Bilan des sorties VO lues • Juillet à décembre 2021

Chaque mois, je partage les sorties VO qui ont attisé ma curiosité et j’en lis un certain nombre d’entre elles durant l’année. Mon avis ne se retrouve pas toujours sur le blog, d’autant plus que j’accumule aussi un énorme retard dans la publication de mes articles. Ce dernier est l’occasion de faire un tour d’horizon des dernières sorties que j’ai lu entre juillet et décembre. J’ai fait un premier billet pour mes lectures de janvier à juin. [lien]

Mes lectures sont rangées par mois de sortie, d’où le fait que l’article commence à janvier. En cliquant également sur les mois, vous tomberez sur les sorties correspondantes.

Janvier

Livres lus

Publié en français sous le titre Le train des enfants, il s’agit d’un roman historique sur un fait méconnu de l’après guerre en Italie où des familles napolitaines envoyaient leurs enfants plus au nord. J’ai eu du mal à accrocher au style de l’auteur. Le roman est écrit à la première personne du singulier et selon le point de vue d’un enfant d’une dizaine d’années. Je n’ai pas réellement eu d’atomes crochus avec lui, ou son histoire.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The last garden in England de Julia Kelly
  • The Historians de Cecelia Eckbäck
  • In the garden of spite de Camilla Bruce

Février

Livres lus

Je suis totalement passée à côté de ce roman. J’ai eu du mal avec l’histoire, mais surtout avec le personnage principal, Megan. Nos expériences de vie sont totalement différentes et cela m’a quelque peu empêché de réellement ce livre à sa juste valeur. Je ne comprenais pas Megan qui m’a plutôt énervée, son comportement et ses revendications. J’ai fini par abandonner.

J’étais impatiente de découvrir ce nouveau roman de Sylvain Neuvel. Cet auteur m’a introduite à la science-fiction, il y a quelques années, avec sa première trilogie autour de géants venant de l’espace… Malheureusement, ce premier tome de sa nouvelle série ne m’a pas du tout charmé alors qu’il avait de nombreux éléments en sa faveur : le contexte historique, des personnages principaux venus d’un autre monde, l’écologie… Cependant, c’est très lent, très scientifique et je n’ai pas compris grand chose. J’ai tout de même envie de retenter.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • While Paris slept de Ruth Druart

Mars

Livres lus

L’auteur s’inspire d’une histoire vraie, celle de sa famille. C’est un roman que j’aurais vraiment voulu apprécier, mais, malheureusement, je n’ai pas du tout apprécié ce roman. Il y a des passages qui sont très longs et qui n’apportent rien à l’intrigue. Je ne me suis absolument pas attachée aux deux personnages principaux, Nina et Pietro, dont l’histoire d’amour est au coeur du livre.

Sorti en français sous le titre Le village perdu.

Lien vers mon article

Il a également été traduit en français, et publié sous le titre de La petite boutique aux poisons. Une excellente lecture ! J’ai beaucoup aimé suivre ce mystère et découvrir petit à petit les réponses avec le personnage principal. Les changements de narrateur sont bien amenés et ils apportent quelque chose à l’intrigue. J’ai vraiment apprécié ces trois personnages féminins, qui sont attachants. Le coup de coeur n’est pas très loin.

J’avais noté ce titre, car c’était un roman historique qui changeait de ce que j’ai l’habitude de lire en terme de lieux et d’époque. Le livre commence bien, avant de s’essouffler très vite. Il manque de perspectives à long terme et il en devient rapidement ennuyeux.

Ceux que j’aimerais lire en 2022

  • The Rose Code de Kate Quinn (pré-commandé et en attente de réception)

Avril

Livres lus

Je l’ai mis dans les nouveautés VO, mais sans faire attention qu’il a déjà été publié en français en 2019. Le livre s’intitule Le Voyageur.

[Lien vers mon article]

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The dictionary of lost words de Pip Williams
  • The Mary Shelley Club de Goldy Moldavski
  • Ariadne de Jennifer Saint (PAL)

Mai

Livres lus

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant ce livre, notamment du point de vue des créatures fantastiques. Néanmoins, cette histoire m’a totalement transporté dans la ville de Prague (que j’ai encore plus envie de visiter depuis). C’est prenant et dynamique. J’ai trouvé l’univers très sympa et les personnages attachants. Un très moment de lecture et je ne dirai pas non à un autre tome.

Encore un autre roman qui est sorti en français avant l’anglais. Il est disponible depuis 2019 sous le titre Les trois vies de Josef Klein. En le commençant, je m’attendais à un vrai roman d’espionnage avec de l’action, beaucoup de rebondissements, mais le roman ne prend pas du tout cette direction. Malgré tout, c’est une lecture que j’ai aimé faire et que j’ai trouvé intéressante.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Madam de Phoebe Wynne

Juin

Livres lus

J’attendais l’automne pour découvrir ce roman. Il y a de très bonnes idées : des sorcières dont les pouvoirs dépendent des saisons, l’écologie avec le temps qui se dérègle, et une école de magie… Le livre a un rythme très lent et contemplatif, qui s’accorde bien avec le passage des saisons. Néanmoins, l’intrigue est redondante et même à une centaine de pages de la fin, il n’y a pas de grosses révélations ou une énorme révélation pour venir donner un petit coup de fouet à l’intrigue.

