Top 5 Wednesday • Recent purchases

Thème : Recent purchases

Voilà un autre thème qui m’inspire pour ce mois-ci. La question posée est quels sont les cinq livres que j’ai récemment acheté et que je suis excitée à l’idée de lire ou que j’ai aimé. Ça tombe bien, car j’ai refait mon stock le mois dernier en allant dans mes librairies strasbourgeoises préférées et en passant dans plusieurs Emmaüs. Certains ont déjà été lus, mais j’ai surtout envie de parler de ceux qui ne le sont pas encore, mais qui me tentent énormément.

La famille Karnovski – Israel Joshua Singer

La famille Karnovski retrace le destin de trois générations d’une famille juive qui décide de quitter la Pologne pour s’installer en Allemagne à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Comment Jegor, fils d’un père juif et d’une mère aryenne, trouvera-t-il sa place dans un monde où la montée du nazisme est imminente?

Publié en 1943 alors que les nazis massacrent les communautés juives en Europe, le roman d’Israël Joshua Singer est hanté par ces tragiques circonstances et par la volonté de démêler le destin complexe de son peuple.

En 2021, j’avais très envie de découvrir la littérature israélienne que je ne connais absolument pas. J’ouvre le bal avec cette saga familiale, adorant ce genre de récits en temps normal. Il me tarde de le lire et il ne restera pas très longtemps dans ma PAL.

Sistersong – Lucy Holland

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Je l’avais déjà remarqué et il était présent dans un de mes articles sur les sorties VO. Cette histoire m’intrigue énormément et je suis totalement fan de cette couverture, de cette Bretagne magique et mythique. Je triche un peu, mais je suis déjà plongée dedans et j’en ai lu la moitié. Intriguant et, pour le moment, j’aime beaucoup.

Sumerki – Dmitry Glukhovsky

Quand Dmitry Alexeïevitch, traducteur désargenté, insiste auprès de son agence pour obtenir un nouveau contrat, il ne se doute pas que sa vie en sera bouleversée. Le traducteur en charge du premier chapitre ne donnant plus de nouvelles, c’est un étrange texte qui lui échoit : le récit d’une expédition dans les forêts inexplorées du Yucatán au XVIe siècle, armée par le prêtre franciscain Diego de Landa. Et les chapitres lui en sont remis au compte-gouttes par un mystérieux commanditaire. 

Aussi, quand l’employé de l’agence est sauvagement assassiné et que les périls relatés dans le document s’immiscent dans son quotidien, Dmitry Alexeïevitch prend peur. Dans les ombres du passé, les dieux et les démons mayas se sont-ils acharnés à protéger un savoir interdit ? A moins, bien entendu, que le manuscrit espagnol ne lui ait fait perdre la raison. Alors que le monde autour de lui est ravagé par des ouragans, des séismes et des tsunamis, le temps est compté pour découvrir la vérité.

Un auteur qui m’a largement été recommandé, surtout pour sa série Métro. Cependant, n’ayant pas envie de me lancer dans une nouvelle série alors que j’essaie d’en terminer un maximum, j’ai préféré choisir ce titre qui semble plus être un thriller ésotérique, ma marotte du moment.

Richard Oppenheimer, La vengeance des cendres – Harald Gilbers

Berlin, hiver 1946, le plus froid que la capitale ait connu au XXe siècle. La guerre est certes finie mais l’Allemagne commence à peine à panser ses plaies, et les Berlinois manquent de tout, surtout de nourriture. Dans cette atmosphère très tendue, des corps mutilés font mystérieusement surface aux quatre coins de la ville. Chacun a la peau couverte de mots écrits à l’encre, et une liste de noms inconnus fourrée dans la bouche. Le commissaire Oppenheimer est alors mobilisé pour mener l’enquête et découvre vite un point commun entre ces morts : ils avaient tous collaboré avec le régime nazi. À Oppenheimer de parvenir à retracer le passé du tueur, et à anticiper ses prochains meurtres.

Déjà le quatrième tome de cette série que j’aime beaucoup. Il me tardait de connaître la suite des aventures de Richard Oppenheimer. Le cinquième est sorti récemment en grand format.

La Sorcière – Jules Michelet

Michelet sait prêter sa voix aux parias du passé, à ceux qui n’ont pas eu d’histoire. À travers les siècles la femme tient-elle donc toujours le même rôle, celui de la mal aimée ? En embrassant d’un seul regard toute l’étendue du Moyen Âge, de la Renaissance et du Grand Siècle, Michelet discerne pour la première fois la suite rigoureuse d’une tragédie dont l’héroïne serait une femme à la fois révérée et persécutée : la sorcière.

La figure de la sorcière me fascine. J’avais adoré l’essai de Mona Chollet, Sorcières ! La puissance invaincue des femmes, que je recommande chaudement. J’avais très envie de découvrir celui de Michelet, qui date certes un peu, car il est publié pour la première fois en 1862, mais qui a fait autorité pendant longtemps. La recherche a depuis évolué sur le sujet.

Luke McCallin • Gregor Reinhard, L’Homme de Berlin (2013) ; La maison pâle (2014) et Les cendres de Berlin (2016)

Série Gregor Reinhard, L’homme de Berlin (2013) ; La maison pâle (2014) et Les cendres de Berlin (2016) • Folio Policier et Éditions Toucan

Sarajevo, 1943. Dans cette ville sous occupation de la Wehrmacht et des SS, une journaliste bosniaque est retrouvée sauvagement assassinée dans son appartement. Ainsi que l’homme qui l’accompagnait, un officier des services de renseignements allemand. L’affaire, sensible, est confiée à Gregor Reinhardt, jadis l’un des meilleurs détectives de la Kripo, la section criminelle de Berlin. Cet homme désabusé, hanté par une double tragédie familiale, devra se montrer à la hauteur de sa réputation. Et tenter de trouver la place qu’il reste à la responsabilité individuelle au cœur d’un système de crime de masse. 


Je recherchais une série proche de celle de Philip Kerr quand je suis tombée sur celle-ci. Il y avait quelques similarités, notamment du point de vue du personnage principal. Gregor Reinhard, tout comme Bernie Gunther, est un ancien commissaire de la police criminelle de Berlin, passé sous les drapeaux par obligation plus que par choix et conviction. Les points communs s’arrêtent là. La série a déjà trois tomes publiés en français et il en existe deux autres en anglais : Where God does not walk sur la jeunesse du personnage principal, notamment durant la Première Guerre mondiale et From a dark horizon. Ils ne sont pas encore sortis, mais elles sont prévues pour la fin de l’année.

À vrai dire, le seul reproche que je peux formuler à l’encontre ces trois premiers tomes est que l’intrigue manque parfois de rythme. C’est peut-être un peu moins vrai pour le dernier, Les cendres de Berlin, où il y a moins de passages à vide que dans les deux premiers livres, mais il y en a encore quelques-uns. Il peut ne rien se passer pendant quelques chapitres où l’enquête semble faire du surplace pour ensuite s’accélérer, retomber un peu et remettre un petit coup de fouet avant la fin. C’est très inégal et c’est dommage, car mon attention en pâtissait.

Cependant, la série m’a tout de même plu par d’autres aspects, le premier étant le contexte historique et géographique. En effet, bien souvent, les auteurs s’intéressent énormément au Royaume-Uni, à la France et, depuis quelque temps, à l’Italie durant la Seconde Guerre mondiale. Depuis un an ou deux, de nombreux romans historiques sur cette période se déroulent dans ce pays. Luke McCallin a été en poste dans les Balkans et c’est là-bas qu’il a décidé de planter son décor. Par rapport à ce que j’ai l’habitude de lire autour de cette période historique, c’est original. En tant que lectrice, j’ai vraiment ressenti que l’auteur a une réelle connaissance de Sarajevo, de son environnement et de son histoire. Ce sont des romans très bien documentés. Néanmoins, j’ai été perdue de temps à autre dans ses explications, car il est très pointu. C’est aussi intéressant et j’ai appris énormément avec les deux premiers tomes, et l’ambiance de dangers, tensions est très bien transcrite.

Le troisième tome se déroule à Berlin, peu de temps après la fin de la guerre. Changement de décor et je n’ai pas été trop perdue, car des enquêtes se déroulant dans les décombres de la capitale allemande, c’est assez récurrent et donc, un peu moins original. En effet, un des ouvrages de Philip Kerr prend place également à ce moment, et chez Harald Gilbers également. Les cendres de Berlin est tout de même le tome que j’ai préféré, tout simplement parce que l’histoire a moins de coup de mou. J’ai eu moins de passage un peu ennuyeux durant cette lecture, même si l’enquête est un peu plus classique que dans les deux premiers livres.

