Bilan 2021

2021 a été une année chargée et cruciale, notamment sur le plan professionnel. Je suis retournée en Haute-Savoie, où j’ai pu accomplir d’autres missions. J’ai passé le concours de catégorie B dans la culture. Je ne l’ai pas eu d’un point, mais j’y suis allée sans réviser, donc je suis plutôt contente. D’autres projets n’ont pas abouti, comme mon entreprise, mais ce n’est que partie remise.

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Moins de confinements (non que je m’en plains) et un peu plus de responsabilité au travail… J’ai beaucoup moins lu que l’année précédente [Bilan 2020]. J’ai lu 185 livres pour un total d’environ 60.000 pages. Sur Goodreads, je m’étais fixée un objectif d’une centaine de livres lus… Largement dépassé ! Comme l’année, j’étais curieuse de connaître quel était le genre littéraire le plus lu, ou la thématique la plus représentée dans mes lectures…


Encore une fois, les essais représentent le plus gros de mes lectures, puisque j’en ai lu 43, soit environ 24% des livres lus cette année. Les thématiques varient très peu, en revanche : beaucoup d’histoire (Moyen-Âge et Renaissance, surtout pour le travail et Seconde Guerre mondiale, la période historique qui me fascine le plus), et d’art (je prépare le concours de conservateur du patrimoine) et un peu d’essais politiques ou de philosophie. Même si c’est le genre le plus lu, c’est clairement celui qui est le moins représenté sur le blog.

Mes trois essais préférés de 2021 : Eichmann à Jérusalem d’Hannah Arendt ; Le marché de l’art sous l’Occupation d’Emmanuelle Pollack ; Charlotte Salomon. Vie ? ou théâtre ?

En 2020, le deuxième genre littéraire le plus lu a été les classiques. J’en ai un peu moins lu cette année, seulement une vingtaine au compteur. J’ai continué ma découverte des Rougon-Macquart. J’avais pour objectif de terminer la série en 2021, mais cela n’a pas été le cas. J’ai bien avancé, il m’en reste une dizaine à lire. J’ai également relu un certain nombre de mes pièces de Shakespeare préférées, m’inspirant un objectif pour 2022.

Mes trois classiques de 2021 : Guerre & Paix de Léon Tolstoï [lien] ; Faust de Johann von Goethe ; L’Assomoir d’Emile Zola


Au niveau des thématiques, la Seconde Guerre mondiale reste en tête des thématiques, tous genres confondus. J’ai lu 43 ouvrages dans ce domaine. Je pensais, en revanche, avoir lu beaucoup plus de livres autour des réécritures mythologiques ou de contes, mais elles représentent en définitif même pas une dizaine de livres… J’ai eu quelques livres sur ce sujet à Noël et j’ai une idée de série d’articles dans ce domaine, donc sûrement plus de lectures à venir. En revanche, j’ai lu énormément autour d’un sujet bien spécifique : des thrillers psychologiques prenant place dans des lycées, mais surtout des universités… J’ai eu de nombreux coups de coeur dans le domaine !

Trois ouvrages coups de coeur autour de la Seconde Guerre mondiale : The Berlin Girl de Mandy Robotham [lien] ; Par amour de Valérie Tuong Cong ; Le fauteuil de l’officier SS de Daniel Lee

Trois ouvrages coups de coeur autour des réécritures : Lore d’Alexandra Bracken [lien] ; Near the bone de Christina Henry [lien] ; L’Odyssée de Pénélope de Margaret Atwood


Mes trois meilleures lectures de 2021

Il n’est malheureusement pas chroniqué sur le blog, mais ce petit ovni littéraire a su me passionner d’un bout à l’autre. Il retourne quelque peu le cerveau et il faut se laisser porter, accepter qu’il ne faut pas toujours tout vouloir comprendre pour apprécier ce roman. Cependant, l’univers est absolument incroyable et je lirai très prochainement le deuxième tome, Numérique.

Ce classique de la littérature américaine m’a terrorisé pendant des années, et j’ai enfin sauté le pas. Je m’en veux presque d’avoir attendu aussi longtemps avant de le découvrir. Il m’a tenu en haleine et j’ai adoré le personnage de Scout. Elle est d’une intelligence vive et elle est très attachante. Le fait que le procès ne prenne pas autant de place que ce à quoi je m’attendais ne m’a pas dérangé.

Le roman s’inspire d’une histoire vraie et n’est pas sans rappeler La vague de Todd Strasser que j’avais lu quand j’étais adolescente et qui m’avait profondément marqué. C’est également le cas pour celui-ci. Il permet au lecteur de se poser des questions, de s’intéresser à ce qu’il aurait fait à la place des différents personnages… Des mois après, il me trotte encore dans la tête.