Publié en français, sous le titre Les Muses. Encore un thriller autour des universités qui ont renfermé beaucoup de tueurs en 2021. J’ai été happée dès les premières pages et j’ai beaucoup aimé le fait de s’inspirer de la mythologie grecque.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Daughter of Sparta de Claire M. Andrews
  • The Wolf and the Woodsman d’Ava Reid

Juillet

Livres lus

Encore un très bon thriller psychologique, très prenant. Le fait de connaître dès le début l’identité du tueur n’est pas un problème, car l’auteur apporte tout de même beaucoup de tensions et de suspens. Quasiment un coup de coeur.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The Book of Accidents de Chuck Wendling
  • Half sick of shadows de Laura Sebastian
  • The forest of vanishing stars de Kristin Harmel
  • The Final Girl Support Group de Grady Hendrix

Août

Livres lus

Je découvre cette auteur avec ce roman qui m’a tenu en haleine du début à la fin. J’ai adoré les va-et-vient entre aujourd’hui et quand les personnages étaient étudiants. Le suspens est parfaitement maîtrisé d’un bout à l’autre et une mention toute particulière pour la révélation finale qui m’a vraiment étonnée.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The real Valkyrie: The hidden history of Viking warrior woman de Nancy Marie Brown
  • The women of Troy de Pat Baker
  • The woods are always watching de Stephanie Perkins

Septembre

Livres lus

J’ai traîne ce livre pendant plus d’un mois sans avoir réussi à lire plus de cent pages. Au final, j’ai abandonné alors que je suis plutôt amatrice de romans d’horreur, mais je n’ai pas du tout réussi avec celui-ci qui m’a clairement ennuyé. Le début est très lent et il n’a pas su capter tout de suite mon attention.

Je sors de ma zone de confort avec cette romance de Hannukah. C’est tout mignon et parfait pour le mois de décembre. J’ai vraiment bien accroché à l’histoire et aux personnages. Il y a juste un petit passage problématique au regard du conflit israélo-palestinien, mais il ne faut pas oublier aussi que l’auteur est de confession juive.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • All these bodies de Kendare Blake (PAL)
  • The girl behind the wall de Mandy Robotham (PAL)

Octobre

Livres lus

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Medusa de Jessie Burton (PAL)
  • Whe we fought: Inspiring stories of resisting Hitler and defending freedom de Jerry Borrowman
  • The lighthouse witches de C.J. Cookes

Novembre

Livres lus

Ceux que j’aimerais lire :

  • All of us villain d’Amanda Foody et Christine Lynn Herman
  • Parting the veil dePauletteKennedy
  • The Haunting of Leigh Harker de Darcy Coates

Décembre

Livre lus

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Learwife de J.R. Thorpe
  • Accidental gods: On men unwillingly turned divine d’Anna della Subin
  • The Bright Ages: A new history of medieval Europe de Matthew Gabriele et David M. Perry
  • The Ballerinasde Rachel Kapelke-Dale
  • Hidden Treasures de Michelle Adams
  • The sorority murders d’Allison Brennan
  • Inheritance of secrets de Sonya Bates

Bilan 2021

2021 a été une année chargée et cruciale, notamment sur le plan professionnel. Je suis retournée en Haute-Savoie, où j’ai pu accomplir d’autres missions. J’ai passé le concours de catégorie B dans la culture. Je ne l’ai pas eu d’un point, mais j’y suis allée sans réviser, donc je suis plutôt contente. D’autres projets n’ont pas abouti, comme mon entreprise, mais ce n’est que partie remise.

En cliquant sur [lien], vous avez accès à l’article correspondant.

Moins de confinements (non que je m’en plains) et un peu plus de responsabilité au travail… J’ai beaucoup moins lu que l’année précédente [Bilan 2020]. J’ai lu 185 livres pour un total d’environ 60.000 pages. Sur Goodreads, je m’étais fixée un objectif d’une centaine de livres lus… Largement dépassé ! Comme l’année, j’étais curieuse de connaître quel était le genre littéraire le plus lu, ou la thématique la plus représentée dans mes lectures…


Encore une fois, les essais représentent le plus gros de mes lectures, puisque j’en ai lu 43, soit environ 24% des livres lus cette année. Les thématiques varient très peu, en revanche : beaucoup d’histoire (Moyen-Âge et Renaissance, surtout pour le travail et Seconde Guerre mondiale, la période historique qui me fascine le plus), et d’art (je prépare le concours de conservateur du patrimoine) et un peu d’essais politiques ou de philosophie. Même si c’est le genre le plus lu, c’est clairement celui qui est le moins représenté sur le blog.

Mes trois essais préférés de 2021 : Eichmann à Jérusalem d’Hannah Arendt ; Le marché de l’art sous l’Occupation d’Emmanuelle Pollack ; Charlotte Salomon. Vie ? ou théâtre ?

En 2020, le deuxième genre littéraire le plus lu a été les classiques. J’en ai un peu moins lu cette année, seulement une vingtaine au compteur. J’ai continué ma découverte des Rougon-Macquart. J’avais pour objectif de terminer la série en 2021, mais cela n’a pas été le cas. J’ai bien avancé, il m’en reste une dizaine à lire. J’ai également relu un certain nombre de mes pièces de Shakespeare préférées, m’inspirant un objectif pour 2022.

Mes trois classiques de 2021 : Guerre & Paix de Léon Tolstoï [lien] ; Faust de Johann von Goethe ; L’Assomoir d’Emile Zola


Au niveau des thématiques, la Seconde Guerre mondiale reste en tête des thématiques, tous genres confondus. J’ai lu 43 ouvrages dans ce domaine. Je pensais, en revanche, avoir lu beaucoup plus de livres autour des réécritures mythologiques ou de contes, mais elles représentent en définitif même pas une dizaine de livres… J’ai eu quelques livres sur ce sujet à Noël et j’ai une idée de série d’articles dans ce domaine, donc sûrement plus de lectures à venir. En revanche, j’ai lu énormément autour d’un sujet bien spécifique : des thrillers psychologiques prenant place dans des lycées, mais surtout des universités… J’ai eu de nombreux coups de coeur dans le domaine !

