Top 5 Wednesday #2 • Backlist Book

Thème : Backlist Book

Le premier thème du mois de juin concerne les livres qui ont été publiés il y a un ou plus, mais qui n’ont pas encore été lu et/ou achetés. Voici mes cinq livres prioritaires en ce moment.

Les thèmes du mois peuvent être trouvés ici.


1. The Poppy & the Rose – Ashlee Cowles

1912: Ava Knight, a teen heiress, boards the Titanic to escape the shadow of her unstable mother and to fulfill her dream of becoming a photographer in New York. During the journey she meets three people who will change her life: a handsome sailor, a soldier in the secret Black Hand society that will trigger World War I, and a woman with clairvoyant abilities. When disaster strikes the ship, family betrayals come to light.

2010: When Taylor Romano arrives in Oxford for a summer journalism program, something feels off. Not only is she greeted by a young, Rolls Royce-driving chauffeur, but he invites her to tea with Lady Mae Knight of Meadowbrook Manor, an old house with a cursed history going back to the days of Henry VIII. Lady Knight seems to know a strange amount about Taylor and her family problems, but before Taylor can learn more, the elderly woman dies, leaving as the only clue an old diary. With the help of the diary, a brooding chauffeur, and some historical sleuthing, Taylor must uncover the link between Ava’s past and her own….

Je suis une grande lectrice de romans historiques. Celui-ci me tente énormément, car il est plutôt rare que je lise autour du Titanic, pourtant un événement qui m’intéresse.

2. Mercy House – Alena Dillon

In the Bedford-Stuyvesant neighborhood of Brooklyn stands a century-old row house presided over by renegade, silver-haired Sister Evelyn. Gruff and indomitable on the surface, warm and wry underneath, Evelyn and her fellow sisters makes Mercy House a safe haven for the abused and abandoned.

Women like Lucia, who arrives in the dead of night; Mei-Li, the Chinese and Russian house veteran; Desiree, a loud and proud prostitute; Esther, a Haitian immigrant and aspiring collegiate; and Katrina, knitter of lumpy scarves… all of them know what it’s like to be broken by men.

Little daunts Evelyn, until she receives word that Bishop Robert Hawkins is coming to investigate Mercy House and the nuns, whose secret efforts to help the women in ways forbidden by the Church may be uncovered. But Evelyn has secrets too, dark enough to threaten everything she has built.

Evelyn will do anything to protect Mercy House and the vibrant, diverse women it serves—confront gang members, challenge her beliefs, even face her past. As she fights to defend all that she loves, she discovers the extraordinary power of mercy and the grace it grants, not just to those who receive it, but to those strong enough to bestow it.

J’aime les histoires où la maison, demeure… prend une place importante. À cela s’ajoute le destin de femmes hors du commun et que tout semble opposé pour sauver leur refuge. Je suis impatiente de pouvoir le découvrir.

3. Daughter of the Reich – Louise Fein

As the dutiful daughter of a high-ranking Nazi officer, Hetty Heinrich is keen to play her part in the glorious new Thousand Year Reich. But she never imagines that all she believes and knows about her world will come into stark conflict when she encounters Walter, a Jewish friend from the past, who stirs dangerous feelings in her. Confused and conflicted, Hetty doesn’t know whom she can trust and where she can turn to, especially when she discovers that someone has been watching her.

Realizing she is taking a huge risk—but unable to resist the intense attraction she has for Walter—she embarks on a secret love affair with him. Together, they dream about when the war will be over and plan for their future. But as the rising tide of anti-Semitism threatens to engulf them, Hetty and Walter will be forced to take extreme measures.

Il doit sortir prochainement en français. Le résumé m’a tout de suite plu, car il me rappelle les Mandy Robotham que j’aime beaucoup. Je l’avais déjà mis en avant dans un article sur les sorties en anglais qui me tentent énormément, il y a un an. Depuis, il traîne dans ma wish-list et il n’a toujours pas été acheté et lu. Sûrement un de mes prochains achats avec le prochain.

4. The Ratline – Philippe Sands

As Governor of Galicia, SS Brigadeführer Otto Freiherr von Wächter presided over an authority on whose territory hundreds of thousands of Jews and Poles were killed, including the family of the author’s grandfather. By the time the war ended in May 1945, he was indicted for ‘mass murder’. Hunted by the Soviets, the Americans, the Poles and the British, as well as groups of Jews, Wächter went on the run. He spent three years hiding in the Austrian Alps, assisted by his wife Charlotte, before making his way to Rome where he was helped by a Vatican bishop. He remained there for three months. While preparing to travel to Argentina on the ‘ratline’ he died unexpectedly, in July 1949, a few days after spending a weekend with an ‘old comrade’.

In The Ratline Philippe Sands offers a unique account of the daily life of a senior Nazi and fugitive, and of his wife. Drawing on a remarkable archive of family letters and diaries, he unveils a fascinating insight into life before and during the war, on the run, in Rome, and into the Cold War. Eventually the door is unlocked to a mystery that haunts Wächter’s youngest son, who continues to believe his father was a good man – what happened to Otto Wächter, and how did he die?

J’ai beaucoup aimé son premier essai, East West Street, sur le dévéloppement des notions de génocide, crimes contre l’humanité. Il retourne sur ce terrain fertile de la Seconde Guerre mondiale en parlant du réseau de fuite nazi. Je connais cet aspect du conflit, mais sans être réellement rentrée dans les détails. Cela fait un an qu’il est sorti et je ne l’ai toujours pas acheté, mais prochainement.

5. Hamnet – Maggie O’Farrell

Warwickshire in the 1580s. Agnes is a woman as feared as she is sought after for her unusual gifts. She settles with her husband in Henley street, Stratford, and has three children: a daughter, Susanna, and then twins, Hamnet and Judith. The boy, Hamnet, dies in 1596, aged eleven. Four years or so later, the husband writes a play called Hamlet.

