La Culture avec un grand A et du latte #4

J’essaie de reprendre mes bonnes habitudes de présenter un petit bilan culturel du mois écoulé. J’ai eu un peu de relâchement ces derniers mois avec le mémoire et le stage. Cela a été un petit mois d’août avec tout de même quatre coups de coeur pour deux films et deux livres. Je vous laisse découvrir tout cela en détail et je commence par les films.

Je ne suis malheureusement pas déplacée dans les salles obscures en août. J’en ai profité pour rattraper quelques films que je voulais absolument voir ces derniers mois ou l’année dernière. J’ai enfin vu The Greatest Showman qui a beaucoup fait parler de lui lors de sa sortie. Il a été mon premier coup de coeur du mois avec une histoire bien rythmée, une esthétique magique et surtout une bande-son de folie. J’écoute encore en boucle This is me, From now on ou Never enough. Je comprends mieux les bons échos que j’ai pu avoir du film ces derniers mois.

Battle of sex, un biopic sur une figure féministe du tennis féminin dans les années 70. Je n’y connais absolument rien à ce sport, je n’ai jamais été une amatrice de tennis. Aussi, je n’ai jamais entendu parler de Billie Jean King. Pourtant, cela ne m’a pas empêché d’apprécier ce film et son combat pour l’égalité entre les joueuses et les joueurs de tennis en démontrant que les femmes sont tout aussi bonnes voire même meilleures que les hommes. Même si l’issu du match final se devine, le film reste prenant, engagé. Cependant, ce n’est pas un coup de coeur.

Mon dernier coup de coeur cinématographique va pour La mort de Staline, adaptation de la bande-dessinée de Thierry Robin et Fabien Nury que j’ai lu au début de l’année et que j’ai beaucoup aimé. Je ne parlerai pas plus en détail du film, j’ai prévu de le présenter lors du Mois Russe en décembre. À côté de ces trois films qui m’ont plutôt marqué, il y en a deux autres qui, sincèrement, ne m’ont guère laissé un souvenir impérissable : The Call Up, dont j’ai du mal à me souvenir de quelques scènes marquantes et Rampage avec The Rock, vite vu et tout aussi vite oublié. 

Au niveau des lectures, j’ai commencé à explorer la littérature russe en prévision du mois de décembre pour voir vers quels auteurs me diriger. La première lecture a été L’Organisation de Maria Galina dont un avis détaillé a déjà été publié sur le blog. Vous pouvez le lire en suivant ce lien. J’ai ensuite enchaîné avec un auteur russe classique, Alexandre Pouchkine avec La Dame de pique suivi des Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine. Une découverte et un presque coup de coeur pour la première nouvelle. Avec ces deux premiers livres, je pars plutôt confiante pour partir à la découverte de la Russie ! Le dernier que j’ai lu en lien avec ce pays est Bienvenue chez les Russes de Kirill Privalov. Pareil, je n’en dis pas plus pour le moment, car il ouvrira le mois russe.

Le tout premier livre que j’ai pu lire en août a été l’essai de Philippe Sands, récompensé lors de la dernière rentrée littéraire, East West Street dont une chronique a déjà été publiée, et je vous remets également le lien. Je suis restée dans le thème de la Seconde Guerre mondiale avec un Philip Kerr, La Dame de Zagreb. Un coup de coeur absolu, même si ce n’est pas le meilleur de la série. J’ai encore bien en tête l’avant-dernier que j’ai lu, Les ombres de Katyn (chronique). Cependant, c’est toujours aussi prenant et intéressant à lire. Je me suis aussi intéressée à la Première Guerre mondiale, en prévision du mois de novembre qui sera placé sous le signe de la commémoration du centenaire de la fin de la Grande Guerre. À ce titre, j’ai lu une bande-dessinée autour de la figure du Baron rouge qui se développe sur trois tomes : Le bal des mitraillettes, Pluie de sang et Donjons et dragons de Pierre Vers et Carlos Puerta. Mon avis sera présenté à ce moment-là. 

Deux grosses déceptions également avec deux romans dont j’attendais beaucoup. Le premier fut les mémoires d’Ariel Levy, The rules do not apply. Il est classé dans les lectures féministes, une thématique que j’apprécie énormément et dans lequel je n’hésite pas à découvrir de nouveaux titres. Sincèrement, je ne l’ai pas trouvé intéressant pour un sou. Je ne me suis pas attachée à cette auteur, à ressentir une quelconque émotion. Pourtant, elle évoque les drames qui ont frappé sa vie, comment elle s’en est sortie. Je n’ai eu aucune affinité dès le début et, finalement, j’ai rapidement abandonné. Ma deuxième déception va pour Sweet d’Emmy Laybourne. Depuis un moment que j’ai eu envie de le lire, j’ai été déçue que la romance prenne trop de place. Pour un avis plus détaillé, je vous renvoie vers ma chronique. 