Par ailleurs, le personnage principal, Gregor Reinhard, est intéressant, avec autant de défauts que de qualités. Il montre des faiblesses, fait preuve de doutes. L’intrigue autour de son fils le rend sympathique. Il possède un grand sens moral, toujours à la recherche de la vérité. C’est également un point que j’ai apprécié et ce pour les trois tomes : ils ont souvent une fin douce-amère dans la mesure où les auteurs des crimes ne comparaissent que rarement devant la justice. Mais cela colle parfaitement à cette période historique troublée.

Aucun des trois livres n’est un réel coup de coeur, mais clairement, Luke McCallin signe ici une série policière et historique de grande qualité et largement documentée. Je serai au rendez-vous pour les prochains tomes.

Top 5 Wednesday #2 • Backlist Book

Thème : Backlist Book

Le premier thème du mois de juin concerne les livres qui ont été publiés il y a un ou plus, mais qui n’ont pas encore été lu et/ou achetés. Voici mes cinq livres prioritaires en ce moment.

Les thèmes du mois peuvent être trouvés ici.


1. The Poppy & the Rose – Ashlee Cowles

1912: Ava Knight, a teen heiress, boards the Titanic to escape the shadow of her unstable mother and to fulfill her dream of becoming a photographer in New York. During the journey she meets three people who will change her life: a handsome sailor, a soldier in the secret Black Hand society that will trigger World War I, and a woman with clairvoyant abilities. When disaster strikes the ship, family betrayals come to light.

2010: When Taylor Romano arrives in Oxford for a summer journalism program, something feels off. Not only is she greeted by a young, Rolls Royce-driving chauffeur, but he invites her to tea with Lady Mae Knight of Meadowbrook Manor, an old house with a cursed history going back to the days of Henry VIII. Lady Knight seems to know a strange amount about Taylor and her family problems, but before Taylor can learn more, the elderly woman dies, leaving as the only clue an old diary. With the help of the diary, a brooding chauffeur, and some historical sleuthing, Taylor must uncover the link between Ava’s past and her own….

Je suis une grande lectrice de romans historiques. Celui-ci me tente énormément, car il est plutôt rare que je lise autour du Titanic, pourtant un événement qui m’intéresse.

2. Mercy House – Alena Dillon

In the Bedford-Stuyvesant neighborhood of Brooklyn stands a century-old row house presided over by renegade, silver-haired Sister Evelyn. Gruff and indomitable on the surface, warm and wry underneath, Evelyn and her fellow sisters makes Mercy House a safe haven for the abused and abandoned.

Women like Lucia, who arrives in the dead of night; Mei-Li, the Chinese and Russian house veteran; Desiree, a loud and proud prostitute; Esther, a Haitian immigrant and aspiring collegiate; and Katrina, knitter of lumpy scarves… all of them know what it’s like to be broken by men.

Little daunts Evelyn, until she receives word that Bishop Robert Hawkins is coming to investigate Mercy House and the nuns, whose secret efforts to help the women in ways forbidden by the Church may be uncovered. But Evelyn has secrets too, dark enough to threaten everything she has built.

Evelyn will do anything to protect Mercy House and the vibrant, diverse women it serves—confront gang members, challenge her beliefs, even face her past. As she fights to defend all that she loves, she discovers the extraordinary power of mercy and the grace it grants, not just to those who receive it, but to those strong enough to bestow it.

J’aime les histoires où la maison, demeure… prend une place importante. À cela s’ajoute le destin de femmes hors du commun et que tout semble opposé pour sauver leur refuge. Je suis impatiente de pouvoir le découvrir.

3. Daughter of the Reich – Louise Fein

As the dutiful daughter of a high-ranking Nazi officer, Hetty Heinrich is keen to play her part in the glorious new Thousand Year Reich. But she never imagines that all she believes and knows about her world will come into stark conflict when she encounters Walter, a Jewish friend from the past, who stirs dangerous feelings in her. Confused and conflicted, Hetty doesn’t know whom she can trust and where she can turn to, especially when she discovers that someone has been watching her.

Realizing she is taking a huge risk—but unable to resist the intense attraction she has for Walter—she embarks on a secret love affair with him. Together, they dream about when the war will be over and plan for their future. But as the rising tide of anti-Semitism threatens to engulf them, Hetty and Walter will be forced to take extreme measures.

Il doit sortir prochainement en français. Le résumé m’a tout de suite plu, car il me rappelle les Mandy Robotham que j’aime beaucoup. Je l’avais déjà mis en avant dans un article sur les sorties en anglais qui me tentent énormément, il y a un an. Depuis, il traîne dans ma wish-list et il n’a toujours pas été acheté et lu. Sûrement un de mes prochains achats avec le prochain.

4. The Ratline – Philippe Sands

As Governor of Galicia, SS Brigadeführer Otto Freiherr von Wächter presided over an authority on whose territory hundreds of thousands of Jews and Poles were killed, including the family of the author’s grandfather. By the time the war ended in May 1945, he was indicted for ‘mass murder’. Hunted by the Soviets, the Americans, the Poles and the British, as well as groups of Jews, Wächter went on the run. He spent three years hiding in the Austrian Alps, assisted by his wife Charlotte, before making his way to Rome where he was helped by a Vatican bishop. He remained there for three months. While preparing to travel to Argentina on the ‘ratline’ he died unexpectedly, in July 1949, a few days after spending a weekend with an ‘old comrade’.

In The Ratline Philippe Sands offers a unique account of the daily life of a senior Nazi and fugitive, and of his wife. Drawing on a remarkable archive of family letters and diaries, he unveils a fascinating insight into life before and during the war, on the run, in Rome, and into the Cold War. Eventually the door is unlocked to a mystery that haunts Wächter’s youngest son, who continues to believe his father was a good man – what happened to Otto Wächter, and how did he die?

J’ai beaucoup aimé son premier essai, East West Street, sur le dévéloppement des notions de génocide, crimes contre l’humanité. Il retourne sur ce terrain fertile de la Seconde Guerre mondiale en parlant du réseau de fuite nazi. Je connais cet aspect du conflit, mais sans être réellement rentrée dans les détails. Cela fait un an qu’il est sorti et je ne l’ai toujours pas acheté, mais prochainement.

5. Hamnet – Maggie O’Farrell

Warwickshire in the 1580s. Agnes is a woman as feared as she is sought after for her unusual gifts. She settles with her husband in Henley street, Stratford, and has three children: a daughter, Susanna, and then twins, Hamnet and Judith. The boy, Hamnet, dies in 1596, aged eleven. Four years or so later, the husband writes a play called Hamlet.

Ce livre a beaucoup fait parler de lui et il m’intéresse énormément, car il parle de Shakespeare. Ce dernier a toujours été un de mes auteurs préférés. Il est sorti l’année dernière et il a été traduit récemment en français, aux éditions Belfond.

Sorties VO • Juin 2021

The Godmothers • Camille Aubray • William Morrow • 15 juin • 432 pages

Filomena is a clever and resourceful war refugee with a childhood secret, who comes to America to wed Mario, the family’s favored son. Amie, a beautiful and dreamy French girl from upstate New York, escapes an abusive husband after falling in love with Johnny, the oldest of the brothers. Lucy, a tough-as-nails Irish nurse, ran away from a strict girls’ home and marries Frankie, the sensuous middle son. And the glamorous Petrina, the family’s only daughter, graduates with honors from Barnard College despite a past trauma that nearly caused a family scandal.

All four women become godmothers to one another’s children, finding hope and shelter in this prosperous family and their sumptuous Greenwich Village home, and enjoying New York life with its fine dining, opulent department stores and sophisticated nightclubs.

But the women’s secret pasts lead to unforeseen consequences and betrayals that threaten to unravel all their carefully laid plans. And when their husbands are forced to leave them during the second World War, the Godmothers must unexpectedly contend with notorious gangsters like Frank Costello and Lucky Luciano who run the streets of New York City.

Refusing to merely imitate the world of men, the four Godmothers learn to put aside their differences and grudges so that they can work together to protect their loved ones, and to find their own unique paths to success, love, forgiveness, and the futures they’ve always dreamed of.

Sisters of the Resistance • Christine Wells • William Morrow • 8 juin • 416 pages

France, 1944: The Nazis still occupy Paris, and twenty-five-year-old Gabby Foucher hates these enemies, though, as the concierge of ten rue Royale, she makes it a point to avoid trouble, unlike her sister Yvette. Until she, like her sister, is recruited into the Resistance by Catherine Dior—sister of the fashion designer, Christian Dior.

Gabby and Yvette are both swept into the world of spies, fugitives, and Resistance workers, and it doesn’t take long for the sisters to realize that their lives are in danger.

