L’envers du décor #2 • Qu’est-ce que j’ai bien pu apprendre depuis que je blogue ?

L’envers du décor est un rendez-vous qui a été mis en place par Sur un petit nuage qui propose tous les mois d’écrire autour de nos blogs selon une thématique déterminée. Le thème du mois de mai est de parler des leçons que nous avons appris en tenant un blog. Tout un programme.

S’il y a une leçon que j’ai apprise de toutes mes années de blogging est d’écouter mes envies. Pendant un long moment, je consultais fébrilement les blogs tels No Tuxedo ou tous les articles mis en avant par Hellocoton qui promettait d’être une meilleure blogueuse. J’essayais d’appliquer leurs conseils à la lettre. Pour autant, je n’ai jamais vraiment vu d’effets positifs sur mon blog. Au contraire, c’était contraignant pour une blogueuse non-professionnelle. Il y avait quelques indications utilises sur la manière de présenter un article, par exemple, sur les ressources, notamment les photographies libres de droit. Suivre leurs recommandations a aussi eu un effet pervers. Cela m’a totalement dégoûté de tenir un blog et je me sentais presque coupable de ne pas tenir compte de ce qui se fait ou non. Pendant quelques temps, je me suis éloigné de la blogosphère, éloignement qui fut bénéfique. Depuis, j’ai appris une leçon importante sur ma pratique du blogging : je ne suis pas faite pour les contraintes.

Exit la règle de tout chroniquer

Dès mes premiers blogs, je m’étais fixée comme objectif de chroniquer tous les livres que je lisais. Quand mes sites ont commencé à évoluer et que j’ai voulu parler aussi de films et de séries, puis de tout autre sujet, je gardais la volonté de tout mettre sur le blog. Que j’ai ou non quelque chose de pertinent ou intéressant à dire sur le sujet. Au fur et à mesure, je me retrouvais avec une liste absolument ingérable de billets à rédiger, qui me faisait un peu peur. L’envie et la motivation m’avaient totalement quittée. Faire un billet pour absolument tout était, pour moi, humainement impossible. Pire encore, j’avais le sentiment que mes articles perdaient en qualité, qu’ils commençaient à être un peu trop formaté, avec toujours la même manière d’aborder mon avis, les mêmes structures de phrases… Il n’y avait plus de personnalité derrière. Cela faisait beaucoup trop de contraintes.

Désormais, une infime partie de ce que j’ai lu et vu se retrouve sur le blog. J’ai arrêté d’écrire sur ce qui ne m’inspire pas et je m’en porte mieux. Du coup, je prends également plus de temps pour rédiger un article, faire la mise en page. Je suis plus attentive à la qualité, je fais mes propres photographies… La série d’articles La Culture avec un grand A et du latte fonctionne comme un bilan mensuel où j’évoque tout ce que j’ai vu et lu durant le mois. Parfois, les lecteurs réagissent à l’un ou l’autre qui ne feront pas l’objet d’un article, et de créer tout de même un petit débat.

Adieu calendrier de publication et ligne éditorial

Parmi les nombreux conseils dispensés aux nouveaux blogueurs, la mise en place d’une ligne éditoriale est un des premiers avec le calendrier de publication qui en découle. J’ai essayé, vraiment, de choisir une ligne éditoriale, le domaine de la culture étant suffisamment vaste pour pouvoir parler de mes lectures et différents visionnées, d’exposition et d’art… Cependant, écrire sur ma vie étudiante, mon Erasmus n’entraient pas forcément dans cette ligne. Pour autant, je n’avais pas envie de limiter à cause cette dernière.

J’avais également tenté le calendrier de publication et je reconnais ses avantages : une certaine rationalité dans la publication, avoir quelques articles d’avance… C’était trop contraignante, car je n’ai aucune régularité dans ma pratique au blogging, et ce depuis le tout début. J’ai toujours publié selon mes envies et mon emploi du temps.

