Israël Joshua Singer • La famille Karnovski (1943)

La famille Karnovski • Israël Joshua Singer • 1943 • Folio • 768 pages

La famille Karnovski retrace le destin de trois générations d’une famille juive qui décide de quitter la Pologne pour s’installer en Allemagne à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Comment Jegor, fils d’un père juif et d’une mère aryenne, trouvera-t-il sa place dans un monde où la montée du nazisme est imminente?

Publié en 1943 alors que les nazis massacrent les communautés juives en Europe, le roman d’Israël Joshua Singer est hanté par ces tragiques circonstances et par la volonté de démêler le destin complexe de son peuple.


Une de mes bonnes résolutions de 2021 était de découvrir la littérature israélienne ou des auteurs écrivant en hébreu ou yiddish. J’ai commencé ce nouveau voyage par ce roman d’Israël Joshua Singer. Adorant les sagas familiales ayant un fort ancrage dans un contexte historique, La Famille Karnovski me semblait un choix judicieux, qui ne pouvait que me plaire. Il me rappelait quelque peu La Saga Moscovite de Vassili Axionov. Les deux sont des énormes coups de coeur que je recommande.

Le roman s’intéresse à trois générations de Karnovski dans un contexte historique qui va de quelques années avant la Première Guerre mondiale, puis l’auteur évoque l’entre-deux-guerres et la montée du nazisme et le début de la Seconde Guerre mondiale. Ce que j’ai apprécié durant cette lecture est que l’auteur ne donne jamais une date précise. Cependant, les indices, notamment par rapport à certains événements historiques, comme la Nuit de cristal, donnent la temporalité et une idée plus précise du temps qui passe. Ce n’est pas ce qui est le plus important dans ce roman. En effet, l’auteur montre plutôt comment les changements dans la société impacte la famille, la manière dont ils les vivent à la fois à leurs échelles et avec leurs sensibilités propres, mais également à celle de leur communauté. J’ai aussi aimé la manière dont Israël Joshua Singer décrit ce contexte historique mouvant et difficile. J’ai vraiment trouvé qu’à travers les expériences des différents personnages et leurs vécus, on sent celui de l’auteur. Le roman est criant de vérité de ce point de vue.

Il y a trois personnages principaux : David, le patriarche, son fils Georg Moïse et son petit-fils, Jegor. Le point commun entre eux est leur entêtement et opiniâtreté. Ils sont tous les trois extrêmement têtus et persuadés d’être dans le vrai. Après, ils ont des caractères totalement différents, des positions aussi qui diffèrent sur des sujets variés, mais plus particulièrement sur leur conception de la foi juive. Ce qui amènent des conflits au sein de la famille, car ils réagissent selon leurs sensibilités, mais aussi dans le contexte historique dans lequel ils ont grandi. Encore une fois, le lecteur peut voir comment l’histoire donne des caractères, des conceptions différentes au sein d’une même famille. Néanmoins, ce sont trois personnages attachants.

David m’a plu par sa volonté de s’intégrer à tout prix au sein de sa nouvelle communauté à Berlin, mais également de garder et d’inculquer les valeurs de sa foi à ses descendants. Son fils, Gregor Moïse est un célèbre chirurgien allemand qui m’a étonné par sa résilience, le courage de trouver sa propre voie, d’accepter les changements et d’émigrer. Cependant, c’est le fils de ce dernier, Jegor, qui m’a le plus touché et bouleversé parmi les trois générations de Karnovski. Il est peut-être le plus complexe d’entre eux. Il grandit au sein d’une famille où son père est juif et sa mère est considérée comme une bonne Aryenne dans un contexte de montée du nazisme et où il est difficile d’être les deux. Il vit une véritable crise d’identité à une période de sa vie qui n’est pas la plus facile, l’adolescence. Je pense que rien que pour ce personnage, il faut lire ce roman.

