Ashley Winstead • In my dreams I hold a knife (2021)

In my dreams I hold a knife • Ashley Winstead • Sourcebooks Landmark • Août 2021 • 368 pages

A college reunion turns dark and deadly in this chilling and propulsive suspense novel about six friends, one unsolved murder, and the dark secrets they’ve been hiding from each other—and themselves—for a decade.

Ten years after graduation, Jessica Miller has planned her triumphant return to southern, elite Duquette University, down to the envious whispers that are sure to follow in her wake. Everyone is going to see the girl she wants them to see—confident, beautiful, indifferent—not the girl she was when she left campus, back when Heather’s murder fractured everything, including the tight bond linking the six friends she’d been closest to since freshman year. Ten years ago, everything fell apart, including the dreams she worked for her whole life—and her relationship with the one person she wasn’t supposed to love.

But not everyone is ready to move on. Not everyone left Duquette ten years ago, and not everyone can let Heather’s murder go unsolved. Someone is determined to trap the real killer, to make the guilty pay. When the six friends are reunited, they will be forced to confront what happened that night—and the years’ worth of secrets each of them would do anything to keep hidden.


Encore un thriller psychologique autour des universités et écoles prestigieuses ! In my dreams I hold a knife est un de ceux que j’ai préféré lire. Il est absolument incroyable d’un bout à l’autre.

In my dreams I hold a knife est un thriller qui a pour objectif d’élucider un meurtre qui a eu lieu au sein d’un groupe d’amis à l’université. L’auteur alterne entre deux temporalités : le passé et donc leurs années d’études et le présent. Cette partie se déroule surtout durant une soirée des anciens élèves… Soirée qui ne va pas du tout se passer comme prévu puisque le frère de la victime a décidé de confondre le coupable. J’ai vraiment apprécié l’alternance des temps qui apporte beaucoup à l’intrigue. En effet, le lecteur en apprend beaucoup plus sur les relations entre les personnages et tout n’est pas rose entre eux. Le lecteur découvre de nombreuses rivalités (à la fois amoureuse, pour les études ou des questions d’argent…), de jalousie. Cela pose déjà certains jalons pour la suite.

Ce livre se concentre surtout sur les personnages et leurs personnalités, leurs caractères, qualités et défauts, mais surtout sur leurs rêves et leurs objectifs. De faire des points sur le passé permet vraiment de comprendre les différents protagonistes et leurs évolutions. J’ai aimé qu’aucun d’entre eux ne soient tout blanc ou tout noir. Ils sont tous complexes, avec leurs zones d’ombre et leurs secrets. Jess, le personnage principal, est un exemple parfait. Cela brouille d’autant plus les pistes sur l’identité du coupable. Au fur et à mesure que les pages se tournent, le lecteur, comme les personnages, accusent l’un ou l’autre. Ils semblent tous avoir un mobile, une raison de tuer leur ami. Lequel d’entre eux est réellement passé à l’acte ?

Le mystère est mené d’une main de maître par Ashley Winstead. C’est un roman qui m’a happé du début à la fin. Tout au long de l’intrigue, on croit connaître le coupable. Cependant, l’auteur nous transporte de rebondissements en révélations sans nous laisser une seconde de répit. Les événements s’enchaînent à un rythme effréné, et le lecteur n’a pas le temps de reprendre son souffle. J’ai adoré ce rythme haletant, le livre est impossible à mettre de côté ne serait-ce que quelques secondes. Mes pensées y revenaient sans cesse, car à chaque chapitre, mes certitudes vacillaient. Ashley Winstead signe ici le parfait page-turner. La tension monte crescendo jusqu’au final explosif. Ce dernier m’a laissé sans voix. Il est véritablement à la hauteur du reste, de ce à quoi l’auteur nous a préparé depuis le début.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur avant de me lancer dans ce roman. Ce n’est sûrement pas le dernier que je lirai d’elle. Ce thriller est un coup de coeur. J’ai été étonnée par la complexité des personnages, la manière dont l’intrigue se développe.

Kirsten Miller • Don’t tell a soul (2021)

Don’t tell a soul • Kirsten Miller • Delacorte Press • 384 pages • Janvier 2021

People say the house is cursed.
It preys on the weakest, and young women are its favorite victims.
In Louth, they’re called the Dead Girls.

All Bram wanted was to disappear—from her old life, her family’s past, and from the scandal that continues to haunt her. The only place left to go is Louth, the tiny town on the Hudson River where her uncle, James, has been renovating an old mansion.

But James is haunted by his own ghosts. Months earlier, his beloved wife died in a fire that people say was set by her daughter. The tragedy left James a shell of the man Bram knew—and destroyed half the house he’d so lovingly restored.

The manor is creepy, and so are the locals. The people of Louth don’t want outsiders like Bram in their town, and with each passing day she’s discovering that the rumors they spread are just as disturbing as the secrets they hide. Most frightening of all are the legends they tell about the Dead Girls. Girls whose lives were cut short in the very house Bram now calls home.

The terrifying reality is that the Dead Girls may have never left the manor. And if Bram looks too hard into the town’s haunted past, she might not either.


Don’t tell a soul est un roman sorti en janvier 2021 et qui a tout de suite attiré mon attention : des fantômes, des secrets et histoires de famille avec une maison hantée en prime… Je suis souvent au rendez-vous pour ce type d’intrigue.

L’intrigue démarre fort, car, dès les premiers chapitres, des petits mystères surgissent. Quelle est cette présence dans la forêt ? Pourquoi Bram ne peut-elle pas garder la chambre rose ? Qui est entré dans sa chambre pendant qu’elle dormait ? Q’est-il réellement arrivé à la fille de nouvelle compagne de son oncle ? Ils ne cessent de s’étoffer et d’autres mystères viennent se rajouter progressivement à la liste. Au point que je me suis demandée quand l’auteur allait s’arrêter et commencer à résoudre ceux en cours. Je referme toutefois le livre avec le sentiment que toutes les questions qui ont été posées durant toute la lecture ont trouvé leurs réponses.

Don’t tell a soul est un très bon thriller psychologique. Le premier chapitre est déjà envoûtant et j’ai été happée dès ce dernier. Une fois commencé, j’ai eu bien du mal à le mettre de côté. J’ai déjà évoqué les nombreux mystères présents dans l’intrigue, mais Kirsten Miller a également une écriture dynamique. Elle maîtrise très bien le suspens. Les révélations interviennent au bon moment et j’ai surtout apprécié qu’elles n’arrivent pas en même temps. Tout n’est pas forcément concentré vers la fin et il y a une certaine progression. En revanche, certaines ne constituent pas des surprises. En étant un peu attentive, j’ai très rapidement deviné les raisons de la disparition du père de Bram, par exemple. Globalement, l’auteur joue beaucoup sur l’adage « Il faut se méfier des apparances« .

