L’Envers du décor #8 • Ces applications que j’utilise pour mon blog

Un nouvel article pour l’Envers du décor, rendez-vous d’écriture autour du blogging auquel je participe depuis quelques mois maintenant. Pour voir mes articles publiés précédemment, vous pouvez cliquer sur ce lien. Le thème du mois de Novembre est Ces applications que j’utilise pour mon blog ou mes réseaux sociaux. J’ai surtout trois applications dont je ne peux plus me passer.

À lire également : Article de présentation de l’Envers du décor

PicTapGo

Cela fait quelques années que j’utilise cette application pour retoucher mes photographiques pour le blog et mon compte Instagram. J’aime sa simplicité d’utilisation et la rapidité des modifications.

StoryArt

Facile à utiliser, elle m’aide à avoir des jolies stories sur Instagram. Certains sets sont payant, d’autres sont gratuits. Mais ils restent très beaux.

Wunderlist

L’application dont je n’arrive pas à me passer. Elle permet de créer et gérer des listes en quelques clics. Je l’utilise énormément pour mon blog. À l’heure actuelle, j’ai plusieurs listes en cours : ma pile à lire, ma wish-list livres et CDs, les différents thèmes du mois russe et des idées pour d’autres mois thématiques. C’est la seule que j’utilise de manière quotidienne.

Et vous, quelles sont vos applications indispensables pour votre blog ?

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Alexandra CHRISTO • To kill a kingdom (2018)

Princess Lira is siren royalty and the most lethal of them all. With the hearts of seventeen princes in her collection, she is revered across the sea. Until a twist of fate forces her to kill one of her own. To punish her daughter, the Sea Queen transforms Lira into the one thing they loathe most—a human. Robbed of her song, Lira has until the winter solstice to deliver Prince Elian’s heart to the Sea Queen or remain a human forever.
The ocean is the only place Prince Elian calls home, even though he is heir to the most powerful kingdom in the world. Hunting sirens is more than an unsavory hobby—it’s his calling. When he rescues a drowning woman in the ocean, she’s more than what she appears. She promises to help him find the key to destroying all of sirenkind for good—But can he trust her? And just how many deals will Elian have to barter to eliminate mankind’s greatest enemy?

Premier roman de l’auteur anglaise, Alexandra Christo revoit et corrige l’histoire de La Petite Sirène qui a bercé mon enfance. Parmi les parutions pour 2018, To kill a Kingdom était de celle que j’attendais avec impatience. Je ne lis que très peu autour des sirènes et celui-ci m’a donné envie de changer la donne et de m’intéresser à ces créatures fantastiques. Je ne dirai pas qu’il s’agit d’un coup de coeur, mais définitivement d’une bonne surprise. Avant d’aller plus loin, je vous propose de votre mettre un peu dans l’ambiance en écoutant ce morceau d’Hans Zimmer qui m’a accompagné durant ma lecture.

Hans Zimmer – Mermaids

Pour commencer, j’ai aimé la manière dont l’auteur a repris cette histoire d’Andersen, repris ensuite par Disney. Certains éléments se retrouvent facilement : une sirène et un prince, une méchante reine de l’Océan… Toutefois, il y a des différences qui rendre l’intrigue et l’ambiance bien plus sombres. Ce n’est plus vraiment un conte pour enfants. Les sirènes sont issues de l’imagerie populaire par leurs beautés et leurs voix qui envoûtent les marins pour mieux les noyer et leur arracher le coeur, signes de pouvoir au fond de l’océan. Le prince est aussi un pirate qui chasse les sirènes. Les deux peuples se vouent une haine féroce et ils cherchent à s’exterminer. C’est réellement sur ce point que l’histoire reste classique et peu originale. La Reine de l’Océan ressemble physiquement et dans son comportement à Ursula du dessin animé. Elles partagent un certain nombre de caractéristiques et le rapprochement est facile à faire. Celle proposée par Alexandra Christo est juste un peu plus extrême (moins enfantin, je dirai) et torture volontiers sa fille.

