Susi Holliday • The last resort (2020)

The Last Resort • Susi Holliday • Décembre 2020 • Thomas & Mercer • 300 pages

When Amelia is invited to an all-expenses-paid retreat on a private island, the mysterious offer is too good to refuse. Along with six other strangers, she’s told they’re here to test a brand-new product for Timeo Technologies. But the guests’ excitement soon turns to terror when the real reason for their summons becomes clear.

Each guest has a guilty secret. And when they’re all forced to wear a memory-tracking device that reveals their dark and shameful deeds to their fellow guests, there’s no hiding from the past. This is no luxury retreat—it’s a trap they can’t get out of.

As the clock counts down to the lavish end-of-day party they’ve been promised, injuries and in-fighting split the group. But with no escape from the island—or the other guests’ most shocking secrets—Amelia begins to suspect that her only hope for survival is to be the last one standing. Can she confront her own dark past to uncover the truth—before it’s too late to get out?


Il me tardait de découvrir ce roman, car il me faisait penser à un autre que j’avais beaucoup aimé récemment, The Guest List de Lucy Fowley. Il y a des points communs : l’action se déroulant sur une île coupée du monde, un groupe de personnes sans lien apparent, de sombres secrets et le meurtre parfait. Mais le roman de Lucy Fowley m’a tenu en haleine d’un bout à l’autre, ce n’est pas le cas avec celui-ci.

Pourtant, il y a de bonnes idées et la quatrième de couvertures semble prometteuse. Une luxueuse île, coupée de tout, me paraît être un bon point de départ pour un huis-clos à l’ambiance pesante. Les personnages semblent la ressentir, mais pas le lecteur. Je n’ai jamais ressenti un sentiment de danger ou d’urgence. Globalement, le roman manque sérieusement de rythme, mais surtout de suspens. En effet, il y a des passages prenants où l’histoire s’accélère, avant de longs moments plats. Ils sont quand même nombreux, malheureusement. Je n’avais pas l’impression d’avancer dans l’intrigue. À la moitié du roman, je n’avais aucune idée réelle où l’auteur allait nous amener. Il y a un certain nombre de scènes ridicules qui n’aident pas à la lecture. Pourtant, l’aspect technologique pouvait être intéressant, donnant un petit côté Black Mirror. Je n’ai pas été totalement convaincu par la manière dont Susi Holliday l’exploite.

Parfois, des personnages peuvent sauver une intrigue un peu faible. Ils peuvent être très bien construits, avec des psychologies très bien développées, des passés, et des secrets. Dans un tel roman, où les personnages sont au coeur de l’histoire, c’est un point d’autant plus important à mon sens. Ce dernier a pour sujet une vengeance et, je m’attendais à ce que cet aspect du livre soit riche. Hélas, j’ai été vraiment déçue. Les personnages sont détestables. Malgré les changements de narration, aucun attachement, même infime, pour l’un ou l’autre ne se crée. Ce sont des clichés ambulants : le couple d’influenceurs, une femme d’une cinquantaine d’années, double de Miranda Priesley du Diable s’habille en Prada, mais pour la finance, un autre tout droit sorti de la Sillicone Valley… Ils ne sont nullement construits tout en nuance et ils m’ont semblé avoir tous plus ou moins le même caractère. Ils sont imbus d’eux-mêmes, sûrs de leur succès/richesse/beauté. Ils ont un côté interchangeable.

De ce fait, il est très difficile de s’intéresser à leurs sombres secrets. Or, c’est le moteur de l’intrigue. Quelle est la raison pour laquelle ils sont réunis ? Qu’ont-ils fait qui justifient leurs présences sur l’île ? Cependant, j’ai eu du mal à y trouver un quelconque intérêt, même en avançant dans l’histoire alors que la tension devrait monter en puissance. Le suspense est à la traîne.

J’avais placé beaucoup d’espoir dans ce whodunit plus que prometteur avec une île au milieu de nulle part, l’apport technologique… Je suis déçue par ce roman qui ne m’a pas du tout transporté ou passionné.

Top 5 Wednesday • Recent purchases

Thème : Recent purchases

Voilà un autre thème qui m’inspire pour ce mois-ci. La question posée est quels sont les cinq livres que j’ai récemment acheté et que je suis excitée à l’idée de lire ou que j’ai aimé. Ça tombe bien, car j’ai refait mon stock le mois dernier en allant dans mes librairies strasbourgeoises préférées et en passant dans plusieurs Emmaüs. Certains ont déjà été lus, mais j’ai surtout envie de parler de ceux qui ne le sont pas encore, mais qui me tentent énormément.

La famille Karnovski – Israel Joshua Singer

La famille Karnovski retrace le destin de trois générations d’une famille juive qui décide de quitter la Pologne pour s’installer en Allemagne à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Comment Jegor, fils d’un père juif et d’une mère aryenne, trouvera-t-il sa place dans un monde où la montée du nazisme est imminente?

Publié en 1943 alors que les nazis massacrent les communautés juives en Europe, le roman d’Israël Joshua Singer est hanté par ces tragiques circonstances et par la volonté de démêler le destin complexe de son peuple.

En 2021, j’avais très envie de découvrir la littérature israélienne que je ne connais absolument pas. J’ouvre le bal avec cette saga familiale, adorant ce genre de récits en temps normal. Il me tarde de le lire et il ne restera pas très longtemps dans ma PAL.

Sistersong – Lucy Holland

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Je l’avais déjà remarqué et il était présent dans un de mes articles sur les sorties VO. Cette histoire m’intrigue énormément et je suis totalement fan de cette couverture, de cette Bretagne magique et mythique. Je triche un peu, mais je suis déjà plongée dedans et j’en ai lu la moitié. Intriguant et, pour le moment, j’aime beaucoup.

Sumerki – Dmitry Glukhovsky

Quand Dmitry Alexeïevitch, traducteur désargenté, insiste auprès de son agence pour obtenir un nouveau contrat, il ne se doute pas que sa vie en sera bouleversée. Le traducteur en charge du premier chapitre ne donnant plus de nouvelles, c’est un étrange texte qui lui échoit : le récit d’une expédition dans les forêts inexplorées du Yucatán au XVIe siècle, armée par le prêtre franciscain Diego de Landa. Et les chapitres lui en sont remis au compte-gouttes par un mystérieux commanditaire. 

Aussi, quand l’employé de l’agence est sauvagement assassiné et que les périls relatés dans le document s’immiscent dans son quotidien, Dmitry Alexeïevitch prend peur. Dans les ombres du passé, les dieux et les démons mayas se sont-ils acharnés à protéger un savoir interdit ? A moins, bien entendu, que le manuscrit espagnol ne lui ait fait perdre la raison. Alors que le monde autour de lui est ravagé par des ouragans, des séismes et des tsunamis, le temps est compté pour découvrir la vérité.

Un auteur qui m’a largement été recommandé, surtout pour sa série Métro. Cependant, n’ayant pas envie de me lancer dans une nouvelle série alors que j’essaie d’en terminer un maximum, j’ai préféré choisir ce titre qui semble plus être un thriller ésotérique, ma marotte du moment.

