The Dark Between (2013) » Sonia Gensler

At the turn of the twentieth century, Spiritualism and séances are all the rage—even in the scholarly town of Cambridge, England. While mediums dupe the grief-stricken, a group of local fringe scientists seeks to bridge the gap to the spirit world by investigating the dark corners of the human mind. Each running from a shadowed past, Kate, Asher, and Elsie take refuge within the walls of Summerfield College. But their peace is soon shattered by the discovery of a dead body nearby. Is this the work of a flesh-and-blood villain, or is something otherworldly at play? This unlikely trio must illuminate what the scientists have not, and open a window to secrets taken to the grave—or risk joining the spirit world themselves.

Aujourd’hui, la période victorienne est à l’honneur pour le mois anglais. À cette occasion, je vous présente ma dernière lecture, The dark between de Sonia Gensler. L’intrigue se situe à la toute fin de cette période historique fascinante qui continue d’inspirer les auteurs. Gensler s’intéresse au spiritisme qui a rencontré un franc succès sous le règle de Victoria. Si je me fiais à la couverture et au résumé, son roman avait tout pour me plaire : une touche de surnaturel, une ambiance qui rappelle les romans gothiques et creepy à souhait, des mystères…

L’histoire démarre plutôt bien. Elle s’ouvre sur une séance de spiritisme qui ne se déroule pas comme prévue. Le ton est donné et cette première scène est pleine de promesses pour la suite. Malheureusement, tout s’est rapidement effondré dès la fin du premier chapitre. Je n’ai pas retrouvé le frisson de ce petit passage, ni même l’ambiance. La suite se révèle décevante. Elle est plate. L’auteur met en place une trace de mystères pour chacun des personnages. Quel est l’objet de la dispute entre Asher et son père ? Est-ce qu’Elsie a des pouvoirs ? Comment est mort le père de Kate ? Pourtant, il a manqué l’étincelle, car, à aucun miment, j’ai eu envie d’en savoir plus. Il manque un petit « je-ne-sais-quoi » pour créer l’envie et l’attente. J’ai abandonné ma lecture aux alentours d’une centaine de pages, car l’histoire est devenue longue et peu intéressante.

La succession des points de vue entre les trois personnages n’arrange pas le rythme du roman. J’ai apprécié Elsie. Du trio, elle est la plus intéressante, mais elle n’est pas le personnage principal. C’est dommage, car elle est la seule qui a une trame qui m’a plu. Quant à Asher et Kate, ils sont presque fades en comparaison. Je ne me suis pas du tout attachée à eux. C’est une autre raison de mon abandon. Ils n’ont pas apporté le petit plus que j’espérais pour ne pas abandonner ma lecture.

Je n’ai pas retrouvé l’ambiance des premières pages, malgré les secrets et les meurtres. Ce n’est plus aussi sombre et pesant. Je suis déçue par cet aspect du roman, sur lequel j’ai placé tout de même beaucoup placé beaucoup d’espoir. La présence du surnaturel est presque négligeable. J’ai été en attente de voir apparaître quelques fantômes ou esprits. J’en ai eu quasiment aucun et je me suis lassée à force.

The dark between est une déception. J’ai placé quelques espérances dans ce roman. En définitif, je suis passée totalement à côté de l’histoire, des personnages alors qu’il y a de quoi faire une bonne intrigue.

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Little Monsters (2018) » Kara Thomas

« Vous est-il déjà arrivé de vouloir quelque chose au point d’en mourir ?  » Quand elle emménage à Broken Falls, une nouvelle vie commence pour Kacey. Tout le monde ici est tellement gentil. Et elle se fait même des amies, Bailey et Jade, qui l’accueillent à bras ouverts. Mais, soudaine, ces dernières se montrent étrangement distantes. Et elles omettent de l’inviter à la plus grosse soirée de l’année. Kacey, décidée à confronter ses amies, n’en aura pourtant jamais l’occasion : après la fête Bailey disparaît sans laisser de traces. Broken Falls ne semble plus si chaleureuse. Surtout pour elle, la nouvelle. Kacey est sur le point d’apprendre deux choses très importantes : parfois, les apparences peuvent se révéler trompeuses. Et parfois, quand on est la nouvelle, il ne faut faire confiance à personne.