Enfin, je finis sur une note plus positive en vous parlant de mon dernier coup de coeur littéraire du mois… À l’ombre de nos secrets de Lily Haime. Une magnifique romance homosexuelle sous fond de Seconde Guerre mondiale. J’ai autant pleuré que vibré avec les personnages. Cette histoire m’a transporté, bouleversé et j’ai adoré tous les personnages qui constituent la famille de Julien, le personnage principal. Au final, il y a aussi beaucoup d’espoirs dans cette histoire. Je ne peux que le recommander.

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Deux clubs de lecture animés par des célébrités

Depuis deux voire trois ans, les clubs de lecture animés par des célébrités ont connu une véritable explosion. Oprah Winfrey a ouvert la voie il y a quelques années, et depuis, ils se sont multipliés, surtout parmi les actrices. Elles proposent des thématiques, de découvrir leurs derniers coups de coeur ou des livres qui les ont inspirés… Pour ma part, j’en suis surtout deux. Je ne lis pas toujours les ouvrages proposés. Tout simplement, je les ai soit déjà lus, soit ils ne m’intéressent guère. Mais j’attends toujours avec impatience le nouveau choix.

Our shared shelves, le club de lecture féministe d’Emma Watson

C’est le premier Book Club que j’ai suivi. Emma Watson est une actrice que j’apprécie et admire depuis de longues années. Quand elle a lancé Our shared Shelves, je ne m’y suis pas tout de suite intéressée. J’y suis venue tardivement, il y a presque deux ans, quand j’ai commencé à me renseigner sur le féminisme, à vouloir en savoir plus.

Le premier livre que j’ai lu a été The Handmaid’s Tale de Margaret Atwood qui a été un énorme coup de coeur. J’en ai lu bien d’autres depuis que l’actrice anglaise nous recommande, tous les deux mois. Sa dernière suggestion est Milk & Honey de Rupi Kaur, un recueil de poésie féministe que j’ai lu et adoré, début 2017. Je passe donc mon tour pour Juillet/Août et je suis impatiente de découvrir le prochain livre.

Pour aller plus loin : mon avis sur le dernier recueil de Rupi Kaur, The Sun and her flowers

Belletrist, par Emma Roberts 

Une découverte plus récente et je n’ai pas encore eu l’occasion de m’y investir, mais les tentations sont nombreuses. J’apprécie la diversité des propositions. Tous les mois, un nouvel ouvrage est sélectionné. J’espère pouvoir en lire quelques uns à l’avenir. Elle ne semble pas suivre un thème particulier.

Le livre du mois d’août est The Incendiaries de R.O. Kwon dont la quatrième de couverture est très tentante et je note cette recommandation. Je suivrai avec attention le prochain livre qui sera choisi en septembre, en croisant les doigts pour qu’il soit dans ma liseuse ou que je puisse l’emprunter.

Il en existe bien d’autres dont celui de Reese Witherspoon, qui se veut également féministe. J’en ai entendu parler et les sélections sont intéressantes. Je pense y jeter un coup d’oeil de temps en temps pour piquer quelques idées lecture. Cependant, je reste profondément attachée à celui d’Emma Watson. J’ai fait de belles découvertes avec ce club, avec des ouvrages qui m’ont beaucoup fait réfléchir.

Et vous, quels sont les clubs de lecture de célébrité que vous suivez ? Vos plus belles découvertes grâce à elles ?

La Culture avec un grand A et du latte #4

Je n’ai pas publié ce type d’articles depuis quelques mois, mais l’été est l’occasion parfaite pour reprendre quelques bonnes habitudes. Le mois d’août est déjà bien entamé et c’est le moment de proposer mon bilan de juillet. Les vacances d’été sont définitivement propices à la lecture…

Je n’ai vu que très peu de films. Trois pour être précise. Je ne me suis déplacée qu’une seule fois dans les salles obscures, pour voir le nouveau Jurassic World, Fallen KingdomIl a d’ailleurs été mon seul coup de coeur du mois. Il avait tous les ingrédients pour faire un opus réussi, tout en ouvrant d’autres possibilités. Je suis une grande fan de la franchise. À côté de ça, j’ai regardé The Dictator de Sacha Baron Cohen dont je ne suis définitivement pas fan de l’humour et Braquage à l’ancienne avec Michael Caine et Morgane Freeman. Une comédie sans plus.

En revanche, je me suis fait deux expositions : Hélène de Beauvoir, la soeur de Simone au Musée Würth qui propose une rétrospective de l’artiste, de ses débuts et ses influences au fur et à mesure. Je la recommande. Hélène est moins connue que sa soeur, mais elle le mérite. Son oeuvre est vraiment intéressante : elle s’inscrit dans les mouvements de l’avant-garde de l’époque tout en explorant des thèmes comme le féminisme, les événements de mai 68. Un week-end à Paris et j’ai profité pour aller voir l’exposition Klimt à l’Atelier des Lumières dont j’ai déjà parlé sur le blog.