Je garde la vision de mon blog comme un espace personnel où je suis libre d’évoquer les sujets que je veux. De nombreux blogs que je suis et d’autres qui m’inspirent osait aussi parler de choses différentes. C’est aussi ce que j’apprécie chez les autres, la diversité. Je ne culpabilise plus quand je veux parler de quelque chose qui ne rentre pas dans la thématique principale du blog. Je me suis aussi rendu compte qu’une chronique littéraire qu’un article sur mon Erasmus et le temps que j’ai passé en Irlande. Ce ne sont pas toujours le même type de visiteurs et de réactions, de discussions. Mais j’aime aussi cette variété. Publier au petit bonheur la chance, quand j’ai le temps et l’envie m’évite aussi d’en avoir marre de tenir un blog. Il doit rester avant tout mon plaisir et je ne culpabilise plus si je n’ai publié depuis des jours. Me libérer des contraintes a un effet salvateur, j’ai pu ainsi retrouver le plaisir d’avoir mon petit site.

Prendre mes propres photographies

Quand je voulais illustrer une de mes chroniques littéraires, je mettais simplement la couverture que j’avais trouvé sur Internet. À vrai dire, je n’allais jamais chercher plus loin. S’il y a bien une chose que j’ai appris après toutes mes années de blogging, c’est l’importance que peut revêtir le fait d’utiliser des photographies que j’ai moi-même réalisé. J’ai aussi pris conscience de la propriété intellectuelle. Je n’ai pas envie de voir mes images sur d’autres plateformes. J’ai pris le temps de la cadrer, de la mettre en scène, de la retoucher… Il y a aussi une certaine fierté de pouvoir illustrer un article que j’ai écrit avec ma photo. Cela me permet aussi de m’améliorer, de trouver de meilleurs angles de vue… Sans pour autant investir dans un appareil ! Si l’image n’est pas de moi, elle provient alors de sites proposant des images libres de droit. J’ai totalement banni d’en rechercher sur Google ou Pinterest.

Parmi mes envies et mes projets pour le blog, j’aimerais réellement continuer à utiliser de plus en plus mes propres images. À termes, mon souhait serait de me constituer ma propre banque d’images. Ce serait une des ressources que je pourrai utiliser sans culpabilité à propos de la propriété intellectuelle et avec une certaine fierté. J’ai aussi le sentiment de m’investir pour mon blog dans un sens que j’apprécie énormément. Cela me permet aussi de travailler ma créativité, ce qui est aussi important dans le cadre de mes études.

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

L’Envers du décor #1 Les réseaux sociaux et le blog

Je participe pour la première fois au rendez-vous L’Envers du décor qui a été mis en place par Sur un petit nuage. J’aimais beaucoup l’idée de partager, une fois par mois, un ou plusieurs articles sur l’envers du blog, les coulisses de ce dernier. Il y a également un groupe Facebook où les articles sont partagés et les nouveaux thèmes sont votés.

Ayant déjà parlé de ma pratique de blogueuse dans une des catégories d’Autumn & Latte, Ma vie de blogueuse, qui n’a malheureusement aucun article, j’ai trouvé ça intéressant de réagir à une thématique commune tous les mois avec d’autres blogueuses. Un thème tous les mois me paraît être un bon rythme. Je vous invite à mettre vos réactions, la manière dont vous gérez votre blog en commentaire. Je vous laisse découvrir le premier thème avec lequel je me lance dans cette aventure.

Je ne savais pas vraiment comment démarrer ni sous quel angle attaquer cet article. Ma première idée fut de lister les différents réseaux sociaux et de dire si je les utilise ou non en complément du blog, quelle utilisation. Cependant, je n’utilise quasiment aucun d’entre eux pour Autumn & Latte. J’aurai pu en rester là, mais j’ai aussi envie de vous expliquer pourquoi.

Des raisons de ma relative non-utilisation des réseaux sociaux pour mon blog

Source : Pixabay

Je sais parfaitement que la gestion et l’animation des réseaux sociaux est nécessaire et une des étapes de la promotion du blog à ne pas négliger. Pourtant, c’est quelque chose que je ne fais pas. La première raison est que c’est une habitude que je n’ai jamais réussi à prendre. Je m’y suis essayée pendant quelques temps. Par exemple, j’ai tenté l’aventure Twitter, mais c’est une plateforme avec laquelle je me sentais trop limitée dans les possibilités de nouer des contacts avec mes lecteurs. Je ne cherche pas toujours la promotion de mes articles. Je ne me sentais pas à l’aise avec ce réseau par le côté relativement brouillon et très rapide du fil d’actualité.

