Des détails en peinture…

De ma licence d’histoire de l’art, j’ai appris l’iconographie, à reconnaître les thèmes et les personnages, quelques fois les symboles cachés. Si j’apprécie de connaître le sujet des oeuvres que je vois lorsque je visite un musée, ce n’est pas forcément cet aspect qui me fait m’arrêter pour contempler un tableau. Ce sont des détails qui vont retenir mon attention, une petite partie.

Il y a deux choses que j’apprécie énormément quand je regarde un tableau. Ce sont la manière dont les bijoux sont peints et plus particulièrement les perles et tout ce qui touche au textile, les différents types de tissus. Dans mon esprit, ce sont deux des points les plus difficiles à peindre et où l’artiste peut démontrer tout son talent. Je suis très impressionnée par la technique déployée pour les rendre les plus vraisemblables. Ces prouesses sont notamment possibles avec le développement de la peinture à l’huile.

Le premier artiste à avoir développé mon amour voire ma passion pour les bijoux en peinture est Jan Van Eyck avec son retable de l’Agneau mystique. Le Christ en majesté est une pure merveille de ce point de vue. Il faut regarder la couronne et la manière dont les différentes pierres précieuses sont peintes ainsi que son médaillon. Pour moi, il est le premier à avoir pleinement réussi à peindre. Il est impossible de ne pas citer La jeune fille à la perle de Johannes Vermeer. De ce tableau, cette boucle d’oreille est la première chose que je vois. Elle est parfaite avec cette lumière qui s’y reflète. Cependant, ce ne sont pas les seuls artistes à proposer des bijoux délicatement peints.

Concernant la peinture des vêtements, ce n’est que plus tardivement que j’y suis devenue sensible. C’est lors de ma dernière année d’histoire de l’art. Un de mes enseignants a attiré mon attention sur la manière dont Rembrandt peignait les différents types de tissus : la soie, la fourrure… Cela participe aussi aux charmes et à l’intérêt d’une peinture, portrait ou non. Cet aspect m’intéresse aussi du point de vue de la mode des différents siècles, connaître les tissus les plus prisés, la manière dont ils les ont associés… J’adore pouvoir devenir si c’est de la soie ou du velours, je m’extasie devant les dentelles. En temps normal, ce sont déjà des petits chefs d’oeuvre. En peinture, il y a des petits détails dans les manches, les garnitures dont la beauté est à couper le souffle, notamment par leur précision et le rendu de la texture.

Et vous, quels sont les détails qui vous accrochent quand vous regardez un tableau ?
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Les ombres de Katyn (2013) } Philip Kerr

Mars 1943. Le Reich vient de perdre Stalingrad. Pour Joseph Goebbels, il faut absolument redonner le moral à l’armée allemande et porter un coup aux Alliés. Or sur le territoire soviétique, près de la frontière biélorusse, à Smolensk, ville occupée par les Allemands depuis 1941, la rumeur enfle. Des milliers de soldats polonais auraient été assassinés et enterrés dans des fosses communes. L’armée Rouge serait responsable de ce massacre. Goebbels, qui voit là l’occasion de discréditer les Russes et d’affaiblir les Alliés, décide l’ouverture d’une enquête. Le capitaine Bernie Gunther du Bureau des crimes de guerre, organisme réputé antinazi, est la personne idéale pour accomplir cette délicate mission.

Philip Kerr frappe fort avec ce neuvième tome des aventures de Bernie Gunther. Il s’inspire une nouvelle fois d’un fait historique avéré, le massacre de Katyn où plusieurs milliers de Polonais ont été abattus par les Russes. Malgré l’intérêt que je porte depuis de nombreuses années à la Seconde Guerre mondiale et aux régimes totalitaires, je n’ai jamais eu connaissance de ces charniers. En faisant quelques recherches, j’ai vite compris pourquoi. Il existe encore un certain tabou autour de ce qui s’est passé dans la Forêt de Katyn, près de Smolensk.