Ce livre a beaucoup fait parler de lui et il m’intéresse énormément, car il parle de Shakespeare. Ce dernier a toujours été un de mes auteurs préférés. Il est sorti l’année dernière et il a été traduit récemment en français, aux éditions Belfond.

Top 5 Wednesday #1 • Favorite Tropes

J’inaugure un nouveau rendez-vous sur le blog avec le Top 5 Wednesday. Je ne pense pas forcément participer toutes les semaines, mais si le thème me plait et me parle, c’est avec plaisir que j’y réagirai. Les sujets sont annoncés chaque mois sur le groupe Goodreads.

Thème : Favorite Tropes

Avant de me lancer dans cet article, j’ai fait quelques recherches sur ce terme de tropes et sur ce qu’il pouvait signifiait en français. Le meilleur terme que j’ai trouvé est celui de lieux communs. À titre d’exemples, dans les romances, ce seraient les fausses relations amoureuses ou tout ce qui touche à la royauté, les mariages de convenance… Pour le fantastique, ce sont les thématiques d’un•e Élu•e, sauver le monde… Pour mes cinq « lieux communs » préférés, j’ai essayé de tirer un exemple parmi mes plus récentes lectures, ou, du moins, depuis le début d’année.

1. La quête

L’exemple le plus parlant est sans conteste la quête du Graal. Je pense aussi au Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien. C’est un lieu commun que j’apprécie beaucoup. Dans mon esprit, il y a toujours le côté partir à l’aventure, aller vers l’inconnu, sortir de sa zone de confort… Le personnage principal va tirer des connaissances, des expériences de son voyage.

Un des derniers livres que j’ai pu lire et qui représente parfaitement cette idée de quête est le troisième tome de la série La Passe-Miroir, La mémoire de Babel. De manière général, la série raconte la quête d’Ophélie et Thorn pour découvrir l’identité de Dieu et l’arrêter.

Thorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l’arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s’y rendre sous une fausse identité.

2. Une relique ou un artefact puissant•e

S’il est doublé d’une quête, c’est encore mieux ! Je pense que mon amour pour ce genre de lieux communs vient d’Indiana Jones, qui est présenté comme un chasseur de reliques et de trésor (même si, en réalité, il est plus un pilleur de tombes). Certaines d’entre elles ont des propriétés magiques. En littérature, il y a, à nouveau, la quête du Graal, ou les thrillers ésotériques, genres dont je raffole.

Et c’est justement un thriller ésotérique que je vais prendre en exemple avec une des mes toutes dernières lectures. Elle date du début du mois. Il s’agit du troisième tome de la dernière série d’Éric Giacometti et Jacques Ravenne, Soleil noir, La relique du chaos. Les reliques (très particulières pour le coup) ont un caractère mystique et magique.

Juillet 1942. Jamais l’issue du conflit n’a semblé aussi incertaine. Si l’Angleterre a écarté tout risque d’invasion, la Russie de Staline plie sous les coups de boutoir des armées d’Hitler. L’Europe est sur le point de basculer. À travers la quête des Swastikas, la guerre occulte se déchaîne pour tenter de faire pencher la balance. Celui qui s’emparera de l’objet sacré remportera la victoire. Tristan Marcas, agent double au passé obscur, part à la recherche du trésor des Romanov, qui cache, selon le dernier des tsars, l’ultime relique. À Berlin, Moscou et Londres, la course contre la montre est lancée, entraînant dans une spirale vertigineuse Erika, l’archéologue allemande et Laure, la jeune résistante française…

3. Un amour impossible

La faute à Roméo et Juliette de Shakespeare, qui est une de mes pièces préférées au monde. Je prend ce thème ou lieux commun dans un sens très large, car des raisons pour lesquelles un amour peut être impossible sont variées.

Un des derniers livres que j’ai lu et qui peut illustrer ce sujet est Follow me to ground de Sue Rainsford. Il s’agit d’une histoire d’amour entre une sorcière et un mortel qui est vu d’un mauvais oeil par les familles des deux protagonistes.

LIEN VERS L’ARTICLE

Ada and her father, touched by the power to heal illness, live on the edge of a village where they help sick locals—or “Cures”—by cracking open their damaged bodies or temporarily burying them in the reviving, dangerous Ground nearby. Ada, a being both more and less than human, is mostly uninterested in the Cures, until she meets a man named Samson. When they strike up an affair, to the displeasure of her father and Samson’s widowed, pregnant sister, Ada is torn between her old way of life and new possibilities with her lover—and eventually comes to a decision that will forever change Samson, the town, and the Ground itself.

4. Un conflit avec un dieu

C’est un lieu commun qui, pour le coup, brasse très large. Il me rappelle à la fois les récits bibliques, la mythologie grecque… Je pense aussi à des livres fantastiques ou de science-fiction, les réécritures autour des mythes et légendes.

Un livre que j’ai très récemment lu (et apprécié) et dans lequel l’intrigue a pour origine un conflit avec un dieu est Lore d’Alexandra Bracken. Le conflit est entre Zeus et les dieux, les anciens et les nouveaux dieux, les dieux avec les chasseurs… L’auteur s’inspire de la mythologie grecque.

Every seven years, the Agon begins. As punishment for a past rebellion, nine Greek gods are forced to walk the earth as mortals, hunted by the descendants of ancient bloodlines, all eager to kill a god and seize their divine power and immortality. Long ago, Lore Perseous fled that brutal world in the wake of her family’s sadistic murder by a rival line, turning her back on the hunt’s promises of eternal glory. For years she’s pushed away any thought of revenge against the man–now a god–responsible for their deaths.