Un deuxième point est que je me suis toujours demandée comment animer un quelconque réseau social dans le cadre spécifique de mon blog. Surtout si ce dernier n’a pas de vocation à être professionnel. Cela se fait parfaitement et j’ai des amies blogueuses qui tiennent en parallèle la page Facebook de leurs blogs et qui arrivent à la rendre vivante. Je les admire. Je m’y suis essayée pour d’autres blogs que je tenais, mais sans grand succès. Un de mes problèmes était le manque de motivation, qui rejoint aussi le point que je présentais avant que je n’ai pas spécialement intégré les réseaux sociaux dans mes habitudes. Je ne manque pourtant pas d’idées pour une page Facebook qui reste encore, à mes yeux, un des rares réseaux à garder des possibilités d’échanges entre le blogueur et ses lecteurs.

Instagram reste un cas un peu à part. Il est lié au blog, mais son contenu ne l’est pas forcément. Je vois surtout ce réseau comme un album de souvenirs de ma vie étudiante, de mes voyages où des événements auxquels je participe, des livres que je suis en train de lire… Certes, certaines photographies sont reprises sur le blog pour illustrer mes articles. Dans la mesure du possible, j’essaie toujours que les images soient les miennes. Aussi non, ce sont des photographies libres de droit dont je précise la source en légende. En aucune manière je ne fais la promotion de mon blog ou de mes articles sur Instagram.

Une petite utilisation des réseaux sociaux

Source : Pixabay

Pourtant, j’utilise quelques réseaux sociaux, même si aucun ne porte clairement le nom du blog. Je me limite à deux/trois pages Facebook qui me permettent de pouvoir y trouver facilement des conseils, des jours de partage d’articles ou de comptes Instagram… Certes, il y a aussi beaucoup de promotion des blogs et des derniers billets, et je joue également le jeu (quand je n’oublie pas de partager mes récentes actualités). Le premier endroit où je partage mes articles reste le forum littéraire Livraddict. Une partie d’entre eux atteindront la cible, d’autres auront moins d’effet.

Autumn & Latte est en revanche inscrit sur Hellocoton. J’ai une relation un peu d’amour/haine avec ce réseau. J’ai déjà eu la chance d’avoir un de mes articles mis à la Une. Je ne le trouvais pas forcément extraordinaire, pour autant. J’ai parfois du mal à comprendre leur manière de sélectionner les articles. La deuxième chose est que j’ai souvent l’impression de revoir les mêmes blogueuses et le même type d’articles quotidiennement. Cependant, Hellocoton reste une source formidable d’inspirations et de découvertes. Cela me permet de suivre de nombreux blogs et de voir rapidement leurs actualités. J’apprécie le fait qu’une fois le nom du blog renseigné, le partage sur leur site se fait automatiquement. C’est un passage un moins sur les réseaux sociaux pour la promotion d’un article et ce n’est pas négligeable.

Vers une plus grande utilisation des réseaux sociaux pour Autumn & Latte ?

Source : Pixabay

Je prends petit à petit mes marques sur ce nouveau blog avec lequel j’ai envie de faire les choses bien, étape par étape. J’ai enchaîné les blogs ces dernières années, car je n’arrivais pas à m’y retrouver ou parce que je voulais aller trop vite. Définitivement, les réseaux sociaux, du moins certains, font partie des mes projets pour Autumn & Latte, notamment une page Facebook. J’ai des projets d’événements autour du blog et il est vrai que ce genre de supports pourrait énormément m’aider à les faire connaître, mais également à les organiser dès lors qu’il s’agit de club de lecture et ou de cinéma… Cependant, je ne pense pas que ce sera pour prochainement. Actuellement, ma priorité est de faire ma présentation sur la colonne latérale du blog et, pourquoi pas, un nom de domaine.

Ma première introduction au féminisme

Très récemment, je me suis intéressée au féminisme, à sa définition et aux types de combats que pouvaient mener les féministes. J’étais totalement novice à ce sujet. J’ai entendu ce terme pour la première fois lors de mon année Erasmus en Irlande, à la fois à l’université où j’ai entendu parler des approches féministes de l’histoire de l’art, et au sein de ma colocation.

