L’envers du décor #2 Qu’est-ce que j’ai bien pu apprendre depuis que je blogue ?

L’envers du décor est un rendez-vous qui a été mis en place par Sur un petit nuage qui propose tous les mois d’écrire autour de nos blogs selon une thématique déterminée. Le thème du mois de mai est de parler des leçons que nous avons appris en tenant un blog. Tout un programme.

S’il y a une leçon que j’ai apprise de toutes mes années de blogging est d’écouter mes envies. Pendant un long moment, je consultais fébrilement les blogs tels No Tuxedo ou tous les articles mis en avant par Hellocoton qui promettait d’être une meilleure blogueuse. J’essayais d’appliquer leurs conseils à la lettre. Pour autant, je n’ai jamais vraiment vu d’effets positifs sur mon blog. Au contraire, c’était contraignant pour une blogueuse non-professionnelle. Il y avait quelques indications utilises sur la manière de présenter un article, par exemple, sur les ressources, notamment les photographies libres de droit. Suivre leurs recommandations a aussi eu un effet pervers. Cela m’a totalement dégoûté de tenir un blog et je me sentais presque coupable de ne pas tenir compte de ce qui se fait ou non. Pendant quelques temps, je me suis éloigné de la blogosphère, éloignement qui fut bénéfique. Depuis, j’ai appris une leçon importante sur ma pratique du blogging : je ne suis pas faite pour les contraintes.

Exit la règle de tout chroniquer

Dès mes premiers blogs, je m’étais fixée comme objectif de chroniquer tous les livres que je lisais. Quand mes sites ont commencé à évoluer et que j’ai voulu parler aussi de films et de séries, puis de tout autre sujet, je gardais la volonté de tout mettre sur le blog. Que j’ai ou non quelque chose de pertinent ou intéressant à dire sur le sujet. Au fur et à mesure, je me retrouvais avec une liste absolument ingérable de billets à rédiger, qui me faisait un peu peur. L’envie et la motivation m’avaient totalement quittée. Faire un billet pour absolument tout était, pour moi, humainement impossible. Pire encore, j’avais le sentiment que mes articles perdaient en qualité, qu’ils commençaient à être un peu trop formaté, avec toujours la même manière d’aborder mon avis, les mêmes structures de phrases… Il n’y avait plus de personnalité derrière. Cela faisait beaucoup trop de contraintes.

Désormais, une infime partie de ce que j’ai lu et vu se retrouve sur le blog. J’ai arrêté d’écrire sur ce qui ne m’inspire pas et je m’en porte mieux. Du coup, je prends également plus de temps pour rédiger un article, faire la mise en page. Je suis plus attentive à la qualité, je fais mes propres photographies… La série d’articles La Culture avec un grand A et du latte fonctionne comme un bilan mensuel où j’évoque tout ce que j’ai vu et lu durant le mois. Parfois, les lecteurs réagissent à l’un ou l’autre qui ne feront pas l’objet d’un article, et de créer tout de même un petit débat.

Adieu calendrier de publication et ligne éditorial

Parmi les nombreux conseils dispensés aux nouveaux blogueurs, la mise en place d’une ligne éditoriale est un des premiers avec le calendrier de publication qui en découle. J’ai essayé, vraiment, de choisir une ligne éditoriale, le domaine de la culture étant suffisamment vaste pour pouvoir parler de mes lectures et différents visionnées, d’exposition et d’art… Cependant, écrire sur ma vie étudiante, mon Erasmus n’entraient pas forcément dans cette ligne. Pour autant, je n’avais pas envie de limiter à cause cette dernière.

J’avais également tenté le calendrier de publication et je reconnais ses avantages : une certaine rationalité dans la publication, avoir quelques articles d’avance… C’était trop contraignante, car je n’ai aucune régularité dans ma pratique au blogging, et ce depuis le tout début. J’ai toujours publié selon mes envies et mon emploi du temps.

Je garde la vision de mon blog comme un espace personnel où je suis libre d’évoquer les sujets que je veux. De nombreux blogs que je suis et d’autres qui m’inspirent osait aussi parler de choses différentes. C’est aussi ce que j’apprécie chez les autres, la diversité. Je ne culpabilise plus quand je veux parler de quelque chose qui ne rentre pas dans la thématique principale du blog. Je me suis aussi rendu compte qu’une chronique littéraire qu’un article sur mon Erasmus et le temps que j’ai passé en Irlande. Ce ne sont pas toujours le même type de visiteurs et de réactions, de discussions. Mais j’aime aussi cette variété. Publier au petit bonheur la chance, quand j’ai le temps et l’envie m’évite aussi d’en avoir marre de tenir un blog. Il doit rester avant tout mon plaisir et je ne culpabilise plus si je n’ai publié depuis des jours. Me libérer des contraintes a un effet salvateur, j’ai pu ainsi retrouver le plaisir d’avoir mon petit site.