Yet as the next hunt dawns over New York City, two participants seek out her help: Castor, a childhood friend of Lore believed long dead, and a gravely wounded Athena, among the last of the original gods.

The goddess offers an alliance against their mutual enemy and, at last, a way for Lore to leave the Agon behind forever. But Lore’s decision to bind her fate to Athena’s and rejoin the hunt will come at a deadly cost–and still may not be enough to stop the rise of a new god with the power to bring humanity to its knees.

5. Les sagas familiales

Je lis pas mal de sagas familiales, surtout par des auteurs russes. J’aime suivre le destin d’une famille sur une ou plusieurs générations. J’ai tellement d’exemples qui me viennent à l’esprit comme La saga moscovite de Vassily Axionov, Guerre & Paix de Léon Tolstoï (terminé en début d’année).

Cependant, si je dois prendre un exemple dans mes lectures très récentes, ce sont les Rougon-Macquart de Zola qui arrivent en premier. C’est aussi un des grands exemples de sagas familiales et celle-ci compte près de vingt tomes. Au début du mois, j’ai terminé le septième tome, L’Assommoir qui est un coup de coeur.

Qu’est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd’hui encore ? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d’Or version Second Empire ? L’existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s’expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l’intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers «assommoirs» – un accident de travail, l’alcool, les «autres», la faim – ont finalement raison d’elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L’Assommoir, cette «passion de Gervaise», cet étonnant chef-d’oeuvre, avec des yeux neufs.

Quels sont vos « lieux communs » préférés en littérature ? Quels en sont les meilleurs exemples ?

Patricia Falvey • The Girls of Ennismore (2017)

The Girls of Ennismore • Patricia Falvey • 2017 • Editions Corvus • 480 pages

It’s the early years of the twentieth century, and Victoria Bell and Rosie Killeen are best friends. Growing up in rural Ireland’s County Mayo, their friendship is forged against the glorious backdrop of Ennismore House. However, Victoria, born of the aristocracy, and Rosie, daughter of a local farmer, both find that the disparity of their class and the simmering social tension in Ireland will push their friendship to the brink… 

J’ai découvert ce roman grâce à Céline, du blog Le monde de Sapotille. Nous l’avons lu ensemble dans le cadre de son challenge littéraire autour de l’Irlande. Roman historique se déroulant en Irlande, je suis déçue par cet ouvrage qui ne m’a pas du tout transporté.

J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux deux personnages principaux, Victoria et Rosie. Dès les premières pages, alors qu’elles sont encore en enfance, je n’ai réussi à créer aucun lien avec elles. Même quand elles grandissent, je ne me suis pas investie dans leurs nouvelles vies et ambitions. Rosie est peut-être celle que j’ai le plus apprécié (tout en nuançant mon propos). Son destin est un peu plus intéressant, mais son orgueil m’a parfois découragé. Victoria, la jeune aristocrate, n’est pas un personnage qui m’a convaincu. Sa rébellion sonnait faux à mes yeux. Je ne sais pas si elle faisait pour dire de faire, d’ennuyer sa mère en étant en conflit constant avec elle ou parce qu’elle s’intéressait vraiment à l’indépendance irlandaise. Je pense que cela est notamment dû au manque de profondeur des personnages. En tant que lectrice, j’ai trouvé que l’accès à leurs pensées, motivations profondes ne transparaît qu’à travers les dialogues.

Le début du roman a également été difficile avec les trop nombreuses ellipses narratives. J’ai eu du mal à suivre ces bons dans le temps, mais, à la rigueur, j’en comprenais certaines : mettre rapidement des éléments en place pour arriver plus vite au coeur du sujet. Je pensais réellement qu’une fois l’intrigue bien mise en place, il n’y en aurait plus. Je me trompais. J’ai encore eu ce sentiment de sauter parfois du coq à l’âne ou d’avoir raté un épisode. Il y a des événements ou des annonces qui tombent comme un cheveu sur la soupe à cause de cette omniprésence d’ellipses. L’effet de surprise est quelque peu plat, à mon avis. À cela s’ajoutent un manque de suspens et des épisodes qui se voient venir… Non, merci.

De plus, du fait de ces ellipses narratives à répétition, le rythme et la qualité du roman sont très inégaux d’un chapitre à l’autre, ou même d’une sous-partie à l’autre. Il y a quelques aspects qui m’ont dérangé. En premier lieu, Patricia Falvey situe son roman durant une époque très intéressante. Le début du XIX siècle est mouvementé avec des bouleversements sociaux, le rejet de la société de classe avec le déclin progressif des aristocrates et des grands propriétaires terriens que le naufrage du Titanic, mais surtout la Première Guerre mondiale vont accélérer. Ces points sont évoqués dans le roman, mais ils manquent sérieusement de développement à mon goût. Tout comme pour les personnages, beaucoup de choses semblent simplement survoler.

Par exemple, l’héritier mâle d’Ennismore décède lors du naufrage du Titanic. Il s’agit aussi de l’exemple type d’annonce qui arrive sans réel suspens à partir du moment où l’auteur évoque un voyage en Amérique sur un nouveau paquebot prodigieux, mais aussi dont l’effet tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. J’ai trouvé les conséquences de l’après traitées de manière très légère alors qu’il s’agit tout de même d’un grand chamboulement. En contrepartie, Patricia Falvey passe du temps sur d’autres aspects qui m’ont semblé bien moins intéressants. J’aurai apprécié ce livre, s’il y avait bien une centaine de pages en moins.

