Anne Perry • Le curieux Noël de Mrs Ellison

Le curieux Noël de Mrs Ellison • Anne Perry • 2017 • 10/18 • 116 pages

Quand Mariah Ellison reçoit en guise de cadeau de Noël un boulet de canon sur le pas de sa porte, elle se rappelle un meurtre, survenu il y a vingt ans, qui a brisé l’une de ses plus fortes amitiés. Comprenant que cette vieille affaire refait surface, elle se rend dans le Surrey dans l’espoir de se réconcilier avec son amie et de résoudre enfin le crime qui les a séparées.


Je n’avais jamais lu un roman d’Anne Perry jusqu’à maintenant. Pourtant, ses romans m’ont toujours intéressée, étant amatrice de romans policiers historiques. Cette première incursion dans la bibliographie de cette autrice est plutôt en demi-teinte. Il y a des aspects que j’ai bien aimé et d’autres sur lesquels je suis plus déçue.

La première chose qui m’a dérangé concerne la manière dont l’intrigue est menée. Il m’a manqué des rebondissements et des révélations de dernière minute, ou des obstacles à surmonter. L’histoire est quelque peu plate et linéaire. Elle manque cruellement de suspens à mon goût. Il y a un petit retournement de situation à la fin, mais il ne fait pas vraiment l’objet d’une grande surprise. Il ne m’a pas fait l’effet d’une bombe et c’est dommage. L’intrigue est assez convenue et sans surprise.

Par ailleurs, la fin se devine malheureusement très rapidement. Une fois que l’intrigue a bien démarré, le lecteur se doute de la manière dont toute cette enquête va se terminer. Il n’y a pas de surprise non plus de ce côté-là. J’aurai espéré que le coupable tenterait de mettre plus de bâton dans les roues de Mariah Ellison et de ses amis. Il revient dans ce village pour défendre sa réputation, mais il ne le fait pas de manière très convaincante.

Malgré tout, l’histoire est prenante et elle se laisse lire d’un bout à l’autre. Le fait qu’elle soit relativement courte n’est pas forcément à son avantage, car elle aurait mérité d’être plus amplement développé. Par certains aspects, elle m’a aussi intrigué. Je voulais savoir comment le personnage principal va bien pouvoir aider ses amis pour faire entendre la vérité, la manière dont elle va mener l’enquête. Mariah Ellison parle aux gens, les amène à se confesser à elle et à avouer leurs secrets.

La thématique qui est évoquée n’est pas la plus facile. Anne Perry aborde les violences domestiques faites aux femmes et les prédateurs sexuels. Elle fait preuve d’une certaine pudeur et retenu quand elle parle de ce que Mariah Ellison a vécu auprès de son mari. Le lecteur comprend pourquoi cette histoire qui s’est déroulée quelques années en arrière la bouleverse autant.

Cette lecture s’est certes révélée en demi-teinte, mais je ne suis pas assez déçue pour retenter l’expérience. J’ai Dans l’oeil du cyclone dans ma wish-list et je compte bien le découvrir. Le curieux Noël de Mrs Ellison est un roman relativement sympathique. J’aurais aimé que l’ambiance de Noël soit un brin plus présente.

Volker Kutscher • Babylon Berlin (2007)

Babylon Berlin • Volker Kutscher • Sandstone Press • 2007 • 432 pages

It’s 1929 and Berlin is the vibrating metropolis of post-war Germany—full of bars and brothels and dissatisfied workers at the point of revolt. Gereon Rath is new in town and new to the police department.

When a dead man without an identity, bearing traces of atrocious torture, is discovered, Rath sees a chance to find his way back into the homicide division. He discovers a connection with a circle of oppositional exiled Russians who try to purchase arms with smuggled gold in order to prepare a coup d’état. But there are other people trying to get hold of the gold and the guns, too. Raths finds himself up against paramilitaries and organized criminals. He falls in love with Charlotte, a typist in the homicide squad, and misuses her insider’s knowledge for his personal investigations. And as he gets further entangled with the case, he never imagined becoming a suspect himself.


Une deuxième lecture pour les Feuilles allemandes, rendez-vous qui propose de lire des auteurs allemands durant le mois de novembre. Il y a quelques jours, j’ai présenté Le Voyageur d’Ulrich Alexander Boschwitz [lien]. Changement de genre avec un policier historique, Babylon Berlin de Volker Kutscher. Ce livre a déjà fait l’objet d’une adaptation sous la forme d’une série que j’ai vu et adoré il y a quelques mois [lien]. J’avais très envie de découvrir le roman, mais je ressors de cette lecture déçue.

Pourquoi ? Babylon Berlin nous plonge dans le Berlin des années 1920, qui devait être la ville la plus folle de cette époque en Europe. La série le montre beaucoup plus avec le visuel, la musique et le rythme rapide des épisodes. Le spectateur est enveloppé dans une ambiance Années Folles qui manque très clairement au roman. Le personnage principal travaille pour la Brigade des Moeurs, mais le roman est plus lisse et presque policé que la série sur certains points, notamment tout ce qui touche à la vie nocturne de la capitale allemande. Elle est évoquée, mais elle semble moins au centre du livre que de la série. Il y a un point, en revanche, que j’ai apprécié dans le livre, par rapport à la série concerne le personnage de Charlotte Ritter. Elle a déjà de l’importance au sein de la brigade criminelle, et l’auteur met plus l’accent sur ce point alors que l’adaptation s’en tient beaucoup au fait qu’elle se prostitue pour gagner sa vie. Mais, pour en revenir à l’ambiance, cette dernière couplée à un rythme lent ont, au final, eu raison de moi.

La série suit relativement fidèlement le roman. Il y a des petits changements dans l’intrigue, mais ils portent sur des petits points par-ci, par-là. J’en ai déjà évoqué un, un peu plus haut. Gereon Rath n’a pas été envoyé à Berlin pour régler discrètement une affaire concernant le maire de Cologne, mais parce qu’il doit se faire oublier après une énorme erreur professionnelle. L’intrigue principale reste sensiblement la même, ce qui a aussi joué sur mon appréciation finale du livre. Je connaissais déjà certains rebondissements et quelques-unes des révélations. J’ai vraiment moins accroché au livre qu’à la série alors que d’habitude, c’est plutôt l’inverse.