Le roman est très bien écrit, et malgré tout, la tension est au rendez-vous. Les pages se tournent toutes seules, car on s’attache aux personnages principaux, comme secondaires. Le lecteur attend que le drame arrive. Il survient dans les dernières pages et de là provient mon unique petit point de déception concernant ce roman. En effet, la fin est un peu brusque, par rapport au reste de l’intrigue. Le rythme s’accélère énormément dans les dernières pages et l’auteur m’a laissé sur ma faim concernant le destin des différents membres de la famille Karnovski. Même si le livre s’approche des huit-cent pages, je n’aurai pas boudé mon plaisir si l’auteur en avait rajouté une centaine, voire même un peu plus. J’ai quitté les Karnovski avec un pincement au coeur.

Malgré cette petite note finale, le roman a été un énorme coup de coeur. Israël Joshua Singer est un auteur que j’aime beaucoup. J’avais également dans ma bibliothèque un autre roman de lui, une autre saga familiale aussi, Les frères Ashkenazi. J’ai aussi beaucoup aimé, mais pas un énorme coup de coeur comme pour La famille Karnovski.

Top 5 Wednesday • Exceeded your expectations

Le thème de la semaine m’a bien inspiré, car il permet aussi de commencer à réaliser un bilan de l’année écoulée, en parlant des romans qui ont dépassé mes attentes. Et vous, quels sont les cinq livres qui ont été beaucoup mieux que ce que vous pensiez au début ?

Je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre lorsque j’ai commencé ce roman. Le résumé était tout de même mystérieux. Il sortait aussi de ce que j’avais l’habitude de lire de la part des auteurs des pays de l’Est, restant dans les classiques russes. Ce roman est un petit ovni littéraire qui m’a happé dès les premières pages et qui a su me tenir en haleine jusqu’à la fin. L’univers mis en place est extrêmement dense et fouillé. Il y a aussi un côté où le lecteur doit se laisser porter et ne pas vouloir tout comprendre. C’était la surprise que je n’attendais pas, et un coup de coeur énorme. J’ai réservé le deuxième tome à la médiathèque et il me tarde de le lire.


J’ai déjà publié il y a quelques semaines un article sur le fait que je lisais et relisais les Rougon-Macquart. Je disais également que sur les dix premiers que j’ai lu, j’avais tendance à préférer ceux qui se déroulaient dans les hautes-sphères du Second Empire et non pas chez les petites gens. À l’exception de celui-ci qui m’a bouleversé. Gervaise est un personnage que j’ai adoré suivre dans son ascension, puis déchéance et qui m’a vraiment brisé le coeur. Je ne m’attendais pas à l’apprécier autant et qu’il soit un coup de coeur.


J’ai acheté ce roman plus par hasard et je n’avais pas d’attente particulière le concernant. Il est vrai qu’en tant qu’historienne de l’art, l’âge d’or hollandais fait partie de mes périodes artistiques préférées. Pourtant, j’ai été happée dans les premières pages, à découvrir le destin de cette femme courageuse, prête à tout pour prendre son destin en main. Le livre se révèle prenant, la plume enchanteresse. J’avais vraiment l’impression de voir la ville de Delft prendre vie sous mes yeux, d’en sentir les odeurs. Le bleu de Delft est réputé, tout comme sa faïence. J’ai rajouté les deux autres romans de l’auteur dans ma liste d’envie et j’ai hâte de pouvoir me les procurer pour les découvrir.


Une de mes résolutions littéraires pour 2021 était de découvrir la littérature israélienne que je ne connaissais absolument pas. Ce roman a été le premier que j’ai lu. Mon choix s’est porté sur ce dernier, car je suis une grande amatrice de sagas familiales. Celui-ci semblait parfait et il l’était. L’auteur nous faisait suivre trois générations de Karnovski dans un Berlin qui voit d’énormes bouleversements. Ils arrivent au début du siècle et l’histoire se termine au début de la Seconde Guerre mondiale. Les personnages sont très attachants et j’ai réellement pris à coeur leur destin. J’ai lu un autre de l’auteur, Les frères Ashkenazi, que j’ai beaucoup aimé, mais qui ne m’a pas autant touché que celui-ci.