Richard Oppenheimer, La vengeance des cendres – Harald Gilbers

Berlin, hiver 1946, le plus froid que la capitale ait connu au XXe siècle. La guerre est certes finie mais l’Allemagne commence à peine à panser ses plaies, et les Berlinois manquent de tout, surtout de nourriture. Dans cette atmosphère très tendue, des corps mutilés font mystérieusement surface aux quatre coins de la ville. Chacun a la peau couverte de mots écrits à l’encre, et une liste de noms inconnus fourrée dans la bouche. Le commissaire Oppenheimer est alors mobilisé pour mener l’enquête et découvre vite un point commun entre ces morts : ils avaient tous collaboré avec le régime nazi. À Oppenheimer de parvenir à retracer le passé du tueur, et à anticiper ses prochains meurtres.

Déjà le quatrième tome de cette série que j’aime beaucoup. Il me tardait de connaître la suite des aventures de Richard Oppenheimer. Le cinquième est sorti récemment en grand format.

La Sorcière – Jules Michelet

Michelet sait prêter sa voix aux parias du passé, à ceux qui n’ont pas eu d’histoire. À travers les siècles la femme tient-elle donc toujours le même rôle, celui de la mal aimée ? En embrassant d’un seul regard toute l’étendue du Moyen Âge, de la Renaissance et du Grand Siècle, Michelet discerne pour la première fois la suite rigoureuse d’une tragédie dont l’héroïne serait une femme à la fois révérée et persécutée : la sorcière.

La figure de la sorcière me fascine. J’avais adoré l’essai de Mona Chollet, Sorcières ! La puissance invaincue des femmes, que je recommande chaudement. J’avais très envie de découvrir celui de Michelet, qui date certes un peu, car il est publié pour la première fois en 1862, mais qui a fait autorité pendant longtemps. La recherche a depuis évolué sur le sujet.

Luke McCallin • Gregor Reinhard, L’Homme de Berlin (2013) ; La maison pâle (2014) et Les cendres de Berlin (2016)

Série Gregor Reinhard, L’homme de Berlin (2013) ; La maison pâle (2014) et Les cendres de Berlin (2016) • Folio Policier et Éditions Toucan

Sarajevo, 1943. Dans cette ville sous occupation de la Wehrmacht et des SS, une journaliste bosniaque est retrouvée sauvagement assassinée dans son appartement. Ainsi que l’homme qui l’accompagnait, un officier des services de renseignements allemand. L’affaire, sensible, est confiée à Gregor Reinhardt, jadis l’un des meilleurs détectives de la Kripo, la section criminelle de Berlin. Cet homme désabusé, hanté par une double tragédie familiale, devra se montrer à la hauteur de sa réputation. Et tenter de trouver la place qu’il reste à la responsabilité individuelle au cœur d’un système de crime de masse. 


Je recherchais une série proche de celle de Philip Kerr quand je suis tombée sur celle-ci. Il y avait quelques similarités, notamment du point de vue du personnage principal. Gregor Reinhard, tout comme Bernie Gunther, est un ancien commissaire de la police criminelle de Berlin, passé sous les drapeaux par obligation plus que par choix et conviction. Les points communs s’arrêtent là. La série a déjà trois tomes publiés en français et il en existe deux autres en anglais : Where God does not walk sur la jeunesse du personnage principal, notamment durant la Première Guerre mondiale et From a dark horizon. Ils ne sont pas encore sortis, mais elles sont prévues pour la fin de l’année.

À vrai dire, le seul reproche que je peux formuler à l’encontre ces trois premiers tomes est que l’intrigue manque parfois de rythme. C’est peut-être un peu moins vrai pour le dernier, Les cendres de Berlin, où il y a moins de passages à vide que dans les deux premiers livres, mais il y en a encore quelques-uns. Il peut ne rien se passer pendant quelques chapitres où l’enquête semble faire du surplace pour ensuite s’accélérer, retomber un peu et remettre un petit coup de fouet avant la fin. C’est très inégal et c’est dommage, car mon attention en pâtissait.

Cependant, la série m’a tout de même plu par d’autres aspects, le premier étant le contexte historique et géographique. En effet, bien souvent, les auteurs s’intéressent énormément au Royaume-Uni, à la France et, depuis quelque temps, à l’Italie durant la Seconde Guerre mondiale. Depuis un an ou deux, de nombreux romans historiques sur cette période se déroulent dans ce pays. Luke McCallin a été en poste dans les Balkans et c’est là-bas qu’il a décidé de planter son décor. Par rapport à ce que j’ai l’habitude de lire autour de cette période historique, c’est original. En tant que lectrice, j’ai vraiment ressenti que l’auteur a une réelle connaissance de Sarajevo, de son environnement et de son histoire. Ce sont des romans très bien documentés. Néanmoins, j’ai été perdue de temps à autre dans ses explications, car il est très pointu. C’est aussi intéressant et j’ai appris énormément avec les deux premiers tomes, et l’ambiance de dangers, tensions est très bien transcrite.

Le troisième tome se déroule à Berlin, peu de temps après la fin de la guerre. Changement de décor et je n’ai pas été trop perdue, car des enquêtes se déroulant dans les décombres de la capitale allemande, c’est assez récurrent et donc, un peu moins original. En effet, un des ouvrages de Philip Kerr prend place également à ce moment, et chez Harald Gilbers également. Les cendres de Berlin est tout de même le tome que j’ai préféré, tout simplement parce que l’histoire a moins de coup de mou. J’ai eu moins de passage un peu ennuyeux durant cette lecture, même si l’enquête est un peu plus classique que dans les deux premiers livres.

Par ailleurs, le personnage principal, Gregor Reinhard, est intéressant, avec autant de défauts que de qualités. Il montre des faiblesses, fait preuve de doutes. L’intrigue autour de son fils le rend sympathique. Il possède un grand sens moral, toujours à la recherche de la vérité. C’est également un point que j’ai apprécié et ce pour les trois tomes : ils ont souvent une fin douce-amère dans la mesure où les auteurs des crimes ne comparaissent que rarement devant la justice. Mais cela colle parfaitement à cette période historique troublée.

Aucun des trois livres n’est un réel coup de coeur, mais clairement, Luke McCallin signe ici une série policière et historique de grande qualité et largement documentée. Je serai au rendez-vous pour les prochains tomes.

Top 5 Wednesday #2 • Backlist Book

Thème : Backlist Book

Le premier thème du mois de juin concerne les livres qui ont été publiés il y a un ou plus, mais qui n’ont pas encore été lu et/ou achetés. Voici mes cinq livres prioritaires en ce moment.

Les thèmes du mois peuvent être trouvés ici.


1. The Poppy & the Rose – Ashlee Cowles

1912: Ava Knight, a teen heiress, boards the Titanic to escape the shadow of her unstable mother and to fulfill her dream of becoming a photographer in New York. During the journey she meets three people who will change her life: a handsome sailor, a soldier in the secret Black Hand society that will trigger World War I, and a woman with clairvoyant abilities. When disaster strikes the ship, family betrayals come to light.

