East West Street (2016) > Philippe Sands

A uniquely personal exploration of the origins of international law, centring on the Nuremberg Trials, the city of Lviv and a secret family history. When he receives an invitation to deliver a lecture in the Ukrainian city of Lviv, international lawyer Philippe Sands begins a journey on the trail of his family’s secret history. In doing so, he uncovers an astonishing series of coincidences that lead him halfway across the world, to the origins of international law at the Nuremberg trial. Interweaving the stories of the two Nuremberg prosecutors (Hersch Lauterpacht and Rafael Lemkin) who invented the crimes or genocide and crimes against humanity, the Nazi governor responsible for the murder of thousands in and around Lviv (Hans Frank), and incredible acts of wartime bravery, East West Street is an unforgettable blend of memoir and historical detective story, and a powerful meditation on the way memory, crime and guilt leave scars across generations.

Largement récompensé à l’étranger comme en France avec le prix Médicis, East West Street a été l’essai de 2017. Philippe Sands y retrace sa quête des origines de sa famille à Lemberg. Il s’intéresse également à deux théoriciens du droit qui ont aussi vécu dans cette ville. Nous leur devons les notions de crimes contre l’humanité (contre des individus) et génocide (contre un groupe spécifiquement identifié).

De nombreux sujets sont évoqués avec pour lien la ville de Lemberg. De ce point de vue, j’ai pu me rendre compte du talent de l’auteur. Il parle autant de droit (tout en restant très accessibles pour les non-juristes, aucune base n’est requise pour comprendre et apprécier l’essai), d’histoires familiales que de la grande Histoire, de philosophie, de son expérience intime… Pourtant, il ne pars jamais dans tous les sens et reste très cohérent. Le lecteur saisit rapidement le cheminement de la pensée de Philippe Sands et la manière dont l’ouvrage est construit. Et puis, quand c’est aussi bien écrit, la lecture devient un vrai régal.

Je ne saurai dire quel aspect du livre j’ai apprécié le plus, car East West Street forme un tout où chaque aspect s’imbrique dans un autre. Il rend compte de sa quête de réponses du passé de sa famille avec beaucoup d’humilité, ne cachant rien des petits éléments qu’il a trouvé, des déceptions parfois de ne pas pouvoir aller plus loin, de ne pas avoir toutes les réponses. Il a partagé cette expérience avec ses enfants. Quant aux aspects plus juridiques ou théoriques de l’essai, j’ai trouvé que les questions qu’il s’est posé intéressantes et pertinentes. Quelle coïncidence extraordinaire que les deux hommes qui ont théorisé les deux notions les plus importantes du droit pénal international ont vécu dans la même ville, ont fait leurs études dans la même université. Pourtant, les deux notions présentent des différences, des conceptions opposées. Qu’est-ce qui peut expliquer cet état de fait ? Comment ont-elles émergé et font depuis foi ?

East West Street : On the origins of genocide and crimes against humanity, pour le titre complet est un essai qui m’a plus sous bien des aspects : les thèmes abordés et il est brillamment écrit avec un style très fluide et qui transmet très bien les émotions de l’auteur. C’est un ouvrage que je retiens et que j’envisage de relire et feuilleter sans souci. Rares sont les essais que je peux ressortir de ma bibliothèque et relire certains passages.

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Sweet (2015) / Emmy Laybourne

Solu’s luxurious celebrity-filled Cruise to Lose is billed as « the best cruise since the Titanic, » and if the new diet sweetener works as promised – dropping five percent of a person’s body weight in just days – it really could be the answer to the world’s obesity problem. But Laurel is starting to regret accepting her friend Viv’s invitation. She’s already completely embarrassed herself in front of celebrity host Tom Forelli (otherwise known as the hottest guy ever!) and she’s too sick to even try the sweetener. And that’s before Viv and all the other passengers start acting really strange. BUT WILL THEY DIE FOR IT, TOO?

Sweet est un roman que j’avais très envie de lire depuis de nombreuses années. Je l’ai repéré dès sa sortie anglaise et il m’a fallu un peu de temps avant de mettre la main dessus et découvrir qu’il n’en valait pas totalement le coup. Pourtant, le livre avait de bons arguments : une croisière de luxe qui tourne à l’apocalypse, une drogue qui rend tout le monde légèrement accro et zombie, sous fond de body positiv. Je signe tout de suite sans y penser deux fois.