Ce sont ces changements que j’ai très largement appréciés : un prince pirate, une ambiance beaucoup plus lugubre et portée sur la violence, une princesse guerrière qui n’hésite pas à tuer… Ils sont très bien exploités, mettant presque l’histoire d’amour entre Lira, la princesse et future reine des sirènes, et Elian, le prince-pirate, au second plan. Le plus important est leur quête d’un objet sacré, leurs raisons personnelles d’y arriver et comment ils comptent l’utiliser, les alliances qu’ils forgent… Comme convenu, sachant qu’ils viennent de deux races différentes, leurs buts ne sont pas les mêmes. L’intrigue est aussi faite de ces petits moments un peu sans surprise qui font que j’ai deviné rapidement certains événements, constituant une suite logique. Cependant, c’est assez divertissant de voir comment ils vont parvenir à atteindre leurs objectifs, tout en essayant de ne pas s’entretuer et, au final, c’est principalement ce que j’attendais en commençant ce roman, ni plus ni moins. D’où aussi le fait qu’il s’agisse d’une bonne surprise. Les pages se tournent et l’auteur a su me passionner par une intrigue qui est tout de même rythmée.

À dire vrai, je n’avais aucune attente particulière concernant ce premier roman et, au final, j’ai découvert un univers riche et parfois original, notamment pour les royaumes « terrestres », qui m’a tout de suite charmé avec une plume plaisante à lire, même si certains aspects restent conventionnels. Alexandra Christo arrive parfaitement à alterner les différents points de vue, en les rendant tout aussi intéressants l’un que l’autre et tout en ne cassant jamais le rythme.

Les figures de la Grande Guerre • Manfred von Richthofen, le Baron rouge

Né à Breslau en 1892, Manfred von Richthofen est un héros de l’aviation allemande durant la Première Guerre mondiale. Il compte quatre-vingt victoires à son actif, jusqu’à son décès en 1918. Il est plus connu sous son surnom de Baron rouge. Il inspire encore les auteurs et les cinéastes. Petite sélection de trois oeuvres autour de cette figure historique.

Baron rouge (2008) de Nikolaï Müllerschön

Allemagne – Première Guerre mondiale. Le jeune pilote Manfred von Richthofen, alias Le Baron Rouge, est une célébrité au sein de l’armée de l’air allemande. Sa passion pour l’aviation lui ferait presque oublier que la guerre bat son plein en Europe. Quand il tombe amoureux de la belle infirmière Käte, il réalise peu à peu que son image est utilisée à des fins de propagande. Il doit alors faire un choix entre son dégoût pour la guerre et son sens du devoir…

Avec : Matthias Schweighöfer, Till Schweiger, Lena Heady, Joseph Fiennes…

C’est avec ce film que j’ai pris connaissance de l’existence du Baron rouge et de son histoire. Il se base sur des faits réels comme sa rivalité avec l’aviateur canadien Roy Brown (Joseph Fiennes) ou le fait qu’il aurait été amoureux d’une infirmière, jouée par Lena Heady. Pour une première approche sur cette figure historique, ce biopic peut être intéressant et aborde les principales étapes de sa renommée. Le film est bien tourné et je retiens surtout les scènes de combats aériens. Il date de 2008, mais les effets spéciaux ont relativement bien vieilli. Ils restent impressionnants et agréables à regarder.

Anno Dracula, Le Baron rouge sang de Kim Newman

1918. L’Europe est aux mains des vampires. Commandant en chef des armées allemandes, le comte Dracula a juré d’anéantir l’Angleterre, tandis qu’Edgar Poe rédige les mémoires du Baron Rouge. On croise aussi Mata Hari, Kafka et un petit caporal au front barré d’une mèche brune, qui salue en tendant le bras…

Kim Newman est un auteur anglais dont j’adore sa série Anno Dracula, qui mélange personnages historiques et personnages de fiction dans un univers fantastique largement inspiré la littérature anglaise victorienne. Par exemple, dans le premier tome, Dracula côtoie la reine Victoria. Dans le deuxième tome, nous sommes en pleine Première Guerre mondial et le Roi des Vampires est au service de l’Empire allemand. Son héros ? Le Baron rouge. Il s’approprie cet aviateur, tout en l’incluant dans son univers, un brin steampunk. J’adore ce mélange de genres et l’humour de l’auteur qui a une imagination débordante et ce deuxième opus est parfait. Tout fonctionne à merveille.