Trois ouvrages coups de coeur autour de la Seconde Guerre mondiale : The Berlin Girl de Mandy Robotham [lien] ; Par amour de Valérie Tuong Cong ; Le fauteuil de l’officier SS de Daniel Lee

Trois ouvrages coups de coeur autour des réécritures : Lore d’Alexandra Bracken [lien] ; Near the bone de Christina Henry [lien] ; L’Odyssée de Pénélope de Margaret Atwood


Mes trois meilleures lectures de 2021

Il n’est malheureusement pas chroniqué sur le blog, mais ce petit ovni littéraire a su me passionner d’un bout à l’autre. Il retourne quelque peu le cerveau et il faut se laisser porter, accepter qu’il ne faut pas toujours tout vouloir comprendre pour apprécier ce roman. Cependant, l’univers est absolument incroyable et je lirai très prochainement le deuxième tome, Numérique.

Ce classique de la littérature américaine m’a terrorisé pendant des années, et j’ai enfin sauté le pas. Je m’en veux presque d’avoir attendu aussi longtemps avant de le découvrir. Il m’a tenu en haleine et j’ai adoré le personnage de Scout. Elle est d’une intelligence vive et elle est très attachante. Le fait que le procès ne prenne pas autant de place que ce à quoi je m’attendais ne m’a pas dérangé.

Le roman s’inspire d’une histoire vraie et n’est pas sans rappeler La vague de Todd Strasser que j’avais lu quand j’étais adolescente et qui m’avait profondément marqué. C’est également le cas pour celui-ci. Il permet au lecteur de se poser des questions, de s’intéresser à ce qu’il aurait fait à la place des différents personnages… Des mois après, il me trotte encore dans la tête.

Volker Kutscher • Babylon Berlin (2007)

Babylon Berlin • Volker Kutscher • Sandstone Press • 2007 • 432 pages

It’s 1929 and Berlin is the vibrating metropolis of post-war Germany—full of bars and brothels and dissatisfied workers at the point of revolt. Gereon Rath is new in town and new to the police department.

When a dead man without an identity, bearing traces of atrocious torture, is discovered, Rath sees a chance to find his way back into the homicide division. He discovers a connection with a circle of oppositional exiled Russians who try to purchase arms with smuggled gold in order to prepare a coup d’état. But there are other people trying to get hold of the gold and the guns, too. Raths finds himself up against paramilitaries and organized criminals. He falls in love with Charlotte, a typist in the homicide squad, and misuses her insider’s knowledge for his personal investigations. And as he gets further entangled with the case, he never imagined becoming a suspect himself.


Une deuxième lecture pour les Feuilles allemandes, rendez-vous qui propose de lire des auteurs allemands durant le mois de novembre. Il y a quelques jours, j’ai présenté Le Voyageur d’Ulrich Alexander Boschwitz [lien]. Changement de genre avec un policier historique, Babylon Berlin de Volker Kutscher. Ce livre a déjà fait l’objet d’une adaptation sous la forme d’une série que j’ai vu et adoré il y a quelques mois [lien]. J’avais très envie de découvrir le roman, mais je ressors de cette lecture déçue.

Pourquoi ? Babylon Berlin nous plonge dans le Berlin des années 1920, qui devait être la ville la plus folle de cette époque en Europe. La série le montre beaucoup plus avec le visuel, la musique et le rythme rapide des épisodes. Le spectateur est enveloppé dans une ambiance Années Folles qui manque très clairement au roman. Le personnage principal travaille pour la Brigade des Moeurs, mais le roman est plus lisse et presque policé que la série sur certains points, notamment tout ce qui touche à la vie nocturne de la capitale allemande. Elle est évoquée, mais elle semble moins au centre du livre que de la série. Il y a un point, en revanche, que j’ai apprécié dans le livre, par rapport à la série concerne le personnage de Charlotte Ritter. Elle a déjà de l’importance au sein de la brigade criminelle, et l’auteur met plus l’accent sur ce point alors que l’adaptation s’en tient beaucoup au fait qu’elle se prostitue pour gagner sa vie. Mais, pour en revenir à l’ambiance, cette dernière couplée à un rythme lent ont, au final, eu raison de moi.

La série suit relativement fidèlement le roman. Il y a des petits changements dans l’intrigue, mais ils portent sur des petits points par-ci, par-là. J’en ai déjà évoqué un, un peu plus haut. Gereon Rath n’a pas été envoyé à Berlin pour régler discrètement une affaire concernant le maire de Cologne, mais parce qu’il doit se faire oublier après une énorme erreur professionnelle. L’intrigue principale reste sensiblement la même, ce qui a aussi joué sur mon appréciation finale du livre. Je connaissais déjà certains rebondissements et quelques-unes des révélations. J’ai vraiment moins accroché au livre qu’à la série alors que d’habitude, c’est plutôt l’inverse.

En revanche, du point de vue de la vérité historique, l’auteur reprend les événements historiques qui ont eu lieu à la fin des années 1920 et au début des années 1930 avec les agitations politiques : les communistes dans les quartiers populaires de Berlin, la montée du nazisme (bien plus évoquée dans le livre que dans la série)… On sent que la République de Weimar est à bout de souffle et accumule les erreurs. Volker Kutscher s’est amplement documenté pour faire revivre à son lecteur cette époque historique (moins le côté un peu fou).