Gabby discovers an elderly tenant is hiding a wounded British fugitive, and Yvette becomes a messenger for the Resistance. But as Gabby begins to fall in love with her patient and Yvette’s impulsiveness lead her into intrigue at an ever-higher level, both women will discover that their hearts and even their souls hang in the balance as well.

The Wolf & the Woodsman • Ava Reid • Del Rey • 8 juin • 448 pages

In her forest-veiled pagan village, Évike is the only woman without power, making her an outcast clearly abandoned by the gods. The villagers blame her corrupted bloodline—her father was a Yehuli man, one of the much-loathed servants of the fanatical king. When soldiers arrive from the Holy Order of Woodsmen to claim a pagan girl for the king’s blood sacrifice, Évike is betrayed by her fellow villagers and surrendered.

But when monsters attack the Woodsmen and their captive en route, slaughtering everyone but Évike and the cold, one-eyed captain, they have no choice but to rely on each other. Except he’s no ordinary Woodsman—he’s the disgraced prince, Gáspár Bárány, whose father needs pagan magic to consolidate his power. Gáspár fears that his cruelly zealous brother plans to seize the throne and instigate a violent reign that would damn the pagans and the Yehuli alike. As the son of a reviled foreign queen, Gáspár understands what it’s like to be an outcast, and he and Évike make a tenuous pact to stop his brother.

As their mission takes them from the bitter northern tundra to the smog-choked capital, their mutual loathing slowly turns to affection, bound by a shared history of alienation and oppression. However, trust can easily turn to betrayal, and as Évike reconnects with her estranged father and discovers her own hidden magic, she and Gáspár need to decide whose side they’re on, and what they’re willing to give up for a nation that never cared for them at all.

Daughter of Sparta • Claire M. Andrews • Jimmy Paterson Book • 8 juin • 400 pages

Seventeen-year-old Daphne has spent her entire life honing her body and mind into that of a warrior, hoping to be accepted by the unyielding people of ancient Sparta. But an unexpected encounter with the goddess Artemis—who holds Daphne’s brother’s fate in her hands—upends the life she’s worked so hard to build. Nine mysterious items have been stolen from Mount Olympus and if Daphne cannot find them, the gods’ waning powers will fade away, the mortal world will descend into chaos, and her brother’s life will be forfeit.

Guided by Artemis’s twin-the handsome and entirely-too-self-assured god Apollo-Daphne’s journey will take her from the labyrinth of the Minotaur to the riddle-spinning Sphinx of Thebes, team her up with mythological legends such as Theseus and Hippolyta of the Amazons, and pit her against the gods themselves.

Nature of Witches • Rachel Griffin • Sourcebooks Fire • 1 juin • 362 pages

For centuries, witches have maintained the climate, their power from the sun peaking in the season of their birth. But now their control is faltering as the atmosphere becomes more erratic. All hope lies with Clara, an Everwitch whose rare magic is tied to every season.

In Autumn, Clara wants nothing to do with her power. It’s wild and volatile, and the price of her magic―losing the ones she loves―is too high, despite the need to control the increasingly dangerous weather.

In Winter, the world is on the precipice of disaster. Fires burn, storms rage, and Clara accepts that she’s the only one who can make a difference.

In Spring, she falls for Sang, the witch training her. As her magic grows, so do her feelings, until she’s terrified Sang will be the next one she loses.

In Summer, Clara must choose between her power and her happiness, her duty and the people she loves… before she loses Sang, her magic, and thrusts the world into chaos.

For the Wolf • Hannah F. Whitten • Orbit Books • 15 juin • 448 pages

As the only Second Daughter born in centuries, Red has one purpose-to be sacrificed to the Wolf in the Wood in the hope he’ll return the world’s captured gods.

Red is almost relieved to go. Plagued by a dangerous power she can’t control, at least she knows that in the Wilderwood, she can’t hurt those she loves. Again.

But the legends lie. The Wolf is a man, not a monster. Her magic is a calling, not a curse. And if she doesn’t learn how to use it, the monsters the gods have become will swallow the Wilderwood-and her world-whole.

The Maidens • Alex Michaelides • Celadon Books • 15 juin • 352 pages

Edward Fosca is a murderer. Of this Mariana is certain. But Fosca is untouchable. A handsome and charismatic Greek Tragedy professor at Cambridge University, Fosca is adored by staff and students alike—particularly by the members of a secret society of female students known as The Maidens. 

Mariana Andros is a brilliant but troubled group therapist who becomes fixated on The Maidens when one member, a friend of Mariana’s niece Zoe, is found murdered in Cambridge. 

Mariana, who was once herself a student at the university, quickly suspects that behind the idyllic beauty of the spires and turrets, and beneath the ancient traditions, lies something sinister. And she becomes convinced that, despite his alibi, Edward Fosca is guilty of the murder. But why would the professor target one of his students? And why does he keep returning to the rites of Persephone, the maiden, and her journey to the underworld?

When another body is found, Mariana’s obsession with proving Fosca’s guilt spirals out of control, threatening to destroy her credibility as well as her closest relationships. But Mariana is determined to stop this killer, even if it costs her everything—including her own life.

Top 5 Wednesday #2 • Family Dynamics

Le thème de cette semaine m’inspire énormément. Le 15 mai a eu lieu la journée mondiale de la famille, d’où ce sujet pour ce mercredi. Il est pris dans un sens très large, car il est autant question des liens du sang que de la famille que l’on se crée. J’ai essayé, dans la mesure du possible, de piocher dans mes récentes lectures. La semaine dernière, sur le thème des « lieux communs », j’écrivais que j’aimais beaucoup les sagas familiales… Cet article est un peu la continuité de ce dernier.

Thème : Family dynamics

Among the leaving and the dead d’Inara Verzemnieks

Inara Verzemnieks was raised by her Latvian grandparents in Washington State, among expatriates who scattered smuggled Latvian sand over coffins, the children singing folk songs about a land none of them had visited. Her grandmother Livija’s stories vividly recreated the home she fled during the Second World War, when she was separated from her sister, Ausma, whom she wouldn’t see again for more than fifty years.

Journeying back to their remote village, Inara comes to know Ausma and her trauma as an exile to Siberia under Stalin, while reconstructing Livija’s survival through her years as a refugee. In uniting their stories, Inara honors both sisters in a haunting and luminous account of loss, survival, resilience, and love.

Cet ouvrage est un plus un essai autour de la famille, l’importance de cette dernière dans la construction d’un individu et de son histoire. L’auteur écrit à propos de sa grand-mère et de la soeur de cette dernière, de sa volonté de comprendre ses racines, leurs histoires. Il est dommage que parfois l’écriture poétique et lyrique de l’auteur prend trop le pas sur le sujet abordé, apportant des longueurs.

L’Assommoir d’Émile Zola

Qu’est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd’hui encore? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d’Or version Second Empire? L’existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s’expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l’intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers « assommoirs » – un accident de travail, l’alcool, les « autres », la faim – ont finalement raison d’elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L’Assommoir, cette « passion de Gervaise », cet étonnant chef-d’oeuvre, avec des yeux neufs.

Comment ne pas parler de dynamiques familiales sans évoquer Zola ? Sa série Les Rougon-Macquart rentre pleinement dans cette catégorique. Elle est en l’exemple même, car Zola étudie à travers une famille les prédispositions à l’alcoolisme, par exemple, ou à la folie… J’en suis au septième tome, L’Assommoir et jusqu’à présent, rares sont les tomes qui m’ont déçue.

After Alice fell de Kim Taylor Blackemore

New Hampshire, 1865. Marion Abbott is summoned to Brawders House asylum to collect the body of her sister, Alice. She’d been found dead after falling four stories from a steep-pitched roof. Officially: an accident. Confidentially: suicide. But Marion believes a third option: murder.

Returning to her family home to stay with her brother and his second wife, the recently widowed Marion is expected to quiet her feelings of guilt and grief—to let go of the dead and embrace the living. But that’s not easy in this house full of haunting memories.

Just when the search for the truth seems hopeless, a stranger approaches Marion with chilling words: I saw her fall.

Now Marion is more determined than ever to find out what happened that night at Brawders, and why. With no one she can trust, Marion may risk her own life to uncover the secrets buried with Alice in the family plot.

Sorti cette année, ce roman serait presque un huis clos au sein d’une famille. En effet, la mort de la plus jeune soeur, Alice, rend les relations tendues entre Marion et son frère et sa belle-soeur. Il n’y a pas que la mort de la plus jeune des soeurs qui empoisonne l’atmosphère, mais bien d’autres sombres secrets. C’est un roman que j’ai beaucoup aimé.

