Top 5 Wednesday • Recent purchases

Thème : Recent purchases

Voilà un autre thème qui m’inspire pour ce mois-ci. La question posée est quels sont les cinq livres que j’ai récemment acheté et que je suis excitée à l’idée de lire ou que j’ai aimé. Ça tombe bien, car j’ai refait mon stock le mois dernier en allant dans mes librairies strasbourgeoises préférées et en passant dans plusieurs Emmaüs. Certains ont déjà été lus, mais j’ai surtout envie de parler de ceux qui ne le sont pas encore, mais qui me tentent énormément.

La famille Karnovski – Israel Joshua Singer

La famille Karnovski retrace le destin de trois générations d’une famille juive qui décide de quitter la Pologne pour s’installer en Allemagne à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Comment Jegor, fils d’un père juif et d’une mère aryenne, trouvera-t-il sa place dans un monde où la montée du nazisme est imminente?

Publié en 1943 alors que les nazis massacrent les communautés juives en Europe, le roman d’Israël Joshua Singer est hanté par ces tragiques circonstances et par la volonté de démêler le destin complexe de son peuple.

En 2021, j’avais très envie de découvrir la littérature israélienne que je ne connais absolument pas. J’ouvre le bal avec cette saga familiale, adorant ce genre de récits en temps normal. Il me tarde de le lire et il ne restera pas très longtemps dans ma PAL.

Sistersong – Lucy Holland

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Je l’avais déjà remarqué et il était présent dans un de mes articles sur les sorties VO. Cette histoire m’intrigue énormément et je suis totalement fan de cette couverture, de cette Bretagne magique et mythique. Je triche un peu, mais je suis déjà plongée dedans et j’en ai lu la moitié. Intriguant et, pour le moment, j’aime beaucoup.

Sumerki – Dmitry Glukhovsky

Quand Dmitry Alexeïevitch, traducteur désargenté, insiste auprès de son agence pour obtenir un nouveau contrat, il ne se doute pas que sa vie en sera bouleversée. Le traducteur en charge du premier chapitre ne donnant plus de nouvelles, c’est un étrange texte qui lui échoit : le récit d’une expédition dans les forêts inexplorées du Yucatán au XVIe siècle, armée par le prêtre franciscain Diego de Landa. Et les chapitres lui en sont remis au compte-gouttes par un mystérieux commanditaire. 

Aussi, quand l’employé de l’agence est sauvagement assassiné et que les périls relatés dans le document s’immiscent dans son quotidien, Dmitry Alexeïevitch prend peur. Dans les ombres du passé, les dieux et les démons mayas se sont-ils acharnés à protéger un savoir interdit ? A moins, bien entendu, que le manuscrit espagnol ne lui ait fait perdre la raison. Alors que le monde autour de lui est ravagé par des ouragans, des séismes et des tsunamis, le temps est compté pour découvrir la vérité.

Un auteur qui m’a largement été recommandé, surtout pour sa série Métro. Cependant, n’ayant pas envie de me lancer dans une nouvelle série alors que j’essaie d’en terminer un maximum, j’ai préféré choisir ce titre qui semble plus être un thriller ésotérique, ma marotte du moment.

Richard Oppenheimer, La vengeance des cendres – Harald Gilbers

Berlin, hiver 1946, le plus froid que la capitale ait connu au XXe siècle. La guerre est certes finie mais l’Allemagne commence à peine à panser ses plaies, et les Berlinois manquent de tout, surtout de nourriture. Dans cette atmosphère très tendue, des corps mutilés font mystérieusement surface aux quatre coins de la ville. Chacun a la peau couverte de mots écrits à l’encre, et une liste de noms inconnus fourrée dans la bouche. Le commissaire Oppenheimer est alors mobilisé pour mener l’enquête et découvre vite un point commun entre ces morts : ils avaient tous collaboré avec le régime nazi. À Oppenheimer de parvenir à retracer le passé du tueur, et à anticiper ses prochains meurtres.

Déjà le quatrième tome de cette série que j’aime beaucoup. Il me tardait de connaître la suite des aventures de Richard Oppenheimer. Le cinquième est sorti récemment en grand format.

La Sorcière – Jules Michelet

Michelet sait prêter sa voix aux parias du passé, à ceux qui n’ont pas eu d’histoire. À travers les siècles la femme tient-elle donc toujours le même rôle, celui de la mal aimée ? En embrassant d’un seul regard toute l’étendue du Moyen Âge, de la Renaissance et du Grand Siècle, Michelet discerne pour la première fois la suite rigoureuse d’une tragédie dont l’héroïne serait une femme à la fois révérée et persécutée : la sorcière.

La figure de la sorcière me fascine. J’avais adoré l’essai de Mona Chollet, Sorcières ! La puissance invaincue des femmes, que je recommande chaudement. J’avais très envie de découvrir celui de Michelet, qui date certes un peu, car il est publié pour la première fois en 1862, mais qui a fait autorité pendant longtemps. La recherche a depuis évolué sur le sujet.

