City Guide Dublin

Après avoir passé une dizaine de mois à Dublin à arpenter la ville de tous les côtés, il était grand temps de livrer mes bonnes adresses. Bien entendu, vous retrouvez les marques classiques (H&M, Mango, Zara, Urban Outfiters, New Look, Dorothy Perkins…) mais d’autres, moins connues, valent également le détour.

Shopping

Siopella

Il y a quatre boutiques sur Dublin, ayant chacune plus ou moins une spécialité. La plupart proposent des articles de luxe de seconde main comme des sacs à mains Michael Kors, Louis Vuitton… Une des boutiques de Temble Bar propose la marque Siopella et une autre peu connue, Native Youth que j’aime beaucoup. Il y a quelques bijoux également. Pour les accros à la mode, un détour par leurs boutiques est obligatoire !

Adresses : 29 Wiclow Street ; 8 Cecilia Street ; 25 A Temple Bar ; 8 A Cow Street

Lucy’s Lounge

Une petite boutique dans Temple Bar qui propose, au premier étage, des bijoux de petits créateurs dublinois. Le sous-sol est rempli de fringues vintage et il ne faut pas avoir peur de fouiller et de prendre son temps.

Adresse : 11 Fownes Street, Dublin 2

Oasis

La seule chaîne que je présenterai dans la section shopping, mais je ne connaissais pas du tout avant de venir en Irlande. Résultat : je suis devenue accro et, ouf, il livre en France.

Adresse : 3 St Stephen’s Green, Dublin 2

Design

L’Irlande est assez dynamique de ce point de vue et Dublin a quelques très jolies boutiques où j’avais envie de tout acheter. Faites un tour au Kilkenny Design Centre sur Nassau Street. Il est à voir, mais ce n’est pas forcément celui que je préfère.

April & the Bear

Située dans le coin un peu plus « hipster » de Temple Bar (une zone que je recommande, à quelques pas de Christchurch et moins fréquenté que le centre même de Temple Bar), April & The Bear est une boutique surtout de décoration intérieure. Les pièces sont magnifiques, mais pas toujours abordables pour un budget étudiant. Cependant, il y a de quoi piquer de bonnes idées. Il y en a deux autres dans ce coin, mais j’ai malheureusement oublié leurs noms. Elles méritent aussi de s’y attarder. Je vous propose également deux autres adresses dans ce coin : un salon de thé et une librairie !

Adresse : Unit 1, Cows Lane, Dublin 2

Jam Art Factory

Cette boutique est un peu une institution à Dublin et il existe plusieurs adresses. On y trouve des bijoux, des petits articles de design (totebags, vase en ciment, carnets…), mais ils sont surtout réputés pour leurs affiches par des artistes irlandais. Ils ont des photographies, des choses plus graphiques autour de Dublin et de l’Irlande. Il y a des bonnes idées cadeaux et souvenirs.

Adresses : 64 Patrick St ; 14 Crown Alley ; Bown Lan W

Article

La boutique peut ressembler à Jam Art Factory, il y a aussi des affiches vraiment sympas. C’est d’ailleurs chez eux que j’ai acheté la mienne. Le choix est peut-être moins large, mais ils proposent des choses en plus : beaux livres sur la décoration, textiles, vaisselles. Et puis, la boutique est située dans un cadre absolument magnifique : le Powerscourt Shopping Centre.

Adresse : Powerscourt Townhouse, South William Street, Dublin 2

Culture

Je vous recommande les musées nationaux irlandais. Ils sont gratuits et très bien faits. Parmi mes préférés, je vous conseille Collins Barracks sur l’histoire et les arts décoratifs, le musée d’archéologie qui retrace l’histoire de l’Irlande de la Préhistoire au Moyen Age et la National Gallery. Cependant, voici quelques petits musées ou des librairies peut-être mois connus.

Hugh Lane Gallery

Elle se situe juste à côté de l’Irish Writers Museum (payant mais que je recommande pour les amoureux de la littérature irlandaise). Il est gratuit également. Architecturalement parlant, le bâtiment est aussi beau à l’intérieur qu’à l’extérieur et la collection est intéressante, notamment par sa mise en avant d’artistes irlandais.