Babylon Berlin est le premier tome d’une série que j’aimerais malgré tout continuer. Peut-être en redonnant une chance à celui-ci. Je dois avoir encore trop la série en tête pour apprécier pleinement le roman. Néanmoins, je suis une grande lectrice de romans policiers historiques et j’apprécie énormément ceux se déroulant dans le Berlin (ou l’Allemagne) de l’entre-deux-guerres ou durant la Seconde Guerre mondiale, comme les Philip Kerr ou les Harald Gilbers. Celui-ci a du potentiel.

Ulrich Alexander Boschwitz • Le Voyageur (1938)

Le voyageur • Ulrich Alexander Boschwitz • Éditions Grasset • 2019 • 336 pages

En novembre 1938, Otto Silbermann devient un homme traqué du jour au lendemain. Il a beau être un industriel respecté et ancien combattant de la Grande Guerre, rien n’arrête désormais ceux qui s’en prennent aux citoyens juifs allemands. Quand il se retrouve chassé de son appartement – son épouse aryenne est déjà partie se cacher à la campagne – il envisage d’abord de rejoindre son fils, en exil à Paris. Mais comment faire pour quitter le territoire quand les frontières sont bouclées et le pays en état d’urgence ? Il se résout à brader les parts qu’il possède dans sa société, puis, avec une serviette remplie de tout l’argent qui lui reste comme seul bagage, il tente de disparaître. De train en train, de gare en gare, son voyage se transforme en fuite effrénée. Il rencontre d’autres Juifs en danger comme lui, mais aussi des Allemands ordinaires et des Nazis convaincus.

Le voyageur est un témoignage littéraire unique de la situation en Allemagne au moment de cet événement que les manuels d’Histoire appellent aujourd’hui la « Nuit de cristal ». L’indifférence ou la haine d’un côté, la peur panique et la volonté de survivre de l’autre – aucun roman de l’époque n’a su capter avec autant de justesse et de force ce jour qui marquera pour toujours un point de basculement collectif dans l’Histoire européenne.

La publication du roman de Boschwitz, Le voyageur, permet la découverte d’un roman extraordinaire que l’on croyait perdu et nous offre un regard exceptionnel sur les heures les plus sombres de l’Histoire européenne.


J’avais évoqué ce livre dans les sorties en anglais de 2021, mais je ne m’étais pas rendue compte à ce moment qu’il avait déjà été traduit en français. Je l’ai trouvé par hasard à la médiathèque et j’ai profité du mois dédié à la littérature allemande, Les feuilles allemandes, pour le lire. Ce rendez-vous est organisé par Livr’escapades et Et si on bouquinait un peu ?

Le voyageur se situe quelques heures après la Nuit de cristal, pendant laquelle de nombreuses synagogues ont été brûlées, des commerces juifs ont été détruits et vandalisés. Un certain nombre d’entre eux ont également perdu la vie ou ont été arrêtés… L’auteur ne donne aucune date exacte, ni ne donne le nom de cet événement. Il fait appel aux connaissances du lecteur pour savoir de quoi il parle exactement. Il lance ce dernier tout de suite dans l’intrigue. Il y a un côté soudain qui colle parfaitement à la soudaineté de cette nuit de violence et destruction. En effet, Otto Silberman, le personnage principal, réussit à échapper de justesse à son arrestation et il s’enfuit à travers l’Allemagne, en sautant dans le premier train. Il devient un homme en fuite, essayant parfois de passer la frontière.

Le roman reflète la vie sous le régime nazi et les trains que le personnage principal prend inlassablement forment un microcosme qui évoque différentes choses. Tout d’abord, nous pouvons y voir, paradoxalement, une prison, alors que les trains évoquent bien souvent la liberté, l’évasion. Or, Otto Silberman est limité aux frontières de l’Allemagne, voire confié à quelques grandes villes desservies par le système ferroviaire : Hambourg, Munich, Dresde, Berlin… C’est aussi un microcosme de la société allemande de l’époque. À travers ses voyages, il va rencontrer différents personnages : les partisans de la première heure, ceux qui préfèrent détourner le regard, parfois juste par peur des représailles, les anciens alliés et amis voire même membres de la famille qui préfèrent désormais tourner le dos à Otto plutôt que de l’aider… Ulrich Alexander Boschwitz montre bien l’emprise que le régime exerce sur l’entièreté de la société.

Ce livre n’est pas facile à lire. Il y a beaucoup de sentiments lourds à porter que l’auteur fait parfaitement ressentir à son lecteur. Il est question d’incompréhension, de désespoir absolu, des regrets du personnage principal de ne pas avoir quitté l’Allemagne plus tôt, mais aussi de la folie qui s’installe doucement. Otto Silberman, comme beaucoup de ses compatriotes, avait l’espoir que les événements finiraient par se tasser et n’empireraient pas. La désillusion du personnage principal pourrait être celle de l’auteur également. En effet, Ulrich Alexander Boschwitz avait vingt-trois ans quand il a écrit ce roman, en un mois. Il a connu l’exil, puisqu’il a été interné à l’Île du Man avec sa mère, puis il a été déporté en Australie. Il est mort en vingt-sept ans, en 1942 alors qu’il avait eu l’autorisation de s’installer en Grande-Bretagne. Son bateau a été coulé par un sous-marin allemand. Il a sûrement été le témoin des événements qu’il évoque dans ce livre, car les émotions et les sentiments qu’il développe sont bruts et criant de vérité. J’ai vraiment eu l’impression en lisant ce roman qu’il avait besoin de coucher tout ça sur papier.