En revanche, j’ai lu une quinzaine de livres.

  • How to be a woman de Caitlin Moran : une déception tout de même. J’attendais beaucoup de cet ouvrage, mais, finalement, je n’ai pas été sensible aux sujets qu’elle aborde et la manière dont elle les aborde.
  • Eragon de Christopher Paolini : j’avais très envie de relire afin de continuer et terminer la série. Cependant, la lecture de ce premier tome s’est révélée houleuse. Je n’ai plus retrouvé la magie de ma première lecture.
  • La tétralogie des origines, Le château des millions d’années de Stéphane Pzbylyski : la science-fiction n’est pas un genre que j’ai l’habitude de lire mais auquel je m’essaie de temps à autre. Le plus souvent avec succès comme avec Sylvain Neuvel. Un gros coup de coeur pour ce premier tome.

  • Kamarades, La fin des Romanov, Tuez-les tous & Terre promise de Benoît Abtey, Jean-Baptise Dusséaux et Mayalen Goult : une série dont j’ai adoré l’histoire et le graphisme. Un de mes coups de coeur de ce mois-ci.
  • The Romanovs de Simon Sebag-Montefiore : je vous renvoie vers mon article pour connaître mon avis sur cet essai historique.
  • Le détail, Pour une histoire rapprochée en peinture de Daniel Arasse : les essais d’histoire de l’art de Daniel Arasse sont toujours très bien écrit et j’apprends toujours plein de choses.
  • Vladimir Vladimirovitch de Bernard Chambraz : une lecture en demi-teinte. Je m’attendais à quelque chose de différent. J’en parlerai plus en détail lors du mois russe, en décembre.
  • À l’ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque : un des classiques autour de la Première Guerre mondiale. Une relecture qui m’a encore touché, chamboulé. Ce roman d’Erich Maria Remarque est celui qu’il faut lire à ce sujet.

  • Burn the fairytale d’Adeline Whitmore : je continue mon exploration de la poésie contemporaine avec Adeline Whitmore. Mais je suis réellement déçue. Je ne l’ai pas trouvé positif envers toutes les femmes.
  • La meilleure chose qui ne me soit (jamais) arrivée de Laura Tait et Jimmy Rice : finir le mois avec une petite romance. Elle est divertissante, mais pas transcendante. J’ai passé un bon moment, mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable.

the princess saves herself in this one & the witch doesn’t burn in this one // Amanda Lovelace

« Ah, life- the thing that happens to us while we’re off somewhere else blowing on dandelions & wishing ourselves into the pages of our favorite fairy tales. » A poetry collection divided into four different parts: the princess, the damsel, the queen, & you. the princess, the damsel, & the queen piece together the life of the author in three stages, while you serves as a note to the reader & all of humankind. Explores life & all of its love, loss, grief, healing, empowerment, & inspirations.

La poésie contemporaine ne cesse de m’étonner. En 2017, je découvrais la plume de Rupi Kaur à travers ses deux recueils, Milk & Honey et The Sun & her Flowers. J’ai adoré son style qui s’affranchit des règles de grammaire et de ponctuation, des thèmes qu’elle aborde. En 2018, je me suis promis de découvrir plus d’auteurs dans ce genre, notamment Amanda Lovelace dont les ouvrages m’ont intrigué par leurs titres et la sobriété des couvertures.

Elle est dans la lignée de Rupi Kaur. C’est donc sans surprise que ces deux recueils, the princess saves herself in this one et the witch doesn’t burn in this one, sont des coups de coeur. J’attends avec impatience la sortie du troisième, the mermaid’s Voice returns in this one. Elle a écrit une autre série de poésie, Things that haut. Je suis très sensible à ce type d’écriture, très moderne. L’abandon de toutes les règles d’écriture classique ne me dérange définitivement pas. Il y a un côté authentique et sincère. J’ai le sentiment d’avoir accès aux pensées intimes de l’auteur, de les partager quand elles lui viennent. Ce sont des émotions brutes, sans filtre. Je n’ai pas à deviner ce qu’elle essaie de me dire. Je partage une proximité avec l’auteur le temps de quelques pages. Je trouve ce style d’écriture dynamique également, certaines phrases peuvent avoir des sens totalement différents selon la manière dont elles sont lues.