Par ailleurs, j’ai beaucoup aimé ce point de départ avec la disparition de ces filles et de vouloir trouver ce qui leur est arrivé. Quels sont les responsables ? Au début, il y a beaucoup question de leurs fantômes qui hantent encore la maison. Cet aspect un peu fantastique ne m’a pas déplu, car il vient renforcer l’atmosphère étrange qui règne dans cette maison et cette petite ville. Gros point positif pour cette dernière. Elle est vraiment creepy à souhait au début et, progressivement, elle devient plus étouffante au fur et à mesure que l’étau se resserre et que le ou les coupables sortent de l’ombre. J’ai vraiment lu les dernières pages en retenant mon souffle.

Bram a été un personnage principal intéressant à suivre. Elle a aussi ses propres fantômes qui la suivent. Le lecteur apprend à les découvrir progressivement. J’ai vraiment aimé le fait que les personnages ne la croient pas et qu’elle-même ne sache plus réellement ce qui est vrai ou si c’est son imagination. J’ai adoré suivre son évolution au fur et à mesure. Les premières pages oscillent vraiment entre fantastique et réalité et, durant la première moitié du roman, je ne savais pas de quel côté la balance pencher. Les deux directions m’auraient parfaitement convenue.

Ce roman n’a pas forcément été un coup de coeur, mais j’ai vraiment passé un très bon moment de lecture avec. Une très belle découverte.

Bilan des sorties VO lues • Juillet à décembre 2021

Chaque mois, je partage les sorties VO qui ont attisé ma curiosité et j’en lis un certain nombre d’entre elles durant l’année. Mon avis ne se retrouve pas toujours sur le blog, d’autant plus que j’accumule aussi un énorme retard dans la publication de mes articles. Ce dernier est l’occasion de faire un tour d’horizon des dernières sorties que j’ai lu entre juillet et décembre. J’ai fait un premier billet pour mes lectures de janvier à juin. [lien]

Mes lectures sont rangées par mois de sortie, d’où le fait que l’article commence à janvier. En cliquant également sur les mois, vous tomberez sur les sorties correspondantes.

Janvier

Livres lus

Publié en français sous le titre Le train des enfants, il s’agit d’un roman historique sur un fait méconnu de l’après guerre en Italie où des familles napolitaines envoyaient leurs enfants plus au nord. J’ai eu du mal à accrocher au style de l’auteur. Le roman est écrit à la première personne du singulier et selon le point de vue d’un enfant d’une dizaine d’années. Je n’ai pas réellement eu d’atomes crochus avec lui, ou son histoire.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The last garden in England de Julia Kelly
  • The Historians de Cecelia Eckbäck
  • In the garden of spite de Camilla Bruce

Février

Livres lus

Je suis totalement passée à côté de ce roman. J’ai eu du mal avec l’histoire, mais surtout avec le personnage principal, Megan. Nos expériences de vie sont totalement différentes et cela m’a quelque peu empêché de réellement ce livre à sa juste valeur. Je ne comprenais pas Megan qui m’a plutôt énervée, son comportement et ses revendications. J’ai fini par abandonner.

J’étais impatiente de découvrir ce nouveau roman de Sylvain Neuvel. Cet auteur m’a introduite à la science-fiction, il y a quelques années, avec sa première trilogie autour de géants venant de l’espace… Malheureusement, ce premier tome de sa nouvelle série ne m’a pas du tout charmé alors qu’il avait de nombreux éléments en sa faveur : le contexte historique, des personnages principaux venus d’un autre monde, l’écologie… Cependant, c’est très lent, très scientifique et je n’ai pas compris grand chose. J’ai tout de même envie de retenter.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • While Paris slept de Ruth Druart

Mars

Livres lus

L’auteur s’inspire d’une histoire vraie, celle de sa famille. C’est un roman que j’aurais vraiment voulu apprécier, mais, malheureusement, je n’ai pas du tout apprécié ce roman. Il y a des passages qui sont très longs et qui n’apportent rien à l’intrigue. Je ne me suis absolument pas attachée aux deux personnages principaux, Nina et Pietro, dont l’histoire d’amour est au coeur du livre.

Sorti en français sous le titre Le village perdu.

Lien vers mon article

Il a également été traduit en français, et publié sous le titre de La petite boutique aux poisons. Une excellente lecture ! J’ai beaucoup aimé suivre ce mystère et découvrir petit à petit les réponses avec le personnage principal. Les changements de narrateur sont bien amenés et ils apportent quelque chose à l’intrigue. J’ai vraiment apprécié ces trois personnages féminins, qui sont attachants. Le coup de coeur n’est pas très loin.

J’avais noté ce titre, car c’était un roman historique qui changeait de ce que j’ai l’habitude de lire en terme de lieux et d’époque. Le livre commence bien, avant de s’essouffler très vite. Il manque de perspectives à long terme et il en devient rapidement ennuyeux.

Ceux que j’aimerais lire en 2022

  • The Rose Code de Kate Quinn (pré-commandé et en attente de réception)

Avril

Livres lus

Je l’ai mis dans les nouveautés VO, mais sans faire attention qu’il a déjà été publié en français en 2019. Le livre s’intitule Le Voyageur.

[Lien vers mon article]

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The dictionary of lost words de Pip Williams
  • The Mary Shelley Club de Goldy Moldavski
  • Ariadne de Jennifer Saint (PAL)

Mai

Livres lus

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant ce livre, notamment du point de vue des créatures fantastiques. Néanmoins, cette histoire m’a totalement transporté dans la ville de Prague (que j’ai encore plus envie de visiter depuis). C’est prenant et dynamique. J’ai trouvé l’univers très sympa et les personnages attachants. Un très moment de lecture et je ne dirai pas non à un autre tome.

Encore un autre roman qui est sorti en français avant l’anglais. Il est disponible depuis 2019 sous le titre Les trois vies de Josef Klein. En le commençant, je m’attendais à un vrai roman d’espionnage avec de l’action, beaucoup de rebondissements, mais le roman ne prend pas du tout cette direction. Malgré tout, c’est une lecture que j’ai aimé faire et que j’ai trouvé intéressante.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Madam de Phoebe Wynne

Juin

Livres lus

J’attendais l’automne pour découvrir ce roman. Il y a de très bonnes idées : des sorcières dont les pouvoirs dépendent des saisons, l’écologie avec le temps qui se dérègle, et une école de magie… Le livre a un rythme très lent et contemplatif, qui s’accorde bien avec le passage des saisons. Néanmoins, l’intrigue est redondante et même à une centaine de pages de la fin, il n’y a pas de grosses révélations ou une énorme révélation pour venir donner un petit coup de fouet à l’intrigue.