Aveline m’en a parlé des jours durant, en me promettant que je ne pouvais qu’adorer ce roman. Nous partageons le même goût pour les romans aux ambiances un peu particulière. En gros, plus c’est creepy, plus on aime. Depuis ma lecture d’Hex de Thomas Olde Heuvelt, je n’avais plus trouvé de livres qui m’ont autant happé et/ou fait faire des cauchemars. Heureusement, Livraddict le proposait en partenariat avec Castlemore ! L’occasion rêvée pour le lire. Je les remercie chaleureusement pour cette opportunité.

Par où commencer ? Globalement, ce Little monsters est un coup de coeur, le seul du mois de mai, à vrai dire. Cependant, je pense que la classification en Young adult pourrait desservir ce roman. Je n’y aurai peut-être pas prêté plus attention, sans les conseils d’Aveline. Alors, certes, les personnages principaux sont des adolescents, mais leur noirceur, leurs actions n’ont rien à envier à ceux des adultes. Ils ont autant de secrets sombres et de violences qu’ils contiennent parfois difficilement. Je les ai trouvé intéressants, notamment le trio d’amies et leur évolution : Kacey, Bailey et Jade. L’histoire débute et elles semblent être les meilleures amies du monde. Pourtant, au fur et à mesure, le lecteur apprend que toute cette belle amitié n’est qu’une façade. J’ai adoré l’alternance des points de vue entre Kacey, la narratrice principale et qui vit l’enquête, et les extraits du journal intime de Bailey qui permet aussi de voir les jalousies présentes dans le groupe d’amies. Finalement, le titre est très bien trouvé et ces jeunes filles en deviennent effrayantes. Elles sont une bonne raison de découvrir ce thriller. Elles m’ont parfois laissé sans voix, et c’est un des points que je retiens.

Le deuxième tient à l’ambiance que Kara Thomas met en place. Je suis très sensible aux atmosphères dans les romans, et plus particulièrement dans les ouvrages d’horreur/épouvante et les thrillers psychologiques. Si l’effet est raté, j’ai tendance à abandonner ma lecture. Heureusement, ce ne fut pas le cas avec ce Little Monsters. J’ai savouré chacune des pages. Le climat de tension s’installe doucement et progressivement. Au début, tout semblait parfait. Puis, quand Bailey disparaît, tout s’effondre et les personnages ne cessent de s’accuser les uns et les autres, se renvoyant chacun la responsabilité. L’auteur réalise un sans-faute, car, en tant que lectrice, j’ai aussi pu ressentir l’étau se resserrer, en me sentant presque oppressée également. Ce que j’ai trouvé brillant de la part de l’auteur est de lier l’intrigue avec un massacre local qui est devenu une légende urbaine dans la ville, une histoire de fantôme. Il vient renforcer le climat sombre et torturé qui s’empare de la petite ville de Broken Falls. Je me suis souvent demandée quand l’intrigue allait balancer vers le fantastique, mais je n’en dis pas plus.

L’histoire m’a également bluffé. Je suis plutôt bon public pour ce genre de romans, car je ne suis pas toujours la plus douée pour échafauder des théories qui soient un temps soit peu proche de la réalité. Du coup, je suis souvent étonnée par les dénouements et les rebondissements. J’ai été servie avec cette lecture. Pourtant, tous les indices étaient présents tout au long du roman, bien avant que l’enquête ne commence réellement. En y repensant, certaines paroles, certains gestes ou comportements prennent un tout autre sens une fois la fin connue, alors qu’ils semblaient anodins aux premiers abords. C’est un des aspects du livre qui m’a le plus plu : comment des petits points revêtent, au final, une importance indéniable et la clé de la résolution du mystère. Les dernières pages m’ont laissé sans voix, car elles étaient loin de ce que j’avais pu imaginer, tout en tenant la route. Le coupable n’était pas du tout celui auquel je pensais tout au long de l’enquête. L’auteur brouille admirablement bien les pistes. À chaque fois qu’un élément nouveau apparaissait, j’accusais une autre personne. Kara Thomas a su mener son intrigue d’une main de maître. Impossible de lâcher ce roman à partir du moment où je l’ai commencé.

Kara Thomas signe ici un très bon thriller psychologique. Bien meilleur que ce à quoi je m’attendais au départ, je l’avoue. Je referme ce roman avec l’envie de découvrir d’autres titres de l’auteur. Elle devrait prochainement publier The Cheerleaders qui a l’air dans la même veine et que je me ferai un plaisir de lire.

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1922 (2017)

Une série de phénomènes persuadent un homme qu’il est hanté par son épouse dont il a commis le meurtre.