Judith Kerr • Quand Hitler s’empara du lapin rose (1971)

Quand Hitler s’empara du lapin rose • Judith Kerr • 1971 • Le Livre de Poche • 314 pages

Imaginez que le climat se détériore dans votre pays, au point que certains citoyens soient menacés dans leur existence. Imaginez surtout que votre père se trouve être l’un de ces citoyens et qu’il soit obligé d’abandonner tout et de partir sur-le-champ, pour éviter la prison et même la mort. C’est l’histoire d’Anna dans l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler. Elle a neuf ans et ne s’occupe guère que de crayons de couleur, de visites au zoo avec son « oncle » Julius et de glissades dans la neige. Brutalement les choses changent. Son père disparaît sans prévenir. Puis, elle-même et le reste de sa famille s’expatrient pour le rejoindre à l’étranger. Départ de Berlin qui ressemble à une fuite. Alors commence la vie dure – mais non sans surprises – de réfugiés. D’abord la Suisse, près de Zurich. Puis Paris. Enfin Londres. Odyssée pleine de fatigues et d’angoisses mais aussi de pittoresque et d’imprévu – et toujours drôles – d’Anna et de son frère Max affrontant l’inconnu et contraints de vaincre toutes sortes de difficultés – dont la première et non la moindre: celle des langues étrangères! Ce récit autobiographique de Judith Kerr nous enchante par l’humour qui s’en dégage, et nous touche par cette particulière vibration de ton propre aux souvenirs de famille, quand il apparaît que la famille fut une de celles où l’on s’aime…

J’ai ce roman dans ma liste d’envie depuis quelques années. Il a fallu que son adaptation soit disponible à la demande pour que je me décide enfin à l’acheter et à le lire. J’ai passé un très bon moment avec les deux.

Quand Hitler s’empara du lapin rose est un roman autobiographique. Judith Kerr s’est inspirée de sa propre histoire et celle de sa famille. Son frère et elle deviennent Max et Anna. Elle raconte son exil loin d’Allemagne, après les élections de 1933 qui ont vu l’arrivée des nazis au pouvoir. La famille a été contrainte de fuir, car le père, un intellectuel juif, a souvent pris position contre le national-socialisme. C’est une histoire prenante. Dès les premières pages ou minutes du film, j’ai pris à coeur le destin d’Anna. J’avais tout de même l’espoir que les siens puissent rentrer dans leur pays, même si, en tant qu’adulte et connaissant l’Histoire, je savais que c’était impossible. Finalement, la question a été de savoir où ils allaient définitivement s’installer et se reconstruire.

Il y a beaucoup d’émotions retranscrites et, en tant que lectrice, je suis passée par tellement de sentiments différents, en même temps que la famille Kemper : de la tristesse à la colère, de l’espoir au désespoir le plus total… J’ai été impressionnée par la résilience d’Anna et Max alors qu’ils sont si jeunes, ainsi que de leurs parents. Ils avancent, essaient constamment de se reconstruire. Ils tentent tant bien que mal de s’adapter à chaque fois à un nouveau pays, une nouvelle langue et de découvrir des coutumes différentes. C’est un aspect que j’ai énormément apprécié de ce roman. J’avoue que je n’ai pas pu m’empêcher de penser à mes grands-parents maternels, qui, dans un autre contexte, ont fui la guerre civile espagnole, puis la guerre d’Algérie.

C’est un roman que j’avais tout de même peur de ne pas apprécier à sa juste valeur par son côté très jeunesse. Le public visé est celui qui a l’âge d’Anna, c’est-à-dire une dizaine d’années. Le livre est écrit de son point de vue. Cependant, je l’ai vraiment apprécié par tous les aspects que j’ai évoqués auparavant : un récit d’exil, de résilience, de l’importance de la famille avec toutes les épreuves qu’elle doit traverser. Il y a aussi les différents personnages. La famille est attachante et il y a de très jolis passages. Comme le dit si bien Anna, tant qu’ils sont ensemble, tout va pour le mieux.

En 2019, Quand Hitler s’empara du lapin rose a fait l’objet d’une adaptation par un studio allemand avec Oliver Masucci dans le rôle du père. C’est un acteur que j’apprécie énormément. En France, il est notamment connu pour son rôle d’Ulrich dans la série Dark de Netflix. Je ne connaissais pas les autres acteurs. L’actrice qui joue Anna est très bien, mais elle ne crève pas l’écran non plus. Aucun d’eux d’ailleurs. Ils sont bons dans leurs rôles, mais je n’ai pas vu de performances exceptionnelles.

Cependant, cette adaptation est extrêmement fidèle. Je n’ai relevé que deux différences, sans qu’elles apportent de véritables chamboulements dans l’intrigue. Par exemple, par rapport au livre, il y a un personnage secondaire qui manque à l’appel, mais son absence ne m’a pas dérangé. Elle n’apportait pas grand chose à l’intrigue dans le livre. Le deuxième changement est lorsqu’ils sont à Paris. Ils reçoivent l’aide d’un membre de leur famille dans le livre, une tante si mes souvenirs sont bons, alors que dans le film, il s’agit d’un metteur en scène allemand dont le père d’Anna avait souvent fait la critique. En revanche, j’ai énormément aimé la musique qui accompagne parfaitement les émotions présentes.