L’aspect « body positiv » du roman est peut-être ce que je retiens le plus de ma lecture. Je ne le retrouve pas toujours dans les romans que je peux livre, peut-être dans la poésie contemporaine féministe comme Rupi Kaur ou Amanda Lovelace. Emmy Laybourne part d’une idée qui a de quoi faire rêver : le Solu. Il s’agit d’une espèce de sucre en poudre qui vous permet de perdre 5 à 10% de la masse corporelle, tout en mangeant absolument tout ce que les personnes veulent. L’auteur exprime son idée à travers les trois principaux : Vivika est accro au Solu ; Laurel qui trouve que son corps est parfait comme il est, malgré quelques kilos en trop ; Tom qui s’est taillé le corps qu’il rêvait en mangeant sainement et en faisant énormément de sport. Ils illustrent chacun un aspect de notre relation à notre relation à notre corps. Je me suis retrouvée dans Vivika, sans grande surprise. Je suis loin d’être une Laurel qui s’accepte comme elle est. J’ai pensé que ce choix de personnages était pertinent et ils illustrent bien les propos et la philosophie d’un regard plus positif sur nos corps.

Malheureusement, j’ai eu plus de mal avec l’histoire. Elle a énormément de mal à démarrer. Pour ma part, elle n’a réellement su devenir intéressante vers le dernier tiers, tout en peinant à totalement m’accrocher. Le développement de la romance entre Tom et Laurel prend trop de place par rapport à ce que je m’attendais en commençant Sweet. La romance a été trop omniprésente à mon goût. Ça et une histoire qui ne décolle pas, la lecture a parfois été laborieuse et mon intérêt pour cette dernière très fluctuant. Je ne l’ai pas terminé pour être honnête. Je n’arrivai plus à me remettre dans ma lecture et à y trouver un quelconque intérêt alors qu’il me restait une cinquantaine de pages.

Sweet est ma déception de l’été. En apparence, il avait tout pour que je passe un bon moment voire qu’il soit un coup de coeur. Cependant, certains aspects du roman n’ont pas fait pencher la balance vers le positif. Je m’attendais à peut-être plus de « zombies ». C’est ce que j’ai imaginé en lisant la quatrième de couverture.

the princess saves herself in this one & the witch doesn’t burn in this one // Amanda Lovelace

« Ah, life- the thing that happens to us while we’re off somewhere else blowing on dandelions & wishing ourselves into the pages of our favorite fairy tales. » A poetry collection divided into four different parts: the princess, the damsel, the queen, & you. the princess, the damsel, & the queen piece together the life of the author in three stages, while you serves as a note to the reader & all of humankind. Explores life & all of its love, loss, grief, healing, empowerment, & inspirations.

La poésie contemporaine ne cesse de m’étonner. En 2017, je découvrais la plume de Rupi Kaur à travers ses deux recueils, Milk & Honey et The Sun & her Flowers. J’ai adoré son style qui s’affranchit des règles de grammaire et de ponctuation, des thèmes qu’elle aborde. En 2018, je me suis promis de découvrir plus d’auteurs dans ce genre, notamment Amanda Lovelace dont les ouvrages m’ont intrigué par leurs titres et la sobriété des couvertures.

Elle est dans la lignée de Rupi Kaur. C’est donc sans surprise que ces deux recueils, the princess saves herself in this one et the witch doesn’t burn in this one, sont des coups de coeur. J’attends avec impatience la sortie du troisième, the mermaid’s Voice returns in this one. Elle a écrit une autre série de poésie, Things that haut. Je suis très sensible à ce type d’écriture, très moderne. L’abandon de toutes les règles d’écriture classique ne me dérange définitivement pas. Il y a un côté authentique et sincère. J’ai le sentiment d’avoir accès aux pensées intimes de l’auteur, de les partager quand elles lui viennent. Ce sont des émotions brutes, sans filtre. Je n’ai pas à deviner ce qu’elle essaie de me dire. Je partage une proximité avec l’auteur le temps de quelques pages. Je trouve ce style d’écriture dynamique également, certaines phrases peuvent avoir des sens totalement différents selon la manière dont elles sont lues.