2010: When Taylor Romano arrives in Oxford for a summer journalism program, something feels off. Not only is she greeted by a young, Rolls Royce-driving chauffeur, but he invites her to tea with Lady Mae Knight of Meadowbrook Manor, an old house with a cursed history going back to the days of Henry VIII. Lady Knight seems to know a strange amount about Taylor and her family problems, but before Taylor can learn more, the elderly woman dies, leaving as the only clue an old diary. With the help of the diary, a brooding chauffeur, and some historical sleuthing, Taylor must uncover the link between Ava’s past and her own….

Je suis une grande lectrice de romans historiques. Celui-ci me tente énormément, car il est plutôt rare que je lise autour du Titanic, pourtant un événement qui m’intéresse.

2. Mercy House – Alena Dillon

In the Bedford-Stuyvesant neighborhood of Brooklyn stands a century-old row house presided over by renegade, silver-haired Sister Evelyn. Gruff and indomitable on the surface, warm and wry underneath, Evelyn and her fellow sisters makes Mercy House a safe haven for the abused and abandoned.

Women like Lucia, who arrives in the dead of night; Mei-Li, the Chinese and Russian house veteran; Desiree, a loud and proud prostitute; Esther, a Haitian immigrant and aspiring collegiate; and Katrina, knitter of lumpy scarves… all of them know what it’s like to be broken by men.

Little daunts Evelyn, until she receives word that Bishop Robert Hawkins is coming to investigate Mercy House and the nuns, whose secret efforts to help the women in ways forbidden by the Church may be uncovered. But Evelyn has secrets too, dark enough to threaten everything she has built.

Evelyn will do anything to protect Mercy House and the vibrant, diverse women it serves—confront gang members, challenge her beliefs, even face her past. As she fights to defend all that she loves, she discovers the extraordinary power of mercy and the grace it grants, not just to those who receive it, but to those strong enough to bestow it.

J’aime les histoires où la maison, demeure… prend une place importante. À cela s’ajoute le destin de femmes hors du commun et que tout semble opposé pour sauver leur refuge. Je suis impatiente de pouvoir le découvrir.

3. Daughter of the Reich – Louise Fein

As the dutiful daughter of a high-ranking Nazi officer, Hetty Heinrich is keen to play her part in the glorious new Thousand Year Reich. But she never imagines that all she believes and knows about her world will come into stark conflict when she encounters Walter, a Jewish friend from the past, who stirs dangerous feelings in her. Confused and conflicted, Hetty doesn’t know whom she can trust and where she can turn to, especially when she discovers that someone has been watching her.

Realizing she is taking a huge risk—but unable to resist the intense attraction she has for Walter—she embarks on a secret love affair with him. Together, they dream about when the war will be over and plan for their future. But as the rising tide of anti-Semitism threatens to engulf them, Hetty and Walter will be forced to take extreme measures.

Il doit sortir prochainement en français. Le résumé m’a tout de suite plu, car il me rappelle les Mandy Robotham que j’aime beaucoup. Je l’avais déjà mis en avant dans un article sur les sorties en anglais qui me tentent énormément, il y a un an. Depuis, il traîne dans ma wish-list et il n’a toujours pas été acheté et lu. Sûrement un de mes prochains achats avec le prochain.

4. The Ratline – Philippe Sands

As Governor of Galicia, SS Brigadeführer Otto Freiherr von Wächter presided over an authority on whose territory hundreds of thousands of Jews and Poles were killed, including the family of the author’s grandfather. By the time the war ended in May 1945, he was indicted for ‘mass murder’. Hunted by the Soviets, the Americans, the Poles and the British, as well as groups of Jews, Wächter went on the run. He spent three years hiding in the Austrian Alps, assisted by his wife Charlotte, before making his way to Rome where he was helped by a Vatican bishop. He remained there for three months. While preparing to travel to Argentina on the ‘ratline’ he died unexpectedly, in July 1949, a few days after spending a weekend with an ‘old comrade’.

In The Ratline Philippe Sands offers a unique account of the daily life of a senior Nazi and fugitive, and of his wife. Drawing on a remarkable archive of family letters and diaries, he unveils a fascinating insight into life before and during the war, on the run, in Rome, and into the Cold War. Eventually the door is unlocked to a mystery that haunts Wächter’s youngest son, who continues to believe his father was a good man – what happened to Otto Wächter, and how did he die?

J’ai beaucoup aimé son premier essai, East West Street, sur le dévéloppement des notions de génocide, crimes contre l’humanité. Il retourne sur ce terrain fertile de la Seconde Guerre mondiale en parlant du réseau de fuite nazi. Je connais cet aspect du conflit, mais sans être réellement rentrée dans les détails. Cela fait un an qu’il est sorti et je ne l’ai toujours pas acheté, mais prochainement.

5. Hamnet – Maggie O’Farrell

Warwickshire in the 1580s. Agnes is a woman as feared as she is sought after for her unusual gifts. She settles with her husband in Henley street, Stratford, and has three children: a daughter, Susanna, and then twins, Hamnet and Judith. The boy, Hamnet, dies in 1596, aged eleven. Four years or so later, the husband writes a play called Hamlet.

Ce livre a beaucoup fait parler de lui et il m’intéresse énormément, car il parle de Shakespeare. Ce dernier a toujours été un de mes auteurs préférés. Il est sorti l’année dernière et il a été traduit récemment en français, aux éditions Belfond.

Sorties VO • Juin 2021

The Godmothers • Camille Aubray • William Morrow • 15 juin • 432 pages

Filomena is a clever and resourceful war refugee with a childhood secret, who comes to America to wed Mario, the family’s favored son. Amie, a beautiful and dreamy French girl from upstate New York, escapes an abusive husband after falling in love with Johnny, the oldest of the brothers. Lucy, a tough-as-nails Irish nurse, ran away from a strict girls’ home and marries Frankie, the sensuous middle son. And the glamorous Petrina, the family’s only daughter, graduates with honors from Barnard College despite a past trauma that nearly caused a family scandal.

All four women become godmothers to one another’s children, finding hope and shelter in this prosperous family and their sumptuous Greenwich Village home, and enjoying New York life with its fine dining, opulent department stores and sophisticated nightclubs.

But the women’s secret pasts lead to unforeseen consequences and betrayals that threaten to unravel all their carefully laid plans. And when their husbands are forced to leave them during the second World War, the Godmothers must unexpectedly contend with notorious gangsters like Frank Costello and Lucky Luciano who run the streets of New York City.

Refusing to merely imitate the world of men, the four Godmothers learn to put aside their differences and grudges so that they can work together to protect their loved ones, and to find their own unique paths to success, love, forgiveness, and the futures they’ve always dreamed of.

Sisters of the Resistance • Christine Wells • William Morrow • 8 juin • 416 pages

France, 1944: The Nazis still occupy Paris, and twenty-five-year-old Gabby Foucher hates these enemies, though, as the concierge of ten rue Royale, she makes it a point to avoid trouble, unlike her sister Yvette. Until she, like her sister, is recruited into the Resistance by Catherine Dior—sister of the fashion designer, Christian Dior.

Gabby and Yvette are both swept into the world of spies, fugitives, and Resistance workers, and it doesn’t take long for the sisters to realize that their lives are in danger.

