Top 5 Wednesday • Recent purchases

Thème : Recent purchases

Voilà un autre thème qui m’inspire pour ce mois-ci. La question posée est quels sont les cinq livres que j’ai récemment acheté et que je suis excitée à l’idée de lire ou que j’ai aimé. Ça tombe bien, car j’ai refait mon stock le mois dernier en allant dans mes librairies strasbourgeoises préférées et en passant dans plusieurs Emmaüs. Certains ont déjà été lus, mais j’ai surtout envie de parler de ceux qui ne le sont pas encore, mais qui me tentent énormément.

La famille Karnovski – Israel Joshua Singer

La famille Karnovski retrace le destin de trois générations d’une famille juive qui décide de quitter la Pologne pour s’installer en Allemagne à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Comment Jegor, fils d’un père juif et d’une mère aryenne, trouvera-t-il sa place dans un monde où la montée du nazisme est imminente?

Publié en 1943 alors que les nazis massacrent les communautés juives en Europe, le roman d’Israël Joshua Singer est hanté par ces tragiques circonstances et par la volonté de démêler le destin complexe de son peuple.

En 2021, j’avais très envie de découvrir la littérature israélienne que je ne connais absolument pas. J’ouvre le bal avec cette saga familiale, adorant ce genre de récits en temps normal. Il me tarde de le lire et il ne restera pas très longtemps dans ma PAL.

Sistersong – Lucy Holland

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Je l’avais déjà remarqué et il était présent dans un de mes articles sur les sorties VO. Cette histoire m’intrigue énormément et je suis totalement fan de cette couverture, de cette Bretagne magique et mythique. Je triche un peu, mais je suis déjà plongée dedans et j’en ai lu la moitié. Intriguant et, pour le moment, j’aime beaucoup.

Sumerki – Dmitry Glukhovsky

Quand Dmitry Alexeïevitch, traducteur désargenté, insiste auprès de son agence pour obtenir un nouveau contrat, il ne se doute pas que sa vie en sera bouleversée. Le traducteur en charge du premier chapitre ne donnant plus de nouvelles, c’est un étrange texte qui lui échoit : le récit d’une expédition dans les forêts inexplorées du Yucatán au XVIe siècle, armée par le prêtre franciscain Diego de Landa. Et les chapitres lui en sont remis au compte-gouttes par un mystérieux commanditaire. 

Aussi, quand l’employé de l’agence est sauvagement assassiné et que les périls relatés dans le document s’immiscent dans son quotidien, Dmitry Alexeïevitch prend peur. Dans les ombres du passé, les dieux et les démons mayas se sont-ils acharnés à protéger un savoir interdit ? A moins, bien entendu, que le manuscrit espagnol ne lui ait fait perdre la raison. Alors que le monde autour de lui est ravagé par des ouragans, des séismes et des tsunamis, le temps est compté pour découvrir la vérité.

Un auteur qui m’a largement été recommandé, surtout pour sa série Métro. Cependant, n’ayant pas envie de me lancer dans une nouvelle série alors que j’essaie d’en terminer un maximum, j’ai préféré choisir ce titre qui semble plus être un thriller ésotérique, ma marotte du moment.

Richard Oppenheimer, La vengeance des cendres – Harald Gilbers

Berlin, hiver 1946, le plus froid que la capitale ait connu au XXe siècle. La guerre est certes finie mais l’Allemagne commence à peine à panser ses plaies, et les Berlinois manquent de tout, surtout de nourriture. Dans cette atmosphère très tendue, des corps mutilés font mystérieusement surface aux quatre coins de la ville. Chacun a la peau couverte de mots écrits à l’encre, et une liste de noms inconnus fourrée dans la bouche. Le commissaire Oppenheimer est alors mobilisé pour mener l’enquête et découvre vite un point commun entre ces morts : ils avaient tous collaboré avec le régime nazi. À Oppenheimer de parvenir à retracer le passé du tueur, et à anticiper ses prochains meurtres.

Déjà le quatrième tome de cette série que j’aime beaucoup. Il me tardait de connaître la suite des aventures de Richard Oppenheimer. Le cinquième est sorti récemment en grand format.

La Sorcière – Jules Michelet

Michelet sait prêter sa voix aux parias du passé, à ceux qui n’ont pas eu d’histoire. À travers les siècles la femme tient-elle donc toujours le même rôle, celui de la mal aimée ? En embrassant d’un seul regard toute l’étendue du Moyen Âge, de la Renaissance et du Grand Siècle, Michelet discerne pour la première fois la suite rigoureuse d’une tragédie dont l’héroïne serait une femme à la fois révérée et persécutée : la sorcière.

La figure de la sorcière me fascine. J’avais adoré l’essai de Mona Chollet, Sorcières ! La puissance invaincue des femmes, que je recommande chaudement. J’avais très envie de découvrir celui de Michelet, qui date certes un peu, car il est publié pour la première fois en 1862, mais qui a fait autorité pendant longtemps. La recherche a depuis évolué sur le sujet.

Luke McCallin • Gregor Reinhard, L’Homme de Berlin (2013) ; La maison pâle (2014) et Les cendres de Berlin (2016)

Série Gregor Reinhard, L’homme de Berlin (2013) ; La maison pâle (2014) et Les cendres de Berlin (2016) • Folio Policier et Éditions Toucan

Sarajevo, 1943. Dans cette ville sous occupation de la Wehrmacht et des SS, une journaliste bosniaque est retrouvée sauvagement assassinée dans son appartement. Ainsi que l’homme qui l’accompagnait, un officier des services de renseignements allemand. L’affaire, sensible, est confiée à Gregor Reinhardt, jadis l’un des meilleurs détectives de la Kripo, la section criminelle de Berlin. Cet homme désabusé, hanté par une double tragédie familiale, devra se montrer à la hauteur de sa réputation. Et tenter de trouver la place qu’il reste à la responsabilité individuelle au cœur d’un système de crime de masse. 


Je recherchais une série proche de celle de Philip Kerr quand je suis tombée sur celle-ci. Il y avait quelques similarités, notamment du point de vue du personnage principal. Gregor Reinhard, tout comme Bernie Gunther, est un ancien commissaire de la police criminelle de Berlin, passé sous les drapeaux par obligation plus que par choix et conviction. Les points communs s’arrêtent là. La série a déjà trois tomes publiés en français et il en existe deux autres en anglais : Where God does not walk sur la jeunesse du personnage principal, notamment durant la Première Guerre mondiale et From a dark horizon. Ils ne sont pas encore sortis, mais elles sont prévues pour la fin de l’année.

À vrai dire, le seul reproche que je peux formuler à l’encontre ces trois premiers tomes est que l’intrigue manque parfois de rythme. C’est peut-être un peu moins vrai pour le dernier, Les cendres de Berlin, où il y a moins de passages à vide que dans les deux premiers livres, mais il y en a encore quelques-uns. Il peut ne rien se passer pendant quelques chapitres où l’enquête semble faire du surplace pour ensuite s’accélérer, retomber un peu et remettre un petit coup de fouet avant la fin. C’est très inégal et c’est dommage, car mon attention en pâtissait.

Cependant, la série m’a tout de même plu par d’autres aspects, le premier étant le contexte historique et géographique. En effet, bien souvent, les auteurs s’intéressent énormément au Royaume-Uni, à la France et, depuis quelque temps, à l’Italie durant la Seconde Guerre mondiale. Depuis un an ou deux, de nombreux romans historiques sur cette période se déroulent dans ce pays. Luke McCallin a été en poste dans les Balkans et c’est là-bas qu’il a décidé de planter son décor. Par rapport à ce que j’ai l’habitude de lire autour de cette période historique, c’est original. En tant que lectrice, j’ai vraiment ressenti que l’auteur a une réelle connaissance de Sarajevo, de son environnement et de son histoire. Ce sont des romans très bien documentés. Néanmoins, j’ai été perdue de temps à autre dans ses explications, car il est très pointu. C’est aussi intéressant et j’ai appris énormément avec les deux premiers tomes, et l’ambiance de dangers, tensions est très bien transcrite.