Quant aux thèmes abordés, elle en évoque plusieurs qui m’ont profondément touché. Ils ont fait écho à ce que je peux ressentir ou à ce que j’ai pu vivre une fois dans ma vie. La poésie contemporaine parle de nos craintes et de nos vies. C’est une des raisons pour laquelle je me tourne très facilement vers ce type d’ouvrages en poésie. Elle parle des relations conflictuelles qu’elle a pu avoir avec sa mère, par exemple.

i am sorry

I wasn’t the daughter

you had in mind

I only ever wanter to make you proud

Elle évoque aussi le dégoût que son corps lui a inspiré. Ce sont aussi des poèmes très engagés, notamment dans le mouvement féministe, en rappelant que les femmes sont capables de réaliser de grandes choses, de dépasser leurs limites.

the princess

locked herself away

in the highest tower

hoping a knight

in shining armor

would come to her

rescue

I didn’t realize I could be my own knight

Les relations amoureuses tiennent également une place importante dans les deux recueils d’Amanda Lovelace. Elle évoque indifféremment la rupture, le rapport à l’autre, les sentiments, les blessures, les joies et les peines.

L’auteur a su me toucher au fil de ses poèmes. Je garde une petite préférence pour le premier livre, car il a l’attrait de la découverte. Elle peut sembler proche de Rupi Kaur sur certains aspects et s’en éloigner sur d’autres. Elles n’abordent pas toujours les mêmes sujets, ni de la même manière.

The Romanovs (2016) > Simon Sebag-Montefiore

The Romanovs were the most successful dynasty of modern times, ruling a sixth of the world’s surface for three centuries. How did one family turn a war-ruined principality into the world’s greatest empire? And how did they lose it all? This is the intimate story of twenty tsars and tsarinas, some touched by genius, some by madness, but all inspired by holy autocracy and imperial ambition. Simon Sebag Montefiore’s gripping chronicle reveals their secret world of unlimited power and ruthless empire-building, overshadowed by palace conspiracy, family rivalries, sexual decadence and wild extravagance, with a global cast of adventurers, courtesans, revolutionaries and poets, from Ivan the Terrible to Tolstoy and Pushkin, to Bismarck, Lincoln, Queen Victoria and Lenin.

Quasiment 700 pages sur l’histoire de la dynastie des Romanov, écrit en tout petit et en anglais… Pas facile de se lancer ! La famille impériale russe continue de fasciner, en témoigne cet imposant pavé de l’historien anglais Simon Sebag-Montefiore. Pour ma part, j’ai depuis longtemps un intérêt prononcé pour cette famille qui est restée de longues années au pouvoir, avant de connaître une fin tragique dont nous fêtons aujourd’hui même les cent ans. Jusqu’à présent, j’ai surtout lu des romans, mais jamais d’essais à proprement parler sur ce sujet. C’est désormais chose faite en venant à bout de cette petite brique.

Qui n’a pas été si terrible que ça, en définitif. Les je-ne-sais combien de pages et la taille de la police de caractère pour l’édition W&N ne m’ont pas abattu, car Simon Sebag-Montefiore sait intéresser le lecteur. De mes années d’études, j’ai pu remarquer une grande différence entre les essais historiques français et ceux écrits par des Anglo-Saxons. En France, les auteurs sont très sérieux dans leur ton, n’hésitant pas à faire de très longues phrases. Les Anglo-Saxons, en revanche, n’ont pas peur de rendre leurs écrits un peu plus vivants, avec parfois des touches d’humour. Ils donnent l’impression de moins se prendre au sérieux, tout en proposant des écrits largement documentés et scientifiques. Ils restent plus agréables à lire. The Romanovs raconte leur histoire, depuis leur avènement jusqu’à leur chute dans un style presque cinématographique, avec des petits suspens judicieusement aménagés. J’ai toujours eu envie d’en savoir plus et, au final, je me suis retrouvée à lire cinquante, cent pages, sans m’en rendre compte.

La mise en page a beaucoup joué, également. Le livre est divisé en acte et, au début, les principaux « acteurs » sont donnés avec un rappel de qui est la fille ou le fils de qui, les ministres, les alliances… Cela permet à chaque fois de replacer la multitude des personnes historiques qui gravitent autour des Romanov et la famille en elle-même. Un autre point tient aussi aux petites annexes, composées des portraits des principaux protagonistes, permettant de fixer plus facilement certains d’entre eux. Au final, même la manière dont le livre est construit participe au fait qu’il se lise facilement. Je ne dis pas rapidement, car il reste dense.

