Brittany Cavallaro • Les Aventures de Charlotte Holmes (1) (2016)

Les Aventures de Charlotte Holmes • Brittany Cavallaro • 2016 • PKJ • 288 pages

Jamie Watson, arrière-petit-fils du célèbre Dr Watson, ne voulait pas cette bourse pour Sherringford, un collège chic de la côte Est des États-Unis… et encore moins y croiser Charlotte Holmes. L’arrière-petite- fille de Sherlock a hérité du célèbre détective non seulement son génie mais aussi son tempérament explosif. Mieux vaut, dit-on, l’admirer de loin… Quand un étudiant meurt dans des circonstances dignes des plus terrifiantes histoires de Sherlock, Jamie et Charlotte sont les premiers accusés. Victimes d’un coup monté, ils n’ont d’autre choix que de faire équipe pour mener l’enquête… 


Après avoir terminé la série BBC Sherlock, j’avais envie de continuer avec cet univers. Les Aventures de Charlotte Holmes de Brittany Cavallaro était présent dans ma liseuse depuis un moment. J’ai d’autres romans de cette auteur que je souhaite lire, comme son dernier, Muse. Ce premier tome m’a plutôt plu et étonné par certains aspects, mais je suis loin du coup de coeur.

En effet, l’histoire reste relativement classique, notamment pour l’univers de Sherlock Holmes. L’auteurs suit les principaux éléments. Charlotte Holmes a comme seul ami un descendant du docteur Watson, James. L’antagonisme Holmes/Moriarty est également présent et au coeur de l’intrigue. Pour avoir lu l’entièreté du canon holmésien, il y a eu peu de surprises sur pas mal d’aspects, notamment le dénouement et l’identité du coupable. Néanmoins, ce premier tome reste divertissant et il se lit rapidement.

En revanche, j’ai été étonnée par certains des thèmes abordés. Je ne m’attendais pas à les retrouver dans ce roman. L’auteur évoque l’alcool et la drogue chez les jeunes, mais également le harcèlement sexuel et le viol. Ils donnent un aspect très mature à l’intrigue qui ne m’a pas déplu. Ils sont évoqués de manière juste, malgré des personnages quelques fois stéréotypés. En effet, Charlotte et James reprennent énormément des traits de caractère de leurs ascendants célèbres, les mêmes mauvaises habitudes. Ils m’ont semblé interchangeables avec les personnages originaux d’Arthur Conan Doyle, sauf que Charlotte est un personnage féminin. Le reste ne change guère.

Cette série de Brittany Cavallaro ne sera pas ma préférée autour de cet univers. Je ne suis pas sûre de la continuer ou alors si je n’ai vraiment plus rien à lire. Ce premier tome a une fin relativement fermée : les principales questions ont été répondues et il n’y a aucun cliffhanger me donnant envie de continuer.

Top 5 Wednesday • Underrated authors

Le thème de cette semaine met en avant les auteurs que l’on pense « sous-côté » ou qui méritent plus d’attention. Pour créer ce top 5, qui ne comprend en réalité que quatre auteurs, je me base surtout sur les blogs que j’ai l’habitude de lire.

Christina Henry

Elle revient systématiquement sur mon blog, car je lis toujours ses nouvelles publications dès leurs sorties. Ce sont souvent des réécritures de contes ou autour d’un mythe comme Alice au Pays des Merveilles, le Yéti ou Peter Pan. Ses univers sont malsains, sombres et torturés. Ils peuvent mettre mal à l’aise, mais j’adore ça. Je n’ai pour l’instant jamais été déçue par ses romans et je les recommande chaudement. J’avais d’ailleurs écrit un article à son sujet. [lien]

Philip Kerr

Il est peut-être un peu plus connu que Christina Henry. C’est aussi un des auteurs les plus représentés dans mes bibliothèques. Sa série Bernie Gunther m’a tenu en haleine pendant de longues années. Je me suis énormément attachée à ce personnage et son humour noir, cynique. Le contexte historique est parfaitement documenté. J’en avais aussi parlé sur le blog il y a quelques années. [lien]

Émile Zola

Je redécouvre cet auteur depuis quelques mois. Alors qu’il était ma bête noire de mes années lycée, je l’apprécie de plus en plus. J’avance doucement mais sûrement dans les Rougon-Macquart, mais, pour le moment, rares sont les tomes que je n’ai pas apprécié.

Ben Aaronovitch

Il signe aussi une des séries que j’adore, les Peter Grant. Elle mêle magie, humour anglais et références à la pop culture britannique à coup de Sherlock Holmes, Doctor Who ou Harry Potter. Je me régale à chaque tome, et il m’en reste que quelques uns avant de l’avoir définitivement terminée… Pour mon plus grand regret, car c’est le type de livres que j’adore lire un cas de coup de mou.

Sherlock, Saison 4

Les aventures de Sherlock Holmes et de son acolyte de toujours, le docteur John Watson, sont transposées au XXIème siècle… 

Avec : Benedict Cumberbatch ; Martin Freeman ; Mark Gatiss ; Amanda Abbington ; Andrew Scott…


J’ai pris mon temps pour regarder cette ultime saison de Sherlock. Sortie en 2017, je ne la découvre que bien des années après. C’est avec plaisir que je retrouve des personnages que j’adore. Ils sont toujours aussi attachants et il est difficile de le dire au revoir. L’épisode de Noël est un régal à regarder, en reprenant les costumes d’époque. J’ai beaucoup aimé la manière dont il lie cet épisode avec la troisième et la quatrième saison.

Les trois épisodes sont intéressants, avec des moments plus épiques les uns que les autres. Une mention toute particulière pour le personnage de Mrs Hudson, qui amène tout autant un potentiel pour les émotions et le comique. Il y a encore quelques touches d’humour présentes et qui font aussi fait le succès de la série. Cependant, c’est une quatrième saison qui est encore plus sombre que les précédentes.

Cette saison voit l’apparition d’un nouveau personnage. Je ne me souviens pas qu’elle soit dans le canon holmésien, mais j’ai adoré cette soeur encore plus intelligente que les frères et beaucoup plus dangereuse également. Elle est l’égale de Moriarty au niveau de la malveillance. Elle apporte beaucoup de tension au fil de la saison avec l’apothéose du dernier épisode.