C’est une période historique également mouvementée pour l’Irlande, car en 1916, se déroule l’insurrection de Pâques. C’est un échec militaire du fait de l’absence de mobilisation populaire à Dublin (et Enniscorthy). La déclaration d’indépendance a lieu le 21 janvier 1919, et s’ensuit la guerre d’indépendance de janvier 1919 à juillet 1921. Elle aboutit à la création de la République d’Irlande. Arrivée à la moitié environ de cette fresque historique, avec de décider d’abandonner cette lecture, j’ai eu du mal à voir le frémissement d’une volonté de voir l’Irlande indépendante dans les deux personnages principaux. Les domestiques l’évoquent rapidement, mais plus contre les classes sociales, l’écrasement qui subissent de la part des aristocrates. J’y ai plus vu une lutte des classes que réellement une lutte indépendantiste.

The Girls of Ennismore est une fresque historique qui avait tout pour me plaire : le destin de deux femmes courageuses à une époque où elles sont cantonnées à trois rôles différents (mère et épouse, forces de travail ou prostituées) ; l’Irlande à l’aube de son indépendance avec également l’évocation du naufrage du Titanic et le premier conflit mondial. L’auteur évoque l’émancipation des femmes. Toutefois, de trop nombreux points m’ont déçue. Ce roman n’a pas su me charmer et m’impliquer dans les destins de Rosie et Victoria. Il sera bien vite oublié.

Emerald Island Challenge #3

La femme qui se cognait dans les portes • Roddy Doyle • 1996 • Pavillons Poche • 329 pages

Après le succès de sa trilogie de Barrytown et le triomphe de Paddy Clarke Ha Ha Ha, Roddy Doyle réussit un nouveau tour de force avec ce roman où il trouve – lui, un homme – le ton juste pour dire « Moi, Paula, trente-neuf ans, femme battue ». C’est avec un mélange d’humour – irlandais bien sûr – et de cruauté qu’il prend la voix de cette Paula Spencer, une Dublinoise dont la vie conjugale a été ponctuée de raclées, de dents et de côtes brisées, alcoolique au surplus et par voie de conséquence. Mais qui reste digne et garde la force de prétendre, à l’hôpital, après chaque dérouillée, qu’elle s’est « cognée dans la porte », un grand livre.

Roddy Doyle est un auteur irlandais que j’aime beaucoup et dont j’ai déjà lu quelques titres quand j’avais une vingtaine d’années, comme sa trilogie Barrytown ou Trois femmes et un fantôme. Je retourne vers lui avec La femme qui se cognait dans les portes, publié la première fois dans les années 1990. Le roman n’a pas pris une ride et il reste malheureusement d’actualité. Le sujet abordé est celui des violences domestiques et il est raconté du point de vue d’une femme qui a subi pendant de longues années les coups de son mari.

C’est un roman avec lequel j’ai eu énormément de mal, et je n’ai pas réussi à le terminer. Il est extrêmement rare que j’apprécie d’être autant mise mal à l’aise par une lecture. Cela a été le cas dès le début. Roddy Doyle ne cache rien des abus physiques et moraux que subit le personnage principal de la part de son mari, mais aussi durant son adolescence de la part de sa famille ou de ses camarades. L’auteur montre parfaitement que la violence est absolument partout. Il faut souvent avoir le coeur bien accroché, car il y a des passages difficiles. Même si c’est un livre essentiel, il n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Certes, un abandon pour ma part. Je pense que je l’ai lu à un mauvais moment et je suis totalement passée à côté.

Follow me to ground • Sue Rainsford • 2020 • Scribner • 208 pages

Ada and her father, touched by the power to heal illness, live on the edge of a village where they help sick locals—or “Cures”—by cracking open their damaged bodies or temporarily burying them in the reviving, dangerous Ground nearby. Ada, a being both more and less than human, is mostly uninterested in the Cures, until she meets a man named Samson. When they strike up an affair, to the displeasure of her father and Samson’s widowed, pregnant sister, Ada is torn between her old way of life and new possibilities with her lover—and eventually comes to a decision that will forever change Samson, the town, and the Ground itself.

Je découvre la plume d’une nouvelle écrivaine irlandaise, Sue Rainsford. Follow me to ground est un roman particulier, mais qui m’a laissé sur le banc de touche.

Il y avait de bonnes idées avec les guérisons, une famille un peu magique. Depuis quelques temps, j’apprécie les ouvrages mettant en scène un certain réalisme magique. Celui-ci avait donc tout pour me plaire. Cependant, dès les premières pages, l’auteur m’a complètement perdu. Elle lâche son lecteur dans un monde sans réelles explications. Celles qui sont données sont bien trop vagues et n’aident pas à la compréhension globale de l’ouvrage. Je ne comprenais pas ce que je lisais. Ce n’était pas un problème de niveau de langue, mais des descriptions et des passages très bizarres, notamment les interventions chirurgicales.

Non seulement j’ai eu du mal avec les descriptions à imaginer l’histoire, les personnages, les lieux, je n’ai pas aimé le rythme saccadé de l’histoire, les va-et-vient dans le temps. Je me suis également attaché à aucun des différents personnages, aucun lien ne se crée avec eux. Il est ainsi d’autant plus difficile de s’investir dans l’intrigue ou leurs destins. En définitif, je suis restée très en extérieur de ce roman. Il est pourtant relativement court, mais je me suis vraiment ennuyée.

Adrian McKinty • Une terre si froide (2012)

Une terre si froide • Adrian McKinty • Le Livre de Poche • 2012 • 432 pages

Carrickfergus, Irlande du Nord. Le gréviste de la faim Bobby Sands vient de mourir et la région est sous haute tension. C’est dans ce contexte oppressant que le sergent Sean Duffy est appelé d’urgence pour résoudre une étrange enquête : un homme a été retrouvé dans un terrain vague, une main coupée. La victime est un homosexuel notoire. Un mobile suffisant ? Puis une deuxième victime est découverte, présentant les mêmes sévices. Aurait-on affaire au premier serial killer de l’histoire du pays ? Duffy sait toutefois que les apparences sont souvent trompeuses, lui qui incarne un paradoxe en Ulster : il est fl ic et catholique. Adrian McKinty réussit le pari de faire vivre la violence de la guerre civile en même temps qu’il nous entraîne au coeur d’une enquête palpitante, maniée avec un humour noir si cher aux Irlandais.

