La Culture avec un grand A et du latte #4

J’essaie de reprendre mes bonnes habitudes de présenter un petit bilan culturel du mois écoulé. J’ai eu un peu de relâchement ces derniers mois avec le mémoire et le stage. Cela a été un petit mois d’août avec tout de même quatre coups de coeur pour deux films et deux livres. Je vous laisse découvrir tout cela en détail et je commence par les films.

Je ne suis malheureusement pas déplacée dans les salles obscures en août. J’en ai profité pour rattraper quelques films que je voulais absolument voir ces derniers mois ou l’année dernière. J’ai enfin vu The Greatest Showman qui a beaucoup fait parler de lui lors de sa sortie. Il a été mon premier coup de coeur du mois avec une histoire bien rythmée, une esthétique magique et surtout une bande-son de folie. J’écoute encore en boucle This is me, From now on ou Never enough. Je comprends mieux les bons échos que j’ai pu avoir du film ces derniers mois.

Battle of sex, un biopic sur une figure féministe du tennis féminin dans les années 70. Je n’y connais absolument rien à ce sport, je n’ai jamais été une amatrice de tennis. Aussi, je n’ai jamais entendu parler de Billie Jean King. Pourtant, cela ne m’a pas empêché d’apprécier ce film et son combat pour l’égalité entre les joueuses et les joueurs de tennis en démontrant que les femmes sont tout aussi bonnes voire même meilleures que les hommes. Même si l’issu du match final se devine, le film reste prenant, engagé. Cependant, ce n’est pas un coup de coeur.

Mon dernier coup de coeur cinématographique va pour La mort de Staline, adaptation de la bande-dessinée de Thierry Robin et Fabien Nury que j’ai lu au début de l’année et que j’ai beaucoup aimé. Je ne parlerai pas plus en détail du film, j’ai prévu de le présenter lors du Mois Russe en décembre. À côté de ces trois films qui m’ont plutôt marqué, il y en a deux autres qui, sincèrement, ne m’ont guère laissé un souvenir impérissable : The Call Up, dont j’ai du mal à me souvenir de quelques scènes marquantes et Rampage avec The Rock, vite vu et tout aussi vite oublié. 

Au niveau des lectures, j’ai commencé à explorer la littérature russe en prévision du mois de décembre pour voir vers quels auteurs me diriger. La première lecture a été L’Organisation de Maria Galina dont un avis détaillé a déjà été publié sur le blog. Vous pouvez le lire en suivant ce lien. J’ai ensuite enchaîné avec un auteur russe classique, Alexandre Pouchkine avec La Dame de pique suivi des Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine. Une découverte et un presque coup de coeur pour la première nouvelle. Avec ces deux premiers livres, je pars plutôt confiante pour partir à la découverte de la Russie ! Le dernier que j’ai lu en lien avec ce pays est Bienvenue chez les Russes de Kirill Privalov. Pareil, je n’en dis pas plus pour le moment, car il ouvrira le mois russe.

Le tout premier livre que j’ai pu lire en août a été l’essai de Philippe Sands, récompensé lors de la dernière rentrée littéraire, East West Street dont une chronique a déjà été publiée, et je vous remets également le lien. Je suis restée dans le thème de la Seconde Guerre mondiale avec un Philip Kerr, La Dame de Zagreb. Un coup de coeur absolu, même si ce n’est pas le meilleur de la série. J’ai encore bien en tête l’avant-dernier que j’ai lu, Les ombres de Katyn (chronique). Cependant, c’est toujours aussi prenant et intéressant à lire. Je me suis aussi intéressée à la Première Guerre mondiale, en prévision du mois de novembre qui sera placé sous le signe de la commémoration du centenaire de la fin de la Grande Guerre. À ce titre, j’ai lu une bande-dessinée autour de la figure du Baron rouge qui se développe sur trois tomes : Le bal des mitraillettes, Pluie de sang et Donjons et dragons de Pierre Vers et Carlos Puerta. Mon avis sera présenté à ce moment-là. 