Gabby discovers an elderly tenant is hiding a wounded British fugitive, and Yvette becomes a messenger for the Resistance. But as Gabby begins to fall in love with her patient and Yvette’s impulsiveness lead her into intrigue at an ever-higher level, both women will discover that their hearts and even their souls hang in the balance as well.

The Wolf & the Woodsman • Ava Reid • Del Rey • 8 juin • 448 pages

In her forest-veiled pagan village, Évike is the only woman without power, making her an outcast clearly abandoned by the gods. The villagers blame her corrupted bloodline—her father was a Yehuli man, one of the much-loathed servants of the fanatical king. When soldiers arrive from the Holy Order of Woodsmen to claim a pagan girl for the king’s blood sacrifice, Évike is betrayed by her fellow villagers and surrendered.

But when monsters attack the Woodsmen and their captive en route, slaughtering everyone but Évike and the cold, one-eyed captain, they have no choice but to rely on each other. Except he’s no ordinary Woodsman—he’s the disgraced prince, Gáspár Bárány, whose father needs pagan magic to consolidate his power. Gáspár fears that his cruelly zealous brother plans to seize the throne and instigate a violent reign that would damn the pagans and the Yehuli alike. As the son of a reviled foreign queen, Gáspár understands what it’s like to be an outcast, and he and Évike make a tenuous pact to stop his brother.

As their mission takes them from the bitter northern tundra to the smog-choked capital, their mutual loathing slowly turns to affection, bound by a shared history of alienation and oppression. However, trust can easily turn to betrayal, and as Évike reconnects with her estranged father and discovers her own hidden magic, she and Gáspár need to decide whose side they’re on, and what they’re willing to give up for a nation that never cared for them at all.

Daughter of Sparta • Claire M. Andrews • Jimmy Paterson Book • 8 juin • 400 pages

Seventeen-year-old Daphne has spent her entire life honing her body and mind into that of a warrior, hoping to be accepted by the unyielding people of ancient Sparta. But an unexpected encounter with the goddess Artemis—who holds Daphne’s brother’s fate in her hands—upends the life she’s worked so hard to build. Nine mysterious items have been stolen from Mount Olympus and if Daphne cannot find them, the gods’ waning powers will fade away, the mortal world will descend into chaos, and her brother’s life will be forfeit.

Guided by Artemis’s twin-the handsome and entirely-too-self-assured god Apollo-Daphne’s journey will take her from the labyrinth of the Minotaur to the riddle-spinning Sphinx of Thebes, team her up with mythological legends such as Theseus and Hippolyta of the Amazons, and pit her against the gods themselves.

Nature of Witches • Rachel Griffin • Sourcebooks Fire • 1 juin • 362 pages

For centuries, witches have maintained the climate, their power from the sun peaking in the season of their birth. But now their control is faltering as the atmosphere becomes more erratic. All hope lies with Clara, an Everwitch whose rare magic is tied to every season.

In Autumn, Clara wants nothing to do with her power. It’s wild and volatile, and the price of her magic―losing the ones she loves―is too high, despite the need to control the increasingly dangerous weather.

In Winter, the world is on the precipice of disaster. Fires burn, storms rage, and Clara accepts that she’s the only one who can make a difference.

In Spring, she falls for Sang, the witch training her. As her magic grows, so do her feelings, until she’s terrified Sang will be the next one she loses.

In Summer, Clara must choose between her power and her happiness, her duty and the people she loves… before she loses Sang, her magic, and thrusts the world into chaos.

For the Wolf • Hannah F. Whitten • Orbit Books • 15 juin • 448 pages

As the only Second Daughter born in centuries, Red has one purpose-to be sacrificed to the Wolf in the Wood in the hope he’ll return the world’s captured gods.

Red is almost relieved to go. Plagued by a dangerous power she can’t control, at least she knows that in the Wilderwood, she can’t hurt those she loves. Again.

But the legends lie. The Wolf is a man, not a monster. Her magic is a calling, not a curse. And if she doesn’t learn how to use it, the monsters the gods have become will swallow the Wilderwood-and her world-whole.

The Maidens • Alex Michaelides • Celadon Books • 15 juin • 352 pages

Edward Fosca is a murderer. Of this Mariana is certain. But Fosca is untouchable. A handsome and charismatic Greek Tragedy professor at Cambridge University, Fosca is adored by staff and students alike—particularly by the members of a secret society of female students known as The Maidens. 

Mariana Andros is a brilliant but troubled group therapist who becomes fixated on The Maidens when one member, a friend of Mariana’s niece Zoe, is found murdered in Cambridge. 

Mariana, who was once herself a student at the university, quickly suspects that behind the idyllic beauty of the spires and turrets, and beneath the ancient traditions, lies something sinister. And she becomes convinced that, despite his alibi, Edward Fosca is guilty of the murder. But why would the professor target one of his students? And why does he keep returning to the rites of Persephone, the maiden, and her journey to the underworld?

When another body is found, Mariana’s obsession with proving Fosca’s guilt spirals out of control, threatening to destroy her credibility as well as her closest relationships. But Mariana is determined to stop this killer, even if it costs her everything—including her own life.

Top 5 Wednesday #2 • Family Dynamics

Le thème de cette semaine m’inspire énormément. Le 15 mai a eu lieu la journée mondiale de la famille, d’où ce sujet pour ce mercredi. Il est pris dans un sens très large, car il est autant question des liens du sang que de la famille que l’on se crée. J’ai essayé, dans la mesure du possible, de piocher dans mes récentes lectures. La semaine dernière, sur le thème des « lieux communs », j’écrivais que j’aimais beaucoup les sagas familiales… Cet article est un peu la continuité de ce dernier.

Thème : Family dynamics

Among the leaving and the dead d’Inara Verzemnieks

Inara Verzemnieks was raised by her Latvian grandparents in Washington State, among expatriates who scattered smuggled Latvian sand over coffins, the children singing folk songs about a land none of them had visited. Her grandmother Livija’s stories vividly recreated the home she fled during the Second World War, when she was separated from her sister, Ausma, whom she wouldn’t see again for more than fifty years.

Journeying back to their remote village, Inara comes to know Ausma and her trauma as an exile to Siberia under Stalin, while reconstructing Livija’s survival through her years as a refugee. In uniting their stories, Inara honors both sisters in a haunting and luminous account of loss, survival, resilience, and love.

Cet ouvrage est un plus un essai autour de la famille, l’importance de cette dernière dans la construction d’un individu et de son histoire. L’auteur écrit à propos de sa grand-mère et de la soeur de cette dernière, de sa volonté de comprendre ses racines, leurs histoires. Il est dommage que parfois l’écriture poétique et lyrique de l’auteur prend trop le pas sur le sujet abordé, apportant des longueurs.

L’Assommoir d’Émile Zola

Qu’est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd’hui encore? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d’Or version Second Empire? L’existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s’expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l’intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers « assommoirs » – un accident de travail, l’alcool, les « autres », la faim – ont finalement raison d’elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L’Assommoir, cette « passion de Gervaise », cet étonnant chef-d’oeuvre, avec des yeux neufs.