Ce dernier m’a laissé un sentiment un peu mitigé. Il y a du positif et du négatif. Globalement, c’est quand même plus positif. C’est tout de même un très bon épisode, digne de la série. Je vais commencer par le positif. Le premier aspect que j’ai apprécié est le huis clos qui prend place pendant une bonne partie de l’épisode, renforçant le drame et le suspens. Ces derniers n’ont eu de cesse de monter en pression depuis le début de la saison, notamment avec les « Miss me » disséminés. Par ailleurs, le spectateur, durant cet épisode, ne s’est jamais quel sera le prochain coup d’Eurus, rajoutant un effet d’anticipation, car tout peut bousculer d’un moment à l’autre dans le chaos.

Deuxièmement, mais quel plaisir de revoir Jim Moriarty. C’est un personnage que j’avais adoré dès sa première apparition et Andrew Scott en a fait une interprétation légendaire. Il a un charisme fou. Il nous avait habitué à des entrées fracassantes, et je suis loin d’être déçue. Les scénaristes m’ont régalé d’une nouvelle entrée épique, avec un choix de musique absolument parfait. Après Staying alive des Beegees, c’est au tour de Queen. Gros coup de coeur.

C’est un épisode prenant, plein de rythme qui rappelles des épisodes du canon qui n’ont pas fait l’objet d’un épisode spécifique, comme Les trois Garrideb, par exemple. Cependant, ce que je retiens du Dernier problème, ce sont les émotions présentes à cause des épreuves exigées par Eurus. Il y a eu des moments où j’ai eu la gorge serrée devant les choix que s’offrent à Sherlock, Mycroft et John. Les frères Holmes vont être bien malmenés par leur soeur et, pour une fois, ils vont montrer des faiblesses, surtout Mycroft, qui a toujours semblé sous contrôle et en parfaite maîtrise de lui-même. Sa façade vole en éclat dans cet épisode. J’ai apprécié d’en savoir plus sur les deux frères eux-mêmes, leur enfance… Gros point positif pour clore cette série et ce dernier épisode avait tous les ingrédients pour être une tragédie. En tout cas, je ne pouvais pas détourner les yeux de mon écran.

Le seul point négatif que je retiens est que quelques passages m’ont semblé tirer par les cheveux ou incohérents. Eurus apparaît toujours maître d’elle-même, calme, froide et calculatrice. Pourtant, dans les dernières scènes, elle devient une enfant effrayée et perdue… Pour que quelques scènes après, elle redevienne elle-même. J’ai trouvé ça un peu bizarre, je dois dire. À moins que, vu sous le prisme de la manipulation, ça peut constituer un début d’explications.

Sherlock aura été une série qui m’aura marqué par bien des aspects : la qualité du scénario et de la manière de filmer, les performances différents acteurs qui ont fait beaucoup de chemin depuis…

Bilan des sorties VO lues • Janvier à Juin 2021

Depuis un peu plus d’un an, je propose un tour d’horizon des sorties VO (en anglais) qui me tentent énormément. J’en lis un certain nombre, mais sans toujours les chroniquer sur le blog. Le mois de Juin vient de toucher à sa fin et, avec lui, la moitié de l’année. L’occasion parfaite pour un petit bilan mi-parcours des parutions déjà lues et celles que j’aimerai encore découvrir.

En cliquant sur les mois, vous accédez à l’article sur les sorties VO correspondant.

Janvier

Livres lus

The House on Vesper Sands – Padraic O’Donnell

On the case is Inspector Cutter, a detective as sharp and committed to his work as he is wryly hilarious. Gideon Bliss, a Cambridge dropout in love with one of the missing girls, stumbles into a role as Cutter’s sidekick. And clever young journalist Octavia Hillingdon sees the case as a chance to tell a story that matters—despite her employer’s preference that she stick to a women’s society column. As Inspector Cutter peels back the mystery layer by layer, he leads them all, at last, to the secrets that lie hidden at the house on Vesper Sands.

J’avais hâte de pouvoir le lire, car il avait de bons arguments : un policier historique, la période victorienne, un meurtre qui semble mettre en oeuvre des forces occultes… Mais au bout d’un gros tiers, l’intrigue n’a toujours pas démarré et le livre commence à devenir trop lent et mon attention descendait en flèche. Même en dépassant la centaine de pages, je n’avais pas le sentiment que l’intrigue avait réellement commencé alors que quasiment un tiers était lu.

The Heiress, The Revelations of Anne de Bourgh – Molly Greeley

As a fussy baby, Anne de Bourgh’s doctor prescribed laudanum to quiet her, and now the young woman must take the opium-heavy tincture every day. Growing up sheltered and confined, removed from sunshine and fresh air, the pale and overly slender Anne grew up with few companions except her cousins, including Fitzwilliam Darcy. Throughout their childhoods, it was understood that Darcy and Anne would marry and combine their vast estates of Pemberley and Rosings. But Darcy does not love Anne or want her.

After her father dies unexpectedly, leaving her his vast fortune, Anne has a moment of clarity: what if her life of fragility and illness isn’t truly real? What if she could free herself from the medicine that clouds her sharp mind and leaves her body weak and lethargic? Might there be a better life without the medicine she has been told she cannot live without?

In a frenzy of desperation, Anne discards her laudanum and flees to the London home of her cousin, Colonel John Fitzwilliam, who helps her through her painful recovery. Yet once she returns to health, new challenges await. Shy and utterly inexperienced, the wealthy heiress must forge a new identity for herself, learning to navigate a “season” in society and the complexities of love and passion. The once wan, passive Anne gives way to a braver woman with a keen edge—leading to a powerful reckoning with the domineering mother determined to control Anne’s fortune . . . and her life.

Le livre prend place dans l’univers de Jane Austen et notamment Pride & Prejudice, en s’intéressant à la cousine de Fitzwilliam Darcy, Anne de Bourgh. Pas un coup de coeur car, malheureusement, le roman souffre de trop nombreuses longueurs. Cependant, Anne est un personnage attachant à suivre, surtout quand elle sort de son cocon. L’aspect historique est également bien développé.

Lore – Alexandra Bracken

Every seven years, the Agon begins. As punishment for a past rebellion, nine Greek gods are forced to walk the earth as mortals, hunted by the descendants of ancient bloodlines, all eager to kill a god and seize their divine power and immortality.

Long ago, Lore Perseous fled that brutal world in the wake of her family’s sadistic murder by a rival line, turning her back on the hunt’s promises of eternal glory. For years she’s pushed away any thought of revenge against the man–now a god–responsible for their deaths.

Yet as the next hunt dawns over New York City, two participants seek out her help: Castor, a childhood friend of Lore believed long dead, and a gravely wounded Athena, among the last of the original gods.