Publié en français, sous le titre Les Muses. Encore un thriller autour des universités qui ont renfermé beaucoup de tueurs en 2021. J’ai été happée dès les premières pages et j’ai beaucoup aimé le fait de s’inspirer de la mythologie grecque.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Daughter of Sparta de Claire M. Andrews
  • The Wolf and the Woodsman d’Ava Reid

Juillet

Livres lus

Encore un très bon thriller psychologique, très prenant. Le fait de connaître dès le début l’identité du tueur n’est pas un problème, car l’auteur apporte tout de même beaucoup de tensions et de suspens. Quasiment un coup de coeur.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The Book of Accidents de Chuck Wendling
  • Half sick of shadows de Laura Sebastian
  • The forest of vanishing stars de Kristin Harmel
  • The Final Girl Support Group de Grady Hendrix

Août

Livres lus

Je découvre cette auteur avec ce roman qui m’a tenu en haleine du début à la fin. J’ai adoré les va-et-vient entre aujourd’hui et quand les personnages étaient étudiants. Le suspens est parfaitement maîtrisé d’un bout à l’autre et une mention toute particulière pour la révélation finale qui m’a vraiment étonnée.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The real Valkyrie: The hidden history of Viking warrior woman de Nancy Marie Brown
  • The women of Troy de Pat Baker
  • The woods are always watching de Stephanie Perkins

Septembre

Livres lus

J’ai traîne ce livre pendant plus d’un mois sans avoir réussi à lire plus de cent pages. Au final, j’ai abandonné alors que je suis plutôt amatrice de romans d’horreur, mais je n’ai pas du tout réussi avec celui-ci qui m’a clairement ennuyé. Le début est très lent et il n’a pas su capter tout de suite mon attention.

Je sors de ma zone de confort avec cette romance de Hannukah. C’est tout mignon et parfait pour le mois de décembre. J’ai vraiment bien accroché à l’histoire et aux personnages. Il y a juste un petit passage problématique au regard du conflit israélo-palestinien, mais il ne faut pas oublier aussi que l’auteur est de confession juive.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • All these bodies de Kendare Blake (PAL)
  • The girl behind the wall de Mandy Robotham (PAL)

Octobre

Livres lus

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Medusa de Jessie Burton (PAL)
  • Whe we fought: Inspiring stories of resisting Hitler and defending freedom de Jerry Borrowman
  • The lighthouse witches de C.J. Cookes

Novembre

Livres lus

Ceux que j’aimerais lire :

  • All of us villain d’Amanda Foody et Christine Lynn Herman
  • Parting the veil dePauletteKennedy
  • The Haunting of Leigh Harker de Darcy Coates

Décembre

Livre lus

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Learwife de J.R. Thorpe
  • Accidental gods: On men unwillingly turned divine d’Anna della Subin
  • The Bright Ages: A new history of medieval Europe de Matthew Gabriele et David M. Perry
  • The Ballerinasde Rachel Kapelke-Dale
  • Hidden Treasures de Michelle Adams
  • The sorority murders d’Allison Brennan
  • Inheritance of secrets de Sonya Bates

Resident Evil, Bienvenue à Raccoon City (2021)

Autrefois le siège en plein essor du géant pharmaceutique Umbrella Corporation, Raccoon City est aujourd’hui une ville à l’agonie. L’exode de la société a laissé la ville en friche… et un grand mal se prépare sous la surface. Lorsque celui-ci se déchaîne, les habitants de la ville sont à jamais… changés… et un petit groupe de survivants doit travailler ensemble pour découvrir la vérité sur Umbrella et survivre à la nuit.

Un film de : Johannes Roberts

Durée : 1 heure 47 minutes

Avec : Kaya Scodalerio ; Tom Hopper ; Robbie Amell ; Hannah John-Kamen…


Depuis quelques années, je suis une grande fan de la licence Resident Evil, me déplaçant avec plaisir dans les salles obscures. J’ai profité d’une après-midi de congé pour une après-midi père/fille et aller voir le dernier sorti. Je n’avais regardé aucune bande-annonce pour ne pas gâcher mon plaisir et garder la surprise entière. Je ressors déçue de ma séance.

Ce nouveau film se rapproche plus des jeux vidéos, à la fois par le visuel et par l’histoire. Il y a notamment quelques scènes qui rappellent en effet les deux premiers opus avec des plans très sombres, juste éclairés par les armes à feu et qui laissent uniquement entrevoir les différents monstres. Ça a été un peu difficile avec mes yeux sensibles à la lumière, mais j’ai adoré. Ce sont les seuls passages qui m’ont réellement fait sursauter et donner quelques sueurs froides. En effet, le spectateur est aussi aveugle que les personnages.

Concernant l’intrigue, le film s’intéresse au début des personnages que l’on a déjà pu croiser dans d’autres films, comme Claire et Chris Redfield, Leon Kennedy ou le méchant charismatique de la série, Albert Wesker. C’était vraiment le film que j’attendais avec impatience, mais il n’a pas du tout été à la hauteur de mes espérances. Au final, les personnages sont très peu développés, que ça soit pour leurs histoires personnelles ou leurs caractères. Claire Redfield peut peut-être faire figure d’exception. On en sait un peu plus sur elle, les raisons qui l’ont poussé à s’enfuir quand elle était plus jeune, celles qui la poussent à revenir à Raccoon City.

Albert Wesker est un des personnages les plus fascinants de l’univers. Déjà dans la première série de film, il était peu développé et il sortait un peu de nulle part. Là encore, il passe au second plan. Je ne suis pas fan du casting fait pour ce personnage. Tom Hopper est un acteur anglais que j’ai déjà pu voir dans Black Sails, ou Umbrella Academy. Je le trouve mauvais, avec toujours la même expression. Il ne passe aucune émotion.

Autre reproche, j’ai trouvé que l’histoire était également survolée. Il y a beaucoup de monstres, mais aucun élément qui donne leurs genèses. J’ai plus eu l’impression d’une escalade dans ce domaine, plutôt que de développer un peu le background ou les recherches d’Umbrella. Le virus qui a contaminé la ville n’est pas évoqué, alors qu’il s’agit du point essentiel de la série. Sont évoqués des essais, des recherches sur les êtres humains… Mais sans plus. Je suis restée sur ma faim de ce point de vue, dans la mesure où c’est vraiment quelque chose que j’espérais retrouver dans ce nouveau film. Grosse déception, donc.

Il y a aussi quelques longueurs qui ponctuent le film. La première partie m’a semblé un peu longue, la mise en place prend un peu trop de temps. Il y a quelques moments sympathiques, mais rien de bien exceptionnel non plus. Quand les personnages entrent dans le manoir Spencer, les choses sérieuses commencent. Le spectateur a le droit à un peu plus d’action. Mais je reste un peu déçue sur l’ambiance générale du film. Une fois que le compte à rebours pour la destruction de la ville a commencé, je m’attendais à ce que la tension monte en puissance, mais il m’a clairement manqué ce sentiment d’urgence qui aurait bien aidé dans l’appréciation du film, tout comme celui d’horreur. Je me suis parfois un brin ennuyée. Pourtant, le film n’est pas très long.

Il y a une dernière scène post-générique autour du personnage d’Albert Wesker qui laisse présager un deuxième film… En regardant différents avis, j’ai quelques doutes sur la réalisation de ce dernier. Ce film se révèle très, très décevant, notamment pour ceux qui ont apprécié ceux d’Anderson. Ce n’est clairement pas le meilleur film de zombies que j’ai jamais vu et je ne peux même pas dire qu’il est sympathique, car, en définitif, il n’y a pas grand chose à sauver.