Le troisième tome se déroule à Berlin, peu de temps après la fin de la guerre. Changement de décor et je n’ai pas été trop perdue, car des enquêtes se déroulant dans les décombres de la capitale allemande, c’est assez récurrent et donc, un peu moins original. En effet, un des ouvrages de Philip Kerr prend place également à ce moment, et chez Harald Gilbers également. Les cendres de Berlin est tout de même le tome que j’ai préféré, tout simplement parce que l’histoire a moins de coup de mou. J’ai eu moins de passage un peu ennuyeux durant cette lecture, même si l’enquête est un peu plus classique que dans les deux premiers livres.

Par ailleurs, le personnage principal, Gregor Reinhard, est intéressant, avec autant de défauts que de qualités. Il montre des faiblesses, fait preuve de doutes. L’intrigue autour de son fils le rend sympathique. Il possède un grand sens moral, toujours à la recherche de la vérité. C’est également un point que j’ai apprécié et ce pour les trois tomes : ils ont souvent une fin douce-amère dans la mesure où les auteurs des crimes ne comparaissent que rarement devant la justice. Mais cela colle parfaitement à cette période historique troublée.

Aucun des trois livres n’est un réel coup de coeur, mais clairement, Luke McCallin signe ici une série policière et historique de grande qualité et largement documentée. Je serai au rendez-vous pour les prochains tomes.

Top 5 Wednesday #2 • Backlist Book

Thème : Backlist Book

Le premier thème du mois de juin concerne les livres qui ont été publiés il y a un ou plus, mais qui n’ont pas encore été lu et/ou achetés. Voici mes cinq livres prioritaires en ce moment.

Les thèmes du mois peuvent être trouvés ici.


1. The Poppy & the Rose – Ashlee Cowles

1912: Ava Knight, a teen heiress, boards the Titanic to escape the shadow of her unstable mother and to fulfill her dream of becoming a photographer in New York. During the journey she meets three people who will change her life: a handsome sailor, a soldier in the secret Black Hand society that will trigger World War I, and a woman with clairvoyant abilities. When disaster strikes the ship, family betrayals come to light.

2010: When Taylor Romano arrives in Oxford for a summer journalism program, something feels off. Not only is she greeted by a young, Rolls Royce-driving chauffeur, but he invites her to tea with Lady Mae Knight of Meadowbrook Manor, an old house with a cursed history going back to the days of Henry VIII. Lady Knight seems to know a strange amount about Taylor and her family problems, but before Taylor can learn more, the elderly woman dies, leaving as the only clue an old diary. With the help of the diary, a brooding chauffeur, and some historical sleuthing, Taylor must uncover the link between Ava’s past and her own….

Je suis une grande lectrice de romans historiques. Celui-ci me tente énormément, car il est plutôt rare que je lise autour du Titanic, pourtant un événement qui m’intéresse.

2. Mercy House – Alena Dillon

In the Bedford-Stuyvesant neighborhood of Brooklyn stands a century-old row house presided over by renegade, silver-haired Sister Evelyn. Gruff and indomitable on the surface, warm and wry underneath, Evelyn and her fellow sisters makes Mercy House a safe haven for the abused and abandoned.

Women like Lucia, who arrives in the dead of night; Mei-Li, the Chinese and Russian house veteran; Desiree, a loud and proud prostitute; Esther, a Haitian immigrant and aspiring collegiate; and Katrina, knitter of lumpy scarves… all of them know what it’s like to be broken by men.

Little daunts Evelyn, until she receives word that Bishop Robert Hawkins is coming to investigate Mercy House and the nuns, whose secret efforts to help the women in ways forbidden by the Church may be uncovered. But Evelyn has secrets too, dark enough to threaten everything she has built.

Evelyn will do anything to protect Mercy House and the vibrant, diverse women it serves—confront gang members, challenge her beliefs, even face her past. As she fights to defend all that she loves, she discovers the extraordinary power of mercy and the grace it grants, not just to those who receive it, but to those strong enough to bestow it.

J’aime les histoires où la maison, demeure… prend une place importante. À cela s’ajoute le destin de femmes hors du commun et que tout semble opposé pour sauver leur refuge. Je suis impatiente de pouvoir le découvrir.

3. Daughter of the Reich – Louise Fein

As the dutiful daughter of a high-ranking Nazi officer, Hetty Heinrich is keen to play her part in the glorious new Thousand Year Reich. But she never imagines that all she believes and knows about her world will come into stark conflict when she encounters Walter, a Jewish friend from the past, who stirs dangerous feelings in her. Confused and conflicted, Hetty doesn’t know whom she can trust and where she can turn to, especially when she discovers that someone has been watching her.

Realizing she is taking a huge risk—but unable to resist the intense attraction she has for Walter—she embarks on a secret love affair with him. Together, they dream about when the war will be over and plan for their future. But as the rising tide of anti-Semitism threatens to engulf them, Hetty and Walter will be forced to take extreme measures.

Il doit sortir prochainement en français. Le résumé m’a tout de suite plu, car il me rappelle les Mandy Robotham que j’aime beaucoup. Je l’avais déjà mis en avant dans un article sur les sorties en anglais qui me tentent énormément, il y a un an. Depuis, il traîne dans ma wish-list et il n’a toujours pas été acheté et lu. Sûrement un de mes prochains achats avec le prochain.

4. The Ratline – Philippe Sands

As Governor of Galicia, SS Brigadeführer Otto Freiherr von Wächter presided over an authority on whose territory hundreds of thousands of Jews and Poles were killed, including the family of the author’s grandfather. By the time the war ended in May 1945, he was indicted for ‘mass murder’. Hunted by the Soviets, the Americans, the Poles and the British, as well as groups of Jews, Wächter went on the run. He spent three years hiding in the Austrian Alps, assisted by his wife Charlotte, before making his way to Rome where he was helped by a Vatican bishop. He remained there for three months. While preparing to travel to Argentina on the ‘ratline’ he died unexpectedly, in July 1949, a few days after spending a weekend with an ‘old comrade’.

In The Ratline Philippe Sands offers a unique account of the daily life of a senior Nazi and fugitive, and of his wife. Drawing on a remarkable archive of family letters and diaries, he unveils a fascinating insight into life before and during the war, on the run, in Rome, and into the Cold War. Eventually the door is unlocked to a mystery that haunts Wächter’s youngest son, who continues to believe his father was a good man – what happened to Otto Wächter, and how did he die?

J’ai beaucoup aimé son premier essai, East West Street, sur le dévéloppement des notions de génocide, crimes contre l’humanité. Il retourne sur ce terrain fertile de la Seconde Guerre mondiale en parlant du réseau de fuite nazi. Je connais cet aspect du conflit, mais sans être réellement rentrée dans les détails. Cela fait un an qu’il est sorti et je ne l’ai toujours pas acheté, mais prochainement.

5. Hamnet – Maggie O’Farrell

Warwickshire in the 1580s. Agnes is a woman as feared as she is sought after for her unusual gifts. She settles with her husband in Henley street, Stratford, and has three children: a daughter, Susanna, and then twins, Hamnet and Judith. The boy, Hamnet, dies in 1596, aged eleven. Four years or so later, the husband writes a play called Hamlet.

Ce livre a beaucoup fait parler de lui et il m’intéresse énormément, car il parle de Shakespeare. Ce dernier a toujours été un de mes auteurs préférés. Il est sorti l’année dernière et il a été traduit récemment en français, aux éditions Belfond.

Top 5 Wednesday #2 • Family Dynamics

Le thème de cette semaine m’inspire énormément. Le 15 mai a eu lieu la journée mondiale de la famille, d’où ce sujet pour ce mercredi. Il est pris dans un sens très large, car il est autant question des liens du sang que de la famille que l’on se crée. J’ai essayé, dans la mesure du possible, de piocher dans mes récentes lectures. La semaine dernière, sur le thème des « lieux communs », j’écrivais que j’aimais beaucoup les sagas familiales… Cet article est un peu la continuité de ce dernier.

Thème : Family dynamics

Among the leaving and the dead d’Inara Verzemnieks

Inara Verzemnieks was raised by her Latvian grandparents in Washington State, among expatriates who scattered smuggled Latvian sand over coffins, the children singing folk songs about a land none of them had visited. Her grandmother Livija’s stories vividly recreated the home she fled during the Second World War, when she was separated from her sister, Ausma, whom she wouldn’t see again for more than fifty years.

