Mon expérience Erasmus #4 Vivre en Irlande, Trouver un logement

Je me doutais du niveau de vie d’un pays comme l’Irlande et le problème d’être une île. J’avais un peu moins conscience de la crise du logement que subit Dublin avant d’être moi-même et de devoir trouver où me loger. La situation est relativement catastrophique. La capitale de la République d’Irlande attire toujours plus d’expatriés, d’Irlandais en quête d’une nouvelle vie ou d’un travail. C’est une ville dynamique et accueillante avec une vie nocturne et culturelle intéressante. Il y a également de nombreux étudiants. Dublin accueille deux des plus anciennes et grandes universités du pays, TCD, Trinity College Dublin, et UCD, University College Dublin, sans parler de petites universités moins connues.

Cela rend la ville, certes, très cosmopolite, mais malheureusement, tout ce qui touche aux logements n’avance pas aussi vite. Il y a trop de demandes pour l’offre. Les propriétaires le savent et en profitent largement. Les gens sont aussi prêt à tout accepter, et c’est normal. Certaines situations sont à la limite de l’indécence et trouver un logement correct avec un loyer qui ne coûte pas un rein devient un véritable parcours du combattant.

Pour ma part, j’ai commencé par chercher des petits studios, ou des chambres universitaires. En France, ce type de logements pour les étudiants restent relativement abordables. À Dublin, le loyer pour un studio commence aux alentours de 800-900 euros ; pour la résidence universitaire, il faut compter environ 1.000 euros par mois. La colocation est reine à Dublin. De ce que j’ai pu voir si les groupes de Français, c’est aussi plus difficile pour un couple de trouver une chambre dans une colocation que pour une personne seule.

Quelques conseils pour trouver un logement

Attention aux arnaques : elles sont malheureusement monnaie courante. Cela peut être, par exemple, un soi-disant propriétaire qui n’est pas sur Dublin et qui vous propose de louer le logement depuis AirBnB, mais, en réalité, celui-ci n’existe même pas. Cela sent l’arnaque à plein nez. N’hésitez pas à vous inscrire sur The Ideal Flatmate. Ils remontent les scénarios d’arnaques et vous pouvez soumettre votre cas. D’où mon deuxième conseil.

Visiter tous les appartements : absolument tous. Cela veut dire qu’il ne faut pas chercher quand vous n’êtes pas sur Dublin. Cela ne sert à rien et vous risquez de perdre votre temps. Prenez une ou deux semaines en auberge de jeunesse ou en AirBnB pour pouvoir visiter les logements. Le logement se cherche une fois sur place. Cela vous permet aussi de voir l’appartement, la qualité de ce dernier. Ce ne sont pas les mêmes normes qu’en France. Je faisais une colocation dans une maison ouvrière typique où il y avait toujours des problèmes d’humidité. Nous avons jamais pu chauffer correctement la maison et le vent s’infiltrait. Ce sont autant d’éléments à prendre en compte.

Une autre raison de chercher sur place ? Les bonnes annonces ne restent pas longtemps en ligne. Il faut regarder très tôt le matin et appeler avec un numéro irlandais, de préférence. Ensuite, se déplacer avec déjà tous les documents prêts. De mon expérience, il faut s’armer de patience.

Des petits différences avec la France

La première chose est l’électricité. Outre le fait qu’elle soit bien plus chère qu’en France, elle fonctionne soit par abonnement soit par « top-up ». Nous avions ce dernier système dans la colocation et c’était particulier, du moins, pour des Françaises. C’est un peu comme les vieux forfaits téléphoniques. Vous mettez un certain montant. Quand tout est consommé, vous remettez. Nous en avions pour entre quinze à vingt euros par semaine, parfois plus durant l’hiver. J’ai aussi connu ce qu’était une coupure d’électricité pour défaut de paiement. Il faut s’y faire, et ce fut déconcertant au début.

Un peu comme la douche électrique. Quand ma colocataire a commencé à m’expliquer le fonctionnement, elle a bien ri en voyant ma tête. En France, j’ai juste à ouvrir le robinet et l’eau coule. À Dublin, il fallait appuyer sur un premier interrupteur pour allumer la douche. Il est souvent situé à l’extérieur de la salle de bain. Pour faire couler, il y a un autre dispositif, au sein même de la douche. Il fallait appuyer sur un autre bouton pour que l’eau coule. Un bouton électrique dans une douche… Cela m’a un peu inquiété au début, mais il ne m’est jamais rien arrivé.