Je ne sais pas pourquoi, mais pendant des années, j’étais terrorisée de m’attaquer à ce classique de la littérature américaine. Pourtant, les avis concernant ce roman sont globalement positifs… J’ai mis du temps avant de me lancer et je ne regrette pas d’avoir sauté le pas. Harper Lee raconte ici une histoire merveilleuse sur la société du sud des États-Unis, sur l’enfance. C’est à la fois féroce et tendre, plein d’humour. Scout est définitivement une narratrice que j’ai adoré suivre et connaître. Ce livre a été un énorme coup de coeur et il continue de hanter mes pensées.

Top 5 Wednesday • Les livres que j’aimerais lire avant la fin de l’année

Ce n’est pas un thème officiel du groupe, mais j’avais envie de parler des livres que j’aimerais beaucoup pouvoir lire avant la fin de l’année…

Ceux de ma pile à lire

La Passe-Miroir, La Tempête des échos • Christelle Dabos

Outre le fait d’avoir enfin le dernier mot sur ces quatre tomes qui m’ont tenu en haleine, je termine aussi une série parmi toutes celles que j’ai commencé.

Babylon Berlin • Volker Kutscher

J’ai adoré la première saison qui en est tiré et j’aimerai beaucoup découvrir le roman. Il s’agit du premier tome d’une nouvelle série, par contre… J’en termine une pour en commencer une autre.

Les frères Ashkenazi • Israël Joshua Singer

J’ai lu il y a quelques mois La famille Karnovski que j’avais adoré, un véritable coup de coeur. J’avais aussi cet autre roman de l’auteur dans ma pile à lire qu’il me tarde de lire.

Trois étages • Eshkol Nevo

Je continue de découvrir la littérature israélienne ou en yiddish et celui-ci me tente énormément. Je ne connais pas du tout l’auteur donc une totale découverte.

1793 • Niklas Natt Och Dag

J’adore les policiers historiques, mais je n’en ai jamais lu autour de la Révolution française. Celui-ci me permettrait de sortir quelque peu de ma zone de confort.

Ceux de ma wish-list

La plupart des livres que j’évoque ne sont même pas dans ma liseuse ou pile à lire…

Ariadne • Jennifer Saint

Adorant les réécritures de la mythologie grecque, je ne peux pas passer à côté de cette lecture. Le résumé a piqué ma curiosité et la couverture est absolument sublime.

Dracula’s Child • J.S. Barnes

Il traîne depuis un moment dans ma wish-list. J’adore cet éditeur, Titan Books. Il publie beaucoup de fantastique et fantasy, horreur dont les Christina Henry. Pour le moment, je n’ai jamais été déçue et celui-ci s’inspirant de Dracula me tente énormément.

A Game of Lies • Rebecca Cantrell

Il s’agit du troisième tome d’une série que j’ai commencé l’année dernière et que j’aimerai continuer (et terminer). Les deux premiers avaient été des coups de coeur.

Annelies • David Gillham

Un autre roman qui traîne depuis bien trop longtemps dans ma wish-list et que j’aimerais beaucoup lire.

Hamnet • Maggie O’Farrell

Un roman qui a souvent été vu sur la blogosphère mais que je n’ai pas encore eu l’occasion de découvrir.

Top 5 Wednesday • Recent purchases

Thème : Recent purchases

Voilà un autre thème qui m’inspire pour ce mois-ci. La question posée est quels sont les cinq livres que j’ai récemment acheté et que je suis excitée à l’idée de lire ou que j’ai aimé. Ça tombe bien, car j’ai refait mon stock le mois dernier en allant dans mes librairies strasbourgeoises préférées et en passant dans plusieurs Emmaüs. Certains ont déjà été lus, mais j’ai surtout envie de parler de ceux qui ne le sont pas encore, mais qui me tentent énormément.

