Samantha Downing • For your own good (2021)

For your own good • Samantha Downing • 2021 • Berkley Books • 320 pages

Teddy Crutcher has won Teacher of the Year at the esteemed Belmont Academy, home to the best and brightest.

He says his wife couldn’t be more proud—though no one has seen her in a while.

Teddy really can’t be bothered with the death of a school parent that’s looking more and more like murder or the student digging a little too deep into Teddy’s personal life. His main focus is on pushing these kids to their full academic potential.

All he wants is for his colleagues—and the endlessly meddlesome parents—to stay out of his way.

It’s really too bad that sometimes excellence can come at such a high cost.


Depuis quelques semaines, je me régale de thrillers qui se situent au sein d’universités, de pensionnats et d’écoles privées. Toutes ces lectures font partie de ma thématique pour 2022, Dangereuses universités. 2021 a vu la publication d’un nombre conséquent d’ouvrages dans ce domaine, et 2022 semble également suivre cette tendance. J’en ai déjà présenté quelques uns et c’est au tour de For your own good qui est un autre coup de coeur.

Pourtant, la manière dont le roman est écrit aurait pu lui faire perdre de points. En effet, Samantha Downing propose une alternance de points de vue entre quelques personnages clés. Elle plonge le lecteur dans leurs plus sombres pensées, nous révélant ainsi leurs secrets inavouables. Finalement, il n’y a pas vraiment de surprise sur ce qui va se passer, mais surtout sur l’identité du coupable. Très rapidement, le lecteur sait qui et pourquoi… Et pourtant, j’ai adoré. Tout simplement, ce ne sont pas les questions les plus importantes du roman.

Malgré cet aspect du roman, je n’ai pas pu le lâcher une seule seconde et j’ai suivi avec beaucoup d’attention les différentes aventures des personnages dans leurs quêtes de vérité, ou de réaliser d’autres meurtres sans se faire prendre. C’est là que réside tout l’intérêt de ce roman, cette course du chat et de la souris : savoir quand, comment et pourquoi l’assassin va se décider à frapper ou se faire définitivement attraper.

La tension et le suspens sont omniprésent dès les premières pages. Ils augmentent progressivement et j’attendais qu’une chose, que la vérité explose en plein jour. Les dernières pages sont prenantes et explosives. Le lecteur va de surprise en surprise. J’ai retenu mon souffle durant les derniers chapitres.

Les personnages jouent beaucoup dans l’appréciation globale de ce roman, malgré la tendance de certains aux meurtres. Teddy est un personnage intéressant, élu meilleur professeur de l’année. En même temps, c’est normal, car il se démène pour ses élèves… Qui ne lui rendent pas autant qu’il le souhaiterait. Il a bien des secrets à cacher avec un petit côté « Harry, un ami qui vous veut du bien« . Il donne à ses élèves d’autres leçons que celles de littérature anglaise. Les autres personnages ont aussi leurs petits secrets et ils ont tous un gros défaut : la cupidité, l’égoïsme, l’arrogance de ce que l’argent peut acheter… Ils ont tous un aspect détestable, mais j’ai adoré suivre leurs péripéties.

Gros coup de coeur pour ce thriller autour d’une école prestigieuse. Je ne connaissais pas du tout cette auteur avant de me lancer dans ce roman, mais si un autre croise ma route, je le lirai avec plaisir.

Israël Joshua Singer • La famille Karnovski (1943)

La famille Karnovski • Israël Joshua Singer • 1943 • Folio • 768 pages

La famille Karnovski retrace le destin de trois générations d’une famille juive qui décide de quitter la Pologne pour s’installer en Allemagne à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Comment Jegor, fils d’un père juif et d’une mère aryenne, trouvera-t-il sa place dans un monde où la montée du nazisme est imminente?

Publié en 1943 alors que les nazis massacrent les communautés juives en Europe, le roman d’Israël Joshua Singer est hanté par ces tragiques circonstances et par la volonté de démêler le destin complexe de son peuple.


Une de mes bonnes résolutions de 2021 était de découvrir la littérature israélienne ou des auteurs écrivant en hébreu ou yiddish. J’ai commencé ce nouveau voyage par ce roman d’Israël Joshua Singer. Adorant les sagas familiales ayant un fort ancrage dans un contexte historique, La Famille Karnovski me semblait un choix judicieux, qui ne pouvait que me plaire. Il me rappelait quelque peu La Saga Moscovite de Vassili Axionov. Les deux sont des énormes coups de coeur que je recommande.