Il y a aussi des choses intéressantes également comme les interrupteurs au niveau des prises électriques. Par exemple, pour cuisinier, je devais d’abord allumer l’interrupteur puis la plaque. Les fermer et ouvrir sont rapidement devenus des habitudes et c’était une sécurité.

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Mon expérience Erasmus #3 / Les cours au Trinity College de Dublin

La vie étudiante et les cours étaient un des aspects que j’étais impatiente de découvrir en allant en Irlande. J’avais envie de voir si c’était comme dans les films et les séries que j’ai pu voir. Comment sont les cours au Trinity College ? Est-ce si différent de la France ? Vous saurez tout !

Les cours et les travaux dirigés

Une des premières choses que j’ai dû faire en arrivant est d’établir mon contrat pédagogique définitif. En d’autres termes, de choisir les matières que je suivrai tout au long de l’année. Malheureusement, le choix fut quelque peu limité, car certains cours que j’avais prévu de suivre n’étaient pas ouverts aux étudiants Erasmus. J’en avais aussi suivi certains en France. Cependant, j’ai pu suivre quelques-uns qui étaient absolument passionnants : la Grande-Bretagne à l’époque romaine, l’art irlandais et l’art japonais. J’ai adoré ces cours qui changeaient de ce que j’avais l’habitude d’étudier. C’était aussi une des raisons de mon départ. Après, le format est le même qu’en France : des cours magistraux et des travaux dirigés.

Il y a aussi pas mal de différences par rapport à la France. La portée des lectures et des connaissances personnelles n’est pas la même. Les cours sont relativement généraux et pas assez développés pour le travail que les professeurs demandent (les essais autant que les partiels). J’ai passé de longues heures à la bibliothèque à éplucher des bouquins. Toutefois, ce fut très formateur pour mon mémoire. Ces petites dissertations d’une quinzaine de pages devaient être argumentées de manière scientifique, les sources devaient être citées selon les normes et de manière la plus pertinente possible. La bibliographie contenait au moins une dizaine d’ouvrages de référence. J’ai apprécié le fait d’être traitée comme une étudiante classique du Trinity College et pas comme une étudiante étrangère. C’était parfois un véritable défi à relever, mais très formateur.

Une de mes plus grosses appréhensions était la langue. Arriverai-je à m’exprimer correctement en anglais et être comprise de tous, à ne pas être ridicule ? À écrire mes devoirs en anglais ? À comprendre le cours et à le prendre en note ? Les deux premières semaines de cours étaient difficiles et éprouvantes. Je me suis rapidement adaptée. Depuis, j’ai l’impression que je peux faire face à toutes les situations ou presque. De plus, les professeurs sont très accessibles. Certains se faisaient même appeler par leurs prénoms. Ils étaient très patients avec les étudiants, étrangers ou non.

La vie étudiante irlandaise

Elle n’a strictement rien à voir avec la vie étudiante française qui se résume surtout aux fêtes du jeudi soir. L’Irlande a des sociétés, des espèces d’associations étudiantes. Toutefois, elles ne se rattachent pas à un cursus universitaire en particulier. Il peut y avoir un club de droit ouvert à toutes les personnes intéressées par le droit, et pas uniquement les étudiants de cette filière. Elles sont plus ouvertes, et il est surtout possible de s’investir dans des domaines très différents : autour de la mode, du sport, des langues, du journalisme… Pour ma part, j’étais inscrite au club des étudiants étrangers, la Fashion Society, la Phil Society et un club littéraire.

Toutes les semaines, la programmation change et vous avez de quoi la remplir avec des activités très différentes. Je participais tous les mois à un club de lecture qui m’obligeait à lire et à débattre en anglais. J’adorais ce rendez-vous qui me sortait quelque peu de ma zone de confort. Il y avait des soirées cinéma ou quizz, des conférences (j’ai ainsi pu participer à une conférence de David Yates qui était venu parler de son travail sur le premier Fantastic Beast). Il y a bien sûr des fêtes et soirées étudiantes, mais ce n’est pas tout ce que la vie étudiante irlandaise a à offrir. Cette diversité et ce dynamisme me manquent depuis mon retour en France.