Deux grosses déceptions également avec deux romans dont j’attendais beaucoup. Le premier fut les mémoires d’Ariel Levy, The rules do not apply. Il est classé dans les lectures féministes, une thématique que j’apprécie énormément et dans lequel je n’hésite pas à découvrir de nouveaux titres. Sincèrement, je ne l’ai pas trouvé intéressant pour un sou. Je ne me suis pas attachée à cette auteur, à ressentir une quelconque émotion. Pourtant, elle évoque les drames qui ont frappé sa vie, comment elle s’en est sortie. Je n’ai eu aucune affinité dès le début et, finalement, j’ai rapidement abandonné. Ma deuxième déception va pour Sweet d’Emmy Laybourne. Depuis un moment que j’ai eu envie de le lire, j’ai été déçue que la romance prenne trop de place. Pour un avis plus détaillé, je vous renvoie vers ma chronique. 

Enfin, je finis sur une note plus positive en vous parlant de mon dernier coup de coeur littéraire du mois… À l’ombre de nos secrets de Lily Haime. Une magnifique romance homosexuelle sous fond de Seconde Guerre mondiale. J’ai autant pleuré que vibré avec les personnages. Cette histoire m’a transporté, bouleversé et j’ai adoré tous les personnages qui constituent la famille de Julien, le personnage principal. Au final, il y a aussi beaucoup d’espoirs dans cette histoire. Je ne peux que le recommander.

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L’Organisation (2009) > Maria Galina

URSS, 1979, à la veille des Jeux Olympiques. En cette période de stagnation, la vie est rude : pénurie de biens, queues interminables et suspicion partout. Rosa, 17 ans, accepte à contrecoeur un emploi au service sanitaire du port, bureau SSE/2. Ce qu’elle est censée y faire n’est pas évident, et ce ne sont pas ses collègues revêches qui vont l’aider à y voir plus clair. Peu importe, entre deux rapports à saisir, Rosa s’évade sur les traces d’Angélique, marquise des anges… Il y a bien Vassili, le « spécialiste » du SSE/2, mais ce qu’il raconte n’a aucun sens : que sont ces parasites de deuxième catégorie qu’il traque ? Quel lien avec les cadavres atrocement mutilés découverts par la police ? Et quelle est cette ombre qui la suit dans la nuit ? En découvrant le véritable rôle du SSE/2, Rosa va vivre une aventure qui surpasse de loin celles de son héroïne préférée…

En attendant le lancement officiel du mois russe en décembre prochain, je tâte un peu le terrain en avance. Notamment pour savoir vers quels auteurs me diriger. Maria Galina est une auteur russe contemporaine dont je n’ai jamais entendu parler jusqu’à présent. Je me suis perdue dans les méandres de son Organisation grâce à sa couverture colorée et à son résumé qui rappelle un peu Ghostbuster et les chasses aux fantômes. Un bon programme en perspective !

En refermant ce livre, je suis un peu déboussolée. Clairement, ce roman ne m’a pas laissé indifférente, mais de là à dire que j’ai adoré, ce serait peut-être exagéré. J’ai eu tout au long de l’intrigue une relation d’amour/haine avec ce livre. Des éléments qui ont pu me plaire pendant quelques pages pouvaient m’énerver après. Ça a été surtout le cas des personnages qui passent d’intéressants à agaçants, puis j’ai eu envie d’en savoir plus sur eux. Ils sont parfois attachants et bien souvent, je me suis retrouvée prise entre deux positions contradictoires.

Je peux aussi ramener ça à l’intrigue. J’ai pu avaler des pages entières en le trouvant absolument génial et voulant toujours en connaître davantage. À d’autres moments, j’ai été à deux doigts d’abandonner ma lecture. Je n’ai jamais eu de demi-mesure avec ce roman.

Il m’a aussi fait connaître quelques frustrations. Maria Galina a l’art de passer du coq à l’âne sans prévenir. J’ai été souvent prise au dépourvu, me demandant si je n’avais pas raté quelques pages. J’ai relu un certain nombre de paragraphes pour voir quelle était la suite logique. Il n’y en a pas ou pas toujours. C’est un style parfois déroutant. Deuxième frustration également avec la fin du roman, où j’ai eu le sentiment que beaucoup choses sont restées en suspend.

