplier non plus, mais en faire d’autres me plairait énormément. J’attends vos suggestions.

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L’Envers du décor #3 Mon blog et les vacances

Je reviens avec un nouvel article pour L’Envers du décor qui permet de parler de ma pratique de blogueuse. Tous les mois, un nouveau thème est proposé. Pour juin, c’est Le blog et les vacances qui est retenu. J’ai eu quelques difficultés à rédiger ce billet, car la période estivale ne change rien à mes habitudes dans la mesure où je ne mets jamais mon blog en pause. Je continue à écrire mes billets selon mes envies et mon inspiration.

À lire : le billet de présentation du challenge

Cependant, cette année, j’ai un peu plus de moments à consacrer à Autumn & Latte. Mon stage me laisse tous mes week-ends de libre ainsi que mes jours fériés. J’ai aussi une heure avant de commencer le travail et deux heures entre midi et deux. J’ai un peu plus le temps de lire, voir une série ou un film. Mon article se présentera plus sous la forme d’une liste d’objectifs, de choses que j’aimerai faire durant l’été.

Changer le design du blog

Depuis le début du mois, j’ai très envie de changer la bannière et le thème. J’ai pris le temps cette après-midi de faire les changements. J’aime la simplicité et je suis assez contente du rendu. Cela fait déjà un objectif réalisé.

Lancer une page Facebook

Dans un autre article, j’ai parlé de ma relation aux réseaux sociaux pour mon blog. Je n’ai pas de page Facebook à l’heure actuelle, mais, dans les commentaires, certaines personnes ont réussi à me convaincre d’en créer et animer une. J’aimerai me lancer dans cette aventure durant l’été.

Écrire des articles

J’aimerai écrire des billet pour avoir quelques articles d’avance. Cependant, je me fixe surtout l’objectif de rédiger dans des catégories dont j’ai moins l’habitude. Je souhaite me diversifier et l’été est une bonne période pour explorer et tester de nouvelles thématiques.

L’envers du décor #2 Qu’est-ce que j’ai bien pu apprendre depuis que je blogue ?

L’envers du décor est un rendez-vous qui a été mis en place par Sur un petit nuage qui propose tous les mois d’écrire autour de nos blogs selon une thématique déterminée. Le thème du mois de mai est de parler des leçons que nous avons appris en tenant un blog. Tout un programme.

S’il y a une leçon que j’ai apprise de toutes mes années de blogging est d’écouter mes envies. Pendant un long moment, je consultais fébrilement les blogs tels No Tuxedo ou tous les articles mis en avant par Hellocoton qui promettait d’être une meilleure blogueuse. J’essayais d’appliquer leurs conseils à la lettre. Pour autant, je n’ai jamais vraiment vu d’effets positifs sur mon blog. Au contraire, c’était contraignant pour une blogueuse non-professionnelle. Il y avait quelques indications utilises sur la manière de présenter un article, par exemple, sur les ressources, notamment les photographies libres de droit. Suivre leurs recommandations a aussi eu un effet pervers. Cela m’a totalement dégoûté de tenir un blog et je me sentais presque coupable de ne pas tenir compte de ce qui se fait ou non. Pendant quelques temps, je me suis éloigné de la blogosphère, éloignement qui fut bénéfique. Depuis, j’ai appris une leçon importante sur ma pratique du blogging : je ne suis pas faite pour les contraintes.

Exit la règle de tout chroniquer

Dès mes premiers blogs, je m’étais fixée comme objectif de chroniquer tous les livres que je lisais. Quand mes sites ont commencé à évoluer et que j’ai voulu parler aussi de films et de séries, puis de tout autre sujet, je gardais la volonté de tout mettre sur le blog. Que j’ai ou non quelque chose de pertinent ou intéressant à dire sur le sujet. Au fur et à mesure, je me retrouvais avec une liste absolument ingérable de billets à rédiger, qui me faisait un peu peur. L’envie et la motivation m’avaient totalement quittée. Faire un billet pour absolument tout était, pour moi, humainement impossible. Pire encore, j’avais le sentiment que mes articles perdaient en qualité, qu’ils commençaient à être un peu trop formaté, avec toujours la même manière d’aborder mon avis, les mêmes structures de phrases… Il n’y avait plus de personnalité derrière. Cela faisait beaucoup trop de contraintes.