La bibliothèque universitaire

Ce fut un peu le point noir de cette année d’étude. J’ai l’habitude des bibliothèques étudiantes relativement ouvertes. Au Trinity, il était impossible de rentrer sans carte étudiante. Il m’est souvent arrivé de vouloir travailler à la bibliothèque, mais sans carte… Impossible d’y accéder. Le nombre de livres qui peuvent être empruntés est ridiculement faible. Un livre sur dix est empruntante, les nouveautés ou les dernières éditions ne sont pas toujours en rayon et il faut les demander. C’était parfois un peu galère de demander les livres, de les consulter dans le temps imparti.

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Mon expérience Erasmus #2 / Préparer son départ

Un départ en Erasmus ne se décide pas ni ne se prépare du jour au lendemain. C’est un parcours administratif parfois semé d’embûches, mais l’expérience en vaut le coup. Elle nécessite juste un peu de préparation une fois que vous êtes sûr(e)s et certain(e)s de vouloir partir.

Préparer le dossier

Vous pouvez commencer à vous renseigner dès la première année, notamment en faisant connaître vos intentions au professeur référent des relations internationales de votre UFR. Cela peut paraître incongru de vous dire de commencer à préparer votre Erasmus alors que vous venez tout juste d’arriver à la fac, mais pas tant que ça pour être franche. En effet, malheureusement pas tout le monde ne peut partir en Erasmus, il y a des conditions et des places limitées. Pour prendre l’exemple de l’Université qui m’a envoyé dans ce programme d’échange, elle ne prenait que les élèves ayant eu 14 de moyenne ou plus et d’une moyenne équivalente en langue. Ou un examen réussi de type TOEIC et TOELF, CLES. Comptent les notes de la première et la deuxième années.

Du coup, connaître les modalités de sélection dès la première année permet de mieux se préparer, de savoir quels sont vos objectifs à atteindre. Les modalités peuvent changer d’une université à l’autre et d’une filière à l’autre. Ce qui était vrai pour moi ne l’est pas forcément pour vous. Avoir ses informations dès le début peut éviter quelques surprises lorsque vous préparerez votre dossier durant le premier semestre de la deuxième année de licence. Il faut également se renseigner sur les partenariats Erasmus de votre fac. Vous avez peut-être une idée de villes ou de pays, mais s’il n’existe pas de possibilités d’échanges, vous ne partirez pas ou difficilement. Il me paraît important de connaître dès le départ ces éléments qui vous aideront dans votre choix et pour préparer votre inscription.

Le dossier comprend, outre vos notes et différents documents, une lettre de motivation qui revient autant sur votre parcours que sur votre projet professionnel, sur les raisons qui font que cette université peut vous aider à atteindre vos objectifs. Vous pouvez formuler plusieurs demandes, pour mettre toutes les chances de votre côté. Vous allez également passer de longues heures à fouiller de fond en comble les sites des universités pour regarder les matières qui pourraient vous intéresser. Ce dossier est le premier pas le plus important et il faut vraiment le peaufiner et prendre le temps.

Définir un budget

Il existe une bourse automatique pour un départ en Erasmus. Cependant, elle ne couvrira jamais la totalité de vos besoins durant la durée de votre séjour. Elle est aux alentours de 1.200 euros (elle peut très légèrement varier d’une université à l’autre) pour un an. Pour un semestre, elle est moindre. De plus, 80% du montant vous seront versés aux alentours de novembre/décembre et les 20% restant seront pour votre retour. Il peut être intéressant de voir pour d’autres bourses (sur critères sociaux, de la région…). Il ne faut pas hésiter à les demander… Et puis, qui ne tente rien n’a rien et une aide financière est toujours bonne à prendre.

Surtout en fonction du pays où vous allez. Une des premières à faire est de se renseigner sur le niveau de vie du pays qui vous accueillera. Partant à Dublin, je savais que les postes concernant le loyer et la nourriture allaient être parmi les plus élevés. Il ne faut pas hésiter à prendre contact avec d’anciens étudiants Erasmus de votre université, pourquoi pas également des blogueurs expatriés ou des groupes Facebook de Français à l’étranger qui pourront répondre à vos questions et vous donner des informations. Cela vous aidera à construire votre budget.