Prendre mes propres photographies

Quand je voulais illustrer une de mes chroniques littéraires, je mettais simplement la couverture que j’avais trouvé sur Internet. À vrai dire, je n’allais jamais chercher plus loin. S’il y a bien une chose que j’ai appris après toutes mes années de blogging, c’est l’importance que peut revêtir le fait d’utiliser des photographies que j’ai moi-même réalisé. J’ai aussi pris conscience de la propriété intellectuelle. Je n’ai pas envie de voir mes images sur d’autres plateformes. J’ai pris le temps de la cadrer, de la mettre en scène, de la retoucher… Il y a aussi une certaine fierté de pouvoir illustrer un article que j’ai écrit avec ma photo. Cela me permet aussi de m’améliorer, de trouver de meilleurs angles de vue… Sans pour autant investir dans un appareil ! Si l’image n’est pas de moi, elle provient alors de sites proposant des images libres de droit. J’ai totalement banni d’en rechercher sur Google ou Pinterest.

Parmi mes envies et mes projets pour le blog, j’aimerais réellement continuer à utiliser de plus en plus mes propres images. À termes, mon souhait serait de me constituer ma propre banque d’images. Ce serait une des ressources que je pourrai utiliser sans culpabilité à propos de la propriété intellectuelle et avec une certaine fierté. J’ai aussi le sentiment de m’investir pour mon blog dans un sens que j’apprécie énormément. Cela me permet aussi de travailler ma créativité, ce qui est aussi important dans le cadre de mes études.

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Faire le pari des pièces de seconde main

Deux ans auparavant, je regardais un documentaire sur Netflix… The True Cost. Ce dernier abordait la question de l’industrie de la mode et, pour la première fois, je prenais conscience de l’impact écologique et humain de la mode. Bien plus que les articles que j’avais pu lire à l’époque, ce documentaire a engagé ma réflexion autour d’une consommation plus éthique et responsable de la mode, en me demandant ce que je pouvais faire à mon niveau.

En deux ans, j’ai pu voir de véritables changements, et de plus en plus de blogs évoquent cette question, proposant leurs solutions. Au départ, je souhaitais explorer deux pistes : ne choisir que du made in France ou de regarder du côté des boutiques vintage, les dépôts-ventes et boutiques de seconde main. Une amie a testé la première solution et a dressé le constat suivant : ce n’était pas forcément bon pour un budget étudiant. La fabrication française a un certain coût et n’était pas si facile à trouver à l’époque. Depuis, ça s’est bien développé avec l’émergence de marques comme Make my Lemonade ou Opullence. Il serait peut-être intéressant de réitérer cette expérience du made in France.

Pour ma part, je me suis orientée vers des pièces de seconde main, malgré quelques a priori au départ. J’avais encore dans l’idée ce stéréotype de boutiques sombres, pleines de poussières et de vieilleries. Or, depuis deux ans que je fréquente plus ou moins assidûment ce genre de magasins, j’ai pu me rendre compte qu’il s’agissait plutôt de l’exception qui confirme la règle, et il y a de véritables pépites à dénicher.

Pourquoi les pièces de seconde main ?

Pull Love Moschino, acheté de seconde main dans un dépôt/vente, 50 euros.

Je me suis plutôt décidée pour des boutiques vintage ou des dépôts-ventes. Je recherche souvent des pièces de qualité qui dureront longtemps et que je n’aurai pas besoin de renouveler à chaque saison comme les jeans ou les pulls, notamment. De plus, entrent aussi en compte des considérations économiques. Si j’apprécie toujours la mode, j’ai juste de moins en moins envie de payer le prix fort. Et puis, j’avoue également mon amour pour des marques comme Sessun, Cos, Dehry, Ralph Lauren…

Choisir des boutiques vintage ou des dépôts ventes me semblaient le mieux pour combiner des considérations parfois contradictoires : préserver l’environnement, une mode qui soit plus éthique et responsable, un budget « vêtement » que je réduis volontairement pour pouvoir voyager, mon amour des belles pièces… Cela reste des raisons très personnelles.

Avez-vous déjà acheté des vêtements de seconde main ou qu’est-ce qui vous retient de le faire ?

Vers une armoire totalement de seconde main ?

À l’heure actuelle, si je devais déterminer la proportion entre vêtements neufs et vêtements à qui je donne une deuxième vie, je dirai que ces derniers forment le quart de mon dressing. Je compte également ceux que j’échange avec mes amies. C’est aussi une solution qui peut être envisagée. Parmi les articles « neufs », j’ai des pièces qui sont là depuis des années. Certains de mes manteaux ont presque dix ans et sont dans un état quasiment neuf. J’aurai quand même du mal à acheter certaines choses en seconde main : les manteaux et les chaussures en tête.