Je ne regrette pas d’avoir lu ce roman qui me permet de découvrir un peu plus la littérature allemande. Ce n’est pas tout à fait un coup de coeur, mais une lecture qui a été intéressante d’un point de vue historique, qui m’a un peu chamboulé et dont l’écriture montre bien le sentiment d’urgence qui habite le personnage principal.

Top 5 Wednesday • Les livres que j’aimerais lire avant la fin de l’année

Ce n’est pas un thème officiel du groupe, mais j’avais envie de parler des livres que j’aimerais beaucoup pouvoir lire avant la fin de l’année…

Ceux de ma pile à lire

La Passe-Miroir, La Tempête des échos • Christelle Dabos

Outre le fait d’avoir enfin le dernier mot sur ces quatre tomes qui m’ont tenu en haleine, je termine aussi une série parmi toutes celles que j’ai commencé.

Babylon Berlin • Volker Kutscher

J’ai adoré la première saison qui en est tiré et j’aimerai beaucoup découvrir le roman. Il s’agit du premier tome d’une nouvelle série, par contre… J’en termine une pour en commencer une autre.

Les frères Ashkenazi • Israël Joshua Singer

J’ai lu il y a quelques mois La famille Karnovski que j’avais adoré, un véritable coup de coeur. J’avais aussi cet autre roman de l’auteur dans ma pile à lire qu’il me tarde de lire.

Trois étages • Eshkol Nevo

Je continue de découvrir la littérature israélienne ou en yiddish et celui-ci me tente énormément. Je ne connais pas du tout l’auteur donc une totale découverte.

1793 • Niklas Natt Och Dag

J’adore les policiers historiques, mais je n’en ai jamais lu autour de la Révolution française. Celui-ci me permettrait de sortir quelque peu de ma zone de confort.

Ceux de ma wish-list

La plupart des livres que j’évoque ne sont même pas dans ma liseuse ou pile à lire…

Ariadne • Jennifer Saint

Adorant les réécritures de la mythologie grecque, je ne peux pas passer à côté de cette lecture. Le résumé a piqué ma curiosité et la couverture est absolument sublime.

Dracula’s Child • J.S. Barnes

Il traîne depuis un moment dans ma wish-list. J’adore cet éditeur, Titan Books. Il publie beaucoup de fantastique et fantasy, horreur dont les Christina Henry. Pour le moment, je n’ai jamais été déçue et celui-ci s’inspirant de Dracula me tente énormément.

A Game of Lies • Rebecca Cantrell

Il s’agit du troisième tome d’une série que j’ai commencé l’année dernière et que j’aimerai continuer (et terminer). Les deux premiers avaient été des coups de coeur.

Annelies • David Gillham

Un autre roman qui traîne depuis bien trop longtemps dans ma wish-list et que j’aimerais beaucoup lire.

Hamnet • Maggie O’Farrell

Un roman qui a souvent été vu sur la blogosphère mais que je n’ai pas encore eu l’occasion de découvrir.

Top 5 Wednesday • Recent purchases

Thème : Recent purchases

Voilà un autre thème qui m’inspire pour ce mois-ci. La question posée est quels sont les cinq livres que j’ai récemment acheté et que je suis excitée à l’idée de lire ou que j’ai aimé. Ça tombe bien, car j’ai refait mon stock le mois dernier en allant dans mes librairies strasbourgeoises préférées et en passant dans plusieurs Emmaüs. Certains ont déjà été lus, mais j’ai surtout envie de parler de ceux qui ne le sont pas encore, mais qui me tentent énormément.

La famille Karnovski – Israel Joshua Singer

La famille Karnovski retrace le destin de trois générations d’une famille juive qui décide de quitter la Pologne pour s’installer en Allemagne à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Comment Jegor, fils d’un père juif et d’une mère aryenne, trouvera-t-il sa place dans un monde où la montée du nazisme est imminente?

Publié en 1943 alors que les nazis massacrent les communautés juives en Europe, le roman d’Israël Joshua Singer est hanté par ces tragiques circonstances et par la volonté de démêler le destin complexe de son peuple.

En 2021, j’avais très envie de découvrir la littérature israélienne que je ne connais absolument pas. J’ouvre le bal avec cette saga familiale, adorant ce genre de récits en temps normal. Il me tarde de le lire et il ne restera pas très longtemps dans ma PAL.

Sistersong – Lucy Holland

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Je l’avais déjà remarqué et il était présent dans un de mes articles sur les sorties VO. Cette histoire m’intrigue énormément et je suis totalement fan de cette couverture, de cette Bretagne magique et mythique. Je triche un peu, mais je suis déjà plongée dedans et j’en ai lu la moitié. Intriguant et, pour le moment, j’aime beaucoup.

Sumerki – Dmitry Glukhovsky

Quand Dmitry Alexeïevitch, traducteur désargenté, insiste auprès de son agence pour obtenir un nouveau contrat, il ne se doute pas que sa vie en sera bouleversée. Le traducteur en charge du premier chapitre ne donnant plus de nouvelles, c’est un étrange texte qui lui échoit : le récit d’une expédition dans les forêts inexplorées du Yucatán au XVIe siècle, armée par le prêtre franciscain Diego de Landa. Et les chapitres lui en sont remis au compte-gouttes par un mystérieux commanditaire. 