En revanche, du point de vue de la vérité historique, l’auteur reprend les événements historiques qui ont eu lieu à la fin des années 1920 et au début des années 1930 avec les agitations politiques : les communistes dans les quartiers populaires de Berlin, la montée du nazisme (bien plus évoquée dans le livre que dans la série)… On sent que la République de Weimar est à bout de souffle et accumule les erreurs. Volker Kutscher s’est amplement documenté pour faire revivre à son lecteur cette époque historique (moins le côté un peu fou).

Babylon Berlin est le premier tome d’une série que j’aimerais malgré tout continuer. Peut-être en redonnant une chance à celui-ci. Je dois avoir encore trop la série en tête pour apprécier pleinement le roman. Néanmoins, je suis une grande lectrice de romans policiers historiques et j’apprécie énormément ceux se déroulant dans le Berlin (ou l’Allemagne) de l’entre-deux-guerres ou durant la Seconde Guerre mondiale, comme les Philip Kerr ou les Harald Gilbers. Celui-ci a du potentiel.

Top 5 Wednesday • Les livres que j’aimerais lire avant la fin de l’année

Ce n’est pas un thème officiel du groupe, mais j’avais envie de parler des livres que j’aimerais beaucoup pouvoir lire avant la fin de l’année…

Ceux de ma pile à lire

La Passe-Miroir, La Tempête des échos • Christelle Dabos

Outre le fait d’avoir enfin le dernier mot sur ces quatre tomes qui m’ont tenu en haleine, je termine aussi une série parmi toutes celles que j’ai commencé.

Babylon Berlin • Volker Kutscher

J’ai adoré la première saison qui en est tiré et j’aimerai beaucoup découvrir le roman. Il s’agit du premier tome d’une nouvelle série, par contre… J’en termine une pour en commencer une autre.

Les frères Ashkenazi • Israël Joshua Singer

J’ai lu il y a quelques mois La famille Karnovski que j’avais adoré, un véritable coup de coeur. J’avais aussi cet autre roman de l’auteur dans ma pile à lire qu’il me tarde de lire.

Trois étages • Eshkol Nevo

Je continue de découvrir la littérature israélienne ou en yiddish et celui-ci me tente énormément. Je ne connais pas du tout l’auteur donc une totale découverte.

1793 • Niklas Natt Och Dag

J’adore les policiers historiques, mais je n’en ai jamais lu autour de la Révolution française. Celui-ci me permettrait de sortir quelque peu de ma zone de confort.

Ceux de ma wish-list

La plupart des livres que j’évoque ne sont même pas dans ma liseuse ou pile à lire…

Ariadne • Jennifer Saint

Adorant les réécritures de la mythologie grecque, je ne peux pas passer à côté de cette lecture. Le résumé a piqué ma curiosité et la couverture est absolument sublime.

Dracula’s Child • J.S. Barnes

Il traîne depuis un moment dans ma wish-list. J’adore cet éditeur, Titan Books. Il publie beaucoup de fantastique et fantasy, horreur dont les Christina Henry. Pour le moment, je n’ai jamais été déçue et celui-ci s’inspirant de Dracula me tente énormément.

A Game of Lies • Rebecca Cantrell

Il s’agit du troisième tome d’une série que j’ai commencé l’année dernière et que j’aimerai continuer (et terminer). Les deux premiers avaient été des coups de coeur.

Annelies • David Gillham

Un autre roman qui traîne depuis bien trop longtemps dans ma wish-list et que j’aimerais beaucoup lire.

Hamnet • Maggie O’Farrell

Un roman qui a souvent été vu sur la blogosphère mais que je n’ai pas encore eu l’occasion de découvrir.

Top 5 Wednesday • Underrated authors

Le thème de cette semaine met en avant les auteurs que l’on pense « sous-côté » ou qui méritent plus d’attention. Pour créer ce top 5, qui ne comprend en réalité que quatre auteurs, je me base surtout sur les blogs que j’ai l’habitude de lire.

Christina Henry

Elle revient systématiquement sur mon blog, car je lis toujours ses nouvelles publications dès leurs sorties. Ce sont souvent des réécritures de contes ou autour d’un mythe comme Alice au Pays des Merveilles, le Yéti ou Peter Pan. Ses univers sont malsains, sombres et torturés. Ils peuvent mettre mal à l’aise, mais j’adore ça. Je n’ai pour l’instant jamais été déçue par ses romans et je les recommande chaudement. J’avais d’ailleurs écrit un article à son sujet. [lien]

Philip Kerr

Il est peut-être un peu plus connu que Christina Henry. C’est aussi un des auteurs les plus représentés dans mes bibliothèques. Sa série Bernie Gunther m’a tenu en haleine pendant de longues années. Je me suis énormément attachée à ce personnage et son humour noir, cynique. Le contexte historique est parfaitement documenté. J’en avais aussi parlé sur le blog il y a quelques années. [lien]

Émile Zola

Je redécouvre cet auteur depuis quelques mois. Alors qu’il était ma bête noire de mes années lycée, je l’apprécie de plus en plus. J’avance doucement mais sûrement dans les Rougon-Macquart, mais, pour le moment, rares sont les tomes que je n’ai pas apprécié.

Ben Aaronovitch

Il signe aussi une des séries que j’adore, les Peter Grant. Elle mêle magie, humour anglais et références à la pop culture britannique à coup de Sherlock Holmes, Doctor Who ou Harry Potter. Je me régale à chaque tome, et il m’en reste que quelques uns avant de l’avoir définitivement terminée… Pour mon plus grand regret, car c’est le type de livres que j’adore lire un cas de coup de mou.

Bilan des sorties VO lues • Janvier à Juin 2021

Depuis un peu plus d’un an, je propose un tour d’horizon des sorties VO (en anglais) qui me tentent énormément. J’en lis un certain nombre, mais sans toujours les chroniquer sur le blog. Le mois de Juin vient de toucher à sa fin et, avec lui, la moitié de l’année. L’occasion parfaite pour un petit bilan mi-parcours des parutions déjà lues et celles que j’aimerai encore découvrir.

En cliquant sur les mois, vous accédez à l’article sur les sorties VO correspondant.