La famille Karnovski – Israel Joshua Singer

La famille Karnovski retrace le destin de trois générations d’une famille juive qui décide de quitter la Pologne pour s’installer en Allemagne à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Comment Jegor, fils d’un père juif et d’une mère aryenne, trouvera-t-il sa place dans un monde où la montée du nazisme est imminente?

Publié en 1943 alors que les nazis massacrent les communautés juives en Europe, le roman d’Israël Joshua Singer est hanté par ces tragiques circonstances et par la volonté de démêler le destin complexe de son peuple.

En 2021, j’avais très envie de découvrir la littérature israélienne que je ne connais absolument pas. J’ouvre le bal avec cette saga familiale, adorant ce genre de récits en temps normal. Il me tarde de le lire et il ne restera pas très longtemps dans ma PAL.

Sistersong – Lucy Holland

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Je l’avais déjà remarqué et il était présent dans un de mes articles sur les sorties VO. Cette histoire m’intrigue énormément et je suis totalement fan de cette couverture, de cette Bretagne magique et mythique. Je triche un peu, mais je suis déjà plongée dedans et j’en ai lu la moitié. Intriguant et, pour le moment, j’aime beaucoup.

Sumerki – Dmitry Glukhovsky

Quand Dmitry Alexeïevitch, traducteur désargenté, insiste auprès de son agence pour obtenir un nouveau contrat, il ne se doute pas que sa vie en sera bouleversée. Le traducteur en charge du premier chapitre ne donnant plus de nouvelles, c’est un étrange texte qui lui échoit : le récit d’une expédition dans les forêts inexplorées du Yucatán au XVIe siècle, armée par le prêtre franciscain Diego de Landa. Et les chapitres lui en sont remis au compte-gouttes par un mystérieux commanditaire. 

Aussi, quand l’employé de l’agence est sauvagement assassiné et que les périls relatés dans le document s’immiscent dans son quotidien, Dmitry Alexeïevitch prend peur. Dans les ombres du passé, les dieux et les démons mayas se sont-ils acharnés à protéger un savoir interdit ? A moins, bien entendu, que le manuscrit espagnol ne lui ait fait perdre la raison. Alors que le monde autour de lui est ravagé par des ouragans, des séismes et des tsunamis, le temps est compté pour découvrir la vérité.

Un auteur qui m’a largement été recommandé, surtout pour sa série Métro. Cependant, n’ayant pas envie de me lancer dans une nouvelle série alors que j’essaie d’en terminer un maximum, j’ai préféré choisir ce titre qui semble plus être un thriller ésotérique, ma marotte du moment.

Richard Oppenheimer, La vengeance des cendres – Harald Gilbers

Berlin, hiver 1946, le plus froid que la capitale ait connu au XXe siècle. La guerre est certes finie mais l’Allemagne commence à peine à panser ses plaies, et les Berlinois manquent de tout, surtout de nourriture. Dans cette atmosphère très tendue, des corps mutilés font mystérieusement surface aux quatre coins de la ville. Chacun a la peau couverte de mots écrits à l’encre, et une liste de noms inconnus fourrée dans la bouche. Le commissaire Oppenheimer est alors mobilisé pour mener l’enquête et découvre vite un point commun entre ces morts : ils avaient tous collaboré avec le régime nazi. À Oppenheimer de parvenir à retracer le passé du tueur, et à anticiper ses prochains meurtres.

Déjà le quatrième tome de cette série que j’aime beaucoup. Il me tardait de connaître la suite des aventures de Richard Oppenheimer. Le cinquième est sorti récemment en grand format.

La Sorcière – Jules Michelet

Michelet sait prêter sa voix aux parias du passé, à ceux qui n’ont pas eu d’histoire. À travers les siècles la femme tient-elle donc toujours le même rôle, celui de la mal aimée ? En embrassant d’un seul regard toute l’étendue du Moyen Âge, de la Renaissance et du Grand Siècle, Michelet discerne pour la première fois la suite rigoureuse d’une tragédie dont l’héroïne serait une femme à la fois révérée et persécutée : la sorcière.