Désormais, une infime partie de ce que j’ai lu et vu se retrouve sur le blog. J’ai arrêté d’écrire sur ce qui ne m’inspire pas et je m’en porte mieux. Du coup, je prends également plus de temps pour rédiger un article, faire la mise en page. Je suis plus attentive à la qualité, je fais mes propres photographies… La série d’articles La Culture avec un grand A et du latte fonctionne comme un bilan mensuel où j’évoque tout ce que j’ai vu et lu durant le mois. Parfois, les lecteurs réagissent à l’un ou l’autre qui ne feront pas l’objet d’un article, et de créer tout de même un petit débat.

Adieu calendrier de publication et ligne éditorial

Parmi les nombreux conseils dispensés aux nouveaux blogueurs, la mise en place d’une ligne éditoriale est un des premiers avec le calendrier de publication qui en découle. J’ai essayé, vraiment, de choisir une ligne éditoriale, le domaine de la culture étant suffisamment vaste pour pouvoir parler de mes lectures et différents visionnées, d’exposition et d’art… Cependant, écrire sur ma vie étudiante, mon Erasmus n’entraient pas forcément dans cette ligne. Pour autant, je n’avais pas envie de limiter à cause cette dernière.

J’avais également tenté le calendrier de publication et je reconnais ses avantages : une certaine rationalité dans la publication, avoir quelques articles d’avance… C’était trop contraignante, car je n’ai aucune régularité dans ma pratique au blogging, et ce depuis le tout début. J’ai toujours publié selon mes envies et mon emploi du temps.

Je garde la vision de mon blog comme un espace personnel où je suis libre d’évoquer les sujets que je veux. De nombreux blogs que je suis et d’autres qui m’inspirent osait aussi parler de choses différentes. C’est aussi ce que j’apprécie chez les autres, la diversité. Je ne culpabilise plus quand je veux parler de quelque chose qui ne rentre pas dans la thématique principale du blog. Je me suis aussi rendu compte qu’une chronique littéraire qu’un article sur mon Erasmus et le temps que j’ai passé en Irlande. Ce ne sont pas toujours le même type de visiteurs et de réactions, de discussions. Mais j’aime aussi cette variété. Publier au petit bonheur la chance, quand j’ai le temps et l’envie m’évite aussi d’en avoir marre de tenir un blog. Il doit rester avant tout mon plaisir et je ne culpabilise plus si je n’ai publié depuis des jours. Me libérer des contraintes a un effet salvateur, j’ai pu ainsi retrouver le plaisir d’avoir mon petit site.

Prendre mes propres photographies

Quand je voulais illustrer une de mes chroniques littéraires, je mettais simplement la couverture que j’avais trouvé sur Internet. À vrai dire, je n’allais jamais chercher plus loin. S’il y a bien une chose que j’ai appris après toutes mes années de blogging, c’est l’importance que peut revêtir le fait d’utiliser des photographies que j’ai moi-même réalisé. J’ai aussi pris conscience de la propriété intellectuelle. Je n’ai pas envie de voir mes images sur d’autres plateformes. J’ai pris le temps de la cadrer, de la mettre en scène, de la retoucher… Il y a aussi une certaine fierté de pouvoir illustrer un article que j’ai écrit avec ma photo. Cela me permet aussi de m’améliorer, de trouver de meilleurs angles de vue… Sans pour autant investir dans un appareil ! Si l’image n’est pas de moi, elle provient alors de sites proposant des images libres de droit. J’ai totalement banni d’en rechercher sur Google ou Pinterest.

Parmi mes envies et mes projets pour le blog, j’aimerais réellement continuer à utiliser de plus en plus mes propres images. À termes, mon souhait serait de me constituer ma propre banque d’images. Ce serait une des ressources que je pourrai utiliser sans culpabilité à propos de la propriété intellectuelle et avec une certaine fierté. J’ai aussi le sentiment de m’investir pour mon blog dans un sens que j’apprécie énormément. Cela me permet aussi de travailler ma créativité, ce qui est aussi important dans le cadre de mes études.

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Faire le pari des pièces de seconde main

Deux ans auparavant, je regardais un documentaire sur Netflix… The True Cost. Ce dernier abordait la question de l’industrie de la mode et, pour la première fois, je prenais conscience de l’impact écologique et humain de la mode. Bien plus que les articles que j’avais pu lire à l’époque, ce documentaire a engagé ma réflexion autour d’une consommation plus éthique et responsable de la mode, en me demandant ce que je pouvais faire à mon niveau.

