Top 5 Wednesday #2 • Family Dynamics

Le thème de cette semaine m’inspire énormément. Le 15 mai a eu lieu la journée mondiale de la famille, d’où ce sujet pour ce mercredi. Il est pris dans un sens très large, car il est autant question des liens du sang que de la famille que l’on se crée. J’ai essayé, dans la mesure du possible, de piocher dans mes récentes lectures. La semaine dernière, sur le thème des « lieux communs », j’écrivais que j’aimais beaucoup les sagas familiales… Cet article est un peu la continuité de ce dernier.

Thème : Family dynamics

Among the leaving and the dead d’Inara Verzemnieks

Inara Verzemnieks was raised by her Latvian grandparents in Washington State, among expatriates who scattered smuggled Latvian sand over coffins, the children singing folk songs about a land none of them had visited. Her grandmother Livija’s stories vividly recreated the home she fled during the Second World War, when she was separated from her sister, Ausma, whom she wouldn’t see again for more than fifty years.

Journeying back to their remote village, Inara comes to know Ausma and her trauma as an exile to Siberia under Stalin, while reconstructing Livija’s survival through her years as a refugee. In uniting their stories, Inara honors both sisters in a haunting and luminous account of loss, survival, resilience, and love.

Cet ouvrage est un plus un essai autour de la famille, l’importance de cette dernière dans la construction d’un individu et de son histoire. L’auteur écrit à propos de sa grand-mère et de la soeur de cette dernière, de sa volonté de comprendre ses racines, leurs histoires. Il est dommage que parfois l’écriture poétique et lyrique de l’auteur prend trop le pas sur le sujet abordé, apportant des longueurs.

L’Assommoir d’Émile Zola

Qu’est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd’hui encore? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d’Or version Second Empire? L’existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s’expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l’intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers « assommoirs » – un accident de travail, l’alcool, les « autres », la faim – ont finalement raison d’elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L’Assommoir, cette « passion de Gervaise », cet étonnant chef-d’oeuvre, avec des yeux neufs.

Comment ne pas parler de dynamiques familiales sans évoquer Zola ? Sa série Les Rougon-Macquart rentre pleinement dans cette catégorique. Elle est en l’exemple même, car Zola étudie à travers une famille les prédispositions à l’alcoolisme, par exemple, ou à la folie… J’en suis au septième tome, L’Assommoir et jusqu’à présent, rares sont les tomes qui m’ont déçue.

After Alice fell de Kim Taylor Blackemore

New Hampshire, 1865. Marion Abbott is summoned to Brawders House asylum to collect the body of her sister, Alice. She’d been found dead after falling four stories from a steep-pitched roof. Officially: an accident. Confidentially: suicide. But Marion believes a third option: murder.

Returning to her family home to stay with her brother and his second wife, the recently widowed Marion is expected to quiet her feelings of guilt and grief—to let go of the dead and embrace the living. But that’s not easy in this house full of haunting memories.

Just when the search for the truth seems hopeless, a stranger approaches Marion with chilling words: I saw her fall.

Now Marion is more determined than ever to find out what happened that night at Brawders, and why. With no one she can trust, Marion may risk her own life to uncover the secrets buried with Alice in the family plot.

Sorti cette année, ce roman serait presque un huis clos au sein d’une famille. En effet, la mort de la plus jeune soeur, Alice, rend les relations tendues entre Marion et son frère et sa belle-soeur. Il n’y a pas que la mort de la plus jeune des soeurs qui empoisonne l’atmosphère, mais bien d’autres sombres secrets. C’est un roman que j’ai beaucoup aimé.

Quand Hitler s’empara du lapin rose de Judith Kerr

Imaginez que le climat se détériore dans votre pays, au point que certains citoyens soient menacés dans leur existence. Imaginez surtout que votre père se trouve être l’un de ces citoyens et qu’il soit obligé d’abandonner tout et de partir sur-le-champ, pour éviter la prison et même la mort. C’est l’histoire d’Anna dans l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler. Elle a neuf ans et ne s’occupe guère que de crayons de couleur, de visites au zoo avec son « oncle » Julius et de glissades dans la neige. Brutalement les choses changent. Son père disparaît sans prévenir. Puis, elle-même et le reste de sa famille s’expatrient pour le rejoindre à l’étranger. Départ de Berlin qui ressemble à une fuite. Alors commence la vie dure – mais non sans surprises – de réfugiés. D’abord la Suisse, près de Zurich. Puis Paris. Enfin Londres. Odyssée pleine de fatigues et d’angoisses mais aussi de pittoresque et d’imprévu – et toujours drôles – d’Anna et de son frère Max affrontant l’inconnu et contraints de vaincre toutes sortes de difficultés – dont la première et non la moindre: celle des langues étrangères! Ce récit autobiographique de Judith Kerr nous enchante par l’humour qui s’en dégage, et nous touche par cette particulière vibration de ton propre aux souvenirs de famille, quand il apparaît que la famille fut une de celles où l’on s’aime…

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ce roman et son adaptation cinématographique sur le blog. [lien] C’est une très belle histoire d’une famille qui reste unie malgré les épreuves et qui fait preuve d’une grande résilience. Il y a un beau message dans ce roman, où la famille, le fait de rester ensemble malgré les difficultés sont les choses les plus importantes.

Guerre & Paix de Léon Tolstoï

1805 à Moscou, en ces temps de paix fragile, les Bolkonsky, les Rostov et les Bézoukhov constituent les personnages principaux d’une chronique familiale. Une fresque sociale où l’aristocratie, de Moscou à Saint-Pétersbourg, entre grandeur et misérabilisme, se prend au jeu de l’ambition sociale, des mesquineries, des premiers émois.

1812, la guerre éclate et peu à peu les personnages imaginaires évoluent au sein même des événements historiques. Le conte social, dépassant les ressorts de l’intrigue psychologique, prend une dimension d’épopée historique et se change en récit d’une époque. La “Guerre” selon Tolstoï, c’est celle menée contre Napoléon par l’armée d’Alexandre, c’est la bataille d’Austerlitz, l’invasion de la Russie, l’incendie de Moscou, puis la retraite des armées napoléoniennes.

Entre les deux romans de sa fresque, le portrait d’une classe sociale et le récit historique, Tolstoï tend une passerelle, livrant une réflexion philosophique sur le décalage de la volonté humaine aliénée à l’inéluctable marche de l’Histoire ou lorsque le destin façonne les hommes malgré eux.

Un autre auteur spécialisé dans les chroniques familiales, Léon Tolstoï. Dans ce récit, il s’intéresse à plusieurs familles de l’aristocratie russe. Il montre les relations au sein d’une même famille et celles qu’elles entretiennent entre elles. C’est une très bonne lecture que je recommande. Mon avis est disponible sur le blog. [lien]

Top 5 Wednesday #1 • Favorite Tropes

J’inaugure un nouveau rendez-vous sur le blog avec le Top 5 Wednesday. Je ne pense pas forcément participer toutes les semaines, mais si le thème me plait et me parle, c’est avec plaisir que j’y réagirai. Les sujets sont annoncés chaque mois sur le groupe Goodreads.

Thème : Favorite Tropes

Avant de me lancer dans cet article, j’ai fait quelques recherches sur ce terme de tropes et sur ce qu’il pouvait signifiait en français. Le meilleur terme que j’ai trouvé est celui de lieux communs. À titre d’exemples, dans les romances, ce seraient les fausses relations amoureuses ou tout ce qui touche à la royauté, les mariages de convenance… Pour le fantastique, ce sont les thématiques d’un•e Élu•e, sauver le monde… Pour mes cinq « lieux communs » préférés, j’ai essayé de tirer un exemple parmi mes plus récentes lectures, ou, du moins, depuis le début d’année.

1. La quête

L’exemple le plus parlant est sans conteste la quête du Graal. Je pense aussi au Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien. C’est un lieu commun que j’apprécie beaucoup. Dans mon esprit, il y a toujours le côté partir à l’aventure, aller vers l’inconnu, sortir de sa zone de confort… Le personnage principal va tirer des connaissances, des expériences de son voyage.

Un des derniers livres que j’ai pu lire et qui représente parfaitement cette idée de quête est le troisième tome de la série La Passe-Miroir, La mémoire de Babel. De manière général, la série raconte la quête d’Ophélie et Thorn pour découvrir l’identité de Dieu et l’arrêter.

Thorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l’arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s’y rendre sous une fausse identité.

2. Une relique ou un artefact puissant•e

S’il est doublé d’une quête, c’est encore mieux ! Je pense que mon amour pour ce genre de lieux communs vient d’Indiana Jones, qui est présenté comme un chasseur de reliques et de trésor (même si, en réalité, il est plus un pilleur de tombes). Certaines d’entre elles ont des propriétés magiques. En littérature, il y a, à nouveau, la quête du Graal, ou les thrillers ésotériques, genres dont je raffole.

Et c’est justement un thriller ésotérique que je vais prendre en exemple avec une des mes toutes dernières lectures. Elle date du début du mois. Il s’agit du troisième tome de la dernière série d’Éric Giacometti et Jacques Ravenne, Soleil noir, La relique du chaos. Les reliques (très particulières pour le coup) ont un caractère mystique et magique.

Juillet 1942. Jamais l’issue du conflit n’a semblé aussi incertaine. Si l’Angleterre a écarté tout risque d’invasion, la Russie de Staline plie sous les coups de boutoir des armées d’Hitler. L’Europe est sur le point de basculer. À travers la quête des Swastikas, la guerre occulte se déchaîne pour tenter de faire pencher la balance. Celui qui s’emparera de l’objet sacré remportera la victoire. Tristan Marcas, agent double au passé obscur, part à la recherche du trésor des Romanov, qui cache, selon le dernier des tsars, l’ultime relique. À Berlin, Moscou et Londres, la course contre la montre est lancée, entraînant dans une spirale vertigineuse Erika, l’archéologue allemande et Laure, la jeune résistante française…

3. Un amour impossible

La faute à Roméo et Juliette de Shakespeare, qui est une de mes pièces préférées au monde. Je prend ce thème ou lieux commun dans un sens très large, car des raisons pour lesquelles un amour peut être impossible sont variées.

Un des derniers livres que j’ai lu et qui peut illustrer ce sujet est Follow me to ground de Sue Rainsford. Il s’agit d’une histoire d’amour entre une sorcière et un mortel qui est vu d’un mauvais oeil par les familles des deux protagonistes.

LIEN VERS L’ARTICLE

Ada and her father, touched by the power to heal illness, live on the edge of a village where they help sick locals—or “Cures”—by cracking open their damaged bodies or temporarily burying them in the reviving, dangerous Ground nearby. Ada, a being both more and less than human, is mostly uninterested in the Cures, until she meets a man named Samson. When they strike up an affair, to the displeasure of her father and Samson’s widowed, pregnant sister, Ada is torn between her old way of life and new possibilities with her lover—and eventually comes to a decision that will forever change Samson, the town, and the Ground itself.

4. Un conflit avec un dieu

C’est un lieu commun qui, pour le coup, brasse très large. Il me rappelle à la fois les récits bibliques, la mythologie grecque… Je pense aussi à des livres fantastiques ou de science-fiction, les réécritures autour des mythes et légendes.

Un livre que j’ai très récemment lu (et apprécié) et dans lequel l’intrigue a pour origine un conflit avec un dieu est Lore d’Alexandra Bracken. Le conflit est entre Zeus et les dieux, les anciens et les nouveaux dieux, les dieux avec les chasseurs… L’auteur s’inspire de la mythologie grecque.

Every seven years, the Agon begins. As punishment for a past rebellion, nine Greek gods are forced to walk the earth as mortals, hunted by the descendants of ancient bloodlines, all eager to kill a god and seize their divine power and immortality. Long ago, Lore Perseous fled that brutal world in the wake of her family’s sadistic murder by a rival line, turning her back on the hunt’s promises of eternal glory. For years she’s pushed away any thought of revenge against the man–now a god–responsible for their deaths.

Yet as the next hunt dawns over New York City, two participants seek out her help: Castor, a childhood friend of Lore believed long dead, and a gravely wounded Athena, among the last of the original gods.

The goddess offers an alliance against their mutual enemy and, at last, a way for Lore to leave the Agon behind forever. But Lore’s decision to bind her fate to Athena’s and rejoin the hunt will come at a deadly cost–and still may not be enough to stop the rise of a new god with the power to bring humanity to its knees.

5. Les sagas familiales

Je lis pas mal de sagas familiales, surtout par des auteurs russes. J’aime suivre le destin d’une famille sur une ou plusieurs générations. J’ai tellement d’exemples qui me viennent à l’esprit comme La saga moscovite de Vassily Axionov, Guerre & Paix de Léon Tolstoï (terminé en début d’année).

Cependant, si je dois prendre un exemple dans mes lectures très récentes, ce sont les Rougon-Macquart de Zola qui arrivent en premier. C’est aussi un des grands exemples de sagas familiales et celle-ci compte près de vingt tomes. Au début du mois, j’ai terminé le septième tome, L’Assommoir qui est un coup de coeur.

Qu’est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd’hui encore ? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d’Or version Second Empire ? L’existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s’expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l’intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers «assommoirs» – un accident de travail, l’alcool, les «autres», la faim – ont finalement raison d’elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L’Assommoir, cette «passion de Gervaise», cet étonnant chef-d’oeuvre, avec des yeux neufs.

Quels sont vos « lieux communs » préférés en littérature ? Quels en sont les meilleurs exemples ?

Andy McDermott • Nina Wilde & Eddie Chase, À la poursuite de l’Atlantide (2007) ; Le tombeau d’Hercule (2008) ; Le secret d’Excalibur (2008)

Une aventure de Wilde et Chase, À la poursuite de l’Atlantide (2007) ; Le tombeau d’Hercule (2008) ; Le secret d’Excalibur (2008) • Andy McDermott • Bragelonne

Après des années de recherches, Nina Wilde, une jeune archéologue new-yorkaise, est parvenue à localiser l’Atlantide.

Malheureusement, elle est désavouée par ses pairs. Alors, quand le célèbre mécène Kristian Frost lui propose de financer son expédition, elle saute sur l’occasion. En compagnie d’Eddie Chase, un ancien agent des services secrets britanniques, et de la sublime Kari, la fille de Frost, elle s’embarque dans une folle aventure archéologique. Mais le sinistre Giovanni Qobras a juré de trouver l’Atlantide avant elle et de s’emparer du secret qu’elle recèle depuis plus de onze mille ans…

De l’Iran au Brésil, des fonds de l’océan aux sommets de l’Himalaya, la quête de l’Atlantide mène à tout. A la mort, à l’amour… aux mystères les mieux protégés !


Adolescente, je lisais beaucoup de ce type de thrillers ésotériques ou romans d’aventures autour d’un grand mythe de l’Humanité. J’y reviens de temps à autre depuis quelques mois. J’avais notamment très envie de me plonger dans cette série d’Andy McDermott, dont les quatre premiers tomes ont été publiés en France, sur une quinzaine en version originale.

Ces trois premiers livres s’intéressent à l’Atlantide, au héros grec Hercule et à la légendaire épée du roi Arthur, Excalibur. Ils sont dans la lignée de ceux que j’ai pu lire et l’auteur utilise les mêmes recettes déjà éprouvées : des secrets archéologiques, suivre des indices pour résoudre un mystère, une écriture très « visuelle » ou cinématographique qui rappelle les films d’action et d’aventure de Nicolas Cage, par exemple. Malheureusement, ce sont des formules redondantes et qui apparaissent clairement d’un tome à l’autre… Surtout quand la lecture de ces derniers est très rapprochée dans le temps. J’en ai quasiment lu un par semaine. J’ai beaucoup moins apprécié ma lecture du troisième tome, notamment pour cette raison. Une fois que le lecteur comprend les ficelles qui reviennent très fréquemment, il anticipe les rebondissements et les révélations. Par exemple, un des ingrédients qui revient inlassablement est qu’un des membres du groupe qui part en expédition est un traître. À chaque fois, la justification de ses actes est la volonté de dominer le monde en annihilant une partie de la population. Peut-être qu’en laissant quelques mois entre chaque tome, j’aurai plus facilement apprécié les deux suivants à leur juste valeur.