Je referme ce roman avec l’impression d’en avoir appris beaucoup sur l’Histoire. Philip Kerr a encore une fois pleinement documenté son livre et il y a beaucoup de choses vraies dans Les ombres de Katyn, notamment ce que Goebbels a voulu en tirer pour sa propagande. L’auteur a un vrai don pour connecter son intrigue policière, oeuvre de fiction, et la grande Histoire. Il nous fait croiser un certain nombre d’aristocrates prussiens qui complotent contre Hitler. À ce propos, ce livre m’a fait penser à un film que j’ai vu il y a quelques années et qui aurait été la suite logique de ce qui se déroule dans le fond, Walkyrie de Kenneth Branagh. Le petit mot de l’auteur à la fin m’a donné raison. J’adore la manière dont des petits détails ouvrent sur des événements plus grands. Le tout est parfaitement bien écrit et ficelé.

Malgré plus de six cent pages, ce neuvième tome est un véritable page-turner, parfaitement maîtrisé d’un bout à l’autre. Philip Kerr sait doser son suspens. À chaque chapitre terminé, je devais en commencer un autre. Les ombres de Katyn a presque été trop vite lu et j’en redemande encore. Bernie Gunther reste un de mes personnages littéraires préférés. J’adore son humour, son cynisme. À Smolensk, il rencontre un aristocrate, von Gersdorff, qui lui a fait un peu de l’ombre de ce point. Certains de leurs échanges ont été plus que savoureux, des petits bijoux à lire. Je ne me lasse pas des romans de cet auteur anglais, parti trop tôt. Il a toujours su se renouveler.

En effet, cette série est une des rares que je suis jusqu’au bout. Même au neuvième tome, je n’ai jamais pensé que l’auteur cédait à la facilité  ou que chaque livre se ressemblait. Les ombres de Katyn est un coup de coeur absolu et sûrement un de mes préférés de la série. Il me reste encore quelques tomes à découvrir.

Sky in the deep (2018) ∞ Adrienne Young

Raised to be a warrior, seventeen-year-old Eelyn fights alongside her Aska clansmen in an ancient rivalry against the Riki clan. Her life is brutal but simple: fight and survive. Until the day she sees the impossible on the battlefield—her brother, fighting with the enemy—the brother she watched die five years ago.

Parmi les nouvelles parutions 2018 dans la catégorie Young Adult, Sky in the deep, le premier roman d’Adrienne Young a retenu toute mon attention. La couverture est certes sublime, mais c’est surtout le résumé qui m’a plu. S’intéresser aux Vikings changeait grandement de ce que j’ai pu lire ces derniers temps. Malheureusement, je reste mitigée par cette lecture.

Le premier point qui m’a attristé est le rythme de l’histoire. Il est très inégal tout au long. Les premiers chapitres s’ouvrent sur une scène de bataille plutôt bien menée et une révélation. Après, il ne se passe plus grand chose avant la page 150 environ. Finalement, il y a un bon pôle de début et un autre à la fin. Ce qui se passe entre est un peu plus mou, pas totalement inintéressant non plus. Il s’intéresse à la vie quotidienne des Vikings, leurs croyances…

J’ai trouvé qu’il y a parfois un manque de détails, donnant l’impression qu’Adrienne Young passe un peu vite sur certains points, notamment sur les Heija. Il s’agit des « grands méchants » du roman et quasiment rien n’est dit sur eux. L’auteur le justifie par le fait que c’est un peuple qui n’est pas censé exister. Je n’ai pas été totalement convaincu par cette explication. J’aurai voulu plus d’éléments sur ce peuple qui perd de son côté mythique et effrayant rapidement. De plus, l’auteur va parfois trop vite en besogne. Certains passages, notamment la toute dernière bataille, semblent trop courts. Adrienne Young s’attarde, par exemple, sur la vie d’Eelyn chez les Rikki et elle décrit l’apothéose de l’intrigue en un court chapitre. C’est un peu décevant dans la mesure où j’ai attendu ce passage avec patience.