En deux ans, j’ai pu voir de véritables changements, et de plus en plus de blogs évoquent cette question, proposant leurs solutions. Au départ, je souhaitais explorer deux pistes : ne choisir que du made in France ou de regarder du côté des boutiques vintage, les dépôts-ventes et boutiques de seconde main. Une amie a testé la première solution et a dressé le constat suivant : ce n’était pas forcément bon pour un budget étudiant. La fabrication française a un certain coût et n’était pas si facile à trouver à l’époque. Depuis, ça s’est bien développé avec l’émergence de marques comme Make my Lemonade ou Opullence. Il serait peut-être intéressant de réitérer cette expérience du made in France.

Pour ma part, je me suis orientée vers des pièces de seconde main, malgré quelques a priori au départ. J’avais encore dans l’idée ce stéréotype de boutiques sombres, pleines de poussières et de vieilleries. Or, depuis deux ans que je fréquente plus ou moins assidûment ce genre de magasins, j’ai pu me rendre compte qu’il s’agissait plutôt de l’exception qui confirme la règle, et il y a de véritables pépites à dénicher.

Pourquoi les pièces de seconde main ?

Pull Love Moschino, acheté de seconde main dans un dépôt/vente, 50 euros.

Je me suis plutôt décidée pour des boutiques vintage ou des dépôts-ventes. Je recherche souvent des pièces de qualité qui dureront longtemps et que je n’aurai pas besoin de renouveler à chaque saison comme les jeans ou les pulls, notamment. De plus, entrent aussi en compte des considérations économiques. Si j’apprécie toujours la mode, j’ai juste de moins en moins envie de payer le prix fort. Et puis, j’avoue également mon amour pour des marques comme Sessun, Cos, Dehry, Ralph Lauren…

Choisir des boutiques vintage ou des dépôts ventes me semblaient le mieux pour combiner des considérations parfois contradictoires : préserver l’environnement, une mode qui soit plus éthique et responsable, un budget « vêtement » que je réduis volontairement pour pouvoir voyager, mon amour des belles pièces… Cela reste des raisons très personnelles.

Avez-vous déjà acheté des vêtements de seconde main ou qu’est-ce qui vous retient de le faire ?

Vers une armoire totalement de seconde main ?

À l’heure actuelle, si je devais déterminer la proportion entre vêtements neufs et vêtements à qui je donne une deuxième vie, je dirai que ces derniers forment le quart de mon dressing. Je compte également ceux que j’échange avec mes amies. C’est aussi une solution qui peut être envisagée. Parmi les articles « neufs », j’ai des pièces qui sont là depuis des années. Certains de mes manteaux ont presque dix ans et sont dans un état quasiment neuf. J’aurai quand même du mal à acheter certaines choses en seconde main : les manteaux et les chaussures en tête.

Cependant, en deux ans, j’ai tout de même changé mes habitudes de consommation en matière. Je ressors de plus en plus de chez H&M, Mango et Zara et autres les mains vides. J’achète encore du neuf chez Levi’s, Ralph Lauren… J’ai aussi mis l’accent sur ce dont j’ai réellement besoin. Je m’autorise peut-être une ou deux pièces à la mode du moment par saison. J’essaie toujours de les garder les plus longtemps possible. Je me rends aussi compte de plus en plus que passer dans mes boutiques de seconde main préférées est devenu une routine, un passage obligé.

Quelles sont vos bonnes adresses ?

Quel avenir pour mes vêtements ?

Petit sac Longchamp, environ 1980, 55 euros.

Je jette ce qui doit l’être, sans aucun souci. Le reste, ce qui peut encore être porté, est le plus souvent donné ou échangé avec mes soeurs, ma mère ou mes amies, parfois même des collègues de travail. C’est ce que je fais en priorité et, jusqu’à maintenant, j’ai toujours trouvé quelqu’un dans mon entourage pour reprendre mes vêtements et leur offrir une autre vie. J’ai peu vendu, de temps à autre sur des brocantes.

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L’Envers du décor #1 Les réseaux sociaux et le blog

Je participe pour la première fois au rendez-vous L’Envers du décor qui a été mis en place par Sur un petit nuage. J’aimais beaucoup l’idée de partager, une fois par mois, un ou plusieurs articles sur l’envers du blog, les coulisses de ce dernier. Il y a également un groupe Facebook où les articles sont partagés et les nouveaux thèmes sont votés.