À chaque livre, le lecteur retrouve Nina Wilde et Eddie Chase. Wilde est une jeune archéologique qui pense savoir comment retrouver l’Atlantide et Chase est son garde du corps pour cette aventure. J’ai eu beaucoup plus de mal avec ce dernier et ma première impression ne s’est pas améliorée au fil des tomes, loin s’en faut. Sa vulgarité et sa grossièreté sont lassantes, tout comme son sens de l’humour lourd à souhait. Il fait une petite crise existentielle dans le troisième tome qui sonne fausse. Globalement, je n’ai pas eu l’impression qu’il évoluait, ne serait-ce qu’un peu au fil des tomes. Contrairement à Nina Wilde. Si dans le premier tome, elle est souvent montrée comme une demoiselle en détresse, cela change dans les deux suivants où elle apprend à se défendre et elle est moins dépendante de Chase (malheureusement, pas au point de le laisser au bord de la route). Dans leur relation amoureuse, j’ai eu le sentiment que c’est elle qui se remet plus facilement en question pour faire réussir et avancer leur couple. Chase n’est pas un personnage qui évolue rapidement et, qui garde son côté macho, voulant toujours avoir le rôle de protecteur. Dans le troisième tome, celui autour d’Excalibur, il fait une grosse scène de jalousie quand Nina décide de partir sans lui en exploration alors qu’il lui a explicitement interdit, soit disant pour sa protection… Bienvenue au XXIe siècle où une femme peut faire ce qu’elle veut. C’est un aspect qui m’a énormément rebuté.

À la poursuite de l’Atlantide, le tout premier tome de la série, est clairement celui que j’ai le plus apprécié. Sûrement parce qu’il avait encore l’attrait de la nouveauté et que je ne connaissais pas encore toutes les ficelles utilisées par Andy McDermott pour développer et résoudre son intrigue, justifier les actions des méchants… Il reste encore un effet de surprise dans les événements et les trahisons. J’ai également beaucoup aimé la manière dont le mythe de l’Atlantide est exploité. L’auteur propose une vraie chasse au trésor où j’ai avancé pas à pas avec les personnages, en suivant des indices.

Le tombeau d’Hercule m’a quelque peu déçue par son aspect mythologique. Ce n’est pas tant par le choix de l’histoire, adorant la mythologie gréco-romaine depuis toute petite, mais par la façon dont l’auteur semble oublier pendant une bonne partie du roman que ses personnages sont à la recherche du tombeau d’Hercule, alors que dans le premier tome, l’objectif, l’Atlantide, est constamment mentionné. Le lecteur le garde à l’esprit. J’ai souvent perdu de vue cette quête et les explications ne sont pas aussi bien développées que dans le premier livre à mon goût. Je reste sur ma faim concernant cet aspect. Quelques chapitres avant la fin, l’auteur semble se réveiller et se remettre dans les rails. Par ailleurs, la justification du camp des « méchants » (c’est clairement des histoires très manichéennes) ressemble beaucoup trop à celle du premier tome : une élite veut dominer le monde et tuer une partie de la population…

Enfin, je pensais que Le secret d’Excalibur allait remonter un peu le niveau et que j’allais réellement l’apprécier. Le mythe du roi Arthur fait partie également de mes préférés. C’est un des premiers que j’ai lu. Partir à la découverte et à la recherche d’Excalibur était un rêve, un retour en enfance. Mon reproche pour le second tome concernant le manque d’explications autour de la figure d’Hercule ou de son tombeau est totalement oubliée ici. L’objectif n’est jamais perdu de vue, on est retourné dans une quête au trésor, par étape, avec des indices. Ma déception tient plus à l’intrigue. Le schéma est exactement le même que pour les livres précédents en termes de rebondissements et de final qui se voit venir à des kilomètres à la ronde. La cerise sur le gâteau est qu’Eddie Chase est tout bonnement insupportable dans ce tome. J’ai réellement fait une overdose de ce dernier et quand il ne vient pas pour l’exploration d’un site, j’en étais soulagée. Je ne comprends également pas ce que l’auteur a avec les femmes enceintes jusqu’aux yeux, qui viennent en renfort de Chase, avec des sous-entendus graveleux sur sa paternité et le fait qu’il ait une femme dans chaque pays. C’est plus que moyen la première fois, mais au bout de la troisième ou quatrième fois, c’est usant et énervant. Ça n’apporte rien à l’intrigue.

Ces trois premiers tomes m’ont quelque peu vacciné pour lire la suite, même en version originale. Je n’ai pas envie de retrouver le personnage principal masculin, j’ai encore aussi trop en tête les trames de l’intrigue pour pouvoir me plonger dans un. Le quatrième tome vient d’être publié, L’Alliance de la Genèse. Cependant, Andy McDermott ne m’a pas totalement détourné de mon envie de me replonger dans des thrillers ésotériques, ayant les romans de Steve Berry, Jacques Ravenne et Éric Giacometti dans ma liste d’envie.

Judith Kerr • Quand Hitler s’empara du lapin rose (1971)

Quand Hitler s’empara du lapin rose • Judith Kerr • 1971 • Le Livre de Poche • 314 pages

Imaginez que le climat se détériore dans votre pays, au point que certains citoyens soient menacés dans leur existence. Imaginez surtout que votre père se trouve être l’un de ces citoyens et qu’il soit obligé d’abandonner tout et de partir sur-le-champ, pour éviter la prison et même la mort. C’est l’histoire d’Anna dans l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler. Elle a neuf ans et ne s’occupe guère que de crayons de couleur, de visites au zoo avec son « oncle » Julius et de glissades dans la neige. Brutalement les choses changent. Son père disparaît sans prévenir. Puis, elle-même et le reste de sa famille s’expatrient pour le rejoindre à l’étranger. Départ de Berlin qui ressemble à une fuite. Alors commence la vie dure – mais non sans surprises – de réfugiés. D’abord la Suisse, près de Zurich. Puis Paris. Enfin Londres. Odyssée pleine de fatigues et d’angoisses mais aussi de pittoresque et d’imprévu – et toujours drôles – d’Anna et de son frère Max affrontant l’inconnu et contraints de vaincre toutes sortes de difficultés – dont la première et non la moindre: celle des langues étrangères! Ce récit autobiographique de Judith Kerr nous enchante par l’humour qui s’en dégage, et nous touche par cette particulière vibration de ton propre aux souvenirs de famille, quand il apparaît que la famille fut une de celles où l’on s’aime…

J’ai ce roman dans ma liste d’envie depuis quelques années. Il a fallu que son adaptation soit disponible à la demande pour que je me décide enfin à l’acheter et à le lire. J’ai passé un très bon moment avec les deux.

Quand Hitler s’empara du lapin rose est un roman autobiographique. Judith Kerr s’est inspirée de sa propre histoire et celle de sa famille. Son frère et elle deviennent Max et Anna. Elle raconte son exil loin d’Allemagne, après les élections de 1933 qui ont vu l’arrivée des nazis au pouvoir. La famille a été contrainte de fuir, car le père, un intellectuel juif, a souvent pris position contre le national-socialisme. C’est une histoire prenante. Dès les premières pages ou minutes du film, j’ai pris à coeur le destin d’Anna. J’avais tout de même l’espoir que les siens puissent rentrer dans leur pays, même si, en tant qu’adulte et connaissant l’Histoire, je savais que c’était impossible. Finalement, la question a été de savoir où ils allaient définitivement s’installer et se reconstruire.

Il y a beaucoup d’émotions retranscrites et, en tant que lectrice, je suis passée par tellement de sentiments différents, en même temps que la famille Kemper : de la tristesse à la colère, de l’espoir au désespoir le plus total… J’ai été impressionnée par la résilience d’Anna et Max alors qu’ils sont si jeunes, ainsi que de leurs parents. Ils avancent, essaient constamment de se reconstruire. Ils tentent tant bien que mal de s’adapter à chaque fois à un nouveau pays, une nouvelle langue et de découvrir des coutumes différentes. C’est un aspect que j’ai énormément apprécié de ce roman. J’avoue que je n’ai pas pu m’empêcher de penser à mes grands-parents maternels, qui, dans un autre contexte, ont fui la guerre civile espagnole, puis la guerre d’Algérie.