The goddess offers an alliance against their mutual enemy and, at last, a way for Lore to leave the Agon behind forever. But Lore’s decision to bind her fate to Athena’s and rejoin the hunt will come at a deadly cost–and still may not be enough to stop the rise of a new god with the power to bring humanity to its knees.

Lore est un roman d’action qui s’inspire de la mythologie grecque. Ce n’est pas totalement un coup de coeur, mais j’ai vraiment passé un bon moment. Il y a une bonne dose d’actions, de rebondissements… L’idée de départ est originale et bien développée.

Don’t tell a soul – Kirsten Miller

All Bram wanted was to disappear—from her old life, her family’s past, and from the scandal that continues to haunt her. The only place left to go is Louth, the tiny town on the Hudson River where her uncle, James, has been renovating an old mansion. But James is haunted by his own ghosts. Months earlier, his beloved wife died in a fire that people say was set by her daughter. The tragedy left James a shell of the man Bram knew—and destroyed half the house he’d so lovingly restored.

The manor is creepy, and so are the locals. The people of Louth don’t want outsiders like Bram in their town, and with each passing day she’s discovering that the rumors they spread are just as disturbing as the secrets they hide. Most frightening of all are the legends they tell about the Dead Girls. Girls whose lives were cut short in the very house Bram now calls home. The terrifying reality is that the Dead Girls may have never left the manor. And if Bram looks too hard into the town’s haunted past, she might not either.

En un seul mot… Creepy. L’histoire est dérangeante à souhaite et il y a quelques moments qui font bien frissonner. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de devoir le mettre de côté, quand j’étais toute seule en soirée. L’auteur maîtrise parfaitement le suspens et à chaque page tournée, je voulais connaître la vérité, car il y avait quelques bizarreries qui interviennent durant la lecture… J’ai adoré l’évolution de l’intrigue et le livre est un coup de coeur.

Ceux que j’aimerais lire

Our darkest night de Jennifer Robson ; The Divines d’Ellie Eaton ; The last garden in England de Julia Kelly ; Faye, faraway d’Helen Fisher ; The Historians de Cecilia Eckbäck ; In the garden of spite de Camilla Bruce ; The Children’s train de Viola Ardone.

Février

Livres lus

The Paris Dressmaker – Kristy Cambron

Paris, 1939. Maison Chanel has closed, thrusting haute couture dressmaker Lila de Laurent out of the world of high fashion as Nazi soldiers invade the streets and the City of Lights slips into darkness. Lila’s life is now a series of rations, brutal restrictions, and carefully controlled propaganda while Paris is cut off from the rest of the world. Yet in hidden corners of the city, the faithful pledge to resist. Lila is drawn to La Resistance and is soon using her skills as a dressmaker to infiltrate the Nazi elite. She takes their measurements and designs masterpieces, all while collecting secrets in the glamorous Hôtel Ritz—the heart of the Nazis’ Parisian headquarters. But when dashing René Touliard suddenly reenters her world, Lila finds her heart tangled between determination to help save his Jewish family and bolstering the fight for liberation.

Paris, 1943. Sandrine Paquet’s job is to catalog the priceless works of art bound for the Führer’s Berlin, masterpieces stolen from prominent Jewish families. But behind closed doors, she secretly forages for information from the underground resistance. Beneath her compliant façade lies a woman bent on uncovering the fate of her missing husband . . . but at what cost? As Hitler’s regime crumbles, Sandrine is drawn in deeper when she uncrates an exquisite blush Chanel gown concealing a cryptic message that may reveal the fate of a dressmaker who vanished from within the fashion elite.

Je ressors extrêmement déçue par ce roman. En soi, il avait de quoi me plaire : la mode et plus particulièrement la Maison Chanel, Paris sous l’Occupation, la Résistance et le destin de deux femmes… Malheureusement, l’auteur alterne non seulement les deux points de vue, et deux époques différentes : le début de la guerre et 1944. Cela fait quatre trames différentes, et elles ne sont pas d’égal intérêt. J’ai eu du mal à m’attacher à Simone et Lila.

The Shadow War – Lindsay Smith

World War II is raging, and five teens are looking to make a mark. Daniel and Rebeka seek revenge against the Nazis who slaughtered their family; Simone is determined to fight back against the oppressors who ruined her life and corrupted her girlfriend; Phillip aims to prove that he’s better than his worst mistakes; and Liam is searching for a way to control the portal to the shadow world he’s uncovered, and the monsters that live within it–before the Nazi regime can do the same. When the five meet, and begrudgingly team up, in the forests of Germany, none of them knows what their future might hold.

As they race against time, war, and enemies from both this world and another, Liam, Daniel, Rebeka, Phillip, and Simone know that all they can count on is their own determination and will to survive. With their world turned upside down, and the shadow realm looming ominously large–and threateningly close–the course of history and the very fate of humanity rest in their hands. Still, the most important question remains: Will they be able to save it?

Il y a de bonnes idées : la Seconde Guerre mondiale, des forces occultes et un monde parallèle, une mission impossible… L’intrigue possède beaucoup trop de personnages et de points de vues différents pour que la lecture soit agréable. Je m’y perdais. Par ailleurs, les personnages sont plus des archétypes que réellement travaillés et nuancés. L’histoire traine en longueur alors que je m’attendais à plus d’action.

The Witch’s Heart – Genevieve Gornichec

Angrboda’s story begins where most witches’ tales end: with a burning. A punishment from Odin for refusing to provide him with knowledge of the future, the fire leaves Angrboda injured and powerless, and she flees into the farthest reaches of a remote forest. There she is found by a man who reveals himself to be Loki, and her initial distrust of him transforms into a deep and abiding love.

Their union produces three unusual children, each with a secret destiny, who Angrboda is keen to raise at the edge of the world, safely hidden from Odin’s all-seeing eye. But as Angrboda slowly recovers her prophetic powers, she learns that her blissful life—and possibly all of existence—is in danger.

With help from the fierce huntress Skadi, with whom she shares a growing bond, Angrboda must choose whether she’ll accept the fate that she’s foreseen for her beloved family…or rise to remake their future. From the most ancient of tales this novel forges a story of love, loss, and hope for the modern age.

J’adore les réécritures, que ce soit de contes ou de la mythologique. Genevieve Gornichec s’inspire d’une des épouses de Loki, Angrboda la sorcière. Ce type d’ouvrages se veut dans une lignée féministe, mais il rate quelque peu son effet. J’en ai lu la moitié avant d’abandonner. Le livre a été d’un tel ennui que je suis même étonnée d’avoir eu la patience de tenir jusque là.