Janvier

Livres lus

The House on Vesper Sands – Padraic O’Donnell

On the case is Inspector Cutter, a detective as sharp and committed to his work as he is wryly hilarious. Gideon Bliss, a Cambridge dropout in love with one of the missing girls, stumbles into a role as Cutter’s sidekick. And clever young journalist Octavia Hillingdon sees the case as a chance to tell a story that matters—despite her employer’s preference that she stick to a women’s society column. As Inspector Cutter peels back the mystery layer by layer, he leads them all, at last, to the secrets that lie hidden at the house on Vesper Sands.

J’avais hâte de pouvoir le lire, car il avait de bons arguments : un policier historique, la période victorienne, un meurtre qui semble mettre en oeuvre des forces occultes… Mais au bout d’un gros tiers, l’intrigue n’a toujours pas démarré et le livre commence à devenir trop lent et mon attention descendait en flèche. Même en dépassant la centaine de pages, je n’avais pas le sentiment que l’intrigue avait réellement commencé alors que quasiment un tiers était lu.

The Heiress, The Revelations of Anne de Bourgh – Molly Greeley

As a fussy baby, Anne de Bourgh’s doctor prescribed laudanum to quiet her, and now the young woman must take the opium-heavy tincture every day. Growing up sheltered and confined, removed from sunshine and fresh air, the pale and overly slender Anne grew up with few companions except her cousins, including Fitzwilliam Darcy. Throughout their childhoods, it was understood that Darcy and Anne would marry and combine their vast estates of Pemberley and Rosings. But Darcy does not love Anne or want her.

After her father dies unexpectedly, leaving her his vast fortune, Anne has a moment of clarity: what if her life of fragility and illness isn’t truly real? What if she could free herself from the medicine that clouds her sharp mind and leaves her body weak and lethargic? Might there be a better life without the medicine she has been told she cannot live without?

In a frenzy of desperation, Anne discards her laudanum and flees to the London home of her cousin, Colonel John Fitzwilliam, who helps her through her painful recovery. Yet once she returns to health, new challenges await. Shy and utterly inexperienced, the wealthy heiress must forge a new identity for herself, learning to navigate a “season” in society and the complexities of love and passion. The once wan, passive Anne gives way to a braver woman with a keen edge—leading to a powerful reckoning with the domineering mother determined to control Anne’s fortune . . . and her life.

Le livre prend place dans l’univers de Jane Austen et notamment Pride & Prejudice, en s’intéressant à la cousine de Fitzwilliam Darcy, Anne de Bourgh. Pas un coup de coeur car, malheureusement, le roman souffre de trop nombreuses longueurs. Cependant, Anne est un personnage attachant à suivre, surtout quand elle sort de son cocon. L’aspect historique est également bien développé.

Lore – Alexandra Bracken

Every seven years, the Agon begins. As punishment for a past rebellion, nine Greek gods are forced to walk the earth as mortals, hunted by the descendants of ancient bloodlines, all eager to kill a god and seize their divine power and immortality.

Long ago, Lore Perseous fled that brutal world in the wake of her family’s sadistic murder by a rival line, turning her back on the hunt’s promises of eternal glory. For years she’s pushed away any thought of revenge against the man–now a god–responsible for their deaths.

Yet as the next hunt dawns over New York City, two participants seek out her help: Castor, a childhood friend of Lore believed long dead, and a gravely wounded Athena, among the last of the original gods.

The goddess offers an alliance against their mutual enemy and, at last, a way for Lore to leave the Agon behind forever. But Lore’s decision to bind her fate to Athena’s and rejoin the hunt will come at a deadly cost–and still may not be enough to stop the rise of a new god with the power to bring humanity to its knees.

Lore est un roman d’action qui s’inspire de la mythologie grecque. Ce n’est pas totalement un coup de coeur, mais j’ai vraiment passé un bon moment. Il y a une bonne dose d’actions, de rebondissements… L’idée de départ est originale et bien développée.

Don’t tell a soul – Kirsten Miller

All Bram wanted was to disappear—from her old life, her family’s past, and from the scandal that continues to haunt her. The only place left to go is Louth, the tiny town on the Hudson River where her uncle, James, has been renovating an old mansion. But James is haunted by his own ghosts. Months earlier, his beloved wife died in a fire that people say was set by her daughter. The tragedy left James a shell of the man Bram knew—and destroyed half the house he’d so lovingly restored.

The manor is creepy, and so are the locals. The people of Louth don’t want outsiders like Bram in their town, and with each passing day she’s discovering that the rumors they spread are just as disturbing as the secrets they hide. Most frightening of all are the legends they tell about the Dead Girls. Girls whose lives were cut short in the very house Bram now calls home. The terrifying reality is that the Dead Girls may have never left the manor. And if Bram looks too hard into the town’s haunted past, she might not either.

En un seul mot… Creepy. L’histoire est dérangeante à souhaite et il y a quelques moments qui font bien frissonner. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de devoir le mettre de côté, quand j’étais toute seule en soirée. L’auteur maîtrise parfaitement le suspens et à chaque page tournée, je voulais connaître la vérité, car il y avait quelques bizarreries qui interviennent durant la lecture… J’ai adoré l’évolution de l’intrigue et le livre est un coup de coeur.

Ceux que j’aimerais lire

Our darkest night de Jennifer Robson ; The Divines d’Ellie Eaton ; The last garden in England de Julia Kelly ; Faye, faraway d’Helen Fisher ; The Historians de Cecilia Eckbäck ; In the garden of spite de Camilla Bruce ; The Children’s train de Viola Ardone.

Février

Livres lus

The Paris Dressmaker – Kristy Cambron

Paris, 1939. Maison Chanel has closed, thrusting haute couture dressmaker Lila de Laurent out of the world of high fashion as Nazi soldiers invade the streets and the City of Lights slips into darkness. Lila’s life is now a series of rations, brutal restrictions, and carefully controlled propaganda while Paris is cut off from the rest of the world. Yet in hidden corners of the city, the faithful pledge to resist. Lila is drawn to La Resistance and is soon using her skills as a dressmaker to infiltrate the Nazi elite. She takes their measurements and designs masterpieces, all while collecting secrets in the glamorous Hôtel Ritz—the heart of the Nazis’ Parisian headquarters. But when dashing René Touliard suddenly reenters her world, Lila finds her heart tangled between determination to help save his Jewish family and bolstering the fight for liberation.