C’est un roman que j’avais tout de même peur de ne pas apprécier à sa juste valeur par son côté très jeunesse. Le public visé est celui qui a l’âge d’Anna, c’est-à-dire une dizaine d’années. Le livre est écrit de son point de vue. Cependant, je l’ai vraiment apprécié par tous les aspects que j’ai évoqués auparavant : un récit d’exil, de résilience, de l’importance de la famille avec toutes les épreuves qu’elle doit traverser. Il y a aussi les différents personnages. La famille est attachante et il y a de très jolis passages. Comme le dit si bien Anna, tant qu’ils sont ensemble, tout va pour le mieux.

En 2019, Quand Hitler s’empara du lapin rose a fait l’objet d’une adaptation par un studio allemand avec Oliver Masucci dans le rôle du père. C’est un acteur que j’apprécie énormément. En France, il est notamment connu pour son rôle d’Ulrich dans la série Dark de Netflix. Je ne connaissais pas les autres acteurs. L’actrice qui joue Anna est très bien, mais elle ne crève pas l’écran non plus. Aucun d’eux d’ailleurs. Ils sont bons dans leurs rôles, mais je n’ai pas vu de performances exceptionnelles.

Cependant, cette adaptation est extrêmement fidèle. Je n’ai relevé que deux différences, sans qu’elles apportent de véritables chamboulements dans l’intrigue. Par exemple, par rapport au livre, il y a un personnage secondaire qui manque à l’appel, mais son absence ne m’a pas dérangé. Elle n’apportait pas grand chose à l’intrigue dans le livre. Le deuxième changement est lorsqu’ils sont à Paris. Ils reçoivent l’aide d’un membre de leur famille dans le livre, une tante si mes souvenirs sont bons, alors que dans le film, il s’agit d’un metteur en scène allemand dont le père d’Anna avait souvent fait la critique. En revanche, j’ai énormément aimé la musique qui accompagne parfaitement les émotions présentes.

Que ce soit pour le livre ou son adaptation cinématographique, je n’ai pas eu de gros coup de coeur. Ça se laisse lire ou regarder, mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable. Ils s’arrêtent tous les deux alors que la famille arrive à Londres. Le livre a en effet un deuxième tome, Ici Londres. S’il croise ma route un jour, je le lirai avec plaisir, mais ce n’est pas ma priorité.

Sorties VO • Avril 2021

Le mois d’avril est rempli de nouvelles parutions plus prometteuses les unes que les autres avec des réécritures de la mythologie grecque, la publication d’un nouveau roman pour une auteur que j’adore, Christina Henry, des ouvrages autour de la Seconde Guerre mondiale qui ont l’air passionnant (dont une réécriture d’Hamlet qui est une de mes pièces de théâtre préférée)… Laquelle de ces nouvelles sorties VO vous fait le plus envie ?

Eva & Eve: A Search for My Mother’s Lost Childhood and What a War Left Behind • Julie MetzAtria Books • 6 avril • 320 pages

To Julie Metz, her mother, Eve, was the quintessential New Yorker. Eve rarely spoke about her childhood and it was difficult to imagine her living anywhere else except Manhattan, where she could be found attending Carnegie Hall and the Metropolitan Opera or inspecting a round of French triple crème at Zabar’s. 

In truth, Eve had endured a harrowing childhood in Nazi-occupied Vienna. After her mother passed, Julie discovered a keepsake book filled with farewell notes from friends and relatives addressed to a ten-year-old girl named Eva. This long-hidden memento was the first clue to the secret pain that Julie’s mother had carried as a refugee and immigrant, shining a light on a family that had to persevere at every turn to escape the antisemitism and xenophobia that threatened their survival. 

Interweaving personal memoir and family history, Eva and Evevividly traces one woman’s search for her mother’s lost childhood while revealing the resilience of our forebears and the sacrifices that ordinary people are called to make during history’s darkest hours.

Ariadne • Jennifer Saint • Wildfire • 29 avril • 400 pages

As Princesses of Crete and daughters of the fearsome King Minos, Ariadne and her sister Phaedra grow up hearing the hoofbeats and bellows of the Minotaur echo from the Labyrinth beneath the palace. The Minotaur – Minos’s greatest shame and Ariadne’s brother – demands blood every year.

When Theseus, Prince of Athens, arrives in Crete as a sacrifice to the beast, Ariadne falls in love with him. But helping Theseus kill the monster means betraying her family and country, and Ariadne knows only too well that in a world ruled by mercurial gods – drawing their attention can cost you everything.

In a world where women are nothing more than the pawns of powerful men, will Ariadne’s decision to betray Crete for Theseus ensure her happy ending? Or will she find herself sacrificed for her lover’s ambition?

Near the bones • Christina Henry • Berkley Books • 13 avril • 331 pages

Mattie can’t remember a time before she and William lived alone on a mountain together. She must never make him upset. But when Mattie discovers the mutilated body of a fox in the woods, she realizes that they’re not alone after all.

There’s something in the woods that wasn’t there before, something that makes strange cries in the night, something with sharp teeth and claws.

When three strangers appear on the mountaintop looking for the creature in the woods, Mattie knows their presence will anger William. Terrible things happen when William is angry.

Sistersong • Lucy Holland • MacMillan • 15 avril • 400 pages

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Ophelia • Norman Bacal • Barlow Books • 15 avril • 312 pages

To be or not to be, that is the question Ophelia faces in this Hamlet modernization.

The story opens in Nazi-occupied Denmark: a fisherman and his son risk their lives on dark, stormy seas to transport the family of a Jewish merchant to safety. When the fisherman refuses any reward, the merchant makes a vow that will transcend generations.

Sixty years later the fisherman’s son, Geri Neilson has built an international pharmaceutical company. When Geri dies in mysterious circumstances, his son Tal is convinced that Geri’s business partner, Red King, orchestrated murder as part of a scheme to take control of the company. Geri’s voice in Tal’s head, urges him to fight for the legacy and seek vengeance.

Enter Ophelia, the granddaughter of the merchant Geri and his father saved. She is sworn to protect Tal without his knowledge, in accordance with the vow that has become a secret family obsession.

And she’s been trained to risk her life to do it.

The battles between good and evil, addiction and independence, ambition and love, play out in an international epic. Twists and turns abound in this study of obsession, secrecy, romance, and duty to family.

The Venice sketchbook • Rhys Bowen • Lake Union Publishing • 13 avril • 412 pages

Caroline Grant is struggling to accept the end of her marriage when she receives an unexpected bequest. Her beloved great-aunt Lettie leaves her a sketchbook, three keys, and a final whisper…Venice. Caroline’s quest: to scatter Juliet “Lettie” Browning’s ashes in the city she loved and to unlock the mysteries stored away for more than sixty years.

It’s 1938 when art teacher Juliet Browning arrives in romantic Venice. For her students, it’s a wealth of history, art, and beauty. For Juliet, it’s poignant memories and a chance to reconnect with Leonardo Da Rossi, the man she loves whose future is already determined by his noble family. However star-crossed, nothing can come between them. Until the threat of war closes in on Venice and they’re forced to fight, survive, and protect a secret that will bind them forever.

Key by key, Lettie’s life of impossible love, loss, and courage unfolds. It’s one that Caroline can now make right again as her own journey of self-discovery begins.

Courage, my love ! • Kristin Beck • Berkley Books • 13 avril • 336 pages

Rome, 1943

Lucia Colombo has had her doubts about fascism for years, but as a single mother in an increasingly unstable country, politics are for other people–she needs to focus on keeping herself and her son alive. Then the Italian government falls and the German occupation begins, and suddenly, Lucia finds that complacency is no longer an option. 

Francesca Gallo has always been aware of injustice and suffering. A polio survivor who lost her father when he was arrested for his anti-fascist politics, she came to Rome with her fiancé to start a new life. But when the Germans invade and her fiancé is taken by the Nazis, Francesca decides she has only one option: to fight back.

As Lucia and Francesca are pulled deeper into the struggle against the Nazi occupation, both women learn to resist alongside the partisans to drive the Germans from Rome. But as winter sets in, the occupation tightens its grip on the city, and the resistance is in constant danger. 

