Les Animaux fantastiques, Vie et Habitat (2001) • J.K. Rowling

Il est rare qu’une maison de sorciers ne compte pas dans sa bibliothèque un exemplaire des Animaux fantastiques. Désormais, et pour une période limitée dans le temps, les Moldus vont avoir à leur tour la possibilité d’apprendre où vit le Quintaped, ce que mange le Puffskein et pourquoi il vaut mieux ne pas laisser dans le jardin une soucoupe de lait destinée à un Knarl…

Je me considère comme une fan de la première heure d’Harry Potter. Cette série m’a suivi de mes onze ans jusqu’à plus de mes vingt ans. Je les ai souvent relu et j’attendais leurs sorties avec impatience. Pareil pour les adaptations cinématographiques. Pourtant, je suis loin d’avoir tout lu concernant cet univers. À vrai dire, il me manquait surtout deux ouvrages : Le Quidditch à travers les âges et Les Animaux fantastiques. Pour être honnête, je ne comprenais pas l’intérêt de ces deux livres. Si je vous parle aujourd’hui des Animaux fantastiques, c’est tout simplement que ma petite soeur me l’a mis entre les mains. Je ne suis pas sûre que je l’aurai lu sans ça.

Qu’est-ce que j’en ai pensé ? La majeure partie du livre est un bestiaire des différents animaux que nous pouvons trouver dans le monde des sorciers en explorant leur habitat, en apprenant s’ils sont dangereux ou non, ce que, parfois, peuvent penser les Moldus qui ont la chance ou la malchance de les croiser… Ce n’est pas l’aspect qui m’a véritablement le plus charmé du livre. Même si j’adore l’univers de Rowling qui m’a fasciné pendant de longues années, je suis un peu plus mitigée sur l’utilité d’un bestiaire magique. Je n’ai pas eu le sentiment que la lecture m’a apporté quelque chose en plus par rapport à la série. Il y a des bêtes que nous avons jamais croisé, certes. Cependant, celles qui sont présentes à la fois dans les livres, dans les films -et j’inclue Les Animaux fantastiques– sont relativement bien expliquées au moment où nous les croisons. Du coup, j’ai lu certains passages en diagonal, m’arrêtant sur l’une ou l’autre des entrées.

En revanche, j’admire toujours la capacité de l’auteur à construire en quelques lignes un monde complet. J’ai adoré le fait, par exemple, que le livre se présente comme un véritable ouvrage sorcier, que le lecteur pourrait trouver sur les étagères de Fleury & Bott au Chemin de Traverse. Pourtant, quand je regarde de près, les procédés sont plutôt simples : une introduction par Newt Scamander, une introduction par Dumbledore, des notes de bas de pages renvoyant à d’autres ouvrages du monde des sorciers… Ce sont des petits trucs qui fonctionnent toujours et qui, finalement, donnent aussi de l’épaisseur à un roman. Rowling est une conteuse talentueuse et elle arrive à m’émerveiller à chaque fois.

Les dix premières pages du début, quand Newt prend la plume pour présenter sa vie et son ouvrage, m’ont marqué. La première chose est que j’ai enfin compris d’où sortait toute l’intrigue du premier film des Animaux fantastiques et l’intrigue du deuxième -quelle bande annonce ! C’est aussi un des nombreux talents de l’auteur : comment en deux ou trois pages, en lisant parfois entre les lignes, ou juste par une simple phrase, tout une autre partie de son monde prend vie. J’ai donc trouvé cette partie de l’ouvrage bien plus intéressante que le bestiaire en soi, qui m’a laissé un peu plus sceptique et dont j’ai surtout lu les animaux fantastiques que je connaissais déjà ou dont l’illustration m’a plu.

L’édition que j’ai eu entre les mains était largement illustrée par de magnifiques dessins. Je n’ai malheureusement pas retenu le nom de l’illustrateur, mais je pense sincèrement qu’il/elle a fait un travail fantastique. Il ou elle ne s’est pas limité(e) à ceux dont la physionomie a déjà été imaginée dans les films. D’autres reprennent vie également. Les illustrations rendaient l’ouvrage encore plus beau, même si un bestiaire sans image, c’est un peu triste. C’était un petit plus que de les découvrir au fur et à mesure, de voir simplement la manière dont elles donnent vie aux descriptions.