Lu dans le cadre de l’Emerald Island Challenge, Une terre si froide faisait partie de ma petite pile à lire. Il était celui qui me faisait le moins envie et, pourtant le coup de coeur n’était pas loin pour ce premier tome de la série Sean Duffy.

Le premier point que j’ai apprécié est le contexte historique. L’intrigue se déroule à Belfast, en Irlande du Nord, en pleine émeute, grèves de la faim des prisonniers de l’IRA. Bobby Sands est mort quelques jours avant que l’histoire ne démarre. Les tensions entre les Catholiques et les Protestants sont à leur summum. L’auteur nous présente un certain nombre de principaux mouvements indépendantistes et loyalistes. J’avais peur de m’y perdre, car même au sein d’entre eux, il y a des subtilités, des alliances, des histoires de territoires… Cependant, pas d’inquiétude ! Adrian McKinty livre des explications très claires. Je ne me suis pas embrouillée dans tous ces groupes ou pour savoir qui est protestant ou catholique. Ce contexte historique est très développé et l’auteur a réalisé un travail fantastique sur l’ambiance qui m’a fait vivre les tensions et les dangers à chaque fois que la police sort, quand le personnage principal, le sergent Sean Duffy, regarde sous sa voiture tous les matins à la recherche d’une bombe. Cela correspond parfaitement au temps gris et froid de l’Irlande du Nord, présent dans le livre.

Concernant l’intrigue, elle se déploie autour d’un possible tueur en série dans la région de Belfast, qui s’en prend aux homosexuels. À cette époque, l’homosexualité est encore considérée comme un délit, comme illégale en Irlande du Nord. Alors que ce n’était pas l’ouvrage qui me faisait le plus envie sur le moment, dès les premières pages, j’ai été totalement happée par l’histoire. L’ambiance y joue certes un rôle, mais la plume de l’auteur également. Cette enquête reste pourtant classique dans un certain sens avec deux groupes de meurtres qui ne sont pas en lien en apparence… Mais rien est gratuit dans ce genre de romans et le lecteur essaie de chercher le point commun entre eux. C’est plutôt prenant, car l’enquête avance pour mieux reculer. Sean Duffy tatillonne et le lecteur avec lui. Le fait de suivre ses pensées, questionnements permet de comprendre son raisonnement pour découvrir le coupable. Ainsi, je n’ai pas eu l’impression de rater un épisode dans le cheminement vers l’identité du meurtrier. J’ai commencé à avoir quelques doutes dans les derniers chapitres… Pour que ce dernier soit confirmé à la fin. Une enquête qui rappelle que les apparences sont parfois trompeuses.

J’ai aussi apprécié le personnage de Sean Duffy. Cynique, il apporte quelques touches d’humour en pointant parfois certaines situations ridicules, que les deux ennemis de toujours peuvent s’entendre quand ils ont des intérêts communs. Il a un côté attachant et profondément humain. L’auteur montre ses qualités, sans rien cacher non plus de ses défauts et/ou de ses doutes. Il ne manque pas de profondeur. La vulgarité qui est présente ne m’a pas gêné outre mesure, car cela correspondait bien à l’ambiance, le lieu et l’enquête.

Une terre si froide a été une bonne surprise où l’enquête sert surtout à évoquer l’histoire de l’Irlande du Nord. La fin est à la fois fermée – l’enquête étant bouclée – et ouverte. Il y a un second tome, qui s’intitule Dans la rue j’entends les sirènes. S’il croise un jour ma route, pourquoi pas.

Bilan 2020

C’est avec aucun regret que je laisse 2020 se terminer. Comme pour beaucoup, cette année a été éprouvante à tout point de vue avec son lot de mauvaises nouvelles et de coups durs professionnels (je travaille dans la culture). Durant cette année, je me suis énormément réfugiée dans la lecture, à la fois pour faire passer le temps et supporter ces confinements qui m’ont pesé, je l’avoue. J’ai aussi repris en main de blog, abandonné pendant une bonne partie de 2019.

En janvier 2020, j’avais émis le souhait totalement fou et irréaliste de lire au moins 200 livres, soit le double de ce que je lis habituellement. Le pari n’a pas été si fou puisque j’ai lu très exactement 223 livres durant l’année, soit 72.205 pages. Merci les confinements !

2020 a été une année placée sous le signe des essais en histoire et en histoire de l’art. Ils représentent 28% de mes lectures. J’ai aussi redécouvert les classiques de la littérature française des XVIIIe et XIXe siècles avec Émile Zola, Voltaire et Rousseau et tête. Les classiques représentent 13,6% de ce que j’ai lu, soit 34 livres, dont une dizaine de classiques russes, allemands (dont le premier tome Guerre & Paix). Découverte de la littérature classique allemande avec un coup de coeur pour Les souffrances du jeune Werther.

Mon trois meilleures lectures de 2020

The Hollow Places de T. Kingfisher est un des meilleurs romans d’horreur que j’ai pu lire depuis bien longtemps. Je suis un petit en retard dans la publication de mes avis littéraires et celui-ci devrait arriver très prochainement. Je n’en dis donc pas plus. Mais c’est un de mes gros coups de coeur de l’année.