Durée : 1 heures 41 minutes

Un film de : Zak Hilditch

Avec : Thomas Jane ; Molly Parker ; Dylan Schmid ; Neal McDonough…

 

 

Même si le succès de Stephen King, dans les librairies ou par le biais des différentes adaptations cinématographiques et télévisées, est toujours au rendez-vous et ce, depuis près de quarante ans, 2017 semble être l’année de l’écrivain. Il y a eu pas moins de trois films tirés de son oeuvre dont le très attendu remake de Ca. Impossible d’échapper au phénomène Stephen King ! Pour ma part, c’est un auteur que je n’ai jamais lu, mais qui commence sérieusement à piquer ma curiosité.

L’histoire est relativement classique et n’est pas sans me rappeler les contes terrifiants d’Edgar Allan Poe. Cependant, 1922 reste une très bonne surprise pour plusieurs raisons. La première tient au fait que, visuellement, les plans sont très léchés. Ils permettent de mieux se plonger dans l’ambiance, tout en jouant sur l’idée d’absence et de présence des personnages, intérieur et extérieur. Ces couples renforcent ainsi le quasi huis-clos qui se déroule devant les yeux du spectateur ainsi que l’ambiance pesante.

De plus, après avoir vu le film, il devient plutôt clair que l’équipe du film a beaucoup misé sur le développement des personnages et sur l’ambiance globale. Tout au long, j’ai été plongée dans un intérieur oppressant et lourd, avec une violence parfois seulement silencieuse mais omniprésente. La musique joue aussi un rôle prépondérant dans cette adaptation. Elle est parfaitement calibrée pour le film avec des sons grinçants qui donnent la chair de poule et elle participe activement à l’attente psychologique, à la dégradation de l’esprit de Wilfred James, à la noirceur de ses pensées… Dans la première partie du film, j’avais ainsi le sentiment que quelque chose allait se passer et il faut attendre un peu avant que l’histoire ne bascule complètement, amenant quelques lenteurs à l’intrigue.

Dans la deuxième partie, les choses changent un peu. L’irréparable a été commis et 1922 devient intéressant à partir de ce moment. Le spectateur se demande si les événements peuvent aller encore plus dans l’horreur, dans l’insoutenable folie qui s’empare de cette maison. J’ai trouvé l’ambiance encore plus malsaine et les acteurs ont fait un travail fantastique. Je ne connaissais aucune des premiers rôles. Pourtant, le père et le fils étaient absolument parfaits et notamment Thomas Jane dans le rôle du fermier taciturne et proche de sa terre, Wilfred James. Il a beaucoup de charisme et cela rend d’autant plus plausible sa manipulation pernicieuse sur son fils. Ce dernier n’est pas en reste non plus. Ils forment tous les deux un très bon duo qui fonctionne très bien à l’écran, avec une réelle présence. Ils jouent énormément sur les regards, les tensions dans le langage corporel. Il y a peu de dialogues mais les acteurs les rendent superflus.

Au final, 1922 est un film avec une intrigue classique, presque un peu convenue. Cependant, il dispose d’arguments de choix en ce qui concernent l’atmosphère générale de l’adaptation et pour l’interprétation des personnages. Je m’attendais à un pur film d’horreur. En tout cas, la bande-annonce allait dans ce sens, mais il s’agit clairement d’un très bon thriller psychologique avec une maîtrise de la tension. Il y a quelques scènes qui peuvent heurter la sensibilité mais ce n’est pas l’objectif principal de l’adaptation qui est vraiment la psychologie des personnages, les relations familiales, la lente folie qui s’empare d’eux… Pour mon plus grand plaisir, d’ailleurs, car les films d’horreur ne sont pas ma tasse de thé. Par ailleurs, j’ai beaucoup aimé le rythme lent et contemplatif donné qui apporte une cohérence avec l’histoire, la musique…

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Cinq livres à offrir à Noël

Offrir un livre reste toujours une bonne idée. Pour mes proches, il y aura deux livres sous le sapin. Il n’est pas toujours facile de trouver le bon avec l’énorme éventail de choix qui s’offrent à nous. Pour remédier à cela, je vous propose une sélection de cinq ouvrages qui ont marqué mon année 2017.

