L’Envers du décor #5 Programmer ses articles : aide ou triche ?

Pour le mois d’août, l’Envers du décors nous invite à réfléchir sur la programmation d’articles. Est-ce tricher ? Ou, au contraire, une aide pour le blog ? Comment programmer efficacement ? Je me suis penchée sur la question.

Pour en savoir plus sur le rendez-vous : Sur un petit nuage
Planifier : triche ou un outil pratique ?

WordPress offre cette possibilité très facilement. Je n’ai qu’à choisir la date et l’heure une fois que j’ai terminé de rédiger mon article. C’est un outil que j’utilise pour mon blog, mais de manière très ponctuelle. Je ne le vois pas du tout comme de la triche. Déjà, rares sont les articles que je publie directement après avoir terminés le livre ou le film. J’écris toujours un brouillon à la main que je rature, reprends. Cela peut me prendre quelques jours pour être totalement satisfaite d’un article. Certains vont plus vite que d’autres, d’autres semblent plus spontanés… Par ailleurs, il arrive parfois qu’une idée vienne, mais ce n’est pas e bon moment pour la mettre en ligne. Pour donner un exemple, il y a quelques semaines, j’ai eu l’envie de rédiger une playlist avec des titres parfaits pour une apocalypse zombie. Ce genre d’articles en plein été ne me semble pas un choix judicieux. En revanche, le proposer vers la période d’Halloween est plus cohérent et l’impact pourra être différent.

J’utilise la planification pour mettre des articles déjà rédigés à des dates qui correspondent plus à un thème qui se rattache au calendrier comme Noël, la rentrée… En novembre et en décembre, j’ai deux mois thématiques et programmer en avance certains articles me permet de ne pas me laisser déborder et d’honorer mes engagements, notamment parce que je les co-organise. En revanche, je ne planifie pas mes articles pour des périodes creuses ou quand je sais que je ne pourrai pas publier. Je n’ai pas encore ce genre de réflexe, et je ne pense pas l’acquérir dans l’immédiat. Quand je mets un billet en ligne, j’aime le promouvoir un minimum, que ce sur la page Facebook du blog ou sur différentes plateformes (Hellocoton pour notamment mettre l’article dans la bonne catégorie, Passion Blogging…).

Comment je planifie mes articles ?

Je ne publie jamais deux articles le même jour et j’essaie de leur donner une ou deux journées de respiration avant d’en publier un autre. La deuxième difficulté qui se présente est que je ne tiens pas de calendrier de publication. Ne planifiant pas un grand nombre d’articles dans l’année, je ne me suis jamais posé la question de savoir comment m’organiser sur ce point précis.

Mais avec deux mois thématiques approchant et ayant de plus en plus d’idées pour le blog, j’ai investi dans un carnet où je répertorie mes inspirations du moment, et surtout les calendriers de certains mois particuliers où je note le jour et le titre de l’article pour éviter un trop-plein de publication sur une date. La planification permet aussi de rapidement ajuster les dates, sans trop de contraintes.

La planification est un outil bien pratique et facile à utiliser. Je ne le vois absolument pas comme une tricherie de la part de la personne qui s’en sert, notamment s’il est pratiqué avec modération. Pour ma part, je ne l’exploite pas forcément beaucoup, sauf pour des mois thématiques que j’organise, tout en gardant de la place pour des articles plus spontanés.

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L’Envers du décor #4 Les rendez-vous de création et d’inspiration

Encore un article pour l’Envers du décor, un rendez-vous d’écriture que j’apprécie de plus en plus. Il a été lancé par le blog Sur un petit nuage. Nouveau mois, nouveau thème et cette fois-ci, je livre mes impressions, mon vécu sur les rendez-vous d’écriture, d’inspiration auxquels je participe.

Je me suis intéressée relativement tard à ce type de rendez-vous. J’en fuyais même certains comme C’est Lundi, que lisez-vous ? et le Book Haul de la blogosphère littéraire. Je n’y trouve pas mon compte et je ne vois pas l’intérêt de présenter mes lectures en cours, terminées et à venir. Je ne les regarde aussi que très peu chez les autres, car ils ne m’inspirent pas forcément. Du coup, je ne participe à aucun rendez-vous d’écriture, d’inspiration ou de création autour d’une des thématiques centrales du blog. C’est dommage, car il peut y avoir des questions intéressantes à explorer sur la blogosphère littéraire. Si un tel rendez-vous existe, je veux bien que vous me le signaliez en commentaire.