Sophie Jomain • Les étoiles brillent plus fort en hiver (2020)

Les étoiles brillent plus fort à Noël • Sophie Jomain • Charleston • 300 pages • 2020

Aux Galeries Hartmann, les Féeries sont le plus gros événement de l’année. Alors quand sept jours avant leur lancement, le nouveau directeur exige que la décoration de Noël soit intégralement refaite, le sang d’Agathe ne fait qu’un tour : personne ne touchera à son travail, et surtout pas cet arriviste arrogant. Mais le grand magasin est désormais sous la responsabilité d’Alexandre Hartmann, et aussi talentueuse que soit Agathe Murano, c’est avec lui qu’elle devra traiter. Lui et personne d’autre. Ces deux-là auraient préféré ne jamais se rencontrer, mais puisqu’un père Noël et son chat magique viennent d’être embauchés pour exaucer les souhaits, pourquoi ne pas en profiter pour s’amuser ? Mais aux dépens de l’un comme de l’autre, bien sûr…


Le programme pour le challenge Il était neuf fois Noël est la lecture commune du roman de Sophie Jomain, Les étoiles brillent plus fort en hiver. Je sors de ma zone de confort avec une romance contemporaine de Noël, qui m’a laissé avec des sentiments mitigés.

Du côté de l’ambiance de Noël, de tous ceux que j’ai lu cette année, c’est vraiment celui qui m’a le plus transporté dans la magie de Noël, pour plusieurs raisons. L’auteur place son histoire au sein d’un grand magasin, les Galeries Hartman, à la période des fêtes de fin d’années, avec les décorations féeriques. Je n’ai eu aucun mal à les imaginer, avec les descriptions. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à d’autres Galeries, notamment celles du Boulevard Haussmann.

La deuxième raison est la présence de ce personnage intriguant qu’est Nicolas Clauss… Un nom prédestiné. Il tient en effet du Père Noël avec son chat, Monsieur Scrooge (en référence au personnage d’Ebenezer Scrooge du roman de Charles Dickens, Un chant de Noël). Ils apportent un soupçon de magie de saison que j’ai adoré. Et c’est plutôt bien amené dans le roman, entre fantastique et coïncidences troublantes. Cela m’a donné l’impression d’être dans un film de Noël où il y a souvent un vénérable vieux monsieur bienveillant qui aide les protagonistes à voir leurs sentiments l’un pour l’autre. Le roman a vraiment un côté film romantique de Noël qui m’a énormément plu.

Cependant, il y a un gros point négatif : la manière dont l’auteur aborde le monde du travail. Elle donne un côté très romantique à des ambiances toxiques avec du harcèlement, le fait de ne pas compter ses heures au point d’oublier sa vie personnelle… Ce n’est pas tellement dans l’air du temps et c’est quelque chose qui m’a énormément déplu et dérangé dans ma lecture. Je ne suis vraiment pas pour montrer ce type d’atmosphère sous un tel angle et d’en faire découler une romance. Cela peut être un sujet sensible et douloureux.

Une des conséquences a été que j’ai eu du mal à croire en la romance entre Agathe et Alexandre. Comment l’amour peut naître de cette relation toxique qu’ils ont au travail ? La jeune femme se montre absolument odieuse envers son patron. Dans le résumé, Alexandre est présenté comme un jeune homme arrogant, mais j’ai trouvé qu’il était loin de cette description. C’est un patron qui a une certaine vision pour son entreprise, et c’est normal. Pour moi, Agathe n’est pas forcément la victime de ce patron arrogant. Elle ne lui laisse aucune chance de faire ses preuves alors qu’il vient à peine d’arriver. Dans la vie de tous les jours, c’est quelque chose qui m’insupporte. La jeune femme semble aussi oublier qu’elle n’est qu’une employée et qu’elle doit aussi se plier aux exigences de son patron.

Néanmoins, par d’autres aspects, Agathe est un personnage qui m’a plu et que j’ai pu trouvé attachante. Cela n’excuse pas non plus son comportement au travail. J’ai aimé son histoire familiale qui est plus complexe qu’elle n’en a l’air. L’auteur évoque avec beaucoup de finesse les difficultés qu’elle rencontre entre la maladie et l’absence de sa soeur, la relation avec ses parents et Chloé. J’ai vraiment apprécié cette partie du roman qui m’a touché et m’a tiré quelques larmes. Agathe montre un autre visage : elle est forte et courageuse, dévouée à sa famille. Elle est loin d’être égoïste, contrairement au travail.

J’ai eu plus de mal à accrocher à Alexandre. Il m’a plutôt laissé indifférente. Il n’est ni horrible, ni un homme qui m’a particulièrement fait rêver. Son histoire familiale à lui ne m’a pas transporté et je trouvais que cette dernière faisait un peu l’effet d’un cheveu sur la soupe, surtout par rapport à celle de la jeune femme. Cela m’a moins bouleversé. J’avais l’impression que l’auteur faisait une escalade entre les deux pour les drames. J’ai d’ailleurs pensé qu’il y en avait parfois trop, et certains sont inutiles, donnant l’impression de remplir des pages. Celui autour d’Agathe et sa famille aurait été amplement suffisant.

Les étoiles brillent plus fort se laisse lire, mais sans plus. Il y a quand même un certain nombre de points qui m’ont dérangé durant ma lecture. Je ne pense pas que je l’aurais lu sans cette lecture commune et je ne pense pas en lire d’autres de cette auteur.

Pierre Pelot • Le Père Noël s’appelle Basile (1993)

Le Père Noël s’appelle Basile • Pierre Pelot • Castelmore • 2013 • 61 pages

Basile voudrait être Père Noël. Le soir, devant les lumières qui illuminent les rues, il rêve. Mais l’homme qu’il rencontre « par hasard » sur un trottoir, est un Père Noël tout à fait particulier : genre « rouge sang ».