The Passenger • Ulrich Alexander Boschwitz • Metropolitan Books • 13 avril (réédition d’un livre de 1939) • 288 pages

Berlin, November 1938. Jewish shops have been ransacked and looted, synagogues destroyed. As storm troopers pound on his door, Otto Silbermann, a respected businessman who fought for Germany in the Great War, is forced to sneak out the back of his own home. Turned away from establishments he had long patronized, and fearful of being exposed as a Jew despite his Aryan looks, he boards a train.

And then another. And another . . . until his flight becomes a frantic odyssey across Germany, as he searches first for information, then for help, and finally for escape. His travels bring him face-to-face with waiters and conductors, officials and fellow outcasts, seductive women and vicious thieves, a few of whom disapprove of the regime while the rest embrace it wholeheartedly.

Clinging to his existence as it was just days before, Silbermann refuses to believe what is happening even as he is beset by opportunists, betrayed by associates, and bereft of family, friends, and fortune. As his world collapses around him, he is forced to concede that his nightmare is all too real.

The Mary Shelley Club • Goldy Moldavsky • Henry Holt & Company • 13 avril • 480 pages

New girl Rachel Chavez is eager to make a fresh start at Manchester Prep. But as one of the few scholarship kids, Rachel struggles to fit in, and when she gets caught up in a prank gone awry, she ends up with more enemies than friends.

To her surprise, however, the prank attracts the attention of the Mary Shelley Club, a secret club of students with one objective: come up with the scariest prank to orchestrate real fear. But as the pranks escalate, the competition turns cutthroat and takes on a life of its own.

When the tables are turned and someone targets the club itself, Rachel must track down the real-life monster in their midst . . . even if it means finally confronting the dark secrets from her past.

The last night in London • Karen White • Berkley Books • 20 avril • 480 pages

London, 1939. Beautiful and ambitious Eva Harlow and her American best friend, Precious Dubose, are trying to make their way as fashion models. When Eva falls in love with Graham St. John, an aristocrat and Royal Air Force pilot, she can’t believe her luck – she’s getting everything she ever wanted. Then the Blitz devastates her world, and Eva finds herself slipping into a web of intrigue, spies and secrets. As Eva struggles to protect everything she holds dear, all it takes is one unwary moment to change their lives forever.

London, 2019. American journalist Maddie Warner travels to London to interview Precious about her life in pre-WWII London. Maddie, healing from past trauma and careful to close herself off to others, finds herself drawn to both Precious and to Colin, Precious’ enigmatic surrogate nephew. As Maddie gets closer to her, she begins to unravel Precious’ haunting past – and the secrets she swore she’d never reveal…

Lost in Paris • Elizabeth Thompson • Gallery Books • 13 avril • 352 pages

Hannah Bond has always been a bookworm, which is why she fled Florida—and her unstable, alcoholic mother—for a quiet life leading Jane Austen-themed tours through the British countryside. But on New Year’s Eve, everything comes crashing down when she arrives back at her London flat to find her mother, Marla, waiting for her.

Marla’s brought two things with her: a black eye from her ex-boyfriend and an envelope. Its contents? The deed to an apartment in Paris, an old key, and newspaper clippings about the death of a famous writer named Andres Armand. Hannah, wary of her mother’s motives, reluctantly agrees to accompany her to Paris, where against all odds, they discover great-grandma Ivy’s apartment frozen in 1940 and covered in dust.

Inside the apartment, Hannah and Marla discover mysterious clues about Ivy’s life—including a diary detailing evenings of drinking and dancing with Hemingway, the Fitzgeralds, and other iconic expats. Outside, they retrace her steps through the city in an attempt to understand why she went to such great lengths to hide her Paris identity from future generations.

The Divide, The last watch • J.S. Dewes • Tor Books • 20 avril • 480 pages

The Divide.

It’s the edge of the universe.

Now it’s collapsing—and taking everyone and everything with it.

The only ones who can stop it are the Sentinels—the recruits, exiles, and court-martialed dregs of the military.

At the Divide, Adequin Rake, commanding the Argus, has no resources, no comms—nothing, except for the soldiers that no one wanted.

They’re humanity’s only chance.

Churchill’s secret messenger • Alan Hlad • John Scognamiglio Book • 27 avril • 304 pages

London, 1941: In a cramped bunker in Winston Churchill’s Cabinet War Rooms, underneath Westminster’s Treasury building, civilian women huddle at desks, typing up confidential documents and reports. Since her parents were killed in a bombing raid, Rose Teasdale has spent more hours than usual in Room 60, working double shifts, growing accustomed to the burnt scent of the Prime Minister’s cigars permeating the stale air. Winning the war is the only thing that matters, and she will gladly do her part. And when Rose’s fluency in French comes to the attention of Churchill himself, it brings a rare yet dangerous opportunity.

Rose is recruited for the Special Operations Executive, a secret British organization that conducts espionage in Nazi-occupied Europe. After weeks of grueling training, Rose parachutes into France with a new codename: Dragonfly. Posing as a cosmetics saleswoman in Paris, she ferries messages to and from the Resistance, knowing that the slightest misstep means capture or death.

Soon Rose is assigned to a new mission with Lazare Aron, a French Resistance fighter who has watched his beloved Paris become a shell of itself, with desolate streets and buildings draped in Swastikas. Since his parents were sent to a German work camp, Lazare has dedicated himself to the cause with the same fervor as Rose. Yet Rose’s very loyalty brings risks as she undertakes a high-stakes prison raid, and discovers how much she may have to sacrifice to justify Churchill’s faith in her…

The End of Men • Christina Sweeney-Baird • Double Day Canada • 27 avril • 416 pages

The year is 2025, and a mysterious virus has broken out in Scotland–a lethal illness that seems to affect only men. When Dr. Amanda MacLean reports this phenomenon, she is dismissed as hysterical. By the time her warning is heeded, it is too late. The virus becomes a global pandemic–and a political one. The victims are all men. The world becomes alien–a women’s world.

What follows is the immersive account of the women who have been left to deal with the virus’s consequences, told through first-person narratives. Dr. MacLean; Catherine, a social historian determined to document the human stories behind the male plague; intelligence analyst Dawn, tasked with helping the government forge a new society; and Elizabeth, one of many scientists desperately working to develop a vaccine. Through these women and others, we see the uncountable ways the absence of men has changed society, from the personal–the loss of husbands and sons–to the political–the changes in the workforce, fertility and the meaning of family.

The last bookshop in London • Madeline Martin • Hanover Square Press • 6 avril • 320 pages

August 1939: London prepares for war as Hitler’s forces sweep across Europe. Grace Bennett has always dreamed of moving to the city, but the bunkers and blackout curtains that she finds on her arrival were not what she expected. And she certainly never imagined she’d wind up working at Primrose Hill, a dusty old bookshop nestled in the heart of London.

Through blackouts and air raids as the Blitz intensifies, Grace discovers the power of storytelling to unite her community in ways she never dreamed—a force that triumphs over even the darkest nights of the war.

The Dictionary of lost words • Pip Williams • Ballantine Books • 6 avril • 400 pages

Esme is born into a world of words. Motherless and irrepressibly curious, she spends her childhood in the « Scriptorium, » a garden shed in Oxford where her father and a team of dedicated lexicographers are collecting words for the very first Oxford English Dictionary. Young Esme’s place is beneath the sorting table, unseen and unheard. One day a slip of paper containing the word « bondmaid » flutters to the floor. She rescues the slip, and when she learns that the word means slave-girl, she withholds it from the OED and begins to collect words that show women in a more positive light.

As she grows up, Esme realizes that words and meanings relating to women’s and common folks’ experiences often go unrecorded. And so she begins in earnest to search out words for her own dictionary: The Dictionary of Lost Words. To do so she must leave the sheltered world of the university and venture out to meet the people whose words will fill those pages.

The Light of Days: The Untold Story of Women Resistance Fighters in Hitler’s Ghettos • Judy Batalion • William Morrow • 6 avril • 560 pages

Witnesses to the brutal murder of their families and neighbors and the violent destruction of their communities, a cadre of Jewish women in Poland—some still in their teens—helped transform the Jewish youth groups into resistance cells to fight the Nazis. With courage, guile, and nerves of steel, these “ghetto girls” paid off Gestapo guards, hid revolvers in loaves of bread and jars of marmalade, and helped build systems of underground bunkers. They flirted with German soldiers, bribed them with wine, whiskey, and home cooking, used their Aryan looks to seduce them, and shot and killed them. They bombed German train lines and blew up a town’s water supply. They also nursed the sick and taught children.