Cependant, il y a quelque chose dans ce roman que je ne saurai décrire et qui a su me charmer, faisant pencher la balance vers le positif. Est-ce l’univers ? Il est original et, en quelques mots, l’auteur arrive parfaitement à créer un monde avec une organisation, des objectifs à atteindre… Il y a aussi un réalisme social qui m’a plu. Le contexte historique et social est passionnant et il s’en ressent dans chacune des pages : l’atmosphère un peu lugubre, le moral au plus bas, les magasins quasiment vides… Ce sont autant de petit plus qui, au final, font que je garde tout de même une bonne impression de ce roman.

Pour une première immersion dans la littérature russe contemporaine, je ne suis pas déçue. Maria Galina a su me transporter dans son monde et me faire vivre aux côtés de son Organisation. Il s’agit malheureusement de l’unique roman traduit en français de l’auteur.

La Culture avec un grand A et du latte #4

Je n’ai pas publié ce type d’articles depuis quelques mois, mais l’été est l’occasion parfaite pour reprendre quelques bonnes habitudes. Le mois d’août est déjà bien entamé et c’est le moment de proposer mon bilan de juillet. Les vacances d’été sont définitivement propices à la lecture…

Je n’ai vu que très peu de films. Trois pour être précise. Je ne me suis déplacée qu’une seule fois dans les salles obscures, pour voir le nouveau Jurassic World, Fallen KingdomIl a d’ailleurs été mon seul coup de coeur du mois. Il avait tous les ingrédients pour faire un opus réussi, tout en ouvrant d’autres possibilités. Je suis une grande fan de la franchise. À côté de ça, j’ai regardé The Dictator de Sacha Baron Cohen dont je ne suis définitivement pas fan de l’humour et Braquage à l’ancienne avec Michael Caine et Morgane Freeman. Une comédie sans plus.

En revanche, je me suis fait deux expositions : Hélène de Beauvoir, la soeur de Simone au Musée Würth qui propose une rétrospective de l’artiste, de ses débuts et ses influences au fur et à mesure. Je la recommande. Hélène est moins connue que sa soeur, mais elle le mérite. Son oeuvre est vraiment intéressante : elle s’inscrit dans les mouvements de l’avant-garde de l’époque tout en explorant des thèmes comme le féminisme, les événements de mai 68. Un week-end à Paris et j’ai profité pour aller voir l’exposition Klimt à l’Atelier des Lumières dont j’ai déjà parlé sur le blog.

En revanche, j’ai lu une quinzaine de livres.

  • How to be a woman de Caitlin Moran : une déception tout de même. J’attendais beaucoup de cet ouvrage, mais, finalement, je n’ai pas été sensible aux sujets qu’elle aborde et la manière dont elle les aborde.
  • Eragon de Christopher Paolini : j’avais très envie de relire afin de continuer et terminer la série. Cependant, la lecture de ce premier tome s’est révélée houleuse. Je n’ai plus retrouvé la magie de ma première lecture.
  • La tétralogie des origines, Le château des millions d’années de Stéphane Pzbylyski : la science-fiction n’est pas un genre que j’ai l’habitude de lire mais auquel je m’essaie de temps à autre. Le plus souvent avec succès comme avec Sylvain Neuvel. Un gros coup de coeur pour ce premier tome.

  • Kamarades, La fin des Romanov, Tuez-les tous & Terre promise de Benoît Abtey, Jean-Baptise Dusséaux et Mayalen Goult : une série dont j’ai adoré l’histoire et le graphisme. Un de mes coups de coeur de ce mois-ci.
  • The Romanovs de Simon Sebag-Montefiore : je vous renvoie vers mon article pour connaître mon avis sur cet essai historique.
  • Le détail, Pour une histoire rapprochée en peinture de Daniel Arasse : les essais d’histoire de l’art de Daniel Arasse sont toujours très bien écrit et j’apprends toujours plein de choses.
  • Vladimir Vladimirovitch de Bernard Chambraz : une lecture en demi-teinte. Je m’attendais à quelque chose de différent. J’en parlerai plus en détail lors du mois russe, en décembre.
  • À l’ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque : un des classiques autour de la Première Guerre mondiale. Une relecture qui m’a encore touché, chamboulé. Ce roman d’Erich Maria Remarque est celui qu’il faut lire à ce sujet.