Comment ne pas parler de dynamiques familiales sans évoquer Zola ? Sa série Les Rougon-Macquart rentre pleinement dans cette catégorique. Elle est en l’exemple même, car Zola étudie à travers une famille les prédispositions à l’alcoolisme, par exemple, ou à la folie… J’en suis au septième tome, L’Assommoir et jusqu’à présent, rares sont les tomes qui m’ont déçue.

After Alice fell de Kim Taylor Blackemore

New Hampshire, 1865. Marion Abbott is summoned to Brawders House asylum to collect the body of her sister, Alice. She’d been found dead after falling four stories from a steep-pitched roof. Officially: an accident. Confidentially: suicide. But Marion believes a third option: murder.

Returning to her family home to stay with her brother and his second wife, the recently widowed Marion is expected to quiet her feelings of guilt and grief—to let go of the dead and embrace the living. But that’s not easy in this house full of haunting memories.

Just when the search for the truth seems hopeless, a stranger approaches Marion with chilling words: I saw her fall.

Now Marion is more determined than ever to find out what happened that night at Brawders, and why. With no one she can trust, Marion may risk her own life to uncover the secrets buried with Alice in the family plot.

Sorti cette année, ce roman serait presque un huis clos au sein d’une famille. En effet, la mort de la plus jeune soeur, Alice, rend les relations tendues entre Marion et son frère et sa belle-soeur. Il n’y a pas que la mort de la plus jeune des soeurs qui empoisonne l’atmosphère, mais bien d’autres sombres secrets. C’est un roman que j’ai beaucoup aimé.

Quand Hitler s’empara du lapin rose de Judith Kerr

Imaginez que le climat se détériore dans votre pays, au point que certains citoyens soient menacés dans leur existence. Imaginez surtout que votre père se trouve être l’un de ces citoyens et qu’il soit obligé d’abandonner tout et de partir sur-le-champ, pour éviter la prison et même la mort. C’est l’histoire d’Anna dans l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler. Elle a neuf ans et ne s’occupe guère que de crayons de couleur, de visites au zoo avec son « oncle » Julius et de glissades dans la neige. Brutalement les choses changent. Son père disparaît sans prévenir. Puis, elle-même et le reste de sa famille s’expatrient pour le rejoindre à l’étranger. Départ de Berlin qui ressemble à une fuite. Alors commence la vie dure – mais non sans surprises – de réfugiés. D’abord la Suisse, près de Zurich. Puis Paris. Enfin Londres. Odyssée pleine de fatigues et d’angoisses mais aussi de pittoresque et d’imprévu – et toujours drôles – d’Anna et de son frère Max affrontant l’inconnu et contraints de vaincre toutes sortes de difficultés – dont la première et non la moindre: celle des langues étrangères! Ce récit autobiographique de Judith Kerr nous enchante par l’humour qui s’en dégage, et nous touche par cette particulière vibration de ton propre aux souvenirs de famille, quand il apparaît que la famille fut une de celles où l’on s’aime…

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ce roman et son adaptation cinématographique sur le blog. [lien] C’est une très belle histoire d’une famille qui reste unie malgré les épreuves et qui fait preuve d’une grande résilience. Il y a un beau message dans ce roman, où la famille, le fait de rester ensemble malgré les difficultés sont les choses les plus importantes.

Guerre & Paix de Léon Tolstoï

1805 à Moscou, en ces temps de paix fragile, les Bolkonsky, les Rostov et les Bézoukhov constituent les personnages principaux d’une chronique familiale. Une fresque sociale où l’aristocratie, de Moscou à Saint-Pétersbourg, entre grandeur et misérabilisme, se prend au jeu de l’ambition sociale, des mesquineries, des premiers émois.

1812, la guerre éclate et peu à peu les personnages imaginaires évoluent au sein même des événements historiques. Le conte social, dépassant les ressorts de l’intrigue psychologique, prend une dimension d’épopée historique et se change en récit d’une époque. La “Guerre” selon Tolstoï, c’est celle menée contre Napoléon par l’armée d’Alexandre, c’est la bataille d’Austerlitz, l’invasion de la Russie, l’incendie de Moscou, puis la retraite des armées napoléoniennes.

Entre les deux romans de sa fresque, le portrait d’une classe sociale et le récit historique, Tolstoï tend une passerelle, livrant une réflexion philosophique sur le décalage de la volonté humaine aliénée à l’inéluctable marche de l’Histoire ou lorsque le destin façonne les hommes malgré eux.

Un autre auteur spécialisé dans les chroniques familiales, Léon Tolstoï. Dans ce récit, il s’intéresse à plusieurs familles de l’aristocratie russe. Il montre les relations au sein d’une même famille et celles qu’elles entretiennent entre elles. C’est une très bonne lecture que je recommande. Mon avis est disponible sur le blog. [lien]

Elisabeth Thomas • Catherine House (2020)

Catherine House • Elisabeth Thomas • Custom House • Mai 2020 • 320 pages

You are in the house and the house is in the woods.
You are in the house and the house is in you . . .
 

Catherine House is a school of higher learning like no other. Hidden deep in the woods of rural Pennsylvania, this crucible of reformist liberal arts study with its experimental curriculum, wildly selective admissions policy, and formidable endowment, has produced some of the world’s best minds: prize-winning authors, artists, inventors, Supreme Court justices, presidents. For those lucky few selected, tuition, room, and board are free. But acceptance comes with a price. Students are required to give the House three years—summers included—completely removed from the outside world. Family, friends, television, music, even their clothing must be left behind. In return, the school promises its graduates a future of sublime power and prestige, and that they can become anything or anyone they desire.

Among this year’s incoming class is Ines, who expects to trade blurry nights of parties, pills, cruel friends, and dangerous men for rigorous intellectual discipline—only to discover an environment of sanctioned revelry. The school’s enigmatic director, Viktória, encourages the students to explore, to expand their minds, to find themselves and their place within the formidable black iron gates of Catherine. 

For Ines, Catherine is the closest thing to a home she’s ever had, and her serious, timid roommate, Baby, soon becomes an unlikely friend. Yet the House’s strange protocols make this refuge, with its worn velvet and weathered leather, feel increasingly like a gilded prison. And when Baby’s obsessive desire for acceptance ends in tragedy, Ines begins to suspect that the school—in all its shabby splendor, hallowed history, advanced theories, and controlled decadence—might be hiding a dangerous agenda that is connected to a secretive, tightly knit group of students selected to study its most promising and mysterious curriculum. 


Publié en 2020, Catherine House est un roman qui aurait pu réellement me plaire. J’aime les livres qui se déroulent dans des écoles ou pensionnats particuliers. Ce sont des endroits propices pour développer des intrigues et ambiances pleines de mystères. J’ai trouvé ici que l’effet n’atteignait pas son but.

Ce roman m’a ennuyée dès le début et cela ne s’est pas amélioré au fil des pages, malheureusement. Avec ce type de livres, je place tous mes espoirs dans l’ambiance qui doit s’en dégager. L’intrigue peut être moyenne, mais si l’atmosphère est parfaite, elle peut améliorer mon appréciation de l’ouvrage. Pour ce roman, l’ambiance est terne et pas aussi sombre que je l’espérais. L’école renferme certes un secret, mais il se devine rapidement. De plus, l’auteur ne m’a jamais réellement donné envie d’en savoir plus. L’histoire ne m’a pas agrippé.