Quant aux thèmes abordés, elle en évoque plusieurs qui m’ont profondément touché. Ils ont fait écho à ce que je peux ressentir ou à ce que j’ai pu vivre une fois dans ma vie. La poésie contemporaine parle de nos craintes et de nos vies. C’est une des raisons pour laquelle je me tourne très facilement vers ce type d’ouvrages en poésie. Elle parle des relations conflictuelles qu’elle a pu avoir avec sa mère, par exemple.

i am sorry

I wasn’t the daughter

you had in mind

I only ever wanter to make you proud

Elle évoque aussi le dégoût que son corps lui a inspiré. Ce sont aussi des poèmes très engagés, notamment dans le mouvement féministe, en rappelant que les femmes sont capables de réaliser de grandes choses, de dépasser leurs limites.

the princess

locked herself away

in the highest tower

hoping a knight

in shining armor

would come to her

rescue

I didn’t realize I could be my own knight

Les relations amoureuses tiennent également une place importante dans les deux recueils d’Amanda Lovelace. Elle évoque indifféremment la rupture, le rapport à l’autre, les sentiments, les blessures, les joies et les peines.

L’auteur a su me toucher au fil de ses poèmes. Je garde une petite préférence pour le premier livre, car il a l’attrait de la découverte. Elle peut sembler proche de Rupi Kaur sur certains aspects et s’en éloigner sur d’autres. Elles n’abordent pas toujours les mêmes sujets, ni de la même manière.

Livre et adaptation | Alias Grace

Alias Grace relate l’histoire de Grace Marks, jeune immigrée irlandaise au Canada devenue domestique. Accusée, avec James McDermott, du meurtre de ses employeurs, Thomas Kinnear et Nancy Montgomery en 1843, elle purge une peine de prison à vie quand le Dr Jordan se passionne pour son histoire et entreprend avec elle de retracer sa vie.

Alias Grace, le livre autant que son adaptation par Netflix, faisait partie de mes priorités pour 2018. L’année d’avant, je découvrais Margaret Atwood à travers sa dystopie féministe. The Handmaid’s Tale ou La servante écarlate était un énorme coup de coeur et la série est encore mieux, chose que je pensais impossible. C’est donc tout naturellement que je me suis dirigée vers ce nouveau titre et son adaptation.

Pas de dystopie féministe pour cette fois, Alias Grace nous plonge dans l’histoire vraie de Grace Marks qui aurait tué, avec l’aide de James McDermott, ses employeurs. Encore une fois, c’est un portrait de femmes de l’auteur que l’auteur nous propose et pas de n’importe quelle femme. A vrai dire, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en commençant le roman. Etait-ce une pure oeuvre de fiction retraçant cette histoire sordide, tout en profitant pour démontrer la condition de la femme à cette époque ? Ou une enquête romancée qui cherche à déterminer si elle était coupable ou innocente, un peu dans la lignée de ce que nous pouvons trouver pour Jack l’Eventreur, toute proportion gardée ?

Je penche personnellement pour la première solution, car, à aucun moment, je n’ai vu transparaître l’opinion de l’auteur à ce sujet. Coupable ou innocente, ce n’est pas le centre de son propos. C’est plutôt ce qu’essaie de déterminer le docteur Simon Jordan. J’y vois plutôt un moment pour Grace Marks de pouvoir s’exprimer, tout d’abord, librement, et, ensuite, en manipulant son auditeur, pas forcément en pensant mal, mais pour lui faire plaisir. Il est un des rares qui lui prêtait une oreille attentive, à être intéressée pour ce qu’elle a à dire et non pour le fait qu’elle était une meurtrière célèbre.

Le livre autant que la série le montrent parfaitement. Ils attendent tous les deux avec impatience ces moments où l’un parle enfin à quelqu’un qui l’écoute et respecte sa parole et l’autre écoute, pour satisfaire sa curiosité et avec un autre objectif en tête : le fait de prouver, dans un certain sens, l’innocence de la jeune fille. Toutefois, ce n’est pas ce que j’ai trouvé le plus intéressant dans cette relation entre Grace et Simon. Ce serait plutôt cette forme d’amour qui tient plus au fantasme et la subtile manipulation de la jeune fille envers le docteur qui lui donne ce qu’il attend. Il y a également beaucoup de sensualité qui se dégage, notamment dans la série avec des jeux de regards, des gestes qui semblent anodins et, parfois, lourds de sens. L’adaptation met aussi plus facilement en avant les fantasmes du docteur Jordan que le livre.

Cependant, ce que la série occulte un peu plus que le roman est tout ce qui touche à la sexualité, qui est beaucoup plus évoquée et qui est aussi une des raisons du départ du docteur Jordan. La question de la sexualité n’est pas centrale, mais elle tient une certaine place. Il y a une plus grande tension sexuelle avec le docteur et les différents personnages féminins. Dans la série, par exemple, la scène où Lydia, la fille du Gouverneur, prend la main de Simon Jordan lors d’une séance d’hypnose semble un peu incongrue dans la série dans la mesure où c’est un personnage qui a été peu vue dans l’adaptation. Elle est bien plus présente dans le roman et, en le lisant, le spectateur comprend mieux ce geste. Les relations entre toujours ce même docteur et sa logeuse ont aussi été raccourcies dans la série.