Il y a aussi d’autres aspects pas forcément très drôles, mais qui ne faut pas oublier et négliger.  Un passage par votre banquier ou banquière est indispensable, même si vous avez une peur bleue de ce dernier. Toutefois, elle peut faire une lettre d’introduction pour vous permettre d’ouvrir un compte à l’étranger, de vous renseigner sur les possibilités de votre carte… Il faut aussi voir si votre mutuelle prend en compte votre départ à l’étranger.

Se remettre doucement dans la langue du pays

Les premiers jours dans votre nouveau pays ne seront pas les plus faciles. Un peu du mal du pays, un peu trop d’administratif à mon goût… Mais il faut surtout d’ores et déjà parler la langue dès les premiers instants. Parler quotidiennement la langue demande de longs efforts. Il faudra oser. Avant de partir, j’avais un peu rafraîchi mon anglais en regardant quelques films ou séries en version anglaise. Je lisais des romans et la presse anglophone. Je faisais quelques exercices de grammaire via des sites. Cela rassure un peu plus.

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City Guide Dublin

Après avoir passé une dizaine de mois à Dublin à arpenter la ville de tous les côtés, il était grand temps de livrer mes bonnes adresses. Bien entendu, vous retrouvez les marques classiques (H&M, Mango, Zara, Urban Outfiters, New Look, Dorothy Perkins…) mais d’autres, moins connues, valent également le détour.

Shopping

Siopella

Il y a quatre boutiques sur Dublin, ayant chacune plus ou moins une spécialité. La plupart proposent des articles de luxe de seconde main comme des sacs à mains Michael Kors, Louis Vuitton… Une des boutiques de Temble Bar propose la marque Siopella et une autre peu connue, Native Youth que j’aime beaucoup. Il y a quelques bijoux également. Pour les accros à la mode, un détour par leurs boutiques est obligatoire !

Adresses : 29 Wiclow Street ; 8 Cecilia Street ; 25 A Temple Bar ; 8 A Cow Street

Lucy’s Lounge

Une petite boutique dans Temple Bar qui propose, au premier étage, des bijoux de petits créateurs dublinois. Le sous-sol est rempli de fringues vintage et il ne faut pas avoir peur de fouiller et de prendre son temps.

Adresse : 11 Fownes Street, Dublin 2

Oasis

La seule chaîne que je présenterai dans la section shopping, mais je ne connaissais pas du tout avant de venir en Irlande. Résultat : je suis devenue accro et, ouf, il livre en France.

Adresse : 3 St Stephen’s Green, Dublin 2

Design

L’Irlande est assez dynamique de ce point de vue et Dublin a quelques très jolies boutiques où j’avais envie de tout acheter. Faites un tour au Kilkenny Design Centre sur Nassau Street. Il est à voir, mais ce n’est pas forcément celui que je préfère.

April & the Bear

Située dans le coin un peu plus « hipster » de Temple Bar (une zone que je recommande, à quelques pas de Christchurch et moins fréquenté que le centre même de Temple Bar), April & The Bear est une boutique surtout de décoration intérieure. Les pièces sont magnifiques, mais pas toujours abordables pour un budget étudiant. Cependant, il y a de quoi piquer de bonnes idées. Il y en a deux autres dans ce coin, mais j’ai malheureusement oublié leurs noms. Elles méritent aussi de s’y attarder. Je vous propose également deux autres adresses dans ce coin : un salon de thé et une librairie !

Adresse : Unit 1, Cows Lane, Dublin 2

Jam Art Factory

Cette boutique est un peu une institution à Dublin et il existe plusieurs adresses. On y trouve des bijoux, des petits articles de design (totebags, vase en ciment, carnets…), mais ils sont surtout réputés pour leurs affiches par des artistes irlandais. Ils ont des photographies, des choses plus graphiques autour de Dublin et de l’Irlande. Il y a des bonnes idées cadeaux et souvenirs.

Adresses : 64 Patrick St ; 14 Crown Alley ; Bown Lan W

Article

La boutique peut ressembler à Jam Art Factory, il y a aussi des affiches vraiment sympas. C’est d’ailleurs chez eux que j’ai acheté la mienne. Le choix est peut-être moins large, mais ils proposent des choses en plus : beaux livres sur la décoration, textiles, vaisselles. Et puis, la boutique est située dans un cadre absolument magnifique : le Powerscourt Shopping Centre.

