Hazel Gaynor & Heather Webb • Last Christmas in Paris (2017)

Last Christmas in Paris • Hazel Gaynor & Heather Webb • William Morrow • 2017 • 400 pages

August 1914. England is at war. As Evie Elliott watches her brother, Will, and his best friend, Thomas Harding, depart for the front, she believes—as everyone does—that it will be over by Christmas, when the trio plan to celebrate the holiday among the romantic cafes of Paris.

But as history tells us, it all happened so differently…

Evie and Thomas experience a very different war. Frustrated by life as a privileged young lady, Evie longs to play a greater part in the conflict—but how?—and as Thomas struggles with the unimaginable realities of war he also faces personal battles back home where War Office regulations on press reporting cause trouble at his father’s newspaper business. Through their letters, Evie and Thomas share their greatest hopes and fears—and grow ever fonder from afar. Can love flourish amid the horror of the First World War, or will fate intervene?

Christmas 1968. With failing health, Thomas returns to Paris—a cherished packet of letters in hand—determined to lay to rest the ghosts of his past. But one final letter is waiting for him…


Des ouvrages que j’ai pu présenter pour le challenge Il était neuf fois Noël, Last Christmas in Paris est celui que j’étais le plus impatiente de lire. Je l’ai découvert sur Pinterest et j’ai tout de suite craqué devant cette très belle couverture. Heureusement, le livre ne se limite pas qu’à cela.

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas lu un roman épistolaire, genre littéraire que j’apprécie énormément. Le choix de rédiger uniquement par des lettres est judicieux pour plusieurs raisons. Il permet d’allier les événements ayant lieu sur le champ de bataille avec les lettres de Will et Tom, et ce qui se passe à l’arrière avec Evelyn et Alice. S’y ajoute aussi le personnage de John Hooper qui permet également d’avoir le point de vue d’un homme en âge de se battre, mais pour des raisons diverses restent à l’arrière. Cela permet d’aborder la manière dont ils étaient perçus. Les autrices nous offrent une belle galerie de personnages qui illustrent plutôt bien ce que pouvait être la société anglaise durant la Première Guerre mondiale. Il est dommage que tous les personnages que l’on croise soit tous issus de l’aristocratie.

Ces lettres sont également pleines d’émotions et de non-dits qui m’ont énormément plu. Le début peut être long à se mettre en place. La première année du conflit met vraiment les différents éléments en place : les relations entre les différents personnages, la manière dont le conflit est perçu dans les premiers mois, la naïveté et l’enthousiasme qui fait ensuite place à bien d’autres sentiments comme l’horreur, la mélancolie, les troubles traumatiques… En avançant dans les années, le roman devient plus sombre, passionnant et impossible à lâcher. Les relations changent et les personnages aussi, la vie à l’arrière et au front se fait plus difficile avec notamment la perte de certains personnages. Il y a quelques passages qui m’ont tiré des larmes.

Je l’avoue aussi, je me suis énormément attachée aux différents personnages, notamment Evie et Tom. Leur amitié, leur échange de lettres ainsi que leurs caractères en font des personnes plus que sympathiques et dont le destin m’a tenu en haleine du début à la fin. En tant que lectrice, j’ai espéré que Thomas s’en sorte, qu’ils se rendent compte qu’il y a plus que de l’amitié entre eux… J’ai admiré leurs forces et leurs courages, leurs droitures aussi. Alice apporte parfois une touche rafraîchissante par ses lettres et son humour. Elle a une personnalité pétillante qui change également au fur et à mesure des années.

J’ai apprécié la construction du roman. Il est divisé en plusieurs parties correspondant à un an de conflit, de 1914 à 1918. Chacune commence par une petite citation et elle se termine par un court chapitre qui n’est pas une lettre, mais un petit saut dans le temps, puisque les autrices nous transportent en 1968. J’avais peur que cela ne donne un peu trop d’indices pour la suite de l’intrigue, mais cela n’a pas été le cas. Au contraire, ces quelques pages ont plutôt attisé ma curiosité et donné envie de continuer le roman.

Last Christmas in Paris est un coup de coeur qui m’a emporté dans un tourbillon d’émotions. C’était très bien écrit et passionnant. Clairement un des meilleurs ouvrages que j’ai pu lire ce mois-ci dont le bilan est plutôt mitigé.

Sophie Jomain • Les étoiles brillent plus fort en hiver (2020)

Les étoiles brillent plus fort à Noël • Sophie Jomain • Charleston • 300 pages • 2020

Aux Galeries Hartmann, les Féeries sont le plus gros événement de l’année. Alors quand sept jours avant leur lancement, le nouveau directeur exige que la décoration de Noël soit intégralement refaite, le sang d’Agathe ne fait qu’un tour : personne ne touchera à son travail, et surtout pas cet arriviste arrogant. Mais le grand magasin est désormais sous la responsabilité d’Alexandre Hartmann, et aussi talentueuse que soit Agathe Murano, c’est avec lui qu’elle devra traiter. Lui et personne d’autre. Ces deux-là auraient préféré ne jamais se rencontrer, mais puisqu’un père Noël et son chat magique viennent d’être embauchés pour exaucer les souhaits, pourquoi ne pas en profiter pour s’amuser ? Mais aux dépens de l’un comme de l’autre, bien sûr…


Le programme pour le challenge Il était neuf fois Noël est la lecture commune du roman de Sophie Jomain, Les étoiles brillent plus fort en hiver. Je sors de ma zone de confort avec une romance contemporaine de Noël, qui m’a laissé avec des sentiments mitigés.

Du côté de l’ambiance de Noël, de tous ceux que j’ai lu cette année, c’est vraiment celui qui m’a le plus transporté dans la magie de Noël, pour plusieurs raisons. L’auteur place son histoire au sein d’un grand magasin, les Galeries Hartman, à la période des fêtes de fin d’années, avec les décorations féeriques. Je n’ai eu aucun mal à les imaginer, avec les descriptions. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à d’autres Galeries, notamment celles du Boulevard Haussmann.

La deuxième raison est la présence de ce personnage intriguant qu’est Nicolas Clauss… Un nom prédestiné. Il tient en effet du Père Noël avec son chat, Monsieur Scrooge (en référence au personnage d’Ebenezer Scrooge du roman de Charles Dickens, Un chant de Noël). Ils apportent un soupçon de magie de saison que j’ai adoré. Et c’est plutôt bien amené dans le roman, entre fantastique et coïncidences troublantes. Cela m’a donné l’impression d’être dans un film de Noël où il y a souvent un vénérable vieux monsieur bienveillant qui aide les protagonistes à voir leurs sentiments l’un pour l’autre. Le roman a vraiment un côté film romantique de Noël qui m’a énormément plu.