  • Burn the fairytale d’Adeline Whitmore : je continue mon exploration de la poésie contemporaine avec Adeline Whitmore. Mais je suis réellement déçue. Je ne l’ai pas trouvé positif envers toutes les femmes.
  • La meilleure chose qui ne me soit (jamais) arrivée de Laura Tait et Jimmy Rice : finir le mois avec une petite romance. Elle est divertissante, mais pas transcendante. J’ai passé un bon moment, mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable.

Sky in the deep (2018) ∞ Adrienne Young

Raised to be a warrior, seventeen-year-old Eelyn fights alongside her Aska clansmen in an ancient rivalry against the Riki clan. Her life is brutal but simple: fight and survive. Until the day she sees the impossible on the battlefield—her brother, fighting with the enemy—the brother she watched die five years ago.

Parmi les nouvelles parutions 2018 dans la catégorie Young Adult, Sky in the deep, le premier roman d’Adrienne Young a retenu toute mon attention. La couverture est certes sublime, mais c’est surtout le résumé qui m’a plu. S’intéresser aux Vikings changeait grandement de ce que j’ai pu lire ces derniers temps. Malheureusement, je reste mitigée par cette lecture.

Le premier point qui m’a attristé est le rythme de l’histoire. Il est très inégal tout au long. Les premiers chapitres s’ouvrent sur une scène de bataille plutôt bien menée et une révélation. Après, il ne se passe plus grand chose avant la page 150 environ. Finalement, il y a un bon pôle de début et un autre à la fin. Ce qui se passe entre est un peu plus mou, pas totalement inintéressant non plus. Il s’intéresse à la vie quotidienne des Vikings, leurs croyances…

J’ai trouvé qu’il y a parfois un manque de détails, donnant l’impression qu’Adrienne Young passe un peu vite sur certains points, notamment sur les Heija. Il s’agit des « grands méchants » du roman et quasiment rien n’est dit sur eux. L’auteur le justifie par le fait que c’est un peuple qui n’est pas censé exister. Je n’ai pas été totalement convaincu par cette explication. J’aurai voulu plus d’éléments sur ce peuple qui perd de son côté mythique et effrayant rapidement. De plus, l’auteur va parfois trop vite en besogne. Certains passages, notamment la toute dernière bataille, semblent trop courts. Adrienne Young s’attarde, par exemple, sur la vie d’Eelyn chez les Rikki et elle décrit l’apothéose de l’intrigue en un court chapitre. C’est un peu décevant dans la mesure où j’ai attendu ce passage avec patience.

Concernant les personnages, je n’ai pas réellement eu de coup de coeur pour l’un ou l’autre. Eelyn m’a énervé quasiment tout au long du roman. Pourtant, le fait qu’il s’agisse d’une guerrière, d’une jeune fille indépendante et qui se débrouille seule a de quoi me plaire. Je regrette aussi que le personnage masculin, Fiske, n’ait pas été plus creusé. Il est intéressant, mais trop vite survolé. J’ai eu du mal à me l’imaginer. C’est l’aspect du roman qui m’a le plus chiffonné. Je n’oublie pas non plus que Sky in the deep est le premier roman de l’auteur. Il peut y avoir des imperfections.

Malgré tout, il y a de bonnes idées et le roman se laisse lire. J’ai surtout pointé les aspects qui m’ont quelque peu dérangé, mais cet ouvrage reste agréable à lire. Il n’est pas transcendant, même si l’univers change un peu. J’ai adoré l’ambiance, qui est plutôt bien décrite.

The Dark Between (2013) » Sonia Gensler

At the turn of the twentieth century, Spiritualism and séances are all the rage—even in the scholarly town of Cambridge, England. While mediums dupe the grief-stricken, a group of local fringe scientists seeks to bridge the gap to the spirit world by investigating the dark corners of the human mind. Each running from a shadowed past, Kate, Asher, and Elsie take refuge within the walls of Summerfield College. But their peace is soon shattered by the discovery of a dead body nearby. Is this the work of a flesh-and-blood villain, or is something otherworldly at play? This unlikely trio must illuminate what the scientists have not, and open a window to secrets taken to the grave—or risk joining the spirit world themselves.

