La Culture avec un grand A et du latte #4

J’essaie de reprendre mes bonnes habitudes de présenter un petit bilan culturel du mois écoulé. J’ai eu un peu de relâchement ces derniers mois avec le mémoire et le stage. Cela a été un petit mois d’août avec tout de même quatre coups de coeur pour deux films et deux livres. Je vous laisse découvrir tout cela en détail et je commence par les films.

Je ne suis malheureusement pas déplacée dans les salles obscures en août. J’en ai profité pour rattraper quelques films que je voulais absolument voir ces derniers mois ou l’année dernière. J’ai enfin vu The Greatest Showman qui a beaucoup fait parler de lui lors de sa sortie. Il a été mon premier coup de coeur du mois avec une histoire bien rythmée, une esthétique magique et surtout une bande-son de folie. J’écoute encore en boucle This is me, From now on ou Never enough. Je comprends mieux les bons échos que j’ai pu avoir du film ces derniers mois.

Battle of sex, un biopic sur une figure féministe du tennis féminin dans les années 70. Je n’y connais absolument rien à ce sport, je n’ai jamais été une amatrice de tennis. Aussi, je n’ai jamais entendu parler de Billie Jean King. Pourtant, cela ne m’a pas empêché d’apprécier ce film et son combat pour l’égalité entre les joueuses et les joueurs de tennis en démontrant que les femmes sont tout aussi bonnes voire même meilleures que les hommes. Même si l’issu du match final se devine, le film reste prenant, engagé. Cependant, ce n’est pas un coup de coeur.

Mon dernier coup de coeur cinématographique va pour La mort de Staline, adaptation de la bande-dessinée de Thierry Robin et Fabien Nury que j’ai lu au début de l’année et que j’ai beaucoup aimé. Je ne parlerai pas plus en détail du film, j’ai prévu de le présenter lors du Mois Russe en décembre. À côté de ces trois films qui m’ont plutôt marqué, il y en a deux autres qui, sincèrement, ne m’ont guère laissé un souvenir impérissable : The Call Up, dont j’ai du mal à me souvenir de quelques scènes marquantes et Rampage avec The Rock, vite vu et tout aussi vite oublié. 

Au niveau des lectures, j’ai commencé à explorer la littérature russe en prévision du mois de décembre pour voir vers quels auteurs me diriger. La première lecture a été L’Organisation de Maria Galina dont un avis détaillé a déjà été publié sur le blog. Vous pouvez le lire en suivant ce lien. J’ai ensuite enchaîné avec un auteur russe classique, Alexandre Pouchkine avec La Dame de pique suivi des Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine. Une découverte et un presque coup de coeur pour la première nouvelle. Avec ces deux premiers livres, je pars plutôt confiante pour partir à la découverte de la Russie ! Le dernier que j’ai lu en lien avec ce pays est Bienvenue chez les Russes de Kirill Privalov. Pareil, je n’en dis pas plus pour le moment, car il ouvrira le mois russe.

Le tout premier livre que j’ai pu lire en août a été l’essai de Philippe Sands, récompensé lors de la dernière rentrée littéraire, East West Street dont une chronique a déjà été publiée, et je vous remets également le lien. Je suis restée dans le thème de la Seconde Guerre mondiale avec un Philip Kerr, La Dame de Zagreb. Un coup de coeur absolu, même si ce n’est pas le meilleur de la série. J’ai encore bien en tête l’avant-dernier que j’ai lu, Les ombres de Katyn (chronique). Cependant, c’est toujours aussi prenant et intéressant à lire. Je me suis aussi intéressée à la Première Guerre mondiale, en prévision du mois de novembre qui sera placé sous le signe de la commémoration du centenaire de la fin de la Grande Guerre. À ce titre, j’ai lu une bande-dessinée autour de la figure du Baron rouge qui se développe sur trois tomes : Le bal des mitraillettes, Pluie de sang et Donjons et dragons de Pierre Vers et Carlos Puerta. Mon avis sera présenté à ce moment-là. 

Deux grosses déceptions également avec deux romans dont j’attendais beaucoup. Le premier fut les mémoires d’Ariel Levy, The rules do not apply. Il est classé dans les lectures féministes, une thématique que j’apprécie énormément et dans lequel je n’hésite pas à découvrir de nouveaux titres. Sincèrement, je ne l’ai pas trouvé intéressant pour un sou. Je ne me suis pas attachée à cette auteur, à ressentir une quelconque émotion. Pourtant, elle évoque les drames qui ont frappé sa vie, comment elle s’en est sortie. Je n’ai eu aucune affinité dès le début et, finalement, j’ai rapidement abandonné. Ma deuxième déception va pour Sweet d’Emmy Laybourne. Depuis un moment que j’ai eu envie de le lire, j’ai été déçue que la romance prenne trop de place. Pour un avis plus détaillé, je vous renvoie vers ma chronique. 

Enfin, je finis sur une note plus positive en vous parlant de mon dernier coup de coeur littéraire du mois… À l’ombre de nos secrets de Lily Haime. Une magnifique romance homosexuelle sous fond de Seconde Guerre mondiale. J’ai autant pleuré que vibré avec les personnages. Cette histoire m’a transporté, bouleversé et j’ai adoré tous les personnages qui constituent la famille de Julien, le personnage principal. Au final, il y a aussi beaucoup d’espoirs dans cette histoire. Je ne peux que le recommander.