Et Basile lui même le conduit vers sa victime !


Décidément, ce challenge me permet de vider ma liseuse d’ouvrages qui y traînent depuis longtemps, parfois plus de cinq ans. Le Père Noël s’appelle Basile est un autre achat effectué lors des opérations que menaient Bragelonne et Milady, en proposant des titres à moins d’un euro. Je pensais le lire plus tôt, mais vaut mieux tard que jamais. Il était parfait pour cette semaine dédiée aux crimes de Noël.

Pourtant, en ouvrant mon exemplaire numérique, j’ai quelque peu pris peur en voyant le nombre de pages. Une soixantaine ! En le chargeant, je m’attendais à un roman et non à une nouvelle pour cette enquête policière. Je pensais que l’histoire n’allait pas être assez développée. Cependant, mes craintes se sont révélées infondées, l’auteur m’a totalement transporté dans son intrigue.

Ce livre est plutôt un drame qu’une réelle enquête policière. Il n’y a pas de meurtre, mais un presque enlèvement qui aurait vraiment pu sur une note plus terrible. Pierre Pelot maîtrise parfaitement la tension. Elle monte crescendo au fil des pages. Dans les dernières, elle devient insoutenable et comme dans un film, le lecteur a envie de fermer les yeux pour ne pas voir ce qui va arriver.

L’auteur nous plonge directement dans les événements et il ne perd pas un seul instant, tout en développant ce qu’il faut : la psychologie des personnages, des événements passés. Finalement, en soixante pages, il donne l’impression d’arriver en plein milieu de vies qui ont un passé, un présent et un avenir. L’histoire, par conséquent, n’est pas linéaire et elle est étoffée. J’ai refermé le livre en ayant l’impression que les personnages vont poursuivre leur route et moi la mienne.

En effet, les personnages, pour un roman aussi court, sont plutôt bien travaillés et cela m’a agréablement surprise. Je me suis rapidement attachée aux personnages de Basile et de sa maîtresse d’école. En aussi peu de pages, Pierre Pelot arrive à nous les rendre sympathiques, à craindre pour leurs vies. Ça était un point positif pour ma part, surtout que mes lectures de décembre m’ont quelque peu laissé un sentiment plus que mitigé, notamment concernant les personnages.

Cette nouvelle m’a agréablement surprise après la petite frayeur passée au vu du nombre de pages. Pierre Pelot l’a écrite au début des années 90 et pourtant, elle n’a pas pris une ride puis et nous pouvons très bien transposer cette histoire en 2021. Le sujet est d’actualité, car il est question des violences domestiques. Une découverte que j’aurai aimé faire depuis longtemps.

Top 5 Wednesday • Exceeded your expectations

Le thème de la semaine m’a bien inspiré, car il permet aussi de commencer à réaliser un bilan de l’année écoulée, en parlant des romans qui ont dépassé mes attentes. Et vous, quels sont les cinq livres qui ont été beaucoup mieux que ce que vous pensiez au début ?

Je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre lorsque j’ai commencé ce roman. Le résumé était tout de même mystérieux. Il sortait aussi de ce que j’avais l’habitude de lire de la part des auteurs des pays de l’Est, restant dans les classiques russes. Ce roman est un petit ovni littéraire qui m’a happé dès les premières pages et qui a su me tenir en haleine jusqu’à la fin. L’univers mis en place est extrêmement dense et fouillé. Il y a aussi un côté où le lecteur doit se laisser porter et ne pas vouloir tout comprendre. C’était la surprise que je n’attendais pas, et un coup de coeur énorme. J’ai réservé le deuxième tome à la médiathèque et il me tarde de le lire.


J’ai déjà publié il y a quelques semaines un article sur le fait que je lisais et relisais les Rougon-Macquart. Je disais également que sur les dix premiers que j’ai lu, j’avais tendance à préférer ceux qui se déroulaient dans les hautes-sphères du Second Empire et non pas chez les petites gens. À l’exception de celui-ci qui m’a bouleversé. Gervaise est un personnage que j’ai adoré suivre dans son ascension, puis déchéance et qui m’a vraiment brisé le coeur. Je ne m’attendais pas à l’apprécier autant et qu’il soit un coup de coeur.


J’ai acheté ce roman plus par hasard et je n’avais pas d’attente particulière le concernant. Il est vrai qu’en tant qu’historienne de l’art, l’âge d’or hollandais fait partie de mes périodes artistiques préférées. Pourtant, j’ai été happée dans les premières pages, à découvrir le destin de cette femme courageuse, prête à tout pour prendre son destin en main. Le livre se révèle prenant, la plume enchanteresse. J’avais vraiment l’impression de voir la ville de Delft prendre vie sous mes yeux, d’en sentir les odeurs. Le bleu de Delft est réputé, tout comme sa faïence. J’ai rajouté les deux autres romans de l’auteur dans ma liste d’envie et j’ai hâte de pouvoir me les procurer pour les découvrir.