Aussi, quand l’employé de l’agence est sauvagement assassiné et que les périls relatés dans le document s’immiscent dans son quotidien, Dmitry Alexeïevitch prend peur. Dans les ombres du passé, les dieux et les démons mayas se sont-ils acharnés à protéger un savoir interdit ? A moins, bien entendu, que le manuscrit espagnol ne lui ait fait perdre la raison. Alors que le monde autour de lui est ravagé par des ouragans, des séismes et des tsunamis, le temps est compté pour découvrir la vérité.

Un auteur qui m’a largement été recommandé, surtout pour sa série Métro. Cependant, n’ayant pas envie de me lancer dans une nouvelle série alors que j’essaie d’en terminer un maximum, j’ai préféré choisir ce titre qui semble plus être un thriller ésotérique, ma marotte du moment.

Richard Oppenheimer, La vengeance des cendres – Harald Gilbers

Berlin, hiver 1946, le plus froid que la capitale ait connu au XXe siècle. La guerre est certes finie mais l’Allemagne commence à peine à panser ses plaies, et les Berlinois manquent de tout, surtout de nourriture. Dans cette atmosphère très tendue, des corps mutilés font mystérieusement surface aux quatre coins de la ville. Chacun a la peau couverte de mots écrits à l’encre, et une liste de noms inconnus fourrée dans la bouche. Le commissaire Oppenheimer est alors mobilisé pour mener l’enquête et découvre vite un point commun entre ces morts : ils avaient tous collaboré avec le régime nazi. À Oppenheimer de parvenir à retracer le passé du tueur, et à anticiper ses prochains meurtres.

Déjà le quatrième tome de cette série que j’aime beaucoup. Il me tardait de connaître la suite des aventures de Richard Oppenheimer. Le cinquième est sorti récemment en grand format.

La Sorcière – Jules Michelet

Michelet sait prêter sa voix aux parias du passé, à ceux qui n’ont pas eu d’histoire. À travers les siècles la femme tient-elle donc toujours le même rôle, celui de la mal aimée ? En embrassant d’un seul regard toute l’étendue du Moyen Âge, de la Renaissance et du Grand Siècle, Michelet discerne pour la première fois la suite rigoureuse d’une tragédie dont l’héroïne serait une femme à la fois révérée et persécutée : la sorcière.

La figure de la sorcière me fascine. J’avais adoré l’essai de Mona Chollet, Sorcières ! La puissance invaincue des femmes, que je recommande chaudement. J’avais très envie de découvrir celui de Michelet, qui date certes un peu, car il est publié pour la première fois en 1862, mais qui a fait autorité pendant longtemps. La recherche a depuis évolué sur le sujet.

Sorties VO • Mai 2021

The Radio Operator • Ulla Lenze • Harper Via • 4 mai • 304 pages

At the end of the 1930s, Europe is engulfed in war. Though America is far from the fighting, the streets of New York have become a battlefield. Anti-Semitic and racist groups spread hate, while German nationalists celebrate Hitler’s strength and power. Josef Klein, a German immigrant, remains immune to the troubles roiling his adopted city. The multicultural neighborhood of Harlem is his world, a lively place full of sidewalk tables where families enjoy their dinner and friends indulge in games of chess. 

Josef’s great passion is the radio. His skill and technical abilities attract the attention of influential men who offer him a job as a shortwave operator. But when Josef begins to understand what they’re doing, it’s too late; he’s already a little cog in the big wheel—part of a Nazi espionage network working in Manhattan. Discovered by American authorities, Josef is detained at Ellis Island, and eventually deported to Germany.

Back in his homeland, fate leads him to his brother Carl’s family, soap merchants in Neuss—where he witnesses the seductive power of the Nazis and the war’s terrible consequences—and finally to South America, where Josef hopes to start over again as José. Eventually, Josef realizes that no matter how far he runs or how hard he tries, there is one indelible truth he cannot escape: How long can you hide from your own past, before it catches up with you?

The woman with the blue star • Pam Jenoff • Park Row • 4 mai • 336 pages

1942. Sadie Gault is eighteen and living with her parents amid the horrors of the Kraków Ghetto during World War II. When the Nazis liquidate the ghetto, Sadie and her pregnant mother are forced to seek refuge in the perilous sewers beneath the city. One day Sadie looks up through a grate and sees a girl about her own age buying flowers.

Ella Stepanek is an affluent Polish girl living a life of relative ease with her stepmother, who has developed close alliances with the occupying Germans. Scorned by her friends and longing for her fiancé, who has gone off to war, Ella wanders Kraków restlessly. While on an errand in the market, she catches a glimpse of something moving beneath a grate in the street. Upon closer inspection, she realizes it’s a girl hiding.

Ella begins to aid Sadie and the two become close, but as the dangers of the war worsen, their lives are set on a collision course that will test them in the face of overwhelming odds. Inspired by harrowing true stories, The Woman with the Blue Star is an emotional testament to the power of friendship and the extraordinary strength of the human will to survive. 

Luck of the Titanic • Stacey Lee • G.P. Putnam’s Sons Books for Young Readers • 4 mai • 304 pages

Southampton, 1912: Seventeen-year-old British-Chinese Valora Luck has quit her job and smuggled herself aboard the Titanic with two goals in mind: to reunite with her twin brother Jamie–her only family now that both their parents are dead–and to convince a part-owner of the Ringling Brothers Circus to take the twins on as acrobats. Quick-thinking Val talks her way into opulent firstclass accommodations and finds Jamie with a group of fellow Chinese laborers in third class. But in the rigidly stratified world of the luxury liner, Val’s ruse can only last so long, and after two long years apart, it’s unclear if Jamie even wants the life Val proposes. Then, one moonless night in the North Atlantic, the unthinkable happens–the supposedly unsinkable ship is dealt a fatal blow–and Val and her companions suddenly find themselves in a race to survive.