Ayant déjà parlé de ma pratique de blogueuse dans une des catégories d’Autumn & Latte, Ma vie de blogueuse, qui n’a malheureusement aucun article, j’ai trouvé ça intéressant de réagir à une thématique commune tous les mois avec d’autres blogueuses. Un thème tous les mois me paraît être un bon rythme. Je vous invite à mettre vos réactions, la manière dont vous gérez votre blog en commentaire. Je vous laisse découvrir le premier thème avec lequel je me lance dans cette aventure.

Je ne savais pas vraiment comment démarrer ni sous quel angle attaquer cet article. Ma première idée fut de lister les différents réseaux sociaux et de dire si je les utilise ou non en complément du blog, quelle utilisation. Cependant, je n’utilise quasiment aucun d’entre eux pour Autumn & Latte. J’aurai pu en rester là, mais j’ai aussi envie de vous expliquer pourquoi.

Des raisons de ma relative non-utilisation des réseaux sociaux pour mon blog

Source : Pixabay

Je sais parfaitement que la gestion et l’animation des réseaux sociaux est nécessaire et une des étapes de la promotion du blog à ne pas négliger. Pourtant, c’est quelque chose que je ne fais pas. La première raison est que c’est une habitude que je n’ai jamais réussi à prendre. Je m’y suis essayée pendant quelques temps. Par exemple, j’ai tenté l’aventure Twitter, mais c’est une plateforme avec laquelle je me sentais trop limitée dans les possibilités de nouer des contacts avec mes lecteurs. Je ne cherche pas toujours la promotion de mes articles. Je ne me sentais pas à l’aise avec ce réseau par le côté relativement brouillon et très rapide du fil d’actualité.

Un deuxième point est que je me suis toujours demandée comment animer un quelconque réseau social dans le cadre spécifique de mon blog. Surtout si ce dernier n’a pas de vocation à être professionnel. Cela se fait parfaitement et j’ai des amies blogueuses qui tiennent en parallèle la page Facebook de leurs blogs et qui arrivent à la rendre vivante. Je les admire. Je m’y suis essayée pour d’autres blogs que je tenais, mais sans grand succès. Un de mes problèmes était le manque de motivation, qui rejoint aussi le point que je présentais avant que je n’ai pas spécialement intégré les réseaux sociaux dans mes habitudes. Je ne manque pourtant pas d’idées pour une page Facebook qui reste encore, à mes yeux, un des rares réseaux à garder des possibilités d’échanges entre le blogueur et ses lecteurs.

Instagram reste un cas un peu à part. Il est lié au blog, mais son contenu ne l’est pas forcément. Je vois surtout ce réseau comme un album de souvenirs de ma vie étudiante, de mes voyages où des événements auxquels je participe, des livres que je suis en train de lire… Certes, certaines photographies sont reprises sur le blog pour illustrer mes articles. Dans la mesure du possible, j’essaie toujours que les images soient les miennes. Aussi non, ce sont des photographies libres de droit dont je précise la source en légende. En aucune manière je ne fais la promotion de mon blog ou de mes articles sur Instagram.

Une petite utilisation des réseaux sociaux

Source : Pixabay

Pourtant, j’utilise quelques réseaux sociaux, même si aucun ne porte clairement le nom du blog. Je me limite à deux/trois pages Facebook qui me permettent de pouvoir y trouver facilement des conseils, des jours de partage d’articles ou de comptes Instagram… Certes, il y a aussi beaucoup de promotion des blogs et des derniers billets, et je joue également le jeu (quand je n’oublie pas de partager mes récentes actualités). Le premier endroit où je partage mes articles reste le forum littéraire Livraddict. Une partie d’entre eux atteindront la cible, d’autres auront moins d’effet.

Autumn & Latte est en revanche inscrit sur Hellocoton. J’ai une relation un peu d’amour/haine avec ce réseau. J’ai déjà eu la chance d’avoir un de mes articles mis à la Une. Je ne le trouvais pas forcément extraordinaire, pour autant. J’ai parfois du mal à comprendre leur manière de sélectionner les articles. La deuxième chose est que j’ai souvent l’impression de revoir les mêmes blogueuses et le même type d’articles quotidiennement. Cependant, Hellocoton reste une source formidable d’inspirations et de découvertes. Cela me permet de suivre de nombreux blogs et de voir rapidement leurs actualités. J’apprécie le fait qu’une fois le nom du blog renseigné, le partage sur leur site se fait automatiquement. C’est un passage un moins sur les réseaux sociaux pour la promotion d’un article et ce n’est pas négligeable.

