SULLIVAN, Deirdre • Tangleweed & Brine (2017)

A collection of twelve dark, feminist retellings of traditional fairytales are given a witchy makeover, not for the faint-hearted, from one of Ireland’s leading writers for young people. You make candles from stubs of other candles. You like light in your room to read. Gillian wants thick warm yellow fabric, soft as butter. Lila prefers cold. All icy blues. Their dresses made to measure. No expense spared. And dancing slippers. One night’s wear and out the door like ash. You can’t even borrow their cast-offs. You wear a pair of boots got from a child. Of sturdy stuff, that keeps the water out and gets you around.

L’ouvrage retenu pour le club de lecture de novembre de la librairie anglaise de Montpellier a été Tangleweed & Brine de l’auteur irlandaise Deirdre Sullivan. Ce sont des réécritures de contes célèbres qui se déclinent sous la forme de petites nouvelles d’une quinzaine de pages, chacune étant illustrée par une pleine page de Karen Vaughan.

Comme bien souvent avec les recueils de nouvelles, j’ai eu quelques préférences pour l’une ou l’autre des histoires. Bien souvent, je retiens les réécritures des contes que j’ai toujours appréciés comme Le Petit Chaperon rouge, La Petite Sirène ou La Belle et la Bête. Ce sont des récits dont je me souviens encore parfaitement des rebondissements et des enjeux. Je les connais presque par coeur. D’autres n’ont que de vagues résonances comme Raiponce ou Peau d’âne. Cependant, cela ne veut pas dire qu’elles ont été moins appréciées. Bien au contraire, je les découvre. C’est aussi là que réside le talent de l’auteur. Elle propose une lecture inédite et originale de ces histoires qui ont marqué notre enfance.

Deirdre Sullivan prend un point de vue qui est très intéressant. Elle laisse la parole aux princesses des contes. Ces dernières sont loin d’être les gentilles héroïnes à la Disney. Elles nous montrent leur côté sombre qu’elles embrassent sans aucune honte. Elles ne font pas ce qu’elles attendent d’elles, préférant vivre leurs vies. Elles utilisent la magie pour se venger… Bref, ce sont autant de personnages qui s’éloignent de notre vision d’elles. J’ai adoré ces différents portraits de femmes et filles, pris sous un angle plus sombre, plus psychologique et plus féministe.

Et c’est d’autant plus un plaisir à lire que chacune des réécritures sont parrainent écrites. Chacune d’entre elles est un petit bijou. Le style d’écriture du conte est présent et empreint de poésie. C’est de la belle prose anglaise et les illustrations de Karen Vaughan renforce la magie des nouvelles proposées par l’auteur. Elles sont magnifiques et collent parfaitement à l’ambiance très noire et torturée, tout en célébrant la beauté de la femme.

Tangleweed & Brine est une belle surprise et j’en garde définitivement un bon souvenir dans la mesure où il change de ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant dans ce genre littéraire. C’est encore un roman catégorisé « young adult » qui pourrait se retrouver dans toutes les mains.

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