Cependant, en deux ans, j’ai tout de même changé mes habitudes de consommation en matière. Je ressors de plus en plus de chez H&M, Mango et Zara et autres les mains vides. J’achète encore du neuf chez Levi’s, Ralph Lauren… J’ai aussi mis l’accent sur ce dont j’ai réellement besoin. Je m’autorise peut-être une ou deux pièces à la mode du moment par saison. J’essaie toujours de les garder les plus longtemps possible. Je me rends aussi compte de plus en plus que passer dans mes boutiques de seconde main préférées est devenu une routine, un passage obligé.

Quelles sont vos bonnes adresses ?

Quel avenir pour mes vêtements ?

Petit sac Longchamp, environ 1980, 55 euros.

Je jette ce qui doit l’être, sans aucun souci. Le reste, ce qui peut encore être porté, est le plus souvent donné ou échangé avec mes soeurs, ma mère ou mes amies, parfois même des collègues de travail. C’est ce que je fais en priorité et, jusqu’à maintenant, j’ai toujours trouvé quelqu’un dans mon entourage pour reprendre mes vêtements et leur offrir une autre vie. J’ai peu vendu, de temps à autre sur des brocantes.

L’Envers du décor #1 Les réseaux sociaux et le blog

Je participe pour la première fois au rendez-vous L’Envers du décor qui a été mis en place par Sur un petit nuage. J’aimais beaucoup l’idée de partager, une fois par mois, un ou plusieurs articles sur l’envers du blog, les coulisses de ce dernier. Il y a également un groupe Facebook où les articles sont partagés et les nouveaux thèmes sont votés.

Ayant déjà parlé de ma pratique de blogueuse dans une des catégories d’Autumn & Latte, Ma vie de blogueuse, qui n’a malheureusement aucun article, j’ai trouvé ça intéressant de réagir à une thématique commune tous les mois avec d’autres blogueuses. Un thème tous les mois me paraît être un bon rythme. Je vous invite à mettre vos réactions, la manière dont vous gérez votre blog en commentaire. Je vous laisse découvrir le premier thème avec lequel je me lance dans cette aventure.

Je ne savais pas vraiment comment démarrer ni sous quel angle attaquer cet article. Ma première idée fut de lister les différents réseaux sociaux et de dire si je les utilise ou non en complément du blog, quelle utilisation. Cependant, je n’utilise quasiment aucun d’entre eux pour Autumn & Latte. J’aurai pu en rester là, mais j’ai aussi envie de vous expliquer pourquoi.

Des raisons de ma relative non-utilisation des réseaux sociaux pour mon blog

Source : Pixabay

Je sais parfaitement que la gestion et l’animation des réseaux sociaux est nécessaire et une des étapes de la promotion du blog à ne pas négliger. Pourtant, c’est quelque chose que je ne fais pas. La première raison est que c’est une habitude que je n’ai jamais réussi à prendre. Je m’y suis essayée pendant quelques temps. Par exemple, j’ai tenté l’aventure Twitter, mais c’est une plateforme avec laquelle je me sentais trop limitée dans les possibilités de nouer des contacts avec mes lecteurs. Je ne cherche pas toujours la promotion de mes articles. Je ne me sentais pas à l’aise avec ce réseau par le côté relativement brouillon et très rapide du fil d’actualité.

Un deuxième point est que je me suis toujours demandée comment animer un quelconque réseau social dans le cadre spécifique de mon blog. Surtout si ce dernier n’a pas de vocation à être professionnel. Cela se fait parfaitement et j’ai des amies blogueuses qui tiennent en parallèle la page Facebook de leurs blogs et qui arrivent à la rendre vivante. Je les admire. Je m’y suis essayée pour d’autres blogs que je tenais, mais sans grand succès. Un de mes problèmes était le manque de motivation, qui rejoint aussi le point que je présentais avant que je n’ai pas spécialement intégré les réseaux sociaux dans mes habitudes. Je ne manque pourtant pas d’idées pour une page Facebook qui reste encore, à mes yeux, un des rares réseaux à garder des possibilités d’échanges entre le blogueur et ses lecteurs.

Instagram reste un cas un peu à part. Il est lié au blog, mais son contenu ne l’est pas forcément. Je vois surtout ce réseau comme un album de souvenirs de ma vie étudiante, de mes voyages où des événements auxquels je participe, des livres que je suis en train de lire… Certes, certaines photographies sont reprises sur le blog pour illustrer mes articles. Dans la mesure du possible, j’essaie toujours que les images soient les miennes. Aussi non, ce sont des photographies libres de droit dont je précise la source en légende. En aucune manière je ne fais la promotion de mon blog ou de mes articles sur Instagram.