Journeying back to their remote village, Inara comes to know Ausma and her trauma as an exile to Siberia under Stalin, while reconstructing Livija’s survival through her years as a refugee. In uniting their stories, Inara honors both sisters in a haunting and luminous account of loss, survival, resilience, and love.

Cet ouvrage est un plus un essai autour de la famille, l’importance de cette dernière dans la construction d’un individu et de son histoire. L’auteur écrit à propos de sa grand-mère et de la soeur de cette dernière, de sa volonté de comprendre ses racines, leurs histoires. Il est dommage que parfois l’écriture poétique et lyrique de l’auteur prend trop le pas sur le sujet abordé, apportant des longueurs.

L’Assommoir d’Émile Zola

Qu’est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd’hui encore? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d’Or version Second Empire? L’existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s’expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l’intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers « assommoirs » – un accident de travail, l’alcool, les « autres », la faim – ont finalement raison d’elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L’Assommoir, cette « passion de Gervaise », cet étonnant chef-d’oeuvre, avec des yeux neufs.

Comment ne pas parler de dynamiques familiales sans évoquer Zola ? Sa série Les Rougon-Macquart rentre pleinement dans cette catégorique. Elle est en l’exemple même, car Zola étudie à travers une famille les prédispositions à l’alcoolisme, par exemple, ou à la folie… J’en suis au septième tome, L’Assommoir et jusqu’à présent, rares sont les tomes qui m’ont déçue.

After Alice fell de Kim Taylor Blackemore

New Hampshire, 1865. Marion Abbott is summoned to Brawders House asylum to collect the body of her sister, Alice. She’d been found dead after falling four stories from a steep-pitched roof. Officially: an accident. Confidentially: suicide. But Marion believes a third option: murder.

Returning to her family home to stay with her brother and his second wife, the recently widowed Marion is expected to quiet her feelings of guilt and grief—to let go of the dead and embrace the living. But that’s not easy in this house full of haunting memories.

Just when the search for the truth seems hopeless, a stranger approaches Marion with chilling words: I saw her fall.

Now Marion is more determined than ever to find out what happened that night at Brawders, and why. With no one she can trust, Marion may risk her own life to uncover the secrets buried with Alice in the family plot.

Sorti cette année, ce roman serait presque un huis clos au sein d’une famille. En effet, la mort de la plus jeune soeur, Alice, rend les relations tendues entre Marion et son frère et sa belle-soeur. Il n’y a pas que la mort de la plus jeune des soeurs qui empoisonne l’atmosphère, mais bien d’autres sombres secrets. C’est un roman que j’ai beaucoup aimé.

Quand Hitler s’empara du lapin rose de Judith Kerr

Imaginez que le climat se détériore dans votre pays, au point que certains citoyens soient menacés dans leur existence. Imaginez surtout que votre père se trouve être l’un de ces citoyens et qu’il soit obligé d’abandonner tout et de partir sur-le-champ, pour éviter la prison et même la mort. C’est l’histoire d’Anna dans l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler. Elle a neuf ans et ne s’occupe guère que de crayons de couleur, de visites au zoo avec son « oncle » Julius et de glissades dans la neige. Brutalement les choses changent. Son père disparaît sans prévenir. Puis, elle-même et le reste de sa famille s’expatrient pour le rejoindre à l’étranger. Départ de Berlin qui ressemble à une fuite. Alors commence la vie dure – mais non sans surprises – de réfugiés. D’abord la Suisse, près de Zurich. Puis Paris. Enfin Londres. Odyssée pleine de fatigues et d’angoisses mais aussi de pittoresque et d’imprévu – et toujours drôles – d’Anna et de son frère Max affrontant l’inconnu et contraints de vaincre toutes sortes de difficultés – dont la première et non la moindre: celle des langues étrangères! Ce récit autobiographique de Judith Kerr nous enchante par l’humour qui s’en dégage, et nous touche par cette particulière vibration de ton propre aux souvenirs de famille, quand il apparaît que la famille fut une de celles où l’on s’aime…

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ce roman et son adaptation cinématographique sur le blog. [lien] C’est une très belle histoire d’une famille qui reste unie malgré les épreuves et qui fait preuve d’une grande résilience. Il y a un beau message dans ce roman, où la famille, le fait de rester ensemble malgré les difficultés sont les choses les plus importantes.

Guerre & Paix de Léon Tolstoï

1805 à Moscou, en ces temps de paix fragile, les Bolkonsky, les Rostov et les Bézoukhov constituent les personnages principaux d’une chronique familiale. Une fresque sociale où l’aristocratie, de Moscou à Saint-Pétersbourg, entre grandeur et misérabilisme, se prend au jeu de l’ambition sociale, des mesquineries, des premiers émois.

1812, la guerre éclate et peu à peu les personnages imaginaires évoluent au sein même des événements historiques. Le conte social, dépassant les ressorts de l’intrigue psychologique, prend une dimension d’épopée historique et se change en récit d’une époque. La “Guerre” selon Tolstoï, c’est celle menée contre Napoléon par l’armée d’Alexandre, c’est la bataille d’Austerlitz, l’invasion de la Russie, l’incendie de Moscou, puis la retraite des armées napoléoniennes.

Entre les deux romans de sa fresque, le portrait d’une classe sociale et le récit historique, Tolstoï tend une passerelle, livrant une réflexion philosophique sur le décalage de la volonté humaine aliénée à l’inéluctable marche de l’Histoire ou lorsque le destin façonne les hommes malgré eux.

Un autre auteur spécialisé dans les chroniques familiales, Léon Tolstoï. Dans ce récit, il s’intéresse à plusieurs familles de l’aristocratie russe. Il montre les relations au sein d’une même famille et celles qu’elles entretiennent entre elles. C’est une très bonne lecture que je recommande. Mon avis est disponible sur le blog. [lien]

Sorties VO • Mai 2021

The Radio Operator • Ulla Lenze • Harper Via • 4 mai • 304 pages

At the end of the 1930s, Europe is engulfed in war. Though America is far from the fighting, the streets of New York have become a battlefield. Anti-Semitic and racist groups spread hate, while German nationalists celebrate Hitler’s strength and power. Josef Klein, a German immigrant, remains immune to the troubles roiling his adopted city. The multicultural neighborhood of Harlem is his world, a lively place full of sidewalk tables where families enjoy their dinner and friends indulge in games of chess. 

Josef’s great passion is the radio. His skill and technical abilities attract the attention of influential men who offer him a job as a shortwave operator. But when Josef begins to understand what they’re doing, it’s too late; he’s already a little cog in the big wheel—part of a Nazi espionage network working in Manhattan. Discovered by American authorities, Josef is detained at Ellis Island, and eventually deported to Germany.

Back in his homeland, fate leads him to his brother Carl’s family, soap merchants in Neuss—where he witnesses the seductive power of the Nazis and the war’s terrible consequences—and finally to South America, where Josef hopes to start over again as José. Eventually, Josef realizes that no matter how far he runs or how hard he tries, there is one indelible truth he cannot escape: How long can you hide from your own past, before it catches up with you?

The woman with the blue star • Pam Jenoff • Park Row • 4 mai • 336 pages

1942. Sadie Gault is eighteen and living with her parents amid the horrors of the Kraków Ghetto during World War II. When the Nazis liquidate the ghetto, Sadie and her pregnant mother are forced to seek refuge in the perilous sewers beneath the city. One day Sadie looks up through a grate and sees a girl about her own age buying flowers.

Ella Stepanek is an affluent Polish girl living a life of relative ease with her stepmother, who has developed close alliances with the occupying Germans. Scorned by her friends and longing for her fiancé, who has gone off to war, Ella wanders Kraków restlessly. While on an errand in the market, she catches a glimpse of something moving beneath a grate in the street. Upon closer inspection, she realizes it’s a girl hiding.

Ella begins to aid Sadie and the two become close, but as the dangers of the war worsen, their lives are set on a collision course that will test them in the face of overwhelming odds. Inspired by harrowing true stories, The Woman with the Blue Star is an emotional testament to the power of friendship and the extraordinary strength of the human will to survive. 