Et passionnant. Simon Sebag-Montefiore couvre toute la période des Romanov, de leur règne, en évoquant tous les tsars, des plus connus au moins connus. Il déconstruit certains mythes, aussi, en montrant leurs travers, leurs faiblesses, leurs passions… Il y a une certaine dimension psychologique dans cet essai qui permet de mieux comprendre les agissements des uns et des autres, les tensions et les complots politiques… Pour ma part, j’ai vraiment trouvé cet ouvrage très complet et l’auteur va réellement au fond des choses. Il exprime très simplement les enjeux politiques, les forces en présence, la géo-politique de l’empire russe… C’est un ouvrage qui, en définitif, reste accessible. Je ne suis pas forcément au point sur l’histoire de l’Europe, mais je n’ai eu aucun mal à suivre la chronologie, les principaux événements…

The Romanovs de Simon Sebag-Montefiore peut devenir un incontournable pour les passionnées de la famille impériale russe. Il est complet, brillamment écrit et il ne s’arrête pas uniquement à leur chute, comme bien souvent. Des différents essais historiques que j’ai pu lire cette année, il fait définitivement partie de mes recommandations.

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The Muse (2016) » Jessie Burton

On a hot July day in 1967, Odelle Bastien climbs the stone steps of the Skelton gallery in London, knowing that her life is about to change forever. Having struggled to find her place in the city since she arrived from Trinidad five years ago, she has been offered a job as a typist under the tutelage of the glamorous and enigmatic Marjorie Quick. But though Quick takes Odelle into her confidence, and unlocks a potential she didn’t know she had, she remains a mystery – no more so than when a lost masterpiece with a secret history is delivered to the gallery.

Au début de l’année, j’ai découvert cette auteur anglaise avec son premier roman, The Miniaturist dont je n’ai toujours pas vu l’adaptation. J’ai donc voulu enchaîner avec The Muse qui avait de quoi me plaire : un tableau retrouvé, le monde l’art et notamment des galeries, deux époques historiques qui se mélangent dans une même narration, des secrets de famille… J’étais persuadée qu’il serait également un coup de coeur. Malheureusement, je suis passée totalement à côté. Pourquoi ?

Je m’attendais à retrouver tout le travail d’ambiance de son premier roman où elle a fait revivre à merveille l’âge d’or hollandais avec une ambiance un peu sombre, froide et humide qui colle à merveille à l’intrigue et à la ville d’Amsterdam telle que je l’imagine. De ce point de vue, The Muse m’a laissé sur ma faim. J’espérais mieux. Pourtant, il y a également une atmosphère faite de secrets et de non-dits qui pèse sur les différents personnages. Jessie Burton échoue là où elle avait pourtant brillé. Sans ce climat particulier, le roman peine à devenir intéressant et il rate quelque peu son effet. En tout cas, il ne sauve pas l’intrigue.

C’est un autre aspect du roman sur lequel je suis déçue. J’y avais placé quelques espoirs, je l’avoue. Je me passionne depuis de longues années pour le monde de l’art, surtout en ce qui concerne les oeuvres volées, disparues, retrouvés, leurs histoires et leurs aventures. Couplés cela à des secrets de famille, des périodes sombres de l’histoire espagnole, j’accours. Je suis plutôt demandeuse de ce type d’ouvrages, peu important qu’il s’agisse de romans ou d’essais. Je commençais cette lecture les yeux fermés. Cependant, l’intrigue avait du mal à démarrer et j’ai trouvé que les moments où l’auteur passe d’une époque historique mal amené. En effet, elle coupait bien souvent une action qui était bien partie, cassant ainsi le rythme, mais également mon intérêt. Dès que ça commençait à devenir vraiment intéressant, elle passait tout de suite à l’autre intrigue et j’étais parfois un peu frustrée de devoir quitter l’un ou l’autre des personnages. À ce titre, je n’ai jamais eu de préférence pour l’un ou l’autre, montrant aussi le peu d’intérêt que j’ai réussi à avoir pour ce roman.

J’ai abandonné le livre alors que j’étais quasiment arrivée à la moitié. En fait, l’histoire aurait pu s’arrêter là, car je venais d’apprendre la véritable identité de l’artiste du tableau. Pour moi, c’était ce qui devait constituer le coeur du roman. Je n’arrivais pas à projeter la suite, ce qu’elle pouvait être, notamment quand l’auteur n’arrivait pas à créer un quelconque suspens, une attente. Il manque un petit truc pour que les pages se tournent toutes seules. Au final, je suis totalement déçue par ce livre. Les personnages m’ont moins marqué que la famille Brandt. Je plaçais beaucoup d’espoir dans The Muse qui se révèle être une grosse déception. Je peux difficilement trouver un aspect du livre qui m’aurait plu. Jessie Burton a réussi à me faire lire un coup de coeur et une déception. Du coup, je ne sais plus si je dois continuer ou non à la lire.