Cependant, il y a un gros point négatif : la manière dont l’auteur aborde le monde du travail. Elle donne un côté très romantique à des ambiances toxiques avec du harcèlement, le fait de ne pas compter ses heures au point d’oublier sa vie personnelle… Ce n’est pas tellement dans l’air du temps et c’est quelque chose qui m’a énormément déplu et dérangé dans ma lecture. Je ne suis vraiment pas pour montrer ce type d’atmosphère sous un tel angle et d’en faire découler une romance. Cela peut être un sujet sensible et douloureux.

Une des conséquences a été que j’ai eu du mal à croire en la romance entre Agathe et Alexandre. Comment l’amour peut naître de cette relation toxique qu’ils ont au travail ? La jeune femme se montre absolument odieuse envers son patron. Dans le résumé, Alexandre est présenté comme un jeune homme arrogant, mais j’ai trouvé qu’il était loin de cette description. C’est un patron qui a une certaine vision pour son entreprise, et c’est normal. Pour moi, Agathe n’est pas forcément la victime de ce patron arrogant. Elle ne lui laisse aucune chance de faire ses preuves alors qu’il vient à peine d’arriver. Dans la vie de tous les jours, c’est quelque chose qui m’insupporte. La jeune femme semble aussi oublier qu’elle n’est qu’une employée et qu’elle doit aussi se plier aux exigences de son patron.

Néanmoins, par d’autres aspects, Agathe est un personnage qui m’a plu et que j’ai pu trouvé attachante. Cela n’excuse pas non plus son comportement au travail. J’ai aimé son histoire familiale qui est plus complexe qu’elle n’en a l’air. L’auteur évoque avec beaucoup de finesse les difficultés qu’elle rencontre entre la maladie et l’absence de sa soeur, la relation avec ses parents et Chloé. J’ai vraiment apprécié cette partie du roman qui m’a touché et m’a tiré quelques larmes. Agathe montre un autre visage : elle est forte et courageuse, dévouée à sa famille. Elle est loin d’être égoïste, contrairement au travail.

J’ai eu plus de mal à accrocher à Alexandre. Il m’a plutôt laissé indifférente. Il n’est ni horrible, ni un homme qui m’a particulièrement fait rêver. Son histoire familiale à lui ne m’a pas transporté et je trouvais que cette dernière faisait un peu l’effet d’un cheveu sur la soupe, surtout par rapport à celle de la jeune femme. Cela m’a moins bouleversé. J’avais l’impression que l’auteur faisait une escalade entre les deux pour les drames. J’ai d’ailleurs pensé qu’il y en avait parfois trop, et certains sont inutiles, donnant l’impression de remplir des pages. Celui autour d’Agathe et sa famille aurait été amplement suffisant.

Les étoiles brillent plus fort se laisse lire, mais sans plus. Il y a quand même un certain nombre de points qui m’ont dérangé durant ma lecture. Je ne pense pas que je l’aurais lu sans cette lecture commune et je ne pense pas en lire d’autres de cette auteur.

Mini-chroniques de films de Noël

Chaque année, je l’avoue, j’attends avec impatience les nouveaux films de Noël sur Netflix. J’ai commencé les festivités début novembre avec Lord Hard.

Une jeune femme vivant à Los Angeles tombe amoureuse d’un charmant jeune homme rencontré sur une application. Elle décide de lui faire une surprise pour Noël et de lui rendre visite sur la côte Est des États-Unis, où il réside, mais se rend compte à son arrivée en ville qu’elle a été piégée et qu’elle communique depuis le début avec un usurpateur. Lorsqu’elle découvre que le véritable objet de son affection vit dans la même ville, celui qui a créé un faux compte sur l’application pour la séduire promet de tout faire pour leur organiser une rencontre… si elle accepte de faire semblant d’être sa petite amie durant les fêtes.

Love Hard est le film parfait de Noël, malgré les nombreux clichés qui l’émaillent, mais qui font aussi le charme de ce type de films. J’en redemande chaque année. Il commence avec une jeune femme qui ne croit plus en l’amour après des expériences désastreuses dans ce domaine. Elle est souvent une journaliste ou une personne ayant des responsabilité. C’est une romantique qui va rencontrer un homme quelques jours avant Noël. Le personnage de Nina Dobrev coche toutes les cases.

Le film se laisse regarder. Il y a des touches d’humour, de bons sentiments, parfaits pour Noël avec une fin heureuse et de la neige. On peut retrouver la morale habituelle : être soi-même, croire en la magie de Noël, la famille est ce qui compte le plus… Love Hard est vraiment dans la lignée des films traditionnelles de Noël. Ce n’est pas le film le plus original, mais il est divertissant.


La psychorigide, Caroline Christmas, ne désire rien de plus qu’un Noël parfait avec ses sœurs dans son somptueux manoir de campagne pour expier le fait que leur père a abandonné la famille le 25 décembre, il y a de nombreuses années. Mais la veille du réveillon, leur père, sonne à la porte avec sa nouvelle petite amie. À la suite d’une série d’incidents et de malentendus, Caroline découvre un secret de famille longtemps enfoui…

Une autre nouveauté Netflix que j’avais très envie de découvrir. Encore un film autour de la famille et de son importance, surtout à la période de Noël. Le générique m’a tout de suite charmé. Il m’a rappelé les vieilles séries à l’eau de rose comme Dallas, Amour, gloire et beauté ou Les feux de l’amour…

Il y a un peu de cela dans ce film : une famille avec ses problèmes amoureux, familiaux, ses petites névroses… Quatre soeurs différentes qui ne s’entendent pas et un père qui est parti il y a plus de vingt ans, les pièces rapportées… Certaines scènes ou situations rappellent aussi ce type de séries avec des situations cocasses et rocambolesques. Il y a beaucoup d’humour et de drame, des réconciliations… Et des révélations. Même si c’est convenu et plein de clichés, j’ai beaucoup aimé ce petit film qui donne définitivement envie d’avoir un manoir anglais.


Comment le Père Noël fait-il pour apporter tous les cadeaux, à tous les enfants du monde, en une seule nuit ?
Qui ne s’est jamais posé cette question ? Voici la réponse : il s’agit d’une opération secrète impliquant une technologie de pointe, soigneusement préparée dans une région secrète du pôle Nord… Pourtant, cette fois, un grain de sable va mettre la magie en danger. Un enfant a été oublié ! Et pour couronner le tout, c’est Arthur, le plus jeune fils du Père Noël et le moins doué de la famille, qui va tenter de sauver la situation avec son drôle de grand-père et une lutine obsédée par l’emballage des cadeaux… La mission s’annonce pleine d’aventures !

Un film d’animation de 2011 qui a peut-être pris quelques rides au niveau des images, mais pas de l’histoire. Cette dernière à tous les ingrédients des films de fin d’années. J’ai passé un très bon moment entre touches d’humour et émotions.