Ceux que j’aimerais lire

While Paris slept de Ruth Druart ; The house upstairs de Julia Fine ; The invisible woman d’Erika Robuck ; A history of what come next de Sylvain Neuvel ; All Girls d’Emily Layden ; The kitchen front de Jennifer Ryan.

Mars

Livres lus

After Alice felll – Kim Taylor Blakemore

New Hampshire, 1865. Marion Abbott is summoned to Brawders House asylum to collect the body of her sister, Alice. She’d been found dead after falling four stories from a steep-pitched roof. Officially: an accident. Confidentially: suicide. But Marion believes a third option: murder.

Returning to her family home to stay with her brother and his second wife, the recently widowed Marion is expected to quiet her feelings of guilt and grief—to let go of the dead and embrace the living. But that’s not easy in this house full of haunting memories. Just when the search for the truth seems hopeless, a stranger approaches Marion with chilling words: I saw her fall.

Now Marion is more determined than ever to find out what happened that night at Brawders, and why. With no one she can trust, Marion may risk her own life to uncover the secrets buried with Alice in the family plot. 

Un roman rempli de secrets de famille avec une atmosphère loure. Malgré quelques lenteurs qui peuvent parfois ponctuer le livre, les pages se tournent facilement, car l’envie de savoir ce qui est arrivé à Alice est plus forte, tout comme celle de découvrir le ou les secrets du frère de Marion et de son épouse. Pas un coup de coeur, mais une bonne lecture.

The Women of Château Lafayette – Stephanie Dray

A founding mother…
1774. Gently-bred noblewoman Adrienne Lafayette becomes her husband’s political partner in the fight for American independence. But when their idealism sparks revolution in France and the guillotine threatens everything she holds dear, Adrienne must choose to renounce the complicated man she loves, or risk her life for a legacy that will inspire generations to come.

A daring visionary…
1914. Glittering New York socialite Beatrice Astor Chanler is a force of nature, daunted by nothing–not her humble beginnings, her crumbling marriage, or the outbreak of war. But after witnessing the devastation in France and delivering war-relief over dangerous seas, Beatrice takes on the challenge of a lifetime: convincing America to fight for what’s right.

A reluctant resistor…
1940. French school-teacher and aspiring artist Marthe Simone has an orphan’s self-reliance and wants nothing to do with war. But as the realities of Nazi occupation transform her life in the isolated castle where she came of age, she makes a discovery that calls into question who she is, and more importantly, who she is willing to become. 

Lafayette revient à la mode après la sortie de la comédie musicale Hamilton. Stephanie Dray en fait l’élément central de son nouveau roman en explorant le destin de trois femmes durant la Révolution française, la Première et la Deuxième Guerre mondiale. Même si les époques sont totalement différentes pour ne pas être confondues, certaines sont plus intéressantes que d’autres. Néanmoins, cela reste un livre que j’ai abandonné.

Ceux que j’aimerais lire

Under the light of the Italian moon de Jennifer Anton ; Vera de Carol Edgarian ; The lost village de Camilla Sten ; The Rose Code de Kate Quinn ; The lost apothecary de Sarah Penner.

Avril

Livres lus

Sistersong – Lucy Holland

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Le résumé me faisait penser à une pièce de Shakespeare : trois soeurs aux destins différentes et dramatiques. J’ai adoré suivre l’histoire de ces soeurs, d’apprendre à les connaître, leurs secrets, leurs rêves et leurs espoirs. Elles sont différentes et je ne saurai dire laquelle a été ma préférée. Elles m’ont plu pour des raisons diverses. J’ai adoré à la fois le contexte historique (la Grande-Bretagne après la chute de l’Empire romain) et fantastique (la présence de magie et de Merlin). Le coup de coeur n’était pas loin, mais c’est un très bon roman que je ne regrette pas d’avoir découvert.

Ceux que j’aimerais lire

Ariadne de Jennifer Saint ; Near the bone de Christina Henry ; Ophelia de Norman Bacal ; The Mary Shelley Club de Goldy Moldavsky ; The last bookshop of London de Madeline Martin ; The Dictionnary of lost words de Pip Williams.

Mai

Ceux que j’aimerais lire

The Radio Operator d’Ulla Lenze ; Madam de Phoebe Wynne ; The lights of Prague de Nicole Jarvis.

Juin

Ceux que j’aimerais lire

The Wolf and the Woodsman d’Ava Reid ; Daughter of Sparta de Claire M. Andrews ; The nature of the witches de Rachel Griffin ; The Maidens d’Alex Michaelides ; For the Wolf d’Hannah F. Whitten.

Top 5 Wednesday • Long series

Le thème du jour propose de parler de nos séries littéraires préférées. Elles doivent contenir plus de trois tomes, pour être considérée comme une série longue.

Peter Grant – Ben Aaronovitch

Probationary Constable Peter Grant dreams of being a detective in London’s Metropolitan Police. Too bad his superior plans to assign him to the Case Progression Unit, where the biggest threat he’ll face is a paper cut. But Peter’s prospects change in the aftermath of a puzzling murder, when he gains exclusive information from an eyewitness who happens to be a ghost. Peter’s ability to speak with the lingering dead brings him to the attention of Detective Chief Inspector Thomas Nightingale, who investigates crimes involving magic and other manifestations of the uncanny. Now, as a wave of brutal and bizarre murders engulfs the city, Peter is plunged into a world where gods and goddesses mingle with mortals and a long-dead evil is making a comeback on a rising tide of magic.

C’est une série que j’aime énormément et qui comprend une dizaine de tomes. J’en ai déjà lu six et je suis en train de la terminer, doucement mais sûrement. J’adore cette histoire qui devient de plus en plus sombre au fur et à mesure et qui contient de nombreuses références à la pop culture anglaise et des touches d’humour anglais divines.

Les Rougon-Macquart – Émile Zola

Dans la petite ville provençale de Plassans, au lendemain du coup d’État d’où va naître le Second Empire, deux adolescents, Miette et Silvère, se mêlent aux insurgés. Leur histoire d’amour comme le soulèvement des républicains traversent le roman, mais au-delà d’eux, c’est aussi la naissance d’une famille qui se trouve évoquée : les Rougon en même temps que les Macquart dont la double lignée, légitime et bâtarde, descend de la grand-mère de Silvère, Tante Dide. Et entre Pierre Rougon et son demi-frère Antoine Macquart, la lutte rapidement va s’ouvrir. Premier roman de la longue série des Rougon-Macquart, La Fortune des Rougon que Zola fait paraître en 1871 est bien le roman des origines. Au moment où s’installe le régime impérial que l’écrivain pourfend, c’est ici que commence la patiente conquête du pouvoir et de l’argent, une lente ascension familiale qui doit faire oublier les commencements sordides, dans la misère et dans le crime.