Vers une plus grande utilisation des réseaux sociaux pour Autumn & Latte ?

Source : Pixabay

Je prends petit à petit mes marques sur ce nouveau blog avec lequel j’ai envie de faire les choses bien, étape par étape. J’ai enchaîné les blogs ces dernières années, car je n’arrivais pas à m’y retrouver ou parce que je voulais aller trop vite. Définitivement, les réseaux sociaux, du moins certains, font partie des mes projets pour Autumn & Latte, notamment une page Facebook. J’ai des projets d’événements autour du blog et il est vrai que ce genre de supports pourrait énormément m’aider à les faire connaître, mais également à les organiser dès lors qu’il s’agit de club de lecture et ou de cinéma… Cependant, je ne pense pas que ce sera pour prochainement. Actuellement, ma priorité est de faire ma présentation sur la colonne latérale du blog et, pourquoi pas, un nom de domaine.

Livre et adaptation | Alias Grace

Alias Grace relate l’histoire de Grace Marks, jeune immigrée irlandaise au Canada devenue domestique. Accusée, avec James McDermott, du meurtre de ses employeurs, Thomas Kinnear et Nancy Montgomery en 1843, elle purge une peine de prison à vie quand le Dr Jordan se passionne pour son histoire et entreprend avec elle de retracer sa vie.

Alias Grace, le livre autant que son adaptation par Netflix, faisait partie de mes priorités pour 2018. L’année d’avant, je découvrais Margaret Atwood à travers sa dystopie féministe. The Handmaid’s Tale ou La servante écarlate était un énorme coup de coeur et la série est encore mieux, chose que je pensais impossible. C’est donc tout naturellement que je me suis dirigée vers ce nouveau titre et son adaptation.

Pas de dystopie féministe pour cette fois, Alias Grace nous plonge dans l’histoire vraie de Grace Marks qui aurait tué, avec l’aide de James McDermott, ses employeurs. Encore une fois, c’est un portrait de femmes de l’auteur que l’auteur nous propose et pas de n’importe quelle femme. A vrai dire, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en commençant le roman. Etait-ce une pure oeuvre de fiction retraçant cette histoire sordide, tout en profitant pour démontrer la condition de la femme à cette époque ? Ou une enquête romancée qui cherche à déterminer si elle était coupable ou innocente, un peu dans la lignée de ce que nous pouvons trouver pour Jack l’Eventreur, toute proportion gardée ?

Je penche personnellement pour la première solution, car, à aucun moment, je n’ai vu transparaître l’opinion de l’auteur à ce sujet. Coupable ou innocente, ce n’est pas le centre de son propos. C’est plutôt ce qu’essaie de déterminer le docteur Simon Jordan. J’y vois plutôt un moment pour Grace Marks de pouvoir s’exprimer, tout d’abord, librement, et, ensuite, en manipulant son auditeur, pas forcément en pensant mal, mais pour lui faire plaisir. Il est un des rares qui lui prêtait une oreille attentive, à être intéressée pour ce qu’elle a à dire et non pour le fait qu’elle était une meurtrière célèbre.

Le livre autant que la série le montrent parfaitement. Ils attendent tous les deux avec impatience ces moments où l’un parle enfin à quelqu’un qui l’écoute et respecte sa parole et l’autre écoute, pour satisfaire sa curiosité et avec un autre objectif en tête : le fait de prouver, dans un certain sens, l’innocence de la jeune fille. Toutefois, ce n’est pas ce que j’ai trouvé le plus intéressant dans cette relation entre Grace et Simon. Ce serait plutôt cette forme d’amour qui tient plus au fantasme et la subtile manipulation de la jeune fille envers le docteur qui lui donne ce qu’il attend. Il y a également beaucoup de sensualité qui se dégage, notamment dans la série avec des jeux de regards, des gestes qui semblent anodins et, parfois, lourds de sens. L’adaptation met aussi plus facilement en avant les fantasmes du docteur Jordan que le livre.

Cependant, ce que la série occulte un peu plus que le roman est tout ce qui touche à la sexualité, qui est beaucoup plus évoquée et qui est aussi une des raisons du départ du docteur Jordan. La question de la sexualité n’est pas centrale, mais elle tient une certaine place. Il y a une plus grande tension sexuelle avec le docteur et les différents personnages féminins. Dans la série, par exemple, la scène où Lydia, la fille du Gouverneur, prend la main de Simon Jordan lors d’une séance d’hypnose semble un peu incongrue dans la série dans la mesure où c’est un personnage qui a été peu vue dans l’adaptation. Elle est bien plus présente dans le roman et, en le lisant, le spectateur comprend mieux ce geste. Les relations entre toujours ce même docteur et sa logeuse ont aussi été raccourcies dans la série.