En effet, il montre l’importance de la famille, même quand c’est celle du Père Noël. J’ai beaucoup aimé que le film ne les présente pas forcément sous leur meilleur angle. Elle a aussi ses petits dysfonctionnements : la jalousie est présente, notamment de la part de l’ancien et du futur Père Noël pour l’actuel qui s’accroche à ses prérogatives. J’y ai vu beaucoup d’égoïsme. Il semble que l’aide apportée à Arthur est plutôt motivée par l’égoïsme et l’envie de gloire que pour l’intérêt de Gwen, la seule enfant qui n’a pas eu de cadeaux de la part du Père Noël. C’est aussi une famille qui se dispute et l’aventure d’Arthur va leur redonner l’occasion de se retrouver, d’apprécier les qualités de chacun à leur juste valeur.


Quand une auteure américaine négocie l’achat d’un château en Écosse avec le propriétaire, un duc grincheux et réticent, le résultat est bien plus qu’un compromis.

C’était le film de Noël que j’attendais le plus sur Netflix. Un château en Écosse… À Noël… Je signe tout de suite. J’ai vraiment passé un très bon moment avec ce dernier.

L’intrigue reste classique et sans surprise, avec ce qu’il faut de mièvre. Mais j’ai tout de même été transportée, étant très bon public pour les films de Noël. J’ai trouvé plutôt rafraîchissant le fait que l’héroïne soit une femme d’âge mur. Cela change agréablement de ce dont j’ai l’habitude. Sophie Brown est un personnage attachant, mais pas autant que son cercle d’amis avec qui elle tricote. Ils sont tous adorables. La musique et les chants écossais sont un véritable plus. Le château et le village m’ont fait rêver. J’ai également adoré le clin d’oeil à deux personnages d’une autre série de films de Noël de Netflix.

J’Nell Ciesielski • The Ice Swan

The Ice Swan • J’Nell Ciesielski • Thomas Nelson • Juillet 2020 • 400 pages

1917, Petrograd. Fleeing the murderous flames of the Russian Revolution, Princess Svetlana Dalsky hopes to find safety in Paris with her mother and sister. But the city is buckling under the weight of the Great War, and the Bolsheviks will not rest until they have erased every Russian aristocrat from memory. Svetlana and her family are forced into hiding in Paris’s underbelly, with little to their name but the jewels they sewed into their corsets before their terrifying escape.

Born the second son of a Scottish duke, the only title Wynn MacCallan cares for is that of surgeon. Putting his talents with a scalpel to good use in the hospitals in Paris, Wynn pushes the boundaries of medical science to give his patients the best care possible. After treating Svetlana for a minor injury, he is pulled into a world of decaying imperial glitter. Intrigued by this mysterious, cold, and beautiful woman, Wynn follows Svetlana to an underground Russian club where drink, dance, and questionable dealings collide on bubbles of vodka.

Out of money and options, Svetlana agrees to a marriage of convenience with the handsome and brilliant Wynn, who will protect her and pay off her family’s debts. It’s the right thing for a good man to do, but Wynn cannot help hoping the marriage will turn into one of true affection. When Wynn’s life takes an unexpected turn, so does Svetlana’s—and soon Paris becomes as dangerous as Petrograd. And as the Bolsheviks chase them to Scotland, Wynn and Svetlana begin to wonder if they will ever be able to outrun the love they are beginning to feel for one another.


Ces derniers temps, j’ai testé plusieurs romances historiques autour de différentes périodes, mais sans grand succès. The Ice Swan ne déroge pas à cette règle. Pourtant, j’avais beaucoup aimé l’idée d’une princesse russe fuyant la Révolution d’octobre et se retrouvant à Paris durant la Première Guerre mondiale.

Malheureusement, le premier défaut que j’ai trouvé à ce roman est ses longueurs. Au bout d’un tiers du livre, il ne s’est pas passé grand-chose de réellement intéressant. Wynn et Svetlana font connaissance, ils sauvent une vie… Ils tombent amoureux… C’est d’ailleurs le charmant docteur écossais qui est le premier à être fou amoureux… Soit disant pour l’intelligence de la jeune Russe, mais les descriptions de l’auteur s’attardent surtout sur son physique : son corps de danseuse de ballet, ses cheveux argentés (comprendre sûrement des cheveux très blonds), des yeux très bleus, aussi bleus que la glace… Comme les paysages de Sibérie. Ciesielski s’éternise sur le physique de son personnage féminin à chaque fois que le personnage masculin se trouve en sa présence. C’est un ramassis de clichés que je développerai un peu plus tard. L’intrigue a un autre défaut : elle est sans surprise. Le roman n’a pas vraiment d’intérêt et ne met pas en place un énorme suspens pour dire de continuer.

Les personnages sont un autre point négatif, notamment les principaux. Pour Wynn, l’accent est mis constamment sur son charme et son humour, son sens du devoir très développé. Bref, un homme parfait. Il n’a aucun défaut et c’est presque sans saveur ce trop plein de perfection. J’ai déjà abordé la perfection physique de Svetlana. Son caractère est calquée sur les traits que l’on attache habituellement à la Russie : glaciale, et un brin hautaine. Elle ne laisse personne s’approcher d’elle. Cependant, je crois que le pire personnage du roman est la mère de cette dernière. Elle ne tourne pas la page de sa vie d’avant. Elle est égoïste et se comporte comme une enfant gâtée. Elle ne comprend pas que sa fille fait tout pour les protéger, elle et sa petite soeur. Elle est mesquine, un vrai personnage détestable. Au final, j’ai vraiment eu du mal à accrocher avec les personnages.

La culture russe semble se résumer aux ballets russes et à la vodka. La littérature est à peine évoquée, ou elle est dénigrée. J’ai aussi trouvé le conflit entre Russes blancs et Russes rouges très simplifiés. On peut comprendre qu’il s’agit du point de vue de Svetlana, une princesse russe. Le propos de l’auteur n’est pas nuancé. Le contexte historique semble, en réalité, plus le prétexte pour la romance, en lui donnant un côté dramatique. Malheureusement, c’est une période historique que j’adore et autour de laquelle j’ai énormément lu. Je m’attendais à un peu mieux.

The Ice Swan est une grosse déception. La romance ne m’a pas fait rêver. Le contexte historique est survolé. Je ne pense pas lire d’autres romans de l’auteur par la suite.

Présentation de ma pile à lire pour Il était neuf fois Noël

Cette année, je participe au challenge Il était neuf fois Noël. Le chalet ouvre ses portes le 29 novembre, pour ne les refermer que le 2 janvier. La nouveauté de cette année, ce sont les semaines thématiques.

Du 29 novembre au 5 décembre : Les Noëls du monde

Du 6 au 12 décembre : Si Noël m’était conté

Du 13 au 19 décembre : Noëls mystérieux

Du 20 au 26 décembre : La magie de Noël

Du 27 décembre au 2 janvier : Noëls blancs

Les organisatrices proposent également tout un programme, qui peut être trouvé ici, par exemple. Aujourd’hui, je présente donc ma pile à lire pour le challenge. Ce sont des livres que j’espère pouvoir lire et présenter durant le mois.