Luck of the Titanic • Stacey Lee • G.P. Putnam’s Sons Books for Young Readers • 4 mai • 304 pages

Southampton, 1912: Seventeen-year-old British-Chinese Valora Luck has quit her job and smuggled herself aboard the Titanic with two goals in mind: to reunite with her twin brother Jamie–her only family now that both their parents are dead–and to convince a part-owner of the Ringling Brothers Circus to take the twins on as acrobats. Quick-thinking Val talks her way into opulent firstclass accommodations and finds Jamie with a group of fellow Chinese laborers in third class. But in the rigidly stratified world of the luxury liner, Val’s ruse can only last so long, and after two long years apart, it’s unclear if Jamie even wants the life Val proposes. Then, one moonless night in the North Atlantic, the unthinkable happens–the supposedly unsinkable ship is dealt a fatal blow–and Val and her companions suddenly find themselves in a race to survive.

The shadow in the glass • J.J.A. Harwood • Harper Voyager • 4 mai • 416 pages

Once upon a time Ella had wished for more than her life as a lowly maid. 

Now forced to work hard under the unforgiving, lecherous gaze of the man she once called stepfather, Ella’s only refuge is in the books she reads by candlelight, secreted away in the library she isn’t permitted to enter. 

One night, among her beloved books of far-off lands, Ella’s wishes are answered. At the stroke of midnight, a fairy godmother makes her an offer that will change her life: seven wishes, hers to make as she pleases. But each wish comes at a price and Ella must to decide whether it’s one she’s willing to pay it. 

Madam • Phoebe Wynn • St Martin’s Press • 18 mai • 352 pages

For 150 years, high above rocky Scottish cliffs, Caldonbrae Hall has sat untouched, a beacon of excellence in an old ancestral castle. A boarding school for girls, it promises that the young women lucky enough to be admitted will emerge “resilient and ready to serve society.”

Into its illustrious midst steps Rose Christie: a 26-year-old Classics teacher, Caldonbrae’s new head of the department, and the first hire for the school in over a decade. At first, Rose is overwhelmed to be invited into this institution, whose prestige is unrivaled. But she quickly discovers that behind the school’s elitist veneer lies an impenetrable, starkly traditional culture that she struggles to reconcile with her modernist beliefs—not to mention her commitment to educating “girls for the future.”

It also doesn’t take long for Rose to suspect that there’s more to the secret circumstances surrounding the abrupt departure of her predecessor—a woman whose ghost lingers everywhere—than anyone is willing to let on. In her search for this mysterious former teacher, Rose instead uncovers the darkness that beats at the heart of Caldonbrae, forcing her to confront the true extent of the school’s nefarious purpose, and her own role in perpetuating it.

The Nine: The True Story of a Band of Women Who Survived the Worst of Nazi Germany • Gwen Strauss • St Martin’s Press • 4 mai • 336 pages

The Nine follows the true story of the author’s great aunt Hélène Podliasky, who led a band of nine female resistance fighters as they escaped a German forced labor camp and made a ten-day journey across the front lines of WWII from Germany back to Paris.

The nine women were all under thirty when they joined the resistance. They smuggled arms through Europe, harbored parachuting agents, coordinated communications between regional sectors, trekked escape routes to Spain and hid Jewish children in scattered apartments. They were arrested by French police, interrogated and tortured by the Gestapo. They were subjected to a series of French prisons and deported to Germany. The group formed along the way, meeting at different points, in prison, in transit, and at Ravensbrück. By the time they were enslaved at the labor camp in Leipzig, they were a close-knit group of friends. During the final days of the war, forced onto a death march, the nine chose their moment and made a daring escape.

The Cave Dwellers • Christina McDowell • Gallery Scout Press • 25 mai • 352 pages

They are the families considered worthy of a listing in the exclusive Green Book—a discriminative diary created by the niece of Edith Roosevelt’s social secretary. Their aristocratic bloodlines are woven into the very fabric of Washington—generation after generation. Their old money and manner lurk through the cobblestone streets of Georgetown, Kalorama, and Capitol Hill. They only socialize within their inner circle, turning a blind eye to those who come and go on the political merry-go-round. These parents and their children live in gilded existences of power and privilege.

But what they have failed to understand is that the world is changing. And when the family of one of their own is held hostage and brutally murdered, everything about their legacy is called into question.

They’re called The Cave Dwellers.

The lights of Prague • Nicole Jarvis • Titan Books • 18 mai • 416 pages

In the quiet streets of Prague all manner of otherworldly creatures lurk in the shadows. Unbeknownst to its citizens, their only hope against the tide of predators are the dauntless lamplighters – a secret elite of monster hunters whose light staves off the darkness each night. Domek Myska leads a life teeming with fraught encounters with the worst kind of evil: pijavice, bloodthirsty and soulless vampiric creatures. Despite this, Domek find solace in his moments spent in the company of his friend, the clever and beautiful Lady Ora Fischerová– a widow with secrets of her own.

When Domek finds himself stalked by the spirit of the White Lady – a ghost who haunts the baroque halls of Prague castle – he stumbles across the sentient essence of a will-o’-the-wisp, a mischievous spirit known to lead lost travellers to their death, but who, once captured, are bound to serve the desires of their owners.

After discovering a conspiracy amongst the pijavice that could see them unleash terror on the daylight world, Domek finds himself in a race against those who aim to twist alchemical science for their own dangerous gain.

The whispering dead • Darcy Coates • Poisoned Pen Press • 4 mai • 256 pages

Homeless, hunted, and desperate to escape a bitter storm, Keira takes refuge in an abandoned groundskeeper’s cottage. Her new home is tucked away at the edge of a cemetery, surrounded on all sides by gravestones: some recent, some hundreds of years old, all suffering from neglect.

And in the darkness, she can hear the unquiet dead whispering.

The cemetery is alive with faint, spectral shapes, led by a woman who died before her time… and Keira, the only person who can see her, has become her new target. Determined to help put the ghost to rest, Keira digs into the spirit’s past life with the help of unlikely new friends, and discovers a history of deception, ill-fated love, and murder.

But the past is not as simple as it seems, and Keira’s time is running out. Tangled in a dangerous web, she has to find a way to free the spirit… even if it means offering her own life in return.

Andy McDermott • Nina Wilde & Eddie Chase, À la poursuite de l’Atlantide (2007) ; Le tombeau d’Hercule (2008) ; Le secret d’Excalibur (2008)

Une aventure de Wilde et Chase, À la poursuite de l’Atlantide (2007) ; Le tombeau d’Hercule (2008) ; Le secret d’Excalibur (2008) • Andy McDermott • Bragelonne

Après des années de recherches, Nina Wilde, une jeune archéologue new-yorkaise, est parvenue à localiser l’Atlantide.

Malheureusement, elle est désavouée par ses pairs. Alors, quand le célèbre mécène Kristian Frost lui propose de financer son expédition, elle saute sur l’occasion. En compagnie d’Eddie Chase, un ancien agent des services secrets britanniques, et de la sublime Kari, la fille de Frost, elle s’embarque dans une folle aventure archéologique. Mais le sinistre Giovanni Qobras a juré de trouver l’Atlantide avant elle et de s’emparer du secret qu’elle recèle depuis plus de onze mille ans…

De l’Iran au Brésil, des fonds de l’océan aux sommets de l’Himalaya, la quête de l’Atlantide mène à tout. A la mort, à l’amour… aux mystères les mieux protégés !


Adolescente, je lisais beaucoup de ce type de thrillers ésotériques ou romans d’aventures autour d’un grand mythe de l’Humanité. J’y reviens de temps à autre depuis quelques mois. J’avais notamment très envie de me plonger dans cette série d’Andy McDermott, dont les quatre premiers tomes ont été publiés en France, sur une quinzaine en version originale.