Bilan 2021

2021 a été une année chargée et cruciale, notamment sur le plan professionnel. Je suis retournée en Haute-Savoie, où j’ai pu accomplir d’autres missions. J’ai passé le concours de catégorie B dans la culture. Je ne l’ai pas eu d’un point, mais j’y suis allée sans réviser, donc je suis plutôt contente. D’autres projets n’ont pas abouti, comme mon entreprise, mais ce n’est que partie remise.

En cliquant sur [lien], vous avez accès à l’article correspondant.

Moins de confinements (non que je m’en plains) et un peu plus de responsabilité au travail… J’ai beaucoup moins lu que l’année précédente [Bilan 2020]. J’ai lu 185 livres pour un total d’environ 60.000 pages. Sur Goodreads, je m’étais fixée un objectif d’une centaine de livres lus… Largement dépassé ! Comme l’année, j’étais curieuse de connaître quel était le genre littéraire le plus lu, ou la thématique la plus représentée dans mes lectures…


Encore une fois, les essais représentent le plus gros de mes lectures, puisque j’en ai lu 43, soit environ 24% des livres lus cette année. Les thématiques varient très peu, en revanche : beaucoup d’histoire (Moyen-Âge et Renaissance, surtout pour le travail et Seconde Guerre mondiale, la période historique qui me fascine le plus), et d’art (je prépare le concours de conservateur du patrimoine) et un peu d’essais politiques ou de philosophie. Même si c’est le genre le plus lu, c’est clairement celui qui est le moins représenté sur le blog.

Mes trois essais préférés de 2021 : Eichmann à Jérusalem d’Hannah Arendt ; Le marché de l’art sous l’Occupation d’Emmanuelle Pollack ; Charlotte Salomon. Vie ? ou théâtre ?

En 2020, le deuxième genre littéraire le plus lu a été les classiques. J’en ai un peu moins lu cette année, seulement une vingtaine au compteur. J’ai continué ma découverte des Rougon-Macquart. J’avais pour objectif de terminer la série en 2021, mais cela n’a pas été le cas. J’ai bien avancé, il m’en reste une dizaine à lire. J’ai également relu un certain nombre de mes pièces de Shakespeare préférées, m’inspirant un objectif pour 2022.

Mes trois classiques de 2021 : Guerre & Paix de Léon Tolstoï [lien] ; Faust de Johann von Goethe ; L’Assomoir d’Emile Zola


Au niveau des thématiques, la Seconde Guerre mondiale reste en tête des thématiques, tous genres confondus. J’ai lu 43 ouvrages dans ce domaine. Je pensais, en revanche, avoir lu beaucoup plus de livres autour des réécritures mythologiques ou de contes, mais elles représentent en définitif même pas une dizaine de livres… J’ai eu quelques livres sur ce sujet à Noël et j’ai une idée de série d’articles dans ce domaine, donc sûrement plus de lectures à venir. En revanche, j’ai lu énormément autour d’un sujet bien spécifique : des thrillers psychologiques prenant place dans des lycées, mais surtout des universités… J’ai eu de nombreux coups de coeur dans le domaine !

Trois ouvrages coups de coeur autour de la Seconde Guerre mondiale : The Berlin Girl de Mandy Robotham [lien] ; Par amour de Valérie Tuong Cong ; Le fauteuil de l’officier SS de Daniel Lee

Trois ouvrages coups de coeur autour des réécritures : Lore d’Alexandra Bracken [lien] ; Near the bone de Christina Henry [lien] ; L’Odyssée de Pénélope de Margaret Atwood


Mes trois meilleures lectures de 2021

Il n’est malheureusement pas chroniqué sur le blog, mais ce petit ovni littéraire a su me passionner d’un bout à l’autre. Il retourne quelque peu le cerveau et il faut se laisser porter, accepter qu’il ne faut pas toujours tout vouloir comprendre pour apprécier ce roman. Cependant, l’univers est absolument incroyable et je lirai très prochainement le deuxième tome, Numérique.

Ce classique de la littérature américaine m’a terrorisé pendant des années, et j’ai enfin sauté le pas. Je m’en veux presque d’avoir attendu aussi longtemps avant de le découvrir. Il m’a tenu en haleine et j’ai adoré le personnage de Scout. Elle est d’une intelligence vive et elle est très attachante. Le fait que le procès ne prenne pas autant de place que ce à quoi je m’attendais ne m’a pas dérangé.

Le roman s’inspire d’une histoire vraie et n’est pas sans rappeler La vague de Todd Strasser que j’avais lu quand j’étais adolescente et qui m’avait profondément marqué. C’est également le cas pour celui-ci. Il permet au lecteur de se poser des questions, de s’intéresser à ce qu’il aurait fait à la place des différents personnages… Des mois après, il me trotte encore dans la tête.

Sorties VO • Janvier 2022

The girl in the lake • India Hill Brown • Scholastic Press • 224 pages • 24 janvier

Celeste knows she should be excited to spend two weeks at her grandparents’ lake house with her brother, Owen, and their cousins Capri and Daisy, but she’s not.

Bugs, bad cell reception, and the dark waters of the lake… no thanks. On top of that, she just failed her swim test and hates being in the water-it’s terrifying. But her grandparents are strong believers in their family knowing how to swim, especially having grown up during a time of segregation at public pools. Without the opportunity to learn, Grandma’s sister drowned when they were kids.

But soon strange things start happening, like Celeste’s cousins accusing her of waking them up in the middle of the night. But Celeste hasn’t been awake during the night-she knows she’s been fast asleep because she’s been having terrible nightmares about drowning!

Things at the old house only get spookier until one evening when Celeste looks in the steamy mirror after a shower and sees her face, but twisted, different…

Who is the girl in the mirror? And what does she want?

The Latinist • Mark Prins • W.W. Norton Company • 442 pages • 4 janvier

Tessa Templeton has thrived at Oxford University under the tutelage and praise of esteemed classics professor Christopher Eccles. And now, his support is the one thing she can rely on: her job search has yielded nothing, and her devotion to her work has just cost her her boyfriend, Ben. Yet shortly before her thesis defense, Tessa learns that Chris has sabotaged her career—and realizes their relationship is not at all what she believed.

Driven by what he mistakes as love for Tessa, Chris has ensured that no other institution will offer her a position, keeping her at Oxford with him. His tactics grow more invasive as he determines to prove he has her best interests at heart. Meanwhile, Tessa scrambles to undo the damage—and in the process makes a startling discovery about an obscure second-century Latin poet that could launch her into academic stardom, finally freeing her from Chris’s influence.

A contemporary reimagining of the Daphne and Apollo myth, The Latinist is a page-turning exploration of power, ambition, and the intertwining of love and obsession.