Durant cette année, j’ai pris conscience que le féminisme n’est pas un combat d’un autre âge et qu’il y a de vrais engagements derrière, des questions d’actualité comme le harcèlement de rue, la violence envers les femmes… Petit à petit, le mot « féminisme » a pris des dimensions et des réalités concrètes pour moi. Comment suis-je venue à me rendre compte de la nécessité d’un combat féministe ? Lors de mon séjour en Irlande, une partie de la population manifestait et se mobilisait pour l’abrogation du huitième amendement de la Constitution sur l’avortement. Mes colocataires étaient toutes des féministes et étaient très engagées pour faire changer les choses. Nous en discutions énormément ensemble. Cependant, j’avais encore besoin d’une définition. Qu’est-ce que le féminisme en 2017 ?

J’avoue que j’aime connaître tous les tenants et aboutissants d’une chose, d’une idée avant de me réclamer de cette dernière. Je suis de nature curieuse et j’aime me renseigner, me documenter le plus possible sur un sujet. Généralement, ma première étape est de trouver une définition, puis une bibliographie. Cependant, au fil de mes lectures (livres et articles), des documentaires que j’ai pu voir, je me suis rendue compte qu’il est très difficile, voire impossible d’en donner une seule. Il y a plusieurs conceptions du féminisme. J’ai progressivement forgé ma propre opinion sur le sujet. Au final, j’aime beaucoup la phrase de Kate Nash qui rejoint ma conception du féminisme.

Feminism is not a dirty word. It does not mean you hate men, it does not mean you hate girls that have nice legs and a tan, and it does not mean you are a bitch or a dyck, it means that you believe in equality.

Il existe plusieurs combats, selon les affinités. Du moins, c’est ainsi que je conçois le féminisme. À travers mes lectures, je me suis surtout focalisée sur les femmes et leurs corps, abordant des questions aussi diverses que l’avortement, la sexualité ou la beauté. Ce sont des thématiques qui ont plus facilement trouvé des résonances en moi que l’égalité des salaires, par exemple, même si c’est un sujet tout aussi important. Toutefois, au quotidien, je souffre beaucoup plus des problématiques liées au corps : la dictature de la maigreur, les corps retouchés et glabres…

Par ailleurs, dernièrement, avec toutes les affaires de harcèlement, au travail ou dans la rue, mais aussi les violences domestiques, j’ai également commencé à me rapprocher de ce genre de combats. L’élément déclencheur a été mon agression par deux adolescents pour me voler mon sac à main. Je connaissais déjà la réalité du harcèlement de rue : les mains aux fesses, les regards qui te déshabillent… Cependant, je ne me rendais pas compte de ce à quoi cela pouvait mener jusqu’à mon agression en plein jour où personne n’est venue à mon aide. Après cela, je n’arrive plus à totalement me sentir en sécurité dans la rue et j’ai une peur panique des parkings. C’est épuisant de devoir rentrer seule le soir, de regarder constamment à gauche et à droite, d’avoir le numéro de la police prêt…

Par mon expérience personnelle, par mes lectures et visionnaires, en discutant avec d’autres personnes, j’en suis venue à me considérer de plus en plus comme une féministe et, depuis quelques mois, je l’affirme de plus en plus et sans crainte. Je comprend mieux ce que cela signifie et la nécessité de l’être, même à l’heure actuelle (surtout à l’heure actuelle). Il reste encore des choses à faire, des mentalités à changer. La prochaine étape que je souhaite mener, à titre personnel, est un engagement plus grand et plus actif pour l’égalité homme/femme.

Mon parcours étudiant, Partie 1

Après le bac…

S’il y a bien une chose à laquelle je n’étais pas prête et préparée, c’est ce qui allait se passer après l’obtention de mon bac littéraire, sésame pour les études supérieures. Rien ne s’est déroulé comme je l’aurai pensé et souhaité. Cela n’a pas été un long fleuve tranquille. Je ne suis pas de celles qui ont rapidement trouvé leurs voies et leurs vocations.

À dix-huit ans, je n’avais qu’une très vague idée de ce que je voulais faire dans la vie. Au sein de mon lycée, n’étaient présentées que les filières prestigieuses. Pour des littéraires, cela se résumait aux grandes classes préparatoires (khâgne et hypokhâgne), des études de droit ou de commerce. Mon choix s’est porté sur le droit, pour le prestige et mon envie de travailler dans les institutions européennes ou dans la finance. Peu importait sur le moment, à vrai dire. Après tout, j’avais trois années devant moi pour affiner ce fameux projet professionnel… Finalement, les trois ans se sont transformés en cinq pour pouvoir décrocher ma licence. 