La figure de la sorcière me fascine. J’avais adoré l’essai de Mona Chollet, Sorcières ! La puissance invaincue des femmes, que je recommande chaudement. J’avais très envie de découvrir celui de Michelet, qui date certes un peu, car il est publié pour la première fois en 1862, mais qui a fait autorité pendant longtemps. La recherche a depuis évolué sur le sujet.

Mes résolutions pour 2021

Il y a quelques jours, j’ai partagé mon bilan pour 2020 et il est grand temps d’aborder mes résolutions pour la nouvelle année. Pour tout ce qui touche au cinéma, au théâtre, ou aux musées et autres, pas d’objectifs prévis au regard de la situation actuelle. J’ai également des projets de voyages… Gros point d’interrogation aussi. Je verrai sûrement au moment voulu. Je ne les aborderai donc pas dans cet article. En revanche, j’en ai d’autres en tête et je commence cet article par mes objectifs de lecture.

Mes objectifs littéraires

Découvrir la littérature allemande : cette première envie découle de quelques lectures que j’ai pu faire en 2020, et notamment mon coup de coeur pour Les souffrances du jeune Werther de Goethe. Mon horizon de la littérature allemande se limitait à Fallada et Remarque, j’ai envie d’en lire plus.

Découvrir la littérature israélienne : ce sera une totale découverte pour le coup, car je n’ai jamais lu d’ouvrages d’auteurs israéliens. Il faut dire que je me suis beaucoup tournée vers la relecture des classiques français ces derniers mois.

Terminer trois séries : il y en a trois qui sont prioritaires cette année. Elles sont commencées depuis longtemps, mais également terminées. Il y a tout d’abord les Rougon-Macquart d’Émile Zola dont il me reste quinze tome à lire (c’est un peu le pari fou de 2021). La deuxième série est celle de Ben Aaronovitch, Peter Grant. Il me manque six livres à lire et j’en ai deux d’avance. Pour le moment, je suis un peu bloquée sur les achats en anglais, en attendant les mesures du Brexit pour commander sur BookDepository. Enfin, autre grande série à terminer, les Erica Falck de Camilla Läckberg. Il me reste neuf tomes à lire.

Mes résolutions « seconde main »

Développer cette partie du blog : en 2020, j’ai repris en main Autumn & Latte et j’ai publié un seul article sur ce sujet. Or, ce dernier me tient énormément à coeur et j’aimerais voir grandir cet aspect du blog en 2021. J’ai quelques idées et je vais voir comment les mettre en oeuvre.

Continuer d’acheter de la seconde main : j’achète de plus en plus des vêtements de seconde main, que ce soit via Vinted, Instagram ou les friperies en ligne, les dépôts-ventes de luxe… Je dirai que 80% de mes achats en 2020 provenaient de la seconde main, du vintage… Je pense continuer sur ma lancée.

Mes autres résolutions

Continuer le sport en mangeant plus sainement : je fais partie de celles et ceux qui se sont mis au sport durant les confinements. J’aimerais continuer sur cette lancée. J’apprécie de plus en plus de faire de l’exercice, alors que je n’ai jamais été une grande sportive. J’en ressens un certain bien-être.

Faire plus attention à ma manière de consommer : j’aimerais limiter mon impact sur l’environnement en privilégiant des fruits et légumes français, par exemple, ou moins de déchets… C’est aussi quelque chose que j’ai commencé progressivement à mettre en place durant 2020 et que je souhaite continuer.

Participer au NaNoWriMo : cela fait des années que je souhaite participer à ce challenge. En 2021, je me lance ce défi. J’ai des petites idées par-ci, par-là, et j’ai envie de voir où ça peut mener.