All the bad apples de Moïra Rowley-Doyle est un des livres qui m’a le plus marqué cette année : l’Irlande, la place de la femme, le réalisme magique qui se dégage de ce roman, une histoire de famille… J’ai adoré et je le relirai avec plaisir. Pour lire mon avis sur ce dernier, c’est par ici. [lien]

Enfin, The Year of the Witching d’Alexis Henderson… Un autre livre d’horreur, mais totalement différent du Kingfisher avec une société puritaine, des sorcières, des bains de sang… Gros coup de coeur pour ce premier roman d’horreur par une auteur à suivre. J’avais publié une chronique. [lien]

Mes trois plus grosses déceptions de 2020

Eoin Colfer signait son grand retour avec un roman pour les jeunes adultes, Highfire. J’ai adoré plus jeune les Artemis Fowl qui est une série avec laquelle j’ai grandi. Je n’ai pas du tout aimé ce nouveau livre. Pour savoir pourquoi je n’ai pas aimé cet ouvrage, voici mon billet. [lien]

Alors que je préparais cet article, je savais que Three Hours in Paris de Cara Black finirait dans mes déceptions de l’année. Je l’avais pourtant mis dans les sorties VO qui me tentaient, mais encore aujourd’hui, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer devant ce livre… En tout cas, j’y ai lu la phrase la plus improbable de l’année. Ma chronique est à lire sur le blog. [lien]

Dernier livre dans mes déceptions, Cursed de Frank Miller et Thomas Wheeler. La série m’avait quelque peu laissé sur ma faim. J’avais envie d’avoir plus de développements et je me suis tournée vers le livre qui reste fidèle à la série… Et je n’y ai donc pas trouvé ce que j’espérais. J’avais publié un article sur le sujet. [lien]

J’en ai fini de mes coups de coeur et déceptions de l’année et j’avais envie de faire un tour d’horizons de mes résolutions prises début 2020 et si elles ont été tenues.

En premier lieu, je souhaitais lire une dizaine de pièces de théâtre. Même si j’en ai lu quelques unes, elles se comptent sur les doigts d’une seule main… Et encore. J’ai redécouvert quelques classiques comme Le mariage de Figaro de Beaumarchais ou Cyrano de Bergerac d’Edmond de Rostand. En revanche, j’ai réussi à lire les dix recueils de poésie avec autant des classiques que de la poésie contemporaines. J’ai relu Les Contemplations de Victor Hugo, Les fleurs du mal de Charles Baudelaire. J’ai dévoré le dernier recueil de Rupi Kaur, Home Body.

Je voulais également terminer quatre séries en cours. J’en ai fini trois, donc je suis plutôt contente.

J’espérai avoir une pile à lire à zéro à la fin du mois de décembre. Je termine l’année avec 21 livres qui attendent d’être lus. J’ai pas mal craqué la dernière semaine et j’ai fait quelques achats.

Le plus gros objectif de lecture que je m’étais fixée pour 2020 était de commencer et finir les Rougon-Macquart d’Émile Zola. J’en ai lu que cinq cette année, de La fortune des Rougon à La faute de l’abbé Mouret. La suite sera pour 2021, ayant déjà commandé le prochain, Son Excellence Eugène Rougon.

Une autre résolution, la dernière, était de lire une cinquantaine de romans ou essais en anglais. Record battu ! J’ai lu 86 romans en anglais. Je ne suis pas encore à 50/50, mais c’est tout de même un beau score. Je ne m’y attendais pas.

2020 n’a pas été une année aussi riche culturellement que je l’espérais, mais j’ai pu commencer l’année en allant aux ballets russes voir Casse-Noisette, qui est un de mes préférés (je vénère Tchaikovsky). Un merveilleux moment partagé avec l’une de mes petites soeurs. J’ai aussi visité quelques coins de la France que je ne connaissais pas, et notamment la Haute-Savoie. J’ai pu visiter le château de Montrottier, les Jardins Secrets de Vaulx, un endroit totalement hors du temps, le musée de la Résistance haut-savoyarde à Morette ainsi que la ville d’Annecy. En août, j’ai pris la direction d’Albi pour découvrir cette magnifique cité médiéval ainsi que les petites villes d’Ambialet et de Cordes-sur-Ciel. [article sur ces quelques jours dans le Tarn]

J’ai pu visiter le musée Toulouse-Lautrec ainsi que la rétrospective Christo et Jeanne-Claude au musée Würth d’Erstein. [compte-rendu de l’exposition]

Sorties VO • Janvier 2021

Après un mois de Décembre un peu léger, Janvier semble être tout le contraire. De nombreuses publications alléchantes sont proposées. N’hésitez pas à me dire en commentaire lesquelles vous font le plus envie !

Don’t tell a soul • Kirsten Miller • Delacorte Press • 384 pages • 26 janvier

People say the house is cursed.
It preys on the weakest, and young women are its favorite victims.
In Louth, they’re called the Dead Girls.

All Bram wanted was to disappear—from her old life, her family’s past, and from the scandal that continues to haunt her. The only place left to go is Louth, the tiny town on the Hudson River where her uncle, James, has been renovating an old mansion.
But James is haunted by his own ghosts. Months earlier, his beloved wife died in a fire that people say was set by her daughter. The tragedy left James a shell of the man Bram knew—and destroyed half the house he’d so lovingly restored.
The manor is creepy, and so are the locals. The people of Louth don’t want outsiders like Bram in their town, and with each passing day she’s discovering that the rumors they spread are just as disturbing as the secrets they hide. Most frightening of all are the legends they tell about the Dead Girls. Girls whose lives were cut short in the very house Bram now calls home.
The terrifying reality is that the Dead Girls may have never left the manor. And if Bram looks too hard into the town’s haunted past, she might not either.