Milk & Honey – Rupi Kaur

Faut-il encore le présenter ? Il a été récemment traduit en français et un plus large public peut ainsi le découvrir. L’auteur aborde de nombreux thèmes comme le fait d’être une femme, son viol, sa relation avec son corps, les relations amoureuses… Je me suis beaucoup retrouvée dans ses poèmes, tout en y voyant également mes soeurs, mes amies…

Hex – Thomas Olde Heuvelt

Encore un livre qui a été traduit et publié récemment en français. Je l’ai lu en anglais et il était impossible à lâcher une fois commencer. L’auteur néerlandais signe ici l’un des meilleurs romans d’horreur que j’ai pu lire. Depuis, je n’ai pas réussi à mettre la main sur un livre d’une qualité équivalente, qui me fasse autant frissoner. J’espère sincèrement que Thomas Olde Heuvelt en écrira d’autres dans la même lignée car, avec celui-ci, cauchemars garantis.

The Handmaid’s Tale – Margaret Atwood

A moins de vivre dans une grotte, il fut presque impossible de passer à côté de l’auteur canadienne cette année. The Handmaid’s Tale ou La servante écarlate était dans toutes les librairies, car il a été adapté en série. Et ce ne fut pas le seul de l’auteur, Captive a aussi fait l’objet d’une telle consécration. Ecrit dans les années 80, La servante écarlate reste toujours d’actualité et un classique à lire.

S.P.Q.R. – Mary Beard

Mary Beard écrit beaucoup sur l’Antiquité romaine, l’un de ses plus connus est consacré à la ville de Pompéi. Professeur d’histoire à l’université de Cambridge, elle s’inscrit dans un effet de vulgarisation de l’histoire, tout en y ajoutant une touche personnelle d’humour, des anecdotes et en donnant une belle part aussi aux sources classiques. C’est très simple à lire et le lecteur referme le livre avec l’impression d’avoir appris plein de choses.

Sleeping Giants – Sylvain Neuvel

Des dieux auraient-ils fouillé notre terre bien avant nous ? Ce premier tome reste l’une de mes plus grandes surprises de cette année. Je ne lis jamais de science-fiction voire pas du tout. Je n’ai jamais été très sensible à ce genre d’ouvrages et pourtant, Sleeping Giants m’a passionné d’un bout à l’autre avec une écriture originale qui rend la lecture très dynamique. De plus, la mythologie est très bien développée avec des vraies questions de fond…

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Magic Cottage (1986) | James Herbert

 » Nous pensions avoir trouvé le refuge idéal, un cottage perdu au coeur de la forêt. Il était sans doute un peu délabré, mais tout à fait charmant et si paisible… C’est là que la magie a commencé. Midge et moi, nous avons atteint des sommets de créativité dans nos domaines respectifs : elle a peint des toiles extraordinaires et je me suis mis à jouer de la guitare comme un dieu ! Quant à l’amour qui nous unissait, c’est devenu la magie suprême… Mais, comme toute médaille a son revers, le cottage avait lui aussi son mauvais côté. Et c’est là qu’intervient la mauvaise magie… Aujourd’hui encore, j’ai de la peine à croire que des choses aussi terrifiantes aient pu arriver. Et pourtant… « 

Le mois d’Octobre vient de se terminer et Halloween est déjà derrière nous. Pourtant, mon envie de lectures terrifiantes, qui m’empêchent de dormir la nuit est encore là pour quelques jours encore. Noël prendra bientôt le relais. Je suis relativement exigeante en ce qui concerne les livres d’horreur avec qui je n’ai pas toujours facilement peur, même quand j’ai envie de frissonner, de me cacher sous la couette. En revanche, je ne peux tout simplement pas regarder des films d’horreur sans être traumatisée pendant plusieurs jours… C’est donc avec plaisir (et obligation) que je me rabats sur les œuvres littéraires. Cette année, je tenais à essayer un ouvrage de James Herbert qui est connu pour être un maître de l’horreur anglais. Les divers avis étaient globalement bons, mais, malheureusement, je suis très déçue par ma première immersion dans l’univers de l’auteur.

Tout simplement parce que je m’attendais à mieux. J’avais à l’esprit quelque chose de beaucoup plus sinistre concernant les romans de James Herbert. De plus, le résumé avait ce je-ne-sais-quoi qui avait capturé mon attention. Je voulais savoir de quoi il en retournait exactement et, a priori, l’intrigue semblait bien partie pour me plaire et, pourquoi pas, être un coup de cœur. 