Paris, 1943. Sandrine Paquet’s job is to catalog the priceless works of art bound for the Führer’s Berlin, masterpieces stolen from prominent Jewish families. But behind closed doors, she secretly forages for information from the underground resistance. Beneath her compliant façade lies a woman bent on uncovering the fate of her missing husband . . . but at what cost? As Hitler’s regime crumbles, Sandrine is drawn in deeper when she uncrates an exquisite blush Chanel gown concealing a cryptic message that may reveal the fate of a dressmaker who vanished from within the fashion elite.

Je ressors extrêmement déçue par ce roman. En soi, il avait de quoi me plaire : la mode et plus particulièrement la Maison Chanel, Paris sous l’Occupation, la Résistance et le destin de deux femmes… Malheureusement, l’auteur alterne non seulement les deux points de vue, et deux époques différentes : le début de la guerre et 1944. Cela fait quatre trames différentes, et elles ne sont pas d’égal intérêt. J’ai eu du mal à m’attacher à Simone et Lila.

The Shadow War – Lindsay Smith

World War II is raging, and five teens are looking to make a mark. Daniel and Rebeka seek revenge against the Nazis who slaughtered their family; Simone is determined to fight back against the oppressors who ruined her life and corrupted her girlfriend; Phillip aims to prove that he’s better than his worst mistakes; and Liam is searching for a way to control the portal to the shadow world he’s uncovered, and the monsters that live within it–before the Nazi regime can do the same. When the five meet, and begrudgingly team up, in the forests of Germany, none of them knows what their future might hold.

As they race against time, war, and enemies from both this world and another, Liam, Daniel, Rebeka, Phillip, and Simone know that all they can count on is their own determination and will to survive. With their world turned upside down, and the shadow realm looming ominously large–and threateningly close–the course of history and the very fate of humanity rest in their hands. Still, the most important question remains: Will they be able to save it?

Il y a de bonnes idées : la Seconde Guerre mondiale, des forces occultes et un monde parallèle, une mission impossible… L’intrigue possède beaucoup trop de personnages et de points de vues différents pour que la lecture soit agréable. Je m’y perdais. Par ailleurs, les personnages sont plus des archétypes que réellement travaillés et nuancés. L’histoire traine en longueur alors que je m’attendais à plus d’action.

The Witch’s Heart – Genevieve Gornichec

Angrboda’s story begins where most witches’ tales end: with a burning. A punishment from Odin for refusing to provide him with knowledge of the future, the fire leaves Angrboda injured and powerless, and she flees into the farthest reaches of a remote forest. There she is found by a man who reveals himself to be Loki, and her initial distrust of him transforms into a deep and abiding love.

Their union produces three unusual children, each with a secret destiny, who Angrboda is keen to raise at the edge of the world, safely hidden from Odin’s all-seeing eye. But as Angrboda slowly recovers her prophetic powers, she learns that her blissful life—and possibly all of existence—is in danger.

With help from the fierce huntress Skadi, with whom she shares a growing bond, Angrboda must choose whether she’ll accept the fate that she’s foreseen for her beloved family…or rise to remake their future. From the most ancient of tales this novel forges a story of love, loss, and hope for the modern age.

J’adore les réécritures, que ce soit de contes ou de la mythologique. Genevieve Gornichec s’inspire d’une des épouses de Loki, Angrboda la sorcière. Ce type d’ouvrages se veut dans une lignée féministe, mais il rate quelque peu son effet. J’en ai lu la moitié avant d’abandonner. Le livre a été d’un tel ennui que je suis même étonnée d’avoir eu la patience de tenir jusque là.

Ceux que j’aimerais lire

While Paris slept de Ruth Druart ; The house upstairs de Julia Fine ; The invisible woman d’Erika Robuck ; A history of what come next de Sylvain Neuvel ; All Girls d’Emily Layden ; The kitchen front de Jennifer Ryan.

Mars

Livres lus

After Alice felll – Kim Taylor Blakemore

New Hampshire, 1865. Marion Abbott is summoned to Brawders House asylum to collect the body of her sister, Alice. She’d been found dead after falling four stories from a steep-pitched roof. Officially: an accident. Confidentially: suicide. But Marion believes a third option: murder.

Returning to her family home to stay with her brother and his second wife, the recently widowed Marion is expected to quiet her feelings of guilt and grief—to let go of the dead and embrace the living. But that’s not easy in this house full of haunting memories. Just when the search for the truth seems hopeless, a stranger approaches Marion with chilling words: I saw her fall.

Now Marion is more determined than ever to find out what happened that night at Brawders, and why. With no one she can trust, Marion may risk her own life to uncover the secrets buried with Alice in the family plot. 

Un roman rempli de secrets de famille avec une atmosphère loure. Malgré quelques lenteurs qui peuvent parfois ponctuer le livre, les pages se tournent facilement, car l’envie de savoir ce qui est arrivé à Alice est plus forte, tout comme celle de découvrir le ou les secrets du frère de Marion et de son épouse. Pas un coup de coeur, mais une bonne lecture.

The Women of Château Lafayette – Stephanie Dray

A founding mother…
1774. Gently-bred noblewoman Adrienne Lafayette becomes her husband’s political partner in the fight for American independence. But when their idealism sparks revolution in France and the guillotine threatens everything she holds dear, Adrienne must choose to renounce the complicated man she loves, or risk her life for a legacy that will inspire generations to come.

A daring visionary…
1914. Glittering New York socialite Beatrice Astor Chanler is a force of nature, daunted by nothing–not her humble beginnings, her crumbling marriage, or the outbreak of war. But after witnessing the devastation in France and delivering war-relief over dangerous seas, Beatrice takes on the challenge of a lifetime: convincing America to fight for what’s right.

A reluctant resistor…
1940. French school-teacher and aspiring artist Marthe Simone has an orphan’s self-reliance and wants nothing to do with war. But as the realities of Nazi occupation transform her life in the isolated castle where she came of age, she makes a discovery that calls into question who she is, and more importantly, who she is willing to become. 

Lafayette revient à la mode après la sortie de la comédie musicale Hamilton. Stephanie Dray en fait l’élément central de son nouveau roman en explorant le destin de trois femmes durant la Révolution française, la Première et la Deuxième Guerre mondiale. Même si les époques sont totalement différentes pour ne pas être confondues, certaines sont plus intéressantes que d’autres. Néanmoins, cela reste un livre que j’ai abandonné.

Ceux que j’aimerais lire

Under the light of the Italian moon de Jennifer Anton ; Vera de Carol Edgarian ; The lost village de Camilla Sten ; The Rose Code de Kate Quinn ; The lost apothecary de Sarah Penner.