Adresse : Charlemont House, Parnell Square N, Rotunda, Dublin 1

Chester beatty library

Encore un bel exemple de réhabilitation du patrimoine où l’ancien et le moderne se mélange parfaitement. Le musée ravira les amateurs de beaux livres et de manuscrits. Chester Beatty les collectionnaient pas uniquement pour leur contenu, mais surtout pour la forme. Il y a ainsi des manuscrits islamiques, japonais, français… Une collection accessible gratuitement !

Adresse : Dublin Castle, Dublin 2

Hodge & Figgis

Un nom qui n’est pas sans rappeler Harry Potter, cette librairie en a aussi la devanture. Hodge & Figgis est un détour obligatoire. Sur quatre étages, il est impossible de ne pas trouver son bonheur. Elle est vraiment à deux pas du Trinity College (autant dire que j’en ai passé des heures là-bas). Un peu d’histoire, il s’agit aussi de la plus vieille librairie d’Irlande.

Adresse : 56-58 Dawson Street, Dublin 2

THE GUTTER Bookshop

La librairie, dans le fameux coin de Temple Bar si peu fréquenté, tire son nom d’une citation d’Oscar Wilde… Ce n’est pas une librairie aussi grande que Hodge & Figgis, mais je l’aime beaucoup. Les livres sont bien mis en avant, elle est lumineuse.

Adresse : Cows Lane, Temple Bar, Dublin 2

Bonnes adresses pour manger

The Church

L’ancienne église où le fondateur de Guinness, Arthur Guinness, s’est marié, a été sauvé en devenant un bar, restauration et boîte de nuit un peu chic. Leur cocktail sont à tomber, tout comme leur plateau de fingers. Ce genre de plateaux sont très courant dans les pubs. Il y a généralement, des onions rings, des nuggets, des frites… Ce n’est pas la nourriture la plus saine mais, c’est un peu une institution. De plus, cette petite église est idéalement située, car juste dans un des quartiers commerçant de Dublin, juste à côté du plus grand Penneys (Primark) de la ville…

Adresse : Junction of Mary St. and Jervis St., Dublin 1

Queen of Tarts

Un salon de thé que j’adorais notamment pour leur apple crumble et apple pie. Elles sont divines. Ils ne se limitaient pas uniquement à des pâtisseries (traditionnelles), il y a aussi des possibilités pour le midi. Une adresse à tester.

Adresses : Dame Street, Dublin 2

KC Peaches

Ils sont peut-être plus connus et je l’ai fréquenté souvent, notamment le week-end. Pareil, autant salé que sucré, ils sont dans la mouvance healthy. Il m’arrivait souvent d’y manger le midi pour un prix très raisonnable. Cependant, j’y allais souvent le dimanche pour un scones (ils sont parmi les meilleurs de Dublin) et un chaï latte au lait de soja. Les deux adresses sont des endroits parfaits pour se poser et se détendre. Il faut notamment monter à l’étage de celui de Nassau Street où il y a des canapés très confortables et parfaits pour passer une après-midi à lire.

Adresses : 27-29 Nassau Street, Dublin 2 ; 54 Dame Street, Dublin 2

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Faut-il manger les animaux ? (2009) | Jonathan Safran Foer

Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête. Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d’une ferme où l’on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l’abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d’une civilisation qui respectait encore l’animal. Choquant, drôle, inattendu, ce livre d’un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.

Depuis quelques mois, les questions relatives à la nutrition me passionnent… Surtout depuis que j’essaie de changer mon hygiène alimentaire. Je m’étais renseignée sur les méfaits du sucre raffiné avec le témoignage de Nicole Mowbray, No sucre (article). Toutefois, là où j’aimerais apporter de véritables changements dans mes habitudes, c’est en ce qui concerne la consommation de la viande et mon rapport à elle. Je ne saurai encore me définir par une étiquette comme végétarienne, végétalienne ou vegan… J’explore encore. En revanche, je sais que je veux aller vers une consommation plus éclairée. Je n’exclue pas le fait d’arrêter de consommer de la viande ou de continuer mais d’une manière très raisonnée. En tout cas, après la lecture de cet ouvrage, je songe sérieusement à arrêter.

Pourtant, et de manière assez étonnante, Faut-il manger les animaux ? n’est pas forcément un plaidoyer pour le végétarisme, comme je l’attendais. L’auteur est lui-même végétarien et il parle honnêtement de son expérience : les raisons qui l’ont poussé vers ce type de régime alimentaire, les difficultés qu’il a pu rencontrer au début et le fait de s’y tenir, son rapport à la nourriture et l’aspect social et familial de cette dernière… Il en parle, mais jamais je n’ai ressenti l’obligation de penser comme lui ou qu’il s’agisse de la seule manière de faire. Il ne dénigre pas ceux qui choisissent de manger de la viande. Je l’ai trouvé plutôt respectueux de ce point de vue.