C’est aussi ce qui me fait voir cette dernière comme un résumé visuel et un peu détaillé du livre de Margaret Atwood. Peu d’autres éléments ont été apportés. Cette adaptation se concentre surtout sur les entretiens entre Grace et le docteur Jordan et les souvenirs de cette dernière. Il y a des éléments du livre qui sont parfois replacés, mais de manière incongrue. J’en ai quelques uns en tête et j’en ai déjà cité un peu plus haut. Le livre va plus loin. L’histoire du docteur a une importance quasiment égale et il y a des passages épistolaires entre sa mère et lui, avec un ami, des collègues. Il est aussi question de ses conquêtes, de ses propres souvenirs d’enfance avec les servantes de sa maison.

C’est ainsi qu’il réagit aux paroles de Grace et à ce qu’elle lui raconte. Cela démontre aussi qu’il est un homme de son temps, qui ne pense pas forcément aux femmes comme son égal, mais comme une servante, une épouse ou une prostituée. Nous avons vraiment ces trois figures dans la manière dont Simon Jordan perçoit les femmes. Elles ne peuvent pas être autres choses. Ce n’est clairement pas le personnage féministe de l’ouvrage, mais il met vraiment l’accent sur la condition et la vision de la femme durant le XIX siècle. Le pénitentiaire montre que la folie des femmes est surtout le fait des hommes. L’histoire de Grace démontre tout ce qu’elles peuvent endurer : le harcèlement des employeurs ainsi que le harcèlement sexuel, la condition de servante, la violence physique et verbale des hommes…

La série va ainsi à l’essentiel et ce n’est pas plus mal. Le livre m’a parfois donné du fil à retordre, non pas à cause du niveau de langue (c’est un anglais relativement facile), mais à cause de certaines longueurs. Comme dit plus haut, Margaret Atwood ne se concentre pas uniquement sur Grace, son histoire et les entretiens avec le docteur Jordan. Elle donne aussi un temps de parole à des personnages plus secondaires, notamment le fameux docteur. Cela casse parfois le rythme de l’histoire, car, même en tant que lectrice, j’étais suspendue aux lèvres de Grace, n’attendant que le moment où elle allait en arriver aux meurtres. Cependant, cela met trop de temps à arriver. Sur une petite brique de plus de cinq cent pages, il faut bien attendre de dépasser les trois cent pour que l’intrigue démarre réellement, à mon avis. Ces longueurs se font ressentir et, heureusement, l’adaptation faite par Netflix les occulte totalement… Et c’est tant mieux. Elle va à l’essentiel et se débarrasse du superflu. Pour autant, ce n’est pas une lecture qui m’a totalement déplu, ni même qui m’a donné envie d’explorer la bibliographie de Margaret Atwood. Son dernier roman me tente énormément. Je trouve qu’elle a tout de même un don pour raconter des histoires et pour mettre en scène des personnages féminins.

De la série, je retiens surtout l’incroyable interprétation de Sarah Gardon, qui tient le rôle principal. Ce n’est pas seulement parce qu’il s’agit du personnage central de la série, mais elle a une réelle présence à l’écran et elle écrase Edward Holcroft, qui joue Simon Jordan. Il est bon, mais l’actrice capte le regard. Elle joue parfaitement la candeur de Grace Marks, mais aussi la sensualité, la manipulation subtile que son personnage exerce et qui passe notamment par le regard et les gestes, les sourires ambigus. Dans le livre autant que dans son adaptation, nous ne savons pas toujours si elle est totalement honnête et innocente. J’ai parfois eu du mal à la croire. D’un autre côté, j’ai eu énormément de mal à la juger, car elle a des circonstances atténuantes. Indéniablement, c’est un personnage qui ne m’a pas laissé indifférente, que j’ai trouvé à la fois fascinante et dangereuse.

Alias Grace ne fut pas le coup de coeur que j’espérais pour ce début d’année, que ce soit pour le livre ou son adaptation, même si la balance penche plus pour la série. Cependant, je ne regrette pas cette découverte d’une histoire vraie dont j’ignorais tout. Je garde, pour l’instant, une petite préférence pour The Handmaid’s Tale. 

The Handmaid’s Tale | Saison 1

Dans un monde dystopique où la femme est au centre du pouvoir car elle est en voie de disparition, chaque femme est séparée en trois classes : les Épouses qui ont le pouvoir, les Marthas qui s’occupent de la Maison et enfin les Servantes écarlates dont l’unique rôle est la reproduction.

Dans ce futur où la reproduction se fait rare à cause de la pollution, la religion prend le pas sur la politique dans une sorte de gouvernement totalitaire.

Defred va venir raconter son histoire de Servante écarlate… une vie pleine de souffrances.