Le roman s’intéresse à trois générations de Karnovski dans un contexte historique qui va de quelques années avant la Première Guerre mondiale, puis l’auteur évoque l’entre-deux-guerres et la montée du nazisme et le début de la Seconde Guerre mondiale. Ce que j’ai apprécié durant cette lecture est que l’auteur ne donne jamais une date précise. Cependant, les indices, notamment par rapport à certains événements historiques, comme la Nuit de cristal, donnent la temporalité et une idée plus précise du temps qui passe. Ce n’est pas ce qui est le plus important dans ce roman. En effet, l’auteur montre plutôt comment les changements dans la société impacte la famille, la manière dont ils les vivent à la fois à leurs échelles et avec leurs sensibilités propres, mais également à celle de leur communauté. J’ai aussi aimé la manière dont Israël Joshua Singer décrit ce contexte historique mouvant et difficile. J’ai vraiment trouvé qu’à travers les expériences des différents personnages et leurs vécus, on sent celui de l’auteur. Le roman est criant de vérité de ce point de vue.

Il y a trois personnages principaux : David, le patriarche, son fils Georg Moïse et son petit-fils, Jegor. Le point commun entre eux est leur entêtement et opiniâtreté. Ils sont tous les trois extrêmement têtus et persuadés d’être dans le vrai. Après, ils ont des caractères totalement différents, des positions aussi qui diffèrent sur des sujets variés, mais plus particulièrement sur leur conception de la foi juive. Ce qui amènent des conflits au sein de la famille, car ils réagissent selon leurs sensibilités, mais aussi dans le contexte historique dans lequel ils ont grandi. Encore une fois, le lecteur peut voir comment l’histoire donne des caractères, des conceptions différentes au sein d’une même famille. Néanmoins, ce sont trois personnages attachants.

David m’a plu par sa volonté de s’intégrer à tout prix au sein de sa nouvelle communauté à Berlin, mais également de garder et d’inculquer les valeurs de sa foi à ses descendants. Son fils, Gregor Moïse est un célèbre chirurgien allemand qui m’a étonné par sa résilience, le courage de trouver sa propre voie, d’accepter les changements et d’émigrer. Cependant, c’est le fils de ce dernier, Jegor, qui m’a le plus touché et bouleversé parmi les trois générations de Karnovski. Il est peut-être le plus complexe d’entre eux. Il grandit au sein d’une famille où son père est juif et sa mère est considérée comme une bonne Aryenne dans un contexte de montée du nazisme et où il est difficile d’être les deux. Il vit une véritable crise d’identité à une période de sa vie qui n’est pas la plus facile, l’adolescence. Je pense que rien que pour ce personnage, il faut lire ce roman.

Le roman est très bien écrit, et malgré tout, la tension est au rendez-vous. Les pages se tournent toutes seules, car on s’attache aux personnages principaux, comme secondaires. Le lecteur attend que le drame arrive. Il survient dans les dernières pages et de là provient mon unique petit point de déception concernant ce roman. En effet, la fin est un peu brusque, par rapport au reste de l’intrigue. Le rythme s’accélère énormément dans les dernières pages et l’auteur m’a laissé sur ma faim concernant le destin des différents membres de la famille Karnovski. Même si le livre s’approche des huit-cent pages, je n’aurai pas boudé mon plaisir si l’auteur en avait rajouté une centaine, voire même un peu plus. J’ai quitté les Karnovski avec un pincement au coeur.

Malgré cette petite note finale, le roman a été un énorme coup de coeur. Israël Joshua Singer est un auteur que j’aime beaucoup. J’avais également dans ma bibliothèque un autre roman de lui, une autre saga familiale aussi, Les frères Ashkenazi. J’ai aussi beaucoup aimé, mais pas un énorme coup de coeur comme pour La famille Karnovski.

Liza Wiemer • The Assignment (2020)

The Assignment • Liza Wiemer • 2020 • Delacorte Press • 336 pages

SENIOR YEAR. When an assignment given by a favorite teacher instructs a group of students to argue for the Final Solution, a euphemism used to describe the Nazi plan for the genocide of the Jewish people, Logan March and Cade Crawford are horrified. Their teacher cannot seriously expect anyone to complete an assignment that fuels intolerance and discrimination. Logan and Cade decide they must take a stand. As the school administration addressed the teens’ refusal to participate in the appalling debate, the student body, their parents, and the larger community are forced to face the issue as well. The situation explodes, and acrimony and anger result. What does it take for tolerance, justice, and love to prevail?


The Assignment est le premier roman de Liza Wiemer que je lis et je suis impressionnée. C’est un livre que j’ai beaucoup aimé, qui m’a fait énormément réfléchir sur un sujet historique, mais également d’actualité. L’auteur s’inspire d’une histoire vraie, et ce roman m’a fait penser à La Vague de Todd Strasser. Les sujets sont proches : il s’agit d’un devoir qui a été donné par un enseignant et qui va canaliser les tensions au sein d’une communauté (souvent un lycée et une ville) avant de faire la Une des journaux nationaux.

C’est aussi le point de départ de The Assignment. Logan et Cade, les deux personnages principaux; se voient obligés par un de leurs enseignants. de réfléchir autour de la Conférence de Danse, puis de la rejouer… En se mettant à la place des nazis qui y étaient. Liza Wiemer met dès les première pages le lecteur au pied du mur. Et vous, comment auriez-vous réagi face à un tel devoir ?