Baron rouge, Le bal des mitraillettes ; Pluie de sang ; Donjons et Dragons de Pierre Veys et Carlos Puerta

Baron Rouge est une fiction librement inspirée de la vie de Manfred Von Richtohfen ainsi que des évènements et personnages historiques liés à la Première Guerre Mondiale.

Une série en trois tomes autour de Manfred von Richthofen. Je m’attendais à des livres plus proches de la vérité historique. Le scénariste lui donne un pouvoir un peu mystique : il peut pressentir les mouvements de ses adversaires avant qu’ils les effectuent… J’ai eu du mal avec cet aspect de l’intrigue qui dénature un peu, à mon avis, la figure du Baron rouge. Après, ces trois ouvrages se laissent lire et je les ai enchaîné. Cependant, quelques jours après, je n’en garde pas un souvenir impérissable. Je garde plus en mémoire les dessins de Carlos Puerta qui sont magnifiques.

Décembre sera russe… Russian Winter 2018

L’année 2018 a été marquée par la forte présence de la Russie dans les médias, notamment avec la Coupe du monde de football. Elle a aussi vu une date anniversaire, celle des cent ans de la mort des derniers Romanov. Une belle année pour mettre en avant la culture russe. Cependant, ce qui a réellement présidé à l’organisation de ce mois dédié à la Russie est d’abord la volonté d’Honha et moi de découvrir sa littérature. À partir de là, nous avons élargi notre champ d’exploration pour englober d’autres thématiques. Nous avons élaboré un programme pour vous guider dans ce mois russe. Il n’est pas figé et des articles qui n’entrent dans aucun des thèmes sont les bienvenus également. L’objectif : partager le plus possible autour de la culture russe et de la Russie durant tout le mois de décembre.

Quelques remarques et règles avant de passer au programme.

  • Il n’est pas obligatoire de réaliser tout le programme. Un article suffit.
  • Un article reprenant toutes les participations sera publié à la fin. Pour être sûr(s) d’y figurer, il suffit juste de me laisser le lien en commentaire sur le blog ou sur le sujet Livraddic.
  • Il est possible (et fortement encouragé) de proposer des articles qui ne correspondent pas aux thèmes. Vous pouvez toujours le soumettre et je l’ajouterai avec plaisir à la liste finale.

Place au programme !

01 : Article de présentation

02 : La Russie sur les écrans

03.

04 : L’histoire russe

05.

06 : La Saint Nicolas (auteurs s’appelant Nicolas, personnages principaux ayant ce même nom, la tradition du Saint Nicolas en Russie…)

07.

08 : KGB vs. Mafia russe (lire un roman, voir un film soit sur la mafia, soit sur les services secrets russes et, à la fin, nous comptons les points)

09.

10 : Les Romanov

11.

12 : Théâtre et ballets russes

13.

14 : Un classique de la littérature russe

15.

16.

17 : Personnages russes emblématiques

18.

19.

20 : Les grandes villes russes

21.

22 : Un auteur contemporain

23.

24 : Un article musical

25.

26.

27 : Les grands espaces russes

28.

29. Documentaires sur la Russie

30.

31 : Une recette

Qui est partant(e) ?

La magnifique bannière a été réalisée par Kraken Vanilhez. n’hésitez pas à la suivre sur Instagram. C’est aussi elle qui a réalisé le header du blog pour cet hiver.

Mes trois lectures d’Halloween

Cette période de l’année rime avec Halloween et, pour l’occasion, j’aime toujours me plonger dans quelques lectures frissonnantes. J’ai choisi trois lectures abordant des thèmes différents. Malheureusement, 2018 n’a pas été une très bonne année avec cette sélection.