Antoinette’s Sister • Diana Giovinazzo • Grand Central Publishing • 400 pages • 11 janvier

Austria 1767: Maria Carolina Charlotte—tenth daughter and one of sixteen children of Empress Maria Theresa of Austria—knows her position as a Habsburg archduchess will inevitably force her to leave her home, her family, and her cherished sister, Antoinette, whose companionship she values over all else. But not yet. The Habsburg family is celebrating a great triumph: Charlotte’s older sister, Josepha, has been promised to King Ferdinand IV of Naples and will soon take her place as queen. Before she can journey to her new home, however, tragedy strikes. After visiting the family crypt, Josepha contracts smallpox and dies. Shocked, Charlotte is forced to face an unthinkable new reality: she must now marry Ferdinand in her sister’s stead.
 
Bereft and alone, Charlotte finds that her life in Naples is more complicated than she could ever have imagined. Ferdinand is weak and feckless, and a disastrous wedding night plunges her into despair. Her husband’s regent, Tanucci, a controlling and power-hungry man, has pushed the country to the brink of ruin. Overwhelmed, she asks her brother Leopold, now the Holy Roman Emperor, to send help—which he does in the form of John Acton, a handsome military man twenty years Charlotte’s senior who is tasked with overseeing the Navy. Now, Charlotte must gather the strength to do what her mother did before her: take control of a country.
 
In a time of political uprisings and royal executions and with the increasingly desperate crisis her favorite sister, Queen Marie Antoinette, is facing in France, how is a young monarch to keep hold of everything—and everyone—she loves? Find out in this sweeping, luxurious tale of family, court intrigue, and power.

Waking Romeo • Kathryn Barker • Flatiron Books • 384 pages • 4 janvier

Year: 2083. Location: London. Mission: Wake Romeo.

It’s the end of the world. Literally. Time travel is possible, but only forward. And only a handful of families choose to remain in the “now,” living off of the scraps left behind.

Among them are eighteen-year-old Juliet and the love of her life, Romeo. But things are far from rosy for Jules. Romeo lies in a coma and Jules is estranged from her friends and family, dealing with the very real fallout of their wild romance.

Then a mysterious time traveler, Ellis, impossibly arrives from the future with a mission that makes Juliet question everything she knows about life and love.

Can Jules wake Romeo—and rewrite her future?

Devil House • John Darnielle • MCD • 416 pages • 25 janvier

Gage Chandler is descended from kings. That’s what his mother always told him.

Now, he is a true crime writer, with one grisly success–and movie adaptation–to his name, along with a series of subsequent lesser efforts that have paid the bills but not much more. But now he is being offered the chance for the big break: To move into the house–what the locals call « The Devil House »–in which a briefly notorious pair of murders occurred, apparently the work of disaffected 1980s teens. He begins his research with diligence and enthusiasm, but soon the story leads him into a puzzle he never expected–back into his own work and what it means, back to the very core of what he does and who he is. 

At the end of everything • Marieke Nijkamp • Sourcebook Fire • 400 pages • 25 janvier

The Hope Juvenile Treatment Center is ironically named. No one has hope for the delinquent teenagers who have been exiled there; the world barely acknowledges that they exist.

Then the guards at Hope start acting strange. And one day…they don’t show up. But when the teens band together to make a break from the facility, they encounter soldiers outside the gates. There’s a rapidly spreading infectious disease outside, and no one can leave their houses or travel without a permit. Which means that they’re stuck at Hope. And this time, no one is watching out for them at all.

As supplies quickly dwindle and a deadly plague tears through their ranks, the group has to decide whom among them they can trust and figure out how they can survive in a world that has never wanted them in the first place.

The girl who could breathe under water • Erin Bartels • Flemming H. Revell Company • 352 pages • 4 janvier

When Kendra Brennan moves into her grandfather’s old cabin on Hidden Lake, she has a problem and a plan. The problem? An inflammatory letter from A Very Disappointed Reader that’s keeping her from writing her next novel as long as its claims go unanswered. The plan? To confront Tyler, her childhood best friend’s brother–and the man who inspired the antagonist in her first book–in order to prove to herself that she told the truth as all good novelists should.

What she discovers as she delves into the murky past is not what she expected. Facing Tyler isn’t easy, but facing the truth of her failed friendship with his sister, Cami, may be the hardest thing she’s ever had to do.

Award-winning novelist Erin Bartels searches the heart with this lyrical exploration of how a friendship dies, how we can face the unforgiveable, and how even those who have been hurt can learn to love with abandon.

Just like the other girls • Claire Douglas • Harper Paperbacks • 400 pages • 11 janvier

CARER/COMPANION WANTED FOR ELDERLY LADY
YOUNG FEMALE PREFERRED
COMPETITIVE SALARY
ROOM AND BOARD INCLUDED
She thought she was safe. So did the others . . .

At loose ends after the devastating death of her mother, Una Richardson responds to an advertisement for a ladies’ companion, a position that leads her into the wealthy, secluded world of Mrs. Elspeth McKenzie.

But Elspeth’s home isn’t the comforting haven it seems.

Kathryn, her cold and bitter daughter, resents Una’s presence. More disturbing is evidence suggesting two girls lived here before her.

What happened to the young women?

Why won’t the McKenzies talk about them?

What are they hiding?

As the walls begin to close in around her, Una fears she’ll end up just like the other girls

The Paris Bookseller • Kerri Maher • Berkley Books • 336 pages • 11 janvier

When bookish young American Sylvia Beach opens Shakespeare and Company on a quiet street in Paris in 1919, she has no idea that she and her new bookstore will change the course of literature itself.

Shakespeare and Company is more than a bookstore and lending library: Many of the prominent writers of the Lost Generation, like Ernest Hemingway, consider it a second home. It’s where some of the most important literary friendships of the twentieth century are forged–none more so than the one between Irish writer James Joyce and Sylvia herself. When Joyce’s controversial novel Ulysses is banned, Beach takes a massive risk and publishes it under the auspices of Shakespeare and Company.

But the success and notoriety of publishing the most infamous and influential book of the century comes with steep costs. The future of her beloved store itself is threatened when Ulysses‘ success brings other publishers to woo Joyce away. Her most cherished relationships are put to the test as Paris is plunged deeper into the Depression and many expatriate friends return to America. As she faces painful personal and financial crises, Sylvia–a woman who has made it her mission to honor the life-changing impact of books–must decide what Shakespeare and Company truly means to her.

Anatomy • Dana Schwartz • Wednesday Books • 352 pages • 18 juin

Edinburgh, 1817.

Hazel Sinnett is a lady who wants to be a surgeon more than she wants to marry.

Jack Currer is a resurrection man who’s just trying to survive in a city where it’s too easy to die.

When the two of them have a chance encounter outside the Edinburgh Anatomist’s Society, Hazel thinks nothing of it at first. But after she gets kicked out of renowned surgeon Dr. Beecham’s lectures for being the wrong gender, she realizes that her new acquaintance might be more helpful than she first thought. Because Hazel has made a deal with Dr. Beecham: if she can pass the medical examination on her own, the university will allow her to enroll. Without official lessons, though, Hazel will need more than just her books – she’ll need bodies to study, corpses to dissect.