Logan et Cade sont convaincus dès le début que cet exercice à rendre est moralement et ethniquement condamnable. Ils ont raison, car, rapidement, au sein de leur classe des dérives se font déjà voir par des réflexions ou le salut nazi. Pour moi, ces deux adolescents ont eu raison de s’élever contre ce devoir. En revanche, je les admire d’avoir osé dénoncer leur professeur et ce qu’il leur est demandé de faire. J’étais entièrement d’accord sur le caractère immoral de ce débat. En revanche, j’avoue que je ne sais pas si j’aurai eu le même courage qu’eux d’aller jusqu’au bout, jusqu’au niveau national comme ils l’ont fait.

Ce sont vraiment deux jeunes gens courageux, qui ont la force de leur conviction, de ce qui est juste ou non. Néanmoins, l’auteur ne nous propose pas non plus des personnages absolument parfaits en tout point, bien au contraire. Elle leur donne beaucoup de nuances. Malgré tout, ils ont aussi des des doutes jusqu’où ils sont prêts à aller, en voyant la réaction de la ville… Malgré leur jeune âge, j’ai vraiment vu en eux des modèles que les jeunes lecteurs peuvent suivre. En tant qu’adulte, j’aimerais, tout comme eux, avoir la force et le courage d’affirmer haut et fort mes convictions et de ne plus les garder seulement pour moi.

Liza Wiemer donne aussi la place à d’autres points de vue que ceux de Logan et Cade. Il y a aussi des élèves qui, comme moi, ont les mêmes convictions sur ce devoir, mais qui n’ose l’exprimer. J’ai apprécié le fait qu’elle ne portait sur eux aucun jugement négatif. Elle laisse aussi la parole à l’enseignant qui peut ainsi exprimer son point de vue. Cela donne une certaine force au roman. En effet, le lecteur a toutes les cartes en main pour nourrir sa propre réflexion.

The Assignment est un roman fort parlant d’identité, d’antisémitisme, de moralité et d’éthique avec beaucoup de sincérité et d’honnêteté. C’est un livre à mettre entre toutes les mains, car il aborde un sujet important et malheureusement encore d’actualité. Pour ma part, il a été un véritable coup de coeur. Il est parfaitement écrit, et le sujet est maîtrisé. Tout comme La Vague, il fait partie des indispensables à lire et j’espère qu’il sera traduit en français très prochainement.

Top 5 Wednesday • Couvertures rouges

Le thème de ce mercredi consiste à mettre en avant des livres aux couvertures rouges. J’ai ressorti dans mes dernières lectures des romans dont la dominante sur la couverture est le rouge. J’ai rajouté un petit avis express, car ils ne seront pas forcément chroniqués par la suite.

Les loups-garous d’Argentine • Jérémy Wulc • Pygmalion • Mars 2021 • 368 pages

Roman policier d’un auteur français, Les Loups-garous d’Argentine reste une bonne lecture, mais pas un coup de coeur. Beaucoup de révélations se devinent très rapidement et, finalement, le tout est sans surprise. C’est clairement le type de livre aussitôt lu, aussitôt oublié.

Les Meurtres de Molly Southbourne • Tade Thompson • Bélial • 2017 • 140 pages

Je parlerai plus de nouvelles que de roman, car il est extrêmement court. Je n’ai pas été totalement convaincue par ce premier tome, qui est catégorisé horreur. Il est inquiétant par moment, mais il est loin de m’avoir réellement fait peur. L’auteur effleure beaucoup de choses intéressantes, mais sans développer outre mesure. Je ne pense pas lire le deuxième tome.

Macbeth • William Shakespeare • Folio • XVI siècle • 176 pages

Macbeth n’a jamais été ma pièce de Shakespeare préférée avec Othello. J’ai beau la lire, la relire, j’en garde toujours un souvenir flou. L’année dernière, j’ai relu une partie des pièces de cet auteur et elle en faisait partie…

Fable, Namesake • Adrienne Young • Wednesday Books • 2021 • 360 pages

J’avais beaucoup aimé le premier tome qui mêlait parfaitement aventure, piraterie, trahison et j’étais impatiente de découvrir le deuxième tome. Il apporte son lot de révélations et de rebondissements. Il a peut-être un peu plus de longueurs que le premier, mais c’est une lecture toujours aussi agréable à faire avec des personnages attachants.

1793 • Niklas Natt och Dag • Pocket • 2019 • 528 pages

Une très bonne surprise pour ce policier historique qui m’a totalement embarqué dans le Stockholm de la fin du XVIII siècle. Le roman a été prenant, pas toujours facile, mais l’aspect historique est très bien documenté. Je lirai avec plaisir le deuxième tome, 1794.

Layne Fargo • They never learn (2020)

Scarlett Clark is an exceptional English professor. But she’s even better at getting away with murder.