Yet the exploits of these courageous resistance fighters have remained virtually unknown.

Elizabeth MacNeal • The Doll Factory (2019)

The Doll Factory • Elizabeth MacNeal • 2019 • Picador • 336 pages

London. 1850. The Great Exhibition is being erected in Hyde Park and among the crowd watching the spectacle two people meet. For Iris, an aspiring artist, it is the encounter of a moment – forgotten seconds later, but for Silas, a collector entranced by the strange and beautiful, that meeting marks a new beginning. 

When Iris is asked to model for pre-Raphaelite artist Louis Frost, she agrees on the condition that he will also teach her to paint. Suddenly her world begins to expand, to become a place of art and love.

But Silas has only thought of one thing since their meeting, and his obsession is darkening…

The Doll Factory est le premier roman de l’écrivaine écossaise, Elizabeth MacNeal dont l’inspiration lui vient d’un essai qu’elle a écrit durant ses études. Ce dernier portait sur la littérature anglaise des années 1850. Sur son site officiel, elle parle aussi de sa fascination pour Lizzie Suddal, muse et compagne de Dante Gabriel Rossetti, pour le Londres de cette époque, bouillonnante d’inspirations et d’ambitions que cristallise l’organisation de la toute première Exposition universelle de 1851. À cette occasion, le Crystal Palace sera construit.

Ce sont autant d’aspects historiques qui se retrouvent dans ce roman, pour mon plus grand bonheur. L’auteur évoque la construction du Crystal Palace, une des premières architectures de verre et d’acier et qui s’inspire des serres. En effet, Joseph Praxton (1803-1865), son concepteur, était avant tout un jardinier. Le roman fourmille de petites anecdotes historiques qui étoffent l’intrigue, la rendent vraisemblable, mais surtout elles donnent au lecteur l’impression de marcher au côté d’Iris dans le Londres de 1850. Une petite anecdote que j’ai adoré retrouver est celle autour des wombats, animaux que les Préraphaélites appréciaient énormément. La rumeur voulait que le wombat de Rossetti soit mort après avoir mangé une boîte de cigares… Rumeur fausse, bien entendu.

Il y a d’autres aspects historiques dans ce roman qui m’ont énormément plu et qui ne tiennent pas seulement à l’Exposition universelle. Il y a surtout la présence centrale des Préraphaélites, mouvement artistique anglais que j’adore et qui est largement abordé dans ce livre (de la place des artistes dans la société par rapport à l’Académie, le rôle important des critiques au XIX siècle qui se développent énormément, le rôle des muses, leurs méthodes de travail…). Il y a également tout un développement sur les conditions de vie et de travail des pauvres, notamment à travers le personnage tellement attachant d’Albie. Les femmes tiennent également un grand rôle dans cette intrigue. Elizabeth MacNeal montre bien la manière dont la femme était perçue à cette époque, la condition qui lui était assignée : épouse et mère ; travailleuse ou prostituée. La volonté de reconnaissance et d’ascension sociale est amplement évoquée avec Silas, un personnage qui fait froid dans le dos.

Cette impression est renforcée par, à la fois, son métier et sa psychologie. Elizabeth MacNeal a fait un excellent travail sur la description des différents personnages, mais pour Silas, je trouve qu’elle a mis un cran au-dessus. Dès sa première apparition, le lecteur sent qu’il y a quelque chose de malsain chez lui. Sa passion pour tout ce qui est morbide, les curiosités, la taxidermie ne joue pas en sa faveur. Je l’ai détesté et, tout au long du roman, j’ai espéré qu’il n’arrive jamais à ses fins, surtout après la révélation de certains secrets le concernant.

C’est à travers ce dernier que la tension psychologique du roman se crée. En le commençant, je ne m’attendais pas à ce qu’il prenne une telle direction. Mais, progressivement, d’un roman historique, The Doll Factory devient un thriller psychologique. Pour un premier roman, Elizabeth MacNeal m’a étonnée par sa maîtrise de la tension, du drame. J’ai retenu mon souffle tout au long des pages, tout en ayant beaucoup d’espoir, de la peur et de la colère. J’ai été prise dans cette intrigue rapidement, prenant à coeur le destin d’Iris.

J’ai beaucoup aimé cette jeune femme courageuse et brillante, elle ose sortir des conventions en suivant ses rêves de devenir une artiste. On peut réellement voir la fascination qu’a exercée Lizzie Suddal sur l’auteur à travers Iris. Elles partagent un certain nombre de points communs. Elles ont toutes les deux étaient découvertes alors qu’elles travaillaient dans des boutiques. Elles sont toutes les deux rousses, une couleur de cheveux qui obsédait les artistes préraphaélites. Elles sont toutes les deux muses et artistes. Cela peut donner quelques pistes de réflexion sur le destin d’Iris, même si je ne l’espère pas pour elle. Lizzie Suddal apparaît d’ailleurs dans le roman, aux côtés de Rossetti et Millais.

The Doll Factory a presque été un coup de coeur. Il y a quelques petits coups de mou parfois, entre l’introduction des personnages, puis quand l’aspect thriller psychologique commence réellement. Cependant, c’est vraiment un excellent roman, avec une écriture de qualité. Je serai curieuse de lire d’autres ouvrages de l’auteur et je recommande ce premier roman étonnant. Tout au long de ma lecture, je me suis dit que c’est le genre d’histoire que j’aimerais beaucoup voir adapter au cinéma ou en série.

Sorties VO • Mars 2021

The Ladies of the Secret Circus • Constance Sayers • RedHooks • 23 mars • 469 pages

Paris, 1925: To enter the Secret Circus is to enter a world of wonder-a world where women tame magnificent beasts, carousels take you back in time, and trapeze artists float across the sky. But each daring feat has a cost. Bound to her family’s strange and magical circus, it’s the only world Cecile Cabot knows-until she meets a charismatic young painter and embarks on a passionate love affair that could cost her everything.

Virginia, 2005: Lara Barnes is on top of the world-until her fiancé disappears on their wedding day. Desperate, her search for answers unexpectedly leads to her great-grandmother’s journals and sweeps her into the story of a dark circus and a generational curse that has been claiming payment from the women in her family for generations.

In the Quick • Kate Hope Day • Random House • 2 mars • 272 pages

June is a brilliant but difficult girl with a gift for mechanical invention, who leaves home to begin a grueling astronaut training program. Six years later, she has gained a coveted post as an engineer on a space station, but is haunted by the mystery of Inquiry, a revolutionary spacecraft powered by her beloved late uncle’s fuel cells. The spacecraft went missing when June was twelve years old, and while the rest of the world has forgotten them, June alone has evidence that makes her believe the crew is still alive.

She seeks out James, her uncle’s former protégée, also brilliant, also difficult, who has been trying to discover why Inquiry’s fuel cells failed. James and June forge an intense intellectual bond that becomes an electric attraction. But the love that develops between them as they work to solve the fuel cell’s fatal flaw threatens to destroy everything they’ve worked so hard to create–and any chance of bringing the Inquiry crew home alive.

Under the light of the Italian Moon • Jennifer Anton • Amsterdam Publishers • 8 mars • 396 pages

Fonzaso Italy, between two wars

Nina Argenta doesn’t want the traditional life of a rural Italian woman. The daughter of a strong-willed midwife, she is determined to define her own destiny. But when her brother emigrates to America, she promises her mother to never leave.

When childhood friend Pietro Pante briefly returns to their mountain town, passion between them ignites while Mussolini forces political tensions to rise. Just as their romance deepens, Pietro must leave again for work in the coal mines of America. Nina is torn between joining him and her commitment to Italy and her mother.

As Mussolini’s fascists throw the country into chaos and Hitler’s Nazis terrorise their town, each day becomes a struggle to survive greater atrocities. A future with Pietro seems impossible when they lose contact and Nina’s dreams of a life together are threatened by Nazi occupation and an enemy she must face alone…

The phone booth at the edge of the world • Laura Imai Messina • The Overlook Press • 9 mars 416 pages

When Yui loses both her mother and her daughter in the tsunami, she begins to mark the passage of time from that date onward: Everything is relative to March 11, 2011, the day the tsunami tore Japan apart, and when grief took hold of her life. Yui struggles to continue on, alone with her pain.