Que ce soit pour le livre ou son adaptation cinématographique, je n’ai pas eu de gros coup de coeur. Ça se laisse lire ou regarder, mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable. Ils s’arrêtent tous les deux alors que la famille arrive à Londres. Le livre a en effet un deuxième tome, Ici Londres. S’il croise ma route un jour, je le lirai avec plaisir, mais ce n’est pas ma priorité.

Natalie Jenner • The Jane Austen Society (2020)

The Jane Austen Society • Natalie Jenner • Mai 2020 • St Martin’s Press • 320 pages

Just after the Second World War, in the small English village of Chawton, an unusual but like-minded group of people band together to attempt something remarkable.

One hundred and fifty years ago, Chawton was the final home of Jane Austen, one of England’s finest novelists. Now it’s home to a few distant relatives and their diminishing estate. With the last bit of Austen’s legacy threatened, a group of disparate individuals come together to preserve both Jane Austen’s home and her legacy. These people—a laborer, a young widow, the local doctor, and a movie star, among others—could not be more different and yet they are united in their love for the works and words of Austen. As each of them endures their own quiet struggle with loss and trauma, some from the recent war, others from more distant tragedies, they rally together to create the Jane Austen Society.


Mes connaissances sur Jane Austen sont plutôt limitées. Je n’ai réellement lu d’elle que Pride & Prejudice alors que je devais être au lycée. C’est aussi le seul dont j’ai vu l’adaptation, celle avec Keira Knightley. Il faut absolument que je m’intéresse de plus près à cette auteur dont les livres ne cessent de passionner les lecteurs depuis des générations. Je ne compte plus les réécritures de ses romans ou mettant en scène des admirateurs de ses personnages. The Jane Austen Society fait partie de cette deuxième catégorie. Ce n’est pas tant l’aspect autour de cette écrivaine anglaise qui m’a décidé à le lire que l’aspect historique.

La première question que je me posais avant de commencer ce roman a été de savoir si j’allais tout de même l’apprécier à sa juste valeur, sachant que je ne suis pas une grande admiratrice de Jane Austen, et que ma connaissance de ses romans est limitée. La réponse est oui, dans la mesure où l’intrigue s’intéresse à la préservation d’un héritage et d’une collection importante pour la connaissance de cette autrice anglaise. Ne pas connaître sa vie et sa bibliographie ne m’a clairement pas empêché d’adorer ce roman. Toutes les informations essentielles sont présentes. Au contraire, j’ai refermé The Jane Austen Society avec l’envie de découvrir Emma, Raisons et sentiments ou Northanger Abbey… Je me suis rapidement investie dans cette aventure de quelques villageois désirant de sauver un patrimoine en danger, ayant travaillé moi-même dans la protection du patrimoine. C’est un sujet qui me tient particulièrement à coeur et j’ai suivi avec angoisse leur combat passionnant, parfois frustrant pour préserver cette part de Jane Austen.

L’histoire en soi est très prenante. Pourtant, il n’y a pas réellement d’action, mais quelques révélations qui rythment l’intrigue. Le tout reste réaliste et il y a souvent un côté doux-amer dans certains secrets ou rebondissements. Tout n’est pas rose, tout n’est pas, au final, comme dans un roman de Jane Austen. Chacun des personnages a son lot de drames : des décès dans leurs entourages, notamment dus aux deux conflits mondiaux, des histoires de famille, et d’amour. Le lecteur apprend à les connaître progressivement, à les apprivoiser et à connaître leurs secrets, leurs espérances par l’alternance des points de vue entre ces quelques habitants et une actrice hollywodienne liés par leur amour de Jane Austen. Ils sont tous extrêmement différents (et attachants) pour ne pas s’emmêler les pinceaux. Alors que je refermais le livre, j’aurai bien été incapable de dire lequel d’entre eux j’ai préféré. Mais au moment où je publie cette chronique, de l’eau a coulé sous les ponts. Finalement, trois d’entre eux me restent en tête : Adeline et le docteur, mais surtout Mimi, l’actrice. J’ai beaucoup aimé son évolution au fil de l’histoire. Elle est le reflet de son époque et elle est allée dans la direction que j’espérais et qui me paraissant la plus logique. Il est difficile d’aborder et de développer les personnages sans trop en dévoiler de l’intrigue. Aussi, je vais m’arrêter là.

The Jane Austen Society a été une lecture parfaite pour le mois de décembre. Elle allie parfaitement des émotions comme la tristesse ou la colère, avec de l’espoir, de l’amour. Il y a tout de même un suspens présent et il réside notamment dans le fait de savoir si les personnages arriveront à préserver ce patrimoine lié à Jane Austen. Le coup de coeur n’a pas été loin pour ce roman, le premier de l’auteur.