J’ai un petit faible pour les sombres secrets qu’une maison peut receler, cette vie propre qui l’anime. C’est souvent le point de départ de nombreuses histoires qui sont parmi les plus épouvantables (Amytiville en est un très bon exemple ou Poltergeist Autant de films que je n’ai jamais osé voir, d’ailleurs). J’étais curieuse de savoir quels cadavres dans le placard Gramary pouvait receler, cacher. Toutefois, la vérité est que je n’ai pas eu la patience d’attendre pour le découvrir, car je n’ai pas terminé Magic Cottage. J’ai dû lire les deux tiers… Mais pour une bonne raison.

Durant ces quelques pages, à aucun moment, je n’ai eu une vision de pure horreur de ce qui pouvait arriver ou d’un déchaînement de forces plus ou moins obscures, de noirs secrets. Je ne me suis pas dit que ce n’était pas le genre de livres à lire avant de filer au lit… Il ne se passait pas grand chose de véritablement intéressant ou d’effrayant. L’intrigue semblait être une succession de moments dignes de contes de fées, saupoudrée de la démonstration du bonheur conjugal. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire une comparaison avec le Disney Blanche Neige et les Sept Nains avec la présence d’un grand nombre d’animaux autour et dans la maison, qui tournent autour de Midge. C’est son mari, Mike, qui relève les petites choses un bizarres voire angoissantes (pour lui, uniquement). Ces petites phrases éparses, juste parfois des petits indices, auraient dû créer une ambiance un peu différente, plus oppressante. Plus encore, n’auraient-elles pas dû réveiller ma curiosité, mon attention ?

En tout cas, en ce qui me concerne, l’auteur n’a pas réussi. Ces petites incursions dans un monde autre n’ont pas fait leur effet. Je suppose que l’intention de James Herbert était de créer une attente psychologique pour le lecteur qui se pose les mêmes questions que le narrateur, Mike : et si ce n’était qu’une hallucination ? La magie existe-t-elle vraiment ou existe-t-il une explication logique ? Pourquoi Midge semble-t-elle avoir changé ? Pour moi, ça n’a pas pris. Je n’ai pas ressenti cette attente qui est parfois plus terrible que le dénouement final (sauf peut-être dans Hex de Thomas Olde Heuvelt, enfin traduit en français, où l’attente équivaut le final. Si vous aimez vous faire peur, jetez un oeil sur celui-ci…. Impossible de fermer l’œil pendant quelques jours après l’avoir découvert). Herbert n’a pas réussi à me faire tourner les pages de son Magic Cottage. Ma référence en la matière reste La Dame en noir de Susan Hill. Si l’adaptation est dans la pure veine des films d’auteur (oui, je l’ai vu), j’ai tremblé d’une manière totalement différente avec le livre où Hill a vraiment su créer une ambiance sombre, torturée, pesante et… très glauque alors qu’en définitif, il y a très peu de rebondissements tout au long du roman. James Herbert n’a pas eu ce talent. 

Au final, Magic Cottage m’a laissé sur ma faim, car, au lieu d’y être de plus en plus passionnée, ma curiosité s’est émoussée progressivement, même en apprenant que leurs voisins faisaient partie d’un groupe aux idées particulières. En plus d’une attente psychologique qui tombe à plat, arrivée aux deux tiers du roman, je n’avais toujours pas une idée claire de l’intrigue que l’auteur déroulait sous mes yeux. Il n’y avait toujours pas de rebondissements, de révélations qui changeaient tout. Rien qu’une publicité pour le bonheur à deux (avec quelques phrases un brin sexiste de la part du narrateur) et des envolées lyriques, pour la vie à la campagne proche de la nature, pour la prévention contre les drogues… Mais l’intrigue, le fil rouge, l’élément déclencheur… Je les ai attendus et un peu trop longtemps à mon goût, donnant aucun rythme au livre. Ce fut une lecture plate et, oui, je l’affirme, ennuyeuse. Je n’ai pas eu le courage de voir si Magic Cottage s’améliorait en allant vers la fin. 

Ce n’était pas la lecture terrifiante et parfaite que j’espérais pour Halloween. Pourtant, Le secret de Crickley Hall me tente toujours autant, même si le résumé laisse penser à une variation de celui que je viens de lire. Les avis semblent aussi dire qu’il est bien meilleur que Magic Cottage. Une deuxième chance peut être envisagée, mais programmée pour l’année prochaine ! En attendant, je continue ma recherche du livre qui me fera trembler pour Halloween cette année. Si vous êtes dans ce cas également, je réitère ma recommandation : Hex de Thomas Olde Heuvelt qui vous tiendra éveillé(e)s toute la nuit avec son ambiance malsaine. 

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