Avec : Elisabeth Moss ; Joseph Fiennes ; Yvonne Strahovski ; Max Minghella…

A l’instar de Stephen King, 2017 fut aussi l’année de l’auteur canadienne Margaret Atwood dont l’oeuvre littéraire a été redécouverte non seulement en librairie, mais aussi par le biais d’adaptations avec The Handmaid’s Tale et Alias Grace. Je termine 2017 avec le premier et je commence 2018 avec le deuxième, mais, aujourd’hui, c’est bien de The Handmaid’s Tale que je vais parler. Le  livre, comme la série, furent deux gros coups de coeur, même si j’ai mis un peu plus de temps à me lancer dans la série et ce, malgré les échos positifs que j’ai pu avoir.

De quoi parle cette première saison ? Elle reprend entièrement le livre, en lui étant parfaitement fidèle. C’est la première chose qui m’a étonné, car, vraiment, tout y est. Margaret Atwood avait approuvé cette adaptation de son livre et je peux comprendre pourquoi. La série se rapproche de ce que je pouvais imaginer durant ma lecture. Elle respecte l’univers mis en place par l’auteur et il a si peu besoin de réactualisation. C’est déjà un aspect positif, mais ça ne s’arrête pas là.

En effet, les scénaristes ont rajouté des éléments en plus par rapport à l’histoire de départ. Ce sont ces derniers qui me retenaient de commencer la série, par peur qu’ils en viennent à dénaturer le texte que j’ai adoré et qui m’a marqué. Pourtant, ils apportent un plus à la série, mais également à l’intrigue. Ils gardent le même type de narration que le livre où Offred se remémore des souvenirs de sa vie d’avant. Ils y sont dans cette adaptation, mais ils sont élargis à un plus large panel de personnages : Nick, Serena Joy, Luke… A un moment donné ou un autre, ils auront tous ou presque un épisode où leurs vies d’avant sera évoquée. Qu’est-ce qu’ils faisaient ? Comment en sont-ils venus à cette position au sein de Gilead ? De ce point de vue, le personnage de Serena Joy fut presque une révélation. Je l’ai mieux comprise, tout en restant consciente qu’elle était monstrueuse. Elle doit avoir une des scènes qui m’a le plus pris aux tripes. C’était de la pure torture mentale envers Offred qui cherchait sa fille. Je suis passée par tous les sentiments : la colère, la rage, le désespoir… Il me semble que cette scène n’était pas dans le livre, et, pourtant, elle apporte un véritable plus à l’intrigue.

D’autres scènes s’ajoutent et elles ne sont pas superficielles ou inutiles. Elles viennent admirablement compléter l’univers, en apportant des compléments d’informations qui manquaient parfois au roman. Ainsi est un peu plus explorée, par exemple, la manière dont le régime de Gilead fut mis en place. Il y a aussi une plus grande immersion dans le monde des Tantes ou une petite idée de la politique internationale, de la manière dont la justice est rendue, à la fois par les Servantes et les Commandants. Finalement, j’ai été moins septique par rapport aux libertés prises par le scénario, car les changements apportés sont cohérents et rendent la série un brin au-dessus du roman qui était déjà très bien.

Esthétiquement, The Handmaid’s Tale est une réussite. Le rouge des robes des Servantes tranche sur tous les plans, marquant d’autant plus leur présence. Toutefois, ce n’est pas tant l’esthétique de la série que la manière dont elle a été filmé que je retiens. Certaines scènes explosent tout sur leurs passages. Il y a des plans, des séquences qui bouleversent et qui marquent comme, par exemple, quand les Servantes refusent de mettre à mort l’une d’entre elles. Ces quelques minutes sont pleines de tension, de possibles et montrent que les choses changent et, juste après, elles repartent et la musique se lance… Feeling Good de Nina Simone. Mindblowing ! Je n’ai pas encore trouvé une bonne traduction de ce mot en français. Je pourrai citer d’autres exemples où l’image et le son se complètent parfaitement, se renforçant mutuellement.

La musique d’un film ou d’une série et sa relation avec l’image ou la scène sont primordiales, pour moi. J’y suis très sensible, j’y accorde beaucoup d’attention. Dans cette adaptation, cette relation tend quasiment vers la perfection, que ce soit pour les musiques instrumentales que pour les autres. Chaque musique est placée au bon moment. Quel plaisir de retrouver You don’t own me de Lesley GoreCan’t get you out of my head de Kylie MinogueMorning keep the streets empty for me de Fever Ray… Elle a l’une des meilleurs bandes son de l’année 2017, clairement.