Cependant, je peux difficilement dire que ce petit livre est un coup de coeur. Avoir simplement apprécié l’introduction ne suffit pas, notamment quand je compare le nombre de pages que j’ai apprécié par rapport à celles que j’ai lu en diagonal ou que j’ai sauté. Je partais avec des a priori qui se sont révélés exacts. Je pense, et c’est une position très personnelle, que les Animaux fantastiques n’apporte pas forcément une énorme plus-value à l’histoire en général. Cela me conforte également dans l’idée que je ne lirai probablement jamais Le Quidditch à travers les âges.

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Livre et adaptation | Alias Grace

Alias Grace relate l’histoire de Grace Marks, jeune immigrée irlandaise au Canada devenue domestique. Accusée, avec James McDermott, du meurtre de ses employeurs, Thomas Kinnear et Nancy Montgomery en 1843, elle purge une peine de prison à vie quand le Dr Jordan se passionne pour son histoire et entreprend avec elle de retracer sa vie.

Alias Grace, le livre autant que son adaptation par Netflix, faisait partie de mes priorités pour 2018. L’année d’avant, je découvrais Margaret Atwood à travers sa dystopie féministe. The Handmaid’s Tale ou La servante écarlate était un énorme coup de coeur et la série est encore mieux, chose que je pensais impossible. C’est donc tout naturellement que je me suis dirigée vers ce nouveau titre et son adaptation.

Pas de dystopie féministe pour cette fois, Alias Grace nous plonge dans l’histoire vraie de Grace Marks qui aurait tué, avec l’aide de James McDermott, ses employeurs. Encore une fois, c’est un portrait de femmes de l’auteur que l’auteur nous propose et pas de n’importe quelle femme. A vrai dire, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en commençant le roman. Etait-ce une pure oeuvre de fiction retraçant cette histoire sordide, tout en profitant pour démontrer la condition de la femme à cette époque ? Ou une enquête romancée qui cherche à déterminer si elle était coupable ou innocente, un peu dans la lignée de ce que nous pouvons trouver pour Jack l’Eventreur, toute proportion gardée ?

Je penche personnellement pour la première solution, car, à aucun moment, je n’ai vu transparaître l’opinion de l’auteur à ce sujet. Coupable ou innocente, ce n’est pas le centre de son propos. C’est plutôt ce qu’essaie de déterminer le docteur Simon Jordan. J’y vois plutôt un moment pour Grace Marks de pouvoir s’exprimer, tout d’abord, librement, et, ensuite, en manipulant son auditeur, pas forcément en pensant mal, mais pour lui faire plaisir. Il est un des rares qui lui prêtait une oreille attentive, à être intéressée pour ce qu’elle a à dire et non pour le fait qu’elle était une meurtrière célèbre.

Le livre autant que la série le montrent parfaitement. Ils attendent tous les deux avec impatience ces moments où l’un parle enfin à quelqu’un qui l’écoute et respecte sa parole et l’autre écoute, pour satisfaire sa curiosité et avec un autre objectif en tête : le fait de prouver, dans un certain sens, l’innocence de la jeune fille. Toutefois, ce n’est pas ce que j’ai trouvé le plus intéressant dans cette relation entre Grace et Simon. Ce serait plutôt cette forme d’amour qui tient plus au fantasme et la subtile manipulation de la jeune fille envers le docteur qui lui donne ce qu’il attend. Il y a également beaucoup de sensualité qui se dégage, notamment dans la série avec des jeux de regards, des gestes qui semblent anodins et, parfois, lourds de sens. L’adaptation met aussi plus facilement en avant les fantasmes du docteur Jordan que le livre.