Les premières pages sont très longues, le lecteur ne sait pas vraiment où l’auteur nous amène, tout en ne créant aucun suspense. Une fois le secret deviné, il n’y a plus de surprise sur le déroulement. Un manque de suspense, plus un rythme très lent, la lecture devient un peu houleuse. Le point principal, le secret que renferme l’école, ne m’a fait l’effet d’une bombe, mais d’un cheveu qui tombe sur la soupe. Il est mal amené. C’est très soudain et il n’y a pas vraiment d’indices pour mettre le lecteur sur une piste et qui aurait pu amener un peu de tension, de mystère. En le commençant, il me faisait quelque peu penser à Never let me go de Kazuo Ishiguro, que j’ai lu il y a quelques années et qui m’avait profondément marqué, mais Catherine House ne lui arrive pas à la cheville. Au final, il me reste comme impression que l’histoire n’est qu’une succession de tout ce que les élèves mangent, boivent et à quelle fréquence ils se retrouvent totalement saouls…

Elisabeth Thomas s’intéresse principalement à Ines Murino, une jeune adolescente au passé trouble, qui a bénéficié d’une seconde chance en intégrant Catherine House. Clairement, j’ai détesté ce personnage. Elle est arrogante, ne se remet jamais en question. Elle se croit souvent supérieure aux autres personnages. Il y a un décalage entre ses actions et ce qu’elle peut parfois penser, certaines choses qu’elle fait et qui sont incompréhensibles. Par exemple, elle a tout fait pour être acceptée dans cette école dont le processus de recrutement est plutôt lourd et long. Pourtant, une fois accepté et dans les locaux, elle ne fait rien pour s’intégrer. Elle ne va pas en cours et ne montre aucune reconnaissance.

Catherine House est une publication qui me faisait très, très envie, mais qui a accumulé les déceptions dès le départ : l’intrigue, le personnage principal, les mystères et l’ambiance. Je m’attendais à mieux en le commençant, car le résumé montrait du potentiel. Il avait tous les ingrédients que j’aimais : un pensionnat, un secret, des dangers…

Top 5 Wednesday #1 • Favorite Tropes

J’inaugure un nouveau rendez-vous sur le blog avec le Top 5 Wednesday. Je ne pense pas forcément participer toutes les semaines, mais si le thème me plait et me parle, c’est avec plaisir que j’y réagirai. Les sujets sont annoncés chaque mois sur le groupe Goodreads.

Thème : Favorite Tropes

Avant de me lancer dans cet article, j’ai fait quelques recherches sur ce terme de tropes et sur ce qu’il pouvait signifiait en français. Le meilleur terme que j’ai trouvé est celui de lieux communs. À titre d’exemples, dans les romances, ce seraient les fausses relations amoureuses ou tout ce qui touche à la royauté, les mariages de convenance… Pour le fantastique, ce sont les thématiques d’un•e Élu•e, sauver le monde… Pour mes cinq « lieux communs » préférés, j’ai essayé de tirer un exemple parmi mes plus récentes lectures, ou, du moins, depuis le début d’année.

1. La quête

L’exemple le plus parlant est sans conteste la quête du Graal. Je pense aussi au Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien. C’est un lieu commun que j’apprécie beaucoup. Dans mon esprit, il y a toujours le côté partir à l’aventure, aller vers l’inconnu, sortir de sa zone de confort… Le personnage principal va tirer des connaissances, des expériences de son voyage.

Un des derniers livres que j’ai pu lire et qui représente parfaitement cette idée de quête est le troisième tome de la série La Passe-Miroir, La mémoire de Babel. De manière général, la série raconte la quête d’Ophélie et Thorn pour découvrir l’identité de Dieu et l’arrêter.

Thorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l’arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s’y rendre sous une fausse identité.

2. Une relique ou un artefact puissant•e

S’il est doublé d’une quête, c’est encore mieux ! Je pense que mon amour pour ce genre de lieux communs vient d’Indiana Jones, qui est présenté comme un chasseur de reliques et de trésor (même si, en réalité, il est plus un pilleur de tombes). Certaines d’entre elles ont des propriétés magiques. En littérature, il y a, à nouveau, la quête du Graal, ou les thrillers ésotériques, genres dont je raffole.

Et c’est justement un thriller ésotérique que je vais prendre en exemple avec une des mes toutes dernières lectures. Elle date du début du mois. Il s’agit du troisième tome de la dernière série d’Éric Giacometti et Jacques Ravenne, Soleil noir, La relique du chaos. Les reliques (très particulières pour le coup) ont un caractère mystique et magique.

Juillet 1942. Jamais l’issue du conflit n’a semblé aussi incertaine. Si l’Angleterre a écarté tout risque d’invasion, la Russie de Staline plie sous les coups de boutoir des armées d’Hitler. L’Europe est sur le point de basculer. À travers la quête des Swastikas, la guerre occulte se déchaîne pour tenter de faire pencher la balance. Celui qui s’emparera de l’objet sacré remportera la victoire. Tristan Marcas, agent double au passé obscur, part à la recherche du trésor des Romanov, qui cache, selon le dernier des tsars, l’ultime relique. À Berlin, Moscou et Londres, la course contre la montre est lancée, entraînant dans une spirale vertigineuse Erika, l’archéologue allemande et Laure, la jeune résistante française…

3. Un amour impossible

La faute à Roméo et Juliette de Shakespeare, qui est une de mes pièces préférées au monde. Je prend ce thème ou lieux commun dans un sens très large, car des raisons pour lesquelles un amour peut être impossible sont variées.

Un des derniers livres que j’ai lu et qui peut illustrer ce sujet est Follow me to ground de Sue Rainsford. Il s’agit d’une histoire d’amour entre une sorcière et un mortel qui est vu d’un mauvais oeil par les familles des deux protagonistes.

LIEN VERS L’ARTICLE

Ada and her father, touched by the power to heal illness, live on the edge of a village where they help sick locals—or “Cures”—by cracking open their damaged bodies or temporarily burying them in the reviving, dangerous Ground nearby. Ada, a being both more and less than human, is mostly uninterested in the Cures, until she meets a man named Samson. When they strike up an affair, to the displeasure of her father and Samson’s widowed, pregnant sister, Ada is torn between her old way of life and new possibilities with her lover—and eventually comes to a decision that will forever change Samson, the town, and the Ground itself.

4. Un conflit avec un dieu

C’est un lieu commun qui, pour le coup, brasse très large. Il me rappelle à la fois les récits bibliques, la mythologie grecque… Je pense aussi à des livres fantastiques ou de science-fiction, les réécritures autour des mythes et légendes.

Un livre que j’ai très récemment lu (et apprécié) et dans lequel l’intrigue a pour origine un conflit avec un dieu est Lore d’Alexandra Bracken. Le conflit est entre Zeus et les dieux, les anciens et les nouveaux dieux, les dieux avec les chasseurs… L’auteur s’inspire de la mythologie grecque.