En revanche, quelques rendez-vous annuels m’inspirent de nombreux articles comme le mois anglais, auquel j’ai participé en juin, pour la première fois. Organisé par Lou et Cryssilda, il a pour objectif de mettre en avant la culture anglaise en avant à travers divers billets. C’est un format qui plaît beaucoup. J’aime l’idée de mettre en avant un pays, un thème durant tout un mois. Depuis janviers et en partenariat avec Sapotille, du Monde de Sapotille, nous essayons de mettre en place quelque chose de similaire dans le format, une manifestation sur un mois, mais sur tout autre thème, et qui ne sera pas reconduit. En revanche, je prépare un mois russe pour cet hiver avec un autre partenaire. Cette idée est partie d’abord d’une volonté de notre part de découvrir la culture russe. Quelques personnes ont manifesté leur intérêt et nous allons nous embarquer dans un mois russe. Il sera sûrement présenté sur la toute nouvelle page Facebook du blog.  Ce sont quelques rendez-vous qui animeront le blog pour la fin de l’année.

Je ne peux pas ne pas citer L’Envers du décor. Il existe depuis quelques années maintenant, mais ça ne fait que quatre mois que je connais son existence et que j’y participe activement. Bon, il n’est jamais trop tard. C’est un rendez-vous que j’apprécie vraiment, pour de nombreuses raisons. La première tient au fait d’écrire sur ma pratique du blogging en me questionnant sur certains aspects, en exprimant ma position sur certains points. M’obligeant aussi à poser et structurer mes idées, de développer mes arguments, en faisant un vrai rendez-vous d’écriture.

Tout comme d’inspiration. Malgré le fait que le thème soit imposé chaque mois. Ce sont autant de sujets à aborder et à développer auxquels je n’avais pas forcément pensé que je n’ai pas voulu écrire. À mon avis, c’est aussi un bon exercice que d’écrire sur un sujet imposé, de chercher les idées. Ce rendez-vous m’a donné envie de m’investir dans d’autres (si j’en trouve), car il y a une certaine forme d’émulation. Elle se retrouve dans le fait de rédiger le billet, mais également dans les commentaires.

Je suis la première étonnée e voir le nombre de retours que ces articles génèrent. Ce sont des personnes qui me donnent leur avis sur ma manière de faire, qui évoquent la leur. Ce sont des échanges passionnants, avec des personnes qui rebondissent sur mes propos. Cela entretient aussi l’inspiration et la créativité, m’obligeant aussi à me remettre en question, à proposer des choses nouvelles.

Je ne participe que depuis peu de temps à ce type de rendez-vous de la blogosphère. Cependant, j’en ai une vision très positive, à tel point que j’aimerais en trouver d’autres. Je ne pense pas multiplier non plus, mais en faire d’autres me plairait énormément. J’attends vos suggestions.

L’Envers du décor #3 Mon blog et les vacances

Je reviens avec un nouvel article pour L’Envers du décor qui permet de parler de ma pratique de blogueuse. Tous les mois, un nouveau thème est proposé. Pour juin, c’est Le blog et les vacances qui est retenu. J’ai eu quelques difficultés à rédiger ce billet, car la période estivale ne change rien à mes habitudes dans la mesure où je ne mets jamais mon blog en pause. Je continue à écrire mes billets selon mes envies et mon inspiration.

À lire : le billet de présentation du challenge

Cependant, cette année, j’ai un peu plus de moments à consacrer à Autumn & Latte. Mon stage me laisse tous mes week-ends de libre ainsi que mes jours fériés. J’ai aussi une heure avant de commencer le travail et deux heures entre midi et deux. J’ai un peu plus le temps de lire, voir une série ou un film. Mon article se présentera plus sous la forme d’une liste d’objectifs, de choses que j’aimerai faire durant l’été.

Changer le design du blog

Depuis le début du mois, j’ai très envie de changer la bannière et le thème. J’ai pris le temps cette après-midi de faire les changements. J’aime la simplicité et je suis assez contente du rendu. Cela fait déjà un objectif réalisé.

Lancer une page Facebook

Dans un autre article, j’ai parlé de ma relation aux réseaux sociaux pour mon blog. Je n’ai pas de page Facebook à l’heure actuelle, mais, dans les commentaires, certaines personnes ont réussi à me convaincre d’en créer et animer une. J’aimerai me lancer dans cette aventure durant l’été.

Écrire des articles

J’aimerai écrire des billet pour avoir quelques articles d’avance. Cependant, je me fixe surtout l’objectif de rédiger dans des catégories dont j’ai moins l’habitude. Je souhaite me diversifier et l’été est une bonne période pour explorer et tester de nouvelles thématiques.

Parlons féminisme #1 | Suis-je féministe ?