Sorties VO • Février 2021

The Paris Dressmaker • Kristy Cambron • Thomas Nelson • 400 pages • 16 février

Paris, 1939. Maison Chanel has closed, thrusting haute couture dressmaker Lila de Laurent out of the world of high fashion as Nazi soldiers invade the streets and the City of Lights slips into darkness. Lila’s life is now a series of rations, brutal restrictions, and carefully controlled propaganda while Paris is cut off from the rest of the world. Yet in hidden corners of the city, the faithful pledge to resist. Lila is drawn to La Resistance and is soon using her skills as a dressmaker to infiltrate the Nazi elite. She takes their measurements and designs masterpieces, all while collecting secrets in the glamorous Hôtel Ritz—the heart of the Nazis’ Parisian headquartersBut when dashing René Touliard suddenly reenters her world, Lila finds her heart tangled between determination to help save his Jewish family and bolstering the fight for liberation.

Paris, 1943. Sandrine Paquet’s job is to catalog the priceless works of art bound for the Führer’s Berlin, masterpieces stolen from prominent Jewish families. But behind closed doors, she secretly forages for information from the underground resistance. Beneath her compliant façade lies a woman bent on uncovering the fate of her missing husband . . . but at what cost? As Hitler’s regime crumbles, Sandrine is drawn in deeper when she uncrates an exquisite blush Chanel gown concealing a cryptic message that may reveal the fate of a dressmaker who vanished from within the fashion elite.

The Shadow War • Lindsay Smith • Philomel Books • 416 pages • 23 février

World War II is raging, and five teens are looking to make a mark. Daniel and Rebeka seek revenge against the Nazis who slaughtered their family; Simone is determined to fight back against the oppressors who ruined her life and corrupted her girlfriend; Phillip aims to prove that he’s better than his worst mistakes; and Liam is searching for a way to control the portal to the shadow world he’s uncovered, and the monsters that live within it–before the Nazi regime can do the same. When the five meet, and begrudgingly team up, in the forests of Germany, none of them knows what their future might hold.

As they race against time, war, and enemies from both this world and another, Liam, Daniel, Rebeka, Phillip, and Simone know that all they can count on is their own determination and will to survive. With their world turned upside down, and the shadow realm looming ominously large–and threateningly close–the course of history and the very fate of humanity rest in their hands. Still, the most important question remains: Will they be able to save it?

The Girl from Shadow Spring • Ellie Cypher • Simon Schuster • 320 pages • 9 février

Everyone in Shadow Springs knows that no one survives crossing the Flats. But the threat of a frozen death has never deterred the steady stream of treasure hunters searching for a legendary prize hidden somewhere in the vast expanse of ice. Jorie thinks they’re all fools, which makes scavenging their possessions easier. It’s how she and her sister, Brenna, survive.

Then Jorie scavenges off the wrong body. When the dead man’s enemy believes Jorie took something valuable from the body, he kidnaps Brenna as collateral. He tells Jorie that if she wants her sister back, she’ll have to trade her for the item he thinks she stole. But how can Jorie make a trade when she doesn’t even know what she’s looking for?

Her only source of information is Cody, the dead man’s nephew and a scholar from the South who’s never been hardened by the harsh conditions of the North. Though Jorie’s reluctant to bring a city boy out onto the Flats with her, she’ll do whatever it takes to save her sister. But anything can happen out on the ice, and soon Jorie and Cody find they need one another more than they ever imagined—and they’ll have to trust each other to survive threats beyond their darkest nightmares. 

The Witch’s Heart • Genevieve Gornichec • Ace Book • 368 pages • 9 février

Angrboda’s story begins where most witches’ tales end: with a burning. A punishment from Odin for refusing to provide him with knowledge of the future, the fire leaves Angrboda injured and powerless, and she flees into the farthest reaches of a remote forest. There she is found by a man who reveals himself to be Loki, and her initial distrust of him transforms into a deep and abiding love.

Their union produces three unusual children, each with a secret destiny, who Angrboda is keen to raise at the edge of the world, safely hidden from Odin’s all-seeing eye. But as Angrboda slowly recovers her prophetic powers, she learns that her blissful life—and possibly all of existence—is in danger.

With help from the fierce huntress Skadi, with whom she shares a growing bond, Angrboda must choose whether she’ll accept the fate that she’s foreseen for her beloved family…or rise to remake their future. From the most ancient of tales this novel forges a story of love, loss, and hope for the modern age.

We are the ashes, we are the fires • Joy McCullough • Dutton Books • 400 pages • 9 février

Em Morales’s older sister was raped by another student after a frat party. A jury eventually found the rapist guilty on all counts–a remarkable verdict that Em felt more than a little responsible for, since she was her sister’s strongest advocate on social media during the trial. Her passion and outspokenness helped dissuade the DA from settling for a plea deal. Em’s family would have real justice. 

But the victory is lived. In a matter of minutes, justice vanishes as the judge turns the Morales family’s world upside down again by sentencing the rapist to no prison time. While her family is stunned, Em is literally sick with rage and guilt. To make matters worse, a news clip of her saying that the sentence “makes me want to use a fucking sword” goes viral.

From this low point, Em must find a new reason to go on and help her family heal, and she finds it in the unlikely form of the story of a 15th-century French noblewoman, Marguerite de Bressieux, who is legendary as an avenging knight for rape victims.