Une de mes résolutions littéraires pour 2021 était de découvrir la littérature israélienne que je ne connaissais absolument pas. Ce roman a été le premier que j’ai lu. Mon choix s’est porté sur ce dernier, car je suis une grande amatrice de sagas familiales. Celui-ci semblait parfait et il l’était. L’auteur nous faisait suivre trois générations de Karnovski dans un Berlin qui voit d’énormes bouleversements. Ils arrivent au début du siècle et l’histoire se termine au début de la Seconde Guerre mondiale. Les personnages sont très attachants et j’ai réellement pris à coeur leur destin. J’ai lu un autre de l’auteur, Les frères Ashkenazi, que j’ai beaucoup aimé, mais qui ne m’a pas autant touché que celui-ci.


Je ne sais pas pourquoi, mais pendant des années, j’étais terrorisée de m’attaquer à ce classique de la littérature américaine. Pourtant, les avis concernant ce roman sont globalement positifs… J’ai mis du temps avant de me lancer et je ne regrette pas d’avoir sauté le pas. Harper Lee raconte ici une histoire merveilleuse sur la société du sud des États-Unis, sur l’enfance. C’est à la fois féroce et tendre, plein d’humour. Scout est définitivement une narratrice que j’ai adoré suivre et connaître. Ce livre a été un énorme coup de coeur et il continue de hanter mes pensées.

Présentation de ma pile à lire pour Il était neuf fois Noël

Cette année, je participe au challenge Il était neuf fois Noël. Le chalet ouvre ses portes le 29 novembre, pour ne les refermer que le 2 janvier. La nouveauté de cette année, ce sont les semaines thématiques.

Du 29 novembre au 5 décembre : Les Noëls du monde

Du 6 au 12 décembre : Si Noël m’était conté

Du 13 au 19 décembre : Noëls mystérieux

Du 20 au 26 décembre : La magie de Noël

Du 27 décembre au 2 janvier : Noëls blancs

Les organisatrices proposent également tout un programme, qui peut être trouvé ici, par exemple. Aujourd’hui, je présente donc ma pile à lire pour le challenge. Ce sont des livres que j’espère pouvoir lire et présenter durant le mois.

Ma PAL

Pauvre Andy Warner. L’ex-star contestataire des morts-vivants a passé une année entière soumis à des tests expérimentaux dans un laboratoire de recherches sur les zombies dans l’Oregon. Heureusement, un miracle se produit : à quelques jours de Noël, il parvient à s’échapper et fausse compagnie à ses poursuivants en enfilant un costume de Santa Claus. Le déguisement parfait… À deux réserves près : des collègues de décomposition le reconnaissent et exigent de lui qu’il soit leur chef ; et une adorable fillette solitaire le suit partout, convaincue qu’il est vraiment le père Noël… Une comédie horriblement délicieuse à lire sous le sapin.

There’s nothing Marietta Stelle loves more than ballet, but after Christmas, her dreams will be over as she is obligated to take her place in Edwardian society. While she is chafing against such suffocating traditions, a mysterious man purchases the neighbouring townhouse. Dr Drosselmeier is a charming but calculating figure who wins over the rest of the Stelle family with his enchanting toys and wondrous mechanisms. When Drosselmeier constructs an elaborate set for Marietta’s final ballet performance, she discovers it carries a magic all of its own. On the stroke of midnight on Christmas Eve, she is transported to a snowy forest, where she encounters danger at every turn.

Un Noël à la campagne dans le Gloucestershire. La perspective est séduisante pour un groupe de jeunes mondains, un peu las de la routine londonienne, qui décident de séjourner à proximité du domaine de Lady Bobbin et de ses enfants.

Multipliant péripéties invraisemblables et dialogues mordants, Nancy Mitford dresse un portrait décalé de la société anglaise dans les années 1930.

Habituellement, Basile, neuf ans, rentre de l’école avec son père ou un autre parent d’élève. Mais ce jour-là est un peu particulier… Ce jour-là, la maîtresse a reçu un coup de téléphone qui l’a forcée à abandonner sa classe plus tôt que prévu. Ce jour-là, le petit garçon a décidé que rentrer à pied pour aller voir les décorations de Noël était une bonne idée. Ce jour-là… c’est le jour où Basile va faire la connaissance d’un jeune homme d’apparence sympathique, et accepter sans le savoir de conduire un agresseur à sa victime…

Aux Galeries Hartmann, les Féeries sont le plus gros événement de l’année. Alors quand sept jours avant leur lancement, le nouveau directeur exige que la décoration de Noël soit intégralement refaite, le sang d’Agathe ne fait qu’un tour : personne ne touchera à son travail, et surtout pas cet arriviste arrogant. Mais le grand magasin est désormais sous la responsabilité d’Alexandre Hartmann, et aussi talentueuse que soit Agathe Murano, c’est avec lui qu’elle devra traiter. Lui et personne d’autre. Ces deux-là auraient préféré ne jamais se rencontrer, mais puisqu’un père Noël et son chat magique viennent d’être embauchés pour exaucer les souhaits, pourquoi ne pas en profiter pour s’amuser ? Mais aux dépens de l’un comme de l’autre, bien sûr…

Rachel Rubenstein-Goldblatt is a nice Jewish girl with a shameful secret: she loves Christmas. For a decade she’s hidden her career as a Christmas romance novelist from her family. Her talent has made her a bestseller even as her chronic illness has always kept the kind of love she writes about out of reach.