Cependant, ce que la série occulte un peu plus que le roman est tout ce qui touche à la sexualité, qui est beaucoup plus évoquée et qui est aussi une des raisons du départ du docteur Jordan. La question de la sexualité n’est pas centrale, mais elle tient une certaine place. Il y a une plus grande tension sexuelle avec le docteur et les différents personnages féminins. Dans la série, par exemple, la scène où Lydia, la fille du Gouverneur, prend la main de Simon Jordan lors d’une séance d’hypnose semble un peu incongrue dans la série dans la mesure où c’est un personnage qui a été peu vue dans l’adaptation. Elle est bien plus présente dans le roman et, en le lisant, le spectateur comprend mieux ce geste. Les relations entre toujours ce même docteur et sa logeuse ont aussi été raccourcies dans la série.

C’est aussi ce qui me fait voir cette dernière comme un résumé visuel et un peu détaillé du livre de Margaret Atwood. Peu d’autres éléments ont été apportés. Cette adaptation se concentre surtout sur les entretiens entre Grace et le docteur Jordan et les souvenirs de cette dernière. Il y a des éléments du livre qui sont parfois replacés, mais de manière incongrue. J’en ai quelques uns en tête et j’en ai déjà cité un peu plus haut. Le livre va plus loin. L’histoire du docteur a une importance quasiment égale et il y a des passages épistolaires entre sa mère et lui, avec un ami, des collègues. Il est aussi question de ses conquêtes, de ses propres souvenirs d’enfance avec les servantes de sa maison.

C’est ainsi qu’il réagit aux paroles de Grace et à ce qu’elle lui raconte. Cela démontre aussi qu’il est un homme de son temps, qui ne pense pas forcément aux femmes comme son égal, mais comme une servante, une épouse ou une prostituée. Nous avons vraiment ces trois figures dans la manière dont Simon Jordan perçoit les femmes. Elles ne peuvent pas être autres choses. Ce n’est clairement pas le personnage féministe de l’ouvrage, mais il met vraiment l’accent sur la condition et la vision de la femme durant le XIX siècle. Le pénitentiaire montre que la folie des femmes est surtout le fait des hommes. L’histoire de Grace démontre tout ce qu’elles peuvent endurer : le harcèlement des employeurs ainsi que le harcèlement sexuel, la condition de servante, la violence physique et verbale des hommes…

La série va ainsi à l’essentiel et ce n’est pas plus mal. Le livre m’a parfois donné du fil à retordre, non pas à cause du niveau de langue (c’est un anglais relativement facile), mais à cause de certaines longueurs. Comme dit plus haut, Margaret Atwood ne se concentre pas uniquement sur Grace, son histoire et les entretiens avec le docteur Jordan. Elle donne aussi un temps de parole à des personnages plus secondaires, notamment le fameux docteur. Cela casse parfois le rythme de l’histoire, car, même en tant que lectrice, j’étais suspendue aux lèvres de Grace, n’attendant que le moment où elle allait en arriver aux meurtres. Cependant, cela met trop de temps à arriver. Sur une petite brique de plus de cinq cent pages, il faut bien attendre de dépasser les trois cent pour que l’intrigue démarre réellement, à mon avis. Ces longueurs se font ressentir et, heureusement, l’adaptation faite par Netflix les occulte totalement… Et c’est tant mieux. Elle va à l’essentiel et se débarrasse du superflu. Pour autant, ce n’est pas une lecture qui m’a totalement déplu, ni même qui m’a donné envie d’explorer la bibliographie de Margaret Atwood. Son dernier roman me tente énormément. Je trouve qu’elle a tout de même un don pour raconter des histoires et pour mettre en scène des personnages féminins.

De la série, je retiens surtout l’incroyable interprétation de Sarah Gardon, qui tient le rôle principal. Ce n’est pas seulement parce qu’il s’agit du personnage central de la série, mais elle a une réelle présence à l’écran et elle écrase Edward Holcroft, qui joue Simon Jordan. Il est bon, mais l’actrice capte le regard. Elle joue parfaitement la candeur de Grace Marks, mais aussi la sensualité, la manipulation subtile que son personnage exerce et qui passe notamment par le regard et les gestes, les sourires ambigus. Dans le livre autant que dans son adaptation, nous ne savons pas toujours si elle est totalement honnête et innocente. J’ai parfois eu du mal à la croire. D’un autre côté, j’ai eu énormément de mal à la juger, car elle a des circonstances atténuantes. Indéniablement, c’est un personnage qui ne m’a pas laissé indifférente, que j’ai trouvé à la fois fascinante et dangereuse.