Then, one day she hears about a man who has an old disused telephone booth in his garden. There, those who have lost loved ones find the strength to speak to them and begin to come to terms with their grief. As news of the phone booth spreads, people travel to it from miles around.

Soon Yui makes her own pilgrimage to the phone booth, too. But once there she cannot bring herself to speak into the receiver. Instead she finds Takeshi, a bereaved husband whose own daughter has stopped talking in the wake of her mother’s death. Simultaneously heartbreaking and heartwarming, The Phone Booth at the Edge of the World is the signpost pointing to the healing that can come after.

The Girl in the painting • Tea Cooper • Thomas Nelson • 9 mars • 384 pages

Australia, 1906 

Orphan Jane Piper is nine years old when philanthropist siblings Michael and Elizabeth Quinn take her into their home to further her schooling. The Quinns are no strangers to hardship— having arrived in Australia as penniless immigrants, they now care for others as lost as they once were.

Despite Jane’s mysterious past, her remarkable aptitude for mathematics takes her far over the next seven years, and her relationship with Elizabeth and Michael flourishes as she plays an increasingly prominent part in their business.

But when Elizabeth reacts in terror to an exhibition at the local gallery, Jane realizes no one knows Elizabeth after all—not even Elizabeth herself. As the past and the present converge and Elizabeth’s grasp on reality loosens, Jane sets out to unravel Elizabeth’s story before it is too late.

From the gritty reality of the Australian goldfields to the grand institutions of Sydney, this compelling novel takes us on a mystery across continents and decades as both women finally discover a place to call home.

The Vietri Project • Nicola DeRobertis-Theye • Harper • 23 mars • 240 pages

Working at a bookstore in Berkeley in the years after college, Gabriele becomes intrigued by the orders of signor Vietri, a customer from Rome whose numerous purchases grow increasingly mystical and esoteric. Restless and uncertain of her future, Gabriele quits her job and, landing in Rome, decides to look up Vietri. Unable to locate him, she begins a quest to unearth the well-concealed facts of his life.

Following a trail of obituaries and military records, a memoir of life in a village forgotten by modernity, and the court records of a communist murder trial, Gabriele meets an eclectic assortment of the city’s inhabitants, from the widow of an Italian prisoner of war to members of a generation set adrift by the financial crisis. Each encounter draws her unexpectedly closer to her own painful past and complicated family history—an Italian mother diagnosed with schizophrenia and institutionalized during her childhood, and an extended family in Rome still recovering from the losses and betrayals in their past. Through these voices and histories, Gabriele will discover what it means to be a person in the world; a member of a family and a citizen of a country—and how reconciling these stories may be the key to understanding her own. 

Murder & Magic, The Conductors • Nicole Glover • Del Rey • 4 mars • 432 pages

As an escaped slave, Hetty Rhodes helped dozens of people find their own freedom north using her wits and her magic. Now that the Civil War is over, Hetty and her husband, Benjy, still fight for their people by solving the murders and mysteries that the white authorities won’t touch. 

When they discover one of their friends brutally murdered in an alley, Hetty and Benjy mourn his loss by setting off to find answers. But the mystery of his death soon brings up more questions, more secrets, more hurt. To solve his death, they will have to not only face the ugly truths about the world but the ones about each other. 

After Alice fell • Kim Taylor Blakemore • Lake Union Publishing • 1 mars • 288 pages

New Hampshire, 1865. Marion Abbott is summoned to Brawders House asylum to collect the body of her sister, Alice. She’d been found dead after falling four stories from a steep-pitched roof. Officially: an accident. Confidentially: suicide. But Marion believes a third option: murder.

Returning to her family home to stay with her brother and his second wife, the recently widowed Marion is expected to quiet her feelings of guilt and grief—to let go of the dead and embrace the living. But that’s not easy in this house full of haunting memories. Just when the search for the truth seems hopeless, a stranger approaches Marion with chilling words: I saw her fall.

Now Marion is more determined than ever to find out what happened that night at Brawders, and why. With no one she can trust, Marion may risk her own life to uncover the secrets buried with Alice in the family plot. 

The Women of Chateau Lafayette • Stephanie Dray • Berkley • 30 Mars • 576 pages

A founding mother…
1774. Gently-bred noblewoman Adrienne Lafayette becomes her husband’s political partner in the fight for American independence. But when their idealism sparks revolution in France and the guillotine threatens everything she holds dear, Adrienne must choose to renounce the complicated man she loves, or risk her life for a legacy that will inspire generations to come.

A daring visionary…
1914. Glittering New York socialite Beatrice Astor Chanler is a force of nature, daunted by nothing–not her humble beginnings, her crumbling marriage, or the outbreak of war. But after witnessing the devastation in France and delivering war-relief over dangerous seas, Beatrice takes on the challenge of a lifetime: convincing America to fight for what’s right.

A reluctant resistor…
1940. French school-teacher and aspiring artist Marthe Simone has an orphan’s self-reliance and wants nothing to do with war. But as the realities of Nazi occupation transform her life in the isolated castle where she came of age, she makes a discovery that calls into question who she is, and more importantly, who she is willing to become. 

Red Island House • Andrea Lee • Scribner • 23 mars • 288 pages

Shay is surprised when her husband Senna declares his intention to build her a spectacular dream house on an idyllic beach in the tropical island nation of Madagascar.

But the Red Island House casts a spell from the moment she sees it, and before she knows it Shay has become the somewhat reluctant mistress of a sprawling household, caught between her privileged American upbringing and education, and her connection to the continent of her ancestors.

At first, she’s content to be an observer of the passionate affairs and fierce ambitions and rivalries around her. But as she and her husband raise children and establish their own rituals on the island, Shay finds herself drawn ever deeper into an extraordinary place with its own laws and logic, a provocative paradise full of magic and myth whose fraught colonial legacy continues to reverberate. Soon the collision of cultures comes right to Shay’s door, forcing her to make a life-altering decision.

Vera • Carol Edgarian • Scribner • 2 mars • 336 pages

Meet Vera Johnson, the uncommonly resourceful fifteen-year-old illegitimate daughter of Rose, notorious proprietor of San Francisco’s most legendary bordello and ally to the city’s corrupt politicians. Vera has grown up straddling two worlds—the madam’s alluring sphere, replete with tickets to the opera, surly henchmen, and scant morality, and the violent, debt ridden domestic life of the family paid to raise her.

On the morning of the great quake, Vera’s worlds collide. As the shattered city burns and looters vie with the injured, orphaned, and starving, Vera and her guileless sister, Pie, are cast adrift. Vera disregards societal norms and prejudices and begins to imagine a new kind of life. She collaborates with Tan, her former rival, and forges an unlikely family of survivors. Together they navigate their way beyond disaster.

The Vines • Shelley Nolden • Freiling Publishing • 23 mars • 391 pages

In the shadows of New York City lies forbidden North Brother Island, where the remains of a shuttered hospital hide the haunting memories of century-old quarantines and human experiments. The ruins conceal the scarred and beautiful Cora, imprisoned by contagions and the doctors who torment her. When Finn, a young urban explorer, arrives on the island and glimpses an enigmatic beauty through the foliage, intrigue turns to obsession as he seeks to uncover her past—and his own family’s dark secrets. By unraveling these mysteries, will he be able to save Cora? Will Cora meet the same tragic ending as the thousands who’ve already perished on the island?

The lost village • Camilla Sten • Minotaur Books • 23 mars • 352 pages

Documentary filmmaker Alice Lindstedt has been obsessed with the vanishing residents of the old mining town, dubbed “The Lost Village,” since she was a little girl. In 1959, her grandmother’s entire family disappeared in this mysterious tragedy, and ever since, the unanswered questions surrounding the only two people who were left—a woman stoned to death in the town center and an abandoned newborn—have plagued her. She’s gathered a small crew of friends in the remote village to make a film about what really happened.

But there will be no turning back.

Not long after they’ve set up camp, mysterious things begin to happen. Equipment is destroyed. People go missing. As doubt breeds fear and their very minds begin to crack, one thing becomes startlingly clear to Alice:

They are not alone. They’re looking for the truth… But what if it finds them first?