But when her diversity-conscious publisher insists she write a Hanukkah romance, her well of inspiration suddenly runs dry. Hanukkah’s not magical. It’s not merry. It’s not Christmas. Desperate not to lose her contract, Rachel’s determined to find her muse at the Matzah Ball, a Jewish music celebration on the last night of Hanukkah, even if it means working with her summer camp archenemy—Jacob Greenberg.

August 1914. England is at war. As Evie Elliott watches her brother, Will, and his best friend, Thomas Harding, depart for the front, she believes—as everyone does—that it will be over by Christmas, when the trio plan to celebrate the holiday among the romantic cafes of Paris.

But as history tells us, it all happened so differently… Evie and Thomas experience a very different war. Frustrated by life as a privileged young lady, Evie longs to play a greater part in the conflict—but how?—and as Thomas struggles with the unimaginable realities of war he also faces personal battles back home where War Office regulations on press reporting cause trouble at his father’s newspaper business. Through their letters, Evie and Thomas share their greatest hopes and fears—and grow ever fonder from afar. Can love flourish amid the horror of the First World War, or will fate intervene?

Christmas 1968. With failing health, Thomas returns to Paris—a cherished packet of letters in hand—determined to lay to rest the ghosts of his past. But one final letter is waiting for him…

Lors d’une terrible nuit d’hiver, la petite ville de Coventry fut frappée par une tempête de neige d’une rare violence, qui fit de nombreuses victimes et disparus, laissant une marque indélébile sur l’esprit des survivants. Douze ans après, alors que la vie a repris son cours à Coventry, se produit une série d’événements étranges : les disparus de cette fameuse nuit maudite semblent être de retour… et une nouvelle tempête s’annonce, cette fois-ci prête à tout dévaster sur son passage.

Jack, dix-sept ans, part à la conquête du Grand Nord pour devenir chercheur d’or. Plus intéressé par l’aventure que par la richesse, il espère se mesurer aux rigueurs du climat et affronter la nature sauvage. Mais Jack est loin de s’attendre aux obstacles qui se dresseront sur sa route: des bandits sans scrupules, prêts à tout pour faire fortune, et surtout des créatures redoutables qui incarnent ce que l’homme abrite de plus sombre en son coeur. Son animal-totem, le loup, l’aidera à traverser les épreuves… pourvu que Jack reste en vie.

Quand Mariah Ellison reçoit en guise de cadeau de Noël un boulet de canon sur le pas de sa porte, elle se rappelle un meurtre, survenu il y a vingt ans, qui a brisé l’une de ses plus fortes amitiés. Comprenant que cette vieille affaire refait surface, elle se rend dans le Surrey dans l’espoir de se réconcilier avec son amie et de résoudre enfin le crime qui les a séparées.

Top 5 Wednesday • Les livres que j’aimerais lire avant la fin de l’année

Ce n’est pas un thème officiel du groupe, mais j’avais envie de parler des livres que j’aimerais beaucoup pouvoir lire avant la fin de l’année…

Ceux de ma pile à lire

La Passe-Miroir, La Tempête des échos • Christelle Dabos

Outre le fait d’avoir enfin le dernier mot sur ces quatre tomes qui m’ont tenu en haleine, je termine aussi une série parmi toutes celles que j’ai commencé.

Babylon Berlin • Volker Kutscher

J’ai adoré la première saison qui en est tiré et j’aimerai beaucoup découvrir le roman. Il s’agit du premier tome d’une nouvelle série, par contre… J’en termine une pour en commencer une autre.

Les frères Ashkenazi • Israël Joshua Singer

J’ai lu il y a quelques mois La famille Karnovski que j’avais adoré, un véritable coup de coeur. J’avais aussi cet autre roman de l’auteur dans ma pile à lire qu’il me tarde de lire.

Trois étages • Eshkol Nevo

Je continue de découvrir la littérature israélienne ou en yiddish et celui-ci me tente énormément. Je ne connais pas du tout l’auteur donc une totale découverte.

1793 • Niklas Natt Och Dag

J’adore les policiers historiques, mais je n’en ai jamais lu autour de la Révolution française. Celui-ci me permettrait de sortir quelque peu de ma zone de confort.

Ceux de ma wish-list

La plupart des livres que j’évoque ne sont même pas dans ma liseuse ou pile à lire…

Ariadne • Jennifer Saint

Adorant les réécritures de la mythologie grecque, je ne peux pas passer à côté de cette lecture. Le résumé a piqué ma curiosité et la couverture est absolument sublime.

Dracula’s Child • J.S. Barnes

Il traîne depuis un moment dans ma wish-list. J’adore cet éditeur, Titan Books. Il publie beaucoup de fantastique et fantasy, horreur dont les Christina Henry. Pour le moment, je n’ai jamais été déçue et celui-ci s’inspirant de Dracula me tente énormément.

A Game of Lies • Rebecca Cantrell

Il s’agit du troisième tome d’une série que j’ai commencé l’année dernière et que j’aimerai continuer (et terminer). Les deux premiers avaient été des coups de coeur.

Annelies • David Gillham

Un autre roman qui traîne depuis bien trop longtemps dans ma wish-list et que j’aimerais beaucoup lire.