Je me suis posée très récemment cette question. En fait, j’ai commencé à m’y intéresser alors que j’effectuais ma troisième année de licence en Erasmus, J’étais en Irlande… J’avais déjà entendu le mot « féminisme » mais je dois avouer que j’étais encore ignorante sur le sujet. Je ne savais pas du tout de quoi il en retournait, quelles idées étaient derrière ce mot, les combats…

Durant cette année, j’ai pris conscience que le féminisme n’était pas un combat d’un autre âge et qu’il y avait de vrais engagements derrière. En Irlande, lors de mon séjour, une partie de la population continuait à manifester, à se mobiliser pour l’abrogation du huitième amendement de leur Constitution qui interdisait l’avortement. La religion tient encore une place importante dans la société. Je vivais avec des colocataires qui se disaient féministes dont deux qui s’étaient réellement engagées pour faire changer les choses, qui étaient actives dans leurs revendications. Nous en discutions beaucoup ensemble. Petit à petit, le mot « féminisme » a pris des dimensions, des réalités concrètes pour moi mais il me fallait aussi une définition simple du féminisme. Qu’est-ce que le féminisme en 2017 ?

J’aime connaître tous les tenants et les aboutissants d’une chose avant de me réclamer de cette dernière. Je suis de nature curieuse, je veux toujours tout savoir. Ma première étape fut de trouver une définition du féminisme. Cependant, au fil de mes lectures, des documentaires, des articles que j’ai pu lire, je me suis rendue compte qu’il était difficile voire impossible d’en donner une seule. Il y a plusieurs conceptions du féminisme. J’ai, petit à petit, essayé de me forger ma propre opinion sur le sujet. Au final, ma conception reste la volonté d’une égalité entre les hommes et les femmes, sans pour autant aller dans des extrêmes. En ce sens, j’aime beaucoup la phrase de Kate Nash, « Feminism is not a dirty word. It does not mean you hate men, it does not mean you hate girls that have nice legs and a tan, and it does not mean you are a bitch or a dyke, it means that you believe in equality.« 

Après, il y a plusieurs combats selon nos affinités. Du moins, c’est ainsi que je conçois le féminisme. A travers mes lectures, je me suis surtout focalisée sur les femmes et leurs corps et, en particulier, à travers des questions aussi diverses que l’avortement, la sexualité et la beauté. Ce sont des thématiques qui ont plus facilement trouvé des résonnances en moi que l’égalité des salaires, par exemple, même si c’est un sujet tout aussi important. Cependant, je souffre plus quotidiennement des problématiques liées au corps : la dictature de la maigreur, les corps retouchés et glabres, la place grandissante de la pornographie… Les choses bougent, mais je pense qu’elles doivent profondément changer pour ne plus se sentir coupable de sortir sans maquillage, pas épilée… J’ai vraiment envie d’agir sur ce sujet.

Par ailleurs, dernièrement, avec toutes les affaires de harcèlement sexuel, au travail ou dans la rue mais aussi les violences domestiques, j’ai aussi commencé à rapprocher de ce genre de combats. Il y a eu un élément déclencheur : mon agression en septembre sur un parking par deux jeunes hommes pour me voler mon sac à main. Je connaissais déjà le harcèlement de rue : les mains aux fesses, les regards qui te déshabillent, les « hé mademoiselle« … Je ne me rendais pas compte de ce à quoi cela pouvait mener jusqu’à mon agression en plein jour, sans personne pour m’aider. Je ne me suis plus sentie en sécurité dans la rue. Je souhaite vraiment voir les rues plus sûres pour toutes les femmes. Il est épuisant de devoir rentrer seule le soir, de regarder à gauche, à droite, d’avoir le numéro de la police prêt à être décroché… Finalement, ça arrive bien plus souvent que nous pouvons le penser.

Par mon expérience personnelle, par mes lectures et visionnages, en discutant avec d’autres personnages, j’en suis devenue à me considérer de plus en plus comme une féministe, mais, depuis quelques mois, je l’affirme haut et fort, sans crainte. Je comprends mieux ce que cela veut dire et la nécessité de l’être, même à l’heure actuelle et surtout de nos jours. Il reste encore des choses à faire, des mentalités à changer. La prochaine étape que je souhaite mener à titre personnel est un engagement plus actif pour l’égalité entre les hommes et les femmes, pour limiter le harcèlement…

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Mon parcours universitaire un brin chaotique du bac à la fin de ma deuxième licence

S’il y avait bien une chose à laquelle je n’étais pas préparée alors que j’allais passer mon bac et que le mot « orientation » était dans toutes les bouches, c’est ce qui allait arriver après l’obtention de ce sésame pour les études supérieures, que mon avenir ne sera pas tout tracé et que rien, absolument rien ne sera un long fleuve tranquille. Je ne suis pas de celles et ceux qui on trouvé rapidement leurs voies ou leurs vocations.