Aujourd’hui, la période victorienne est à l’honneur pour le mois anglais. À cette occasion, je vous présente ma dernière lecture, The dark between de Sonia Gensler. L’intrigue se situe à la toute fin de cette période historique fascinante qui continue d’inspirer les auteurs. Gensler s’intéresse au spiritisme qui a rencontré un franc succès sous le règle de Victoria. Si je me fiais à la couverture et au résumé, son roman avait tout pour me plaire : une touche de surnaturel, une ambiance qui rappelle les romans gothiques et creepy à souhait, des mystères…

L’histoire démarre plutôt bien. Elle s’ouvre sur une séance de spiritisme qui ne se déroule pas comme prévue. Le ton est donné et cette première scène est pleine de promesses pour la suite. Malheureusement, tout s’est rapidement effondré dès la fin du premier chapitre. Je n’ai pas retrouvé le frisson de ce petit passage, ni même l’ambiance. La suite se révèle décevante. Elle est plate. L’auteur met en place une trace de mystères pour chacun des personnages. Quel est l’objet de la dispute entre Asher et son père ? Est-ce qu’Elsie a des pouvoirs ? Comment est mort le père de Kate ? Pourtant, il a manqué l’étincelle, car, à aucun miment, j’ai eu envie d’en savoir plus. Il manque un petit « je-ne-sais-quoi » pour créer l’envie et l’attente. J’ai abandonné ma lecture aux alentours d’une centaine de pages, car l’histoire est devenue longue et peu intéressante.

La succession des points de vue entre les trois personnages n’arrange pas le rythme du roman. J’ai apprécié Elsie. Du trio, elle est la plus intéressante, mais elle n’est pas le personnage principal. C’est dommage, car elle est la seule qui a une trame qui m’a plu. Quant à Asher et Kate, ils sont presque fades en comparaison. Je ne me suis pas du tout attachée à eux. C’est une autre raison de mon abandon. Ils n’ont pas apporté le petit plus que j’espérais pour ne pas abandonner ma lecture.

Je n’ai pas retrouvé l’ambiance des premières pages, malgré les secrets et les meurtres. Ce n’est plus aussi sombre et pesant. Je suis déçue par cet aspect du roman, sur lequel j’ai placé tout de même beaucoup placé beaucoup d’espoir. La présence du surnaturel est presque négligeable. J’ai été en attente de voir apparaître quelques fantômes ou esprits. J’en ai eu quasiment aucun et je me suis lassée à force.

The dark between est une déception. J’ai placé quelques espérances dans ce roman. En définitif, je suis passée totalement à côté de l’histoire, des personnages alors qu’il y a de quoi faire une bonne intrigue.

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La Culture avec un grand A et du latte #2

Ce mois de Mars est passé à une vitesse folle et je ne regrette pas qu’il se termine enfin. Il ne fut pas de tout repos entre l’avancement de mon mémoire et le rendu du projet pour les Journées des Arts et de la Culture dans l’Enseignement supérieur. Nous avons travaillé sur une salle des portraits en choisissant d’inverser les rôles : le visiteur n’est pas celui qui observe les tableaux, mais ces derniers viennent l’épier, en réactualisant les références. La vidéo est juste une merveille.

Du coup, cela a quelque peu influencé les films que j’ai vu en mars afin de chercher les meilleures séquences à ajouter à la vidéo. Le premier film fut l’adaptation de 1984 de George Orwell par Michael Radford… Qu’en dire ? J’ai eu énormément de mal à accrocher et je me suis quelques fois endormie. J’ai tout de fois commandé le livre pour découvrir ce classique que je n’ai pas encore lu. J’ai aussi revu Da Vinci Code (2006). Dans mes souvenirs, il y avait des scènes intéressantes sur l’impression d’être épié par les oeuvres du Louvre. C’est aussi un de mes petits plaisirs coupables. J’ai enchaîné sur un classique du cinéma français que je n’avais jamais vu jusqu’à maintenant, Harry, un ami qui vous veut du bien (2000). Il a plutôt mal vieilli, à mon avis, et je n’en garderai pas un souvenir impérissable.

Du coup, j’en ai un peu oublié ma résolution de tenter l’aventure des westerns. Objectif du mois d’avril… Essayer de voir un classique du genre et un qui soit plus récent. En attendant, j’ai aussi vu Justice League (2017) qui m’a laissé un sentiment quelque peu mitigé. Une très bonne surprise pour la musique, notamment Sigrid et son Everybody knows qui est une merveille. Comparés à Marvel, les DC Comics ont une bien meilleure soundtrack. Cependant, j’ai comme l’impression qu’ils ont du mal à trouver leur ton entre un humour proche de celui de Marvel et un autre plus sombre. Ils oscillent entre les deux. Je retiendrai également le placement de produits qui était un peu trop flagrant. Coucou Mercedes Benz !