Cependant, ce ne sont pas uniquement ces aspects de la série que je retiens. Il faut aussi parler de la performance des acteurs, avec Elisabeth Moss en tête. Je l’ai découverte récemment et non pas dans The Handmaid’s Tale, mais dans The Square (une satire du monde de l’art contemporain à notre époque qui est loin d’être ennuyeuse). Elle avait certes un petit rôle. Néanmoins, elle avait déjà une certaine présence à l’écran. Dans cette adaptation, elle crève littéralement l’écran par son interprétation parfaite du personnage d’Offred. Elle l’incarne à merveille, rendant tous ses sentiments, sa détresse, sa solitude, sa colère, sa peur, le fait qu’elle ne sache pas où est sa fille, ce qui lui est arrivé… Mais, plus encore, Elisabeth Moss arrive à les faire ressentir aux spectateurs qui partagent ainsi toutes les émotions de son personnage et, souvent, sans aucun filtre. Ce sont des émotions brutes, et je n’ai jamais pensé que l’actrice en faisait trop dans la mesure où j’ai totalement vibré avec elle. Son jeu était franc et vrai. Elle réalise, pour moi, une véritable performance qui éclipse quasiment toutes les autres, qui sont également très bonnes, avec une mention toute particulière pour Madeline Brewer qui joue Janine-Ofwarren.

Ce n’était pas le personnage que je préférais dans le livre, mais l’actrice a su me réconcilier avec Janine qui a été fortement traumatisée par son passage chez les Tantes. Elle démontre toute la fragilité physique et psychologique de son personnage, ses blessures intérieures et extérieures. Elle est également une des rares qui m’a profondément bouleversé par certaines scènes, presque bousculé.

La première saison se finit comme le livre, de manière abrupte et avec beaucoup de surprise. Dans les deux cas, je ne pouvais pas croire que ça finissait ainsi, qu’il devait manquer plusieurs chapitres. Toutefois, cela reste aussi cohérent avec l’histoire et ce type de régime politique que les gens disparaissent soudainement, sans laisser de traces. La deuxième saison devrait apporter des réponses et, pour le coup, la question de la fidélité ne va pas se poser car ça sera de la pure invention. J’ignore encore la date de diffusion, mais j’attends toujours que tous les épisodes sortent pour les regarder les uns à la suite des autres.

Au banc des essais #1 | 3 essais autour du féminisme

Une nouvelle catégorie sur le blog pour aborder les différents essais que je peux lire mais que je ne présente jamais. Ils ne sont que représentés sur la blogosphère littéraire et je n’ai jamais osé en parler non plus. Cependant, c’est dommage de les bouder ainsi et j’ai envie de les mettre un peu plus en avant à travers cette série d’articles qui peut être thématique ou juste une présentation des derniers essais lus. Pour le premier billet, je vous présente trois essais autour du féminisme ou du girl empowerment. 

Le deuxième sexe I de Simone de Beauvoir

« Nous commencerons par discuter les points de vue pris sur la femme par la biologie, la psychanalyse, le matérialisme historique. Nous essaierons de montrer ensuite positivement comment la « réalité féminine » s’est constituée, pourquoi la femme a été définie comme l’Autre et quelles en ont été les conséquences du point de vue des hommes. Alors nous décrirons du point de vue des femmes le monde tel qu’il leur est proposé ; et nous pourrons comprendre à quelles difficultés elles se heurtent au moment où, essayant de s’évader de la sphère qui leur a été jusqu’à présent assignée, elles prétendent participer au mitsein humain. »

Un des classiques de la littérature féministe que j’étais un peu intimidée à l’idée de lire et, pourtant, ce premier tome est très accessible. J’avais peur de ne pas tout comprendre des propos de l’auteur mais ce ne fut pas le cas. Il se lit parfaitement bien.

Pour ma part, je me suis surtout passionné pour la deuxième partie de l’ouvrage, Histoire, où l’auteur se propose de retrouver l’histoire de la femme. Depuis, de telles études ont été entreprises et il existe des ouvrages rendant compte de cette histoire. Je ne peux pas vous en proposer, malheureusement, car je n’en ai pas encore lu, mais c’est prévu.

Simone de Beauvoir écrivait en 1949 et pourtant, il reste des passages entiers de son oeuvre qui reste terriblement d’actualité comme l’égalité entre les hommes et les femmes dans le monde du travail. Ce premier tome est très enrichissant sur la condition de la femme ainsi que sur la vision que l’homme peut avoir de cette dernière. Indéniablement, c’est très bien écrit et documenté. Cependant, je ne saurai dire s’il m’a réellement marqué ou non. D’autres essais m’ont beaucoup plus fait réfléchir autour du féminisme et de certaines questions en particulier qui me tiennent à coeur.

L’action des femmes n’a jamais été qu’une agitation symbolique ; elles n’ont gagné que ce que les hommes ont bien voulu leur concéder ; elles n’ont rien : elles ont reçu.

The Beauty Myth de Naomi Wolf

Every day, women around the world are confronted with a dilemma – how to look. In a society embroiled in a cult of female beauty and youthfulness, pressure on women to conform physically is constant and all-pervading. In this shortened edition you will find the essence of Wolf’s groundbreaking book. It is a radical, gripping and frank exposé of the tyranny of the beauty myth, its oppressive function and the destructive obsession it engenders.