Every seven years, the Agon begins. As punishment for a past rebellion, nine Greek gods are forced to walk the earth as mortals, hunted by the descendants of ancient bloodlines, all eager to kill a god and seize their divine power and immortality. Long ago, Lore Perseous fled that brutal world in the wake of her family’s sadistic murder by a rival line, turning her back on the hunt’s promises of eternal glory. For years she’s pushed away any thought of revenge against the man–now a god–responsible for their deaths.

Yet as the next hunt dawns over New York City, two participants seek out her help: Castor, a childhood friend of Lore believed long dead, and a gravely wounded Athena, among the last of the original gods.

The goddess offers an alliance against their mutual enemy and, at last, a way for Lore to leave the Agon behind forever. But Lore’s decision to bind her fate to Athena’s and rejoin the hunt will come at a deadly cost–and still may not be enough to stop the rise of a new god with the power to bring humanity to its knees.

5. Les sagas familiales

Je lis pas mal de sagas familiales, surtout par des auteurs russes. J’aime suivre le destin d’une famille sur une ou plusieurs générations. J’ai tellement d’exemples qui me viennent à l’esprit comme La saga moscovite de Vassily Axionov, Guerre & Paix de Léon Tolstoï (terminé en début d’année).

Cependant, si je dois prendre un exemple dans mes lectures très récentes, ce sont les Rougon-Macquart de Zola qui arrivent en premier. C’est aussi un des grands exemples de sagas familiales et celle-ci compte près de vingt tomes. Au début du mois, j’ai terminé le septième tome, L’Assommoir qui est un coup de coeur.

Qu’est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd’hui encore ? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d’Or version Second Empire ? L’existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s’expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l’intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers «assommoirs» – un accident de travail, l’alcool, les «autres», la faim – ont finalement raison d’elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L’Assommoir, cette «passion de Gervaise», cet étonnant chef-d’oeuvre, avec des yeux neufs.

Quels sont vos « lieux communs » préférés en littérature ? Quels en sont les meilleurs exemples ?

Rebecca McLaughlin • The Nameless Queen (2020)

The Nameless Queen • Rebecca McLaughlin • Crown Bookes • Janvier 2020 • 352 pages

Everyone expected the king’s daughter would inherit the throne. No one expected me. 

It shouldn’t even be possible. I’m Nameless, a class of citizens so disrespected, we don’t even get names. Heck, dozens of us have been going missing for months and no one seems to care.

But there’s no denying the tattoo emblazoned on my arm. I am queen. In a palace where the corridors are more dangerous the streets, though, how could I possibly rule? And what will become of the Nameless if I don’t?


The Nameless Queen est un roman fantastique de Rebecca McLaughlin, publié en 2020. Il s’agit (pour l’instant) d’un one-shot. La fin n’est pas assez ouverte pour espérer un deuxième tome, mais sait-on jamais. Il me tardait de le découvrir, la couverture et le résumé m’ayant tout de suite charmé. En refermant ce livre, je me rends compte qu’il y a plein d’aspects imparfaits, tout en ayant un certain charme. Il m’a été impossible de le mettre de côté.

Le premier grand reproche que je peux formuler concerne surtout l’héroïne, Coin. Elle souffre du syndrome de la Mary Sue, c’est-à-dire un personnage trop parfait. Selon la définition, la Mary Sue a, par exemple, un sens moral très développé, des compétences hors norme qu’elle maîtrise à la perfection en peu de temps, et/ou un destin magnifique et glorieux. Elle gagne l’admiration de tous. Ce sont autant d’éléments qui peuvent se retrouver dans Coin. En effet, à partir du moment où elle obtient les pouvoirs liés à sa fonction de reine, elle commence à les expérimenter et très vite (trop vite), et à les maîtriser sans aucun souci. Il y a une date butoir d’un mois avant de devoir affronter, dans un espère de combat à la fois physique et magique, une générale de l’armée royale, bien plus âgée et expérimentée qu’elle et qui utilise ses pouvoirs depuis bien plus longtemps. Pas besoin de parier sur l’issu de leur rencontre, le lecteur sait pertinemment comment ça va se terminer. Le problème avec de tels personnages principaux est qu’il n’y a pas réellement de mystères sur leur destin, et donc sur la fin.

Deuxièmement, l’univers m’a plu, même si je retrouve des éléments classiques de ce type d’ouvrages : une société basée sur des castes sociales, une héroïne issue de la classe la plus basse et qui va renverser l’ordre établi, le tout avec beaucoup d’actions. J’ai aimé la présence de la magie, réservée qu’à une petite élite au sein de la population. Il y avait de nombreuses idées qui étaient plutôt bonnes en apparence, mais qui auraient mérité plus d’explications. Sur bien des points, l’auteur ne fait que toucher du bout des doigts des sujets intéressants : comment la magie a été bridée, pourquoi seulement la caste des Royaux peuvent la manier, quels sont réellement les pouvoirs des différents membres du Conseil… Ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres. Il y avait des passages un peu frustrant, car, en tant que lectrice, je voulais en savoir davantage. L’univers manque, malheureusement, de profondeur alors qu’il était prometteur. L’auteur effleure simplement toutes les possibilités du monde qu’elle met en place et je pense qu’il y avait du potentiel.

Malgré tout, The Nameless Queen est un roman fantastique qui se laisse lire. Il y a surtout de l’action et l’intrigue démarre très rapidement. J’ai été prise dans un tourbillon d’événements pour n’en sortir que dans les toutes dernières pages. Même si certaines révélations se devinent bien en amont, je n’ai pas boudé mon plaisir, car Rebecca McLaughlin offre ici un agréable moment de divertissement, certes imparfait, mais prenant.

Sorties VO • Mai 2021

The Radio Operator • Ulla Lenze • Harper Via • 4 mai • 304 pages

At the end of the 1930s, Europe is engulfed in war. Though America is far from the fighting, the streets of New York have become a battlefield. Anti-Semitic and racist groups spread hate, while German nationalists celebrate Hitler’s strength and power. Josef Klein, a German immigrant, remains immune to the troubles roiling his adopted city. The multicultural neighborhood of Harlem is his world, a lively place full of sidewalk tables where families enjoy their dinner and friends indulge in games of chess. 

Josef’s great passion is the radio. His skill and technical abilities attract the attention of influential men who offer him a job as a shortwave operator. But when Josef begins to understand what they’re doing, it’s too late; he’s already a little cog in the big wheel—part of a Nazi espionage network working in Manhattan. Discovered by American authorities, Josef is detained at Ellis Island, and eventually deported to Germany.

Back in his homeland, fate leads him to his brother Carl’s family, soap merchants in Neuss—where he witnesses the seductive power of the Nazis and the war’s terrible consequences—and finally to South America, where Josef hopes to start over again as José. Eventually, Josef realizes that no matter how far he runs or how hard he tries, there is one indelible truth he cannot escape: How long can you hide from your own past, before it catches up with you?