Ces trois premiers livres s’intéressent à l’Atlantide, au héros grec Hercule et à la légendaire épée du roi Arthur, Excalibur. Ils sont dans la lignée de ceux que j’ai pu lire et l’auteur utilise les mêmes recettes déjà éprouvées : des secrets archéologiques, suivre des indices pour résoudre un mystère, une écriture très « visuelle » ou cinématographique qui rappelle les films d’action et d’aventure de Nicolas Cage, par exemple. Malheureusement, ce sont des formules redondantes et qui apparaissent clairement d’un tome à l’autre… Surtout quand la lecture de ces derniers est très rapprochée dans le temps. J’en ai quasiment lu un par semaine. J’ai beaucoup moins apprécié ma lecture du troisième tome, notamment pour cette raison. Une fois que le lecteur comprend les ficelles qui reviennent très fréquemment, il anticipe les rebondissements et les révélations. Par exemple, un des ingrédients qui revient inlassablement est qu’un des membres du groupe qui part en expédition est un traître. À chaque fois, la justification de ses actes est la volonté de dominer le monde en annihilant une partie de la population. Peut-être qu’en laissant quelques mois entre chaque tome, j’aurai plus facilement apprécié les deux suivants à leur juste valeur.

À chaque livre, le lecteur retrouve Nina Wilde et Eddie Chase. Wilde est une jeune archéologique qui pense savoir comment retrouver l’Atlantide et Chase est son garde du corps pour cette aventure. J’ai eu beaucoup plus de mal avec ce dernier et ma première impression ne s’est pas améliorée au fil des tomes, loin s’en faut. Sa vulgarité et sa grossièreté sont lassantes, tout comme son sens de l’humour lourd à souhait. Il fait une petite crise existentielle dans le troisième tome qui sonne fausse. Globalement, je n’ai pas eu l’impression qu’il évoluait, ne serait-ce qu’un peu au fil des tomes. Contrairement à Nina Wilde. Si dans le premier tome, elle est souvent montrée comme une demoiselle en détresse, cela change dans les deux suivants où elle apprend à se défendre et elle est moins dépendante de Chase (malheureusement, pas au point de le laisser au bord de la route). Dans leur relation amoureuse, j’ai eu le sentiment que c’est elle qui se remet plus facilement en question pour faire réussir et avancer leur couple. Chase n’est pas un personnage qui évolue rapidement et, qui garde son côté macho, voulant toujours avoir le rôle de protecteur. Dans le troisième tome, celui autour d’Excalibur, il fait une grosse scène de jalousie quand Nina décide de partir sans lui en exploration alors qu’il lui a explicitement interdit, soit disant pour sa protection… Bienvenue au XXIe siècle où une femme peut faire ce qu’elle veut. C’est un aspect qui m’a énormément rebuté.

À la poursuite de l’Atlantide, le tout premier tome de la série, est clairement celui que j’ai le plus apprécié. Sûrement parce qu’il avait encore l’attrait de la nouveauté et que je ne connaissais pas encore toutes les ficelles utilisées par Andy McDermott pour développer et résoudre son intrigue, justifier les actions des méchants… Il reste encore un effet de surprise dans les événements et les trahisons. J’ai également beaucoup aimé la manière dont le mythe de l’Atlantide est exploité. L’auteur propose une vraie chasse au trésor où j’ai avancé pas à pas avec les personnages, en suivant des indices.

Le tombeau d’Hercule m’a quelque peu déçue par son aspect mythologique. Ce n’est pas tant par le choix de l’histoire, adorant la mythologie gréco-romaine depuis toute petite, mais par la façon dont l’auteur semble oublier pendant une bonne partie du roman que ses personnages sont à la recherche du tombeau d’Hercule, alors que dans le premier tome, l’objectif, l’Atlantide, est constamment mentionné. Le lecteur le garde à l’esprit. J’ai souvent perdu de vue cette quête et les explications ne sont pas aussi bien développées que dans le premier livre à mon goût. Je reste sur ma faim concernant cet aspect. Quelques chapitres avant la fin, l’auteur semble se réveiller et se remettre dans les rails. Par ailleurs, la justification du camp des « méchants » (c’est clairement des histoires très manichéennes) ressemble beaucoup trop à celle du premier tome : une élite veut dominer le monde et tuer une partie de la population…

Enfin, je pensais que Le secret d’Excalibur allait remonter un peu le niveau et que j’allais réellement l’apprécier. Le mythe du roi Arthur fait partie également de mes préférés. C’est un des premiers que j’ai lu. Partir à la découverte et à la recherche d’Excalibur était un rêve, un retour en enfance. Mon reproche pour le second tome concernant le manque d’explications autour de la figure d’Hercule ou de son tombeau est totalement oubliée ici. L’objectif n’est jamais perdu de vue, on est retourné dans une quête au trésor, par étape, avec des indices. Ma déception tient plus à l’intrigue. Le schéma est exactement le même que pour les livres précédents en termes de rebondissements et de final qui se voit venir à des kilomètres à la ronde. La cerise sur le gâteau est qu’Eddie Chase est tout bonnement insupportable dans ce tome. J’ai réellement fait une overdose de ce dernier et quand il ne vient pas pour l’exploration d’un site, j’en étais soulagée. Je ne comprends également pas ce que l’auteur a avec les femmes enceintes jusqu’aux yeux, qui viennent en renfort de Chase, avec des sous-entendus graveleux sur sa paternité et le fait qu’il ait une femme dans chaque pays. C’est plus que moyen la première fois, mais au bout de la troisième ou quatrième fois, c’est usant et énervant. Ça n’apporte rien à l’intrigue.

Ces trois premiers tomes m’ont quelque peu vacciné pour lire la suite, même en version originale. Je n’ai pas envie de retrouver le personnage principal masculin, j’ai encore aussi trop en tête les trames de l’intrigue pour pouvoir me plonger dans un. Le quatrième tome vient d’être publié, L’Alliance de la Genèse. Cependant, Andy McDermott ne m’a pas totalement détourné de mon envie de me replonger dans des thrillers ésotériques, ayant les romans de Steve Berry, Jacques Ravenne et Éric Giacometti dans ma liste d’envie.

Judith Kerr • Quand Hitler s’empara du lapin rose (1971)

Quand Hitler s’empara du lapin rose • Judith Kerr • 1971 • Le Livre de Poche • 314 pages

Imaginez que le climat se détériore dans votre pays, au point que certains citoyens soient menacés dans leur existence. Imaginez surtout que votre père se trouve être l’un de ces citoyens et qu’il soit obligé d’abandonner tout et de partir sur-le-champ, pour éviter la prison et même la mort. C’est l’histoire d’Anna dans l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler. Elle a neuf ans et ne s’occupe guère que de crayons de couleur, de visites au zoo avec son « oncle » Julius et de glissades dans la neige. Brutalement les choses changent. Son père disparaît sans prévenir. Puis, elle-même et le reste de sa famille s’expatrient pour le rejoindre à l’étranger. Départ de Berlin qui ressemble à une fuite. Alors commence la vie dure – mais non sans surprises – de réfugiés. D’abord la Suisse, près de Zurich. Puis Paris. Enfin Londres. Odyssée pleine de fatigues et d’angoisses mais aussi de pittoresque et d’imprévu – et toujours drôles – d’Anna et de son frère Max affrontant l’inconnu et contraints de vaincre toutes sortes de difficultés – dont la première et non la moindre: celle des langues étrangères! Ce récit autobiographique de Judith Kerr nous enchante par l’humour qui s’en dégage, et nous touche par cette particulière vibration de ton propre aux souvenirs de famille, quand il apparaît que la famille fut une de celles où l’on s’aime…

J’ai ce roman dans ma liste d’envie depuis quelques années. Il a fallu que son adaptation soit disponible à la demande pour que je me décide enfin à l’acheter et à le lire. J’ai passé un très bon moment avec les deux.

Quand Hitler s’empara du lapin rose est un roman autobiographique. Judith Kerr s’est inspirée de sa propre histoire et celle de sa famille. Son frère et elle deviennent Max et Anna. Elle raconte son exil loin d’Allemagne, après les élections de 1933 qui ont vu l’arrivée des nazis au pouvoir. La famille a été contrainte de fuir, car le père, un intellectuel juif, a souvent pris position contre le national-socialisme. C’est une histoire prenante. Dès les premières pages ou minutes du film, j’ai pris à coeur le destin d’Anna. J’avais tout de même l’espoir que les siens puissent rentrer dans leur pays, même si, en tant qu’adulte et connaissant l’Histoire, je savais que c’était impossible. Finalement, la question a été de savoir où ils allaient définitivement s’installer et se reconstruire.