Une petite utilisation des réseaux sociaux

Source : Pixabay

Pourtant, j’utilise quelques réseaux sociaux, même si aucun ne porte clairement le nom du blog. Je me limite à deux/trois pages Facebook qui me permettent de pouvoir y trouver facilement des conseils, des jours de partage d’articles ou de comptes Instagram… Certes, il y a aussi beaucoup de promotion des blogs et des derniers billets, et je joue également le jeu (quand je n’oublie pas de partager mes récentes actualités). Le premier endroit où je partage mes articles reste le forum littéraire Livraddict. Une partie d’entre eux atteindront la cible, d’autres auront moins d’effet.

Autumn & Latte est en revanche inscrit sur Hellocoton. J’ai une relation un peu d’amour/haine avec ce réseau. J’ai déjà eu la chance d’avoir un de mes articles mis à la Une. Je ne le trouvais pas forcément extraordinaire, pour autant. J’ai parfois du mal à comprendre leur manière de sélectionner les articles. La deuxième chose est que j’ai souvent l’impression de revoir les mêmes blogueuses et le même type d’articles quotidiennement. Cependant, Hellocoton reste une source formidable d’inspirations et de découvertes. Cela me permet de suivre de nombreux blogs et de voir rapidement leurs actualités. J’apprécie le fait qu’une fois le nom du blog renseigné, le partage sur leur site se fait automatiquement. C’est un passage un moins sur les réseaux sociaux pour la promotion d’un article et ce n’est pas négligeable.

Vers une plus grande utilisation des réseaux sociaux pour Autumn & Latte ?

Source : Pixabay

Je prends petit à petit mes marques sur ce nouveau blog avec lequel j’ai envie de faire les choses bien, étape par étape. J’ai enchaîné les blogs ces dernières années, car je n’arrivais pas à m’y retrouver ou parce que je voulais aller trop vite. Définitivement, les réseaux sociaux, du moins certains, font partie des mes projets pour Autumn & Latte, notamment une page Facebook. J’ai des projets d’événements autour du blog et il est vrai que ce genre de supports pourrait énormément m’aider à les faire connaître, mais également à les organiser dès lors qu’il s’agit de club de lecture et ou de cinéma… Cependant, je ne pense pas que ce sera pour prochainement. Actuellement, ma priorité est de faire ma présentation sur la colonne latérale du blog et, pourquoi pas, un nom de domaine.

Mon expérience Erasmus #2 / Préparer son départ

Un départ en Erasmus ne se décide pas ni ne se prépare du jour au lendemain. C’est un parcours administratif parfois semé d’embûches, mais l’expérience en vaut le coup. Elle nécessite juste un peu de préparation une fois que vous êtes sûr(e)s et certain(e)s de vouloir partir.

Préparer le dossier

Vous pouvez commencer à vous renseigner dès la première année, notamment en faisant connaître vos intentions au professeur référent des relations internationales de votre UFR. Cela peut paraître incongru de vous dire de commencer à préparer votre Erasmus alors que vous venez tout juste d’arriver à la fac, mais pas tant que ça pour être franche. En effet, malheureusement pas tout le monde ne peut partir en Erasmus, il y a des conditions et des places limitées. Pour prendre l’exemple de l’Université qui m’a envoyé dans ce programme d’échange, elle ne prenait que les élèves ayant eu 14 de moyenne ou plus et d’une moyenne équivalente en langue. Ou un examen réussi de type TOEIC et TOELF, CLES. Comptent les notes de la première et la deuxième années.

Du coup, connaître les modalités de sélection dès la première année permet de mieux se préparer, de savoir quels sont vos objectifs à atteindre. Les modalités peuvent changer d’une université à l’autre et d’une filière à l’autre. Ce qui était vrai pour moi ne l’est pas forcément pour vous. Avoir ses informations dès le début peut éviter quelques surprises lorsque vous préparerez votre dossier durant le premier semestre de la deuxième année de licence. Il faut également se renseigner sur les partenariats Erasmus de votre fac. Vous avez peut-être une idée de villes ou de pays, mais s’il n’existe pas de possibilités d’échanges, vous ne partirez pas ou difficilement. Il me paraît important de connaître dès le départ ces éléments qui vous aideront dans votre choix et pour préparer votre inscription.

Le dossier comprend, outre vos notes et différents documents, une lettre de motivation qui revient autant sur votre parcours que sur votre projet professionnel, sur les raisons qui font que cette université peut vous aider à atteindre vos objectifs. Vous pouvez formuler plusieurs demandes, pour mettre toutes les chances de votre côté. Vous allez également passer de longues heures à fouiller de fond en comble les sites des universités pour regarder les matières qui pourraient vous intéresser. Ce dossier est le premier pas le plus important et il faut vraiment le peaufiner et prendre le temps.