Je m’intéresse beaucoup au féminisme sous le prisme de la beauté, des diktats de la société dans ce domaine, leur apparition et évolution dans le temps. Naomi Wolf a écrit ce court ouvrage à la fin des années 1990. Il est certes relativement court, mais il pousse à la réflexion et de ceux que je présente, c’est clairement un de mes essais préférés sur le sujet. Il reste, malheureusement d’actualité, même en 2018.

Le point de départ est un constat glaçant.

More women have more money and power and scope and legal recognition than we ever had before; but in term of how we feel about ourselves physically, we may actually be worse off than our unliberated grandmothers.

Elle aborde la question de la pornographie, du cinéma, des magasines, de la littérature, mais elle a surtout pointé du doigt dont j’essaie de me défaire depuis quelques années maintenant. Cette dernière peut conduire à des troubles du comportement alimentaire, à des dépressions, … J’en ai souffert, mais elle reste encore à l’esprit. Il faut dire que nous sommes conditionnés pour penser ainsi. Naomi Wolf dit, en effet

A girl learns that stories happen to beautiful women, whethere they are interesting or not. And interesting or not, stories do not happen to women who are not beautiful.

Cette idée circule encore aujourd’hui, et avec d’autant plus de force que nous sommes dans l’ère des réseaux sociaux et Instagram pourrait être considéré comme la bannière du culte de la beauté et d’une vie parfaite. C’est un endroit où certaines personnes peuvent ressentir de l’insécurité et il est parfois difficile de se détacher de ces hommes ou femmes que nous prenons pour modèle. J’appliquais énormément cette idée durant mes années de droit, faisant le lien, biaisé, entre réussite et « beauté ».

The Beauty Myth est un court ouvrage qui a eu beaucoup d’échos en moi, me faisant prendre conscience de beaucoup de choses sur ma manière de penser et de me comporter face à la beauté. Il m’a quelque peu secoué.

Girlboss de Sophia Amoruso

The first thing Sophia Amoruso sold online wasn’t fashion – it was a stolen book. She spent her teens hitchhiking, committing petty theft, and dumpster diving. By age twenty-two, she had resigned herself to employment, but was still broke, directionless, and checking IDs in the lobby of an art school—a job she’d taken for the health insurance.

It was in that lobby that Sophia decided to start selling vintage clothes on eBay. Flash forward eight years to today, and she’s the Founder, CEO and Creative Director of Nasty Gal, a $100+ million online fashion retailer with over 350 employees. Sophia’s never been a typical CEO, or a typical anything, and she’s written #GIRLBOSS for girls like her: outsiders (and insiders) seeking a unique path to success, even when that path is windy as all hell and lined with naysayers. 

Après avoir vu la série, qui m’avait tout de même laissé un sentiment plutôt mitigé, j’avais tout de même envie de tester le livre dont elle s’est inspirée. L’adaptation reprend peu ou prou les principaux aspects du bouquin : comment d’une bonne idée, Sophia Amoruso a réussi à bâtir un empire. C’est le genre d’ouvrages que j’aime beaucoup lire et qui m’inspire, me donnant envie de faire mieux, de me dépasser et de me dire que je peux le faire.

Cependant, je n’ai pas apprécié outre mesure ce livre pour un certain nombre de raisons. La première tient au fait que Sophia Amoruso n’aborde que très peu ou de manière superficielle les difficultés qu’elle a rencontré en créant puis en développant son entreprise. Pour moi, c’était un des aspects les plus importants de cet ouvrage et une des raisons (pour ne pas dire la raison) pour lesquelles j’ai voulu découvrir #Girlboss après la série.

J’ai aussi beaucoup de mal avec Sophia Amoruso et je n’arrive pas du tout à l’imaginer comme un modèle. Elle se présente comme une bonne patronne, qui aime s’entourer d’employés qui veulent véritablement s’investir dans son entreprise. C’est légitime en soi, mais j’ai du mal à y croire. Elle a été au coeur d’un scandale pour des licenciements abusifs. De plus, son manque d’humilité m’a quelque peu dérangé. Elle a le droit d’être fière de ce qu’elle a accompli, là n’est pas la question, mais elle m’a souvent donné l’impression de rabaisser les autres qui n’ont pas connu le succès. Au final, je ne me sentais pas du tout comme une girlboss, et notamment par son rapport à l’échec. Du coup, je n’avais pas l’impression de faire partie de son club élitiste, impression renforcée par les interviews qui clôturent chacun des chapitres.

Je ne garde pas totalement un bon souvenir de cet ouvrage. L’auteur a peut-être réussi, mais elle a totalement échoué à m’inspirer et à me donner envie de me dépasser. Toutefois, sa définition d’une girlboss peut être intéressante et je la garde à l’esprit.

A girlboss is someone who’s in charge of her own ride. She gets what she wants because she works for it. As a girlboss, you take control and accept responsibility. You’re a fighter. (…) You’re a badass.

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