En une vingtaine de tomes, Émile Zola évoque une famille et ses descendants dans la France du Second Empire. J’en suis quasiment à la moitié et, de manière générale, j’ai aimé chacun des tomes pour des raisons différentes.

Soleil Noir – Éric Giacometti et Jacques Ravenne

Dans une Europe au bord de l’abîme, une organisation nazie, l’Ahnenerbe, pille des lieux sacrés à travers le monde. Ils cherchent à amasser des trésors aux pouvoirs obscurs destinés à établir le règne millénaire du Troisième Reich. Son maître, Himmler, envoie des SS fouiller un sanctuaire tibétain dans une vallée oubliée de l’Himalaya. Il se rend lui-même en Espagne, dans un monastère, pour chercher un tableau énigmatique. De quelle puissance ancienne les nazis croient-ils détenir la clé ? À Londres, Churchill découvre que la guerre contre l’Allemagne sera aussi la guerre spirituelle de la lumière contre l’occulte. Ce livre est le premier tome d’une saga où l’histoire occulte fait se rencontrer les acteurs majeurs de la Seconde Guerre mondiale et des personnages aux destins d’exception : Tristan, le trafiquant d’art au passé trouble, Erika, une archéologue allemande, Laure, l’héritière des Cathares…

Le quatrième tome vient de sortir et j’ai déjà lu les trois premiers. C’est une série prenante autour de reliques, d’archéologie, d’aventures…

Erica Falck – Camilla Läckberg

Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’œuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres -, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.

À la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d’autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d’un peintre clochard – autre mise en scène de suicide.

J’ai le troisième et quatrième tomes dans ma pile à lire et il m’en reste encore une dizaine avant de terminer la série. J’ai beaucoup aimé les deux premiers et j’ai véritablement envie de la continuer.

Bernie Gunther – Philip Kerr

Publiés pour la première fois dans les années 1989-1991, L’été de cristal, La pâle figure et Un requiem allemand évoquent l’ambiance du Ille Reich en 1936 et 1938, et ses décombres en 1947 Ils ont pour héros Bernie Gunther, ex-commissaire de la police berlinoise devenu détective privé. Désabusé et courageux, perspicace et insolent, Bernie est à l’Allemagne nazie ce que Phil Marlowe était à la Californie de la fin des années 30 : un homme solitaire témoin de la cupidité et de la cruauté humaines, qui nous tend le miroir d’un lieu et d’une époque. Des rues de Berlin  » nettoyées  » pour offrir une image idyllique aux visiteurs des Jeux olympiques, à celles de Vienne la corrompue, théâtre après la guerre d’un ballet de tractations pour le moins démoralisant, Bernie va enquêter au milieu d’actrices et de prostituées, de psychiatres et de banquiers, de producteurs de cinéma et de publicitaires. Mais là où la Trilogie se démarque d’un film noir hollywoodien, c’est que les rôles principaux y sont tenus par des vedettes en chair et en os : Heydrich, Himmler et Goering…

Une de mes séries préférées. Plus d’une dizaine de tomes, un personnage attachant et une série allant des années 20 jusqu’aux années 60. Chaque livre est très largement documenté. Il me manque le dernier tome à découvrir.

Mandy Robotham • The Berlin Girl (2020)

The Berlin Girl • Mandy Robotham • 2020 • Avon • 400 pages

Berlin, 1938. It’s the height of summer, and Germany is on the brink of war. When fledgling reporter Georgie Young is posted to Berlin, alongside fellow Londoner Max Spender, she knows they are entering the eye of the storm.

Arriving to a city swathed in red flags and crawling with Nazis, Georgie feels helpless, witnessing innocent people being torn from their homes. As tensions rise, she realises she and Max have to act – even if it means putting their lives on the line.

But when she digs deeper, Georgie begins to uncover the unspeakable truth about Hitler’s Germany – and the pair are pulled into a world darker than she could ever have imagined…


The Berlin Girl est la dernière publication de Mandy Robotham. L’année dernière, j’avais beaucoup aimé The Secret Messenger, car, pour une fois, l’intrigue se déroule en Italie durant la Seconde Guerre mondiale. Ce nouveau roman est dans cette même lignée.

Le contexte historique est original également, et très intéressant. En effet, l’histoire commence quelques mois avant le début du conflit, en septembre 1939, et à Berlin. Le lecteur est au coeur de l’Histoire. Je ne me souviens pas d’avoir lu un roman se déroulant à ce moment précis, ce qui me fait dire qu’il s’agit d’un aspect plutôt original. Se rajoute une autre originalité qui tient au point de vue adopté. Mandy Robotham ne donne pas la parole à une résistante ou à un policier, mais à des journalistes anglais. Ce ne sont pas forcément le type de personnes que j’ai l’habitude de retrouver dans des romans autour de la Seconde Guerre mondiale et le sujet est parfaitement maîtrisé. Il m’a quelque peu fait penser au « roman documentaire » d’Erik Larson, Dans le jardin de la bête. Ce dernier évoque plus la diplomatie, à travers la famille de l’ambassadeur américain de l’époque, mais aussi leur relation avec la presse.

Je dois, toutefois, formuler le même reproche que pour The Secret Messenger. Il y a parfois des petits passages à vide vers le milieu de l’intrigue. Le rythme ralentit entre la mise en place des principaux éléments (les personnages et leurs relations, l’ambiance, le coeur de l’enquête) et le moment où le point central de l’histoire commence réellement. Mandy Robotham est une auteur qui aime prendre son temps pour construire le contexte et l’ambiance, les personnages, leurs caractères… Il est vrai que de ce point de vue, il n’y a rien à redire. J’ai l’impression de voir le Berlin à la veille de la Seconde Guerre mondiale prendre vie sous mes yeux. La fin donne l’impression d’être un peu précipité. Heureusement que les extraits de journaux adoucissent un peu la précipitation des événements. Cependant, je garde tout de même un très bon souvenir de ce livre. Les personnages sont terriblement attachants et on tremble avec eux.