Définir un budget

Il existe une bourse automatique pour un départ en Erasmus. Cependant, elle ne couvrira jamais la totalité de vos besoins durant la durée de votre séjour. Elle est aux alentours de 1.200 euros (elle peut très légèrement varier d’une université à l’autre) pour un an. Pour un semestre, elle est moindre. De plus, 80% du montant vous seront versés aux alentours de novembre/décembre et les 20% restant seront pour votre retour. Il peut être intéressant de voir pour d’autres bourses (sur critères sociaux, de la région…). Il ne faut pas hésiter à les demander… Et puis, qui ne tente rien n’a rien et une aide financière est toujours bonne à prendre.

Surtout en fonction du pays où vous allez. Une des premières à faire est de se renseigner sur le niveau de vie du pays qui vous accueillera. Partant à Dublin, je savais que les postes concernant le loyer et la nourriture allaient être parmi les plus élevés. Il ne faut pas hésiter à prendre contact avec d’anciens étudiants Erasmus de votre université, pourquoi pas également des blogueurs expatriés ou des groupes Facebook de Français à l’étranger qui pourront répondre à vos questions et vous donner des informations. Cela vous aidera à construire votre budget.

Il y a aussi d’autres aspects pas forcément très drôles, mais qui ne faut pas oublier et négliger.  Un passage par votre banquier ou banquière est indispensable, même si vous avez une peur bleue de ce dernier. Toutefois, elle peut faire une lettre d’introduction pour vous permettre d’ouvrir un compte à l’étranger, de vous renseigner sur les possibilités de votre carte… Il faut aussi voir si votre mutuelle prend en compte votre départ à l’étranger.

Se remettre doucement dans la langue du pays

Les premiers jours dans votre nouveau pays ne seront pas les plus faciles. Un peu du mal du pays, un peu trop d’administratif à mon goût… Mais il faut surtout d’ores et déjà parler la langue dès les premiers instants. Parler quotidiennement la langue demande de longs efforts. Il faudra oser. Avant de partir, j’avais un peu rafraîchi mon anglais en regardant quelques films ou séries en version anglaise. Je lisais des romans et la presse anglophone. Je faisais quelques exercices de grammaire via des sites. Cela rassure un peu plus.

Le jour où j’ai croisé la route de l’oeuvre d’art qui m’a laissé sans voix

Le monde de la culture m’a toujours passionné et j’ai quitté le confort d’une filière qui pouvait m’offrir plus de débouchés pour aller étudier l’Histoire de l’art et la culture. Depuis des années, je lis énormément et je partage autour de cette passion sur différents blogs. J’ai commencé à aussi élargir mes horizons en publiant autour de la musique en parlant d’artistes, d’albums, mais également de cinéma et de séries. Pourtant, je n’ai jamais osé parler d’art, de musées et d’expositions, alors qu’il s’agit également d’une grande partie des mes centres d’intérêt et mes études. Or, j’ai envie d’explorer cette partie également.

J’avais donc envie de vous parler du jour où j’ai rencontré une oeuvre d’art qui m’a totalement laissé bouche bée, qui m’a profondément marqué. Pourtant, des peintures, des sculptures ou des installations, j’en ai vu un certain nombre. J’ai pu avoir pour moi toute seule pendant de longues minutes Les époux Arnolfini de Jan van Eyck au British Museum. C’est un de mes tableaux préférés. J’admire énormément les prouesses techniques du peintre : le détail du miroir, les textiles et les bijoux, la manière dont les surfaces se reflètent… Le voir m’a procuré énormément de plaisir, celui de ne plus seulement l’apprécier à travers des photographies. Cependant, je ne pourrais pas dire que j’ai été profondément chamboulée par ce portrait.

Pourquoi ? J’étais tout de même ravie de pouvoir le voir, enfin. Je n’ai, cependant, pas été laissé sans voix. Je me rend compte que l’oeuvre d’art qui m’a abasourdi a eu cet effet sur moi dans la mesure où l’effet de surprise a beaucoup joué. C’est une rencontre imprévue qui renforce peut-être le côté bouleversant. Il peut être esthétique, par le message qu’il véhicule… Les raisons sont vraiment personnelles.

Le Centre Pompidou de Metz propose une saison japonaise qui met en avant la création contemporaine du pays. Ce fut un cycle intéressant qui a proposé une introduction à l’architecture de l’après Seconde Guerre mondiale, une rétrospective absolument incroyable sur le collectif Dumb Types qui m’a fasciné, des artistes contemporains comme la créatrice de mode Comme des garçons, des artistes vidéastes… Ils ont proposé des choses vraiment très différentes. Cependant, l’objet de ce billet n’est pas de parler de cette exposition, mais de cette oeuvre d’art qui, pour le moment, m’a le plus marqué dans ma vie.