Asylum de Madeleine Roux

For sixteen-year-old Dan Crawford, New Hampshire College Prep is more than a summer program—it’s a lifeline. An outcast at his high school, Dan is excited to finally make some friends in his last summer before college. But when he arrives at the program, Dan learns that his dorm for the summer used to be a sanatorium, more commonly known as an asylum. And not just any asylum—a last resort for the criminally insane.

As Dan and his new friends, Abby and Jordan, explore the hidden recesses of their creepy summer home, they soon discover it’s no coincidence that the three of them ended up here. Because the asylum holds the key to a terrifying past. And there are some secrets that refuse to stay buried.

Le premier ouvrage de ma sélection. Pour ma part, les asiles sont des lieux d’horreur et d’épouvante par excellence, détestant tout, absolument tout ce qui touche au monde du médical. Ils sont même à la première place. À vrai dire, c’est plutôt à cause de ma peur panique de ce milieu que ce roman de Madeleine Roux m’a fait peur… Et encore ! Il est loin de m’avoir donné des cauchemars ou m’empêcher de le lire une fois la nuit venue. De ce point de vue, qui est juste primordial à mes yeux, l’effet est un peu raté.

Cependant, ce livre n’est pas non plus une totale déception. Tout au long de ma lecture, j’ai toujours eu envie d’en savoir plus, d’apprendre ce qui allait arriver aux différents personnages et pourquoi ils semblaient lier à cet endroit. Il y a quelques petites interrogations intéressantes et dont j’ai eu envie de connaître les réponses. La fin m’a tout de même fait dire « tout ça, pour ça…« . Le roman se termine de manière satisfaisante, tous les mystères trouvant leurs résolutions, je ne compte pas lire la suite.

The Call de Pear O Guilin

Imagine a world where you might disappear any minute, only to find yourself alone in a grey sickly land, with more horrors in it than you would ever wish to know about. And then you hear a horn and you know that whoever lives in this hell has got your scent and the hunt has already begun.

Could you survive the Call?

De ma pré-sélection, c’est le roman que j’étais le plus impatiente de découvrir. Il a fait l’objet d’un club de lecture au Trinity College, le seul que j’ai manqué. Ce premier tome avait réellement tout pour me plaire : l’action se déroulant en Irlande, l’utilisation du folklore et de la mythologie irlandaise et une idée de départ très originale.

Très vite, le drame ! Malgré un univers amplement développé et très bien expliqué, l’auteur prenant son temps pour disposer les différents éléments de l’intrigue, le tout manque presque d’un peu de dynamisme et je me suis profondément ennuyée. Certains aspects sont plaisants : savoir ce qui se passe durant l’Appel de quelques personnages. Toutefois, ils sont secondaires voire tertiaires dans l’intrigue et le lecteur peut parfois s’y perdre. Pour ma part, je me suis posée la question si l’auteur n’en a pas oublié Nessa, son personnage principale. J’ai eu le sentiment d’attendre trop longtemps pour que ça soit son tour que je me suis lassée de voir les autres encore et encore. Petit à petit, j’ai perdu tout intérêt pour ce roman au point de l’abandonner.

Harmony House de Nic Sheff

Jen Noonan’s father thinks a move to Harmony House is the key to salvation, but to everyone who has lived there before, it is a portal to pure horror.

After Jen’s alcoholic mother’s death, her father cracked. He dragged Jen to this dilapidated old manor on the shore of New Jersey to “start their new lives”—but Harmony House is more than just a creepy old estate. It’s got a chilling past—and the more Jen discovers its secrets, the more the house awakens. Strange visions follow Jen wherever she goes, and her father’s already-fragile sanity disintegrates before her eyes. As the forces in the house join together to terrorize Jen, she must find a way to escape the past she didn’t know was haunting her—and the mysterious and terrible power she didn’t realize she had.