La Culture avec un grand A et du latte #1

Parmi mes résolutions de 2018, j’avais envie d’explorer de nouveaux genres littéraires et cinématographiques. En 2017, j’avais lu et adoré de la poésie et de la science-fiction, sortant ainsi de mes habitudes. Je voulais continuer durant la nouvelle année, mais sans avoir d’idées précises. Le mois de Janvier fut relativement classique. Je ne suis pas vraiment partie à la découverte, mais je me suis rattrapée en Février.

Une conférence sur l’image de la femme dans les westerns américains m’a fait prendre conscience que je n’y connaissais absolument rien en la matière. Je pense en avoir vu deux dans toute ma vie : Django Unchained (2013) et Le bon, la brute et le cinglé (2008). Le conférencier a donné un grand nombre de références et de classiques dont même le nom ne me disait rien. Du coup, il faut que je répare cela. Cependant, j’ai expliqué l’univers des westerns par une pièce de théâtre qui s’interrogeait aussi sur les femmes et leurs conditions à cette époque qui sont limitées à trois rôles : l’épouse, la prostituée et l’esclave. Wild West Women était joué par trois femmes de talent : deux actrices et une bruiteuse qui était à couper le souffle et qui rendait la pièce encore plus vivante. Les deux actrices étaient tout aussi incroyables. Elles jouaient plusieurs personnages en même temps et arrivaient toujours à leur donner parfaitement vie les uns après les autres. Je n’ai pas vu les trois heures quarante-cinq minutes que durait la pièce. C’est un énorme coup de coeur pour des performances à vous couper le souffle… Et quel bonheur de retourner au théâtre.

En revanche, je n’ai pas vu encore de westerns, mais pourquoi pas en mars. Du point de vue des films vus durant Février, le bilan est plutôt mitigé. Ma seule véritable surprise tenait à Wonder (2017). Il ne me disait rien et pourtant… C’est une très belle histoire d’amitié, d’acceptation de soi et de l’autre, des différences. Ce film fut un mélange incroyable de moments d’émotion, de bonheur et de joie de vivre. Pour ma déception du mois, le grand gagnant est sûrement The Shape of water (2018), le nouveau film de Guillermo del Toro. Ce film a beaucoup fait parler de lui et j’avais encore en tête l’incroyable Labyrinthe de Pan (2006). J’ai pu retrouver la touche esthétique de Del Toro avec des plans travaillés, des couleurs sombres et bleutées. Je n’ai rien à redire des performances des principaux acteurs, Sally Hawkins et Michael Shannon. Là où je suis déçue, c’est concernant l’intrigue. L’histoire est sans surprise et la fin se devine bien avant qu’elle arrive. Elle n’apporte rien de plus au thème de la différence.

Parmi les autres films vus, il y a eu The Snowman (2017), Invincible (2014) qui est un bon film historique, La Tour sombre (2017). Elle fait partie des nombreuses adaptations de l’oeuvre de Stephen King de 2017. Malheureusement, je n’ai pas été conquise par cet univers (ou ce qu’ils en ont fait). Rien n’est abouti, l’univers et les personnages sont à peine effleurés. Je pense qu’il y avait matière à faire quelque chose de bien mieux. A futile and stupid gesture (2017) ainsi que Jupiter, Le destin de l’univers (2015) ne me laisseront pas un souvenir impérissable. Ils m’ont même un peu ennuyée… J’ai aussi vu (enfin) Dunkerque (2017) et ce fut une bonne surprise. Les plans aériens étaient époustouflants. Ce n’est pas non plus un coup de coeur, mais un film intéressant, plein de tension. J’avais un peu peu d’un Harry Styles acteur, mais ça passait. Le Crime de l’Orient Express (2017) fut le dernier film vue pour Février et il se finit sur une bonne note. Visuellement irréprochable, il réunit un très bon casting. Je ne me suis pas ennuyée et je me suis facilement prise au jeu, devinant un peu avant le dénouement le coupable. Une victoire pour moi ! De plus, il m’a vraiment donné envie de me plonger dans l’oeuvre d’Agatha Christie que je connais très mal, ayant seulement lu Dix petits nègres.