Un peu cachée dans l’exposition, il y avait une installation de l’artiste japonaise Yayoi Kusama, connue pour ses Infinity Mirror Room. Elle a fait plusieurs variations de cette idée. Celle qui a été prêtée par la ville de Nancy s’intitule Fireflies on the water. L’oeuvre joue avec les miroirs et l’eau pour créer une impression d’infini. Se rajoutent différentes petites lumières, avec des couleurs très chaleureuses. De la voir pour la première fois m’a coupé le souffle. Cette rencontre inattendue m’a énormément marqué dès les premières secondes où j’ai mis les pieds dans cette pièce.

Cette impression d’infini et toutes ces petites lumières m’ont donné l’impression d’évoluer au milieu des étoiles. Loin de m’effrayer, c’était un émerveillement enfantin. Je retrouvais mon âme d’enfant et plus rien d’autre que ce sentiment d’être au milieu de l’univers. Je me sentais apaisée. Les Infinty Mirror room peuvent être des endroits où nous réfléchissons à notre place dans l’univers, ce qui est aussi la volonté de l’artiste. Pour ma part, je me suis sentie à ma place.

J’entendais souvent des personnes qui racontait leurs expériences, leur rencontre avec une oeuvre qui les a profondément touché. Or, je ne les comprenais pas réellement, car je n’avais jamais rien vécu de tel. Pourtant, j’avais pu en voir des oeuvres et de différentes sortes. Je les regardais sûrement avec le regard d’une étudiante en histoire de l’art. Je regardais l’iconographie, les symboles et les messages de l’artiste, sa technique. Cependant, je laissais de côté les sentiments et c’est peut-être ce qui m’empêchait aussi d’apprécier une oeuvre dans son entièreté. Ne connaissant rien à l’art contemporain japonais, j’étais plus dans un esprit de surprise. Yayoi Kusama signe ici une de plus belles oeuvres d’art que j’ai pu voir.

City Guide Dublin

Après avoir passé une dizaine de mois à Dublin à arpenter la ville de tous les côtés, il était grand temps de livrer mes bonnes adresses. Bien entendu, vous retrouvez les marques classiques (H&M, Mango, Zara, Urban Outfiters, New Look, Dorothy Perkins…) mais d’autres, moins connues, valent également le détour.

Shopping

Siopella

Il y a quatre boutiques sur Dublin, ayant chacune plus ou moins une spécialité. La plupart proposent des articles de luxe de seconde main comme des sacs à mains Michael Kors, Louis Vuitton… Une des boutiques de Temble Bar propose la marque Siopella et une autre peu connue, Native Youth que j’aime beaucoup. Il y a quelques bijoux également. Pour les accros à la mode, un détour par leurs boutiques est obligatoire !

Adresses : 29 Wiclow Street ; 8 Cecilia Street ; 25 A Temple Bar ; 8 A Cow Street

Lucy’s Lounge

Une petite boutique dans Temple Bar qui propose, au premier étage, des bijoux de petits créateurs dublinois. Le sous-sol est rempli de fringues vintage et il ne faut pas avoir peur de fouiller et de prendre son temps.

Adresse : 11 Fownes Street, Dublin 2

Oasis

La seule chaîne que je présenterai dans la section shopping, mais je ne connaissais pas du tout avant de venir en Irlande. Résultat : je suis devenue accro et, ouf, il livre en France.

Adresse : 3 St Stephen’s Green, Dublin 2

Design

L’Irlande est assez dynamique de ce point de vue et Dublin a quelques très jolies boutiques où j’avais envie de tout acheter. Faites un tour au Kilkenny Design Centre sur Nassau Street. Il est à voir, mais ce n’est pas forcément celui que je préfère.

April & the Bear

Située dans le coin un peu plus « hipster » de Temple Bar (une zone que je recommande, à quelques pas de Christchurch et moins fréquenté que le centre même de Temple Bar), April & The Bear est une boutique surtout de décoration intérieure. Les pièces sont magnifiques, mais pas toujours abordables pour un budget étudiant. Cependant, il y a de quoi piquer de bonnes idées. Il y en a deux autres dans ce coin, mais j’ai malheureusement oublié leurs noms. Elles méritent aussi de s’y attarder. Je vous propose également deux autres adresses dans ce coin : un salon de thé et une librairie !

Adresse : Unit 1, Cows Lane, Dublin 2

Jam Art Factory

Cette boutique est un peu une institution à Dublin et il existe plusieurs adresses. On y trouve des bijoux, des petits articles de design (totebags, vase en ciment, carnets…), mais ils sont surtout réputés pour leurs affiches par des artistes irlandais. Ils ont des photographies, des choses plus graphiques autour de Dublin et de l’Irlande. Il y a des bonnes idées cadeaux et souvenirs.