Quand Hitler s’empara du lapin rose de Judith Kerr

Imaginez que le climat se détériore dans votre pays, au point que certains citoyens soient menacés dans leur existence. Imaginez surtout que votre père se trouve être l’un de ces citoyens et qu’il soit obligé d’abandonner tout et de partir sur-le-champ, pour éviter la prison et même la mort. C’est l’histoire d’Anna dans l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler. Elle a neuf ans et ne s’occupe guère que de crayons de couleur, de visites au zoo avec son « oncle » Julius et de glissades dans la neige. Brutalement les choses changent. Son père disparaît sans prévenir. Puis, elle-même et le reste de sa famille s’expatrient pour le rejoindre à l’étranger. Départ de Berlin qui ressemble à une fuite. Alors commence la vie dure – mais non sans surprises – de réfugiés. D’abord la Suisse, près de Zurich. Puis Paris. Enfin Londres. Odyssée pleine de fatigues et d’angoisses mais aussi de pittoresque et d’imprévu – et toujours drôles – d’Anna et de son frère Max affrontant l’inconnu et contraints de vaincre toutes sortes de difficultés – dont la première et non la moindre: celle des langues étrangères! Ce récit autobiographique de Judith Kerr nous enchante par l’humour qui s’en dégage, et nous touche par cette particulière vibration de ton propre aux souvenirs de famille, quand il apparaît que la famille fut une de celles où l’on s’aime…

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ce roman et son adaptation cinématographique sur le blog. [lien] C’est une très belle histoire d’une famille qui reste unie malgré les épreuves et qui fait preuve d’une grande résilience. Il y a un beau message dans ce roman, où la famille, le fait de rester ensemble malgré les difficultés sont les choses les plus importantes.

Guerre & Paix de Léon Tolstoï

1805 à Moscou, en ces temps de paix fragile, les Bolkonsky, les Rostov et les Bézoukhov constituent les personnages principaux d’une chronique familiale. Une fresque sociale où l’aristocratie, de Moscou à Saint-Pétersbourg, entre grandeur et misérabilisme, se prend au jeu de l’ambition sociale, des mesquineries, des premiers émois.

1812, la guerre éclate et peu à peu les personnages imaginaires évoluent au sein même des événements historiques. Le conte social, dépassant les ressorts de l’intrigue psychologique, prend une dimension d’épopée historique et se change en récit d’une époque. La “Guerre” selon Tolstoï, c’est celle menée contre Napoléon par l’armée d’Alexandre, c’est la bataille d’Austerlitz, l’invasion de la Russie, l’incendie de Moscou, puis la retraite des armées napoléoniennes.

Entre les deux romans de sa fresque, le portrait d’une classe sociale et le récit historique, Tolstoï tend une passerelle, livrant une réflexion philosophique sur le décalage de la volonté humaine aliénée à l’inéluctable marche de l’Histoire ou lorsque le destin façonne les hommes malgré eux.

Un autre auteur spécialisé dans les chroniques familiales, Léon Tolstoï. Dans ce récit, il s’intéresse à plusieurs familles de l’aristocratie russe. Il montre les relations au sein d’une même famille et celles qu’elles entretiennent entre elles. C’est une très bonne lecture que je recommande. Mon avis est disponible sur le blog. [lien]

Top 5 Wednesday #1 • Favorite Tropes

J’inaugure un nouveau rendez-vous sur le blog avec le Top 5 Wednesday. Je ne pense pas forcément participer toutes les semaines, mais si le thème me plait et me parle, c’est avec plaisir que j’y réagirai. Les sujets sont annoncés chaque mois sur le groupe Goodreads.

Thème : Favorite Tropes

Avant de me lancer dans cet article, j’ai fait quelques recherches sur ce terme de tropes et sur ce qu’il pouvait signifiait en français. Le meilleur terme que j’ai trouvé est celui de lieux communs. À titre d’exemples, dans les romances, ce seraient les fausses relations amoureuses ou tout ce qui touche à la royauté, les mariages de convenance… Pour le fantastique, ce sont les thématiques d’un•e Élu•e, sauver le monde… Pour mes cinq « lieux communs » préférés, j’ai essayé de tirer un exemple parmi mes plus récentes lectures, ou, du moins, depuis le début d’année.

1. La quête

L’exemple le plus parlant est sans conteste la quête du Graal. Je pense aussi au Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien. C’est un lieu commun que j’apprécie beaucoup. Dans mon esprit, il y a toujours le côté partir à l’aventure, aller vers l’inconnu, sortir de sa zone de confort… Le personnage principal va tirer des connaissances, des expériences de son voyage.

Un des derniers livres que j’ai pu lire et qui représente parfaitement cette idée de quête est le troisième tome de la série La Passe-Miroir, La mémoire de Babel. De manière général, la série raconte la quête d’Ophélie et Thorn pour découvrir l’identité de Dieu et l’arrêter.

Thorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l’arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s’y rendre sous une fausse identité.

2. Une relique ou un artefact puissant•e

S’il est doublé d’une quête, c’est encore mieux ! Je pense que mon amour pour ce genre de lieux communs vient d’Indiana Jones, qui est présenté comme un chasseur de reliques et de trésor (même si, en réalité, il est plus un pilleur de tombes). Certaines d’entre elles ont des propriétés magiques. En littérature, il y a, à nouveau, la quête du Graal, ou les thrillers ésotériques, genres dont je raffole.

Et c’est justement un thriller ésotérique que je vais prendre en exemple avec une des mes toutes dernières lectures. Elle date du début du mois. Il s’agit du troisième tome de la dernière série d’Éric Giacometti et Jacques Ravenne, Soleil noir, La relique du chaos. Les reliques (très particulières pour le coup) ont un caractère mystique et magique.

Juillet 1942. Jamais l’issue du conflit n’a semblé aussi incertaine. Si l’Angleterre a écarté tout risque d’invasion, la Russie de Staline plie sous les coups de boutoir des armées d’Hitler. L’Europe est sur le point de basculer. À travers la quête des Swastikas, la guerre occulte se déchaîne pour tenter de faire pencher la balance. Celui qui s’emparera de l’objet sacré remportera la victoire. Tristan Marcas, agent double au passé obscur, part à la recherche du trésor des Romanov, qui cache, selon le dernier des tsars, l’ultime relique. À Berlin, Moscou et Londres, la course contre la montre est lancée, entraînant dans une spirale vertigineuse Erika, l’archéologue allemande et Laure, la jeune résistante française…

3. Un amour impossible

La faute à Roméo et Juliette de Shakespeare, qui est une de mes pièces préférées au monde. Je prend ce thème ou lieux commun dans un sens très large, car des raisons pour lesquelles un amour peut être impossible sont variées.

Un des derniers livres que j’ai lu et qui peut illustrer ce sujet est Follow me to ground de Sue Rainsford. Il s’agit d’une histoire d’amour entre une sorcière et un mortel qui est vu d’un mauvais oeil par les familles des deux protagonistes.

LIEN VERS L’ARTICLE

Ada and her father, touched by the power to heal illness, live on the edge of a village where they help sick locals—or “Cures”—by cracking open their damaged bodies or temporarily burying them in the reviving, dangerous Ground nearby. Ada, a being both more and less than human, is mostly uninterested in the Cures, until she meets a man named Samson. When they strike up an affair, to the displeasure of her father and Samson’s widowed, pregnant sister, Ada is torn between her old way of life and new possibilities with her lover—and eventually comes to a decision that will forever change Samson, the town, and the Ground itself.

4. Un conflit avec un dieu

C’est un lieu commun qui, pour le coup, brasse très large. Il me rappelle à la fois les récits bibliques, la mythologie grecque… Je pense aussi à des livres fantastiques ou de science-fiction, les réécritures autour des mythes et légendes.

Un livre que j’ai très récemment lu (et apprécié) et dans lequel l’intrigue a pour origine un conflit avec un dieu est Lore d’Alexandra Bracken. Le conflit est entre Zeus et les dieux, les anciens et les nouveaux dieux, les dieux avec les chasseurs… L’auteur s’inspire de la mythologie grecque.

Every seven years, the Agon begins. As punishment for a past rebellion, nine Greek gods are forced to walk the earth as mortals, hunted by the descendants of ancient bloodlines, all eager to kill a god and seize their divine power and immortality. Long ago, Lore Perseous fled that brutal world in the wake of her family’s sadistic murder by a rival line, turning her back on the hunt’s promises of eternal glory. For years she’s pushed away any thought of revenge against the man–now a god–responsible for their deaths.

Yet as the next hunt dawns over New York City, two participants seek out her help: Castor, a childhood friend of Lore believed long dead, and a gravely wounded Athena, among the last of the original gods.

The goddess offers an alliance against their mutual enemy and, at last, a way for Lore to leave the Agon behind forever. But Lore’s decision to bind her fate to Athena’s and rejoin the hunt will come at a deadly cost–and still may not be enough to stop the rise of a new god with the power to bring humanity to its knees.