Dearest Josephine • Caroline George • Thomas Nelson • 384 pages • 2 février

2020: Chocolate and Earl Grey tea can’t fix Josie De Clare’s horrible year. She mourned the death of her father and suffered a teen-life crisis, which delayed her university plans. But when her father’s will reveals a family-owned property in Northern England, Josie leaves London to find clarity at the secluded manor house. While exploring the estate, she discovers two-hundred-year-old love letters written by an elusive novelist, all addressed to someone named Josephine. And then she discovers a novel in which it seems like she’s the heroine…

1820: Novelist Elias Roch loves a woman he can never be with. Born the bastard son to a nobleman and cast out from society, Elias seeks refuge in his mind with the quirky heroine who draws him into a fantasy world of scandal, betrayal, and unconditional love. Convinced she’s his soulmate, Elias writes letters to her, all of which divulge the tragedy and trials of his personal life.

As fiction blurs into reality, Josie and Elias must decide: How does one live if love can’t wait? Separated by two hundred years, they fight against time to find each other in a story of her, him, and the novel written by the man who loves her.

While Paris slept • Ruth Druart • Grand Central Publishing • 464 pages • 23 février

After. Santa Cruz, California, 1953. Jean-Luc and Charlotte Beauchamps have left their war-torn memories of Paris behind to live a quiet life in America with their son, Sam. They have a house in the suburbs, they’ve learned to speak English, and they have regular get-togethers with their outgoing American neighbors. Every minute in California erases a minute of their lives before — before the Germans invaded their French homeland and incited years of violence, hunger, and fear. But their taste of the American Dream shatters when officers from the U.N. Commission on War Crimes pull-up outside their home and bring Jean-Luc in for questioning.

Before. Paris, France, 1944. Germany has occupied France for four years. Jean-Luc works at the railway station at Bobigny, where thousands of Jews travel each day to be « resettled » in Germany. But Jean-Luc and other railway employees can’t ignore the rumors or what they see on the tracks: too many people are packed into the cars, and bodies are sometimes left to be disposed of after a train departs. Jean-Luc’s unease turns into full-blown panic when a young woman with bright green eyes bursts from the train one day alongside hundreds of screaming, terrified passengers, and pushes a warm, squirming bundle into his arms.

The upstairs house • Julia Fine • Harper • 304 pages • 23 février

Ravaged and sore from giving birth to her first child, Megan is mostly raising her newborn alone while her husband travels for work. Physically exhausted and mentally drained, she’s also wracked with guilt over her unfinished dissertation—a thesis on mid-century children’s literature.

Enter a new upstairs neighbor: the ghost of quixotic children’s book writer Margaret Wise Brown—author of the beloved classic Goodnight Moon—whose existence no one else will acknowledge. It seems Margaret has unfinished business with her former lover, the once-famous socialite and actress Michael Strange, and is determined to draw Megan into the fray. As Michael joins the haunting, Megan finds herself caught in the wake of a supernatural power struggle—and until she can find a way to quiet these spirits, she and her newborn daughter are in terrible danger.

The Invisible Woman • Erika Robuck • Berkley Books • 368 pages • 9 février

France, March 1944. Virginia Hall wasn’t like the other young society women back home in Baltimore–she never wanted the debutante ball or silk gloves. Instead, she traded a safe life for adventure in Europe, and when her beloved second home is thrust into the dark days of war, she leaps in headfirst.

Once she’s recruited as an Allied spy, subverting the Nazis becomes her calling. But even the most cunning agent can be bested, and in wartime trusting the wrong person can prove fatal. Virginia is haunted every day by the betrayal that ravaged her first operation, and will do everything in her power to avenge the brave people she lost.

While her future is anything but certain, this time more than ever Virginia knows that failure is not an option. Especially when she discovers what–and whom–she’s truly protecting.

The Family Ship • Sonja Yoerg • Lake Union Publishing • 412 pages • 23 février

Chesapeake Bay, 1980. Eighteen-year-old Verity Vergennes is the captain of the USS Nepenthe, and her seven younger siblings are her crew. The ship—an oyster boat transformed into a make-believe destroyer—is the heart of the Vergennes family, a place both to play and to learn responsibility. But Verity’s had it with being tied to the ship and secretly applies to a distant college. If only her parents could bear to let her go.

Maeve and Arthur Vergennes already suffered one loss when, five years earlier, their eldest son, Jude, stormed out and never returned. Now Maeve is pregnant again and something’s amiss. Verity yearns to follow her dreams, but how can she jump ship now? The problem, and perhaps the answer, lies with Jude.

When disaster strikes and the family unravels, Verity must rally her sibling crew to keep the Nepenthe and all it symbolizes afloat. Sailing away from home, she discovers, is never easy—not if you ever hope to find your way back.

A History of What come next • Sylvain Neuvel • Tor.com • 304 pages • 2 février

Always run, never fight. 
Preserve the knowledge.
Survive at all costs.
Take them to the stars.