Il parle de la consommation de la viande et il dit qu’il n’a rien contre. Il espère juste une consommation plus raisonné des animaux, en diminuant les quantités et en arrêtant d’en manger quotidiennement. Il émet le souhait que, dès lors qu’une personne continue de manger de la viande, elle le fasse en connaissance de cause, en choisissant de la viande issue d’un élevage respectueux des animaux et abattue dans des conditions humaines et acceptables ainsi que d’un producteur local. Cela semble utopique aux premiers abords, mais je pense qu’il y a une demande de plus en plus grande pour une industrie agro-alimentaire plus responsable et respectueuse à la fois des animaux et de l’environnement.

Faut-il manger les animaux ? en fait l’écho. Cet essai, témoignage, enquête plonge le lecteur au coeur de l’industrie agro-alimentaire américaine, tout en faisant quelques comparaisons avec l’Europe également. Il parle de toutes les formes d’élevages intensifs : les volailles, les porcs, les poissons, les boeufs… Il fait vraiment un tour d’horizon de toutes les industries possibles. Il évoque les conditions d’élevage et les conséquences sur les animaux, les premières études des conséquences de l’élevage intensif sur les populations qui vivent près de telles fermes, les conditions d’abattage, le poids des lobbies américains qui font tout pour que rien ne change… L’auteur ne cache rien et, pour construire son livre, il s’est appuyé sur diverses études ou ouvrages qu’il cite. Je trouve ça plutôt positif qu’il cite ainsi ses références, cela donne encore plus de poids à son propos. Safran Foer n’a pas hésité non plus à entrer par effraction dans certaines fermes pratiquant l’élevage intensif pour livrer son ressenti et s’en rendre compte par lui-même. Il a aussi interrogé de nombreuses personnes travaillant dans cette industrie : des éleveurs, des directeurs d’abattoir…

L’impression qui me reste de ce livre est celle d’un ouvrage très bien documenté, qui mêle habilement les chiffres, les témoignages, l’expérience de l’auteur et la réalité. C’est une lecture qui m’a énormément fait réfléchir et réagir. J’ai une tendre pensée pour mon père qui a dû me supporter alors que nous étions en week-end tous les deux. J’étais en train de lire le livre à ce moment et je n’ai pas pu m’arrêter de lui en parler pendant les quasiment dix heures d’un aller-retour Strasbourg-Lyon en voiture. Je pense que le livre a dûment rempli son office. Ce livre de Jonathan Safran Foer est passionnant et je le referme en ayant le sentiment d’avoir appris plein de choses, comme, par exemple, le réel impact écologique et environnemental de l’élevage intensif.

En commençant Faut-il manger les animaux ?, je ne m’attendais pas à être totalement happée par ce que l’auteur disait. Il m’a fait réfléchir, bien plus que ce à quoi je m’étais préparée. Je n’espérais pas de cette étude de remettre en question ce en quoi je croyais. Il est définitivement à mettre entre toutes les mains. L’objectif n’est pas tant de convertir les lecteurs au végétarisme, véganisme et autre que de les renseigner sur cette réalité, ne serait-ce que pour des questions de santé publique. Je le recommande pour celles et ceux qui s’intéressent de près à ce type de questions.

Vers une vie sans sucre… L’expérience de Nicole Mowbray

Journaliste trentenaire aimant profiter de la vie, Nicole Mowbray a arrêté du jour au lendemain de manger du sucre – y compris les édulcorants – et tout ce qui en contient. Tout a changé pour elle : sa silhouette, sa peau, son sommeil, sa santé et jusqu’à ses relations avec sa famille et ses amis. Car on le sait aujourd’hui : le sucre n’est pas bon pour la santé. L’OMS a recommandé que l’on réduise de moitié la consommation de sucre, qui est de plus en plus considéré comme une substance addictive, au même titre que l’alcool et le tabac. Dans ce livre qui est à la fois un témoignage, une enquête et un guide pratique, Nicole Mowbray raconte en détail comment elle a procédé pour son sevrage, ses difficultés, mais aussi tous les bénéfices qu’elle en a retirés. Elle interroge de nombreux spécialistes (nutritionnistes, cardiologues, psychologues), donne quantité d’informations pratiques sur ce que l’on peut continuer à manger, et nous montre que si elle l’a fait, tout le monde peut le faire.