Changement de thématiques avec cette fois-ci une maison hantée. Le roman m’a attiré par sa couverture et son résumé. Je me suis dit qu’il serait parfait pour frissonner lors de la période d’Halloween. Le prologue et le premier chapitre ont été une bonne surprise et m’ont laissé comme un bon présage pour la suite. Malheureusement, le livre ne s’est pas totalement révélé à la hauteur de mes espérances.

Ce prologue n’a pas grand chose à voir avec le reste de l’intrigue. C’est une récurrence tout au fil du roman. L’auteur introduit souvent des nouveaux éléments dans son histoire qu’il exploite et qu’il évacue tout aussi vite. Ce prologue n’est qu’un exemple parmi d’autres. L’impression qui s’en dégage est brouillonne et inachevée. Pourquoi amener des aspects nouveaux dans l’histoire si ce n’est pas pour les utiliser ? À cela s’ajoutent des révélations et des événements qui arrivent comme un cheveu sur la soupe. Ils s’enchaînent parfois très mal et il y a de nombreux passages que j’ai dû relire. Il y a pourtant du potentiel avec des moments où la tension et le super naturel forment un bon mélange, plutôt bien dosé. Cependant, tout s’enchaîne trop vite. Je suis vraiment très déçue par ce roman.

2 séries pour Halloween

2 séries-2

The Haunting of Hill House

Plusieurs frères et sœurs qui, enfants, ont grandi dans la demeure qui allait devenir la maison hantée la plus célèbre des États-Unis, sont contraints de se réunir pour finalement affronter les fantômes de leur passé, dont certains sont encore bien présents dans leurs esprits alors que d’autres continuent de hanter la fameuse Hill House.

Au début du mois, Netflix a proposé une nouvelle mini-série, inspirée de l’ouvrage de Shirley Jackson, Maison hantée en français. J’y suis allée un peu à reculons. Autant j’adore lire des romans dans ce genre, autant je fuit tout ce qui est film et série dans cette veine. Je suis beaucoup plus sensible aux images. Pourtant, c’est une adaptation que j’ai largement dévoré, enchaînant les épisodes.

Pourquoi ? La série fait pourtant peur et il y a quelques moments où j’ai sursauté ou pendant lesquels je me suis cachée les yeux. J’ai tout de même continué, car ces passages ne se faisaient pas gratuitement pour effrayer le spectateur. Il y avait un objectif derrière, une explication autre que de vouloir provoquer des cris et des sursauts. J’ai vraiment aimé le fait que chacune de ces scènes trouvait une justification : celle des regrets, des secrets… Cela donne plus l’impression d’un thriller psychologique psychologique avec, au centre de tout, les relations familiales dans toutes leurs complexités.

Netflix nous régale également par une production aux images léchées. J’ai adoré l’esthétique de la série avec ses ambiances très bleutées. Mais, ce ne serait pas rendre justice à la manière dont la série a été filmée et qui frise parfois le génie, notamment dans l’épisode, le sixième si mes souvenirs sont bons, qui lie le présent et le passé dans une seule et même ambiance. La tension est parfaitement maîtrisée d’un bout à l’autre. La performance des acteurs et plus particulièrement des enfants est à saluer. Ils sont tous excellents.

Malgré une certaine appréhension au départ, The Haunting of Hill House est un coup de coeur, inattendu mais total. Il s’agit probablement d’une première pour une série de ce genre. Je pense également qu’il s’agit d’une des meilleures productions Netflix à ce jour. Définitivement une série à voir et qui sera parfaite pour la soirée d’Halloween.

Chilling adventures of Sabrina, Saison 1

Les aventures surnaturelles de la jeune sorcière Sabrina Spellman, dans la petite ville américaine de Greendale.

Quand j’étais plus jeune, il était impossible de passer à côté de Sabrina, L’apprentie sorcière. L’annonce par Netflix de proposer un rebut de cette série qui a marqué mon enfance était presque comme un cadeau. La bande-annonce ne m’a pas déçu et elle promettait une nouvelle série bien plus sombre.