Over 99 identical generations, Mia’s family has shaped human history to push them to the stars, making brutal, wrenching choices and sacrificing countless lives. Her turn comes at the dawn of the age of rocketry. Her mission: to lure Wernher Von Braun away from the Nazi party and into the American rocket program, and secure the future of the space race. 

But Mia’s family is not the only group pushing the levers of history: an even more ruthless enemy lurks behind the scenes.

A darkly satirical first contact thriller, as seen through the eyes of the women who make progress possible and the men who are determined to stop them…

The Girl from the Channel Islands • Jenny Lecoat • Graydon House • 304 pages • 2 février

The year is 1940, and the world is torn apart by war. In June of that year, Hitler’s army captures the Channel Islands—the only part of Great Britain occupied by German forces. Abandoned by Mr. Churchill, forgotten by the Allies and cut off from all help, the Islands’ situation is increasingly desperate.

Hedy Bercu is a young Jewish girl who fled Vienna for the island of Jersey two years earlier during the Anschluss, only to find herself trapped by the Nazis once more—this time with no escape. Her only hope is to make herself invaluable to the Germans by working as a translator, hiding in plain sight with the help of her friends and community—and a sympathetic German officer. But as the war intensifies, rations dwindle and neighbors are increasingly suspicious of one another. Hedy’s life is in greater danger every day. It will take a definitive, daring act to save her from certain deportation to the concentration camps.

Where madness lies • Sylvia True • Top Hat Books • 344 pages • 1 février

Germany, 1934. Rigmor, a young Jewish woman is a patient at Sonnenstein, a premier psychiatric institution known for their curative treatments. But with the tide of eugenics and the Nazis’ rise to power, Rigmor is swept up in a campaign to rid Germany of the mentally ill.

USA, 1984. Sabine, battling crippling panic and depression commits herself to McLean Hospital, but in doing so she has unwittingly agreed to give up her baby.

Linking these two generations of women is Inga, who did everything in her power to help her sister, Rigmor. Now with her granddaughter, Sabine, Inga is given a second chance to free someone she loves from oppressive forces, both within and without.

Of Silver and Shadow • Jennifer Gruenke • Flux • 480 pages • 16 février

Ren Kolins is a silver wielder—a dangerous thing to be in the kingdom of Erdis, where magic has been outlawed for a century. Ren is just trying to survive, sticking to a life of petty thievery, card games, and pit fighting to get by. But when a wealthy rebel leader discovers her secret, he offers her a fortune to join his revolution. The caveat: she won’t see a single coin until they overthrow the King.

Behind the castle walls, a brutal group of warriors known as the King’s Children is engaged in a competition: the first to find the rebel leader will be made King’s Fang, the right hand of the King of Erdis. And Adley Farre is hunting down the rebels one by one, torturing her way to Ren and the rebel leader, and the coveted King’s Fang title.

But time is running out for all of them, including the youngest Prince of Erdis, who finds himself pulled into the rebellion. Political tensions have reached a boiling point, and Ren and the rebels must take the throne before war breaks out.

Muse • Britanny Cavallaro • Katherine Tegen Books • 352 pages • 2 février

The year is 1893, and war is brewing in the First American Kingdom. But Claire Emerson has a bigger problem. While her father prepares to reveal the mighty weapon he’s created to showcase the might of their province, St. Cloud, in the World’s Fair, Claire is crafting a plan to escape.

Claire’s father is a sought-after inventor, but he believes his genius is a gift, granted to him by his daughter’s touch. He’s kept Claire under his control for years. As St. Cloud prepares for war, Claire plans to claim her life for herself, even as her best friend, Beatrix, tries to convince her to stay and help with the growing resistance movement that wants to see a woman on the throne. At any cost.

When her father’s weapon fails to fire on the fair’s opening day, Claire is taken captive by Governor Remy Duchamp, St. Cloud’s young, untried ruler. Remy believes that Claire’s touch bestows graces he’s never had, and with his governing power weakening and many political rivals planning his demise, Claire might be his only and best ally. But the last thing that Claire has ever wanted is to be someone else’s muse. Still, affections can change as quickly as the winds of war. And Claire has a choice to make: Will she quietly remake her world from the shadows—or bring it down in flames?

All girls • Emily Layden • Saint Martin’s Press • 320 pages • 16 février

A keenly perceptive coming-of-age novel, All Girls captures one year at a prestigious New England prep school, as nine young women navigate their ambitions, friendships, and fears against the backdrop of a scandal the administration wants silenced.

But as the months unfold, and the school’s efforts to control the ensuing crisis fall short, these extraordinary girls are forced to discover their voices, and their power. A tender and unflinching portrait of modern adolescence told through the shifting perspectives of an unforgettable cast of female students, All Girls explores what it means to grow up in a place that promises you the world––when the world still isn’t yours for the taking.

The Kitchen Front • Jennifer Ryan • Ballantine Books • 416 pages • 23 février

Two years into WW2, Britain is feeling her losses; the Nazis have won battles, the Blitz has destroyed cities, and U-boats have cut off the supply of food. In an effort to help housewives with food rationing, a BBC radio program called The Kitchen Front is putting on a cooking contest–and the grand prize is a job as the program’s first-ever female co-host. For four very different women, winning the contest presents a crucial chance to change their lives.