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Les recommandations d’Aveline #2

Février

The Danny Trilogy, So near the horizon de Jessica Koch

From the moment she crosses paths with Danny, Jessica is fascinated. The dashing, confident twenty-year-old has everything she dreams of—looks, success, independence, money—and his kind, infinitely cheerful nature is spellbinding.

Très largement recommandé par Aveline qui avait adoré ce roman (et le mot semble faible), So near the horizon n’est pas forcément un ouvrage vers lequel je serai allée spontanément. Je l’ai commencé en essayant de mettre de côté mes a priori, mais ils sont vite revenus.

Jessica Koch raconte son histoire d’amour avec Danny, qui n’a pas eu une vie facile. Le lecteur apprend progressivement pourquoi. Cependant, je n’ai jamais réellement ressenti des émotions fortes, car le côté frictionnel m’a semblé prendre trop le dessus. À aucun moment, je n’ai réussi à me dire que c’est une histoire vraie, l’auteur l’a vécu et ce sont des personnes qui ont vécu ça. C’est vraiment dommage dans la mesure où ça gâche littéralement l’impact de ce qu’elle a vécu et qu’elle raconte. Je ne doute pas que ce fut une expérience intense et difficile pour elle et les personnes présentes dans le livre. Toutefois, elle ne m’a pas embarqué avec elle.

Le deuxième qui m’a repoussé est l’aspect très romance contemporaine qui ne m’a pas non plus donné ce côté très réaliste. Or, je l’attendais aussi. Ça me semblait parfois trop conte de fée ou scènes sorties d’un roman, d’une fiction et non d’un témoignage.Finalement, c’est encore moins ce que j’aime lire. Je suis passée totalement à côté de ce premier tome et la suite se fera sans moi. En revanche, je vous invite à aller voir l’avis d’Aveline qui a un tout autre point de vue.

Mars

La Mort de Staline, Agonie et Funérailles de Fabien Nury et Thierry Robin

Le 2 mars 1953, en pleine nuit, Joseph Staline, le Petit Père des peuples, l’homme qui régna en maître absolu sur toutes les Russies, fit une attaque cérébrale. Il fut déclaré mot deux jours plus tard. Deux jours de lutte acharnée pour le pouvoir suprême, deux jours qui concentrèrent toute la démence, la perversité et l’inhumanité du totalitarisme.

Une bande-dessinée française. Voilà qui change radicalement de ce que j’ai l’habitude de lire, mais j’ai adoré ces deux tomes. Ils ont d’ailleurs été adaptés au cinéma. La bande-annonce m’a tout de suite plu, avec une bonne touche d’humour. L’ouvrage a plutôt un humour grinçant. Cependant, ce que je retiens de la mort de Staline, ce sont les situations un peu rocambolesques et totalement surréalistes. Dès les premières pages, le ton est donné. Entre rivalités et secrets, la succession ne sera pas de tout repos, même si le dictateur n’est pas encore mort. Ce n’est qu’une question de temps, au regard des formalités auxquelles le Conseil doit se conformer, ne serait-ce que pour désigner un médecin. Les pages se lisent facilement et j’étais triste d’arriver à la fin des deux tomes. J’aurai continué avec plaisir, sans l’ombre d’un doute la série pendant encore quelques tomes. C’était presque trop court.

Avril

Release de Patrick Ness

Inspired by Mrs Dalloway and Judy Blume’s Forever, Release is one day in the life of Adam Thorn, 17. It’s a big day. Things go wrong. It’s intense, and all the while, weirdness approaches… Adam Thorn is having what will turn out to be the most unsettling, difficult day of his life, with relationships fracturing, a harrowing incident at work, and a showdown between this gay teen and his preacher father that changes everything. It’s a day of confrontation, running, sex, love, heartbreak, and maybe, just maybe, hope. He won’t come out of it unchanged. And all the while, lurking at the edges of the story, something extraordinary and unsettling is on a collision course.