C’est aussi ce qui me fait voir cette dernière comme un résumé visuel et un peu détaillé du livre de Margaret Atwood. Peu d’autres éléments ont été apportés. Cette adaptation se concentre surtout sur les entretiens entre Grace et le docteur Jordan et les souvenirs de cette dernière. Il y a des éléments du livre qui sont parfois replacés, mais de manière incongrue. J’en ai quelques uns en tête et j’en ai déjà cité un peu plus haut. Le livre va plus loin. L’histoire du docteur a une importance quasiment égale et il y a des passages épistolaires entre sa mère et lui, avec un ami, des collègues. Il est aussi question de ses conquêtes, de ses propres souvenirs d’enfance avec les servantes de sa maison.

C’est ainsi qu’il réagit aux paroles de Grace et à ce qu’elle lui raconte. Cela démontre aussi qu’il est un homme de son temps, qui ne pense pas forcément aux femmes comme son égal, mais comme une servante, une épouse ou une prostituée. Nous avons vraiment ces trois figures dans la manière dont Simon Jordan perçoit les femmes. Elles ne peuvent pas être autres choses. Ce n’est clairement pas le personnage féministe de l’ouvrage, mais il met vraiment l’accent sur la condition et la vision de la femme durant le XIX siècle. Le pénitentiaire montre que la folie des femmes est surtout le fait des hommes. L’histoire de Grace démontre tout ce qu’elles peuvent endurer : le harcèlement des employeurs ainsi que le harcèlement sexuel, la condition de servante, la violence physique et verbale des hommes…

La série va ainsi à l’essentiel et ce n’est pas plus mal. Le livre m’a parfois donné du fil à retordre, non pas à cause du niveau de langue (c’est un anglais relativement facile), mais à cause de certaines longueurs. Comme dit plus haut, Margaret Atwood ne se concentre pas uniquement sur Grace, son histoire et les entretiens avec le docteur Jordan. Elle donne aussi un temps de parole à des personnages plus secondaires, notamment le fameux docteur. Cela casse parfois le rythme de l’histoire, car, même en tant que lectrice, j’étais suspendue aux lèvres de Grace, n’attendant que le moment où elle allait en arriver aux meurtres. Cependant, cela met trop de temps à arriver. Sur une petite brique de plus de cinq cent pages, il faut bien attendre de dépasser les trois cent pour que l’intrigue démarre réellement, à mon avis. Ces longueurs se font ressentir et, heureusement, l’adaptation faite par Netflix les occulte totalement… Et c’est tant mieux. Elle va à l’essentiel et se débarrasse du superflu. Pour autant, ce n’est pas une lecture qui m’a totalement déplu, ni même qui m’a donné envie d’explorer la bibliographie de Margaret Atwood. Son dernier roman me tente énormément. Je trouve qu’elle a tout de même un don pour raconter des histoires et pour mettre en scène des personnages féminins.

De la série, je retiens surtout l’incroyable interprétation de Sarah Gardon, qui tient le rôle principal. Ce n’est pas seulement parce qu’il s’agit du personnage central de la série, mais elle a une réelle présence à l’écran et elle écrase Edward Holcroft, qui joue Simon Jordan. Il est bon, mais l’actrice capte le regard. Elle joue parfaitement la candeur de Grace Marks, mais aussi la sensualité, la manipulation subtile que son personnage exerce et qui passe notamment par le regard et les gestes, les sourires ambigus. Dans le livre autant que dans son adaptation, nous ne savons pas toujours si elle est totalement honnête et innocente. J’ai parfois eu du mal à la croire. D’un autre côté, j’ai eu énormément de mal à la juger, car elle a des circonstances atténuantes. Indéniablement, c’est un personnage qui ne m’a pas laissé indifférente, que j’ai trouvé à la fois fascinante et dangereuse.

Alias Grace ne fut pas le coup de coeur que j’espérais pour ce début d’année, que ce soit pour le livre ou son adaptation, même si la balance penche plus pour la série. Cependant, je ne regrette pas cette découverte d’une histoire vraie dont j’ignorais tout. Je garde, pour l’instant, une petite préférence pour The Handmaid’s Tale.