Hamnet • Maggie O’Farrell

Un roman qui a souvent été vu sur la blogosphère mais que je n’ai pas encore eu l’occasion de découvrir.

Pourquoi lire et relire Zola ? Partie 1

Depuis l’année dernière, je me suis fixée comme objectif de lire et relire pour certains les Rougon-Macquart d’Émile Zola. Ce n’est pas la première fois que je me pose de tels défis. Il y a deux ans, j’ai redécouvert l’entièreté du canon holmésien. Certains avaient déjà été lus, voire relus, mais il m’en manquait quelques-uns. C’est dans cette optique que j’ai commencé les Rougon-Macquart.

Pourquoi les lire tous ?

Comme bien des lycées en France, Émile Zola a été ma bête noire. J’en avais étudié certains, essayer d’en lire d’autres par moi-même, mais sans grand succès. Le seul et unique que j’avais aimé était Au Bonheur des Dames. La Curée m’avait laissé un sentiment plus que mitigé… Bref, ce n’était pas vraiment mon auteur préféré. Et pourtant, il y a un an, je me suis relancée dans cette série dans l’objectif de la lire dans l’ordre. À l’heure actuelle, j’ai lu les neuf premiers tomes, à savoir jusqu’à Nana.

Il y a deux raisons qui m’ont poussé à tenter cette aventure.

  • La première a été mon envie de relire La Curée. Tout simplement, depuis le lycée, de l’eau a coulé sous les ponts et les grands travaux d’urbanisme du XIX siècle en Europe n’est plus un sujet obscur pour moi, dans la mesure où j’ai écrit un mémoire sur un tel sujet, mais du côté allemand.
  • La deuxième est que je me sentais plus à même d’appréhender la société du Second Empire après une licence en histoire de l’art, un mémoire, et les révisions pour le concours de conservateur du patrimoine. J’ai un meilleur bagage pour appréhender et apprécier pleinement cette série.

Où en suis-je ?

Je viens de terminer le neuvième tome, Nana. J’en suis donc presque à la moitié. Il n’y en a que trois que je n’ai réellement pas apprécié et abandonné. Il y a eu Le Ventre de Paris dont les descriptions notamment des viandes et charcuteries m’ont quelque peu laissée nauséeuse. J’ai trouvé La faute de l’abbé Mouret extrêmement long et je n’ai pas été charmée par cette réécriture de la Genèse. Enfin, je m’attendais à beaucoup plus apprécié Nana. Le monde des théâtres et des demi-mondaines m’intéressait tout particulièrement, mais le fait de comparer la vie de Nana et celle de la comtesse amène quelques redondances et des longueurs qui ont eu raison de moi.

Globalement, j’ai souvent préféré les romans qui se déroulaient dans la bourgeoisie : La Fortune des Rougon, La Curée ou Son Excellence Eugène Rougon comptent parmi mes préférés. Il y a une exception avec L’Assomoir. Le destin de Gervaise m’a totalement bouleversé et c’est un deux ceux qui m’a le plus marqué.

Et la suite ?

Dans les prochains qui m’attendent, il y a notamment Au Bonheur des Dames. Je l’ai déjà lu et beaucoup aimé. Il me tarde de le relire avec un tout autre regard. Il y en a aussi qui me font très peur comme Germinal que j’avais tenté sans succès il y a quelques années, La Bête humaine ou Pot Bouille qui est le prochain sur la liste.

Top 5 Wednesday • Underrated authors

Le thème de cette semaine met en avant les auteurs que l’on pense « sous-côté » ou qui méritent plus d’attention. Pour créer ce top 5, qui ne comprend en réalité que quatre auteurs, je me base surtout sur les blogs que j’ai l’habitude de lire.

Christina Henry

Elle revient systématiquement sur mon blog, car je lis toujours ses nouvelles publications dès leurs sorties. Ce sont souvent des réécritures de contes ou autour d’un mythe comme Alice au Pays des Merveilles, le Yéti ou Peter Pan. Ses univers sont malsains, sombres et torturés. Ils peuvent mettre mal à l’aise, mais j’adore ça. Je n’ai pour l’instant jamais été déçue par ses romans et je les recommande chaudement. J’avais d’ailleurs écrit un article à son sujet. [lien]

Philip Kerr

Il est peut-être un peu plus connu que Christina Henry. C’est aussi un des auteurs les plus représentés dans mes bibliothèques. Sa série Bernie Gunther m’a tenu en haleine pendant de longues années. Je me suis énormément attachée à ce personnage et son humour noir, cynique. Le contexte historique est parfaitement documenté. J’en avais aussi parlé sur le blog il y a quelques années. [lien]

Émile Zola

Je redécouvre cet auteur depuis quelques mois. Alors qu’il était ma bête noire de mes années lycée, je l’apprécie de plus en plus. J’avance doucement mais sûrement dans les Rougon-Macquart, mais, pour le moment, rares sont les tomes que je n’ai pas apprécié.

Ben Aaronovitch

Il signe aussi une des séries que j’adore, les Peter Grant. Elle mêle magie, humour anglais et références à la pop culture britannique à coup de Sherlock Holmes, Doctor Who ou Harry Potter. Je me régale à chaque tome, et il m’en reste que quelques uns avant de l’avoir définitivement terminée… Pour mon plus grand regret, car c’est le type de livres que j’adore lire un cas de coup de mou.