Il y a beaucoup d’émotions retranscrites et, en tant que lectrice, je suis passée par tellement de sentiments différents, en même temps que la famille Kemper : de la tristesse à la colère, de l’espoir au désespoir le plus total… J’ai été impressionnée par la résilience d’Anna et Max alors qu’ils sont si jeunes, ainsi que de leurs parents. Ils avancent, essaient constamment de se reconstruire. Ils tentent tant bien que mal de s’adapter à chaque fois à un nouveau pays, une nouvelle langue et de découvrir des coutumes différentes. C’est un aspect que j’ai énormément apprécié de ce roman. J’avoue que je n’ai pas pu m’empêcher de penser à mes grands-parents maternels, qui, dans un autre contexte, ont fui la guerre civile espagnole, puis la guerre d’Algérie.

C’est un roman que j’avais tout de même peur de ne pas apprécier à sa juste valeur par son côté très jeunesse. Le public visé est celui qui a l’âge d’Anna, c’est-à-dire une dizaine d’années. Le livre est écrit de son point de vue. Cependant, je l’ai vraiment apprécié par tous les aspects que j’ai évoqués auparavant : un récit d’exil, de résilience, de l’importance de la famille avec toutes les épreuves qu’elle doit traverser. Il y a aussi les différents personnages. La famille est attachante et il y a de très jolis passages. Comme le dit si bien Anna, tant qu’ils sont ensemble, tout va pour le mieux.

En 2019, Quand Hitler s’empara du lapin rose a fait l’objet d’une adaptation par un studio allemand avec Oliver Masucci dans le rôle du père. C’est un acteur que j’apprécie énormément. En France, il est notamment connu pour son rôle d’Ulrich dans la série Dark de Netflix. Je ne connaissais pas les autres acteurs. L’actrice qui joue Anna est très bien, mais elle ne crève pas l’écran non plus. Aucun d’eux d’ailleurs. Ils sont bons dans leurs rôles, mais je n’ai pas vu de performances exceptionnelles.

Cependant, cette adaptation est extrêmement fidèle. Je n’ai relevé que deux différences, sans qu’elles apportent de véritables chamboulements dans l’intrigue. Par exemple, par rapport au livre, il y a un personnage secondaire qui manque à l’appel, mais son absence ne m’a pas dérangé. Elle n’apportait pas grand chose à l’intrigue dans le livre. Le deuxième changement est lorsqu’ils sont à Paris. Ils reçoivent l’aide d’un membre de leur famille dans le livre, une tante si mes souvenirs sont bons, alors que dans le film, il s’agit d’un metteur en scène allemand dont le père d’Anna avait souvent fait la critique. En revanche, j’ai énormément aimé la musique qui accompagne parfaitement les émotions présentes.

Que ce soit pour le livre ou son adaptation cinématographique, je n’ai pas eu de gros coup de coeur. Ça se laisse lire ou regarder, mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable. Ils s’arrêtent tous les deux alors que la famille arrive à Londres. Le livre a en effet un deuxième tome, Ici Londres. S’il croise ma route un jour, je le lirai avec plaisir, mais ce n’est pas ma priorité.

Sorties VO • Mars 2021

The Ladies of the Secret Circus • Constance Sayers • RedHooks • 23 mars • 469 pages

Paris, 1925: To enter the Secret Circus is to enter a world of wonder-a world where women tame magnificent beasts, carousels take you back in time, and trapeze artists float across the sky. But each daring feat has a cost. Bound to her family’s strange and magical circus, it’s the only world Cecile Cabot knows-until she meets a charismatic young painter and embarks on a passionate love affair that could cost her everything.

Virginia, 2005: Lara Barnes is on top of the world-until her fiancé disappears on their wedding day. Desperate, her search for answers unexpectedly leads to her great-grandmother’s journals and sweeps her into the story of a dark circus and a generational curse that has been claiming payment from the women in her family for generations.

In the Quick • Kate Hope Day • Random House • 2 mars • 272 pages

June is a brilliant but difficult girl with a gift for mechanical invention, who leaves home to begin a grueling astronaut training program. Six years later, she has gained a coveted post as an engineer on a space station, but is haunted by the mystery of Inquiry, a revolutionary spacecraft powered by her beloved late uncle’s fuel cells. The spacecraft went missing when June was twelve years old, and while the rest of the world has forgotten them, June alone has evidence that makes her believe the crew is still alive.

She seeks out James, her uncle’s former protégée, also brilliant, also difficult, who has been trying to discover why Inquiry’s fuel cells failed. James and June forge an intense intellectual bond that becomes an electric attraction. But the love that develops between them as they work to solve the fuel cell’s fatal flaw threatens to destroy everything they’ve worked so hard to create–and any chance of bringing the Inquiry crew home alive.

Under the light of the Italian Moon • Jennifer Anton • Amsterdam Publishers • 8 mars • 396 pages

Fonzaso Italy, between two wars

Nina Argenta doesn’t want the traditional life of a rural Italian woman. The daughter of a strong-willed midwife, she is determined to define her own destiny. But when her brother emigrates to America, she promises her mother to never leave.

When childhood friend Pietro Pante briefly returns to their mountain town, passion between them ignites while Mussolini forces political tensions to rise. Just as their romance deepens, Pietro must leave again for work in the coal mines of America. Nina is torn between joining him and her commitment to Italy and her mother.

As Mussolini’s fascists throw the country into chaos and Hitler’s Nazis terrorise their town, each day becomes a struggle to survive greater atrocities. A future with Pietro seems impossible when they lose contact and Nina’s dreams of a life together are threatened by Nazi occupation and an enemy she must face alone…

The phone booth at the edge of the world • Laura Imai Messina • The Overlook Press • 9 mars 416 pages

When Yui loses both her mother and her daughter in the tsunami, she begins to mark the passage of time from that date onward: Everything is relative to March 11, 2011, the day the tsunami tore Japan apart, and when grief took hold of her life. Yui struggles to continue on, alone with her pain.

Then, one day she hears about a man who has an old disused telephone booth in his garden. There, those who have lost loved ones find the strength to speak to them and begin to come to terms with their grief. As news of the phone booth spreads, people travel to it from miles around.

Soon Yui makes her own pilgrimage to the phone booth, too. But once there she cannot bring herself to speak into the receiver. Instead she finds Takeshi, a bereaved husband whose own daughter has stopped talking in the wake of her mother’s death. Simultaneously heartbreaking and heartwarming, The Phone Booth at the Edge of the World is the signpost pointing to the healing that can come after.

The Girl in the painting • Tea Cooper • Thomas Nelson • 9 mars • 384 pages

Australia, 1906 

Orphan Jane Piper is nine years old when philanthropist siblings Michael and Elizabeth Quinn take her into their home to further her schooling. The Quinns are no strangers to hardship— having arrived in Australia as penniless immigrants, they now care for others as lost as they once were.

Despite Jane’s mysterious past, her remarkable aptitude for mathematics takes her far over the next seven years, and her relationship with Elizabeth and Michael flourishes as she plays an increasingly prominent part in their business.

But when Elizabeth reacts in terror to an exhibition at the local gallery, Jane realizes no one knows Elizabeth after all—not even Elizabeth herself. As the past and the present converge and Elizabeth’s grasp on reality loosens, Jane sets out to unravel Elizabeth’s story before it is too late.

From the gritty reality of the Australian goldfields to the grand institutions of Sydney, this compelling novel takes us on a mystery across continents and decades as both women finally discover a place to call home.

The Vietri Project • Nicola DeRobertis-Theye • Harper • 23 mars • 240 pages

Working at a bookstore in Berkeley in the years after college, Gabriele becomes intrigued by the orders of signor Vietri, a customer from Rome whose numerous purchases grow increasingly mystical and esoteric. Restless and uncertain of her future, Gabriele quits her job and, landing in Rome, decides to look up Vietri. Unable to locate him, she begins a quest to unearth the well-concealed facts of his life.