Avril

Livres lus

Sistersong – Lucy Holland

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Le résumé me faisait penser à une pièce de Shakespeare : trois soeurs aux destins différentes et dramatiques. J’ai adoré suivre l’histoire de ces soeurs, d’apprendre à les connaître, leurs secrets, leurs rêves et leurs espoirs. Elles sont différentes et je ne saurai dire laquelle a été ma préférée. Elles m’ont plu pour des raisons diverses. J’ai adoré à la fois le contexte historique (la Grande-Bretagne après la chute de l’Empire romain) et fantastique (la présence de magie et de Merlin). Le coup de coeur n’était pas loin, mais c’est un très bon roman que je ne regrette pas d’avoir découvert.

Ceux que j’aimerais lire

Ariadne de Jennifer Saint ; Near the bone de Christina Henry ; Ophelia de Norman Bacal ; The Mary Shelley Club de Goldy Moldavsky ; The last bookshop of London de Madeline Martin ; The Dictionnary of lost words de Pip Williams.

Mai

Ceux que j’aimerais lire

The Radio Operator d’Ulla Lenze ; Madam de Phoebe Wynne ; The lights of Prague de Nicole Jarvis.

Juin

Ceux que j’aimerais lire

The Wolf and the Woodsman d’Ava Reid ; Daughter of Sparta de Claire M. Andrews ; The nature of the witches de Rachel Griffin ; The Maidens d’Alex Michaelides ; For the Wolf d’Hannah F. Whitten.

Top 5 Wednesday • Long series

Le thème du jour propose de parler de nos séries littéraires préférées. Elles doivent contenir plus de trois tomes, pour être considérée comme une série longue.

Peter Grant – Ben Aaronovitch

Probationary Constable Peter Grant dreams of being a detective in London’s Metropolitan Police. Too bad his superior plans to assign him to the Case Progression Unit, where the biggest threat he’ll face is a paper cut. But Peter’s prospects change in the aftermath of a puzzling murder, when he gains exclusive information from an eyewitness who happens to be a ghost. Peter’s ability to speak with the lingering dead brings him to the attention of Detective Chief Inspector Thomas Nightingale, who investigates crimes involving magic and other manifestations of the uncanny. Now, as a wave of brutal and bizarre murders engulfs the city, Peter is plunged into a world where gods and goddesses mingle with mortals and a long-dead evil is making a comeback on a rising tide of magic.

C’est une série que j’aime énormément et qui comprend une dizaine de tomes. J’en ai déjà lu six et je suis en train de la terminer, doucement mais sûrement. J’adore cette histoire qui devient de plus en plus sombre au fur et à mesure et qui contient de nombreuses références à la pop culture anglaise et des touches d’humour anglais divines.

Les Rougon-Macquart – Émile Zola

Dans la petite ville provençale de Plassans, au lendemain du coup d’État d’où va naître le Second Empire, deux adolescents, Miette et Silvère, se mêlent aux insurgés. Leur histoire d’amour comme le soulèvement des républicains traversent le roman, mais au-delà d’eux, c’est aussi la naissance d’une famille qui se trouve évoquée : les Rougon en même temps que les Macquart dont la double lignée, légitime et bâtarde, descend de la grand-mère de Silvère, Tante Dide. Et entre Pierre Rougon et son demi-frère Antoine Macquart, la lutte rapidement va s’ouvrir. Premier roman de la longue série des Rougon-Macquart, La Fortune des Rougon que Zola fait paraître en 1871 est bien le roman des origines. Au moment où s’installe le régime impérial que l’écrivain pourfend, c’est ici que commence la patiente conquête du pouvoir et de l’argent, une lente ascension familiale qui doit faire oublier les commencements sordides, dans la misère et dans le crime.

En une vingtaine de tomes, Émile Zola évoque une famille et ses descendants dans la France du Second Empire. J’en suis quasiment à la moitié et, de manière générale, j’ai aimé chacun des tomes pour des raisons différentes.

Soleil Noir – Éric Giacometti et Jacques Ravenne

Dans une Europe au bord de l’abîme, une organisation nazie, l’Ahnenerbe, pille des lieux sacrés à travers le monde. Ils cherchent à amasser des trésors aux pouvoirs obscurs destinés à établir le règne millénaire du Troisième Reich. Son maître, Himmler, envoie des SS fouiller un sanctuaire tibétain dans une vallée oubliée de l’Himalaya. Il se rend lui-même en Espagne, dans un monastère, pour chercher un tableau énigmatique. De quelle puissance ancienne les nazis croient-ils détenir la clé ? À Londres, Churchill découvre que la guerre contre l’Allemagne sera aussi la guerre spirituelle de la lumière contre l’occulte. Ce livre est le premier tome d’une saga où l’histoire occulte fait se rencontrer les acteurs majeurs de la Seconde Guerre mondiale et des personnages aux destins d’exception : Tristan, le trafiquant d’art au passé trouble, Erika, une archéologue allemande, Laure, l’héritière des Cathares…

Le quatrième tome vient de sortir et j’ai déjà lu les trois premiers. C’est une série prenante autour de reliques, d’archéologie, d’aventures…

Erica Falck – Camilla Läckberg

Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’œuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres -, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.

À la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d’autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d’un peintre clochard – autre mise en scène de suicide.

J’ai le troisième et quatrième tomes dans ma pile à lire et il m’en reste encore une dizaine avant de terminer la série. J’ai beaucoup aimé les deux premiers et j’ai véritablement envie de la continuer.

Bernie Gunther – Philip Kerr

Publiés pour la première fois dans les années 1989-1991, L’été de cristal, La pâle figure et Un requiem allemand évoquent l’ambiance du Ille Reich en 1936 et 1938, et ses décombres en 1947 Ils ont pour héros Bernie Gunther, ex-commissaire de la police berlinoise devenu détective privé. Désabusé et courageux, perspicace et insolent, Bernie est à l’Allemagne nazie ce que Phil Marlowe était à la Californie de la fin des années 30 : un homme solitaire témoin de la cupidité et de la cruauté humaines, qui nous tend le miroir d’un lieu et d’une époque. Des rues de Berlin  » nettoyées  » pour offrir une image idyllique aux visiteurs des Jeux olympiques, à celles de Vienne la corrompue, théâtre après la guerre d’un ballet de tractations pour le moins démoralisant, Bernie va enquêter au milieu d’actrices et de prostituées, de psychiatres et de banquiers, de producteurs de cinéma et de publicitaires. Mais là où la Trilogie se démarque d’un film noir hollywoodien, c’est que les rôles principaux y sont tenus par des vedettes en chair et en os : Heydrich, Himmler et Goering…

Une de mes séries préférées. Plus d’une dizaine de tomes, un personnage attachant et une série allant des années 20 jusqu’aux années 60. Chaque livre est très largement documenté. Il me manque le dernier tome à découvrir.