Et c’est clairement ce que j’ai eu tout au long des dix épisodes qui constituent la première saison. Elle est loin de la première version gentillette et c’est tant mieux. Elle semble déjà un peu plus réaliste en développant un univers qui se rapproche plus de la tradition et qui m’a fait penser à une autre série sur la sorcellerie et les sorcières, Salem. Nous sommes un peu dans cette veine au niveau de la mythologie, mais j’ai trouvé cet aspect vraiment très intéressant et plutôt bien développé.

Je me suis rapidement prise au jeu et j’ai enchaîné très rapidement les épisodes, car il n’y a aucun temps de répit. Il y a une bonne tension et des touches de suspens, qui en font une bonne série à regarder sans modération. Sur d’autres aspects, cette nouvelle adaptation n’est pas révolutionnaire et je l’ai parfois trouvé quelque peu cliché, notamment en ce qui concerne le personnage principal, Sabrina Spellman, qui réussit un peu trop souvent ce qu’elle entreprend. Cependant, je tire mon chapeau à Miranda Otto dans le rôle de Tante Zelda. Elle est juste incroyable.

Cette première saison a largement su me convaincre et je serai au rendez-vous pour la deuxième, car, malgré quelques révélations sans grande surprise, le dernier épisode a su piquer ma curiosité pour la suite.

Louise O’NEILL • Asking for it (2015)

It’s the beginning of the summer in a small town in Ireland. Emma O’Donovan is eighteen years old, beautiful, happy, confident. One night, there’s a party. Everyone is there. All eyes are on Emma.

The next morning, she wakes on the front porch of her house. She can’t remember what happened, she doesn’t know how she got there. She doesn’t know why she’s in pain. But everyone else does.

Photographs taken at the party show, in explicit detail, what happened to Emma that night. But sometimes people don’t want to believe what is right in front of them, especially when the truth concerns the town’s heroes…

Il ne m’est jamais arrivé d’écrire ma chronique en même temps que ma lecture de l’ouvrage. J’attends toujours de l’avoir terminé ou quelques jours après pour en parler. Je bouscule mes habitudes avec Asking for it, livre lu dans le cadre du club de lecture de la librairie anglaise, Le Bookshop de Montpellier. Pourquoi un tel changement ? Alors que je commence ce billet, je n’ai pas encore une centaine de pages de ce roman et, pourtant, les idées de sujets à évoquer ne manquent pas. Beaucoup d’aspects du livre me font réagir. Mes impressions se feront en deux temps : avant le viol et après.

Dès les premières pages, c’est presque un dictionnaire du harcèlement qu’une femme peut subir, même à un âge aussi jeune qu’Emma : les Klaxons de voitures, les sifflements, les regards appuyés et les commentaires grivois ou clairement insultants, les accostes douteuses, les mains baladeuses, le slut shaming… Il y a une gradation vers le drame, une des pires violences qui peuvent être faites, le viol. On sent le drame approcher et le lecteur sait qu’il sera inévitable, malheureusement.

Je trouvais le titre français relativement terrible, Une fille facile. En lisant la première partie, je comprends mieux pourquoi ce choix, car c’est ainsi que bien trop souvent des filles ou des femmes partageant le même comportement qu’Emma, le personnage principal, sont qualifiés. Combien de fois n’avons nous pas entendu qu’unetelle était une fille facile parce qu’elle est jolie et en joue ou plaît aux hommes et le sait ? Parce qu’elle flirte souvent ? Parce qu’elle s’amure ou s’habille comme elle l’entend ? Finalement, les deux titres se valent dans l’idée qu’ils souhaitent véhiculer. Cela ne justifie pas pour autant l’acte de violence sexuelle qui sera commis.