Following a trail of obituaries and military records, a memoir of life in a village forgotten by modernity, and the court records of a communist murder trial, Gabriele meets an eclectic assortment of the city’s inhabitants, from the widow of an Italian prisoner of war to members of a generation set adrift by the financial crisis. Each encounter draws her unexpectedly closer to her own painful past and complicated family history—an Italian mother diagnosed with schizophrenia and institutionalized during her childhood, and an extended family in Rome still recovering from the losses and betrayals in their past. Through these voices and histories, Gabriele will discover what it means to be a person in the world; a member of a family and a citizen of a country—and how reconciling these stories may be the key to understanding her own. 

Murder & Magic, The Conductors • Nicole Glover • Del Rey • 4 mars • 432 pages

As an escaped slave, Hetty Rhodes helped dozens of people find their own freedom north using her wits and her magic. Now that the Civil War is over, Hetty and her husband, Benjy, still fight for their people by solving the murders and mysteries that the white authorities won’t touch. 

When they discover one of their friends brutally murdered in an alley, Hetty and Benjy mourn his loss by setting off to find answers. But the mystery of his death soon brings up more questions, more secrets, more hurt. To solve his death, they will have to not only face the ugly truths about the world but the ones about each other. 

After Alice fell • Kim Taylor Blakemore • Lake Union Publishing • 1 mars • 288 pages

New Hampshire, 1865. Marion Abbott is summoned to Brawders House asylum to collect the body of her sister, Alice. She’d been found dead after falling four stories from a steep-pitched roof. Officially: an accident. Confidentially: suicide. But Marion believes a third option: murder.

Returning to her family home to stay with her brother and his second wife, the recently widowed Marion is expected to quiet her feelings of guilt and grief—to let go of the dead and embrace the living. But that’s not easy in this house full of haunting memories. Just when the search for the truth seems hopeless, a stranger approaches Marion with chilling words: I saw her fall.

Now Marion is more determined than ever to find out what happened that night at Brawders, and why. With no one she can trust, Marion may risk her own life to uncover the secrets buried with Alice in the family plot. 

The Women of Chateau Lafayette • Stephanie Dray • Berkley • 30 Mars • 576 pages

A founding mother…
1774. Gently-bred noblewoman Adrienne Lafayette becomes her husband’s political partner in the fight for American independence. But when their idealism sparks revolution in France and the guillotine threatens everything she holds dear, Adrienne must choose to renounce the complicated man she loves, or risk her life for a legacy that will inspire generations to come.

A daring visionary…
1914. Glittering New York socialite Beatrice Astor Chanler is a force of nature, daunted by nothing–not her humble beginnings, her crumbling marriage, or the outbreak of war. But after witnessing the devastation in France and delivering war-relief over dangerous seas, Beatrice takes on the challenge of a lifetime: convincing America to fight for what’s right.

A reluctant resistor…
1940. French school-teacher and aspiring artist Marthe Simone has an orphan’s self-reliance and wants nothing to do with war. But as the realities of Nazi occupation transform her life in the isolated castle where she came of age, she makes a discovery that calls into question who she is, and more importantly, who she is willing to become. 

Red Island House • Andrea Lee • Scribner • 23 mars • 288 pages

Shay is surprised when her husband Senna declares his intention to build her a spectacular dream house on an idyllic beach in the tropical island nation of Madagascar.

But the Red Island House casts a spell from the moment she sees it, and before she knows it Shay has become the somewhat reluctant mistress of a sprawling household, caught between her privileged American upbringing and education, and her connection to the continent of her ancestors.

At first, she’s content to be an observer of the passionate affairs and fierce ambitions and rivalries around her. But as she and her husband raise children and establish their own rituals on the island, Shay finds herself drawn ever deeper into an extraordinary place with its own laws and logic, a provocative paradise full of magic and myth whose fraught colonial legacy continues to reverberate. Soon the collision of cultures comes right to Shay’s door, forcing her to make a life-altering decision.

Vera • Carol Edgarian • Scribner • 2 mars • 336 pages

Meet Vera Johnson, the uncommonly resourceful fifteen-year-old illegitimate daughter of Rose, notorious proprietor of San Francisco’s most legendary bordello and ally to the city’s corrupt politicians. Vera has grown up straddling two worlds—the madam’s alluring sphere, replete with tickets to the opera, surly henchmen, and scant morality, and the violent, debt ridden domestic life of the family paid to raise her.

On the morning of the great quake, Vera’s worlds collide. As the shattered city burns and looters vie with the injured, orphaned, and starving, Vera and her guileless sister, Pie, are cast adrift. Vera disregards societal norms and prejudices and begins to imagine a new kind of life. She collaborates with Tan, her former rival, and forges an unlikely family of survivors. Together they navigate their way beyond disaster.

The Vines • Shelley Nolden • Freiling Publishing • 23 mars • 391 pages

In the shadows of New York City lies forbidden North Brother Island, where the remains of a shuttered hospital hide the haunting memories of century-old quarantines and human experiments. The ruins conceal the scarred and beautiful Cora, imprisoned by contagions and the doctors who torment her. When Finn, a young urban explorer, arrives on the island and glimpses an enigmatic beauty through the foliage, intrigue turns to obsession as he seeks to uncover her past—and his own family’s dark secrets. By unraveling these mysteries, will he be able to save Cora? Will Cora meet the same tragic ending as the thousands who’ve already perished on the island?

The lost village • Camilla Sten • Minotaur Books • 23 mars • 352 pages

Documentary filmmaker Alice Lindstedt has been obsessed with the vanishing residents of the old mining town, dubbed “The Lost Village,” since she was a little girl. In 1959, her grandmother’s entire family disappeared in this mysterious tragedy, and ever since, the unanswered questions surrounding the only two people who were left—a woman stoned to death in the town center and an abandoned newborn—have plagued her. She’s gathered a small crew of friends in the remote village to make a film about what really happened.

But there will be no turning back.

Not long after they’ve set up camp, mysterious things begin to happen. Equipment is destroyed. People go missing. As doubt breeds fear and their very minds begin to crack, one thing becomes startlingly clear to Alice:

They are not alone. They’re looking for the truth… But what if it finds them first?

The Rose Code • Kate Quinn • William Morrow • 9 mars • 656 pages

1940. As England prepares to fight the Nazis, three very different women answer the call to mysterious country estate Bletchley Park, where the best minds in Britain train to break German military codes. Vivacious debutante Osla is the girl who has everything—beauty, wealth, and the dashing Prince Philip of Greece sending her roses—but she burns to prove herself as more than a society girl, and puts her fluent German to use as a translator of decoded enemy secrets. Imperious self-made Mab, product of east-end London poverty, works the legendary codebreaking machines as she conceals old wounds and looks for a socially advantageous husband. Both Osla and Mab are quick to see the potential in local village spinster Beth, whose shyness conceals a brilliant facility with puzzles, and soon Beth spreads her wings as one of the Park’s few female cryptanalysts. But war, loss, and the impossible pressure of secrecy will tear the three apart. 

1947. As the royal wedding of Princess Elizabeth and Prince Philip whips post-war Britain into a fever, three friends-turned-enemies are reunited by a mysterious encrypted letter–the key to which lies buried in the long-ago betrayal that destroyed their friendship and left one of them confined to an asylum. A mysterious traitor has emerged from the shadows of their Bletchley Park past, and now Osla, Mab, and Beth must resurrect their old alliance and crack one last code together. But each petal they remove from the rose code brings danger–and their true enemy–closer…

The lost apothecary • Sarah Penner • Park Row • 2 mars • 320 pages

Rule #1: The poison must never be used to harm another woman.

Rule #2: The names of the murderer and her victim must be recorded in the apothecary’s register.

One cold February evening in 1791, at the back of a dark London alley in a hidden apothecary shop, Nella awaits her newest customer. Once a respected healer, Nella now uses her knowledge for a darker purpose—selling well-disguised poisons to desperate women who would kill to be free of the men in their lives. But when her new patron turns out to be a precocious twelve-year-old named Eliza Fanning, an unexpected friendship sets in motion a string of events that jeopardizes Nella’s world and threatens to expose the many women whose names are written in her register.

In present-day London, aspiring historian Caroline Parcewell spends her tenth wedding anniversary alone, reeling from the discovery of her husband’s infidelity. When she finds an old apothecary vial near the river Thames, she can’t resist investigating, only to realize she’s found a link to the unsolved “apothecary murders” that haunted London over two centuries ago. As she deepens her search, Caroline’s life collides with Nella’s and Eliza’s in a stunning twist of fate—and not everyone will survive.