Top 5 Wednesday • Long series

Le thème du jour propose de parler de nos séries littéraires préférées. Elles doivent contenir plus de trois tomes, pour être considérée comme une série longue.

Peter Grant – Ben Aaronovitch

Probationary Constable Peter Grant dreams of being a detective in London’s Metropolitan Police. Too bad his superior plans to assign him to the Case Progression Unit, where the biggest threat he’ll face is a paper cut. But Peter’s prospects change in the aftermath of a puzzling murder, when he gains exclusive information from an eyewitness who happens to be a ghost. Peter’s ability to speak with the lingering dead brings him to the attention of Detective Chief Inspector Thomas Nightingale, who investigates crimes involving magic and other manifestations of the uncanny. Now, as a wave of brutal and bizarre murders engulfs the city, Peter is plunged into a world where gods and goddesses mingle with mortals and a long-dead evil is making a comeback on a rising tide of magic.

C’est une série que j’aime énormément et qui comprend une dizaine de tomes. J’en ai déjà lu six et je suis en train de la terminer, doucement mais sûrement. J’adore cette histoire qui devient de plus en plus sombre au fur et à mesure et qui contient de nombreuses références à la pop culture anglaise et des touches d’humour anglais divines.

Les Rougon-Macquart – Émile Zola

Dans la petite ville provençale de Plassans, au lendemain du coup d’État d’où va naître le Second Empire, deux adolescents, Miette et Silvère, se mêlent aux insurgés. Leur histoire d’amour comme le soulèvement des républicains traversent le roman, mais au-delà d’eux, c’est aussi la naissance d’une famille qui se trouve évoquée : les Rougon en même temps que les Macquart dont la double lignée, légitime et bâtarde, descend de la grand-mère de Silvère, Tante Dide. Et entre Pierre Rougon et son demi-frère Antoine Macquart, la lutte rapidement va s’ouvrir. Premier roman de la longue série des Rougon-Macquart, La Fortune des Rougon que Zola fait paraître en 1871 est bien le roman des origines. Au moment où s’installe le régime impérial que l’écrivain pourfend, c’est ici que commence la patiente conquête du pouvoir et de l’argent, une lente ascension familiale qui doit faire oublier les commencements sordides, dans la misère et dans le crime.

En une vingtaine de tomes, Émile Zola évoque une famille et ses descendants dans la France du Second Empire. J’en suis quasiment à la moitié et, de manière générale, j’ai aimé chacun des tomes pour des raisons différentes.

Soleil Noir – Éric Giacometti et Jacques Ravenne

Dans une Europe au bord de l’abîme, une organisation nazie, l’Ahnenerbe, pille des lieux sacrés à travers le monde. Ils cherchent à amasser des trésors aux pouvoirs obscurs destinés à établir le règne millénaire du Troisième Reich. Son maître, Himmler, envoie des SS fouiller un sanctuaire tibétain dans une vallée oubliée de l’Himalaya. Il se rend lui-même en Espagne, dans un monastère, pour chercher un tableau énigmatique. De quelle puissance ancienne les nazis croient-ils détenir la clé ? À Londres, Churchill découvre que la guerre contre l’Allemagne sera aussi la guerre spirituelle de la lumière contre l’occulte. Ce livre est le premier tome d’une saga où l’histoire occulte fait se rencontrer les acteurs majeurs de la Seconde Guerre mondiale et des personnages aux destins d’exception : Tristan, le trafiquant d’art au passé trouble, Erika, une archéologue allemande, Laure, l’héritière des Cathares…

Le quatrième tome vient de sortir et j’ai déjà lu les trois premiers. C’est une série prenante autour de reliques, d’archéologie, d’aventures…

Erica Falck – Camilla Läckberg

Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’œuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres -, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.

À la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d’autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d’un peintre clochard – autre mise en scène de suicide.

J’ai le troisième et quatrième tomes dans ma pile à lire et il m’en reste encore une dizaine avant de terminer la série. J’ai beaucoup aimé les deux premiers et j’ai véritablement envie de la continuer.

Bernie Gunther – Philip Kerr

Publiés pour la première fois dans les années 1989-1991, L’été de cristal, La pâle figure et Un requiem allemand évoquent l’ambiance du Ille Reich en 1936 et 1938, et ses décombres en 1947 Ils ont pour héros Bernie Gunther, ex-commissaire de la police berlinoise devenu détective privé. Désabusé et courageux, perspicace et insolent, Bernie est à l’Allemagne nazie ce que Phil Marlowe était à la Californie de la fin des années 30 : un homme solitaire témoin de la cupidité et de la cruauté humaines, qui nous tend le miroir d’un lieu et d’une époque. Des rues de Berlin  » nettoyées  » pour offrir une image idyllique aux visiteurs des Jeux olympiques, à celles de Vienne la corrompue, théâtre après la guerre d’un ballet de tractations pour le moins démoralisant, Bernie va enquêter au milieu d’actrices et de prostituées, de psychiatres et de banquiers, de producteurs de cinéma et de publicitaires. Mais là où la Trilogie se démarque d’un film noir hollywoodien, c’est que les rôles principaux y sont tenus par des vedettes en chair et en os : Heydrich, Himmler et Goering…

Une de mes séries préférées. Plus d’une dizaine de tomes, un personnage attachant et une série allant des années 20 jusqu’aux années 60. Chaque livre est très largement documenté. Il me manque le dernier tome à découvrir.