Ma PAL

Pauvre Andy Warner. L’ex-star contestataire des morts-vivants a passé une année entière soumis à des tests expérimentaux dans un laboratoire de recherches sur les zombies dans l’Oregon. Heureusement, un miracle se produit : à quelques jours de Noël, il parvient à s’échapper et fausse compagnie à ses poursuivants en enfilant un costume de Santa Claus. Le déguisement parfait… À deux réserves près : des collègues de décomposition le reconnaissent et exigent de lui qu’il soit leur chef ; et une adorable fillette solitaire le suit partout, convaincue qu’il est vraiment le père Noël… Une comédie horriblement délicieuse à lire sous le sapin.

There’s nothing Marietta Stelle loves more than ballet, but after Christmas, her dreams will be over as she is obligated to take her place in Edwardian society. While she is chafing against such suffocating traditions, a mysterious man purchases the neighbouring townhouse. Dr Drosselmeier is a charming but calculating figure who wins over the rest of the Stelle family with his enchanting toys and wondrous mechanisms. When Drosselmeier constructs an elaborate set for Marietta’s final ballet performance, she discovers it carries a magic all of its own. On the stroke of midnight on Christmas Eve, she is transported to a snowy forest, where she encounters danger at every turn.

Un Noël à la campagne dans le Gloucestershire. La perspective est séduisante pour un groupe de jeunes mondains, un peu las de la routine londonienne, qui décident de séjourner à proximité du domaine de Lady Bobbin et de ses enfants.

Multipliant péripéties invraisemblables et dialogues mordants, Nancy Mitford dresse un portrait décalé de la société anglaise dans les années 1930.

Habituellement, Basile, neuf ans, rentre de l’école avec son père ou un autre parent d’élève. Mais ce jour-là est un peu particulier… Ce jour-là, la maîtresse a reçu un coup de téléphone qui l’a forcée à abandonner sa classe plus tôt que prévu. Ce jour-là, le petit garçon a décidé que rentrer à pied pour aller voir les décorations de Noël était une bonne idée. Ce jour-là… c’est le jour où Basile va faire la connaissance d’un jeune homme d’apparence sympathique, et accepter sans le savoir de conduire un agresseur à sa victime…

Aux Galeries Hartmann, les Féeries sont le plus gros événement de l’année. Alors quand sept jours avant leur lancement, le nouveau directeur exige que la décoration de Noël soit intégralement refaite, le sang d’Agathe ne fait qu’un tour : personne ne touchera à son travail, et surtout pas cet arriviste arrogant. Mais le grand magasin est désormais sous la responsabilité d’Alexandre Hartmann, et aussi talentueuse que soit Agathe Murano, c’est avec lui qu’elle devra traiter. Lui et personne d’autre. Ces deux-là auraient préféré ne jamais se rencontrer, mais puisqu’un père Noël et son chat magique viennent d’être embauchés pour exaucer les souhaits, pourquoi ne pas en profiter pour s’amuser ? Mais aux dépens de l’un comme de l’autre, bien sûr…

Rachel Rubenstein-Goldblatt is a nice Jewish girl with a shameful secret: she loves Christmas. For a decade she’s hidden her career as a Christmas romance novelist from her family. Her talent has made her a bestseller even as her chronic illness has always kept the kind of love she writes about out of reach.

But when her diversity-conscious publisher insists she write a Hanukkah romance, her well of inspiration suddenly runs dry. Hanukkah’s not magical. It’s not merry. It’s not Christmas. Desperate not to lose her contract, Rachel’s determined to find her muse at the Matzah Ball, a Jewish music celebration on the last night of Hanukkah, even if it means working with her summer camp archenemy—Jacob Greenberg.

August 1914. England is at war. As Evie Elliott watches her brother, Will, and his best friend, Thomas Harding, depart for the front, she believes—as everyone does—that it will be over by Christmas, when the trio plan to celebrate the holiday among the romantic cafes of Paris.

But as history tells us, it all happened so differently… Evie and Thomas experience a very different war. Frustrated by life as a privileged young lady, Evie longs to play a greater part in the conflict—but how?—and as Thomas struggles with the unimaginable realities of war he also faces personal battles back home where War Office regulations on press reporting cause trouble at his father’s newspaper business. Through their letters, Evie and Thomas share their greatest hopes and fears—and grow ever fonder from afar. Can love flourish amid the horror of the First World War, or will fate intervene?

Christmas 1968. With failing health, Thomas returns to Paris—a cherished packet of letters in hand—determined to lay to rest the ghosts of his past. But one final letter is waiting for him…

Lors d’une terrible nuit d’hiver, la petite ville de Coventry fut frappée par une tempête de neige d’une rare violence, qui fit de nombreuses victimes et disparus, laissant une marque indélébile sur l’esprit des survivants. Douze ans après, alors que la vie a repris son cours à Coventry, se produit une série d’événements étranges : les disparus de cette fameuse nuit maudite semblent être de retour… et une nouvelle tempête s’annonce, cette fois-ci prête à tout dévaster sur son passage.

Jack, dix-sept ans, part à la conquête du Grand Nord pour devenir chercheur d’or. Plus intéressé par l’aventure que par la richesse, il espère se mesurer aux rigueurs du climat et affronter la nature sauvage. Mais Jack est loin de s’attendre aux obstacles qui se dresseront sur sa route: des bandits sans scrupules, prêts à tout pour faire fortune, et surtout des créatures redoutables qui incarnent ce que l’homme abrite de plus sombre en son coeur. Son animal-totem, le loup, l’aidera à traverser les épreuves… pourvu que Jack reste en vie.

Quand Mariah Ellison reçoit en guise de cadeau de Noël un boulet de canon sur le pas de sa porte, elle se rappelle un meurtre, survenu il y a vingt ans, qui a brisé l’une de ses plus fortes amitiés. Comprenant que cette vieille affaire refait surface, elle se rend dans le Surrey dans l’espoir de se réconcilier avec son amie et de résoudre enfin le crime qui les a séparées.

Sorties VO • Septembre 2021

Seven visitations of Sydney Burgess • Andy Marino • RedHook • 28 septembre • 304 pages

Sydney’s spent years burying her past and building a better life for herself and her eleven-year old son. A respectable marketing job, a house with reclaimed and sustainable furniture, and a boyfriend who loves her son and accepts her, flaws and all. But when she opens her front door, and a masked intruder knocks her briefly unconscious, everything begins to unravel. 

She wakes in the hospital and tells a harrowing story of escape. Of dashing out a broken window. Of running into her neighbors’ yard and calling the police. What the cops tell her is that she can no longer trust her memories. Because they say that not only is the intruder lying dead in her guest room, but he’s been murdered in a way that seems intimately personal. 