Mandy Robotham • The Berlin Girl (2020)

The Berlin Girl • Mandy Robotham • 2020 • Avon • 400 pages

Berlin, 1938. It’s the height of summer, and Germany is on the brink of war. When fledgling reporter Georgie Young is posted to Berlin, alongside fellow Londoner Max Spender, she knows they are entering the eye of the storm.

Arriving to a city swathed in red flags and crawling with Nazis, Georgie feels helpless, witnessing innocent people being torn from their homes. As tensions rise, she realises she and Max have to act – even if it means putting their lives on the line.

But when she digs deeper, Georgie begins to uncover the unspeakable truth about Hitler’s Germany – and the pair are pulled into a world darker than she could ever have imagined…


The Berlin Girl est la dernière publication de Mandy Robotham. L’année dernière, j’avais beaucoup aimé The Secret Messenger, car, pour une fois, l’intrigue se déroule en Italie durant la Seconde Guerre mondiale. Ce nouveau roman est dans cette même lignée.

Le contexte historique est original également, et très intéressant. En effet, l’histoire commence quelques mois avant le début du conflit, en septembre 1939, et à Berlin. Le lecteur est au coeur de l’Histoire. Je ne me souviens pas d’avoir lu un roman se déroulant à ce moment précis, ce qui me fait dire qu’il s’agit d’un aspect plutôt original. Se rajoute une autre originalité qui tient au point de vue adopté. Mandy Robotham ne donne pas la parole à une résistante ou à un policier, mais à des journalistes anglais. Ce ne sont pas forcément le type de personnes que j’ai l’habitude de retrouver dans des romans autour de la Seconde Guerre mondiale et le sujet est parfaitement maîtrisé. Il m’a quelque peu fait penser au « roman documentaire » d’Erik Larson, Dans le jardin de la bête. Ce dernier évoque plus la diplomatie, à travers la famille de l’ambassadeur américain de l’époque, mais aussi leur relation avec la presse.

Je dois, toutefois, formuler le même reproche que pour The Secret Messenger. Il y a parfois des petits passages à vide vers le milieu de l’intrigue. Le rythme ralentit entre la mise en place des principaux éléments (les personnages et leurs relations, l’ambiance, le coeur de l’enquête) et le moment où le point central de l’histoire commence réellement. Mandy Robotham est une auteur qui aime prendre son temps pour construire le contexte et l’ambiance, les personnages, leurs caractères… Il est vrai que de ce point de vue, il n’y a rien à redire. J’ai l’impression de voir le Berlin à la veille de la Seconde Guerre mondiale prendre vie sous mes yeux. La fin donne l’impression d’être un peu précipité. Heureusement que les extraits de journaux adoucissent un peu la précipitation des événements. Cependant, je garde tout de même un très bon souvenir de ce livre. Les personnages sont terriblement attachants et on tremble avec eux.

George est typiquement le genre de personnages féminins dont j’apprécie de suivre les aventures. Elle a une certaine éthique, elle recherche la vérité et souhaite toujours la voir éclater au grand jour. Je comprends sa frustration que le monde ne semble pas se rendre compte du danger que les nazis représentent alors qu’elle en est le témoin privilégié. Elle fait preuve de beaucoup d’empathie. Elle sait se montrer forte et courageuse quand il le faut. Pour autant, elle montre aussi ses faiblesses et ses doutes. Elle n’est pas sans peur et sans reproche. Elle illustre parfaitement l’adage, « Si ce n’est pas moi, alors qui ?« . Tout comme Stella, dans The Secret Messenger, ce sont des personnages plutôt nuancés. Quant à son homologue masculin, Max, j’ai mis un peu plus de temps à l’apprécier, mais je me suis réellement attachée à lui au fur et à mesure.

Il y a toute une galerie de personnages secondaires tous plus terriblement attachants les uns que les autres, que ce soient les autres journalistes et reporters étrangers ou la famille de Ruben. Ils permettent d’évoquer d’autres thématiques comme l’absence de liberté d’expression, même pour la presse étrangère basée à Berlin qui doit s’aligner sur les communiqués officiels du Parti, au risque d’être expulsé. Il y a aussi ce que les familles juives doivent subir, la législation antisémite, le transport des enfants en Angleterre et l’espoir pour les parents de les rejoindre le plus vite possible. The Berlin Girl évoque une variété de sujets, mais je n’en dirai pas plus pour celui concernant le coeur de l’enquête de George et Max.

Deuxième roman de Mandy Robotham que je lis et, encore une fois, je ne suis pas passée très loin du coup de coeur. C’est toujours un plaisir de retrouver sa plume. J’ai encore A woman of war à découvrir et qui est présent dans ma bibliothèque. En septembre, elle devrait sortir un autre roman, The Girl behind the Wall. Cette fois-ci, il se déroule durant la Guerre froide, mais toujours à Berlin. Je pense que je serai au rendez-vous pour celui-ci également.

Top 5 Wednesday • Recent purchases

Thème : Recent purchases

Voilà un autre thème qui m’inspire pour ce mois-ci. La question posée est quels sont les cinq livres que j’ai récemment acheté et que je suis excitée à l’idée de lire ou que j’ai aimé. Ça tombe bien, car j’ai refait mon stock le mois dernier en allant dans mes librairies strasbourgeoises préférées et en passant dans plusieurs Emmaüs. Certains ont déjà été lus, mais j’ai surtout envie de parler de ceux qui ne le sont pas encore, mais qui me tentent énormément.

La famille Karnovski – Israel Joshua Singer

La famille Karnovski retrace le destin de trois générations d’une famille juive qui décide de quitter la Pologne pour s’installer en Allemagne à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Comment Jegor, fils d’un père juif et d’une mère aryenne, trouvera-t-il sa place dans un monde où la montée du nazisme est imminente?