Lucky that she’s made the acquaintance of someone who digs them up for a living, then.

But Jack has his own problems: strange men have been seen skulking around cemeteries, his friends are disappearing off the streets. Hazel and Jack work together to uncover the secrets buried not just in unmarked graves, but in the very heart of Edinburgh society.

Beautiful Little Fools • Jillian Cantor • Harper • 336 pages • 4 janvier

On a sultry August day in 1922, Jay Gatsby is shot dead in his West Egg swimming pool. To the police, it appears to be an open-and-shut case of murder/suicide when the body of George Wilson, a local mechanic, is found in the woods nearby.

Then a diamond hairpin is discovered in the bushes by the pool, and three women fall under suspicion. Each holds a key that can unlock the truth to the mysterious life and death of this enigmatic millionaire.

Daisy Buchanan once thought she might marry Gatsby—before her family was torn apart by an unspeakable tragedy that sent her into the arms of the philandering Tom Buchanan.

Jordan Baker, Daisy’s best friend, guards a secret that derailed her promising golf career and threatens to ruin her friendship with Daisy as well.

Catherine McCoy, a suffragette, fights for women’s freedom and independence, and especially for her sister, Myrtle Wilson, who’s trapped in a terrible marriage.

Their stories unfold in the years leading up to that fateful summer of 1922, when all three of their lives are on the brink of unraveling. Each woman is pulled deeper into Jay Gatsby’s romantic obsession, with devastating consequences for all of them.

A letter to three witches • Elizabeth Bass • Kensington • 288 pages • 25 janvier

Nearly a century ago, Gwen Engel’s great-great-grandfather cast a spell with catastrophic side-effects. As a result, the Grand Council of Witches forbade his descendants from practicing witchcraft. The Council even planted anonymous snitches called Watchers in the community to report any errant spellcasting…

Yet magic may still be alive and not so well in Zenobia. Gwen and her cousins, Trudy and Milo, receive a letter from Gwen’s adopted sister, Tannith, informing them that she’s bewitched one of their partners and will run away with him at the end of the week. While Gwen frets about whether to trust her scientist boyfriend, currently out of town on a beetle-studying trip, she’s worried that local grad student Jeremy is secretly a Watcher doing his own research.

Cousin Trudy is so stressed that she accidentally enchants her cupcakes, creating havoc among her bakery customers—and in her marriage. Perhaps it’s time the family took back control and figured out how to harness their powers. How else can Gwen decide whether her growing feelings for Jeremy are real—or the result of too many of Trudy’s cupcakes?

The other family • Wendy Corsi Staub • William Morrow & Company • 384 pages • 18 janvier

It’s the perfect home for the perfect family: pretty Nora Howell, her handsome husband, their two teenage daughters, and lovable dog. As California transplants making a fresh start in Brooklyn, they expected to live in a shoebox, but the brownstone has a huge kitchen, lots of light, and a backyard. The catch: its previous residents were victims of a grisly triple homicide that remains unsolved.

Soon, peculiar things begin happening. The pug is nosing around like a bloodhound. Nora unearths a long-hidden rusty box in the flowerbed. Oldest daughter Stacey, obsessed with the family murdered in their house, pokes into the bloody past and becomes convinced that a stranger is watching the house. Watching them.

She’s right. But one of the Howells will recognize his face. Because one of them has a secret that will blindside the others with a truth that lies shockingly close to home–and to this one’s terrifying history.

A flicker in the dark • Stacy Willingham • Minotaur Books • 368 pages • 11 janvier

When Chloe Davis was twelve, six teenage girls went missing in her small Louisiana town. By the end of the summer, Chloe’s father had been arrested as a serial killer and promptly put in prison. Chloe and the rest of her family were left to grapple with the truth and try to move forward while dealing with the aftermath.

Now 20 years later, Chloe is a psychologist in private practice in Baton Rouge and getting ready for her wedding. She finally has a fragile grasp on the happiness she’s worked so hard to get. Sometimes, though, she feels as out of control of her own life as the troubled teens who are her patients. And then a local teenage girl goes missing, and then another, and that terrifying summer comes crashing back. Is she paranoid, and seeing parallels that aren’t really there, or for the second time in her life, is she about to unmask a killer?

Hazel Gaynor & Heather Webb • Last Christmas in Paris (2017)

Last Christmas in Paris • Hazel Gaynor & Heather Webb • William Morrow • 2017 • 400 pages

August 1914. England is at war. As Evie Elliott watches her brother, Will, and his best friend, Thomas Harding, depart for the front, she believes—as everyone does—that it will be over by Christmas, when the trio plan to celebrate the holiday among the romantic cafes of Paris.

But as history tells us, it all happened so differently…

Evie and Thomas experience a very different war. Frustrated by life as a privileged young lady, Evie longs to play a greater part in the conflict—but how?—and as Thomas struggles with the unimaginable realities of war he also faces personal battles back home where War Office regulations on press reporting cause trouble at his father’s newspaper business. Through their letters, Evie and Thomas share their greatest hopes and fears—and grow ever fonder from afar. Can love flourish amid the horror of the First World War, or will fate intervene?

Christmas 1968. With failing health, Thomas returns to Paris—a cherished packet of letters in hand—determined to lay to rest the ghosts of his past. But one final letter is waiting for him…


Des ouvrages que j’ai pu présenter pour le challenge Il était neuf fois Noël, Last Christmas in Paris est celui que j’étais le plus impatiente de lire. Je l’ai découvert sur Pinterest et j’ai tout de suite craqué devant cette très belle couverture. Heureusement, le livre ne se limite pas qu’à cela.

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas lu un roman épistolaire, genre littéraire que j’apprécie énormément. Le choix de rédiger uniquement par des lettres est judicieux pour plusieurs raisons. Il permet d’allier les événements ayant lieu sur le champ de bataille avec les lettres de Will et Tom, et ce qui se passe à l’arrière avec Evelyn et Alice. S’y ajoute aussi le personnage de John Hooper qui permet également d’avoir le point de vue d’un homme en âge de se battre, mais pour des raisons diverses restent à l’arrière. Cela permet d’aborder la manière dont ils étaient perçus. Les autrices nous offrent une belle galerie de personnages qui illustrent plutôt bien ce que pouvait être la société anglaise durant la Première Guerre mondiale. Il est dommage que tous les personnages que l’on croise soit tous issus de l’aristocratie.

Ces lettres sont également pleines d’émotions et de non-dits qui m’ont énormément plu. Le début peut être long à se mettre en place. La première année du conflit met vraiment les différents éléments en place : les relations entre les différents personnages, la manière dont le conflit est perçu dans les premiers mois, la naïveté et l’enthousiasme qui fait ensuite place à bien d’autres sentiments comme l’horreur, la mélancolie, les troubles traumatiques… En avançant dans les années, le roman devient plus sombre, passionnant et impossible à lâcher. Les relations changent et les personnages aussi, la vie à l’arrière et au front se fait plus difficile avec notamment la perte de certains personnages. Il y a quelques passages qui m’ont tiré des larmes.