Every year, she searches for the worst man at Gorman University and plots his well-deserved demise. Thanks to her meticulous planning, she’s avoided drawing attention to herself—but as she’s preparing for her biggest kill yet, the school starts probing into the growing body count on campus. Determined to keep her enemies close, Scarlett insinuates herself into the investigation and charms the woman in charge, Dr. Mina Pierce. Everything’s going according to her master plan…until she loses control with her latest victim, putting her secret life at risk of exposure.

Meanwhile, Gorman student Carly Schiller is just trying to survive her freshman year. Finally free of her emotionally abusive father, all Carly wants is to focus on her studies and fade into the background. Her new roommate has other ideas. Allison Hadley is cool and confident—everything Carly wishes she could be—and the two girls quickly form an intense friendship. So when Allison is sexually assaulted at a party, Carly becomes obsessed with making the attacker pay…and turning her fantasies about revenge into a reality.


Pour cette thématique de Dangereuses Universités, un autre thriller psychologique autour d’une histoire de vengeance. Cet univers inspire les autres auteurs depuis quelques temps, car ce n’est pas le premier que je lis dans cette veine. Il y a eu My Dark Vanessa ou In my dreams I hold a knife. J’aime ces ambiances universitaires sombres et violentes, propices à ce type de thrillers.

They never learn propose une intrigue très rythmée, qui ne laisse aucune mérite de répit au lecteur. Ce livre est passionnant et impossible à lâcher. J’ai eu quelques nuits écourtées pour pouvoir le terminer. Je voulais savoir si la chance de Scarlett allait tourner un jour ou l’autre. Cet ouvrage est intelligemment écrit. L’alternance des deux points de vue peut, aux premiers abords, poser question. Quel peut être le lien entre les deux ? Ils prennent progressivement sens.

Ce roman n’est pas forcément à mettre entre toutes les mains. Il est énormément question de violences physique, psychologique et sexuelle. Il est brutal et choquant. Il y a beaucoup de petites et grandes révélations qui maintiennent le lecteur sur ses gardes et qui changent régulièrement la vision que l’on peut avoir des personnages. Scarlett est un personnage qui contient beaucoup de rage en elle. Cela transparait à chacune des pages, pouvant mettre mal à l’aise. Elle est animée par l’unique désir de venger les femmes qui ont subi des violences, mais que personne n’a écouté et cru. C’est très bien écrit et l’auteur arrive à faire ressentir aux lecteurs ses émotions fortes.

Layne Fargo met en scène un personnage complexe avec lequel j’ai aussi eu une relation compliquée et conflictuelle. Scarlett est une serial-pilleuse depuis des années et elle présente aussi un côté très violent, sans remord. En même temps, elle a un côté très attachant, car on veut qu’elle s’en sorte, que sa chance continue. Le lecteur peut aussi comprendre ses motivations. L’auteur nous met quelque peu devant nos pensée les plus sombres, puisque Scarlett nous fascine et nous horrifie à la fois.

Il y aurait beaucoup d’autres points à aborder avec ce roman : le traitement que reçoit la victime de violences dont la parole est constamment remise en cause et que l’agresseur s’en sort généralement, par exemple. They never learn est un très bon thriller psychologique que je recommande.

Top 5 Wednesday • Five Stars Read

Cette semaine, le thème proposé est d’évoquer nos coups de coeur, des lectures auxquelles on a donné la plus haute note. J’avais très envie de proposer mes derniers coups de coeur.

Berlin, 1928. Les corps de quatre prostituées sont retrouvés massacrés dans le même quartier. Bernie Gunther, jeune flic idéaliste à la brigade des mœurs est invité à rejoindre le chef de la Kripo pour enquêter sur cette sinistre affaire.

Alors que ces meurtres laissent la population indifférente, le père de l’une des victimes, un chef de la pègre très influent, est prêt à tout pour se venger de l’assassin de sa fille.

Dès lors qu’une nouvelle vague de victimes, des vétérans de guerre handicapés, déferle sur la ville, Bernie est confronté au silence imposé par la voix montante du nazisme.

Une première enquête aux allures de course contre la montre dans un Berlin sous tension, à la veille de la Seconde Guerre mondiale.


Exiled to a far-flung island by the whims of the gods, Medusa has little company except the snakes that adorn her head instead of hair. But when a charmed, beautiful boy called Perseus arrives on the island, her lonely existence is disrupted with the force of a supernova, unleashing desire, love, betrayal and destiny itself.

Filled with glorious full-colour illustrations by award-winning Olivia Lomenech Gill, this astonishing retelling of Greek myth is perfect for readers of Circe and The Silence of the Girls. Illuminating the girl behind the legend, it brings alive Medusa for a new generation. 


Edward Fosca is a murderer. Of this Mariana is certain. But Fosca is untouchable. A handsome and charismatic Greek Tragedy professor at Cambridge University, Fosca is adored by staff and students alike—particularly by the members of a secret society of female students known as The Maidens. 

Mariana Andros is a brilliant but troubled group therapist who becomes fixated on The Maidens when one member, a friend of Mariana’s niece Zoe, is found murdered in Cambridge. 