When she returns home, Sydney can’t shake the deep darkness that hides in every corner. There’s an unnatural whisper in her ear, urging her back to old addictions. And as her memories slowly return, she begins to fear that her new life was never built on solid ground-and that the secrets buried beneath will change everything. 

These toxic things • Rachel Howzell Hall • Thomas & Mercer • 1 septembre • 415 pages

Mickie Lambert creates “digital scrapbooks” for clients, ensuring that precious souvenirs aren’t forgotten or lost. When her latest client, Nadia Denham, a curio shop owner, dies from an apparent suicide, Mickie honors the old woman’s last wish and begins curating her peculiar objets d’art. A music box, a hair clip, a key chain―twelve mementos in all that must have meant so much to Nadia, who collected them on her flea market scavenges across the country.

But these tokens mean a lot to someone else, too. Mickie has been receiving threatening messages to leave Nadia’s past alone.

It’s becoming a mystery Mickie is driven to solve. Who once owned these odd treasures? How did Nadia really come to possess them? Discovering the truth means crossing paths with a long-dormant serial killer and navigating the secrets of a sinister past. One that might, Mickie fears, be inescapably entwined with her own.

The slow march of light • Heather B. Moore • Shadow Mountain • 7 septembre • 368 pages

In the summer of 1961, a wall of barbed wire goes up quickly in the dead of night, officially dividing Berlin. Aware of the many whose families have been divided, Luisa joins a secret spy network, risking her life to help East Germans escape across the Berlin Wall and into the West.

Bob Inama, a soldier in the US Army, is stationed in West Germany. He’s glad to be fluent in German, especially after meeting Luisa Voigt at a church social. As they spend time together, they form a close connection. But when Bob receives classified orders to leave for undercover work immediately, he doesn’t get the chance to say goodbye.

With a fake identity, Bob’s special assignment is to be a spy embedded in East Germany, identifying possible targets for the US military. But Soviet and East German spies, the secret police, and Stasi informants are everywhere, and the danger of being caught and sent to a brutal East German prison lurks on every corner.

The Collector’s Daughter • Gill Paul • William Morrow • 7 septembre • 384 pages

Lady Evelyn Herbert was the daughter of the Earl of Carnarvon, brought up in stunning Highclere Castle. Popular and pretty, she seemed destined for a prestigious marriage, but she had other ideas. Instead, she left behind the world of society balls and chaperones to travel to the Egyptian desert, where she hoped to become a lady archaeologist, working alongside her father and Howard Carter in the hunt for an undisturbed tomb.

In November 1922, their dreams came true when they discovered the burial place of Tutankhamun, packed full of gold and unimaginable riches, and she was the first person to crawl inside for three thousand years. She called it the “greatest moment” of her life—but soon afterwards everything changed, with a string of tragedies that left her world a darker, sadder place.

Newspapers claimed it was “the curse of Tutankhamun,” but Howard Carter said no rational person would entertain such nonsense. Yet fifty years later, when an Egyptian academic came asking questions about what really happened in the tomb, it unleashed a new chain of events that seemed to threaten the happiness Eve had finally found.

The Matzah Ball • Jean Meltzer • MIRA • 28 septembre • 416 pages

Rachel Rubenstein-Goldblatt is a nice Jewish girl with a shameful secret: she loves Christmas. For a decade she’s hidden her career as a Christmas romance novelist from her family. Her talent has made her a bestseller even as her chronic illness has always kept the kind of love she writes about out of reach.

But when her diversity-conscious publisher insists she write a Hanukkah romance, her well of inspiration suddenly runs dry. Hanukkah’s not magical. It’s not merry. It’s not Christmas. Desperate not to lose her contract, Rachel’s determined to find her muse at the Matzah Ball, a Jewish music celebration on the last night of Hanukkah, even if it means working with her summer camp archenemy—Jacob Greenberg.

Though Rachel and Jacob haven’t seen each other since they were kids, their grudge still glows brighter than a menorah. But as they spend more time together, Rachel finds herself drawn to Hanukkah—and Jacob—in a way she never expected. Maybe this holiday of lights will be the spark she needed to set her heart ablaze.

The Corpse Queen • Heather Herrman • GP Putnam • 14 septembre • 320 pages

Soon after her best friend Kitty mysteriously dies, orphaned seventeen-year-old Molly Green is sent away to live with her « aunt. » With no relations that she knows of, Molly assumes she has been sold as free domestic labor for the price of an extra donation in the church orphanage’s coffers. Such a thing is not unheard of. There are only so many options for an unmarried girl in 1850s Philadelphia. Only, when Molly arrives, she discovers her aunt is very much real, exceedingly wealthy, and with secrets of her own. Secrets and wealth she intends to share–for a price.

Molly’s estranged aunt Ava, has built her empire by robbing graves and selling the corpses to medical students who need bodies to practice surgical procedures. And she wants Molly to help her procure the corpses. As Molly learns her aunt’s trade in the dead of night and explores the mansion by day, she is both horrified and deeply intrigued by the anatomy lessons held at the old church on her aunt’s property. Enigmatic Doctor LaSalle’s lessons are a heady mixture of knowledge and power and Molly has never wanted anything more than to join his male-only group of students. But the cost of inclusion is steep and with a murderer loose in the city, the pursuit of power and opportunity becomes a deadly dance. 

The Magicians • Colm Toibin • Scribner • 7 septembre • 512 pages

Colm Tóibín’s new novel opens in a provincial German city at the turn of the twentieth century, where the boy, Thomas Mann, grows up with a conservative father, bound by propriety, and a Brazilian mother, alluring and unpredictable. Young Mann hides his artistic aspirations from his father and his homosexual desires from everyone. He is infatuated with one of the richest, most cultured Jewish families in Munich, and marries the daughter Katia. They have six children. On a holiday in Italy, he longs for a boy he sees on a beach and writes the story Death in Venice. He is the most successful novelist of his time, winner of the Nobel Prize in literature, a public man whose private life remains secret. He is expected to lead the condemnation of Hitler, whom he underestimates. His oldest daughter and son, leaders of Bohemianism and of the anti-Nazi movement, share lovers. He flees Germany for Switzerland, France and, ultimately, America, living first in Princeton and then in Los Angeles.

The Girl behind the wall • Mandy Robotham • Avon • 7 septembre • 416 pages

A city divided. When the Berlin Wall goes up, Karin is on the wrong side of the city. Overnight, she’s trapped under Soviet rule in unforgiving East Berlin and separated from her twin sister, Jutta.

Two sisters torn apart. Karin and Jutta lead parallel lives for years, cut off by the Wall. But Karin finds one reason to keep going: Otto, the man who gives her hope, even amidst the brutal East German regime.