J’ai aussi vu The Circle (2017) avec Tom Hanks et Emma Watson. L’idée de départ me semblait prometteuse en proposant une critique des réseaux sociaux et la volonté de toujours plus de transparence. Il est l’adaptation d’un thriller. Le film démontre bien les effets un peu pervers des réseaux sociaux. Cependant, la fin m’a quelque peu déçue. Ce n’était pas ce à quoi je m’attendais et, au final, j’ai pensé qu’elle avait moins d’impact sur le spectateur.

Un peu moins déçue par Zombillenium (2017) qui fut mon premier coup de coeur du mois. Je n’ai rien à redire sur l’histoire et les graphismes qui reprennent les codes de la bande dessinée. Frida (2002) fut aussi une belle découverte. J’admire beaucoup l’oeuvre de Kahlo et le film intègre tellement bien les oeuvres à la proposition esthétique du film, tout en montrant les liens entre son art et les événements de sa vie. L’interprétation de Salma Hayek est absolument irréprochable. Le dernier film vu était Ferdinand (2017) qui dénonce le monde de la corrida et la mise à mort des taureaux, sans tomber dans les clichés.

Du point de vue des séries, j’ai définitivement terminée Agent Carter et ce fut une très bonne deuxième saison. Je ne comprends toujours pas pourquoi elle a été arrêtée, mais Peggy et Jarvis vont me manquer. J’ai également succombé au phénomène Black Mirror en regardant les trois épisodes de la première saison. J’ai été totalement convaincue.

Du point de vue de mes lectures, j’ai continué ma découverte des auteurs français contemporains avec le deuxième tome de La Mort de Staline de Fabien Nury et Thierry Robin que j’ai adoré, mon premier Max Gallo avec La chute de l’Empire romainToday we live d’Emmanuelle Pirotte, Palmyre de Paul Veyne. Pas vraiment de coup de coeur, mais pas de grosses déceptions non plus. La seule va aux Animaux fantastique de J.K. Rowling.

Mon coup de coeur littéraire va pour Lumikko de Pasi Ilmari Jääskeläinen. Je compte en parler plus longuement sur le blog. Globalement, c’est une bonne surprise. Ce n’était ce à quoi je m’attendais, mais c’était encore mieux. À côté de cela, j’ai lu un comics, Joker de Brian Azzarello et Lee Barmejo, Les enquêtes de Middleton & Grice, Petits meurtres à Mangle Street de M.R.C. Kasasian qui est sympathique mais qui ne révolutionne pas le genre des policiers historiques. Je désirai lire depuis un petit moment Mythologie nordique de Neil Gaiman. Il se laisse lire, mais il ne m’a pas fait une forte impression. Je cite également rapidement le dernier Dan Brown, Origine, dont l’article sera bientôt en ligne. Il y a aussi eu deux lectures en anglais : Velvet undercover de Teri Brown (je vous en reparlerai en novembre, car il fait partie d’un projet) et One dark throne de Kendare Blake qui fut un brin en-dessous du premier.

J’ai aussi profité de ma dernière journée sur Metz pour voir la nouvelle exposition du Centre Pompidou, L’aventure de la couleur. Une petite exposition que j’ai grandement appréciée et qui m’a permis de voir des Matisse, quelques monochromes d’Yves Klein dont l’International Klein Blue est une pure merveille que je peux admirer pendant des heures.