Esnared in the wolf lair : Inside the 1944 Plot to Kill Hitler and the Ghost Children of His Revenge • Ann Bausum • National Geographic Kids • 144 pages • 12 janvier

« I’ve come on orders from Berlin to fetch the three children. »–Gestapo agent, August 24, 1944
With those chilling words Christa von Hofacker and her younger siblings found themselves ensnared in a web of family punishment designed to please one man-Adolf Hitler. The furious dictator sought merciless revenge against not only Christa’s father and the other Germans who had just tried to overthrow his government. He wanted to torment their relatives, too, regardless of age or stature. All of them. Including every last child.

The Secret Life of Dorothy Soames • Justine Cowan • Harper • 320 pages • 12 janvier

Justine had always been told that her mother came from royal blood. The proof could be found in her mother’s elegance, her uppercrust London accent—and in a cryptic letter hinting at her claim to a country estate. But beneath the polished veneer lay a fearsome, unpredictable temper that drove Justine from home the moment she was old enough to escape. Years later, when her mother sent her an envelope filled with secrets from the past, Justine buried it in the back of an old filing cabinet.

Overcome with grief after her mother’s death, Justine found herself drawn back to that envelope. Its contents revealed a mystery that stretched back to the early years of World War II and beyond, into the dark corridors of the Hospital for the Maintenance and Education of Exposed and Deserted Young Children. Established in the eighteenth century to raise “bastard” children to clean chamber pots for England’s ruling class, the institution was tied to some of history’s most influential figures and events. From its role in the development of solitary confinement and human medical experimentation to the creation of the British Museum and the Royal Academy of Arts, its impact on Western culture continues to reverberate. It was also the environment that shaped a young girl known as Dorothy Soames, who bravely withstood years of physical and emotional abuse at the hands of a sadistic headmistress—a resilient child who dreamed of escape as German bombers rained death from the skies.

The Children’s Train • Viola Ardone • HarperVia • 320 pages • 12 janvier

Though Mussolini and the fascists have been defeated, the war has devastated Italy, especially the south. Seven-year-old Amerigo lives with his mother Antonietta in Naples, surviving on odd jobs and his wits like the rest of the poor in his neighborhood. But one day, Amerigo learns that a train will take him away from the rubble-strewn streets of the city to spend the winter with a family in the north, where he will be safe and have warm clothes and food to eat. 

Together with thousands of other southern children, Amerigo will cross the entire peninsula to a new life. Through his curious, innocent eyes, we see a nation rising from the ashes of war, reborn. As he comes to enjoy his new surroundings and the possibilities for a better future, Amerigo will make the heartbreaking choice to leave his mother and become a member of his adoptive family.

In the Garden of Spite • Camilla Bruce • Berkley • 480 pages • 19 janvier

They whisper about her in Chicago. Men come to her with their hopes, their dreams–their fortunes. But no one sees them leave. No one sees them at all after they come to call on the Widow of La Porte. The good people of Indiana may have their suspicions, but if those fools knew what she’d given up, what was taken from her, how she’d suffered, surely they’d understand. Belle Gunness learned a long time ago that a woman has to make her own way in this world. That’s all it is. A bloody means to an end. A glorious enterprise meant to raise her from the bleak, colorless drudgery of her childhood to the life she deserves. After all, vermin always survive.

The House on Vesper Sands • Paraic O’Donnell • Tin House Books • 408 pages • 12 janvier

On the case is Inspector Cutter, a detective as sharp and committed to his work as he is wryly hilarious. Gideon Bliss, a Cambridge dropout in love with one of the missing girls, stumbles into a role as Cutter’s sidekick. And clever young journalist Octavia Hillingdon sees the case as a chance to tell a story that matters—despite her employer’s preference that she stick to a women’s society column. As Inspector Cutter peels back the mystery layer by layer, he leads them all, at last, to the secrets that lie hidden at the house on Vesper Sands.

The Historians • Cecilia Eckbäck • Harper Perennial • 464 pages • 12 janvier

It is 1943 and Sweden’s neutrality in the war is under pressure. Laura Dahlgren, the bright, young right-hand of the chief negotiator to Germany, is privy to these tensions, even as she tries to keep her head down in the mounting fray. However, when Laura’s best friend from university, Britta, is discovered murdered in cold blood, Laura is determined to find the killer.

Prior to her death, Britta sent a report on the racial profiling in Scandinavia to the secretary to the Minister of Foreign Affairs, Jens Regnell. In the middle of negotiating a delicate alliance with Hitler and the Nazis, Jens doesn’t understand why he’s received the report. When the pursuit of Britta’s murderer leads Laura to his door, the two join forces to get at the truth.

But as Jens and Laura attempt to untangle the mysterious circumstance surrounding Britta’s death, they only become more mired in a web of lies and deceit. This trail will lead to a conspiracy that could topple their nation’s identity—a conspiracy some in Sweden will try to keep hidden at any cost.

Faye, Faraway • Helen Fischer • Gallery Books • 304 pages • 26 janvier

Faye is a thirty-seven-year-old happily married mother of two young daughters. Every night, before she puts them to bed, she whispers to them: “You are good, you are kind, you are clever, you are funny.” She’s determined that they never doubt for a minute that their mother loves them unconditionally. After all, her own mother Jeanie had died when she was only seven years old and Faye has never gotten over that intense pain of losing her.

But one day, her life is turned upside down when she finds herself in 1977, the year before her mother died. Suddenly, she has the chance to reconnect with her long-lost mother, and even meets her own younger self, a little girl she can barely remember. Jeanie doesn’t recognize Faye as her daughter, of course, even though there is something eerily familiar about her…

As the two women become close friends, they share many secrets—but Faye is terrified of revealing the truth about her identity. Will it prevent her from returning to her own time and her beloved husband and daughters? What if she’s doomed to remain in the past forever? Faye knows that eventually she will have to choose between those she loves in the past and those she loves in the here and now, and that knowledge presents her with an impossible choice.