One impossible choice… When Jutta finds a hidden way through the wall, the twins are reunited. But the Stasi have eyes everywhere, and soon Karin is faced with a terrible decision: to flee to the West and be with her sister, or sacrifice it all to follow her heart?

The last legacy • Adrienne Young • Wednesday Books • 7 septembre • 336 pages

When a letter from her uncle Henrik arrives on Bryn Roth’s eighteenth birthday, summoning her back to Bastian, Bryn is eager to prove herself and finally take her place in her long-lost family.

Henrik has plans for Bryn, but she must win everyone’s trust if she wants to hold any power in the delicate architecture of the family. It doesn’t take long for her to see that the Roths are entangled in shadows. Despite their growing influence in upscale Bastian, their hands are still in the kind of dirty business that got Bryn’s parents killed years ago. With a forbidden romance to contend with and dangerous work ahead, the cost of being accepted into the Roths may be more than Bryn can pay. 

All these bodies • Kendare Blake • Quill Tree Books • 16 septembre • 304 pages

Summer 1958—a string of murders plagues the Midwest. The victims are found in their cars and in their homes—even in their beds—their bodies drained, but with no blood anywhere. 

September 19- the Carlson family is slaughtered in their Minnesota farmhouse, and the case gets its first lead: 15-year-old Marie Catherine Hale is found at the scene. She is covered in blood from head to toe, and at first she’s mistaken for a survivor. But not a drop of the blood is hers.

Michael Jensen, son of the local sheriff, yearns to become a journalist and escape his small-town. He never imagined that the biggest story in the country would fall into his lap, or that he would be pulled into the investigation, when Marie decides that he is the only one she will confess to. 

As Marie recounts her version of the story, it falls to Michael to find the truth: What really happened the night that the Carlsons were killed? And how did one girl wind up in the middle of all these bodies? 

Summers Sons • Lee Mandelo • Tordotcom • 28 septembre • 384 pages

Andrew and Eddie did everything together, best friends bonded more deeply than brothers, until Eddie left Andrew behind to start his graduate program at Vanderbilt. Six months later, only days before Andrew was to join him in Nashville, Eddie dies of an apparent suicide. He leaves Andrew a horrible inheritance: a roommate he doesn’t know, friends he never asked for, and a gruesome phantom with bleeding wrists that mutters of revenge.

As Andrew searches for the truth of Eddie’s death, he uncovers the lies and secrets left behind by the person he trusted most, discovering a family history soaked in blood and death. Whirling between the backstabbing academic world where Eddie spent his days and the circle of hot boys, fast cars, and hard drugs that ruled Eddie’s nights, the walls Andrew has built against the world begin to crumble, letting in the phantom that hungers for him. 

Cloud Cuckoo Land • Anthony Doerr • Scribner • 28 septembre • 640 pages

Thirteen-year-old Anna, an orphan, lives inside the formidable walls of Constantinople in a house of women who make their living embroidering the robes of priests. Restless, insatiably curious, Anna learns to read, and in this ancient city, famous for its libraries, she finds a book, the story of Aethon, who longs to be turned into a bird so that he can fly to a utopian paradise in the sky. This she reads to her ailing sister as the walls of the only place she has known are bombarded in the great siege of Constantinople. Outside the walls is Omeir, a village boy, miles from home, conscripted with his beloved oxen into the invading army. His path and Anna’s will cross.

Five hundred years later, in a library in Idaho, octogenarian Zeno, who learned Greek as a prisoner of war, rehearses five children in a play adaptation of Aethon’s story, preserved against all odds through centuries. Tucked among the library shelves is a bomb, planted by a troubled, idealistic teenager, Seymour. This is another siege. And in a not-so-distant future, on the interstellar ship Argos, Konstance is alone in a vault, copying on scraps of sacking the story of Aethon, told to her by her father. She has never set foot on our planet.

L’Irlande se raconte avec le Emerald Island Challenge, Partie 1

Durant le mois de mars, l’Irlande a été mise à l’honneur, entre le Irish Readathon, proposé par des blogueurs irlandais, et le Emerald Island Challenge, par Céline du blog Le monde de Sapotille. Les deux challenges ont eu pour vocation de faire découvrir la littérature irlandaise.

L’Irlande est un pays que j’adore et où j’ai eu la chance de pouvoir y habiter durant quasiment une année, grâce au programme européen Erasmus. J’ai lu énormément d’auteurs irlandais à cette période. Dublin est fière de son héritage littéraire, entre Bram Stocker, James Joyce, Oscar Wilde, Jonathan Swift… Outre un musée des auteurs dublinois, des festivals, des maisons des illustres, la ville s’est vu discerner le label Ville créative de l’UNESCO dans le domaine de la littérature.

Pour faire honneur à ce magnifique pays, j’ai pioché quelques livres à la fois d’auteurs irlandais, mais également d’autres nationalités qui parlent de l’Irlande.

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Les jours meilleurs • Cecelia Ahern • Milady • 2012 • 480 pages

À force de traquer le scoop et de dévoiler la vie privée des gens dans les colonnes de la presse à scandale, Kitty est dans l’impasse. Sa carrière de journaliste piétine, et ses frasques lui valent une réputation désastreuse. Tout s’effondre quand elle apprend que Constance, la femme qui lui a tout appris, vit ses derniers instants. Elle se rend à son chevet et lui demande quelle histoire elle a toujours rêvé d’écrire. Mais la réponse arrive trop tard, sous la forme d’une liste de cent noms, sans aucune explication. Bien décidée à percer le mystère, Kitty tente de comprendre ce qui relie entre eux ces inconnus. En allant à leur rencontre, elle va découvrir des aspects pour le moins inattendus de la vie de Constance et peut-être même trouver un sens à la sienne.

Après Tombée du ciel, je me suis lancée dans un nouveau roman de Cecelia Ahern. Cette lecture confirme que les ouvrages de cette auteur irlandaise ne sont pas du tout fait pour moi. Je peux faire les mêmes reproches aux deux livres.

Le premier aspect qui me dérange est l’héroïne absolument insupportable. Dans Les Jours meilleurs, Katy est une journaliste qui a ruiné la vie d’un professeur en l’accusant à tort d’agressions sexuelles sur des mineurs. Elle se plaint pendant une bonne partie du roman que sa vie et sa carrière sont ruinées. Elle oublie bien souvent qu’elle a aussi détruit la vie et la carrière d’une autre personne. Son comportement détestable a véritablement eu un impact sur ma lecture. Je n’ai pas vraiment eu envie de continuer cette aventure avec elle.

Deuxièmement, l’histoire est convenue. En commençant le roman, je sais exactement où l’auteur va m’amener. Le personnage principal va évoluer et redevenir une bonne personne, elle va sûrement finir avec son meilleur ami depuis des années… À cela, s’ajoute un début qui traîne énormément en longueur. De ce fait, il en faut peu pour que j’abandonne au bout d’une centaine de pages, tout en sachant que l’histoire devient réellement intéressantes chez Ahern dans les cinquante dernières pages. Cependant, je n’ai pas le courage de tout lire pour en arriver jusque-là. Ce sera très certainement mon dernier roman de l’auteur.