Mariana, who was once herself a student at the university, quickly suspects that behind the idyllic beauty of the spires and turrets, and beneath the ancient traditions, lies something sinister. And she becomes convinced that, despite his alibi, Edward Fosca is guilty of the murder. But why would the professor target one of his students? And why does he keep returning to the rites of Persephone, the maiden, and her journey to the underworld?

When another body is found, Mariana’s obsession with proving Fosca’s guilt spirals out of control, threatening to destroy her credibility as well as her closest relationships. But Mariana is determined to stop this killer, even if it costs her everything—including her own life.


Voici un texte qui, par la controverse qu’il suscita dès sa parution chez les historiens, eut le mérite essentiel de contraindre ceux-ci à entreprendre des recherches nouvelles sur le génocide des Juifs par les nazis.

En effet, le reportage d’Hannah Arendt, envoyée spéciale du New Yorker au procès de Jérusalem, philosophe américaine d’origine juive allemande, auteur d’un ouvrage célèbre sur les origines du totalitarisme, fit scandale à New York et à Londres, en Allemagne comme en Israël.

Dans son procès du procès, l’auteur – qui ne fait siens ni tous les motifs de l’accusation ni tous les attendus du jugement – est entraîné d’abord à faire apparaître un nouvel Eichmann, d’autant plus inquiétant qu’il est plus «banal» ; puis à reconsidérer tout l’historique des conditions dans lesquelles furent exterminés des millions de Juifs. Et à mettre en cause les coopérations, voire les «complicités», que le lieutenant-colonel S.S. a trouvées dans toutes les couches de la population allemande, dans la plupart des pays occupés, et surtout jusqu’au sein des communautés juives et auprès des dirigeants de leurs organisations.


August 1914. England is at war. As Evie Elliott watches her brother, Will, and his best friend, Thomas Harding, depart for the front, she believes—as everyone does—that it will be over by Christmas, when the trio plan to celebrate the holiday among the romantic cafes of Paris.

But as history tells us, it all happened so differently…

Evie and Thomas experience a very different war. Frustrated by life as a privileged young lady, Evie longs to play a greater part in the conflict—but how?—and as Thomas struggles with the unimaginable realities of war he also faces personal battles back home where War Office regulations on press reporting cause trouble at his father’s newspaper business. Through their letters, Evie and Thomas share their greatest hopes and fears—and grow ever fonder from afar. Can love flourish amid the horror of the First World War, or will fate intervene?

Christmas 1968. With failing health, Thomas returns to Paris—a cherished packet of letters in hand—determined to lay to rest the ghosts of his past. But one final letter is waiting for him…

Playlist Littéraire • In my dreams I hold a knife d’Ashley Winstead

Pour lire ma chronique sur le roman : In my dreams I hold a knife d’Ashley Winstead

The Pierces • Secrets

Taylor Swift • I did something bad

Valerie Broussard • Start a war

Bishop Briggs • Dark Side

Taylor Swift • Look what you made me do

Klergy feat. Valerie Broussard • The Beginning of the end

Lorde • Glory & Gore

Cat Pierce • The gold is in the dark

Billie Eilish • When the party is over

Ruelle • Monsters

Ashley Winstead • In my dreams I hold a knife (2021)

In my dreams I hold a knife • Ashley Winstead • Sourcebooks Landmark • Août 2021 • 368 pages

A college reunion turns dark and deadly in this chilling and propulsive suspense novel about six friends, one unsolved murder, and the dark secrets they’ve been hiding from each other—and themselves—for a decade.

Ten years after graduation, Jessica Miller has planned her triumphant return to southern, elite Duquette University, down to the envious whispers that are sure to follow in her wake. Everyone is going to see the girl she wants them to see—confident, beautiful, indifferent—not the girl she was when she left campus, back when Heather’s murder fractured everything, including the tight bond linking the six friends she’d been closest to since freshman year. Ten years ago, everything fell apart, including the dreams she worked for her whole life—and her relationship with the one person she wasn’t supposed to love.

But not everyone is ready to move on. Not everyone left Duquette ten years ago, and not everyone can let Heather’s murder go unsolved. Someone is determined to trap the real killer, to make the guilty pay. When the six friends are reunited, they will be forced to confront what happened that night—and the years’ worth of secrets each of them would do anything to keep hidden.


Encore un thriller psychologique autour des universités et écoles prestigieuses ! In my dreams I hold a knife est un de ceux que j’ai préféré lire. Il est absolument incroyable d’un bout à l’autre.

In my dreams I hold a knife est un thriller qui a pour objectif d’élucider un meurtre qui a eu lieu au sein d’un groupe d’amis à l’université. L’auteur alterne entre deux temporalités : le passé et donc leurs années d’études et le présent. Cette partie se déroule surtout durant une soirée des anciens élèves… Soirée qui ne va pas du tout se passer comme prévu puisque le frère de la victime a décidé de confondre le coupable. J’ai vraiment apprécié l’alternance des temps qui apporte beaucoup à l’intrigue. En effet, le lecteur en apprend beaucoup plus sur les relations entre les personnages et tout n’est pas rose entre eux. Le lecteur découvre de nombreuses rivalités (à la fois amoureuse, pour les études ou des questions d’argent…), de jalousie. Cela pose déjà certains jalons pour la suite.