5. Les sagas familiales

Je lis pas mal de sagas familiales, surtout par des auteurs russes. J’aime suivre le destin d’une famille sur une ou plusieurs générations. J’ai tellement d’exemples qui me viennent à l’esprit comme La saga moscovite de Vassily Axionov, Guerre & Paix de Léon Tolstoï (terminé en début d’année).

Cependant, si je dois prendre un exemple dans mes lectures très récentes, ce sont les Rougon-Macquart de Zola qui arrivent en premier. C’est aussi un des grands exemples de sagas familiales et celle-ci compte près de vingt tomes. Au début du mois, j’ai terminé le septième tome, L’Assommoir qui est un coup de coeur.

Qu’est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd’hui encore ? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d’Or version Second Empire ? L’existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s’expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l’intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers «assommoirs» – un accident de travail, l’alcool, les «autres», la faim – ont finalement raison d’elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L’Assommoir, cette «passion de Gervaise», cet étonnant chef-d’oeuvre, avec des yeux neufs.

Quels sont vos « lieux communs » préférés en littérature ? Quels en sont les meilleurs exemples ?

Sorties VO • Mai 2021

The Radio Operator • Ulla Lenze • Harper Via • 4 mai • 304 pages

At the end of the 1930s, Europe is engulfed in war. Though America is far from the fighting, the streets of New York have become a battlefield. Anti-Semitic and racist groups spread hate, while German nationalists celebrate Hitler’s strength and power. Josef Klein, a German immigrant, remains immune to the troubles roiling his adopted city. The multicultural neighborhood of Harlem is his world, a lively place full of sidewalk tables where families enjoy their dinner and friends indulge in games of chess. 

Josef’s great passion is the radio. His skill and technical abilities attract the attention of influential men who offer him a job as a shortwave operator. But when Josef begins to understand what they’re doing, it’s too late; he’s already a little cog in the big wheel—part of a Nazi espionage network working in Manhattan. Discovered by American authorities, Josef is detained at Ellis Island, and eventually deported to Germany.

Back in his homeland, fate leads him to his brother Carl’s family, soap merchants in Neuss—where he witnesses the seductive power of the Nazis and the war’s terrible consequences—and finally to South America, where Josef hopes to start over again as José. Eventually, Josef realizes that no matter how far he runs or how hard he tries, there is one indelible truth he cannot escape: How long can you hide from your own past, before it catches up with you?

The woman with the blue star • Pam Jenoff • Park Row • 4 mai • 336 pages

1942. Sadie Gault is eighteen and living with her parents amid the horrors of the Kraków Ghetto during World War II. When the Nazis liquidate the ghetto, Sadie and her pregnant mother are forced to seek refuge in the perilous sewers beneath the city. One day Sadie looks up through a grate and sees a girl about her own age buying flowers.

Ella Stepanek is an affluent Polish girl living a life of relative ease with her stepmother, who has developed close alliances with the occupying Germans. Scorned by her friends and longing for her fiancé, who has gone off to war, Ella wanders Kraków restlessly. While on an errand in the market, she catches a glimpse of something moving beneath a grate in the street. Upon closer inspection, she realizes it’s a girl hiding.

Ella begins to aid Sadie and the two become close, but as the dangers of the war worsen, their lives are set on a collision course that will test them in the face of overwhelming odds. Inspired by harrowing true stories, The Woman with the Blue Star is an emotional testament to the power of friendship and the extraordinary strength of the human will to survive. 

Luck of the Titanic • Stacey Lee • G.P. Putnam’s Sons Books for Young Readers • 4 mai • 304 pages

Southampton, 1912: Seventeen-year-old British-Chinese Valora Luck has quit her job and smuggled herself aboard the Titanic with two goals in mind: to reunite with her twin brother Jamie–her only family now that both their parents are dead–and to convince a part-owner of the Ringling Brothers Circus to take the twins on as acrobats. Quick-thinking Val talks her way into opulent firstclass accommodations and finds Jamie with a group of fellow Chinese laborers in third class. But in the rigidly stratified world of the luxury liner, Val’s ruse can only last so long, and after two long years apart, it’s unclear if Jamie even wants the life Val proposes. Then, one moonless night in the North Atlantic, the unthinkable happens–the supposedly unsinkable ship is dealt a fatal blow–and Val and her companions suddenly find themselves in a race to survive.

The shadow in the glass • J.J.A. Harwood • Harper Voyager • 4 mai • 416 pages

Once upon a time Ella had wished for more than her life as a lowly maid. 

Now forced to work hard under the unforgiving, lecherous gaze of the man she once called stepfather, Ella’s only refuge is in the books she reads by candlelight, secreted away in the library she isn’t permitted to enter. 

One night, among her beloved books of far-off lands, Ella’s wishes are answered. At the stroke of midnight, a fairy godmother makes her an offer that will change her life: seven wishes, hers to make as she pleases. But each wish comes at a price and Ella must to decide whether it’s one she’s willing to pay it. 

Madam • Phoebe Wynn • St Martin’s Press • 18 mai • 352 pages

For 150 years, high above rocky Scottish cliffs, Caldonbrae Hall has sat untouched, a beacon of excellence in an old ancestral castle. A boarding school for girls, it promises that the young women lucky enough to be admitted will emerge “resilient and ready to serve society.”

Into its illustrious midst steps Rose Christie: a 26-year-old Classics teacher, Caldonbrae’s new head of the department, and the first hire for the school in over a decade. At first, Rose is overwhelmed to be invited into this institution, whose prestige is unrivaled. But she quickly discovers that behind the school’s elitist veneer lies an impenetrable, starkly traditional culture that she struggles to reconcile with her modernist beliefs—not to mention her commitment to educating “girls for the future.”

It also doesn’t take long for Rose to suspect that there’s more to the secret circumstances surrounding the abrupt departure of her predecessor—a woman whose ghost lingers everywhere—than anyone is willing to let on. In her search for this mysterious former teacher, Rose instead uncovers the darkness that beats at the heart of Caldonbrae, forcing her to confront the true extent of the school’s nefarious purpose, and her own role in perpetuating it.

The Nine: The True Story of a Band of Women Who Survived the Worst of Nazi Germany • Gwen Strauss • St Martin’s Press • 4 mai • 336 pages

The Nine follows the true story of the author’s great aunt Hélène Podliasky, who led a band of nine female resistance fighters as they escaped a German forced labor camp and made a ten-day journey across the front lines of WWII from Germany back to Paris.

The nine women were all under thirty when they joined the resistance. They smuggled arms through Europe, harbored parachuting agents, coordinated communications between regional sectors, trekked escape routes to Spain and hid Jewish children in scattered apartments. They were arrested by French police, interrogated and tortured by the Gestapo. They were subjected to a series of French prisons and deported to Germany. The group formed along the way, meeting at different points, in prison, in transit, and at Ravensbrück. By the time they were enslaved at the labor camp in Leipzig, they were a close-knit group of friends. During the final days of the war, forced onto a death march, the nine chose their moment and made a daring escape.

The Cave Dwellers • Christina McDowell • Gallery Scout Press • 25 mai • 352 pages

They are the families considered worthy of a listing in the exclusive Green Book—a discriminative diary created by the niece of Edith Roosevelt’s social secretary. Their aristocratic bloodlines are woven into the very fabric of Washington—generation after generation. Their old money and manner lurk through the cobblestone streets of Georgetown, Kalorama, and Capitol Hill. They only socialize within their inner circle, turning a blind eye to those who come and go on the political merry-go-round. These parents and their children live in gilded existences of power and privilege.

But what they have failed to understand is that the world is changing. And when the family of one of their own is held hostage and brutally murdered, everything about their legacy is called into question.

They’re called The Cave Dwellers.

The lights of Prague • Nicole Jarvis • Titan Books • 18 mai • 416 pages

In the quiet streets of Prague all manner of otherworldly creatures lurk in the shadows. Unbeknownst to its citizens, their only hope against the tide of predators are the dauntless lamplighters – a secret elite of monster hunters whose light staves off the darkness each night. Domek Myska leads a life teeming with fraught encounters with the worst kind of evil: pijavice, bloodthirsty and soulless vampiric creatures. Despite this, Domek find solace in his moments spent in the company of his friend, the clever and beautiful Lady Ora Fischerová– a widow with secrets of her own.

When Domek finds himself stalked by the spirit of the White Lady – a ghost who haunts the baroque halls of Prague castle – he stumbles across the sentient essence of a will-o’-the-wisp, a mischievous spirit known to lead lost travellers to their death, but who, once captured, are bound to serve the desires of their owners.