À ce titre, je trouve la manière dont l’auteur présente son personnage principal intéressante. Elle rend Emma presque détestable. On ne peut pas dire qu’elle soit la meilleure des amies avec sa jalousie presque maladive pour l’une d’entre elles à cause de son argent. Elle n’est pas du tout compréhensive envers son autre amie, Jamie, qui, on le devine aisément, a aussi été violée. Elle n’hésite à lui dire sans honte, « it’s happened to loads of people. It happens all the time. You wake up the next morning and you regret it or you don’t remember what happened exactly, but it’s easier not to make a fuss.« . Cette déclaration fait un drôle d’écho avec ce qui va se passer ensuite. Par d’autres aspects, Emma m’est sympathique. En effet, tout est toujours ramené à son physique et à sa beauté, même sa mère, dans la toute première scène, ne semble voir que cet aspect de sa fille, et, dès les premières pages, une sorte de malaise s’installe. Emma n’est évoquée que par cela et non pour ses compétences, son intelligence, ses aspirations… Elle est juste jeune et jolie et c’est aussi un reflet de notre société actuelle.

J’ai aimé la manière dont l’auteur fait la jonction entre l’après et l’avant viol d’Emma, en mettant le lecteur à la place de cette dernière, en faisant un espèce de black-out littéraire qui fait écho à celui du personnage principal. De ce fait, j’ai trouvé la manière dont on apprend ce qui s’est réellement passé encore plus choquant et insoutenable, car, comme Emma, le lecteur n’en a pas eu conscience. Cette scène m’a profondément troublé, non seulement par la description des photographies et des vidéos qui ont été postées sur Facebook, mais également par le fait que Louise O’Neill a choisi une narration à la première qui plonge le lecteur directement dans les pensées d’Emma. Tout son fil de pensées se déroule devant nos yeux et ce très court moment m’a particulièrement mis mal à l’aise.

La suite est tout aussi oppressante et surtout révoltante sur bien des aspects. Le premier tient à la manière dont le procès, ou plutôt son absence m’a agacé. Comment ne pas prendre au sérieux la plainte d’Emma alors que les preuves sont aussi parlantes ? Pourquoi les photographies mises sur Facebook ne sont-elles par des preuves recevables alors qu’elles montrent le crime de manière bien évidente ? Il y a un passage qui exprime parfaitement cette idée. Emma rappelle que ses agresseurs sont innocents jusqu’à preuve du contraire alors qu’elle est déjà jugée coupable sans autre forme de procès. Même dans le village irlandais, les camps se déchaînent et tous semblent condamner la jeune fille et la prendre pour la coupable de cette histoire. Le titre du livre revient très souvent et je trouve qu’il prend tout son sens, car c’est ce que tout le monde lui répète, « she was asking for it« . C’est souvent l’excuse ou la phrase qui revient tout le temps chez les violeurs pour justifier leurs actes et c’est juste révoltant.

Mais peut-être pas autant que le comportement des parents d’Emma qui ne font pas du tout face à la réalité. Ils fuient totalement leur fille et ne font preuve d’aucune compassion envers elle. Ils n’essaient même pas de comprendre, de lui demander comment elle va réellement. Ils s’inquiètent plus pour leurs apparences et ce que le village pense d’eux, de manière totalement égoïste. À aucun moment je n’ai senti de soutien de leur part pour leur fille. Je ne les ai pas compris . Le seul qui démontrait un réel intérêt est Bryan, le frère d’Emma qui voulait toujours savoir comment sa soeur allait, quels étaient ses projets pour l’avenir… Il y avait quelque chose de touchant et de désespéré dans sa volonté de ramener l’ancienne Emma.

La fin ne m’a pas choqué. Il est vrai que j’aurai aimé qu’elle soit différente, qu’Emma ait le courage d’aller jusqu’au bout. Cependant, elle est une conclusion logique de tout ce que j’ai rapidement abordé dans les deux derniers paragraphes. Même si je n’approuve pas totalement son choix, je le comprends parfaitement, car elle n’avait personne pour la soutenir. Les dernières pages me semblent plus réalistes ainsi, en fait. Elles finissent sur la touche qu’il fallait. Asking for it n’a pas été une lecture facile tout au long et il y a eu de très nombreux passages difficile, mais je pense que c’est une lecture nécessaire, un roman à mettre entre toutes les mains. Le sujet est difficile, mais terriblement d’actualité. Louise O’Neill le traite brillamment, avec beaucoup de finesse.