The shadow in the glass • J.J.A. Harwood • Harper Voyager • 4 mai • 416 pages

Once upon a time Ella had wished for more than her life as a lowly maid. 

Now forced to work hard under the unforgiving, lecherous gaze of the man she once called stepfather, Ella’s only refuge is in the books she reads by candlelight, secreted away in the library she isn’t permitted to enter. 

One night, among her beloved books of far-off lands, Ella’s wishes are answered. At the stroke of midnight, a fairy godmother makes her an offer that will change her life: seven wishes, hers to make as she pleases. But each wish comes at a price and Ella must to decide whether it’s one she’s willing to pay it. 

Madam • Phoebe Wynn • St Martin’s Press • 18 mai • 352 pages

For 150 years, high above rocky Scottish cliffs, Caldonbrae Hall has sat untouched, a beacon of excellence in an old ancestral castle. A boarding school for girls, it promises that the young women lucky enough to be admitted will emerge “resilient and ready to serve society.”

Into its illustrious midst steps Rose Christie: a 26-year-old Classics teacher, Caldonbrae’s new head of the department, and the first hire for the school in over a decade. At first, Rose is overwhelmed to be invited into this institution, whose prestige is unrivaled. But she quickly discovers that behind the school’s elitist veneer lies an impenetrable, starkly traditional culture that she struggles to reconcile with her modernist beliefs—not to mention her commitment to educating “girls for the future.”

It also doesn’t take long for Rose to suspect that there’s more to the secret circumstances surrounding the abrupt departure of her predecessor—a woman whose ghost lingers everywhere—than anyone is willing to let on. In her search for this mysterious former teacher, Rose instead uncovers the darkness that beats at the heart of Caldonbrae, forcing her to confront the true extent of the school’s nefarious purpose, and her own role in perpetuating it.

The Nine: The True Story of a Band of Women Who Survived the Worst of Nazi Germany • Gwen Strauss • St Martin’s Press • 4 mai • 336 pages

The Nine follows the true story of the author’s great aunt Hélène Podliasky, who led a band of nine female resistance fighters as they escaped a German forced labor camp and made a ten-day journey across the front lines of WWII from Germany back to Paris.

The nine women were all under thirty when they joined the resistance. They smuggled arms through Europe, harbored parachuting agents, coordinated communications between regional sectors, trekked escape routes to Spain and hid Jewish children in scattered apartments. They were arrested by French police, interrogated and tortured by the Gestapo. They were subjected to a series of French prisons and deported to Germany. The group formed along the way, meeting at different points, in prison, in transit, and at Ravensbrück. By the time they were enslaved at the labor camp in Leipzig, they were a close-knit group of friends. During the final days of the war, forced onto a death march, the nine chose their moment and made a daring escape.

The Cave Dwellers • Christina McDowell • Gallery Scout Press • 25 mai • 352 pages

They are the families considered worthy of a listing in the exclusive Green Book—a discriminative diary created by the niece of Edith Roosevelt’s social secretary. Their aristocratic bloodlines are woven into the very fabric of Washington—generation after generation. Their old money and manner lurk through the cobblestone streets of Georgetown, Kalorama, and Capitol Hill. They only socialize within their inner circle, turning a blind eye to those who come and go on the political merry-go-round. These parents and their children live in gilded existences of power and privilege.

But what they have failed to understand is that the world is changing. And when the family of one of their own is held hostage and brutally murdered, everything about their legacy is called into question.

They’re called The Cave Dwellers.

The lights of Prague • Nicole Jarvis • Titan Books • 18 mai • 416 pages

In the quiet streets of Prague all manner of otherworldly creatures lurk in the shadows. Unbeknownst to its citizens, their only hope against the tide of predators are the dauntless lamplighters – a secret elite of monster hunters whose light staves off the darkness each night. Domek Myska leads a life teeming with fraught encounters with the worst kind of evil: pijavice, bloodthirsty and soulless vampiric creatures. Despite this, Domek find solace in his moments spent in the company of his friend, the clever and beautiful Lady Ora Fischerová– a widow with secrets of her own.

When Domek finds himself stalked by the spirit of the White Lady – a ghost who haunts the baroque halls of Prague castle – he stumbles across the sentient essence of a will-o’-the-wisp, a mischievous spirit known to lead lost travellers to their death, but who, once captured, are bound to serve the desires of their owners.

After discovering a conspiracy amongst the pijavice that could see them unleash terror on the daylight world, Domek finds himself in a race against those who aim to twist alchemical science for their own dangerous gain.

The whispering dead • Darcy Coates • Poisoned Pen Press • 4 mai • 256 pages

Homeless, hunted, and desperate to escape a bitter storm, Keira takes refuge in an abandoned groundskeeper’s cottage. Her new home is tucked away at the edge of a cemetery, surrounded on all sides by gravestones: some recent, some hundreds of years old, all suffering from neglect.

And in the darkness, she can hear the unquiet dead whispering.

The cemetery is alive with faint, spectral shapes, led by a woman who died before her time… and Keira, the only person who can see her, has become her new target. Determined to help put the ghost to rest, Keira digs into the spirit’s past life with the help of unlikely new friends, and discovers a history of deception, ill-fated love, and murder.

But the past is not as simple as it seems, and Keira’s time is running out. Tangled in a dangerous web, she has to find a way to free the spirit… even if it means offering her own life in return.