The Heiress: The Revelations of Anne de Bourgh • Molly Greeley • William Morrow • 368 pages • 5 janvier

As a fussy baby, Anne de Bourgh’s doctor prescribed laudanum to quiet her, and now the young woman must take the opium-heavy tincture every day. Growing up sheltered and confined, removed from sunshine and fresh air, the pale and overly slender Anne grew up with few companions except her cousins, including Fitzwilliam Darcy. Throughout their childhoods, it was understood that Darcy and Anne would marry and combine their vast estates of Pemberley and Rosings. But Darcy does not love Anne or want her.

After her father dies unexpectedly, leaving her his vast fortune, Anne has a moment of clarity: what if her life of fragility and illness isn’t truly real? What if she could free herself from the medicine that clouds her sharp mind and leaves her body weak and lethargic? Might there be a better life without the medicine she has been told she cannot live without?

In a frenzy of desperation, Anne discards her laudanum and flees to the London home of her cousin, Colonel John Fitzwilliam, who helps her through her painful recovery. Yet once she returns to health, new challenges await. Shy and utterly inexperienced, the wealthy heiress must forge a new identity for herself, learning to navigate a “season” in society and the complexities of love and passion. The once wan, passive Anne gives way to a braver woman with a keen edge—leading to a powerful reckoning with the domineering mother determined to control Anne’s fortune . . . and her life.

Last Garden in England • Julia Kelly • Gallery Books • 368 pages • 12 janvier

Present day: Emma Lovett, who has dedicated her career to breathing new life into long-neglected gardens, has just been given the opportunity of a lifetime: to restore the gardens of the famed Highbury House estate, designed in 1907 by her hero Venetia Smith. But as Emma dives deeper into the gardens’ past, she begins to uncover secrets that have long lain hidden.

1907: A talented artist with a growing reputation for her ambitious work, Venetia Smith has carved out a niche for herself as a garden designer to industrialists, solicitors, and bankers looking to show off their wealth with sumptuous country houses. When she is hired to design the gardens of Highbury House, she is determined to make them a triumph, but the gardens—and the people she meets—promise to change her life forever.

1944: When land girl Beth Pedley arrives at a farm on the outskirts of the village of Highbury, all she wants is to find a place she can call home. Cook Stella Adderton, on the other hand, is desperate to leave Highbury House to pursue her own dreams. And widow Diana Symonds, the mistress of the grand house, is anxiously trying to cling to her pre-war life now that her home has been requisitioned and transformed into a convalescent hospital for wounded soldiers. But when war threatens Highbury House’s treasured gardens, these three very different women are drawn together by a secret that will last for decades. 

The Divines • Ellie Eaton • William Morrow • 320 pages • 19 janvier

The girls of St John the Divine, an elite English boarding school, were notorious for flipping their hair, harassing teachers, chasing boys, and chain-smoking cigarettes. They were fiercely loyal, sharp-tongued, and cuttingly humorous in the way that only teenage girls can be. For Josephine, now in her thirties, the years at St John were a lifetime ago. She hasn’t spoken to another Divine in fifteen years, not since the day the school shuttered its doors in disgrace.

Yet now Josephine inexplicably finds herself returning to her old stomping grounds. The visit provokes blurry recollections of those doomed final weeks that rocked the community. Ruminating on the past, Josephine becomes obsessed with her teenage identity and the forgotten girls of her one-time orbit. With each memory that resurfaces, she circles closer to the violent secret at the heart of the school’s scandal. But the more Josephine recalls, the further her life unravels, derailing not just her marriage and career, but her entire sense of self. 

Our darkest night • Jennifer Robson • William Morrow • 384 pages • 5 janvier

It is the autumn of 1943, and life is becoming increasingly perilous for Italian Jews like the Mazin family. With Nazi Germany now occupying most of her beloved homeland, and the threat of imprisonment and deportation growing ever more certain, Antonina Mazin has but one hope to survive—to leave Venice and her beloved parents and hide in the countryside with a man she has only just met.

Nico Gerardi was studying for the priesthood until circumstances forced him to leave the seminary to run his family’s farm. A moral and just man, he could not stand by when the fascists and Nazis began taking innocent lives. Rather than risk a perilous escape across the mountains, Nina will pose as his new bride. And to keep her safe and protect secrets of his own, Nico and Nina must convince prying eyes they are happily married and in love.

But farm life is not easy for a cultured city girl who dreams of becoming a doctor like her father, and Nico’s provincial neighbors are wary of this soft and educated woman they do not know. Even worse, their distrust is shared by a local Nazi official with a vendetta against Nico. The more he learns of Nina, the more his suspicions grow—and with them his determination to exact revenge.

As Nina and Nico come to know each other, their feelings deepen, transforming their relationship into much more than a charade. Yet both fear that every passing day brings them closer to being torn apart . . .

Lore • Alexandra Bracken • Disney Hyperion • 480 pages • 5 janvier

Every seven years, the Agon begins. As punishment for a past rebellion, nine Greek gods are forced to walk the earth as mortals, hunted by the descendants of ancient bloodlines, all eager to kill a god and seize their divine power and immortality.
Long ago, Lore Perseous fled that brutal world in the wake of her family’s sadistic murder by a rival line, turning her back on the hunt’s promises of eternal glory. For years she’s pushed away any thought of revenge against the man–now a god–responsible for their deaths.

Yet as the next hunt dawns over New York City, two participants seek out her help: Castor, a childhood friend of Lore believed long dead, and a gravely wounded Athena, among the last of the original gods.

The goddess offers an alliance against their mutual enemy and, at last, a way for Lore to leave the Agon behind forever. But Lore’s decision to bind her fate to Athena’s and rejoin the hunt will come at a deadly cost–and still may not be enough to stop the rise of a new god with the power to bring humanity to its knees.