En parlant de romans, je dois avouer que c’est plutôt de ce côté que je suis sortie des sentiers battus en lisant deux romans de la rentrée littéraire de septembre 2017. Cela faisait un moment que je fuis non seulement les auteurs français mais également la rentrée littéraire. Je n’en ai plus lu depuis au moins quatre ans. J’y suis revenue avec deux ouvrages traitant de la Seconde Guerre mondial et qui furent récompensés par le prix Goncourt et le prix Renaudot. J’ai nommé L’ordre du jour d’Eric Vuillard et La disparition de Josef Mengele d’Olivier Guez. Si je suis un peu mitigée sur le livre de Vuillard, j’ai trouvé celui de Guez passionnant. Ils m’ont réconcilié avec les auteurs français. Au point d’en lire un autre qui sort également de mes lectures habituelles, une bande dessinée. Aveline m’a recommandé La Mort de Staline de Fabien Nury et Thierry Robin en prévision du film qui va bientôt sortir. Il a l’air franchement bien, quoique plus drôle que la BD. Bref, quasiment un sans faute pour les auteurs français et j’ai continué mon exploration en ce début du mois de Mars.

Pour les auteurs étrangers, j’ai adoré The Miniaturist de Jessie Burton qui propose une immersion dans les Pays-Bas de l’âge d’or. Il a d’ailleurs fait l’objet d’une adaptation sous la forme d’une mini-série par la BBC. Je compte également m’y intéresser car j’ai vraiment été conquise par cette histoire et les personnages. Je pense d’ailleurs lire son autre roman, The Muse dont l’intrigue se déroule dans le monde de l’art. Il ne peut que me plaire. Ma plus grande déception du mois va pour So near the horizon de Jessica Koch. Il m’a été chaudement recommandé et je parlerai plus en détail de ce livre dans un billet prochainement.

Du coup, dans mes envies de Mars, il y a encore des auteurs français. Je les découvre à nouveau et avec moins d’a priori qu’avant. 2018 commence sous leur signe, quand bien même ce n’était pas du tout ce que j’avais en tête pour de nouvelles découvertes. Je varie les plaisirs. J’aimerais aussi terminer Sapiens, A brief history of humankind de Yuval Noah Harari qui est un essai brillant et très bien écrit. Je ne fais aucune autre prévision que ce livre. Je ne suis pas habituée au pile à lire du mois, changeant souvent d’avis.

Pour finir, le mois de Février fut également riche culturellement, mais d’une autre manière. Je me suis enfin décidé à réellement me promener dans Metz. Je suis allé voir la Porte des Allemands, les vitraux de Jean Cocteau qui sont une merveille de beauté et de poésie. J’ai visité les deux expositions du Centre Pompidou. Dumb Types a un côté un peu dérangeant avec une scénographie plongée dans le noir, des bruits et des lumières qui clignotent. Et pourtant, certaines oeuvres avait un côté absolument fascinant. Elle est sincèrement à recommander, surtout que c’est la première fois que le collectif expose en France. Cependant, c’est avec la deuxième partie de Japanorama que j’ai été séduite. Je ne connaissais aucun des artistes présents, mais il y avait un certain nombre d’oeuvres sur lesquelles je me suis longuement attardée. Néanmoins, rien à comparer de l’Infinity Mirror Room de Yayoi Kusama. Ce fut un choc de la voir. Je pense qu’il s’agit de la plus belles oeuvres que j’ai pu voir de ma vie et je compte prochainement y retourner pour de nouveau m’y perdre. Je prépare un article dessus, il sera un peu différent de ce que je peux proposer sur le blog, mais j’ai envie d’un peu de changements.

Je vous retrouve le mois prochain pour un nouveau bilan culturel, de mes envies en la matière. Si vous avez des recommandations, des suggestions de westerns, de romans ou d’auteurs français, n’hésitez pas à me les laisser en commentaire.

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