Alias Grace ne fut pas le coup de coeur que j’espérais pour ce début d’année, que ce soit pour le livre ou son adaptation, même si la balance penche plus pour la série. Cependant, je ne regrette pas cette découverte d’une histoire vraie dont j’ignorais tout. Je garde, pour l’instant, une petite préférence pour The Handmaid’s Tale. 

The Handmaid’s Tale | Saison 1

Dans un monde dystopique où la femme est au centre du pouvoir car elle est en voie de disparition, chaque femme est séparée en trois classes : les Épouses qui ont le pouvoir, les Marthas qui s’occupent de la Maison et enfin les Servantes écarlates dont l’unique rôle est la reproduction.

Dans ce futur où la reproduction se fait rare à cause de la pollution, la religion prend le pas sur la politique dans une sorte de gouvernement totalitaire.

Defred va venir raconter son histoire de Servante écarlate… une vie pleine de souffrances.

Avec : Elisabeth Moss ; Joseph Fiennes ; Yvonne Strahovski ; Max Minghella…

A l’instar de Stephen King, 2017 fut aussi l’année de l’auteur canadienne Margaret Atwood dont l’oeuvre littéraire a été redécouverte non seulement en librairie, mais aussi par le biais d’adaptations avec The Handmaid’s Tale et Alias Grace. Je termine 2017 avec le premier et je commence 2018 avec le deuxième, mais, aujourd’hui, c’est bien de The Handmaid’s Tale que je vais parler. Le  livre, comme la série, furent deux gros coups de coeur, même si j’ai mis un peu plus de temps à me lancer dans la série et ce, malgré les échos positifs que j’ai pu avoir.

De quoi parle cette première saison ? Elle reprend entièrement le livre, en lui étant parfaitement fidèle. C’est la première chose qui m’a étonné, car, vraiment, tout y est. Margaret Atwood avait approuvé cette adaptation de son livre et je peux comprendre pourquoi. La série se rapproche de ce que je pouvais imaginer durant ma lecture. Elle respecte l’univers mis en place par l’auteur et il a si peu besoin de réactualisation. C’est déjà un aspect positif, mais ça ne s’arrête pas là.

En effet, les scénaristes ont rajouté des éléments en plus par rapport à l’histoire de départ. Ce sont ces derniers qui me retenaient de commencer la série, par peur qu’ils en viennent à dénaturer le texte que j’ai adoré et qui m’a marqué. Pourtant, ils apportent un plus à la série, mais également à l’intrigue. Ils gardent le même type de narration que le livre où Offred se remémore des souvenirs de sa vie d’avant. Ils y sont dans cette adaptation, mais ils sont élargis à un plus large panel de personnages : Nick, Serena Joy, Luke… A un moment donné ou un autre, ils auront tous ou presque un épisode où leurs vies d’avant sera évoquée. Qu’est-ce qu’ils faisaient ? Comment en sont-ils venus à cette position au sein de Gilead ? De ce point de vue, le personnage de Serena Joy fut presque une révélation. Je l’ai mieux comprise, tout en restant consciente qu’elle était monstrueuse. Elle doit avoir une des scènes qui m’a le plus pris aux tripes. C’était de la pure torture mentale envers Offred qui cherchait sa fille. Je suis passée par tous les sentiments : la colère, la rage, le désespoir… Il me semble que cette scène n’était pas dans le livre, et, pourtant, elle apporte un véritable plus à l’intrigue.