Nicole Mowbray est une journaliste qui a écrit pour des magazines féminins et qui, du jour au lendemain, a arrêté de consommer du sucre sous quasiment toutes ses formes (raffiné, fructose…). Ce nouveau mode de vie séduit de plus en plus, en témoigne les nombreux articles de blogs qui y sont dédiés ou les livres publiés sur les bienfaits d’un régime hypoglycémique. Celui de Nicole Mowbray en est un parmi tant d’autres. Danièle Gerkens a aussi écrit un ouvrage dans la même veine, par exemple.

Pourquoi et comment en suis-je venue à me pencher sur le sujet, outre sa certaine popularité ? Depuis quelques mois, je cherche à réellement améliorer mon hygiène de vie, de manière durable et, plus particulièrement, en changeant mes habitudes alimentaires. J’avais vaguement entendu parler de ce nouveau courant du no sucre ou no sugar, mais s’en savoir exactement en quoi il pouvait m’être bénéfique. L’OMS a pourtant recommandé de réduire, dans un premier temps, sa consommation de sucre, responsable de nombreuses maladies cardio-vasculaires, de diabètes et autres. Je me suis retrouvée avec ce livre entre les mains pour simplement me renseigner et je le termine plutôt convaincue d’entreprendre une telle désintoxication au sucre et de faire le premier pas vers une vie sans sucre.

Nicole Mowbray parle de sa propre expérience tout au long du livre : comment plus jeune, elle était totalement accro aux sucreries et aux délices sucrés comme les desserts ; ou comment en grandissant, elle se récompensait par des gâteaux, des pâtisseries, des barres chocolatées… Au final, du moment où se levait, jusqu’à celui du coucher, elle ingérait une quantité énorme de sucre alors que, parfois, elle pensait manger sainement. A travers sa prise de conscience, il y a aussi eu la mienne. Je ne mange peut-être pas autant de sucreries qu’elle, me passant aisément de dessert, ni même de manière aussi régulière, mais j’en mange tout de même beaucoup trop pour mon bien.

En lisant son expérience, j’ai apprécié son honnêteté. En effet, elle ne cache rien des difficultés à supprimer totalement le sucre de son alimentation après des années à en dévorer, mais aussi des effets secondaires de son sevrage et auxquels elle ne s’était pas préparée (nausées, grosses fatigues, baisses d’énergie…), renforçant l’idée que le sucre est une véritable drogue. Elle donne quelques conseils dont certains vont à l’encontre de ce qu’elle a pu faire. Par exemple, elle a arrêté véritablement du jour au lendemain alors qu’elle en consommait régulièrement. Elle explique qu’il vaut mieux réduire progressivement le sucre. Son ouvrage est également ponctué de quelques interventions de nutritionnistes, de coach sportifs, de dermatologues qui viennent appuyer ou compléter les propos de la journaliste, lui donnant une certaine légitimité.

Pour autant, si je pense me lancer dans un tel régime (elle vend plutôt bien les effets positifs qu’il a eus sur elle : un meilleur teint, un meilleur sommeil, une petite perte de poids…), ce n’est pas pour tout de suite. J’attends de me renseigner plus en avant en lisant peut-être d’autres ouvrages et l’expérience d’autres blogueuses dans le domaine. J’ai aussi envie de faire les choses bien.

Je garde aussi à l’esprit que ce livre, No sucre, est un premier lieu le compte-rendu de l’expérience d’une personne qui n’est pas une spécialiste de la nutrition et de la santé, d’où ma volonté d’attendre, de comparer d’autres récits, de voir la manière dont d’autres personnes ont tenté de réduire leur consommation de sucre… Cependant, il constitue une bonne entrée en la matière pour celles et ceux qui souhaiteraient se lancer pour avoir quelques idées sur la réalité de ce régime hypoglycémique. Je suis tout de même convaincue de l’intérêt de réduire ma consommation de sucre après lecture et il se peut que je vous reparle dans quelques temps du no sucre, à travers d’autres ouvrages et, peut-être, de mon expérience personnelle. Je ne reste pas fermée à cette éventualité.