Adresses : 64 Patrick St ; 14 Crown Alley ; Bown Lan W

Article

La boutique peut ressembler à Jam Art Factory, il y a aussi des affiches vraiment sympas. C’est d’ailleurs chez eux que j’ai acheté la mienne. Le choix est peut-être moins large, mais ils proposent des choses en plus : beaux livres sur la décoration, textiles, vaisselles. Et puis, la boutique est située dans un cadre absolument magnifique : le Powerscourt Shopping Centre.

Adresse : Powerscourt Townhouse, South William Street, Dublin 2

Culture

Je vous recommande les musées nationaux irlandais. Ils sont gratuits et très bien faits. Parmi mes préférés, je vous conseille Collins Barracks sur l’histoire et les arts décoratifs, le musée d’archéologie qui retrace l’histoire de l’Irlande de la Préhistoire au Moyen Age et la National Gallery. Cependant, voici quelques petits musées ou des librairies peut-être mois connus.

Hugh Lane Gallery

Elle se situe juste à côté de l’Irish Writers Museum (payant mais que je recommande pour les amoureux de la littérature irlandaise). Il est gratuit également. Architecturalement parlant, le bâtiment est aussi beau à l’intérieur qu’à l’extérieur et la collection est intéressante, notamment par sa mise en avant d’artistes irlandais.

Adresse : Charlemont House, Parnell Square N, Rotunda, Dublin 1

Chester beatty library

Encore un bel exemple de réhabilitation du patrimoine où l’ancien et le moderne se mélange parfaitement. Le musée ravira les amateurs de beaux livres et de manuscrits. Chester Beatty les collectionnaient pas uniquement pour leur contenu, mais surtout pour la forme. Il y a ainsi des manuscrits islamiques, japonais, français… Une collection accessible gratuitement !

Adresse : Dublin Castle, Dublin 2

Hodge & Figgis

Un nom qui n’est pas sans rappeler Harry Potter, cette librairie en a aussi la devanture. Hodge & Figgis est un détour obligatoire. Sur quatre étages, il est impossible de ne pas trouver son bonheur. Elle est vraiment à deux pas du Trinity College (autant dire que j’en ai passé des heures là-bas). Un peu d’histoire, il s’agit aussi de la plus vieille librairie d’Irlande.

Adresse : 56-58 Dawson Street, Dublin 2

THE GUTTER Bookshop

La librairie, dans le fameux coin de Temple Bar si peu fréquenté, tire son nom d’une citation d’Oscar Wilde… Ce n’est pas une librairie aussi grande que Hodge & Figgis, mais je l’aime beaucoup. Les livres sont bien mis en avant, elle est lumineuse.

Adresse : Cows Lane, Temple Bar, Dublin 2

Bonnes adresses pour manger

The Church

L’ancienne église où le fondateur de Guinness, Arthur Guinness, s’est marié, a été sauvé en devenant un bar, restauration et boîte de nuit un peu chic. Leur cocktail sont à tomber, tout comme leur plateau de fingers. Ce genre de plateaux sont très courant dans les pubs. Il y a généralement, des onions rings, des nuggets, des frites… Ce n’est pas la nourriture la plus saine mais, c’est un peu une institution. De plus, cette petite église est idéalement située, car juste dans un des quartiers commerçant de Dublin, juste à côté du plus grand Penneys (Primark) de la ville…

Adresse : Junction of Mary St. and Jervis St., Dublin 1

Queen of Tarts

Un salon de thé que j’adorais notamment pour leur apple crumble et apple pie. Elles sont divines. Ils ne se limitaient pas uniquement à des pâtisseries (traditionnelles), il y a aussi des possibilités pour le midi. Une adresse à tester.

Adresses : Dame Street, Dublin 2

KC Peaches

Ils sont peut-être plus connus et je l’ai fréquenté souvent, notamment le week-end. Pareil, autant salé que sucré, ils sont dans la mouvance healthy. Il m’arrivait souvent d’y manger le midi pour un prix très raisonnable. Cependant, j’y allais souvent le dimanche pour un scones (ils sont parmi les meilleurs de Dublin) et un chaï latte au lait de soja. Les deux adresses sont des endroits parfaits pour se poser et se détendre. Il faut notamment monter à l’étage de celui de Nassau Street où il y a des canapés très confortables et parfaits pour passer une après-midi à lire.

Adresses : 27-29 Nassau Street, Dublin 2 ; 54 Dame Street, Dublin 2

Faut-il manger les animaux ? (2009) | Jonathan Safran Foer

Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête. Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d’une ferme où l’on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l’abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d’une civilisation qui respectait encore l’animal. Choquant, drôle, inattendu, ce livre d’un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.