D’autres scènes s’ajoutent et elles ne sont pas superficielles ou inutiles. Elles viennent admirablement compléter l’univers, en apportant des compléments d’informations qui manquaient parfois au roman. Ainsi est un peu plus explorée, par exemple, la manière dont le régime de Gilead fut mis en place. Il y a aussi une plus grande immersion dans le monde des Tantes ou une petite idée de la politique internationale, de la manière dont la justice est rendue, à la fois par les Servantes et les Commandants. Finalement, j’ai été moins septique par rapport aux libertés prises par le scénario, car les changements apportés sont cohérents et rendent la série un brin au-dessus du roman qui était déjà très bien.

Esthétiquement, The Handmaid’s Tale est une réussite. Le rouge des robes des Servantes tranche sur tous les plans, marquant d’autant plus leur présence. Toutefois, ce n’est pas tant l’esthétique de la série que la manière dont elle a été filmé que je retiens. Certaines scènes explosent tout sur leurs passages. Il y a des plans, des séquences qui bouleversent et qui marquent comme, par exemple, quand les Servantes refusent de mettre à mort l’une d’entre elles. Ces quelques minutes sont pleines de tension, de possibles et montrent que les choses changent et, juste après, elles repartent et la musique se lance… Feeling Good de Nina Simone. Mindblowing ! Je n’ai pas encore trouvé une bonne traduction de ce mot en français. Je pourrai citer d’autres exemples où l’image et le son se complètent parfaitement, se renforçant mutuellement.

La musique d’un film ou d’une série et sa relation avec l’image ou la scène sont primordiales, pour moi. J’y suis très sensible, j’y accorde beaucoup d’attention. Dans cette adaptation, cette relation tend quasiment vers la perfection, que ce soit pour les musiques instrumentales que pour les autres. Chaque musique est placée au bon moment. Quel plaisir de retrouver You don’t own me de Lesley GoreCan’t get you out of my head de Kylie MinogueMorning keep the streets empty for me de Fever Ray… Elle a l’une des meilleurs bandes son de l’année 2017, clairement.

Cependant, ce ne sont pas uniquement ces aspects de la série que je retiens. Il faut aussi parler de la performance des acteurs, avec Elisabeth Moss en tête. Je l’ai découverte récemment et non pas dans The Handmaid’s Tale, mais dans The Square (une satire du monde de l’art contemporain à notre époque qui est loin d’être ennuyeuse). Elle avait certes un petit rôle. Néanmoins, elle avait déjà une certaine présence à l’écran. Dans cette adaptation, elle crève littéralement l’écran par son interprétation parfaite du personnage d’Offred. Elle l’incarne à merveille, rendant tous ses sentiments, sa détresse, sa solitude, sa colère, sa peur, le fait qu’elle ne sache pas où est sa fille, ce qui lui est arrivé… Mais, plus encore, Elisabeth Moss arrive à les faire ressentir aux spectateurs qui partagent ainsi toutes les émotions de son personnage et, souvent, sans aucun filtre. Ce sont des émotions brutes, et je n’ai jamais pensé que l’actrice en faisait trop dans la mesure où j’ai totalement vibré avec elle. Son jeu était franc et vrai. Elle réalise, pour moi, une véritable performance qui éclipse quasiment toutes les autres, qui sont également très bonnes, avec une mention toute particulière pour Madeline Brewer qui joue Janine-Ofwarren.

Ce n’était pas le personnage que je préférais dans le livre, mais l’actrice a su me réconcilier avec Janine qui a été fortement traumatisée par son passage chez les Tantes. Elle démontre toute la fragilité physique et psychologique de son personnage, ses blessures intérieures et extérieures. Elle est également une des rares qui m’a profondément bouleversé par certaines scènes, presque bousculé.

La première saison se finit comme le livre, de manière abrupte et avec beaucoup de surprise. Dans les deux cas, je ne pouvais pas croire que ça finissait ainsi, qu’il devait manquer plusieurs chapitres. Toutefois, cela reste aussi cohérent avec l’histoire et ce type de régime politique que les gens disparaissent soudainement, sans laisser de traces. La deuxième saison devrait apporter des réponses et, pour le coup, la question de la fidélité ne va pas se poser car ça sera de la pure invention. J’ignore encore la date de diffusion, mais j’attends toujours que tous les épisodes sortent pour les regarder les uns à la suite des autres.