Concernant les personnages, je n’ai pas réellement eu de coup de coeur pour l’un ou l’autre. Eelyn m’a énervé quasiment tout au long du roman. Pourtant, le fait qu’il s’agisse d’une guerrière, d’une jeune fille indépendante et qui se débrouille seule a de quoi me plaire. Je regrette aussi que le personnage masculin, Fiske, n’ait pas été plus creusé. Il est intéressant, mais trop vite survolé. J’ai eu du mal à me l’imaginer. C’est l’aspect du roman qui m’a le plus chiffonné. Je n’oublie pas non plus que Sky in the deep est le premier roman de l’auteur. Il peut y avoir des imperfections.

Malgré tout, il y a de bonnes idées et le roman se laisse lire. J’ai surtout pointé les aspects qui m’ont quelque peu dérangé, mais cet ouvrage reste agréable à lire. Il n’est pas transcendant, même si l’univers change un peu. J’ai adoré l’ambiance, qui est plutôt bien décrite.

L’exposition Klimt à l’Atelier des Lumières

La place du numérique dans le domaine de l’exposition est une question qui me passionne. Il ouvre des possibilités intéressantes. L’exposition sur Van Gogh a beaucoup fait parler d’elle. Je n’ai jamais eu la chance de pouvoir la visiter, quand bien même j’admire cet artiste-peintre. Un autre artiste pour lequel j’ai un enthousiasme sans limite est Gustav Klimt dont j’adore l’oeuvre. Je ne pouvais donc pas manquer cette nouvelle exposition… Une expérience totalement inédite pour moi.

L’Atelier des Lumières est un espace d’exposition totalement dédié à l’art numérique. L’espace disponible est relativement impressionnant et très bien exploité durant les projections, permettant à la fois de s’asseoir, déambuler et varier les points de vue. Le maître-mot est immersion. Dans quoi ? Dans les peintures et les oeuvres de l’artiste qui

 

sont mises en scène pour proposer quelque chose de totalement nouveau autour du travail de Klimt, produisant presque une autre oeuvre d’art. Il y a des réinterprétations, des rapprochements faits, des choix esthétiques…

Pour ma part, je n’ai pas vu de dénaturation de ce peintre de la Sécession viennoise. Au contraire, j’ai redécouvert son oeuvre et son caractère parfois poétique, ses sublimes portraits qui magnifient les femmes. C’est un spectacle absolument magique et magnifique auquel l’Atelier des Lumières nous convie. L’effet est des plus réussi et j’ai réellement eu l’impression d’évoluer dans les tableaux, de me perdre dans l’univers de Klimt. La vidéo est projetée non seulement sur les murs, mais elle anime également le sol, plaçant le visiteur dans une bulle hors du temps. L’immersion est totale et ce fut une expérience absolument fantastique. J’ai été émerveillée d’un bout à l’autre de la projection. C’est à la fois étonnant et merveilleux, montrant que le numérique peut avoir un côté fantastique et renouveler la scénographie d’exposition. Je regrette d’autant plus d’avoir manqué Imagine Van Gogh. Je ne doute pas que ce type d’événements se représentera.

La projection se fait aussi au son d’une musique d’opéra ou de musique classique. L’expérience est vraiment totale pour le visiteur. Je vais même plus loin en disant que l’Atelier des Lumières, qui a ouvert très récemment (en avril 2018), propose une oeuvre d’art totale qui mélange peinture, sculpture, musique, numérique…

L’exposition Klimt sera présentée jusqu’en novembre avec le programme court sur un autre artiste autrichien, Hundertwasser. Quand à la création contemporaine, Poetic_AI du collectif Ouchhh, elle est visible jusqu’à fin août. Elle est renversante également et vous propulse directement dans le futur. Pour pouvoir avoir une idée de ce que le lieu peut donner, je vous invite à faire un petit tour sur le site internet de l’Atelier des Lumières.

the princess saves herself in this one & the witch doesn’t burn in this one // Amanda Lovelace

« Ah, life- the thing that happens to us while we’re off somewhere else blowing on dandelions & wishing ourselves into the pages of our favorite fairy tales. » A poetry collection divided into four different parts: the princess, the damsel, the queen, & you. the princess, the damsel, & the queen piece together the life of the author in three stages, while you serves as a note to the reader & all of humankind. Explores life & all of its love, loss, grief, healing, empowerment, & inspirations.

