Mode

Decluttering my closet #2 • Trier mon dressing

Il y a quelques jours, j’ai publié un article où je vous ai parlé de mon défi pour 2019 de changer mes habitudes de consommation en ce qui concerne le monde de la mode. Je continue cette série avec ce billet consacré au tri de mon armoire.

C’est une étape importante, pour moi, un nouveau départ. Comme je l’ai dit dans le premier article, j’ai longtemps été une accro au shopping et j’ai par ailleurs tendance à tout garder et accumuler. Résultat, je me retrouve avec la moitié des vêtement présents que je ne mets jamais, mais également dans lesquels je ne me retrouve plus du tout. Je peux passer des heures devant à pester, pour, finalement, me tourner encore et toujours vers les mêmes pièces dans lesquelles je me sens bien et confiante. En gros, il était temps de faire un tri. Surtout que ma vie d’étudiante prend bientôt fin et qu’il faut que je déménage à nouveau.

Objectif : trier mon armoire et déterminer ce dont j’ai réellement besoin

Étape 1. Tout sortir de l’armoire

De mon retour de Montpellier, je dois avouer que j’avais encore du linge dans mon sac de voyage et à repasser. Bref, des vêtements de partout et impossible de savoir ce que je possédais réellement. Ma première étape a été de tout sortir et de les rassembler dans un même endroit.

Étape 2. Trier et essayer

Peut-être la partie la plus plus amusante : prendre un à un les vêtements et les essayer. Je me suis posée plusieurs questions. Quand est-ce la dernière fois que je l’ai mis ? Est-ce une de mes pièces préférées et incontournables ? Je regarde aussi l’état du vêtement. Je ne compte pas m’embarrasser de pièces abîmés dont je sais pertinemment que je ne les mettrai plus, étant un peu maniaque de ce point de vue. Je me sépare également de ce qui ne me va plus.

Bilan de cette deuxième étape ? Il me reste encore de nombreuses pièces dans mon armoire, mais j’y vois un peu plus clair sur mes besoins réels, comme des hauts pour l’été. Pour tout le reste finalement, je suis plutôt bien pourvue. Mais j’ai pu enlever trois grands sacs.

Étape 3. Que faire de ces sacs ?

Je les ai trié en trois grandes piles.

  • Les affaires qui partiront au recyclage. Plusieurs possibilités existent. Certains magasins acceptent de reprendre les vêtements usagés, parfois en échange d’un bon de réduction.
  • D’autres seront d’abord proposés à ma mère ou à ma petite soeur. Nous faisons très souvent cet échange entre nous quand l’une ou l’autre vide et trie son armoire.
  • Vendre les plus belles pièces et celles qui sont les moins abîmées. À ce titre, je me lance dans l’aventure Vinted pour pouvoir les vendre… Affaire à suivre.
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Cycle 2019 • Decluttering my closet #1

En mai dernier, j’ai évoqué, dans un article intitulé Faire le pari des pièces de seconde main, les raisons qui me poussent, à l’heure actuelle, à acheter de plus en plus mes vêtements dans des friperies, des dépôts-ventes ou des vide-dressing. Ce n’est pas l’objet de cet article que de revenir sur le pourquoi, mais plutôt, comment je vais essayer de m’y tenir pendant un an, d’aller vers de plus en plus vers un dressing plus responsable. La seule exception que je m’accorde concerne les chaussures.

Un défi un peu fou ?

En 2019, j’ai sincèrement envie et l’intention de changer mes habitudes de consommation à ce niveau, en ne privilégiant plus du tout les grandes chaînes de distribution. J’ai longtemps été une grande accro à la mode, renouvelant sans cesse ma garde-robe. Certaines pièces ont été portées une ou deux fois. Je me rends aussi compte de la qualité déplorable de ces grands magasins dont la durée de vie des pièces ne dépasse rarement l’année.

Ce dont j’ai de plus en plus envie, ce sont des jolies pièces de qualité qui tiendront plus longtemps et qui me plaisent. Je cherche de moins en moins à suivre les tendances et je fais confiance à mes goûts personnels. Je remarque aussi depuis quelques mois que je ne prends plus plaisir à rentrer dans un Zara, H&M ou autres et de me dire que je vais acheter le même vêtement qu’une bonne centaine de filles porteront.

Mon objectif serait, à la fin de l’année, d’avoir réalisé 90% de mes achats de seconde main ou, à la rigueur de productions françaises. Je veux des achats plus raisonnés et raisonnables, en favorisant ce dont j’ai réellement besoin, tout en ménageant de la place pour quelques coups de coeur.

Et sur le blog ?