After discovering a conspiracy amongst the pijavice that could see them unleash terror on the daylight world, Domek finds himself in a race against those who aim to twist alchemical science for their own dangerous gain.

The whispering dead • Darcy Coates • Poisoned Pen Press • 4 mai • 256 pages

Homeless, hunted, and desperate to escape a bitter storm, Keira takes refuge in an abandoned groundskeeper’s cottage. Her new home is tucked away at the edge of a cemetery, surrounded on all sides by gravestones: some recent, some hundreds of years old, all suffering from neglect.

And in the darkness, she can hear the unquiet dead whispering.

The cemetery is alive with faint, spectral shapes, led by a woman who died before her time… and Keira, the only person who can see her, has become her new target. Determined to help put the ghost to rest, Keira digs into the spirit’s past life with the help of unlikely new friends, and discovers a history of deception, ill-fated love, and murder.

But the past is not as simple as it seems, and Keira’s time is running out. Tangled in a dangerous web, she has to find a way to free the spirit… even if it means offering her own life in return.

James Wyllie • Femmes de nazis (2020)

Femmes de nazis • James Wyllie • Alisio Éditions • 2020 • 416 pages

Une plongée fascinante dans les méandres féminins du pouvoir nazi. Goering, Goebbels, Himmler, Heydrich, Hess, Bormann… derrière ces noms synonymes de pouvoir et d’influence dans l’Allemagne hitlérienne, se cachent Emmy, Magda, Margarete, Lina, Ilse et Gerda. Compagnes des plus hauts dignitaires nazis, elles ont participé à la conquête du pouvoir, se sont tenues au côté de leurs époux, les ont encouragés parfois. 

Ferventes idéologues, personnalités fascinées par Hitler ou en quête de pouvoir et de richesse, elles jouèrent un rôle déterminant dans la conduite des affaires du Troisième Reich. Et pourtant, écartées des grands procès qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, elles furent largement reléguées au second plan de l’Histoire. Explorant pour la première fois le destin de ces femmes de nazis, James Wyllie pose une question fondamentale : pourquoi ne tient-on pas les femmes autant responsables de l’Histoire que les hommes ?


Un essai historique qui m’avait déjà interpellé, puisque je l’avais présenté dans mon article sur les sorties VO de novembre 2020. Il est déjà traduit et publié en France. Le sujet est intéressant et peu abordé de manière générale. J’avais donc pas mal de choses à découvrir en commençant ce livre.

La quatrième de couverture propose un programme ambitieux pour cet essai. James Wyllie se pose la question suivante : pourquoi ne tient-on pas les femmes autant responsables aux yeux de l’Histoire que les hommes ? C’est une problématique importante et qui est très peu posée. Pourtant, elle m’a interpellé et j’étais curieuse de connaître les réflexions de l’auteur sur ce sujet, quelles pistes il offre. Je ne m’attendais pas non plus à des réponses claires et nettes. Je me doute qu’elles puissent varier en fonction de l’optique avec laquelle on explore la question. Je voulais voir comment l’auteur allait aborder ce sujet ambitieux et, globalement, je suis déçue.

En effet, le contenu n’est pas aussi audacieux que ce que j’espérai. J’ai plusieurs raisons à évoquer pour expliquer ma déception. En premier lieu, le livre s’intéresse aux épouses des hauts dignitaires nazis. Cependant, elles s’effacent trop souvent au profit de leurs maris. Elles sont encore des satellites de ces derniers et elles ne sont pas toujours évoquées pour elles-mêmes. Concernant le sujet principal, certaines sont plus pertinentes que d’autres.

Deuxièmement, le contenu reste très en surface. Il manque de développements, de creuser un peu plus à mon goût. James Wyllie ne propose pas de réelles réflexions sur la place et la responsabilité des femmes dans les grands événements historiques à travers l’exemple des épouses des principaux nazis. Cela aurait presque pu être un cas d’école. J’ai plus eu le sentiment de lire un peu les ragots du Troisième Reich à certains moments : qui n’aime pas qui et pourquoi, qui est isolée par rapport aux autres, qui est trompée par son mari… C’est presque une chronique des moeurs des grands dignitaires, surtout en quoi ils sont en total décalage avec la ligne officielle du Parti sur la vision de la femme et du mariage. Ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais en lisant cet ouvrage.

Cela s’explique facilement par le fait que l’auteur ne soit pas un historien, mais un scénariste et auteur. Certes, il a fait des recherches, la bibliographie est relativement fournie. Toutefois, le livre reste basique et factuel, avec un manque de précisions. Ce qui a aussi joué sur mon avis, ce sont les bien trop nombreuses fautes de frappe, et typographie… Des coquilles, en veux-tu, en voilà. Ça influe énormément sur ma perception du texte et de son sérieux. Il y a aussi le type de plan choisi par l’auteur. Ce dernier est chronologique. C’est vraiment par goût personnel, mais j’aurai trouvé un découpage en fonction des épouses plus pertinent, mais également plus clair. James Wyllie a tendance à les appeler par leurs prénoms et les maris par leurs noms de famille. Cela prête parfois à confusion de se rappeler qui elle est. Les oeuvres chronologiques ont souvent la préférence des auteurs anglo-saxons et américains, et je m’en suis rendue compte alors que j’étudiais au Trinity College de Dublin et que je rédigeais mes essais en histoire et histoire de l’art.

Malgré tout ce que je viens d’évoquer, c’est une lecture avec laquelle j’ai pu récolter de nouvelles connaissances et informations, qui ne m’ont pas toujours très intéressés sur la vie privée des dirigeants nazis, pour être honnête. La partie la plus intéressante de l’ouvrage reste les derniers chapitres et la conclusion. Ils tournent de la fin du régime et de la guerre, les procès de Nuremberg et l’après. C’est dans ces passages que l’on commence enfin à toucher un peu à la question de la responsabilité des femmes dans l’Histoire. Ils correspondaient plus à mes attentes pour Femmes de nazis, à la fois en terme de qualité d’écriture, de réflexions et de contenus. C’est une lecture qui me laisse un sentiment mitigé. Il y a des choses à en retirer, mais il n’est pas aussi ambitieux qu’aux premiers abords.

Judith Kerr • Quand Hitler s’empara du lapin rose (1971)

Quand Hitler s’empara du lapin rose • Judith Kerr • 1971 • Le Livre de Poche • 314 pages

Imaginez que le climat se détériore dans votre pays, au point que certains citoyens soient menacés dans leur existence. Imaginez surtout que votre père se trouve être l’un de ces citoyens et qu’il soit obligé d’abandonner tout et de partir sur-le-champ, pour éviter la prison et même la mort. C’est l’histoire d’Anna dans l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler. Elle a neuf ans et ne s’occupe guère que de crayons de couleur, de visites au zoo avec son « oncle » Julius et de glissades dans la neige. Brutalement les choses changent. Son père disparaît sans prévenir. Puis, elle-même et le reste de sa famille s’expatrient pour le rejoindre à l’étranger. Départ de Berlin qui ressemble à une fuite. Alors commence la vie dure – mais non sans surprises – de réfugiés. D’abord la Suisse, près de Zurich. Puis Paris. Enfin Londres. Odyssée pleine de fatigues et d’angoisses mais aussi de pittoresque et d’imprévu – et toujours drôles – d’Anna et de son frère Max affrontant l’inconnu et contraints de vaincre toutes sortes de difficultés – dont la première et non la moindre: celle des langues étrangères! Ce récit autobiographique de Judith Kerr nous enchante par l’humour qui s’en dégage, et nous touche par cette particulière vibration de ton propre aux souvenirs de famille, quand il apparaît que la famille fut une de celles où l’on s’aime…

J’ai ce roman dans ma liste d’envie depuis quelques années. Il a fallu que son adaptation soit disponible à la demande pour que je me décide enfin à l’acheter et à le lire. J’ai passé un très bon moment avec les deux.

Quand Hitler s’empara du lapin rose est un roman autobiographique. Judith Kerr s’est inspirée de sa propre histoire et celle de sa famille. Son frère et elle deviennent Max et Anna. Elle raconte son exil loin d’Allemagne, après les élections de 1933 qui ont vu l’arrivée des nazis au pouvoir. La famille a été contrainte de fuir, car le père, un intellectuel juif, a souvent pris position contre le national-socialisme. C’est une histoire prenante. Dès les premières pages ou minutes du film, j’ai pris à coeur le destin d’Anna. J’avais tout de même l’espoir que les siens puissent rentrer dans leur pays, même si, en tant qu’adulte et connaissant l’Histoire, je savais que c’était impossible. Finalement, la question a été de savoir où ils allaient définitivement s’installer et se reconstruire.