The woman with the blue star • Pam Jenoff • Park Row • 4 mai • 336 pages

1942. Sadie Gault is eighteen and living with her parents amid the horrors of the Kraków Ghetto during World War II. When the Nazis liquidate the ghetto, Sadie and her pregnant mother are forced to seek refuge in the perilous sewers beneath the city. One day Sadie looks up through a grate and sees a girl about her own age buying flowers.

Ella Stepanek is an affluent Polish girl living a life of relative ease with her stepmother, who has developed close alliances with the occupying Germans. Scorned by her friends and longing for her fiancé, who has gone off to war, Ella wanders Kraków restlessly. While on an errand in the market, she catches a glimpse of something moving beneath a grate in the street. Upon closer inspection, she realizes it’s a girl hiding.

Ella begins to aid Sadie and the two become close, but as the dangers of the war worsen, their lives are set on a collision course that will test them in the face of overwhelming odds. Inspired by harrowing true stories, The Woman with the Blue Star is an emotional testament to the power of friendship and the extraordinary strength of the human will to survive. 

Luck of the Titanic • Stacey Lee • G.P. Putnam’s Sons Books for Young Readers • 4 mai • 304 pages

Southampton, 1912: Seventeen-year-old British-Chinese Valora Luck has quit her job and smuggled herself aboard the Titanic with two goals in mind: to reunite with her twin brother Jamie–her only family now that both their parents are dead–and to convince a part-owner of the Ringling Brothers Circus to take the twins on as acrobats. Quick-thinking Val talks her way into opulent firstclass accommodations and finds Jamie with a group of fellow Chinese laborers in third class. But in the rigidly stratified world of the luxury liner, Val’s ruse can only last so long, and after two long years apart, it’s unclear if Jamie even wants the life Val proposes. Then, one moonless night in the North Atlantic, the unthinkable happens–the supposedly unsinkable ship is dealt a fatal blow–and Val and her companions suddenly find themselves in a race to survive.

The shadow in the glass • J.J.A. Harwood • Harper Voyager • 4 mai • 416 pages

Once upon a time Ella had wished for more than her life as a lowly maid. 

Now forced to work hard under the unforgiving, lecherous gaze of the man she once called stepfather, Ella’s only refuge is in the books she reads by candlelight, secreted away in the library she isn’t permitted to enter. 

One night, among her beloved books of far-off lands, Ella’s wishes are answered. At the stroke of midnight, a fairy godmother makes her an offer that will change her life: seven wishes, hers to make as she pleases. But each wish comes at a price and Ella must to decide whether it’s one she’s willing to pay it. 

Madam • Phoebe Wynn • St Martin’s Press • 18 mai • 352 pages

For 150 years, high above rocky Scottish cliffs, Caldonbrae Hall has sat untouched, a beacon of excellence in an old ancestral castle. A boarding school for girls, it promises that the young women lucky enough to be admitted will emerge “resilient and ready to serve society.”

Into its illustrious midst steps Rose Christie: a 26-year-old Classics teacher, Caldonbrae’s new head of the department, and the first hire for the school in over a decade. At first, Rose is overwhelmed to be invited into this institution, whose prestige is unrivaled. But she quickly discovers that behind the school’s elitist veneer lies an impenetrable, starkly traditional culture that she struggles to reconcile with her modernist beliefs—not to mention her commitment to educating “girls for the future.”

It also doesn’t take long for Rose to suspect that there’s more to the secret circumstances surrounding the abrupt departure of her predecessor—a woman whose ghost lingers everywhere—than anyone is willing to let on. In her search for this mysterious former teacher, Rose instead uncovers the darkness that beats at the heart of Caldonbrae, forcing her to confront the true extent of the school’s nefarious purpose, and her own role in perpetuating it.

The Nine: The True Story of a Band of Women Who Survived the Worst of Nazi Germany • Gwen Strauss • St Martin’s Press • 4 mai • 336 pages

The Nine follows the true story of the author’s great aunt Hélène Podliasky, who led a band of nine female resistance fighters as they escaped a German forced labor camp and made a ten-day journey across the front lines of WWII from Germany back to Paris.

The nine women were all under thirty when they joined the resistance. They smuggled arms through Europe, harbored parachuting agents, coordinated communications between regional sectors, trekked escape routes to Spain and hid Jewish children in scattered apartments. They were arrested by French police, interrogated and tortured by the Gestapo. They were subjected to a series of French prisons and deported to Germany. The group formed along the way, meeting at different points, in prison, in transit, and at Ravensbrück. By the time they were enslaved at the labor camp in Leipzig, they were a close-knit group of friends. During the final days of the war, forced onto a death march, the nine chose their moment and made a daring escape.

The Cave Dwellers • Christina McDowell • Gallery Scout Press • 25 mai • 352 pages

They are the families considered worthy of a listing in the exclusive Green Book—a discriminative diary created by the niece of Edith Roosevelt’s social secretary. Their aristocratic bloodlines are woven into the very fabric of Washington—generation after generation. Their old money and manner lurk through the cobblestone streets of Georgetown, Kalorama, and Capitol Hill. They only socialize within their inner circle, turning a blind eye to those who come and go on the political merry-go-round. These parents and their children live in gilded existences of power and privilege.

But what they have failed to understand is that the world is changing. And when the family of one of their own is held hostage and brutally murdered, everything about their legacy is called into question.

They’re called The Cave Dwellers.

The lights of Prague • Nicole Jarvis • Titan Books • 18 mai • 416 pages

In the quiet streets of Prague all manner of otherworldly creatures lurk in the shadows. Unbeknownst to its citizens, their only hope against the tide of predators are the dauntless lamplighters – a secret elite of monster hunters whose light staves off the darkness each night. Domek Myska leads a life teeming with fraught encounters with the worst kind of evil: pijavice, bloodthirsty and soulless vampiric creatures. Despite this, Domek find solace in his moments spent in the company of his friend, the clever and beautiful Lady Ora Fischerová– a widow with secrets of her own.

When Domek finds himself stalked by the spirit of the White Lady – a ghost who haunts the baroque halls of Prague castle – he stumbles across the sentient essence of a will-o’-the-wisp, a mischievous spirit known to lead lost travellers to their death, but who, once captured, are bound to serve the desires of their owners.

After discovering a conspiracy amongst the pijavice that could see them unleash terror on the daylight world, Domek finds himself in a race against those who aim to twist alchemical science for their own dangerous gain.

The whispering dead • Darcy Coates • Poisoned Pen Press • 4 mai • 256 pages

Homeless, hunted, and desperate to escape a bitter storm, Keira takes refuge in an abandoned groundskeeper’s cottage. Her new home is tucked away at the edge of a cemetery, surrounded on all sides by gravestones: some recent, some hundreds of years old, all suffering from neglect.

And in the darkness, she can hear the unquiet dead whispering.

The cemetery is alive with faint, spectral shapes, led by a woman who died before her time… and Keira, the only person who can see her, has become her new target. Determined to help put the ghost to rest, Keira digs into the spirit’s past life with the help of unlikely new friends, and discovers a history of deception, ill-fated love, and murder.

But the past is not as simple as it seems, and Keira’s time is running out. Tangled in a dangerous web, she has to find a way to free the spirit… even if it means offering her own life in return.