Publié en 1943 alors que les nazis massacrent les communautés juives en Europe, le roman d’Israël Joshua Singer est hanté par ces tragiques circonstances et par la volonté de démêler le destin complexe de son peuple.

En 2021, j’avais très envie de découvrir la littérature israélienne que je ne connais absolument pas. J’ouvre le bal avec cette saga familiale, adorant ce genre de récits en temps normal. Il me tarde de le lire et il ne restera pas très longtemps dans ma PAL.

Sistersong – Lucy Holland

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Je l’avais déjà remarqué et il était présent dans un de mes articles sur les sorties VO. Cette histoire m’intrigue énormément et je suis totalement fan de cette couverture, de cette Bretagne magique et mythique. Je triche un peu, mais je suis déjà plongée dedans et j’en ai lu la moitié. Intriguant et, pour le moment, j’aime beaucoup.

Sumerki – Dmitry Glukhovsky

Quand Dmitry Alexeïevitch, traducteur désargenté, insiste auprès de son agence pour obtenir un nouveau contrat, il ne se doute pas que sa vie en sera bouleversée. Le traducteur en charge du premier chapitre ne donnant plus de nouvelles, c’est un étrange texte qui lui échoit : le récit d’une expédition dans les forêts inexplorées du Yucatán au XVIe siècle, armée par le prêtre franciscain Diego de Landa. Et les chapitres lui en sont remis au compte-gouttes par un mystérieux commanditaire. 

Aussi, quand l’employé de l’agence est sauvagement assassiné et que les périls relatés dans le document s’immiscent dans son quotidien, Dmitry Alexeïevitch prend peur. Dans les ombres du passé, les dieux et les démons mayas se sont-ils acharnés à protéger un savoir interdit ? A moins, bien entendu, que le manuscrit espagnol ne lui ait fait perdre la raison. Alors que le monde autour de lui est ravagé par des ouragans, des séismes et des tsunamis, le temps est compté pour découvrir la vérité.

Un auteur qui m’a largement été recommandé, surtout pour sa série Métro. Cependant, n’ayant pas envie de me lancer dans une nouvelle série alors que j’essaie d’en terminer un maximum, j’ai préféré choisir ce titre qui semble plus être un thriller ésotérique, ma marotte du moment.

Richard Oppenheimer, La vengeance des cendres – Harald Gilbers

Berlin, hiver 1946, le plus froid que la capitale ait connu au XXe siècle. La guerre est certes finie mais l’Allemagne commence à peine à panser ses plaies, et les Berlinois manquent de tout, surtout de nourriture. Dans cette atmosphère très tendue, des corps mutilés font mystérieusement surface aux quatre coins de la ville. Chacun a la peau couverte de mots écrits à l’encre, et une liste de noms inconnus fourrée dans la bouche. Le commissaire Oppenheimer est alors mobilisé pour mener l’enquête et découvre vite un point commun entre ces morts : ils avaient tous collaboré avec le régime nazi. À Oppenheimer de parvenir à retracer le passé du tueur, et à anticiper ses prochains meurtres.

Déjà le quatrième tome de cette série que j’aime beaucoup. Il me tardait de connaître la suite des aventures de Richard Oppenheimer. Le cinquième est sorti récemment en grand format.

La Sorcière – Jules Michelet

Michelet sait prêter sa voix aux parias du passé, à ceux qui n’ont pas eu d’histoire. À travers les siècles la femme tient-elle donc toujours le même rôle, celui de la mal aimée ? En embrassant d’un seul regard toute l’étendue du Moyen Âge, de la Renaissance et du Grand Siècle, Michelet discerne pour la première fois la suite rigoureuse d’une tragédie dont l’héroïne serait une femme à la fois révérée et persécutée : la sorcière.

La figure de la sorcière me fascine. J’avais adoré l’essai de Mona Chollet, Sorcières ! La puissance invaincue des femmes, que je recommande chaudement. J’avais très envie de découvrir celui de Michelet, qui date certes un peu, car il est publié pour la première fois en 1862, mais qui a fait autorité pendant longtemps. La recherche a depuis évolué sur le sujet.

Luke McCallin • Gregor Reinhard, L’Homme de Berlin (2013) ; La maison pâle (2014) et Les cendres de Berlin (2016)

Série Gregor Reinhard, L’homme de Berlin (2013) ; La maison pâle (2014) et Les cendres de Berlin (2016) • Folio Policier et Éditions Toucan

Sarajevo, 1943. Dans cette ville sous occupation de la Wehrmacht et des SS, une journaliste bosniaque est retrouvée sauvagement assassinée dans son appartement. Ainsi que l’homme qui l’accompagnait, un officier des services de renseignements allemand. L’affaire, sensible, est confiée à Gregor Reinhardt, jadis l’un des meilleurs détectives de la Kripo, la section criminelle de Berlin. Cet homme désabusé, hanté par une double tragédie familiale, devra se montrer à la hauteur de sa réputation. Et tenter de trouver la place qu’il reste à la responsabilité individuelle au cœur d’un système de crime de masse. 


Je recherchais une série proche de celle de Philip Kerr quand je suis tombée sur celle-ci. Il y avait quelques similarités, notamment du point de vue du personnage principal. Gregor Reinhard, tout comme Bernie Gunther, est un ancien commissaire de la police criminelle de Berlin, passé sous les drapeaux par obligation plus que par choix et conviction. Les points communs s’arrêtent là. La série a déjà trois tomes publiés en français et il en existe deux autres en anglais : Where God does not walk sur la jeunesse du personnage principal, notamment durant la Première Guerre mondiale et From a dark horizon. Ils ne sont pas encore sortis, mais elles sont prévues pour la fin de l’année.

À vrai dire, le seul reproche que je peux formuler à l’encontre ces trois premiers tomes est que l’intrigue manque parfois de rythme. C’est peut-être un peu moins vrai pour le dernier, Les cendres de Berlin, où il y a moins de passages à vide que dans les deux premiers livres, mais il y en a encore quelques-uns. Il peut ne rien se passer pendant quelques chapitres où l’enquête semble faire du surplace pour ensuite s’accélérer, retomber un peu et remettre un petit coup de fouet avant la fin. C’est très inégal et c’est dommage, car mon attention en pâtissait.