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Highfire • Eoin Colfer • Harper Perennial • Janvier 2020 • 377 pages

In the days of yore, he flew the skies and scorched angry mobs—now he hides from swamp tour boats and rises only with the greatest reluctance from his Laz-Z-Boy recliner. Laying low in the bayou, this once-magnificent fire breather has been reduced to lighting Marlboros with nose sparks, swilling Absolut in a Flashdance T-shirt, and binging Netflix in a fishing shack. For centuries, he struck fear in hearts far and wide as Wyvern, Lord Highfire of the Highfire Eyrie—now he goes by Vern. However…he has survived, unlike the rest. He is the last of his kind, the last dragon. Still, no amount of vodka can drown the loneliness in his molten core. Vern’s glory days are long gone. Or are they?

A canny Cajun swamp rat, young Everett “Squib” Moreau does what he can to survive, trying not to break the heart of his saintly single mother. He’s finally decided to work for a shady smuggler—but on his first night, he witnesses his boss murdered by a crooked constable.

Eoin Colfer a bercé une partie de mon enfance et de mon adolescence avec sa série fantastique Artemis Fowl. L’adaptation doit sortir prochainement. Cependant, l’autre actualité de l’auteur en 2020 concerne la sortie de son nouveau roman, Highfire. Destiné à un public adulte, Colfer s’adresse aux fans de la première heure avec une intrigue qui reprend certains éléments qui ont fait son succès.

Pour les personnages, un duo improbable qui rappelle ce que l’auteur a déjà proposé. Un jeune adolescent, anti-héros par excellence, délinquant avec une absence de figure paternelle, découvre l’existe d’un peuple fantastique. Dans Highfire, ce ne sont pas les fées, mais un dragon. Ce dernier voue une passion à la vodka et à Dirty Dancing. C’est sûrement la touche humoristique de l’auteur, mais malheureusement ce petit côté décalé n’a pas fonctionné avec moi, tout comme ce duo qui fait remonter des souvenirs et donne un goût de déjà vu.

Ensuite, je n’ai jamais réussi à rentrer dans l’histoire. J’ai apprécié qu’elle se situe dans le bayou de la Louisiane, mais c’est peut-être le seul aspect positif du roman que je retiens. L’intrigue est très longue à se mettre en place. Je n’ai pas accroché, car il me manquait quelque chose pour que je me passionne pour les personnages principaux et leur destin commun. Le style m’a également déplu et rebuté. Je ne l’ai pas trouvé agréable à lire. Je n’ai rien contre la vulgarité, mais quand elle est justifiée et parcimonieuse.

Je referme ce nouveau roman d’Eoin Colfer, attendu avec impatience, sur une déception. Beaucoup de points négatifs qui n’ont pas rendu cette lecture des plus agréables.

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Great Goddesses: Life lessons from myths and monsters • Nikita Gill • Ebury Press • Septembre 2019 • 256 pages

Wonder at Medusa’s potent venom, Circe’s fierce sorcery and Athena rising up over Olympus, as Nikita Gill majestically explores the untold stories of the life bringers, warriors, creators, survivors and destroyers that shook the world – the great Greek Goddesses.

Vividly re-imagined and beautifully illustrated, step into an ancient world transformed by modern feminist magic.

‘I watch Girl become Goddess
and the metamorphosis is more
magnificent than anything
I have ever known.’

Difficile de faire rentrer ce livre de Nikita Gill dans une catégorie. À la fois recueil de poésie, textes libres ou avec des passages qui ressemblent plus à des essais, Great Goddesses est un objet littéraire non identifié qui a été un énorme coup de coeur. L’idée de départ est de donner la parole aux dieux grecs autour de leurs vies, de leurs familles et de leurs destins, de ce qu’ils sont devenus après la chute de l’Olympe, comment se débrouillent-ils à notre époque.

Publié en 2019, je l’ai commencé dans l’idée de lire de la poésie contemporaine. Cependant, la diversité des textes ne m’a pas déçue. J’ai trouvé que cela sert bien le propos de l’auteur autour des relations familiales, le rôle des déesses, minimisé sur l’Olympe. Elles se découvrent de nouveaux rôles à notre époque où elles reviennent sur le devant de la scène. Elles se sont adaptées, attendant patiemment leur heure. J’ai vraiment trouvé cet ouvrage passionnant à lire et qui a une résonance dans l’actualité, avec un côté plausible qui fait penser au réalisme magique. Le livre est également très bien écrit, fluide et agréable.

J’ai découvert cette actrice nord-irlandaise avec sa dernière parution. Elle en a écrit d’autres dans la même veine et c’est avec plaisir que je découvrirai le reste de sa bibliographie.

La Culture avec un grand A et du latte #4

Je n’ai pas publié ce type d’articles depuis quelques mois, mais l’été est l’occasion parfaite pour reprendre quelques bonnes habitudes. Le mois d’août est déjà bien entamé et c’est le moment de proposer mon bilan de juillet. Les vacances d’été sont définitivement propices à la lecture…

Je n’ai vu que très peu de films. Trois pour être précise. Je ne me suis déplacée qu’une seule fois dans les salles obscures, pour voir le nouveau Jurassic World, Fallen KingdomIl a d’ailleurs été mon seul coup de coeur du mois. Il avait tous les ingrédients pour faire un opus réussi, tout en ouvrant d’autres possibilités. Je suis une grande fan de la franchise. À côté de ça, j’ai regardé The Dictator de Sacha Baron Cohen dont je ne suis définitivement pas fan de l’humour et Braquage à l’ancienne avec Michael Caine et Morgan Freeman. Une comédie sans plus.

En revanche, je me suis fait deux expositions : Hélène de Beauvoir, la soeur de Simone au Musée Würth qui propose une rétrospective de l’artiste, de ses débuts et ses influences au fur et à mesure. Je la recommande. Hélène est moins connue que sa soeur, mais elle le mérite. Son oeuvre est vraiment intéressante : elle s’inscrit dans les mouvements de l’avant-garde de l’époque tout en explorant des thèmes comme le féminisme, les événements de mai 68. Un week-end à Paris et j’ai profité pour aller voir l’exposition Klimt à l’Atelier des Lumières dont j’ai déjà parlé sur le blog.

En revanche, j’ai lu une quinzaine de livres.

  • How to be a woman de Caitlin Moran : une déception tout de même. J’attendais beaucoup de cet ouvrage, mais, finalement, je n’ai pas été sensible aux sujets qu’elle aborde et la manière dont elle les aborde.
  • Eragon de Christopher Paolini : j’avais très envie de relire afin de continuer et terminer la série. Cependant, la lecture de ce premier tome s’est révélée houleuse. Je n’ai plus retrouvé la magie de ma première lecture.
  • La tétralogie des origines, Le château des millions d’années de Stéphane Pzbylyski : la science-fiction n’est pas un genre que j’ai l’habitude de lire mais auquel je m’essaie de temps à autre. Le plus souvent avec succès comme avec Sylvain Neuvel. Un gros coup de coeur pour ce premier tome.