George est typiquement le genre de personnages féminins dont j’apprécie de suivre les aventures. Elle a une certaine éthique, elle recherche la vérité et souhaite toujours la voir éclater au grand jour. Je comprends sa frustration que le monde ne semble pas se rendre compte du danger que les nazis représentent alors qu’elle en est le témoin privilégié. Elle fait preuve de beaucoup d’empathie. Elle sait se montrer forte et courageuse quand il le faut. Pour autant, elle montre aussi ses faiblesses et ses doutes. Elle n’est pas sans peur et sans reproche. Elle illustre parfaitement l’adage, « Si ce n’est pas moi, alors qui ?« . Tout comme Stella, dans The Secret Messenger, ce sont des personnages plutôt nuancés. Quant à son homologue masculin, Max, j’ai mis un peu plus de temps à l’apprécier, mais je me suis réellement attachée à lui au fur et à mesure.

Il y a toute une galerie de personnages secondaires tous plus terriblement attachants les uns que les autres, que ce soient les autres journalistes et reporters étrangers ou la famille de Ruben. Ils permettent d’évoquer d’autres thématiques comme l’absence de liberté d’expression, même pour la presse étrangère basée à Berlin qui doit s’aligner sur les communiqués officiels du Parti, au risque d’être expulsé. Il y a aussi ce que les familles juives doivent subir, la législation antisémite, le transport des enfants en Angleterre et l’espoir pour les parents de les rejoindre le plus vite possible. The Berlin Girl évoque une variété de sujets, mais je n’en dirai pas plus pour celui concernant le coeur de l’enquête de George et Max.

Deuxième roman de Mandy Robotham que je lis et, encore une fois, je ne suis pas passée très loin du coup de coeur. C’est toujours un plaisir de retrouver sa plume. J’ai encore A woman of war à découvrir et qui est présent dans ma bibliothèque. En septembre, elle devrait sortir un autre roman, The Girl behind the Wall. Cette fois-ci, il se déroule durant la Guerre froide, mais toujours à Berlin. Je pense que je serai au rendez-vous pour celui-ci également.

Top 5 Wednesday • Recent purchases

Thème : Recent purchases

Voilà un autre thème qui m’inspire pour ce mois-ci. La question posée est quels sont les cinq livres que j’ai récemment acheté et que je suis excitée à l’idée de lire ou que j’ai aimé. Ça tombe bien, car j’ai refait mon stock le mois dernier en allant dans mes librairies strasbourgeoises préférées et en passant dans plusieurs Emmaüs. Certains ont déjà été lus, mais j’ai surtout envie de parler de ceux qui ne le sont pas encore, mais qui me tentent énormément.

La famille Karnovski – Israel Joshua Singer

La famille Karnovski retrace le destin de trois générations d’une famille juive qui décide de quitter la Pologne pour s’installer en Allemagne à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Comment Jegor, fils d’un père juif et d’une mère aryenne, trouvera-t-il sa place dans un monde où la montée du nazisme est imminente?

Publié en 1943 alors que les nazis massacrent les communautés juives en Europe, le roman d’Israël Joshua Singer est hanté par ces tragiques circonstances et par la volonté de démêler le destin complexe de son peuple.

En 2021, j’avais très envie de découvrir la littérature israélienne que je ne connais absolument pas. J’ouvre le bal avec cette saga familiale, adorant ce genre de récits en temps normal. Il me tarde de le lire et il ne restera pas très longtemps dans ma PAL.

Sistersong – Lucy Holland

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Je l’avais déjà remarqué et il était présent dans un de mes articles sur les sorties VO. Cette histoire m’intrigue énormément et je suis totalement fan de cette couverture, de cette Bretagne magique et mythique. Je triche un peu, mais je suis déjà plongée dedans et j’en ai lu la moitié. Intriguant et, pour le moment, j’aime beaucoup.

Sumerki – Dmitry Glukhovsky

Quand Dmitry Alexeïevitch, traducteur désargenté, insiste auprès de son agence pour obtenir un nouveau contrat, il ne se doute pas que sa vie en sera bouleversée. Le traducteur en charge du premier chapitre ne donnant plus de nouvelles, c’est un étrange texte qui lui échoit : le récit d’une expédition dans les forêts inexplorées du Yucatán au XVIe siècle, armée par le prêtre franciscain Diego de Landa. Et les chapitres lui en sont remis au compte-gouttes par un mystérieux commanditaire. 

Aussi, quand l’employé de l’agence est sauvagement assassiné et que les périls relatés dans le document s’immiscent dans son quotidien, Dmitry Alexeïevitch prend peur. Dans les ombres du passé, les dieux et les démons mayas se sont-ils acharnés à protéger un savoir interdit ? A moins, bien entendu, que le manuscrit espagnol ne lui ait fait perdre la raison. Alors que le monde autour de lui est ravagé par des ouragans, des séismes et des tsunamis, le temps est compté pour découvrir la vérité.

Un auteur qui m’a largement été recommandé, surtout pour sa série Métro. Cependant, n’ayant pas envie de me lancer dans une nouvelle série alors que j’essaie d’en terminer un maximum, j’ai préféré choisir ce titre qui semble plus être un thriller ésotérique, ma marotte du moment.

Richard Oppenheimer, La vengeance des cendres – Harald Gilbers

Berlin, hiver 1946, le plus froid que la capitale ait connu au XXe siècle. La guerre est certes finie mais l’Allemagne commence à peine à panser ses plaies, et les Berlinois manquent de tout, surtout de nourriture. Dans cette atmosphère très tendue, des corps mutilés font mystérieusement surface aux quatre coins de la ville. Chacun a la peau couverte de mots écrits à l’encre, et une liste de noms inconnus fourrée dans la bouche. Le commissaire Oppenheimer est alors mobilisé pour mener l’enquête et découvre vite un point commun entre ces morts : ils avaient tous collaboré avec le régime nazi. À Oppenheimer de parvenir à retracer le passé du tueur, et à anticiper ses prochains meurtres.

Déjà le quatrième tome de cette série que j’aime beaucoup. Il me tardait de connaître la suite des aventures de Richard Oppenheimer. Le cinquième est sorti récemment en grand format.

La Sorcière – Jules Michelet

Michelet sait prêter sa voix aux parias du passé, à ceux qui n’ont pas eu d’histoire. À travers les siècles la femme tient-elle donc toujours le même rôle, celui de la mal aimée ? En embrassant d’un seul regard toute l’étendue du Moyen Âge, de la Renaissance et du Grand Siècle, Michelet discerne pour la première fois la suite rigoureuse d’une tragédie dont l’héroïne serait une femme à la fois révérée et persécutée : la sorcière.

La figure de la sorcière me fascine. J’avais adoré l’essai de Mona Chollet, Sorcières ! La puissance invaincue des femmes, que je recommande chaudement. J’avais très envie de découvrir celui de Michelet, qui date certes un peu, car il est publié pour la première fois en 1862, mais qui a fait autorité pendant longtemps. La recherche a depuis évolué sur le sujet.