Il y a beaucoup d’émotions retranscrites et, en tant que lectrice, je suis passée par tellement de sentiments différents, en même temps que la famille Kemper : de la tristesse à la colère, de l’espoir au désespoir le plus total… J’ai été impressionnée par la résilience d’Anna et Max alors qu’ils sont si jeunes, ainsi que de leurs parents. Ils avancent, essaient constamment de se reconstruire. Ils tentent tant bien que mal de s’adapter à chaque fois à un nouveau pays, une nouvelle langue et de découvrir des coutumes différentes. C’est un aspect que j’ai énormément apprécié de ce roman. J’avoue que je n’ai pas pu m’empêcher de penser à mes grands-parents maternels, qui, dans un autre contexte, ont fui la guerre civile espagnole, puis la guerre d’Algérie.

C’est un roman que j’avais tout de même peur de ne pas apprécier à sa juste valeur par son côté très jeunesse. Le public visé est celui qui a l’âge d’Anna, c’est-à-dire une dizaine d’années. Le livre est écrit de son point de vue. Cependant, je l’ai vraiment apprécié par tous les aspects que j’ai évoqués auparavant : un récit d’exil, de résilience, de l’importance de la famille avec toutes les épreuves qu’elle doit traverser. Il y a aussi les différents personnages. La famille est attachante et il y a de très jolis passages. Comme le dit si bien Anna, tant qu’ils sont ensemble, tout va pour le mieux.

En 2019, Quand Hitler s’empara du lapin rose a fait l’objet d’une adaptation par un studio allemand avec Oliver Masucci dans le rôle du père. C’est un acteur que j’apprécie énormément. En France, il est notamment connu pour son rôle d’Ulrich dans la série Dark de Netflix. Je ne connaissais pas les autres acteurs. L’actrice qui joue Anna est très bien, mais elle ne crève pas l’écran non plus. Aucun d’eux d’ailleurs. Ils sont bons dans leurs rôles, mais je n’ai pas vu de performances exceptionnelles.

Cependant, cette adaptation est extrêmement fidèle. Je n’ai relevé que deux différences, sans qu’elles apportent de véritables chamboulements dans l’intrigue. Par exemple, par rapport au livre, il y a un personnage secondaire qui manque à l’appel, mais son absence ne m’a pas dérangé. Elle n’apportait pas grand chose à l’intrigue dans le livre. Le deuxième changement est lorsqu’ils sont à Paris. Ils reçoivent l’aide d’un membre de leur famille dans le livre, une tante si mes souvenirs sont bons, alors que dans le film, il s’agit d’un metteur en scène allemand dont le père d’Anna avait souvent fait la critique. En revanche, j’ai énormément aimé la musique qui accompagne parfaitement les émotions présentes.

Que ce soit pour le livre ou son adaptation cinématographique, je n’ai pas eu de gros coup de coeur. Ça se laisse lire ou regarder, mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable. Ils s’arrêtent tous les deux alors que la famille arrive à Londres. Le livre a en effet un deuxième tome, Ici Londres. S’il croise ma route un jour, je le lirai avec plaisir, mais ce n’est pas ma priorité.

Sorties VO • Avril 2021

Le mois d’avril est rempli de nouvelles parutions plus prometteuses les unes que les autres avec des réécritures de la mythologie grecque, la publication d’un nouveau roman pour une auteur que j’adore, Christina Henry, des ouvrages autour de la Seconde Guerre mondiale qui ont l’air passionnant (dont une réécriture d’Hamlet qui est une de mes pièces de théâtre préférée)… Laquelle de ces nouvelles sorties VO vous fait le plus envie ?

Eva & Eve: A Search for My Mother’s Lost Childhood and What a War Left Behind • Julie MetzAtria Books • 6 avril • 320 pages

To Julie Metz, her mother, Eve, was the quintessential New Yorker. Eve rarely spoke about her childhood and it was difficult to imagine her living anywhere else except Manhattan, where she could be found attending Carnegie Hall and the Metropolitan Opera or inspecting a round of French triple crème at Zabar’s. 

In truth, Eve had endured a harrowing childhood in Nazi-occupied Vienna. After her mother passed, Julie discovered a keepsake book filled with farewell notes from friends and relatives addressed to a ten-year-old girl named Eva. This long-hidden memento was the first clue to the secret pain that Julie’s mother had carried as a refugee and immigrant, shining a light on a family that had to persevere at every turn to escape the antisemitism and xenophobia that threatened their survival. 

Interweaving personal memoir and family history, Eva and Evevividly traces one woman’s search for her mother’s lost childhood while revealing the resilience of our forebears and the sacrifices that ordinary people are called to make during history’s darkest hours.

Ariadne • Jennifer Saint • Wildfire • 29 avril • 400 pages

As Princesses of Crete and daughters of the fearsome King Minos, Ariadne and her sister Phaedra grow up hearing the hoofbeats and bellows of the Minotaur echo from the Labyrinth beneath the palace. The Minotaur – Minos’s greatest shame and Ariadne’s brother – demands blood every year.

When Theseus, Prince of Athens, arrives in Crete as a sacrifice to the beast, Ariadne falls in love with him. But helping Theseus kill the monster means betraying her family and country, and Ariadne knows only too well that in a world ruled by mercurial gods – drawing their attention can cost you everything.

In a world where women are nothing more than the pawns of powerful men, will Ariadne’s decision to betray Crete for Theseus ensure her happy ending? Or will she find herself sacrificed for her lover’s ambition?

Near the bones • Christina Henry • Berkley Books • 13 avril • 331 pages

Mattie can’t remember a time before she and William lived alone on a mountain together. She must never make him upset. But when Mattie discovers the mutilated body of a fox in the woods, she realizes that they’re not alone after all.

There’s something in the woods that wasn’t there before, something that makes strange cries in the night, something with sharp teeth and claws.

When three strangers appear on the mountaintop looking for the creature in the woods, Mattie knows their presence will anger William. Terrible things happen when William is angry.

Sistersong • Lucy Holland • MacMillan • 15 avril • 400 pages

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Ophelia • Norman Bacal • Barlow Books • 15 avril • 312 pages

To be or not to be, that is the question Ophelia faces in this Hamlet modernization.

The story opens in Nazi-occupied Denmark: a fisherman and his son risk their lives on dark, stormy seas to transport the family of a Jewish merchant to safety. When the fisherman refuses any reward, the merchant makes a vow that will transcend generations.

Sixty years later the fisherman’s son, Geri Neilson has built an international pharmaceutical company. When Geri dies in mysterious circumstances, his son Tal is convinced that Geri’s business partner, Red King, orchestrated murder as part of a scheme to take control of the company. Geri’s voice in Tal’s head, urges him to fight for the legacy and seek vengeance.

Enter Ophelia, the granddaughter of the merchant Geri and his father saved. She is sworn to protect Tal without his knowledge, in accordance with the vow that has become a secret family obsession.

And she’s been trained to risk her life to do it.

The battles between good and evil, addiction and independence, ambition and love, play out in an international epic. Twists and turns abound in this study of obsession, secrecy, romance, and duty to family.

The Venice sketchbook • Rhys Bowen • Lake Union Publishing • 13 avril • 412 pages

Caroline Grant is struggling to accept the end of her marriage when she receives an unexpected bequest. Her beloved great-aunt Lettie leaves her a sketchbook, three keys, and a final whisper…Venice. Caroline’s quest: to scatter Juliet “Lettie” Browning’s ashes in the city she loved and to unlock the mysteries stored away for more than sixty years.

It’s 1938 when art teacher Juliet Browning arrives in romantic Venice. For her students, it’s a wealth of history, art, and beauty. For Juliet, it’s poignant memories and a chance to reconnect with Leonardo Da Rossi, the man she loves whose future is already determined by his noble family. However star-crossed, nothing can come between them. Until the threat of war closes in on Venice and they’re forced to fight, survive, and protect a secret that will bind them forever.

Key by key, Lettie’s life of impossible love, loss, and courage unfolds. It’s one that Caroline can now make right again as her own journey of self-discovery begins.

Courage, my love ! • Kristin Beck • Berkley Books • 13 avril • 336 pages

Rome, 1943

Lucia Colombo has had her doubts about fascism for years, but as a single mother in an increasingly unstable country, politics are for other people–she needs to focus on keeping herself and her son alive. Then the Italian government falls and the German occupation begins, and suddenly, Lucia finds that complacency is no longer an option. 

Francesca Gallo has always been aware of injustice and suffering. A polio survivor who lost her father when he was arrested for his anti-fascist politics, she came to Rome with her fiancé to start a new life. But when the Germans invade and her fiancé is taken by the Nazis, Francesca decides she has only one option: to fight back.

As Lucia and Francesca are pulled deeper into the struggle against the Nazi occupation, both women learn to resist alongside the partisans to drive the Germans from Rome. But as winter sets in, the occupation tightens its grip on the city, and the resistance is in constant danger. 

