Faire le pari des pièces de seconde main

Deux ans auparavant, je regardais un documentaire sur Netflix… The True Cost. Ce dernier abordait la question de l’industrie de la mode et, pour la première fois, je prenais conscience de l’impact écologique et humain de la mode. Bien plus que les articles que j’avais pu lire à l’époque, ce documentaire a engagé ma réflexion autour d’une consommation plus éthique et responsable de la mode, en me demandant ce que je pouvais faire à mon niveau.

En deux ans, j’ai pu voir de véritables changements, et de plus en plus de blogs évoquent cette question, proposant leurs solutions. Au départ, je souhaitais explorer deux pistes : ne choisir que du made in France ou de regarder du côté des boutiques vintage, les dépôts-ventes et boutiques de seconde main. Une amie a testé la première solution et a dressé le constat suivant : ce n’était pas forcément bon pour un budget étudiant. La fabrication française a un certain coût et n’était pas si facile à trouver à l’époque. Depuis, ça s’est bien développé avec l’émergence de marques comme Make my Lemonade ou Opullence. Il serait peut-être intéressant de réitérer cette expérience du made in France.

Pour ma part, je me suis orientée vers des pièces de seconde main, malgré quelques a priori au départ. J’avais encore dans l’idée ce stéréotype de boutiques sombres, pleines de poussières et de vieilleries. Or, depuis deux ans que je fréquente plus ou moins assidûment ce genre de magasins, j’ai pu me rendre compte qu’il s’agissait plutôt de l’exception qui confirme la règle, et il y a de véritables pépites à dénicher.

Pourquoi les pièces de seconde main ?

Pull Love Moschino, acheté de seconde main dans un dépôt/vente, 50 euros.

Je me suis plutôt décidée pour des boutiques vintage ou des dépôts-ventes. Je recherche souvent des pièces de qualité qui dureront longtemps et que je n’aurai pas besoin de renouveler à chaque saison comme les jeans ou les pulls, notamment. De plus, entrent aussi en compte des considérations économiques. Si j’apprécie toujours la mode, j’ai juste de moins en moins envie de payer le prix fort. Et puis, j’avoue également mon amour pour des marques comme Sessun, Cos, Dehry, Ralph Lauren…

Choisir des boutiques vintage ou des dépôts ventes me semblaient le mieux pour combiner des considérations parfois contradictoires : préserver l’environnement, une mode qui soit plus éthique et responsable, un budget « vêtement » que je réduis volontairement pour pouvoir voyager, mon amour des belles pièces… Cela reste des raisons très personnelles.

Avez-vous déjà acheté des vêtements de seconde main ou qu’est-ce qui vous retient de le faire ?

Vers une armoire totalement de seconde main ?

À l’heure actuelle, si je devais déterminer la proportion entre vêtements neufs et vêtements à qui je donne une deuxième vie, je dirai que ces derniers forment le quart de mon dressing. Je compte également ceux que j’échange avec mes amies. C’est aussi une solution qui peut être envisagée. Parmi les articles « neufs », j’ai des pièces qui sont là depuis des années. Certains de mes manteaux ont presque dix ans et sont dans un état quasiment neuf. J’aurai quand même du mal à acheter certaines choses en seconde main : les manteaux et les chaussures en tête.

Cependant, en deux ans, j’ai tout de même changé mes habitudes de consommation en matière. Je ressors de plus en plus de chez H&M, Mango et Zara et autres les mains vides. J’achète encore du neuf chez Levi’s, Ralph Lauren… J’ai aussi mis l’accent sur ce dont j’ai réellement besoin. Je m’autorise peut-être une ou deux pièces à la mode du moment par saison. J’essaie toujours de les garder les plus longtemps possible. Je me rends aussi compte de plus en plus que passer dans mes boutiques de seconde main préférées est devenu une routine, un passage obligé.

Quelles sont vos bonnes adresses ?

Quel avenir pour mes vêtements ?

Petit sac Longchamp, environ 1980, 55 euros.

Je jette ce qui doit l’être, sans aucun souci. Le reste, ce qui peut encore être porté, est le plus souvent donné ou échangé avec mes soeurs, ma mère ou mes amies, parfois même des collègues de travail. C’est ce que je fais en priorité et, jusqu’à maintenant, j’ai toujours trouvé quelqu’un dans mon entourage pour reprendre mes vêtements et leur offrir une autre vie. J’ai peu vendu, de temps à autre sur des brocantes.

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