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Les recommandations d’Aveline #2

Février

The Danny Trilogy, So near the horizon de Jessica Koch

From the moment she crosses paths with Danny, Jessica is fascinated. The dashing, confident twenty-year-old has everything she dreams of—looks, success, independence, money—and his kind, infinitely cheerful nature is spellbinding.

Très largement recommandé par Aveline qui avait adoré ce roman (et le mot semble faible), So near the horizon n’est pas forcément un ouvrage vers lequel je serai allée spontanément. Je l’ai commencé en essayant de mettre de côté mes a priori, mais ils sont vite revenus.

Jessica Koch raconte son histoire d’amour avec Danny, qui n’a pas eu une vie facile. Le lecteur apprend progressivement pourquoi. Cependant, je n’ai jamais réellement ressenti des émotions fortes, car le côté frictionnel m’a semblé prendre trop le dessus. À aucun moment, je n’ai réussi à me dire que c’est une histoire vraie, l’auteur l’a vécu et ce sont des personnes qui ont vécu ça. C’est vraiment dommage dans la mesure où ça gâche littéralement l’impact de ce qu’elle a vécu et qu’elle raconte. Je ne doute pas que ce fut une expérience intense et difficile pour elle et les personnes présentes dans le livre. Toutefois, elle ne m’a pas embarqué avec elle.

Le deuxième qui m’a repoussé est l’aspect très romance contemporaine qui ne m’a pas non plus donné ce côté très réaliste. Or, je l’attendais aussi. Ça me semblait parfois trop conte de fée ou scènes sorties d’un roman, d’une fiction et non d’un témoignage.Finalement, c’est encore moins ce que j’aime lire. Je suis passée totalement à côté de ce premier tome et la suite se fera sans moi. En revanche, je vous invite à aller voir l’avis d’Aveline qui a un tout autre point de vue.

Mars

La Mort de Staline, Agonie et Funérailles de Fabien Nury et Thierry Robin

Le 2 mars 1953, en pleine nuit, Joseph Staline, le Petit Père des peuples, l’homme qui régna en maître absolu sur toutes les Russies, fit une attaque cérébrale. Il fut déclaré mot deux jours plus tard. Deux jours de lutte acharnée pour le pouvoir suprême, deux jours qui concentrèrent toute la démence, la perversité et l’inhumanité du totalitarisme.

Une bande-dessinée française. Voilà qui change radicalement de ce que j’ai l’habitude de lire, mais j’ai adoré ces deux tomes. Ils ont d’ailleurs été adaptés au cinéma. La bande-annonce m’a tout de suite plu, avec une bonne touche d’humour. L’ouvrage a plutôt un humour grinçant. Cependant, ce que je retiens de la mort de Staline, ce sont les situations un peu rocambolesques et totalement surréalistes. Dès les premières pages, le ton est donné. Entre rivalités et secrets, la succession ne sera pas de tout repos, même si le dictateur n’est pas encore mort. Ce n’est qu’une question de temps, au regard des formalités auxquelles le Conseil doit se conformer, ne serait-ce que pour désigner un médecin. Les pages se lisent facilement et j’étais triste d’arriver à la fin des deux tomes. J’aurai continué avec plaisir, sans l’ombre d’un doute la série pendant encore quelques tomes. C’était presque trop court.

Avril

Release de Patrick Ness

Inspired by Mrs Dalloway and Judy Blume’s Forever, Release is one day in the life of Adam Thorn, 17. It’s a big day. Things go wrong. It’s intense, and all the while, weirdness approaches… Adam Thorn is having what will turn out to be the most unsettling, difficult day of his life, with relationships fracturing, a harrowing incident at work, and a showdown between this gay teen and his preacher father that changes everything. It’s a day of confrontation, running, sex, love, heartbreak, and maybe, just maybe, hope. He won’t come out of it unchanged. And all the while, lurking at the edges of the story, something extraordinary and unsettling is on a collision course.

J’avais adoré son roman Quelques minutes après minuit qui m’avait bouleversé. Release semblait bien parti pour être un coup de coeur. Malheureusement, je suis relativement mitigée. Le premier point est que je n’ai jamais vraiment eu d’intérêt pour la partie concernant la jeune fille qui a été tuée. Cela aurait pu être une superbe idée pour un roman à part. En commençant cet ouvrage, c’était surtout pour l’histoire d’Adam. De ce point de vue, il y avait des aspects intéressants et certains scènes m’ont beaucoup marqué. Je ne peux pas en dire plus sans trop révéler de l’intrigue, car je les considère comme des moments cruciaux du livre. Cependant, même de ce point de vue, j’ai quelques petites déceptions, notamment un peu trop d’envolées lyriques qui cassent parfois le rythme. J’avais parfois du mal à me remettre dans ma lecture. Les dernières pages furent difficiles à lire. À vrai dire, après une certaine scène, je n’arrivais plus à m’intéresser à l’histoire alors qu’il me restait une cinquantaine de pages. Je reste un peu sur ma faim alors que le thème principal aurait pu me plaire.

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