La poésie contemporaine ne cesse de m’étonner. En 2017, je découvrais la plume de Rupi Kaur à travers ses deux recueils, Milk & Honey et The Sun & her Flowers. J’ai adoré son style qui s’affranchit des règles de grammaire et de ponctuation, des thèmes qu’elle aborde. En 2018, je me suis promis de découvrir plus d’auteurs dans ce genre, notamment Amanda Lovelace dont les ouvrages m’ont intrigué par leurs titres et la sobriété des couvertures.

Elle est dans la lignée de Rupi Kaur. C’est donc sans surprise que ces deux recueils, the princess saves herself in this one et the witch doesn’t burn in this one, sont des coups de coeur. J’attends avec impatience la sortie du troisième, the mermaid’s Voice returns in this one. Elle a écrit une autre série de poésie, Things that haut. Je suis très sensible à ce type d’écriture, très moderne. L’abandon de toutes les règles d’écriture classique ne me dérange définitivement pas. Il y a un côté authentique et sincère. J’ai le sentiment d’avoir accès aux pensées intimes de l’auteur, de les partager quand elles lui viennent. Ce sont des émotions brutes, sans filtre. Je n’ai pas à deviner ce qu’elle essaie de me dire. Je partage une proximité avec l’auteur le temps de quelques pages. Je trouve ce style d’écriture dynamique également, certaines phrases peuvent avoir des sens totalement différents selon la manière dont elles sont lues.

Quant aux thèmes abordés, elle en évoque plusieurs qui m’ont profondément touché. Ils ont fait écho à ce que je peux ressentir ou à ce que j’ai pu vivre une fois dans ma vie. La poésie contemporaine parle de nos craintes et de nos vies. C’est une des raisons pour laquelle je me tourne très facilement vers ce type d’ouvrages en poésie. Elle parle des relations conflictuelles qu’elle a pu avoir avec sa mère, par exemple.

i am sorry

I wasn’t the daughter

you had in mind

I only ever wanter to make you proud

Elle évoque aussi le dégoût que son corps lui a inspiré. Ce sont aussi des poèmes très engagés, notamment dans le mouvement féministe, en rappelant que les femmes sont capables de réaliser de grandes choses, de dépasser leurs limites.

the princess

locked herself away

in the highest tower

hoping a knight

in shining armor

would come to her

rescue

I didn’t realize I could be my own knight

Les relations amoureuses tiennent également une place importante dans les deux recueils d’Amanda Lovelace. Elle évoque indifféremment la rupture, le rapport à l’autre, les sentiments, les blessures, les joies et les peines.

L’auteur a su me toucher au fil de ses poèmes. Je garde une petite préférence pour le premier livre, car il a l’attrait de la découverte. Elle peut sembler proche de Rupi Kaur sur certains aspects et s’en éloigner sur d’autres. Elles n’abordent pas toujours les mêmes sujets, ni de la même manière.

Playlist ~ It’s all about folk ! Summer Edition

First Aid Kit – Hem of her dress

The Lumineers – Stubborn Love

Vance Joy – Riptide

George Ezra – Blame it on me

Mumford & Sons – The Cave

Christina Perry & Ed Sheeran – Be my forever

Shake Shake Go – We are now

Edward Sharpe & The Magnetic Zeros – 40 day dream

The Lumineers – Big Parade

Adele – If it hadn’t been for love

First Aid Kit – King of the world

Mumford & Sons – Little Lion Man

KT Tunstall – Bkack Horse and a Cherry Tree

Radical Face – We’re are on our way

Birdy – Tee Shirt

The Romanovs (2016) > Simon Sebag-Montefiore

The Romanovs were the most successful dynasty of modern times, ruling a sixth of the world’s surface for three centuries. How did one family turn a war-ruined principality into the world’s greatest empire? And how did they lose it all? This is the intimate story of twenty tsars and tsarinas, some touched by genius, some by madness, but all inspired by holy autocracy and imperial ambition. Simon Sebag Montefiore’s gripping chronicle reveals their secret world of unlimited power and ruthless empire-building, overshadowed by palace conspiracy, family rivalries, sexual decadence and wild extravagance, with a global cast of adventurers, courtesans, revolutionaries and poets, from Ivan the Terrible to Tolstoy and Pushkin, to Bismarck, Lincoln, Queen Victoria and Lenin.