Adresse : Powerscourt Townhouse, South William Street, Dublin 2

Culture

Je vous recommande les musées nationaux irlandais. Ils sont gratuits et très bien faits. Parmi mes préférés, je vous conseille Collins Barracks sur l’histoire et les arts décoratifs, le musée d’archéologie qui retrace l’histoire de l’Irlande de la Préhistoire au Moyen Age et la National Gallery. Cependant, voici quelques petits musées ou des librairies peut-être mois connus.

Hugh Lane Gallery

Elle se situe juste à côté de l’Irish Writers Museum (payant mais que je recommande pour les amoureux de la littérature irlandaise). Il est gratuit également. Architecturalement parlant, le bâtiment est aussi beau à l’intérieur qu’à l’extérieur et la collection est intéressante, notamment par sa mise en avant d’artistes irlandais.

Adresse : Charlemont House, Parnell Square N, Rotunda, Dublin 1

Chester beatty library

Encore un bel exemple de réhabilitation du patrimoine où l’ancien et le moderne se mélange parfaitement. Le musée ravira les amateurs de beaux livres et de manuscrits. Chester Beatty les collectionnaient pas uniquement pour leur contenu, mais surtout pour la forme. Il y a ainsi des manuscrits islamiques, japonais, français… Une collection accessible gratuitement !

Adresse : Dublin Castle, Dublin 2

Hodge & Figgis

Un nom qui n’est pas sans rappeler Harry Potter, cette librairie en a aussi la devanture. Hodge & Figgis est un détour obligatoire. Sur quatre étages, il est impossible de ne pas trouver son bonheur. Elle est vraiment à deux pas du Trinity College (autant dire que j’en ai passé des heures là-bas). Un peu d’histoire, il s’agit aussi de la plus vieille librairie d’Irlande.

Adresse : 56-58 Dawson Street, Dublin 2

THE GUTTER Bookshop

La librairie, dans le fameux coin de Temple Bar si peu fréquenté, tire son nom d’une citation d’Oscar Wilde… Ce n’est pas une librairie aussi grande que Hodge & Figgis, mais je l’aime beaucoup. Les livres sont bien mis en avant, elle est lumineuse.

Adresse : Cows Lane, Temple Bar, Dublin 2

Bonnes adresses pour manger

The Church

L’ancienne église où le fondateur de Guinness, Arthur Guinness, s’est marié, a été sauvé en devenant un bar, restauration et boîte de nuit un peu chic. Leur cocktail sont à tomber, tout comme leur plateau de fingers. Ce genre de plateaux sont très courant dans les pubs. Il y a généralement, des onions rings, des nuggets, des frites… Ce n’est pas la nourriture la plus saine mais, c’est un peu une institution. De plus, cette petite église est idéalement située, car juste dans un des quartiers commerçant de Dublin, juste à côté du plus grand Penneys (Primark) de la ville…

Adresse : Junction of Mary St. and Jervis St., Dublin 1

Queen of Tarts

Un salon de thé que j’adorais notamment pour leur apple crumble et apple pie. Elles sont divines. Ils ne se limitaient pas uniquement à des pâtisseries (traditionnelles), il y a aussi des possibilités pour le midi. Une adresse à tester.

Adresses : Dame Street, Dublin 2

KC Peaches

Ils sont peut-être plus connus et je l’ai fréquenté souvent, notamment le week-end. Pareil, autant salé que sucré, ils sont dans la mouvance healthy. Il m’arrivait souvent d’y manger le midi pour un prix très raisonnable. Cependant, j’y allais souvent le dimanche pour un scones (ils sont parmi les meilleurs de Dublin) et un chaï latte au lait de soja. Les deux adresses sont des endroits parfaits pour se poser et se détendre. Il faut notamment monter à l’étage de celui de Nassau Street où il y a des canapés très confortables et parfaits pour passer une après-midi à lire.

Adresses : 27-29 Nassau Street, Dublin 2 ; 54 Dame Street, Dublin 2

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Mon expérience Erasmus #1 | Pourquoi partir à l’aventure ?

Un départ Erasmus était inconcevable pour moi lorsque je préparais ma licence de Droit. Outre le fait que mon niveau en droit était plutôt moyen, à l’exception de celui d’anglais qui était bon, j’étais fermée à toutes les possibilités que l’université pouvait m’offrir. J’ai commencé seulement à prendre conscience que la faculté était aussi un tremplin pour la vie future, professionnelle alors que je terminais ma dernière année de Droit. Mes années d’Histoire de l’art furent marquées par une plus grande ouverture aux activités extra-universitaires comme de la médiation culturelle bénévole. L’idée de partir étudier à l’étranger a commencé à faire son chemin.