Luke McCallin • Gregor Reinhard, L’Homme de Berlin (2013) ; La maison pâle (2014) et Les cendres de Berlin (2016)

Série Gregor Reinhard, L’homme de Berlin (2013) ; La maison pâle (2014) et Les cendres de Berlin (2016) • Folio Policier et Éditions Toucan

Sarajevo, 1943. Dans cette ville sous occupation de la Wehrmacht et des SS, une journaliste bosniaque est retrouvée sauvagement assassinée dans son appartement. Ainsi que l’homme qui l’accompagnait, un officier des services de renseignements allemand. L’affaire, sensible, est confiée à Gregor Reinhardt, jadis l’un des meilleurs détectives de la Kripo, la section criminelle de Berlin. Cet homme désabusé, hanté par une double tragédie familiale, devra se montrer à la hauteur de sa réputation. Et tenter de trouver la place qu’il reste à la responsabilité individuelle au cœur d’un système de crime de masse. 


Je recherchais une série proche de celle de Philip Kerr quand je suis tombée sur celle-ci. Il y avait quelques similarités, notamment du point de vue du personnage principal. Gregor Reinhard, tout comme Bernie Gunther, est un ancien commissaire de la police criminelle de Berlin, passé sous les drapeaux par obligation plus que par choix et conviction. Les points communs s’arrêtent là. La série a déjà trois tomes publiés en français et il en existe deux autres en anglais : Where God does not walk sur la jeunesse du personnage principal, notamment durant la Première Guerre mondiale et From a dark horizon. Ils ne sont pas encore sortis, mais elles sont prévues pour la fin de l’année.

À vrai dire, le seul reproche que je peux formuler à l’encontre ces trois premiers tomes est que l’intrigue manque parfois de rythme. C’est peut-être un peu moins vrai pour le dernier, Les cendres de Berlin, où il y a moins de passages à vide que dans les deux premiers livres, mais il y en a encore quelques-uns. Il peut ne rien se passer pendant quelques chapitres où l’enquête semble faire du surplace pour ensuite s’accélérer, retomber un peu et remettre un petit coup de fouet avant la fin. C’est très inégal et c’est dommage, car mon attention en pâtissait.

Cependant, la série m’a tout de même plu par d’autres aspects, le premier étant le contexte historique et géographique. En effet, bien souvent, les auteurs s’intéressent énormément au Royaume-Uni, à la France et, depuis quelque temps, à l’Italie durant la Seconde Guerre mondiale. Depuis un an ou deux, de nombreux romans historiques sur cette période se déroulent dans ce pays. Luke McCallin a été en poste dans les Balkans et c’est là-bas qu’il a décidé de planter son décor. Par rapport à ce que j’ai l’habitude de lire autour de cette période historique, c’est original. En tant que lectrice, j’ai vraiment ressenti que l’auteur a une réelle connaissance de Sarajevo, de son environnement et de son histoire. Ce sont des romans très bien documentés. Néanmoins, j’ai été perdue de temps à autre dans ses explications, car il est très pointu. C’est aussi intéressant et j’ai appris énormément avec les deux premiers tomes, et l’ambiance de dangers, tensions est très bien transcrite.

Le troisième tome se déroule à Berlin, peu de temps après la fin de la guerre. Changement de décor et je n’ai pas été trop perdue, car des enquêtes se déroulant dans les décombres de la capitale allemande, c’est assez récurrent et donc, un peu moins original. En effet, un des ouvrages de Philip Kerr prend place également à ce moment, et chez Harald Gilbers également. Les cendres de Berlin est tout de même le tome que j’ai préféré, tout simplement parce que l’histoire a moins de coup de mou. J’ai eu moins de passage un peu ennuyeux durant cette lecture, même si l’enquête est un peu plus classique que dans les deux premiers livres.

Par ailleurs, le personnage principal, Gregor Reinhard, est intéressant, avec autant de défauts que de qualités. Il montre des faiblesses, fait preuve de doutes. L’intrigue autour de son fils le rend sympathique. Il possède un grand sens moral, toujours à la recherche de la vérité. C’est également un point que j’ai apprécié et ce pour les trois tomes : ils ont souvent une fin douce-amère dans la mesure où les auteurs des crimes ne comparaissent que rarement devant la justice. Mais cela colle parfaitement à cette période historique troublée.

Aucun des trois livres n’est un réel coup de coeur, mais clairement, Luke McCallin signe ici une série policière et historique de grande qualité et largement documentée. Je serai au rendez-vous pour les prochains tomes.

Adrian McKinty • Une terre si froide (2012)

Une terre si froide • Adrian McKinty • Le Livre de Poche • 2012 • 432 pages

Carrickfergus, Irlande du Nord. Le gréviste de la faim Bobby Sands vient de mourir et la région est sous haute tension. C’est dans ce contexte oppressant que le sergent Sean Duffy est appelé d’urgence pour résoudre une étrange enquête : un homme a été retrouvé dans un terrain vague, une main coupée. La victime est un homosexuel notoire. Un mobile suffisant ? Puis une deuxième victime est découverte, présentant les mêmes sévices. Aurait-on affaire au premier serial killer de l’histoire du pays ? Duffy sait toutefois que les apparences sont souvent trompeuses, lui qui incarne un paradoxe en Ulster : il est fl ic et catholique. Adrian McKinty réussit le pari de faire vivre la violence de la guerre civile en même temps qu’il nous entraîne au coeur d’une enquête palpitante, maniée avec un humour noir si cher aux Irlandais.

Lu dans le cadre de l’Emerald Island Challenge, Une terre si froide faisait partie de ma petite pile à lire. Il était celui qui me faisait le moins envie et, pourtant le coup de coeur n’était pas loin pour ce premier tome de la série Sean Duffy.

Le premier point que j’ai apprécié est le contexte historique. L’intrigue se déroule à Belfast, en Irlande du Nord, en pleine émeute, grèves de la faim des prisonniers de l’IRA. Bobby Sands est mort quelques jours avant que l’histoire ne démarre. Les tensions entre les Catholiques et les Protestants sont à leur summum. L’auteur nous présente un certain nombre de principaux mouvements indépendantistes et loyalistes. J’avais peur de m’y perdre, car même au sein d’entre eux, il y a des subtilités, des alliances, des histoires de territoires… Cependant, pas d’inquiétude ! Adrian McKinty livre des explications très claires. Je ne me suis pas embrouillée dans tous ces groupes ou pour savoir qui est protestant ou catholique. Ce contexte historique est très développé et l’auteur a réalisé un travail fantastique sur l’ambiance qui m’a fait vivre les tensions et les dangers à chaque fois que la police sort, quand le personnage principal, le sergent Sean Duffy, regarde sous sa voiture tous les matins à la recherche d’une bombe. Cela correspond parfaitement au temps gris et froid de l’Irlande du Nord, présent dans le livre.