Top 5 Wednesday • Recent purchases

Thème : Recent purchases

Voilà un autre thème qui m’inspire pour ce mois-ci. La question posée est quels sont les cinq livres que j’ai récemment acheté et que je suis excitée à l’idée de lire ou que j’ai aimé. Ça tombe bien, car j’ai refait mon stock le mois dernier en allant dans mes librairies strasbourgeoises préférées et en passant dans plusieurs Emmaüs. Certains ont déjà été lus, mais j’ai surtout envie de parler de ceux qui ne le sont pas encore, mais qui me tentent énormément.

La famille Karnovski – Israel Joshua Singer

La famille Karnovski retrace le destin de trois générations d’une famille juive qui décide de quitter la Pologne pour s’installer en Allemagne à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Comment Jegor, fils d’un père juif et d’une mère aryenne, trouvera-t-il sa place dans un monde où la montée du nazisme est imminente?

Publié en 1943 alors que les nazis massacrent les communautés juives en Europe, le roman d’Israël Joshua Singer est hanté par ces tragiques circonstances et par la volonté de démêler le destin complexe de son peuple.

En 2021, j’avais très envie de découvrir la littérature israélienne que je ne connais absolument pas. J’ouvre le bal avec cette saga familiale, adorant ce genre de récits en temps normal. Il me tarde de le lire et il ne restera pas très longtemps dans ma PAL.

Sistersong – Lucy Holland

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Je l’avais déjà remarqué et il était présent dans un de mes articles sur les sorties VO. Cette histoire m’intrigue énormément et je suis totalement fan de cette couverture, de cette Bretagne magique et mythique. Je triche un peu, mais je suis déjà plongée dedans et j’en ai lu la moitié. Intriguant et, pour le moment, j’aime beaucoup.

Sumerki – Dmitry Glukhovsky

Quand Dmitry Alexeïevitch, traducteur désargenté, insiste auprès de son agence pour obtenir un nouveau contrat, il ne se doute pas que sa vie en sera bouleversée. Le traducteur en charge du premier chapitre ne donnant plus de nouvelles, c’est un étrange texte qui lui échoit : le récit d’une expédition dans les forêts inexplorées du Yucatán au XVIe siècle, armée par le prêtre franciscain Diego de Landa. Et les chapitres lui en sont remis au compte-gouttes par un mystérieux commanditaire. 

Aussi, quand l’employé de l’agence est sauvagement assassiné et que les périls relatés dans le document s’immiscent dans son quotidien, Dmitry Alexeïevitch prend peur. Dans les ombres du passé, les dieux et les démons mayas se sont-ils acharnés à protéger un savoir interdit ? A moins, bien entendu, que le manuscrit espagnol ne lui ait fait perdre la raison. Alors que le monde autour de lui est ravagé par des ouragans, des séismes et des tsunamis, le temps est compté pour découvrir la vérité.

Un auteur qui m’a largement été recommandé, surtout pour sa série Métro. Cependant, n’ayant pas envie de me lancer dans une nouvelle série alors que j’essaie d’en terminer un maximum, j’ai préféré choisir ce titre qui semble plus être un thriller ésotérique, ma marotte du moment.

Richard Oppenheimer, La vengeance des cendres – Harald Gilbers

Berlin, hiver 1946, le plus froid que la capitale ait connu au XXe siècle. La guerre est certes finie mais l’Allemagne commence à peine à panser ses plaies, et les Berlinois manquent de tout, surtout de nourriture. Dans cette atmosphère très tendue, des corps mutilés font mystérieusement surface aux quatre coins de la ville. Chacun a la peau couverte de mots écrits à l’encre, et une liste de noms inconnus fourrée dans la bouche. Le commissaire Oppenheimer est alors mobilisé pour mener l’enquête et découvre vite un point commun entre ces morts : ils avaient tous collaboré avec le régime nazi. À Oppenheimer de parvenir à retracer le passé du tueur, et à anticiper ses prochains meurtres.

Déjà le quatrième tome de cette série que j’aime beaucoup. Il me tardait de connaître la suite des aventures de Richard Oppenheimer. Le cinquième est sorti récemment en grand format.

La Sorcière – Jules Michelet

Michelet sait prêter sa voix aux parias du passé, à ceux qui n’ont pas eu d’histoire. À travers les siècles la femme tient-elle donc toujours le même rôle, celui de la mal aimée ? En embrassant d’un seul regard toute l’étendue du Moyen Âge, de la Renaissance et du Grand Siècle, Michelet discerne pour la première fois la suite rigoureuse d’une tragédie dont l’héroïne serait une femme à la fois révérée et persécutée : la sorcière.

La figure de la sorcière me fascine. J’avais adoré l’essai de Mona Chollet, Sorcières ! La puissance invaincue des femmes, que je recommande chaudement. J’avais très envie de découvrir celui de Michelet, qui date certes un peu, car il est publié pour la première fois en 1862, mais qui a fait autorité pendant longtemps. La recherche a depuis évolué sur le sujet.