Lire les différentes expériences, les retours des personnes qui sont parties grâce à Erasmus a fini de me convaincre de tenter l’aventure. A l’époque, j’envisageais plus un départ en tant que jeune fille au pair, mais, dans mon entourage, les retours de ce type de séjour linguistique n’étaient pas franchement positifs. Erasmus avait l’avantage de proposer un cadre institutionnel durant l’année et au cas où un accident survenait. Il y a des interlocuteurs universitaires non seulement dans la faculté qui envoie l’étudiant et dans celle choisie. Ce cadre me rassurait plus et c’est également une des raisons qui a dicté mon choix de ce type de séjour.

Je voulais absolument un pays anglophone, car l’anglais était la seule langue que je maîtrisais assez pour justifier un départ. Mon université proposait deux partenariats : Leicester et le Trinity College de Dublin. J’avais toujours eu le rêve un peu fou de fréquenter une université de prestige anglo-saxonne. Même si je rêvais de Cambridge ou Oxford, le Trinity College, qui a vu entre ses murs Oscar Wilde, Bram Stocker, entre autres, faisait partie de ma liste. De plus, pour ce départ, j’avais envie de viser haut. Cela me permettait également de réaliser un autre de mes rêves : vivre en Irlande. C’est une culture proche de la culture bretonne dans laquelle j’ai baigné, tout en étant assez éloignée pour être totalement dépaysée. L’Irlande a aussi eu une histoire mouvementée et je désirais voir comment à l’heure actuelle, elle pouvait être encore vivace. L’idée était aussi de confronter ma conception de ce pays, parfois pré-conçues par le biais de mes lectures ou des films que j’ai pu voir, une Irlande fantasmée avec la réalité. Le choix fut vite fait entre Leicester et Dublin.

Il y a également d’autres raisons qu’il me faut évoquer et qui tiennent surtout à la volonté, affichée, de m’améliorer dans une langue. Il serait hypocrite de ma part de dire que je voulais uniquement partir pour découvrir une autre culture. C’est peut-être la première raison, mais devenir bilingue ou presque vient juste après. Mon niveau d’anglais était relativement bon mais je demandais une plus grande immersion dans la langue, d’y être confrontée quotidiennement, sans pouvoir avoir recours au français. La finalité est aussi d’apporter une plus-value au CV.

Par ailleurs, partir était une évidence. Ce n’est pas la première fois que je termine une licence dans une toute autre ville. J’avais commencé ma licence de Droit à Strasbourg, pour la terminer à l’université de Lyon III. J’aime le changement, de voir de nouvelles manières d’organiser et d’enseigner. J’avais déjà remarqué des différences entre deux universités françaises différentes mais toujours dans le domaine du Droit. Pour citer un exemple, le cours du droit de la famille était proposé en première année à Strasbourg et en dernière à Lyon. Les manières de concevoir le cours étaient également opposées : je suis passée de quelque chose de très pratique et concret sur des cas pratiques, de l’application de la loi à un cours beaucoup plus orienté vers des considérations philosophiques, éthiques, sur des questions d’actualité comme la procréation médicalement assistée ou le mariage pour tous qui était le débat en cours lorsque je finissais mon droit.

Que dire de pouvoir intégrer un cursus universitaire anglo-saxon ? Pour une personne curieuse comme moi, c’était du pain béni ! Comme beaucoup de personnes de mon époque, j’ai grandi avec des films et des séries se déroulant dans des universitaires anglaises ou américaines et je voulais voir par moi-même. Autant l’avouer tout de suite… Ce n’est pas toujours ainsi dans la réalité, mais, en définitif, pouvoir comparer le modèle français et le modèle irlandais fut intéressant et enrichissant. Cependant, j’évoquerai mon expérience au Trinity College dans un autre article où je développerai plus longuement ces questions de comparaison. Je ne pensais pas faire un article aussi long sur uniquement les raisons qui m’ont poussé et convaincu à partir. Au final, j’ai prévu toute une série d’articles sur mon expérience Erasmus dont le prochain abordera des thèmes un peu plus prosaïque sur la préparation de mon départ.

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