L’échec en droit

Je n’étais pas préparée à cet échec cuisant qu’a été mon orientation en droit. Je le confesse. Il a été d’autant plus difficile à avaler que j’ai toujours été une très bonne élève. Le problème est que j’ai choisi une filière qui ne me correspondait pas, dans laquelle je n’arrivais pas à m’épanouir. J’ai encore et toujours l’impression que l’orientation des lycéens n’est pas autant prise au sérieux qu’elle devrait l’être. Certes, il existe des journées portes ouvertes, mais qui semblent être faites pour celles et ceux qui ont déjà un choix plus ou moins arrêté, des rencontres d’anciens élèves… Les professeurs mentionnent brièvement le CIO. J’ai participé à un certain nombre de ces événements, mais cela ne m’a pas réellement aidé. J’ai fait une erreur dans mon orientation, erreur que je regrette encore aujourd’hui, même si j’ai ma licence de droit. Je me suis rendu compte que déterminer mon orientation est plus compliquée que cela. D’autres facteurs doivent être pris en compte et je n’en avais pas conscience.

J’ai commencé à sérieusement me pencher sur mon avenir lors de ma troisième année de droit. Après cinq années dans cette filière dans la mesure où j’ai été obligée de terminer mon cursus, et deux universités différentes, Strasbourg et Lyon III, il était temps de voir la vérité en face : j’en avais définitivement terminé avec le droit. J’ai eu ma licence, mais pas de master dans cette filière pour moi. Sans regret ! Aujourd’hui encore, il s’agit de la meilleure décision que j’ai pu prendre pour moi-même. Pas la plus facile également.

Une nouvelle orientation

Cette dernière année de droit a été décisive sur bien des aspects tenant à la fois à ma santé mentale, à ma vie étudiante et professionnelle. J’ai beaucoup plus réfléchi à ma ré-orientation, car le droit à l’erreur n’était plus permis, dorénavant. À Lyon, j’ai eu la chance de pouvoir participer à des ateliers d’orientation avec d’autres étudiants en droit, de différents niveaux, qui se trouvaient dans la même situation que moi. Ces ateliers m’ont énormément aidé.

Tout d’abord, je comprenais que je n’étais pas la seule à avoir réaliser une erreur dans le choix de mes études supérieures et à envisager de quitter ma filière. C’était rassurant et réconfortant. Deuxièmement, à travers des tests de personnalités, de l’énumération de nos centres d’intérêts et des discussions avec les intervenants, j’ai ainsi pu mieux comprendre et cerner mon profil, cibler mes attentes et déterminer un nouveau parcours universitaire.

Du coup, j’ai osé sauter le pas, faisant fi de certains avis négatifs de mon entourage, et j’ai recommencé de zéro au regard de la situation que je quittais. J’ai ainsi attaqué ma licence d’histoire de l’art. Un changement radical, mais qui a été bénéfique. J’ai redécouvert le plaisir d’étudier, de ne jamais me contenter uniquement du cours, en dévorant de nombreux ouvrages d’art. Je me suis placée dans les trois premiers de la promotion la première année. Inimaginable en droit ! J’étais passionnée par ce que j’étudiais et j’étais plus confiante sur mes chances de réussir.

Avoir eu la chance de pouvoir changer de filière m’a aussi permis de réaliser des rêves et des projets que j’ai abandonné en droit. En tête de liste, je voulais partir étudier à l’étranger. J’ai toujours voulu vivre dans un autre pays et de pouvoir découvrir les universités anglo-saxonnes. En intégrant une nouvelle licence, ce projet a pu être remis d’actualité. J’ai eu la chance de pouvoir m’envoler pour l’Irlande et d’étudier au prestigieux Trinity College de Dublin. J’ai obtenu ma licence avec mention.

Au final, je ne regrette pas mon choix, même si j’ai allongé mon cursus universitaire de plusieurs années et mon entrée dans le monde du travail. Je suis plus heureuse maintenant que je ne l’aie jamais été en droit.

EnregistrerEnregistrer