Depuis quelques mois, les questions relatives à la nutrition me passionnent… Surtout depuis que j’essaie de changer mon hygiène alimentaire. Je m’étais renseignée sur les méfaits du sucre raffiné avec le témoignage de Nicole Mowbray, No sucre (article). Toutefois, là où j’aimerais apporter de véritables changements dans mes habitudes, c’est en ce qui concerne la consommation de la viande et mon rapport à elle. Je ne saurai encore me définir par une étiquette comme végétarienne, végétalienne ou vegan… J’explore encore. En revanche, je sais que je veux aller vers une consommation plus éclairée. Je n’exclue pas le fait d’arrêter de consommer de la viande ou de continuer mais d’une manière très raisonnée. En tout cas, après la lecture de cet ouvrage, je songe sérieusement à arrêter.

Pourtant, et de manière assez étonnante, Faut-il manger les animaux ? n’est pas forcément un plaidoyer pour le végétarisme, comme je l’attendais. L’auteur est lui-même végétarien et il parle honnêtement de son expérience : les raisons qui l’ont poussé vers ce type de régime alimentaire, les difficultés qu’il a pu rencontrer au début et le fait de s’y tenir, son rapport à la nourriture et l’aspect social et familial de cette dernière… Il en parle, mais jamais je n’ai ressenti l’obligation de penser comme lui ou qu’il s’agisse de la seule manière de faire. Il ne dénigre pas ceux qui choisissent de manger de la viande. Je l’ai trouvé plutôt respectueux de ce point de vue.

Il parle de la consommation de la viande et il dit qu’il n’a rien contre. Il espère juste une consommation plus raisonné des animaux, en diminuant les quantités et en arrêtant d’en manger quotidiennement. Il émet le souhait que, dès lors qu’une personne continue de manger de la viande, elle le fasse en connaissance de cause, en choisissant de la viande issue d’un élevage respectueux des animaux et abattue dans des conditions humaines et acceptables ainsi que d’un producteur local. Cela semble utopique aux premiers abords, mais je pense qu’il y a une demande de plus en plus grande pour une industrie agro-alimentaire plus responsable et respectueuse à la fois des animaux et de l’environnement.

Faut-il manger les animaux ? en fait l’écho. Cet essai, témoignage, enquête plonge le lecteur au coeur de l’industrie agro-alimentaire américaine, tout en faisant quelques comparaisons avec l’Europe également. Il parle de toutes les formes d’élevages intensifs : les volailles, les porcs, les poissons, les boeufs… Il fait vraiment un tour d’horizon de toutes les industries possibles. Il évoque les conditions d’élevage et les conséquences sur les animaux, les premières études des conséquences de l’élevage intensif sur les populations qui vivent près de telles fermes, les conditions d’abattage, le poids des lobbies américains qui font tout pour que rien ne change… L’auteur ne cache rien et, pour construire son livre, il s’est appuyé sur diverses études ou ouvrages qu’il cite. Je trouve ça plutôt positif qu’il cite ainsi ses références, cela donne encore plus de poids à son propos. Safran Foer n’a pas hésité non plus à entrer par effraction dans certaines fermes pratiquant l’élevage intensif pour livrer son ressenti et s’en rendre compte par lui-même. Il a aussi interrogé de nombreuses personnes travaillant dans cette industrie : des éleveurs, des directeurs d’abattoir…

L’impression qui me reste de ce livre est celle d’un ouvrage très bien documenté, qui mêle habilement les chiffres, les témoignages, l’expérience de l’auteur et la réalité. C’est une lecture qui m’a énormément fait réfléchir et réagir. J’ai une tendre pensée pour mon père qui a dû me supporter alors que nous étions en week-end tous les deux. J’étais en train de lire le livre à ce moment et je n’ai pas pu m’arrêter de lui en parler pendant les quasiment dix heures d’un aller-retour Strasbourg-Lyon en voiture. Je pense que le livre a dûment rempli son office. Ce livre de Jonathan Safran Foer est passionnant et je le referme en ayant le sentiment d’avoir appris plein de choses, comme, par exemple, le réel impact écologique et environnemental de l’élevage intensif.

En commençant Faut-il manger les animaux ?, je ne m’attendais pas à être totalement happée par ce que l’auteur disait. Il m’a fait réfléchir, bien plus que ce à quoi je m’étais préparée. Je n’espérais pas de cette étude de remettre en question ce en quoi je croyais. Il est définitivement à mettre entre toutes les mains. L’objectif n’est pas tant de convertir les lecteurs au végétarisme, véganisme et autre que de les renseigner sur cette réalité, ne serait-ce que pour des questions de santé publique. Je le recommande pour celles et ceux qui s’intéressent de près à ce type de questions.