Mes résolutions pour 2021

Il y a quelques jours, j’ai partagé mon bilan pour 2020 et il est grand temps d’aborder mes résolutions pour la nouvelle année. Pour tout ce qui touche au cinéma, au théâtre, ou aux musées et autres, pas d’objectifs prévis au regard de la situation actuelle. J’ai également des projets de voyages… Gros point d’interrogation aussi. Je verrai sûrement au moment voulu. Je ne les aborderai donc pas dans cet article. En revanche, j’en ai d’autres en tête et je commence cet article par mes objectifs de lecture.

Mes objectifs littéraires

Découvrir la littérature allemande : cette première envie découle de quelques lectures que j’ai pu faire en 2020, et notamment mon coup de coeur pour Les souffrances du jeune Werther de Goethe. Mon horizon de la littérature allemande se limitait à Fallada et Remarque, j’ai envie d’en lire plus.

Découvrir la littérature israélienne : ce sera une totale découverte pour le coup, car je n’ai jamais lu d’ouvrages d’auteurs israéliens. Il faut dire que je me suis beaucoup tournée vers la relecture des classiques français ces derniers mois.

Terminer trois séries : il y en a trois qui sont prioritaires cette année. Elles sont commencées depuis longtemps, mais également terminées. Il y a tout d’abord les Rougon-Macquart d’Émile Zola dont il me reste quinze tome à lire (c’est un peu le pari fou de 2021). La deuxième série est celle de Ben Aaronovitch, Peter Grant. Il me manque six livres à lire et j’en ai deux d’avance. Pour le moment, je suis un peu bloquée sur les achats en anglais, en attendant les mesures du Brexit pour commander sur BookDepository. Enfin, autre grande série à terminer, les Erica Falck de Camilla Läckberg. Il me reste neuf tomes à lire.

Mes résolutions « seconde main »

Développer cette partie du blog : en 2020, j’ai repris en main Autumn & Latte et j’ai publié un seul article sur ce sujet. Or, ce dernier me tient énormément à coeur et j’aimerais voir grandir cet aspect du blog en 2021. J’ai quelques idées et je vais voir comment les mettre en oeuvre.

Continuer d’acheter de la seconde main : j’achète de plus en plus des vêtements de seconde main, que ce soit via Vinted, Instagram ou les friperies en ligne, les dépôts-ventes de luxe… Je dirai que 80% de mes achats en 2020 provenaient de la seconde main, du vintage… Je pense continuer sur ma lancée.

Mes autres résolutions

Continuer le sport en mangeant plus sainement : je fais partie de celles et ceux qui se sont mis au sport durant les confinements. J’aimerais continuer sur cette lancée. J’apprécie de plus en plus de faire de l’exercice, alors que je n’ai jamais été une grande sportive. J’en ressens un certain bien-être.

Faire plus attention à ma manière de consommer : j’aimerais limiter mon impact sur l’environnement en privilégiant des fruits et légumes français, par exemple, ou moins de déchets… C’est aussi quelque chose que j’ai commencé progressivement à mettre en place durant 2020 et que je souhaite continuer.

Participer au NaNoWriMo : cela fait des années que je souhaite participer à ce challenge. En 2021, je me lance ce défi. J’ai des petites idées par-ci, par-là, et j’ai envie de voir où ça peut mener.

Les Recommandations d’Aveline #1

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Elle méritait bien sa propre catégorie sur le blog. Tous les mois, Aveline, du blog Le Sentier des Mots, me recommande un ouvrage parmi ses récents coups de coeur. Tous les trois mois, un petit point sur mes lectures avec un court avis. Si vous cliquez sur le titre, vous tomberez directement vers ses avis.

Novembre ~ Une fille au manteau bleau de Monica Hesse

Nous apprécions toutes les deux les romans tournant autour de la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci n’apporte pas forcément un point de vue nouveau sur le sujet : une mission de la Résistance qui risque de causer la perte de nombreuses vies, l’Occupation et le marché noir… Les premières pages ne m’avaient pas forcément laissé un bon sentiment, d’autant plus que je trouvais l’héroïne un brin énervante et à laquelle je n’arrivais pas à m’attacher. L’intrigue peinait à commencer et, puis, un déclic. Le tout devenait palpitant, plein de rebondissements et angoissant également. La réalité n’est pas toujours ce que l’on croit et mon sentiment sur l’héroïne a fini par changer également. Ce n’est pas un coup de coeur mais une belle découverte.

Décembre ~ The Sun and her flowers de Rupi Kaur

Ma recommandation pour le mois de Décembre fut le dernier recueil de poésie de Rupi Kaur… Il était présent sous le sapin. Je vous renvoie à mon article sur ce livre en suivant le lien.

Janvier ~ Au nom de ma mère d’Hanni Münzer

Un autre de ses conseils dont l’histoire tourne autour de la Seconde Guerre mondiale avec le destin de plusieurs générations de femmes fortes et courageuses, aux caractères bien trempées. Dès le premier chapitre, j’ai été emportée par le tourbillon de l’Histoire et par le drame qui se nouait devant mes yeux. L’intrigue était passionnante d’un bout à l’autre mais les cent dernières pages ont tout pulvérisé sur leur passage. L’auteur fait passer tellement d’émotions en si peu de pages : de la colère, de la haine, de l’amour, du courage… Je retiendrai de ma lecture le personnage de Deborah qui m’a littéralement époustouflée par sa force, son courage et tous les sacrifices qu’elle a consenti… Au nom de ma mère est un très bon roman historique que j’ai moi aussi envie de recommander à mon tour.

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