Quasiment 700 pages sur l’histoire de la dynastie des Romanov, écrit en tout petit et en anglais… Pas facile de se lancer ! La famille impériale russe continue de fasciner, en témoigne cet imposant pavé de l’historien anglais Simon Sebag-Montefiore. Pour ma part, j’ai depuis longtemps un intérêt prononcé pour cette famille qui est restée de longues années au pouvoir, avant de connaître une fin tragique dont nous fêtons aujourd’hui même les cent ans. Jusqu’à présent, j’ai surtout lu des romans, mais jamais d’essais à proprement parler sur ce sujet. C’est désormais chose faite en venant à bout de cette petite brique.

Qui n’a pas été si terrible que ça, en définitif. Les je-ne-sais combien de pages et la taille de la police de caractère pour l’édition W&N ne m’ont pas abattu, car Simon Sebag-Montefiore sait intéresser le lecteur. De mes années d’études, j’ai pu remarquer une grande différence entre les essais historiques français et ceux écrits par des Anglo-Saxons. En France, les auteurs sont très sérieux dans leur ton, n’hésitant pas à faire de très longues phrases. Les Anglo-Saxons, en revanche, n’ont pas peur de rendre leurs écrits un peu plus vivants, avec parfois des touches d’humour. Ils donnent l’impression de moins se prendre au sérieux, tout en proposant des écrits largement documentés et scientifiques. Ils restent plus agréables à lire. The Romanovs raconte leur histoire, depuis leur avènement jusqu’à leur chute dans un style presque cinématographique, avec des petits suspens judicieusement aménagés. J’ai toujours eu envie d’en savoir plus et, au final, je me suis retrouvée à lire cinquante, cent pages, sans m’en rendre compte.

La mise en page a beaucoup joué, également. Le livre est divisé en acte et, au début, les principaux « acteurs » sont donnés avec un rappel de qui est la fille ou le fils de qui, les ministres, les alliances… Cela permet à chaque fois de replacer la multitude des personnes historiques qui gravitent autour des Romanov et la famille en elle-même. Un autre point tient aussi aux petites annexes, composées des portraits des principaux protagonistes, permettant de fixer plus facilement certains d’entre eux. Au final, même la manière dont le livre est construit participe au fait qu’il se lise facilement. Je ne dis pas rapidement, car il reste dense.

Et passionnant. Simon Sebag-Montefiore couvre toute la période des Romanov, de leur règne, en évoquant tous les tsars, des plus connus au moins connus. Il déconstruit certains mythes, aussi, en montrant leurs travers, leurs faiblesses, leurs passions… Il y a une certaine dimension psychologique dans cet essai qui permet de mieux comprendre les agissements des uns et des autres, les tensions et les complots politiques… Pour ma part, j’ai vraiment trouvé cet ouvrage très complet et l’auteur va réellement au fond des choses. Il exprime très simplement les enjeux politiques, les forces en présence, la géo-politique de l’empire russe… C’est un ouvrage qui, en définitif, reste accessible. Je ne suis pas forcément au point sur l’histoire de l’Europe, mais je n’ai eu aucun mal à suivre la chronologie, les principaux événements…

The Romanovs de Simon Sebag-Montefiore peut devenir un incontournable pour les passionnées de la famille impériale russe. Il est complet, brillamment écrit et il ne s’arrête pas uniquement à leur chute, comme bien souvent. Des différents essais historiques que j’ai pu lire cette année, il fait définitivement partie de mes recommandations.

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