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Les Animaux fantastiques, Vie et Habitat (2001) • J.K. Rowling

Il est rare qu’une maison de sorciers ne compte pas dans sa bibliothèque un exemplaire des Animaux fantastiques. Désormais, et pour une période limitée dans le temps, les Moldus vont avoir à leur tour la possibilité d’apprendre où vit le Quintaped, ce que mange le Puffskein et pourquoi il vaut mieux ne pas laisser dans le jardin une soucoupe de lait destinée à un Knarl…

Je me considère comme une fan de la première heure d’Harry Potter. Cette série m’a suivi de mes onze ans jusqu’à plus de mes vingt ans. Je les ai souvent relu et j’attendais leurs sorties avec impatience. Pareil pour les adaptations cinématographiques. Pourtant, je suis loin d’avoir tout lu concernant cet univers. À vrai dire, il me manquait surtout deux ouvrages : Le Quidditch à travers les âges et Les Animaux fantastiques. Pour être honnête, je ne comprenais pas l’intérêt de ces deux livres. Si je vous parle aujourd’hui des Animaux fantastiques, c’est tout simplement que ma petite soeur me l’a mis entre les mains. Je ne suis pas sûre que je l’aurai lu sans ça.

Qu’est-ce que j’en ai pensé ? La majeure partie du livre est un bestiaire des différents animaux que nous pouvons trouver dans le monde des sorciers en explorant leur habitat, en apprenant s’ils sont dangereux ou non, ce que, parfois, peuvent penser les Moldus qui ont la chance ou la malchance de les croiser… Ce n’est pas l’aspect qui m’a véritablement le plus charmé du livre. Même si j’adore l’univers de Rowling qui m’a fasciné pendant de longues années, je suis un peu plus mitigée sur l’utilité d’un bestiaire magique. Je n’ai pas eu le sentiment que la lecture m’a apporté quelque chose en plus par rapport à la série. Il y a des bêtes que nous avons jamais croisé, certes. Cependant, celles qui sont présentes à la fois dans les livres, dans les films -et j’inclue Les Animaux fantastiques– sont relativement bien expliquées au moment où nous les croisons. Du coup, j’ai lu certains passages en diagonal, m’arrêtant sur l’une ou l’autre des entrées.

En revanche, j’admire toujours la capacité de l’auteur à construire en quelques lignes un monde complet. J’ai adoré le fait, par exemple, que le livre se présente comme un véritable ouvrage sorcier, que le lecteur pourrait trouver sur les étagères de Fleury & Bott au Chemin de Traverse. Pourtant, quand je regarde de près, les procédés sont plutôt simples : une introduction par Newt Scamander, une introduction par Dumbledore, des notes de bas de pages renvoyant à d’autres ouvrages du monde des sorciers… Ce sont des petits trucs qui fonctionnent toujours et qui, finalement, donnent aussi de l’épaisseur à un roman. Rowling est une conteuse talentueuse et elle arrive à m’émerveiller à chaque fois.

Les dix premières pages du début, quand Newt prend la plume pour présenter sa vie et son ouvrage, m’ont marqué. La première chose est que j’ai enfin compris d’où sortait toute l’intrigue du premier film des Animaux fantastiques et l’intrigue du deuxième -quelle bande annonce ! C’est aussi un des nombreux talents de l’auteur : comment en deux ou trois pages, en lisant parfois entre les lignes, ou juste par une simple phrase, tout une autre partie de son monde prend vie. J’ai donc trouvé cette partie de l’ouvrage bien plus intéressante que le bestiaire en soi, qui m’a laissé un peu plus sceptique et dont j’ai surtout lu les animaux fantastiques que je connaissais déjà ou dont l’illustration m’a plu.

L’édition que j’ai eu entre les mains était largement illustrée par de magnifiques dessins. Je n’ai malheureusement pas retenu le nom de l’illustrateur, mais je pense sincèrement qu’il/elle a fait un travail fantastique. Il ou elle ne s’est pas limité(e) à ceux dont la physionomie a déjà été imaginée dans les films. D’autres reprennent vie également. Les illustrations rendaient l’ouvrage encore plus beau, même si un bestiaire sans image, c’est un peu triste. C’était un petit plus que de les découvrir au fur et à mesure, de voir simplement la manière dont elles donnent vie aux descriptions.

Cependant, je peux difficilement dire que ce petit livre est un coup de coeur. Avoir simplement apprécié l’introduction ne suffit pas, notamment quand je compare le nombre de pages que j’ai apprécié par rapport à celles que j’ai lu en diagonal ou que j’ai sauté. Je partais avec des a priori qui se sont révélés exacts. Je pense, et c’est une position très personnelle, que les Animaux fantastiques n’apporte pas forcément une énorme plus-value à l’histoire en général. Cela me conforte également dans l’idée que je ne lirai probablement jamais Le Quidditch à travers les âges.

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