  • Kamarades, La fin des Romanov, Tuez-les tous & Terre promise de Benoît Abtey, Jean-Baptise Dusséaux et Mayalen Goult : une série dont j’ai adoré l’histoire et le graphisme. Un de mes coups de coeur de ce mois-ci.
  • The Romanovs de Simon Sebag-Montefiore : je vous renvoie vers mon article pour connaître mon avis sur cet essai historique.
  • Le détail, Pour une histoire rapprochée en peinture de Daniel Arasse : les essais d’histoire de l’art de Daniel Arasse sont toujours très bien écrit et j’apprends toujours plein de choses.
  • Vladimir Vladimirovitch de Bernard Chambraz : une lecture en demi-teinte. Je m’attendais à quelque chose de différent. J’en parlerai plus en détail lors du mois russe, en décembre.
  • À l’ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque : un des classiques autour de la Première Guerre mondiale. Une relecture qui m’a encore touché, chamboulé. Ce roman d’Erich Maria Remarque est celui qu’il faut lire à ce sujet.

  • Burn the fairytale d’Adeline Whitmore : je continue mon exploration de la poésie contemporaine avec Adeline Whitmore. Mais je suis réellement déçue. Je ne l’ai pas trouvé positif envers toutes les femmes.
  • La meilleure chose qui ne me soit (jamais) arrivée de Laura Tait et Jimmy Rice : finir le mois avec une petite romance. Elle est divertissante, mais pas transcendante. J’ai passé un bon moment, mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable.

Les recommandations d’Aveline #2

Février

The Danny Trilogy, So near the horizon de Jessica Koch

From the moment she crosses paths with Danny, Jessica is fascinated. The dashing, confident twenty-year-old has everything she dreams of—looks, success, independence, money—and his kind, infinitely cheerful nature is spellbinding.

Très largement recommandé par Aveline qui avait adoré ce roman (et le mot semble faible), So near the horizon n’est pas forcément un ouvrage vers lequel je serai allée spontanément. Je l’ai commencé en essayant de mettre de côté mes a priori, mais ils sont vite revenus.

Jessica Koch raconte son histoire d’amour avec Danny, qui n’a pas eu une vie facile. Le lecteur apprend progressivement pourquoi. Cependant, je n’ai jamais réellement ressenti des émotions fortes, car le côté fiction m’a semblé prendre trop le dessus. À aucun moment, je n’ai réussi à me dire que c’est une histoire vraie, l’auteur l’a vécu et ce sont des personnes qui ont vécu ça. C’est vraiment dommage dans la mesure où ça gâche littéralement l’impact de ce qu’elle a vécu et qu’elle raconte. Je ne doute pas que ce fut une expérience intense et difficile pour elle et les personnes présentes dans le livre. Toutefois, elle ne m’a pas embarqué avec elle.

Le deuxième qui m’a repoussé est l’aspect très romance contemporaine qui ne m’a pas non plus donné ce côté très réaliste. Or, je l’attendais aussi. Ça me semblait parfois trop conte de fée ou scènes sorties d’un roman, d’une fiction et non d’un témoignage. Finalement, c’est encore moins ce que j’aime lire. Je suis passée totalement à côté de ce premier tome et la suite se fera sans moi. En revanche, je vous invite à aller voir l’avis d’Aveline qui a un tout autre point de vue.

Mars

La Mort de Staline, Agonie et Funérailles de Fabien Nury et Thierry Robin

Le 2 mars 1953, en pleine nuit, Joseph Staline, le Petit Père des peuples, l’homme qui régna en maître absolu sur toutes les Russies, fit une attaque cérébrale. Il fut déclaré mot deux jours plus tard. Deux jours de lutte acharnée pour le pouvoir suprême, deux jours qui concentrèrent toute la démence, la perversité et l’inhumanité du totalitarisme.

Une bande-dessinée française. Voilà qui change radicalement de ce que j’ai l’habitude de lire, mais j’ai adoré ces deux tomes. Ils ont d’ailleurs été adaptés au cinéma. La bande-annonce m’a tout de suite plu, avec une bonne touche d’humour. L’ouvrage a plutôt un humour grinçant. Cependant, ce que je retiens de la mort de Staline, ce sont les situations un peu rocambolesques et totalement surréalistes. Dès les premières pages, le ton est donné. Entre rivalités et secrets, la succession ne sera pas de tout repos, même si le dictateur n’est pas encore mort. Ce n’est qu’une question de temps, au regard des formalités auxquelles le Conseil doit se conformer, ne serait-ce que pour désigner un médecin. Les pages se lisent facilement et j’étais triste d’arriver à la fin des deux tomes. J’aurai continué avec plaisir, sans l’ombre d’un doute la série pendant encore quelques tomes. C’était presque trop court.

Avril

Release de Patrick Ness

Inspired by Mrs Dalloway and Judy Blume’s Forever, Release is one day in the life of Adam Thorn, 17. It’s a big day. Things go wrong. It’s intense, and all the while, weirdness approaches… Adam Thorn is having what will turn out to be the most unsettling, difficult day of his life, with relationships fracturing, a harrowing incident at work, and a showdown between this gay teen and his preacher father that changes everything. It’s a day of confrontation, running, sex, love, heartbreak, and maybe, just maybe, hope. He won’t come out of it unchanged. And all the while, lurking at the edges of the story, something extraordinary and unsettling is on a collision course.

J’avais adoré son roman Quelques minutes après minuit qui m’avait bouleversé. Release semblait bien parti pour être un coup de coeur. Malheureusement, je suis relativement mitigée. Le premier point est que je n’ai jamais vraiment eu d’intérêt pour la partie concernant la jeune fille qui a été tuée. Cela aurait pu être une superbe idée pour un roman à part. En commençant cet ouvrage, c’était surtout pour l’histoire d’Adam. De ce point de vue, il y avait des aspects intéressants et certains scènes m’ont beaucoup marqué. Je ne peux pas en dire plus sans trop révéler de l’intrigue, car je les considère comme des moments cruciaux du livre. Cependant, même de ce point de vue, j’ai quelques petites déceptions, notamment un peu trop d’envolées lyriques qui cassent parfois le rythme. J’avais parfois du mal à me remettre dans ma lecture. Les dernières pages furent difficiles à lire. À vrai dire, après une certaine scène, je n’arrivais plus à m’intéresser à l’histoire alors qu’il me restait une cinquantaine de pages. Je reste un peu sur ma faim alors que le thème principal aurait pu me plaire.

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