The Rose Code • Kate Quinn • William Morrow • 9 mars • 656 pages

1940. As England prepares to fight the Nazis, three very different women answer the call to mysterious country estate Bletchley Park, where the best minds in Britain train to break German military codes. Vivacious debutante Osla is the girl who has everything—beauty, wealth, and the dashing Prince Philip of Greece sending her roses—but she burns to prove herself as more than a society girl, and puts her fluent German to use as a translator of decoded enemy secrets. Imperious self-made Mab, product of east-end London poverty, works the legendary codebreaking machines as she conceals old wounds and looks for a socially advantageous husband. Both Osla and Mab are quick to see the potential in local village spinster Beth, whose shyness conceals a brilliant facility with puzzles, and soon Beth spreads her wings as one of the Park’s few female cryptanalysts. But war, loss, and the impossible pressure of secrecy will tear the three apart. 

1947. As the royal wedding of Princess Elizabeth and Prince Philip whips post-war Britain into a fever, three friends-turned-enemies are reunited by a mysterious encrypted letter–the key to which lies buried in the long-ago betrayal that destroyed their friendship and left one of them confined to an asylum. A mysterious traitor has emerged from the shadows of their Bletchley Park past, and now Osla, Mab, and Beth must resurrect their old alliance and crack one last code together. But each petal they remove from the rose code brings danger–and their true enemy–closer…

The lost apothecary • Sarah Penner • Park Row • 2 mars • 320 pages

Rule #1: The poison must never be used to harm another woman.

Rule #2: The names of the murderer and her victim must be recorded in the apothecary’s register.

One cold February evening in 1791, at the back of a dark London alley in a hidden apothecary shop, Nella awaits her newest customer. Once a respected healer, Nella now uses her knowledge for a darker purpose—selling well-disguised poisons to desperate women who would kill to be free of the men in their lives. But when her new patron turns out to be a precocious twelve-year-old named Eliza Fanning, an unexpected friendship sets in motion a string of events that jeopardizes Nella’s world and threatens to expose the many women whose names are written in her register.

In present-day London, aspiring historian Caroline Parcewell spends her tenth wedding anniversary alone, reeling from the discovery of her husband’s infidelity. When she finds an old apothecary vial near the river Thames, she can’t resist investigating, only to realize she’s found a link to the unsolved “apothecary murders” that haunted London over two centuries ago. As she deepens her search, Caroline’s life collides with Nella’s and Eliza’s in a stunning twist of fate—and not everyone will survive.

Sorties VO • Décembre 2020

The Last Resort Susi Holliday • 1 décembre • Thomas & Mercer • 300 pages

When Amelia is invited to an all-expenses-paid retreat on a private island, the mysterious offer is too good to refuse. Along with six other strangers, she’s told they’re here to test a brand-new product for Timeo Technologies. But the guests’ excitement soon turns to terror when the real reason for their summons becomes clear.

Each guest has a guilty secret. And when they’re all forced to wear a memory-tracking device that reveals their dark and shameful deeds to their fellow guests, there’s no hiding from the past. This is no luxury retreat—it’s a trap they can’t get out of.

As the clock counts down to the lavish end-of-day party they’ve been promised, injuries and in-fighting split the group. But with no escape from the island—or the other guests’ most shocking secrets—Amelia begins to suspect that her only hope for survival is to be the last one standing. Can she confront her own dark past to uncover the truth—before it’s too late to get out?

Marion Lane and the Midnight Murder • T.A. Willberg • 29 décembre • Park Row • 336 pages

Marion Lane and the Midnight Murder plunges readers into the heart of London, to the secret tunnels that exist far beneath the city streets. There, a mysterious group of detectives recruited for Miss Brickett’s Investigations & Inquiries use their cunning and gadgets to solve crimes that have stumped Scotland Yard.

Late one night in April 1958, a filing assistant for Miss Brickett’s named Michelle White receives a letter warning her that a heinous act is about to occur. She goes to investigate but finds the room empty. At the stroke of midnight, she is murdered by a killer she can’t see—her death the only sign she wasn’t alone. It becomes chillingly clear that the person responsible must also work for Miss Brickett’s, making everyone a suspect.

Almost unwillingly, Marion Lane, a first-year Inquirer-in-training, finds herself being drawn ever deeper into the investigation. When her friend and mentor is framed for the crime, to clear his name she must sort through the hidden alliances at Miss Brickett’s and secrets dating back to WWII. Masterful, clever and deliciously suspenseful, Marion Lane and the Midnight Murder is a fresh take on the Agatha Christie—style locked-room mystery with an exciting new heroine detective at the helm. 

The Cousins • Karen McManus • 1 décembre • Delacorte Press • 336 pages

Milly, Aubrey, and Jonah Story are cousins, but they barely know each another, and they’ve never even met their grandmother. Rich and reclusive, she disinherited their parents before they were born. So when they each receive a letter inviting them to work at her island resort for the summer, they’re surprised . . . and curious.

Their parents are all clear on one point–not going is not an option. This could be the opportunity to get back into Grandmother’s good graces. But when the cousins arrive on the island, it’s immediately clear that she has different plans for them. And the longer they stay, the more they realize how mysterious–and dark–their family’s past is.

The entire Story family has secrets. Whatever pulled them apart years ago isn’t over–and this summer, the cousins will learn everything.

The Chanel Sisters • Judithe Little • 29 décembre • Graydon House • 400 pages

Antoinette and Gabrielle “Coco” Chanel know they’re destined for something better. Abandoned by their family years before, they’ve grown up under the guidance of pious nuns preparing them for simple lives as the wives of tradesmen or shopkeepers. At night, their secret stash of romantic novels and magazine cutouts beneath the floorboards are all they have to keep their dreams of the future alive.

The walls of the convent can’t shield them forever, and when they’re finally of age, the Chanel sisters set out together with a fierce determination to prove themselves worthy to a society that has never accepted them. Their journey propels them out of poverty and to the stylish cafés of Moulins, the dazzling performance halls of Vichy—and to a small hat shop on the rue Cambon in Paris, where a business takes hold and expands to the glamorous French resort towns. But when World War I breaks out, their lives are irrevocably changed, and the sisters must gather the courage to fashion their own places in the world, even if apart from each other.

The Mystery of Mrs. Christie • Marie Benedict • 29 décembre • Sourcebooks Landmarks • 288 pages

In December 1926, Agatha Christie goes missing. Investigators find her empty car on the edge of a deep, gloomy pond, the only clues some tire tracks nearby and a fur coat left in the car—strange for a frigid night. Her husband and daughter have no knowledge of her whereabouts, and England unleashes an unprecedented manhunt to find the up-and-coming mystery author. Eleven days later, she reappears, just as mysteriously as she disappeared, claiming amnesia and providing no explanations for her time away. 

The puzzle of those missing eleven days has persisted. With her trademark exploration into the shadows of history, acclaimed author Marie Benedict brings us into the world of Agatha Christie, imagining why such a brilliant woman would find herself at the center of such a murky story. 

The Berlin Girl • Mandy Robotham • 8 décembre • Avon • 400 pages

Berlin, 1938: It’s the height of summer, and Germany is on the brink of war. When fledgling reporter Georgie Young is posted to Berlin, alongside fellow Londoner Max Spender, she knows they are entering the eye of the storm.

Arriving to a city swathed in red flags and crawling with Nazis, Georgie feels helpless, witnessing innocent people being torn from their homes. As tensions rise, she realises she and Max have to act – even if it means putting their lives on the line.

But when she digs deeper, Georgie begins to uncover the unspeakable truth about Hitler’s Germany – and the pair are pulled into a world darker than she could ever have imagined…

The Berlin Shadow: Living with the Ghosts of the Kindertransport • Jonathan Lichtenstein •15 décembre • Brown Spark • 320 pages

In 1939, Jonathan Lichtenstein’s father Hans escaped Nazi-occupied Berlin as a child refugee on the Kindertransport. Almost every member of his family died after Kristallnacht, and, upon arriving in England to make his way in the world alone, Hans turned his back on his German Jewish culture.

Growing up in post-war rural Wales where the conflict was never spoken of, Jonathan and his siblings were at a loss to understand their father’s relentless drive and sometimes eccentric behavior. As Hans enters old age, he and Jonathan set out to retrace his journey back to Berlin.