Cependant, la série m’a tout de même plu par d’autres aspects, le premier étant le contexte historique et géographique. En effet, bien souvent, les auteurs s’intéressent énormément au Royaume-Uni, à la France et, depuis quelque temps, à l’Italie durant la Seconde Guerre mondiale. Depuis un an ou deux, de nombreux romans historiques sur cette période se déroulent dans ce pays. Luke McCallin a été en poste dans les Balkans et c’est là-bas qu’il a décidé de planter son décor. Par rapport à ce que j’ai l’habitude de lire autour de cette période historique, c’est original. En tant que lectrice, j’ai vraiment ressenti que l’auteur a une réelle connaissance de Sarajevo, de son environnement et de son histoire. Ce sont des romans très bien documentés. Néanmoins, j’ai été perdue de temps à autre dans ses explications, car il est très pointu. C’est aussi intéressant et j’ai appris énormément avec les deux premiers tomes, et l’ambiance de dangers, tensions est très bien transcrite.

Le troisième tome se déroule à Berlin, peu de temps après la fin de la guerre. Changement de décor et je n’ai pas été trop perdue, car des enquêtes se déroulant dans les décombres de la capitale allemande, c’est assez récurrent et donc, un peu moins original. En effet, un des ouvrages de Philip Kerr prend place également à ce moment, et chez Harald Gilbers également. Les cendres de Berlin est tout de même le tome que j’ai préféré, tout simplement parce que l’histoire a moins de coup de mou. J’ai eu moins de passage un peu ennuyeux durant cette lecture, même si l’enquête est un peu plus classique que dans les deux premiers livres.

Par ailleurs, le personnage principal, Gregor Reinhard, est intéressant, avec autant de défauts que de qualités. Il montre des faiblesses, fait preuve de doutes. L’intrigue autour de son fils le rend sympathique. Il possède un grand sens moral, toujours à la recherche de la vérité. C’est également un point que j’ai apprécié et ce pour les trois tomes : ils ont souvent une fin douce-amère dans la mesure où les auteurs des crimes ne comparaissent que rarement devant la justice. Mais cela colle parfaitement à cette période historique troublée.

Aucun des trois livres n’est un réel coup de coeur, mais clairement, Luke McCallin signe ici une série policière et historique de grande qualité et largement documentée. Je serai au rendez-vous pour les prochains tomes.

Babylon Berlin, Saison 1

En 1929, Gereon Rath, jeune commissaire de Cologne très affecté par son expérience au front, est muté à Berlin pour retrouver des documents compromettants.

Avec : Volker Bruch ; Liv Lisa Fries ; Peter Kurth…

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J’aime beaucoup de ce que font les Allemands au niveau des films et séries. Ils sont de qualité, avec de très bons acteurs et des bandes-sons qui m’ont souvent fait découvrir de nouveaux artistes, comme Dark ou Oktoberfest, pour n’en citer que deux, pris du catalogue Netflix. Babylon Berlin était la prochaine que je souhaitais découvrir. Tout simplement, je raffole des enquêtes policières dans le Berlin des années 1920. La série est l’adaptation des romans de Volker Kutscher. Les trois saisons sont disponibles sur Canal+.

Pour le moment, je n’ai vu que la première saison. J’ai été étonnée par la qualité de la reconstruction historique. Elle nous fait véritablement revivre le Berlin des années folles… Et folles, elles les étaient. Les réalisateurs montrent bien que l’alcool coule à flots. C’est un aussi une période marquée par la prostitution et le développement de la pornographie (qui est d’ailleurs au coeur de l’intrigue de cette première saison). Est aussi évoqué le traumatisme de la Première Guerre mondiale, ainsi que celui de la défaite, à la fois sur les hommes qui en sont revenus, comme Gereon Rath, ou sur la société dans son ensemble. L’agitation politique de la République de Weimar est également présente avec les protestations communistes. La reconstitution des costumes est parfaite. C’est pour moi un véritable point positif.

Concernant cet aspect historique, j’ai adoré les petites références à d’autres événements historiques, à des personnages importants pour l’époque. Par exemple, Gereon Rath, le personnage principal, est envoyé à Berlin pour retrouver un film qui peut nuire à la réputation du maire de Cologne. Son nom n’est jamais donné et, pourtant, il s’agit d’un homme politique de premier plan, surtout après la Seconde Guerre mondiale, car il oeuvra pour la construction européenne. Il s’agit tout simplement de Conrad Adenauer. Je me suis vraiment régalée avec cette première saison.

Babylon Berlin propose une intrigue principale qui est de retrouver un film compromettant et qui se termine à la fin de la saison. À cette dernière s’ajoutent d’autres complots, des événements qui peuvent devenir une nouvelle enquête pour les deux commissaires des moeurs. Et il y a de quoi faire entre la machination des Russes avec l’or, Trosky, la comtesse ou ce qui se trame avec l’industriel allemand et les militaires, le collège de Gereon Rath… Beaucoup de questions restent en suspend. En tout cas, elles me donnent envie de continuer la série avec les deux prochaines saisons pour vérifier mes théories (souvent fausses, d’ailleurs). Babylon Berlin est une série prenante, mais qui n’est pas à recommander à tous. Elle s’ouvre, par exemple, sur le tournage d’un film pornographique. Il y a beaucoup de nudité, parfois du sexe, le tout avec beaucoup de réalisme.

L’intérêt de la série ne réside pas seulement dans la reconstitution historique, aux différentes intrigues, mais également aux personnages et aux jeux des acteurs. Ils fonctionnent beaucoup par duo : Rath et son collègue, le mystérieux commissaire ; Rath et Charlotte… Ils ont des bonnes dynamiques. Volker Bruch, qui interprète le rôle principal, est un excellent acteur, que j’ai déjà pu voir dans d’autres productions. Il est parfait, montrant un côté très abîmé par la vie et la guerre. Liv Lisa Fries est une actrice que je ne connaissais pas, mais elle crève l’écran alors qu’elle n’a pas un rôle facile.

Cette première saison m’a énormément plu sur bien des aspects et m’a totalement convaincue. C’est une série historique de qualité. Il est rare de trouver des séries se déroulant dans le Berlin des années 1920, mais il y aurait vraiment de quoi faire. Il y a un peu plus de romans sur le sujet. En tout cas, un des livres de Kutscher m’attend bien sagement et j’ai hâte de poursuivre la série.