Ce livre se concentre surtout sur les personnages et leurs personnalités, leurs caractères, qualités et défauts, mais surtout sur leurs rêves et leurs objectifs. De faire des points sur le passé permet vraiment de comprendre les différents protagonistes et leurs évolutions. J’ai aimé qu’aucun d’entre eux ne soient tout blanc ou tout noir. Ils sont tous complexes, avec leurs zones d’ombre et leurs secrets. Jess, le personnage principal, est un exemple parfait. Cela brouille d’autant plus les pistes sur l’identité du coupable. Au fur et à mesure que les pages se tournent, le lecteur, comme les personnages, accusent l’un ou l’autre. Ils semblent tous avoir un mobile, une raison de tuer leur ami. Lequel d’entre eux est réellement passé à l’acte ?

Le mystère est mené d’une main de maître par Ashley Winstead. C’est un roman qui m’a happé du début à la fin. Tout au long de l’intrigue, on croit connaître le coupable. Cependant, l’auteur nous transporte de rebondissements en révélations sans nous laisser une seconde de répit. Les événements s’enchaînent à un rythme effréné, et le lecteur n’a pas le temps de reprendre son souffle. J’ai adoré ce rythme haletant, le livre est impossible à mettre de côté ne serait-ce que quelques secondes. Mes pensées y revenaient sans cesse, car à chaque chapitre, mes certitudes vacillaient. Ashley Winstead signe ici le parfait page-turner. La tension monte crescendo jusqu’au final explosif. Ce dernier m’a laissé sans voix. Il est véritablement à la hauteur du reste, de ce à quoi l’auteur nous a préparé depuis le début.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur avant de me lancer dans ce roman. Ce n’est sûrement pas le dernier que je lirai d’elle. Ce thriller est un coup de coeur. J’ai été étonnée par la complexité des personnages, la manière dont l’intrigue se développe.

Bilan des sorties VO lues • Juillet à décembre 2021

Chaque mois, je partage les sorties VO qui ont attisé ma curiosité et j’en lis un certain nombre d’entre elles durant l’année. Mon avis ne se retrouve pas toujours sur le blog, d’autant plus que j’accumule aussi un énorme retard dans la publication de mes articles. Ce dernier est l’occasion de faire un tour d’horizon des dernières sorties que j’ai lu entre juillet et décembre. J’ai fait un premier billet pour mes lectures de janvier à juin. [lien]

Mes lectures sont rangées par mois de sortie, d’où le fait que l’article commence à janvier. En cliquant également sur les mois, vous tomberez sur les sorties correspondantes.

Janvier

Livres lus

Publié en français sous le titre Le train des enfants, il s’agit d’un roman historique sur un fait méconnu de l’après guerre en Italie où des familles napolitaines envoyaient leurs enfants plus au nord. J’ai eu du mal à accrocher au style de l’auteur. Le roman est écrit à la première personne du singulier et selon le point de vue d’un enfant d’une dizaine d’années. Je n’ai pas réellement eu d’atomes crochus avec lui, ou son histoire.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The last garden in England de Julia Kelly
  • The Historians de Cecelia Eckbäck
  • In the garden of spite de Camilla Bruce

Février

Livres lus

Je suis totalement passée à côté de ce roman. J’ai eu du mal avec l’histoire, mais surtout avec le personnage principal, Megan. Nos expériences de vie sont totalement différentes et cela m’a quelque peu empêché de réellement ce livre à sa juste valeur. Je ne comprenais pas Megan qui m’a plutôt énervée, son comportement et ses revendications. J’ai fini par abandonner.

J’étais impatiente de découvrir ce nouveau roman de Sylvain Neuvel. Cet auteur m’a introduite à la science-fiction, il y a quelques années, avec sa première trilogie autour de géants venant de l’espace… Malheureusement, ce premier tome de sa nouvelle série ne m’a pas du tout charmé alors qu’il avait de nombreux éléments en sa faveur : le contexte historique, des personnages principaux venus d’un autre monde, l’écologie… Cependant, c’est très lent, très scientifique et je n’ai pas compris grand chose. J’ai tout de même envie de retenter.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • While Paris slept de Ruth Druart

Mars

Livres lus

L’auteur s’inspire d’une histoire vraie, celle de sa famille. C’est un roman que j’aurais vraiment voulu apprécier, mais, malheureusement, je n’ai pas du tout apprécié ce roman. Il y a des passages qui sont très longs et qui n’apportent rien à l’intrigue. Je ne me suis absolument pas attachée aux deux personnages principaux, Nina et Pietro, dont l’histoire d’amour est au coeur du livre.

Sorti en français sous le titre Le village perdu.