For a young widow, it’s a chance to pay off her husband’s debts and keep a roof over her children’s heads. For a kitchen maid, it’s a chance to leave servitude and find freedom. For the lady of the manor, it’s a chance to escape her wealthy husband’s increasingly hostile behavior. And for a trained chef, it’s a chance to challenge the men at the top of her profession.

These four women are giving the competition their all -even if that sometimes means bending the rules. But with so much at stake, will the contest that aims to bring the community together serve only to break it apart? 

The nature of fragile things • Susan Meissner • Berkley Books • 384 • 2 février

April 18, 1906: A massive earthquake rocks San Francisco just before daybreak, igniting a devouring inferno. Lives are lost, lives are shattered, but some rise from the ashes forever changed. 

Sophie Whalen is a young Irish immigrant so desperate to get out of a New York tenement that she answers a mail-order bride ad and agrees to marry a man she knows nothing about. San Francisco widower Martin Hocking proves to be as aloof as he is mesmerizingly handsome. Sophie quickly develops deep affection for Kat, Martin’s silent five-year-old daughter, but Martin’s odd behavior leaves her with the uneasy feeling that something about her newfound situation isn’t right.

Then one early-spring evening, a stranger at the door sets in motion a transforming chain of events. Sophie discovers hidden ties to two other women. The first, pretty and pregnant, is standing on her doorstep. The second is hundreds of miles away in the American Southwest, grieving the loss of everything she once loved.

The fates of these three women intertwine on the eve of the devastating earthquake, thrusting them onto a perilous journey that will test their resiliency and resolve and, ultimately, their belief that love can overcome fear.

Helen Simonson • L’Été avant la guerre (2016)

L’Été avant la guerre • Helen Simonson • 10/18 • 2017 • 664 pages

Été 1914, dans la campagne anglaise. La gentry de Rye reçoit pour un pique-nique sur le gazon fraîchement tondu. Les ombrelles et les chapeaux sont de sortie et c’est l’occasion pour Beatrice Nash, 23 ans, récemment débarquée dans la petite ville pour y prendre le poste de professeur de latin, de faire plus ample connaissance avec toutes les personnalités locales. Béatrice est orpheline de mère, et a grandi auprès de son père, un universitaire qu’elle a accompagné dans ses voyages et secondé dans ses travaux. Décédé un an plus tôt, il l’a laissée sous la tutelle de sa famille bien-pensante dont elle tente de s’émanciper en gagnant sa vie Elle est chaperonnée à Rye par Agatha Kent, une Anglaise excentrique comme on les aime, avec une bonne dose d’humour, quelques idées progressistes et une grande habileté diplomatique. Agatha a deux neveux : Daniel, qui rêve de lancer un journal de poésie à Paris, et son cousin Hugh, timide étudiant en médecine, qui courtise la fille un peu écervelée de son patron. Tous deux adoptent d’emblée la nouvelle venue. Et bientôt Hugh rougit un peu trop souvent en compagnie de Beatrice. Mais elle veut rester célibataire et devenir écrivain : deux choix difficiles pour une jeune fille instruite et sans le sou dans la société misogyne et conservatrice de ce début du siècle. L’entrée en guerre de la Grande-Bretagne va bouleverser ses projets et ceux de l’ensemble de la petite communauté, à tous les niveaux de l’échelle sociale. Des réfugiés belges sont recueillis et les hommes s’engagent : Daniel, le colonel Wheaton et son fils, Snout, le petit-fils des tsiganes qui vivent en marge de la ville, et Hugh, que Béatrice voit partir avec un sentiment qu’elle peine encore à nommer…

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Je ne suis pas certaine que j’aurai lu de moi-même ce roman, s’il ne m’avait pas été donné. Helen Simonson est une auteur anglaise qui écrit essentiellement des romans historiques. L’été avant la guerre a été une lecture en demi-teinte.

L’ambiance qui se dégage de ce livre est délicieusement anglaise avec des garden parties, du thé, une certaine douceur de vivre qui donne envie de s’installer sur les côtes anglaises (même si j’ai une préférence pour les Cotswolds). J’ai adoré les touches d’humour so British présentes dans le livre. Cet art de la petite pique… J’en suis très sensible et certaines sont particulièrement savoureuses. Pour moi, l’atmosphère générale est un point éminemment positif.

L’autre point positif est ce portrait de la société anglaise au début de la Première Guerre mondiale. Dans la ville de Rue, toutes les classes sociales se mêlent et côtoient, pour le meilleur et pour le pire. Elles peuvent très bien organiser des parades ensemble, mais un certain conservatisme est également présent. L’apparence et la réputation sont encore présentes dans les moeurs et jouent un rôle déterminant. Pourtant, à la lecture du roman, le lecteur peut sentir que c’est la fin d’une époque et que le conflit mondial va quelque peu redistribuer les cartes. En effet, les conséquences ont été de voir certaines familles aristocratiques éteintes par la mort de leurs jeunes hommes et héritiers.