En même temps, au fond de moi, qu’est-ce que je savais à dix-huits ce que je désirais faire de ma vie ? Dans mon lycée, avec une filière littéraire, on nous parlait des grandes prépas (khâgnes, en premier), des études de droit ou de commerce. Les grandes voies pour les classes moyennes cultivées, en somme. Pour ma part, mon choix s’était porté (à défaut ?) sur le droit. Parce que c’était une filière prestigieuse. Que je me voyais déjà une grande avocate… Ou magistrate… Ou dans les institutions européennes… Ou dans les banques et places financières… Peu importait, j’avais trois ans, après tout, pour affiner mon fameux projet professionnel. Finalement, ce fut cinq années que j’allais passer en droit à tenter de décrocher une licence (que j’ai…).

Je n’étais pas préparée à l’échec qui allait se produire, je le confesse. Le problème était que j’avais choisi une filière qui me correspondait pas du tout. Sans que personne me le dise. J’ai encore et toujours l’impression que l’orientation des lycéens après l’obtention de leur bac n’est pas autant prise au sérieux qu’elle le devrait. Certes, il y a des journées portes ouvertes qui permettent de donner une idée de la filière, des rencontres avec des anciens élèvres… Les professeurs mentionnent brièvement le CIO. J’ai participé à un certain nombre de ces événements car ce que vanter un certain nombre de personnes n’était peut-être pas fait pour moi, au final, et je me suis trompée dans mon orientation. Un fait que je regrette encore aujourd’hui, d’ailleurs.

J’ai commencé à sérieusement m’intéresser à mon avenir lors de ma troisième année de droit. Après cinq années dans cette filière (ma mère m’a obligé à terminer ce cursus), et deux universités différentes (Strasbourg et Lyon), il était temps de voir la vérité en face : le droit et moi, c’était terminé. Définitivement. Il n’y aura pas de master en droit pour moi et sans regret !

Cette année fut décisive non seulement dans ma vie privée (savoir que j’allais enfin changer d’air me faisait doucement remonter la pente de ma dépression et de mes troubles du comportement alimentaire) que professionnel et estudiantine. J’ai aussi beaucoup réfléchi à mon orientation. A Lyon, j’ai eu la chance de participer à des ateliers d’orientation, où les groupes étaient souvent constitués d’étudiants en droit de différents niveaux qui envisageaint un changement de filières. Ces ateliers m’ont aidé d’une manière que je n’aurai jamais cru possible. La première chose était que je n’étais pas la seule à envisager de quitter le droit. C’était très rassurant et réconfortant. Le deuxième point était qu’à travers des tests de personnalités, l’énumération de nos centres d’intérêts et les discussions avec les intervenants, j’ai pu mieux comprendre et cerner mon profil, cibler mes attentes, ce que j’attendais d’un travail et à déterminer un nouveau parcours universitaire.

Du coup, j’ai osé sauter le pas alors que bon nombre de personnes de mon entourage me prenaient pour une folle de recommencer ainsi, de zéro au regard d’où j’étais arrivée. Mais, oui, j’ai tenu bon et j’ai commencé une nouvelle licence, dans une toute autre filière. Je me suis rendue compte tardivement, après mon Erasmus en Irlande où l’inscription la moins chère s’élevait tout de même à plus de 5.000 euros l’année, pour les étudiants non boursiers alors que je paie un peu moins de 500 euros pour mon année en France, que nous étions pas si mal lôtis, en fait. Je pestais contre notre système d’orientation mais je crois sincèrement qu’en France, nous avons une chance folle : nous avons le droit à l’erreur, de changer d’avis, de faire une autre première année dans un autre département. Pour ma part, je ne regrette pas ce changement et d’avoir tout repris du début, même si j’allongeais de quelques années mon parcours universitaire et mon entrée dans le monde professionnel.

Je me suis embarquée dans une licence d’Histoire de l’art. Un changement du tout au tout mais j’ai redécouvert le plaisir d’étudier, de ne jamais me contenter du cours en dévorant des ouvrages d’art. Je me suis placée dans les cinq premiers de ma promotion, inimaginable en droit ! Le sujet me passionnait et j’étais plus confiante sur mes chances de réussite. C’était une très bonne décision, qui m’a donné la possibilité de réaliser trois de mes rêves les plus fous en ayant la chance de partir en Erasmus : j’ai vécu en Irlande, j’ai pu faire la Saint Patrick à Dublin et j’ai fréquenté une des meilleures universités anglo-saxonnes et d’Europe, le Trinity College de Dublin. J’ai obtenu ma deuxième licence. Dorénavant, c’est un nouveau chapitre qui s’ouvre à moi… J’ai intégré un master !

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