Je l’avoue aussi, je me suis énormément attachée aux différents personnages, notamment Evie et Tom. Leur amitié, leur échange de lettres ainsi que leurs caractères en font des personnes plus que sympathiques et dont le destin m’a tenu en haleine du début à la fin. En tant que lectrice, j’ai espéré que Thomas s’en sorte, qu’ils se rendent compte qu’il y a plus que de l’amitié entre eux… J’ai admiré leurs forces et leurs courages, leurs droitures aussi. Alice apporte parfois une touche rafraîchissante par ses lettres et son humour. Elle a une personnalité pétillante qui change également au fur et à mesure des années.

J’ai apprécié la construction du roman. Il est divisé en plusieurs parties correspondant à un an de conflit, de 1914 à 1918. Chacune commence par une petite citation et elle se termine par un court chapitre qui n’est pas une lettre, mais un petit saut dans le temps, puisque les autrices nous transportent en 1968. J’avais peur que cela ne donne un peu trop d’indices pour la suite de l’intrigue, mais cela n’a pas été le cas. Au contraire, ces quelques pages ont plutôt attisé ma curiosité et donné envie de continuer le roman.

Last Christmas in Paris est un coup de coeur qui m’a emporté dans un tourbillon d’émotions. C’était très bien écrit et passionnant. Clairement un des meilleurs ouvrages que j’ai pu lire ce mois-ci dont le bilan est plutôt mitigé.

Camilla Sten • The lost village (2021)

The lost village • Camilla Sten • Minotaur Books • Mars 2021 • 352 pages

Documentary filmmaker Alice Lindstedt has been obsessed with the vanishing residents of the old mining town, dubbed “The Lost Village,” since she was a little girl. In 1959, her grandmother’s entire family disappeared in this mysterious tragedy, and ever since, the unanswered questions surrounding the only two people who were left—a woman stoned to death in the town center and an abandoned newborn—have plagued her. She’s gathered a small crew of friends in the remote village to make a film about what really happened.

But there will be no turning back.

Not long after they’ve set up camp, mysterious things begin to happen. Equipment is destroyed. People go missing. As doubt breeds fear and their very minds begin to crack, one thing becomes startlingly clear to Alice:

They are not alone. They’re looking for the truth… But what if it finds them first?


Mes lectures durant les mois de septembre, octobre et novembre ont beaucoup tourné autour des thrillers psychologiques. Le résumé de ce roman suédois m’avait totalement conquis avec cette idée de documentaire sur une ville fantôme…

Ce n’est pas sans rappeler le Projet Blair Witch, film qui m’avait marqué dans les années 2000. On y retrouve des éléments : le film documentaire, une ambiance bizarre et l’impression de ne pas être seul dans cette ville abandonnée. L’objectif de l’équipe de tournage est de découvrir ce qui s’est passé. Plusieurs points m’ont plu dans ce roman.

En premier lieu, l’idée de départ. Elle peut paraître classique à certains, mais pour moi, elle sort quelque peu de ce que je peux lire dans ce domaine. Je l’ai trouvé bien exploité tout au long du livre. L’auteur l’entoure de beaucoup de mystère et de tension qui rendent le roman impossible à mettre de côté ne serait-ce que quelques minutes. J’ai toujours voulu en connaître davantage. Que s’est-il réellement passé ? Sont-ils vraiment seuls dans ce village ? The lost village est un excellent page-turner.

À cela s’ajoute une très bonne ambiance, bien retranscrite. Tout comme les personnages, j’ai été constamment sur mes gardes, à l’affût d’un autre drame. Elle est pesante et renforce le sentiment d’insécurité. Sur certains aspects, je m’attendais pas à ce que Camilla Sten aille aussi loin. C’est plutôt une bonne surprise. Je n’en dis pas plus pour ne pas en dévoiler de l’intrigue, mais ça m’a vraiment bien plu.

Ce côté Projet Blair Witch se retrouve aussi dans le style d’écriture. Il est très cinématographique, très visuel. Le lecteur n’a aucun mal à imaginer les scènes, à voir l’équipe évoluer devant lui. J’ai presque eu le sentiment d’être celle qui tenait la caméra et qui documentait l’expédition de l’équipe. D’une certaine façon, j’ai eu l’impression d’être encore plus investie dans l’intrigue et avec les personnages. L’écriture est également très dynamique. Il n’y a aucun moment de répit et tout s’enchaîne très vite, jusqu’aux dernières pages.

C’est là où réside ma déception. En effet, pour moi, la fin manque cruellement de réalisme et de cohérence par rapport au reste de l’histoire. Pour une partie, le lecteur peut s’en douter, grâce à l’alternance des points de vue entre le tournage et les derniers instants du village. Elle m’a semblé abrupte avec une révélation finale qui m’a semblé peu plausible, même encore aujourd’hui quand j’y pense. C’est vraiment très dommage, car pendant tout le roman, on est sur du très bon. La tension monte crescendo, tout comme l’horreur et, puis, il y a cette fin qui donne un arrière-goût amer qui gâche un peu tout.

The lost village aurait pu être un coup de coeur s’il n’y avait pas eu cette fin, qui change radicalement mon appréciation de l’ensemble. À croire que l’auteur ne savait pas comment terminer son livre et c’est extrêmement frustrant.

Sophie Jomain • Les étoiles brillent plus fort en hiver (2020)

Les étoiles brillent plus fort à Noël • Sophie Jomain • Charleston • 300 pages • 2020

Aux Galeries Hartmann, les Féeries sont le plus gros événement de l’année. Alors quand sept jours avant leur lancement, le nouveau directeur exige que la décoration de Noël soit intégralement refaite, le sang d’Agathe ne fait qu’un tour : personne ne touchera à son travail, et surtout pas cet arriviste arrogant. Mais le grand magasin est désormais sous la responsabilité d’Alexandre Hartmann, et aussi talentueuse que soit Agathe Murano, c’est avec lui qu’elle devra traiter. Lui et personne d’autre. Ces deux-là auraient préféré ne jamais se rencontrer, mais puisqu’un père Noël et son chat magique viennent d’être embauchés pour exaucer les souhaits, pourquoi ne pas en profiter pour s’amuser ? Mais aux dépens de l’un comme de l’autre, bien sûr…


Le programme pour le challenge Il était neuf fois Noël est la lecture commune du roman de Sophie Jomain, Les étoiles brillent plus fort en hiver. Je sors de ma zone de confort avec une romance contemporaine de Noël, qui m’a laissé avec des sentiments mitigés.