Lien vers mon article

Il a également été traduit en français, et publié sous le titre de La petite boutique aux poisons. Une excellente lecture ! J’ai beaucoup aimé suivre ce mystère et découvrir petit à petit les réponses avec le personnage principal. Les changements de narrateur sont bien amenés et ils apportent quelque chose à l’intrigue. J’ai vraiment apprécié ces trois personnages féminins, qui sont attachants. Le coup de coeur n’est pas très loin.

J’avais noté ce titre, car c’était un roman historique qui changeait de ce que j’ai l’habitude de lire en terme de lieux et d’époque. Le livre commence bien, avant de s’essouffler très vite. Il manque de perspectives à long terme et il en devient rapidement ennuyeux.

Ceux que j’aimerais lire en 2022

  • The Rose Code de Kate Quinn (pré-commandé et en attente de réception)

Avril

Livres lus

Je l’ai mis dans les nouveautés VO, mais sans faire attention qu’il a déjà été publié en français en 2019. Le livre s’intitule Le Voyageur.

[Lien vers mon article]

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The dictionary of lost words de Pip Williams
  • The Mary Shelley Club de Goldy Moldavski
  • Ariadne de Jennifer Saint (PAL)

Mai

Livres lus

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant ce livre, notamment du point de vue des créatures fantastiques. Néanmoins, cette histoire m’a totalement transporté dans la ville de Prague (que j’ai encore plus envie de visiter depuis). C’est prenant et dynamique. J’ai trouvé l’univers très sympa et les personnages attachants. Un très moment de lecture et je ne dirai pas non à un autre tome.

Encore un autre roman qui est sorti en français avant l’anglais. Il est disponible depuis 2019 sous le titre Les trois vies de Josef Klein. En le commençant, je m’attendais à un vrai roman d’espionnage avec de l’action, beaucoup de rebondissements, mais le roman ne prend pas du tout cette direction. Malgré tout, c’est une lecture que j’ai aimé faire et que j’ai trouvé intéressante.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Madam de Phoebe Wynne

Juin

Livres lus

J’attendais l’automne pour découvrir ce roman. Il y a de très bonnes idées : des sorcières dont les pouvoirs dépendent des saisons, l’écologie avec le temps qui se dérègle, et une école de magie… Le livre a un rythme très lent et contemplatif, qui s’accorde bien avec le passage des saisons. Néanmoins, l’intrigue est redondante et même à une centaine de pages de la fin, il n’y a pas de grosses révélations ou une énorme révélation pour venir donner un petit coup de fouet à l’intrigue.

Publié en français, sous le titre Les Muses. Encore un thriller autour des universités qui ont renfermé beaucoup de tueurs en 2021. J’ai été happée dès les premières pages et j’ai beaucoup aimé le fait de s’inspirer de la mythologie grecque.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Daughter of Sparta de Claire M. Andrews
  • The Wolf and the Woodsman d’Ava Reid

Juillet

Livres lus

Encore un très bon thriller psychologique, très prenant. Le fait de connaître dès le début l’identité du tueur n’est pas un problème, car l’auteur apporte tout de même beaucoup de tensions et de suspens. Quasiment un coup de coeur.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The Book of Accidents de Chuck Wendling
  • Half sick of shadows de Laura Sebastian
  • The forest of vanishing stars de Kristin Harmel
  • The Final Girl Support Group de Grady Hendrix

Août

Livres lus

Je découvre cette auteur avec ce roman qui m’a tenu en haleine du début à la fin. J’ai adoré les va-et-vient entre aujourd’hui et quand les personnages étaient étudiants. Le suspens est parfaitement maîtrisé d’un bout à l’autre et une mention toute particulière pour la révélation finale qui m’a vraiment étonnée.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The real Valkyrie: The hidden history of Viking warrior woman de Nancy Marie Brown
  • The women of Troy de Pat Baker
  • The woods are always watching de Stephanie Perkins

Septembre

Livres lus

J’ai traîne ce livre pendant plus d’un mois sans avoir réussi à lire plus de cent pages. Au final, j’ai abandonné alors que je suis plutôt amatrice de romans d’horreur, mais je n’ai pas du tout réussi avec celui-ci qui m’a clairement ennuyé. Le début est très lent et il n’a pas su capter tout de suite mon attention.