J’avais adoré son roman Quelques minutes après minuit qui m’avait bouleversé. Release semblait bien parti pour être un coup de coeur. Malheureusement, je suis relativement mitigée. Le premier point est que je n’ai jamais vraiment eu d’intérêt pour la partie concernant la jeune fille qui a été tuée. Cela aurait pu être une superbe idée pour un roman à part. En commençant cet ouvrage, c’était surtout pour l’histoire d’Adam. De ce point de vue, il y avait des aspects intéressants et certains scènes m’ont beaucoup marqué. Je ne peux pas en dire plus sans trop révéler de l’intrigue, car je les considère comme des moments cruciaux du livre. Cependant, même de ce point de vue, j’ai quelques petites déceptions, notamment un peu trop d’envolées lyriques qui cassent parfois le rythme. J’avais parfois du mal à me remettre dans ma lecture. Les dernières pages furent difficiles à lire. À vrai dire, après une certaine scène, je n’arrivais plus à m’intéresser à l’histoire alors qu’il me restait une cinquantaine de pages. Je reste un peu sur ma faim alors que le thème principal aurait pu me plaire.

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The Dark Between (2013) » Sonia Gensler

At the turn of the twentieth century, Spiritualism and séances are all the rage—even in the scholarly town of Cambridge, England. While mediums dupe the grief-stricken, a group of local fringe scientists seeks to bridge the gap to the spirit world by investigating the dark corners of the human mind. Each running from a shadowed past, Kate, Asher, and Elsie take refuge within the walls of Summerfield College. But their peace is soon shattered by the discovery of a dead body nearby. Is this the work of a flesh-and-blood villain, or is something otherworldly at play? This unlikely trio must illuminate what the scientists have not, and open a window to secrets taken to the grave—or risk joining the spirit world themselves.

Aujourd’hui, la période victorienne est à l’honneur pour le mois anglais. À cette occasion, je vous présente ma dernière lecture, The dark between de Sonia Gensler. L’intrigue se situe à la toute fin de cette période historique fascinante qui continue d’inspirer les auteurs. Gensler s’intéresse au spiritisme qui a rencontré un franc succès sous le règle de Victoria. Si je me fiais à la couverture et au résumé, son roman avait tout pour me plaire : une touche de surnaturel, une ambiance qui rappelle les romans gothiques et creepy à souhait, des mystères…

L’histoire démarre plutôt bien. Elle s’ouvre sur une séance de spiritisme qui ne se déroule pas comme prévue. Le ton est donné et cette première scène est pleine de promesses pour la suite. Malheureusement, tout s’est rapidement effondré dès la fin du premier chapitre. Je n’ai pas retrouvé le frisson de ce petit passage, ni même l’ambiance. La suite se révèle décevante. Elle est plate. L’auteur met en place une trace de mystères pour chacun des personnages. Quel est l’objet de la dispute entre Asher et son père ? Est-ce qu’Elsie a des pouvoirs ? Comment est mort le père de Kate ? Pourtant, il a manqué l’étincelle, car, à aucun miment, j’ai eu envie d’en savoir plus. Il manque un petit « je-ne-sais-quoi » pour créer l’envie et l’attente. J’ai abandonné ma lecture aux alentours d’une centaine de pages, car l’histoire est devenue longue et peu intéressante.

La succession des points de vue entre les trois personnages n’arrange pas le rythme du roman. J’ai apprécié Elsie. Du trio, elle est la plus intéressante, mais elle n’est pas le personnage principal. C’est dommage, car elle est la seule qui a une trame qui m’a plu. Quant à Asher et Kate, ils sont presque fades en comparaison. Je ne me suis pas du tout attachée à eux. C’est une autre raison de mon abandon. Ils n’ont pas apporté le petit plus que j’espérais pour ne pas abandonner ma lecture.

Je n’ai pas retrouvé l’ambiance des premières pages, malgré les secrets et les meurtres. Ce n’est plus aussi sombre et pesant. Je suis déçue par cet aspect du roman, sur lequel j’ai placé tout de même beaucoup placé beaucoup d’espoir. La présence du surnaturel est presque négligeable. J’ai été en attente de voir apparaître quelques fantômes ou esprits. J’en ai eu quasiment aucun et je me suis lassée à force.

The dark between est une déception. J’ai placé quelques espérances dans ce roman. En définitif, je suis passée totalement à côté de l’histoire, des personnages alors qu’il y a de quoi faire une bonne intrigue.

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