The Passenger • Ulrich Alexander Boschwitz • Metropolitan Books • 13 avril (réédition d’un livre de 1939) • 288 pages

Berlin, November 1938. Jewish shops have been ransacked and looted, synagogues destroyed. As storm troopers pound on his door, Otto Silbermann, a respected businessman who fought for Germany in the Great War, is forced to sneak out the back of his own home. Turned away from establishments he had long patronized, and fearful of being exposed as a Jew despite his Aryan looks, he boards a train.

And then another. And another . . . until his flight becomes a frantic odyssey across Germany, as he searches first for information, then for help, and finally for escape. His travels bring him face-to-face with waiters and conductors, officials and fellow outcasts, seductive women and vicious thieves, a few of whom disapprove of the regime while the rest embrace it wholeheartedly.

Clinging to his existence as it was just days before, Silbermann refuses to believe what is happening even as he is beset by opportunists, betrayed by associates, and bereft of family, friends, and fortune. As his world collapses around him, he is forced to concede that his nightmare is all too real.

The Mary Shelley Club • Goldy Moldavsky • Henry Holt & Company • 13 avril • 480 pages

New girl Rachel Chavez is eager to make a fresh start at Manchester Prep. But as one of the few scholarship kids, Rachel struggles to fit in, and when she gets caught up in a prank gone awry, she ends up with more enemies than friends.

To her surprise, however, the prank attracts the attention of the Mary Shelley Club, a secret club of students with one objective: come up with the scariest prank to orchestrate real fear. But as the pranks escalate, the competition turns cutthroat and takes on a life of its own.

When the tables are turned and someone targets the club itself, Rachel must track down the real-life monster in their midst . . . even if it means finally confronting the dark secrets from her past.

The last night in London • Karen White • Berkley Books • 20 avril • 480 pages

London, 1939. Beautiful and ambitious Eva Harlow and her American best friend, Precious Dubose, are trying to make their way as fashion models. When Eva falls in love with Graham St. John, an aristocrat and Royal Air Force pilot, she can’t believe her luck – she’s getting everything she ever wanted. Then the Blitz devastates her world, and Eva finds herself slipping into a web of intrigue, spies and secrets. As Eva struggles to protect everything she holds dear, all it takes is one unwary moment to change their lives forever.

London, 2019. American journalist Maddie Warner travels to London to interview Precious about her life in pre-WWII London. Maddie, healing from past trauma and careful to close herself off to others, finds herself drawn to both Precious and to Colin, Precious’ enigmatic surrogate nephew. As Maddie gets closer to her, she begins to unravel Precious’ haunting past – and the secrets she swore she’d never reveal…

Lost in Paris • Elizabeth Thompson • Gallery Books • 13 avril • 352 pages

Hannah Bond has always been a bookworm, which is why she fled Florida—and her unstable, alcoholic mother—for a quiet life leading Jane Austen-themed tours through the British countryside. But on New Year’s Eve, everything comes crashing down when she arrives back at her London flat to find her mother, Marla, waiting for her.

Marla’s brought two things with her: a black eye from her ex-boyfriend and an envelope. Its contents? The deed to an apartment in Paris, an old key, and newspaper clippings about the death of a famous writer named Andres Armand. Hannah, wary of her mother’s motives, reluctantly agrees to accompany her to Paris, where against all odds, they discover great-grandma Ivy’s apartment frozen in 1940 and covered in dust.

Inside the apartment, Hannah and Marla discover mysterious clues about Ivy’s life—including a diary detailing evenings of drinking and dancing with Hemingway, the Fitzgeralds, and other iconic expats. Outside, they retrace her steps through the city in an attempt to understand why she went to such great lengths to hide her Paris identity from future generations.

The Divide, The last watch • J.S. Dewes • Tor Books • 20 avril • 480 pages

The Divide.

It’s the edge of the universe.

Now it’s collapsing—and taking everyone and everything with it.

The only ones who can stop it are the Sentinels—the recruits, exiles, and court-martialed dregs of the military.

At the Divide, Adequin Rake, commanding the Argus, has no resources, no comms—nothing, except for the soldiers that no one wanted.

They’re humanity’s only chance.

Churchill’s secret messenger • Alan Hlad • John Scognamiglio Book • 27 avril • 304 pages

London, 1941: In a cramped bunker in Winston Churchill’s Cabinet War Rooms, underneath Westminster’s Treasury building, civilian women huddle at desks, typing up confidential documents and reports. Since her parents were killed in a bombing raid, Rose Teasdale has spent more hours than usual in Room 60, working double shifts, growing accustomed to the burnt scent of the Prime Minister’s cigars permeating the stale air. Winning the war is the only thing that matters, and she will gladly do her part. And when Rose’s fluency in French comes to the attention of Churchill himself, it brings a rare yet dangerous opportunity.

Rose is recruited for the Special Operations Executive, a secret British organization that conducts espionage in Nazi-occupied Europe. After weeks of grueling training, Rose parachutes into France with a new codename: Dragonfly. Posing as a cosmetics saleswoman in Paris, she ferries messages to and from the Resistance, knowing that the slightest misstep means capture or death.

Soon Rose is assigned to a new mission with Lazare Aron, a French Resistance fighter who has watched his beloved Paris become a shell of itself, with desolate streets and buildings draped in Swastikas. Since his parents were sent to a German work camp, Lazare has dedicated himself to the cause with the same fervor as Rose. Yet Rose’s very loyalty brings risks as she undertakes a high-stakes prison raid, and discovers how much she may have to sacrifice to justify Churchill’s faith in her…

The End of Men • Christina Sweeney-Baird • Double Day Canada • 27 avril • 416 pages

The year is 2025, and a mysterious virus has broken out in Scotland–a lethal illness that seems to affect only men. When Dr. Amanda MacLean reports this phenomenon, she is dismissed as hysterical. By the time her warning is heeded, it is too late. The virus becomes a global pandemic–and a political one. The victims are all men. The world becomes alien–a women’s world.

What follows is the immersive account of the women who have been left to deal with the virus’s consequences, told through first-person narratives. Dr. MacLean; Catherine, a social historian determined to document the human stories behind the male plague; intelligence analyst Dawn, tasked with helping the government forge a new society; and Elizabeth, one of many scientists desperately working to develop a vaccine. Through these women and others, we see the uncountable ways the absence of men has changed society, from the personal–the loss of husbands and sons–to the political–the changes in the workforce, fertility and the meaning of family.

The last bookshop in London • Madeline Martin • Hanover Square Press • 6 avril • 320 pages

August 1939: London prepares for war as Hitler’s forces sweep across Europe. Grace Bennett has always dreamed of moving to the city, but the bunkers and blackout curtains that she finds on her arrival were not what she expected. And she certainly never imagined she’d wind up working at Primrose Hill, a dusty old bookshop nestled in the heart of London.

Through blackouts and air raids as the Blitz intensifies, Grace discovers the power of storytelling to unite her community in ways she never dreamed—a force that triumphs over even the darkest nights of the war.

The Dictionary of lost words • Pip Williams • Ballantine Books • 6 avril • 400 pages

Esme is born into a world of words. Motherless and irrepressibly curious, she spends her childhood in the « Scriptorium, » a garden shed in Oxford where her father and a team of dedicated lexicographers are collecting words for the very first Oxford English Dictionary. Young Esme’s place is beneath the sorting table, unseen and unheard. One day a slip of paper containing the word « bondmaid » flutters to the floor. She rescues the slip, and when she learns that the word means slave-girl, she withholds it from the OED and begins to collect words that show women in a more positive light.

As she grows up, Esme realizes that words and meanings relating to women’s and common folks’ experiences often go unrecorded. And so she begins in earnest to search out words for her own dictionary: The Dictionary of Lost Words. To do so she must leave the sheltered world of the university and venture out to meet the people whose words will fill those pages.

The Light of Days: The Untold Story of Women Resistance Fighters in Hitler’s Ghettos • Judy Batalion • William Morrow • 6 avril • 560 pages

Witnesses to the brutal murder of their families and neighbors and the violent destruction of their communities, a cadre of Jewish women in Poland—some still in their teens—helped transform the Jewish youth groups into resistance cells to fight the Nazis. With courage, guile, and nerves of steel, these “ghetto girls” paid off Gestapo guards, hid revolvers in loaves of bread and jars of marmalade, and helped build systems of underground bunkers. They flirted with German soldiers, bribed them with wine, whiskey, and home cooking, used their Aryan looks to seduce them, and shot and killed them. They bombed German train lines and blew up a town’s water supply. They also nursed the sick and taught children.

Yet the exploits of these courageous resistance fighters have remained virtually unknown.