Après avoir terminé ma série d’articles sur mon expérience en Erasmus, j’entame une nouvelle série pour 2019 autour de ce défi que je me lance de placer cette nouvelle année sous le signe d’une mode plus éthique. J’ai déjà quelques articles différents en tête. Je pense continuer à partager mes bonnes adresses shopping et plus souvent. J’ai aussi envie de mettre en avant les petites merveilles que j’ai pu dénicher soit par des hauts, soit en proposant de temps à autre des tenues (je ne suis pas sûre encore sûre, mais cela fait des années que j’ai envie de tenter cette aventure sur le blog). En tout cas, je vais essayer de mettre en place un suivi régulier.

Faire le pari des pièces de seconde main

Deux ans auparavant, je regardais un documentaire sur Netflix… The True Cost. Ce dernier abordait la question de l’industrie de la mode et, pour la première fois, je prenais conscience de l’impact écologique et humain de la mode. Bien plus que les articles que j’avais pu lire à l’époque, ce documentaire a engagé ma réflexion autour d’une consommation plus éthique et responsable de la mode, en me demandant ce que je pouvais faire à mon niveau.

En deux ans, j’ai pu voir de véritables changements, et de plus en plus de blogs évoquent cette question, proposant leurs solutions. Au départ, je souhaitais explorer deux pistes : ne choisir que du made in France ou de regarder du côté des boutiques vintage, les dépôts-ventes et boutiques de seconde main. Une amie a testé la première solution et a dressé le constat suivant : ce n’était pas forcément bon pour un budget étudiant. La fabrication française a un certain coût et n’était pas si facile à trouver à l’époque. Depuis, ça s’est bien développé avec l’émergence de marques comme Make my Lemonade ou Opullence. Il serait peut-être intéressant de réitérer cette expérience du made in France.

Pour ma part, je me suis orientée vers des pièces de seconde main, malgré quelques a priori au départ. J’avais encore dans l’idée ce stéréotype de boutiques sombres, pleines de poussières et de vieilleries. Or, depuis deux ans que je fréquente plus ou moins assidûment ce genre de magasins, j’ai pu me rendre compte qu’il s’agissait plutôt de l’exception qui confirme la règle, et il y a de véritables pépites à dénicher.

Pourquoi les pièces de seconde main ?

Pull Love Moschino, acheté de seconde main dans un dépôt/vente, 50 euros.

Je me suis plutôt décidée pour des boutiques vintage ou des dépôts-ventes. Je recherche souvent des pièces de qualité qui dureront longtemps et que je n’aurai pas besoin de renouveler à chaque saison comme les jeans ou les pulls, notamment. De plus, entrent aussi en compte des considérations économiques. Si j’apprécie toujours la mode, j’ai juste de moins en moins envie de payer le prix fort. Et puis, j’avoue également mon amour pour des marques comme Sessun, Cos, Dehry, Ralph Lauren…

Choisir des boutiques vintage ou des dépôts ventes me semblaient le mieux pour combiner des considérations parfois contradictoires : préserver l’environnement, une mode qui soit plus éthique et responsable, un budget « vêtement » que je réduis volontairement pour pouvoir voyager, mon amour des belles pièces… Cela reste des raisons très personnelles.

Avez-vous déjà acheté des vêtements de seconde main ou qu’est-ce qui vous retient de le faire ?

Vers une armoire totalement de seconde main ?

À l’heure actuelle, si je devais déterminer la proportion entre vêtements neufs et vêtements à qui je donne une deuxième vie, je dirai que ces derniers forment le quart de mon dressing. Je compte également ceux que j’échange avec mes amies. C’est aussi une solution qui peut être envisagée. Parmi les articles « neufs », j’ai des pièces qui sont là depuis des années. Certains de mes manteaux ont presque dix ans et sont dans un état quasiment neuf. J’aurai quand même du mal à acheter certaines choses en seconde main : les manteaux et les chaussures en tête.

Cependant, en deux ans, j’ai tout de même changé mes habitudes de consommation en matière. Je ressors de plus en plus de chez H&M, Mango et Zara et autres les mains vides. J’achète encore du neuf chez Levi’s, Ralph Lauren… J’ai aussi mis l’accent sur ce dont j’ai réellement besoin. Je m’autorise peut-être une ou deux pièces à la mode du moment par saison. J’essaie toujours de les garder les plus longtemps possible. Je me rends aussi compte de plus en plus que passer dans mes boutiques de seconde main préférées est devenu une routine, un passage obligé.

Quelles sont vos bonnes adresses ?

Quel avenir pour mes vêtements ?

Petit sac Longchamp, environ 1980, 55 euros.

Je jette ce qui doit l’être, sans aucun souci. Le reste, ce qui peut encore être porté, est le plus souvent donné ou échangé avec mes soeurs, ma mère ou mes amies, parfois même des collègues de travail. C’est ce que je fais en priorité et, jusqu’à maintenant, j’ai toujours trouvé quelqu’un dans mon entourage pour reprendre mes vêtements et leur offrir une autre vie. J’ai peu vendu, de temps à autre sur des brocantes.

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