Du côté de l’ambiance de Noël, de tous ceux que j’ai lu cette année, c’est vraiment celui qui m’a le plus transporté dans la magie de Noël, pour plusieurs raisons. L’auteur place son histoire au sein d’un grand magasin, les Galeries Hartman, à la période des fêtes de fin d’années, avec les décorations féeriques. Je n’ai eu aucun mal à les imaginer, avec les descriptions. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à d’autres Galeries, notamment celles du Boulevard Haussmann.

La deuxième raison est la présence de ce personnage intriguant qu’est Nicolas Clauss… Un nom prédestiné. Il tient en effet du Père Noël avec son chat, Monsieur Scrooge (en référence au personnage d’Ebenezer Scrooge du roman de Charles Dickens, Un chant de Noël). Ils apportent un soupçon de magie de saison que j’ai adoré. Et c’est plutôt bien amené dans le roman, entre fantastique et coïncidences troublantes. Cela m’a donné l’impression d’être dans un film de Noël où il y a souvent un vénérable vieux monsieur bienveillant qui aide les protagonistes à voir leurs sentiments l’un pour l’autre. Le roman a vraiment un côté film romantique de Noël qui m’a énormément plu.

Cependant, il y a un gros point négatif : la manière dont l’auteur aborde le monde du travail. Elle donne un côté très romantique à des ambiances toxiques avec du harcèlement, le fait de ne pas compter ses heures au point d’oublier sa vie personnelle… Ce n’est pas tellement dans l’air du temps et c’est quelque chose qui m’a énormément déplu et dérangé dans ma lecture. Je ne suis vraiment pas pour montrer ce type d’atmosphère sous un tel angle et d’en faire découler une romance. Cela peut être un sujet sensible et douloureux.

Une des conséquences a été que j’ai eu du mal à croire en la romance entre Agathe et Alexandre. Comment l’amour peut naître de cette relation toxique qu’ils ont au travail ? La jeune femme se montre absolument odieuse envers son patron. Dans le résumé, Alexandre est présenté comme un jeune homme arrogant, mais j’ai trouvé qu’il était loin de cette description. C’est un patron qui a une certaine vision pour son entreprise, et c’est normal. Pour moi, Agathe n’est pas forcément la victime de ce patron arrogant. Elle ne lui laisse aucune chance de faire ses preuves alors qu’il vient à peine d’arriver. Dans la vie de tous les jours, c’est quelque chose qui m’insupporte. La jeune femme semble aussi oublier qu’elle n’est qu’une employée et qu’elle doit aussi se plier aux exigences de son patron.

Néanmoins, par d’autres aspects, Agathe est un personnage qui m’a plu et que j’ai pu trouvé attachante. Cela n’excuse pas non plus son comportement au travail. J’ai aimé son histoire familiale qui est plus complexe qu’elle n’en a l’air. L’auteur évoque avec beaucoup de finesse les difficultés qu’elle rencontre entre la maladie et l’absence de sa soeur, la relation avec ses parents et Chloé. J’ai vraiment apprécié cette partie du roman qui m’a touché et m’a tiré quelques larmes. Agathe montre un autre visage : elle est forte et courageuse, dévouée à sa famille. Elle est loin d’être égoïste, contrairement au travail.

J’ai eu plus de mal à accrocher à Alexandre. Il m’a plutôt laissé indifférente. Il n’est ni horrible, ni un homme qui m’a particulièrement fait rêver. Son histoire familiale à lui ne m’a pas transporté et je trouvais que cette dernière faisait un peu l’effet d’un cheveu sur la soupe, surtout par rapport à celle de la jeune femme. Cela m’a moins bouleversé. J’avais l’impression que l’auteur faisait une escalade entre les deux pour les drames. J’ai d’ailleurs pensé qu’il y en avait parfois trop, et certains sont inutiles, donnant l’impression de remplir des pages. Celui autour d’Agathe et sa famille aurait été amplement suffisant.

Les étoiles brillent plus fort se laisse lire, mais sans plus. Il y a quand même un certain nombre de points qui m’ont dérangé durant ma lecture. Je ne pense pas que je l’aurais lu sans cette lecture commune et je ne pense pas en lire d’autres de cette auteur.

Pierre Pelot • Le Père Noël s’appelle Basile (1993)

Le Père Noël s’appelle Basile • Pierre Pelot • Castelmore • 2013 • 61 pages

Basile voudrait être Père Noël. Le soir, devant les lumières qui illuminent les rues, il rêve. Mais l’homme qu’il rencontre « par hasard » sur un trottoir, est un Père Noël tout à fait particulier : genre « rouge sang ».

Et Basile lui même le conduit vers sa victime !


Décidément, ce challenge me permet de vider ma liseuse d’ouvrages qui y traînent depuis longtemps, parfois plus de cinq ans. Le Père Noël s’appelle Basile est un autre achat effectué lors des opérations que menaient Bragelonne et Milady, en proposant des titres à moins d’un euro. Je pensais le lire plus tôt, mais vaut mieux tard que jamais. Il était parfait pour cette semaine dédiée aux crimes de Noël.

Pourtant, en ouvrant mon exemplaire numérique, j’ai quelque peu pris peur en voyant le nombre de pages. Une soixantaine ! En le chargeant, je m’attendais à un roman et non à une nouvelle pour cette enquête policière. Je pensais que l’histoire n’allait pas être assez développée. Cependant, mes craintes se sont révélées infondées, l’auteur m’a totalement transporté dans son intrigue.

Ce livre est plutôt un drame qu’une réelle enquête policière. Il n’y a pas de meurtre, mais un presque enlèvement qui aurait vraiment pu sur une note plus terrible. Pierre Pelot maîtrise parfaitement la tension. Elle monte crescendo au fil des pages. Dans les dernières, elle devient insoutenable et comme dans un film, le lecteur a envie de fermer les yeux pour ne pas voir ce qui va arriver.

L’auteur nous plonge directement dans les événements et il ne perd pas un seul instant, tout en développant ce qu’il faut : la psychologie des personnages, des événements passés. Finalement, en soixante pages, il donne l’impression d’arriver en plein milieu de vies qui ont un passé, un présent et un avenir. L’histoire, par conséquent, n’est pas linéaire et elle est étoffée. J’ai refermé le livre en ayant l’impression que les personnages vont poursuivre leur route et moi la mienne.

En effet, les personnages, pour un roman aussi court, sont plutôt bien travaillés et cela m’a agréablement surprise. Je me suis rapidement attachée aux personnages de Basile et de sa maîtresse d’école. En aussi peu de pages, Pierre Pelot arrive à nous les rendre sympathiques, à craindre pour leurs vies. Ça était un point positif pour ma part, surtout que mes lectures de décembre m’ont quelque peu laissé un sentiment plus que mitigé, notamment concernant les personnages.

Cette nouvelle m’a agréablement surprise après la petite frayeur passée au vu du nombre de pages. Pierre Pelot l’a écrite au début des années 90 et pourtant, elle n’a pas pris une ride puis et nous pouvons très bien transposer cette histoire en 2021. Le sujet est d’actualité, car il est question des violences domestiques. Une découverte que j’aurai aimé faire depuis longtemps.