Je sors de ma zone de confort avec cette romance de Hannukah. C’est tout mignon et parfait pour le mois de décembre. J’ai vraiment bien accroché à l’histoire et aux personnages. Il y a juste un petit passage problématique au regard du conflit israélo-palestinien, mais il ne faut pas oublier aussi que l’auteur est de confession juive.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • All these bodies de Kendare Blake (PAL)
  • The girl behind the wall de Mandy Robotham (PAL)

Octobre

Livres lus

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Medusa de Jessie Burton (PAL)
  • Whe we fought: Inspiring stories of resisting Hitler and defending freedom de Jerry Borrowman
  • The lighthouse witches de C.J. Cookes

Novembre

Livres lus

Ceux que j’aimerais lire :

  • All of us villain d’Amanda Foody et Christine Lynn Herman
  • Parting the veil dePauletteKennedy
  • The Haunting of Leigh Harker de Darcy Coates

Décembre

Livre lus

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Learwife de J.R. Thorpe
  • Accidental gods: On men unwillingly turned divine d’Anna della Subin
  • The Bright Ages: A new history of medieval Europe de Matthew Gabriele et David M. Perry
  • The Ballerinasde Rachel Kapelke-Dale
  • Hidden Treasures de Michelle Adams
  • The sorority murders d’Allison Brennan
  • Inheritance of secrets de Sonya Bates

Hazel Gaynor & Heather Webb • Last Christmas in Paris (2017)

Last Christmas in Paris • Hazel Gaynor & Heather Webb • William Morrow • 2017 • 400 pages

August 1914. England is at war. As Evie Elliott watches her brother, Will, and his best friend, Thomas Harding, depart for the front, she believes—as everyone does—that it will be over by Christmas, when the trio plan to celebrate the holiday among the romantic cafes of Paris.

But as history tells us, it all happened so differently…

Evie and Thomas experience a very different war. Frustrated by life as a privileged young lady, Evie longs to play a greater part in the conflict—but how?—and as Thomas struggles with the unimaginable realities of war he also faces personal battles back home where War Office regulations on press reporting cause trouble at his father’s newspaper business. Through their letters, Evie and Thomas share their greatest hopes and fears—and grow ever fonder from afar. Can love flourish amid the horror of the First World War, or will fate intervene?

Christmas 1968. With failing health, Thomas returns to Paris—a cherished packet of letters in hand—determined to lay to rest the ghosts of his past. But one final letter is waiting for him…


Des ouvrages que j’ai pu présenter pour le challenge Il était neuf fois Noël, Last Christmas in Paris est celui que j’étais le plus impatiente de lire. Je l’ai découvert sur Pinterest et j’ai tout de suite craqué devant cette très belle couverture. Heureusement, le livre ne se limite pas qu’à cela.

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas lu un roman épistolaire, genre littéraire que j’apprécie énormément. Le choix de rédiger uniquement par des lettres est judicieux pour plusieurs raisons. Il permet d’allier les événements ayant lieu sur le champ de bataille avec les lettres de Will et Tom, et ce qui se passe à l’arrière avec Evelyn et Alice. S’y ajoute aussi le personnage de John Hooper qui permet également d’avoir le point de vue d’un homme en âge de se battre, mais pour des raisons diverses restent à l’arrière. Cela permet d’aborder la manière dont ils étaient perçus. Les autrices nous offrent une belle galerie de personnages qui illustrent plutôt bien ce que pouvait être la société anglaise durant la Première Guerre mondiale. Il est dommage que tous les personnages que l’on croise soit tous issus de l’aristocratie.

Ces lettres sont également pleines d’émotions et de non-dits qui m’ont énormément plu. Le début peut être long à se mettre en place. La première année du conflit met vraiment les différents éléments en place : les relations entre les différents personnages, la manière dont le conflit est perçu dans les premiers mois, la naïveté et l’enthousiasme qui fait ensuite place à bien d’autres sentiments comme l’horreur, la mélancolie, les troubles traumatiques… En avançant dans les années, le roman devient plus sombre, passionnant et impossible à lâcher. Les relations changent et les personnages aussi, la vie à l’arrière et au front se fait plus difficile avec notamment la perte de certains personnages. Il y a quelques passages qui m’ont tiré des larmes.

Je l’avoue aussi, je me suis énormément attachée aux différents personnages, notamment Evie et Tom. Leur amitié, leur échange de lettres ainsi que leurs caractères en font des personnes plus que sympathiques et dont le destin m’a tenu en haleine du début à la fin. En tant que lectrice, j’ai espéré que Thomas s’en sorte, qu’ils se rendent compte qu’il y a plus que de l’amitié entre eux… J’ai admiré leurs forces et leurs courages, leurs droitures aussi. Alice apporte parfois une touche rafraîchissante par ses lettres et son humour. Elle a une personnalité pétillante qui change également au fur et à mesure des années.

J’ai apprécié la construction du roman. Il est divisé en plusieurs parties correspondant à un an de conflit, de 1914 à 1918. Chacune commence par une petite citation et elle se termine par un court chapitre qui n’est pas une lettre, mais un petit saut dans le temps, puisque les autrices nous transportent en 1968. J’avais peur que cela ne donne un peu trop d’indices pour la suite de l’intrigue, mais cela n’a pas été le cas. Au contraire, ces quelques pages ont plutôt attisé ma curiosité et donné envie de continuer le roman.

Last Christmas in Paris est un coup de coeur qui m’a emporté dans un tourbillon d’émotions. C’était très bien écrit et passionnant. Clairement un des meilleurs ouvrages que j’ai pu lire ce mois-ci dont le bilan est plutôt mitigé.