Pour continuer sur la société anglaise, Helen Simonson s’intéresse aussi à la condition de la femme à travers le personnage principal, Beatrice Nash. La jeune femme est une orpheline qui espère pouvoir gagner sa vie seule. Elle va rencontrer de nombreux obstacles : l’absence d’une figure masculine (père, frère ou mari) pour gérer son argent, par exemple, les convenances qui m’empêchent d’être indépendante…Tout cet aspect historique et social du roman m’a énormément plu. L’Histoire fait partie de mes plus grandes passions. De ce point de vue, je me suis régalée, d’autant plus que les personnages sont terriblement attachants : Beatrice, Hugh, Daniel, Agatha… Leur destin, leurs peines m’ont touchée et bouleversée.

Cependant, par d’autres points, L’été avant la guerre n’est pas un coup de coeur. Il y a quelques longueurs, mais surtout un rythme très inégal tout au long. L’auteur prend son temps pour mettre en place les principaux éléments de l’intrigue : présenter les personnages, leurs relations… C’est très lent, presque un récit jour après jour. Puis, par moments, les événements se précipitent. Elle passe parfois trop vite sur des aspects qui sont intéressants. Je m’attendais à savoir ce que Beatrice Nash allait devenir ou faire durant le conflit, par exemple, ou la fille du colonel Wheaton, qui a épousé un aristocrate allemand. Elle va plutôt suivre Hugh à ce moment-là et vraiment survoler les années de guerre.

Helen Simonson est également l’auteur de La dernière conquête du Major Pettigrew qui a longtemps été dans ma wish list. Je ne le lirai sûrement pas après celui-ci.

The Haunting of Bly Manor

Une gouvernante est engagée pour veiller sur deux orphelins vivant dans un manoir isolé en pleine campagne. Peu à peu, d’effrayantes apparitions viennent la hanter. 

Avec : Victoria Pedretti ; Henry Thomas ; Benjamin Evan Ainsworth ; Amelie Bea Smirth ; Oliver Jackson-Cohen…

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Netflix nous avait régalé avec sa série The Haunting of Hill House, adaptée du roman de Shirley Jackson. La plateforme réitère ce succès avec The Haunting of Bly Manor, une autre adaptation. Mais cette fois-ci, c’est Le Tour d’écrou de Henry James . Totale découverte, pour ma part, car je n’ai jamais lu le livre. J’y avais placé beaucoup d’espoir, ayant adoré la première série. Celle-ci est très bien, mais je l’ai trouvé en-dessous de The Haunting of Hill House.

La première chose qui me vient à l’esprit est que The Haunting of Bly Manor prend peut-être moins de risques au niveau de la réalisation. Il y a certes un épisode entièrement tourné en noir et blanc, rendant hommage aux films noirs hollywoodiens. Il s’agit d’un des épisodes que j’ai le plus apprécié de la saison, mais il n’a pas le même impact que celui dans The Haunting of Hill House, tourné dans un plan-séquence à couper le souffle. La tension tout au long de ce dernier est juste incroyable. Globalement, c’est ce que je reproche à cette deuxième adaptation : le manque de tension. Il y a même eu quelques épisodes où je me suis un brin ennuyée.

À vrai dire, cela vient aussi du fait que certaines révélations se devinent rapidement et notamment sur certains points que je pensais cruciaux. Il y a un épisode où il y a une première réponse qui est donnée : pourquoi le jeune garçon, Miles, aussi dérangeant. Malheureusement, pour moi en tout cas, tous les aspects annexes prennent sens et les uns ou deux épisodes après n’apportent pas de gros rebondissements. Ce sont plus des épisodes où les backgrounds des différents personnages est exploré. Ce n’est pas inintéressant, car ils sont tous attachants et profondément humains. Ils m’ont tous touché, même Peter qui est censé être le méchant de l’histoire. Mais ma préférence va pour Anna et Owen. Ce sont eux qui m’ont véritablement fait pleurer.

The Haunting of Bly Manor s’intéresse principalement aux relations humaines, notamment à l’amour sous toutes ses formes : l’amour familial et fraternel, l’amour interdit, l’amitié profonde, l’amour déçu, le destructeur… C’est véritablement le fil conducteur de la série. De ce point de vue, elle est parfaite et elle ne tombe jamais dans des clichés. Les acteurs sont tous excellents, mais une mention toute particulière pour les deux jeunes acteurs de Miles et Flora. Tout au long de la série, ils ont été tour à tour charmants, profondément dérangeants. Ils m’ont souvent donné des frissons. J’ai aussi apprécié de voir des acteurs qui étaient déjà là pour The Haunting of Hill House.

Ma chronique peut donner l’impression que je n’ai pas aimé la série, mais ce n’est pas le cas. Elle m’a tout de même beaucoup plu, même si ce n’est pas le coup de coeur que j’attendais. J’ai peut-être eu moins peur, car la série a moins de suspens et de tension. Cependant, sur le point de vue de l’émotion, il y a eu de magnifiques épisodes. Je suis également impatiente de savoir si Netflix retentera prochainement l’expérience avec une autre mini-série dans cette lignée. Elles sont absolument parfaites pour le mois d’octobre.