Concernant l’intrigue, elle se déploie autour d’un possible tueur en série dans la région de Belfast, qui s’en prend aux homosexuels. À cette époque, l’homosexualité est encore considérée comme un délit, comme illégale en Irlande du Nord. Alors que ce n’était pas l’ouvrage qui me faisait le plus envie sur le moment, dès les premières pages, j’ai été totalement happée par l’histoire. L’ambiance y joue certes un rôle, mais la plume de l’auteur également. Cette enquête reste pourtant classique dans un certain sens avec deux groupes de meurtres qui ne sont pas en lien en apparence… Mais rien est gratuit dans ce genre de romans et le lecteur essaie de chercher le point commun entre eux. C’est plutôt prenant, car l’enquête avance pour mieux reculer. Sean Duffy tatillonne et le lecteur avec lui. Le fait de suivre ses pensées, questionnements permet de comprendre son raisonnement pour découvrir le coupable. Ainsi, je n’ai pas eu l’impression de rater un épisode dans le cheminement vers l’identité du meurtrier. J’ai commencé à avoir quelques doutes dans les derniers chapitres… Pour que ce dernier soit confirmé à la fin. Une enquête qui rappelle que les apparences sont parfois trompeuses.

J’ai aussi apprécié le personnage de Sean Duffy. Cynique, il apporte quelques touches d’humour en pointant parfois certaines situations ridicules, que les deux ennemis de toujours peuvent s’entendre quand ils ont des intérêts communs. Il a un côté attachant et profondément humain. L’auteur montre ses qualités, sans rien cacher non plus de ses défauts et/ou de ses doutes. Il ne manque pas de profondeur. La vulgarité qui est présente ne m’a pas gêné outre mesure, car cela correspondait bien à l’ambiance, le lieu et l’enquête.

Une terre si froide a été une bonne surprise où l’enquête sert surtout à évoquer l’histoire de l’Irlande du Nord. La fin est à la fois fermée – l’enquête étant bouclée – et ouverte. Il y a un second tome, qui s’intitule Dans la rue j’entends les sirènes. S’il croise un jour ma route, pourquoi pas.

Babylon Berlin, Saison 1

En 1929, Gereon Rath, jeune commissaire de Cologne très affecté par son expérience au front, est muté à Berlin pour retrouver des documents compromettants.

Avec : Volker Bruch ; Liv Lisa Fries ; Peter Kurth…

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J’aime beaucoup de ce que font les Allemands au niveau des films et séries. Ils sont de qualité, avec de très bons acteurs et des bandes-sons qui m’ont souvent fait découvrir de nouveaux artistes, comme Dark ou Oktoberfest, pour n’en citer que deux, pris du catalogue Netflix. Babylon Berlin était la prochaine que je souhaitais découvrir. Tout simplement, je raffole des enquêtes policières dans le Berlin des années 1920. La série est l’adaptation des romans de Volker Kutscher. Les trois saisons sont disponibles sur Canal+.

Pour le moment, je n’ai vu que la première saison. J’ai été étonnée par la qualité de la reconstruction historique. Elle nous fait véritablement revivre le Berlin des années folles… Et folles, elles les étaient. Les réalisateurs montrent bien que l’alcool coule à flots. C’est un aussi une période marquée par la prostitution et le développement de la pornographie (qui est d’ailleurs au coeur de l’intrigue de cette première saison). Est aussi évoqué le traumatisme de la Première Guerre mondiale, ainsi que celui de la défaite, à la fois sur les hommes qui en sont revenus, comme Gereon Rath, ou sur la société dans son ensemble. L’agitation politique de la République de Weimar est également présente avec les protestations communistes. La reconstitution des costumes est parfaite. C’est pour moi un véritable point positif.

Concernant cet aspect historique, j’ai adoré les petites références à d’autres événements historiques, à des personnages importants pour l’époque. Par exemple, Gereon Rath, le personnage principal, est envoyé à Berlin pour retrouver un film qui peut nuire à la réputation du maire de Cologne. Son nom n’est jamais donné et, pourtant, il s’agit d’un homme politique de premier plan, surtout après la Seconde Guerre mondiale, car il oeuvra pour la construction européenne. Il s’agit tout simplement de Conrad Adenauer. Je me suis vraiment régalée avec cette première saison.

Babylon Berlin propose une intrigue principale qui est de retrouver un film compromettant et qui se termine à la fin de la saison. À cette dernière s’ajoutent d’autres complots, des événements qui peuvent devenir une nouvelle enquête pour les deux commissaires des moeurs. Et il y a de quoi faire entre la machination des Russes avec l’or, Trosky, la comtesse ou ce qui se trame avec l’industriel allemand et les militaires, le collège de Gereon Rath… Beaucoup de questions restent en suspend. En tout cas, elles me donnent envie de continuer la série avec les deux prochaines saisons pour vérifier mes théories (souvent fausses, d’ailleurs). Babylon Berlin est une série prenante, mais qui n’est pas à recommander à tous. Elle s’ouvre, par exemple, sur le tournage d’un film pornographique. Il y a beaucoup de nudité, parfois du sexe, le tout avec beaucoup de réalisme.

L’intérêt de la série ne réside pas seulement dans la reconstitution historique, aux différentes intrigues, mais également aux personnages et aux jeux des acteurs. Ils fonctionnent beaucoup par duo : Rath et son collègue, le mystérieux commissaire ; Rath et Charlotte… Ils ont des bonnes dynamiques. Volker Bruch, qui interprète le rôle principal, est un excellent acteur, que j’ai déjà pu voir dans d’autres productions. Il est parfait, montrant un côté très abîmé par la vie et la guerre. Liv Lisa Fries est une actrice que je ne connaissais pas, mais elle crève l’écran alors qu’elle n’a pas un rôle facile.

Cette première saison m’a énormément plu sur bien des aspects et m’a totalement convaincue. C’est une série historique de qualité. Il est rare de trouver des séries se déroulant dans le Berlin des années 1920, mais il y aurait vraiment de quoi faire. Il y a un peu plus de romans sur le sujet. En tout cas, un des livres de Kutscher m’attend bien sagement et j’ai hâte de poursuivre la série.