Natalie Jenner • The Jane Austen Society (2020)

The Jane Austen Society • Natalie Jenner • Mai 2020 • St Martin’s Press • 320 pages

Just after the Second World War, in the small English village of Chawton, an unusual but like-minded group of people band together to attempt something remarkable.

One hundred and fifty years ago, Chawton was the final home of Jane Austen, one of England’s finest novelists. Now it’s home to a few distant relatives and their diminishing estate. With the last bit of Austen’s legacy threatened, a group of disparate individuals come together to preserve both Jane Austen’s home and her legacy. These people—a laborer, a young widow, the local doctor, and a movie star, among others—could not be more different and yet they are united in their love for the works and words of Austen. As each of them endures their own quiet struggle with loss and trauma, some from the recent war, others from more distant tragedies, they rally together to create the Jane Austen Society.


Mes connaissances sur Jane Austen sont plutôt limitées. Je n’ai réellement lu d’elle que Pride & Prejudice alors que je devais être au lycée. C’est aussi le seul dont j’ai vu l’adaptation, celle avec Keira Knightley. Il faut absolument que je m’intéresse de plus près à cette auteur dont les livres ne cessent de passionner les lecteurs depuis des générations. Je ne compte plus les réécritures de ses romans ou mettant en scène des admirateurs de ses personnages. The Jane Austen Society fait partie de cette deuxième catégorie. Ce n’est pas tant l’aspect autour de cette écrivaine anglaise qui m’a décidé à le lire que l’aspect historique.

La première question que je me posais avant de commencer ce roman a été de savoir si j’allais tout de même l’apprécier à sa juste valeur, sachant que je ne suis pas une grande admiratrice de Jane Austen, et que ma connaissance de ses romans est limitée. La réponse est oui, dans la mesure où l’intrigue s’intéresse à la préservation d’un héritage et d’une collection importante pour la connaissance de cette autrice anglaise. Ne pas connaître sa vie et sa bibliographie ne m’a clairement pas empêché d’adorer ce roman. Toutes les informations essentielles sont présentes. Au contraire, j’ai refermé The Jane Austen Society avec l’envie de découvrir Emma, Raisons et sentiments ou Northanger Abbey… Je me suis rapidement investie dans cette aventure de quelques villageois désirant de sauver un patrimoine en danger, ayant travaillé moi-même dans la protection du patrimoine. C’est un sujet qui me tient particulièrement à coeur et j’ai suivi avec angoisse leur combat passionnant, parfois frustrant pour préserver cette part de Jane Austen.

L’histoire en soi est très prenante. Pourtant, il n’y a pas réellement d’action, mais quelques révélations qui rythment l’intrigue. Le tout reste réaliste et il y a souvent un côté doux-amer dans certains secrets ou rebondissements. Tout n’est pas rose, tout n’est pas, au final, comme dans un roman de Jane Austen. Chacun des personnages a son lot de drames : des décès dans leurs entourages, notamment dus aux deux conflits mondiaux, des histoires de famille, et d’amour. Le lecteur apprend à les connaître progressivement, à les apprivoiser et à connaître leurs secrets, leurs espérances par l’alternance des points de vue entre ces quelques habitants et une actrice hollywodienne liés par leur amour de Jane Austen. Ils sont tous extrêmement différents (et attachants) pour ne pas s’emmêler les pinceaux. Alors que je refermais le livre, j’aurai bien été incapable de dire lequel d’entre eux j’ai préféré. Mais au moment où je publie cette chronique, de l’eau a coulé sous les ponts. Finalement, trois d’entre eux me restent en tête : Adeline et le docteur, mais surtout Mimi, l’actrice. J’ai beaucoup aimé son évolution au fil de l’histoire. Elle est le reflet de son époque et elle est allée dans la direction que j’espérais et qui me paraissant la plus logique. Il est difficile d’aborder et de développer les personnages sans trop en dévoiler de l’intrigue. Aussi, je vais m’arrêter là.

The Jane Austen Society a été une lecture parfaite pour le mois de décembre. Elle allie parfaitement des émotions comme la tristesse ou la colère, avec de l’espoir, de l’amour. Il y a tout de même un suspens présent et il réside notamment dans le fait de savoir si les personnages arriveront à préserver ce patrimoine lié à Jane Austen. Le coup de coeur n’a pas été loin pour ce roman, le premier de l’auteur.

Matt Haig • The Midnight Library (2020)

The Midnight Library • Matt Haig • Viking • 13 août 2020 • 288 pages

Somewhere out beyond the edge of the universe there is a library that contains an infinite number of books, each one the story of another reality. One tells the story of your life as it is, along with another book for the other life you could have lived if you had made a different choice at any point in your life. While we all wonder how our lives might have been, what if you had the chance to go to the library and see for yourself? Would any of these other lives truly be better?

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Matt Haig est un auteur que je souhaitais découvrir depuis un moment. The Midnight Library est son dernier roman et il a d’ailleurs reçu le prix Goodreads dans la catégorie Fiction. Pour ma part, il a été un coup de coeur. Je l’ai lu au moment parfait, avec les difficultés du deuxième confinement. C’était véritablement le livre dont j’avais besoin, sortant aussi un peu de ma zone de confort.

Nora a trente-cinq ans et vit avec beaucoup de regrets. Que se serait-il passé si elle avait continué la natation ? Ou la musique ? Si elle s’était mariée avec son fiancée ? Si elle s’était mieux occupée de son chat Voltaire ? Jusqu’au jour où elle décide de se suicider. Elle se retrouve alors dans une bibliothèque particulière, puisqu’elle permet d’explorer différentes versions de sa vie en fonction des choix qui ont été faits ou non. J’ai énormément aimé cette idée de départ, que je trouve universelle. Qui n’a jamais rêvé de voir ce que pouvait être sa vie s’il ou elle avait pris cette voie plutôt qu’une autre ? Au moment où je lisais ce roman, c’était clairement le genre de questions que je me posais et j’aurai adoré avoir une telle bibliothèque à disposition.

J’ai pu en profiter à travers le personnage de Nora, qui est profondément humaine, imparfaite mais terriblement attachante. Je me suis réellement sentie proche d’elle tout au long de ce roman entre sa déception, son parcours une fois dans la bibliothèque et sa prise de conscience que la vie qu’elle a vaut vraiment la peine d’être vécue, qu’elle n’a pas à regretter ses choix. Même si nous n’avons pas du tout les mêmes vies, j’ai quand même pu me projeter et, tout comme elle, me dire que ce sont mes choix et la vie que j’ai décidé de mener. Malgré des thèmes pas toujours évidents, entre la dépression, le suicide, l’omniprésence des regrets, au fur et mesure, l’espoir arrive et le livre devient beaucoup plus positif. Entre temps, je suis passée par toutes les émotions.

La fin ne m’a pas réellement surprise. Le livre ne pouvait que se finir ainsi, dans une suite logique. J’ai cru à une autre fin à un moment donné, mais je suis heureuse que l’auteur n’a pas fait ce choix. Par ailleurs, l’intrigue aurait pu être redondante : choisir un livre, une nouvelle vie qui est une variante de celle que Nora vit, mais en mieux… Cependant, cela n’a pas été le cas et Matt Haig a su me tenir en haleine autour du destin de son personnage principal. Chaque nouvelle vie qu’elle expérimente lui rappelle celle issue de ses choix, et qu’un élément important et positif y manque. Elle en tire des leçons. Un autre point positif que j’aborde rapidement est la description de la dépression qui est juste. L’auteur montre bien le côté insidieux et parfois invisible de cette maladie. Ce dernier en souffre lui-même et je pense que c’est pour ça que Nora sonne aussi juste.

The Midnight Library est mon premier roman de l’auteur, mais peut-être pas le dernier. Ce n’est pas forcément le genre d’ouvrages vers lesquels je me dirige habituellement et, pourtant, j’ai été plus qu’agréablement surprise par ce roman mêlant feel-good et science-fiction. Il a été un coup de coeur, que je recommande. J’ai How to stop time dans ma liste d’envie lecture.