The Romanovs (2016) > Simon Sebag-Montefiore

The Romanovs were the most successful dynasty of modern times, ruling a sixth of the world’s surface for three centuries. How did one family turn a war-ruined principality into the world’s greatest empire? And how did they lose it all? This is the intimate story of twenty tsars and tsarinas, some touched by genius, some by madness, but all inspired by holy autocracy and imperial ambition. Simon Sebag Montefiore’s gripping chronicle reveals their secret world of unlimited power and ruthless empire-building, overshadowed by palace conspiracy, family rivalries, sexual decadence and wild extravagance, with a global cast of adventurers, courtesans, revolutionaries and poets, from Ivan the Terrible to Tolstoy and Pushkin, to Bismarck, Lincoln, Queen Victoria and Lenin.

Quasiment 700 pages sur l’histoire de la dynastie des Romanov, écrit en tout petit et en anglais… Pas facile de se lancer ! La famille impériale russe continue de fasciner, en témoigne cet imposant pavé de l’historien anglais Simon Sebag-Montefiore. Pour ma part, j’ai depuis longtemps un intérêt prononcé pour cette famille qui est restée de longues années au pouvoir, avant de connaître une fin tragique dont nous fêtons aujourd’hui même les cent ans. Jusqu’à présent, j’ai surtout lu des romans, mais jamais d’essais à proprement parler sur ce sujet. C’est désormais chose faite en venant à bout de cette petite brique.

Qui n’a pas été si terrible que ça, en définitif. Les je-ne-sais combien de pages et la taille de la police de caractère pour l’édition W&N ne m’ont pas abattu, car Simon Sebag-Montefiore sait intéresser le lecteur. De mes années d’études, j’ai pu remarquer une grande différence entre les essais historiques français et ceux écrits par des Anglo-Saxons. En France, les auteurs sont très sérieux dans leur ton, n’hésitant pas à faire de très longues phrases. Les Anglo-Saxons, en revanche, n’ont pas peur de rendre leurs écrits un peu plus vivants, avec parfois des touches d’humour. Ils donnent l’impression de moins se prendre au sérieux, tout en proposant des écrits largement documentés et scientifiques. Ils restent plus agréables à lire. The Romanovs raconte leur histoire, depuis leur avènement jusqu’à leur chute dans un style presque cinématographique, avec des petits suspens judicieusement aménagés. J’ai toujours eu envie d’en savoir plus et, au final, je me suis retrouvée à lire cinquante, cent pages, sans m’en rendre compte.

La mise en page a beaucoup joué, également. Le livre est divisé en acte et, au début, les principaux « acteurs » sont donnés avec un rappel de qui est la fille ou le fils de qui, les ministres, les alliances… Cela permet à chaque fois de replacer la multitude des personnes historiques qui gravitent autour des Romanov et la famille en elle-même. Un autre point tient aussi aux petites annexes, composées des portraits des principaux protagonistes, permettant de fixer plus facilement certains d’entre eux. Au final, même la manière dont le livre est construit participe au fait qu’il se lise facilement. Je ne dis pas rapidement, car il reste dense.

Et passionnant. Simon Sebag-Montefiore couvre toute la période des Romanov, de leur règne, en évoquant tous les tsars, des plus connus au moins connus. Il déconstruit certains mythes, aussi, en montrant leurs travers, leurs faiblesses, leurs passions… Il y a une certaine dimension psychologique dans cet essai qui permet de mieux comprendre les agissements des uns et des autres, les tensions et les complots politiques… Pour ma part, j’ai vraiment trouvé cet ouvrage très complet et l’auteur va réellement au fond des choses. Il exprime très simplement les enjeux politiques, les forces en présence, la géo-politique de l’empire russe… C’est un ouvrage qui, en définitif, reste accessible. Je ne suis pas forcément au point sur l’histoire de l’Europe, mais je n’ai eu aucun mal à suivre la chronologie, les principaux événements…

The Romanovs de Simon Sebag-Montefiore peut devenir un incontournable pour les passionnées de la famille impériale russe. Il est complet, brillamment écrit et il ne s’arrête pas uniquement à leur chute, comme bien souvent. Des différents essais historiques que j’ai pu lire cette année, il fait définitivement partie de mes recommandations.

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L’Envers du décor #4 Les rendez-vous de création et d’inspiration

Encore un article pour l’Envers du décor, un rendez-vous d’écriture que j’apprécie de plus en plus. Il a été lancé par le blog Sur un petit nuage. Nouveau mois, nouveau thème et cette fois-ci, je livre mes impressions, mon vécu sur les rendez-vous d’écriture, d’inspiration auxquels je participe.

Je me suis intéressée relativement tard à ce type de rendez-vous. J’en fuyais même certains comme C’est Lundi, que lisez-vous ? et le Book Haul de la blogosphère littéraire. Je n’y trouve pas mon compte et je ne vois pas l’intérêt de présenter mes lectures en cours, terminées et à venir. Je ne les regarde aussi que très peu chez les autres, car ils ne m’inspirent pas forcément. Du coup, je ne participe à aucun rendez-vous d’écriture, d’inspiration ou de création autour d’une des thématiques centrales du blog. C’est dommage, car il peut y avoir des questions intéressantes à explorer sur la blogosphère littéraire. Si un tel rendez-vous existe, je veux bien que vous me le signaliez en commentaire.

En revanche, quelques rendez-vous annuels m’inspirent de nombreux articles comme le mois anglais, auquel j’ai participé en juin, pour la première fois. Organisé par Lou et Cryssilda, il a pour objectif de mettre en avant la culture anglaise en avant à travers divers billets. C’est un format qui plaît beaucoup. J’aime l’idée de mettre en avant un pays, un thème durant tout un mois. Depuis janviers et en partenariat avec Sapotille, du Monde de Sapotille, nous essayons de mettre en place quelque chose de similaire dans le format, une manifestation sur un mois, mais sur tout autre thème, et qui ne sera pas reconduit. En revanche, je prépare un mois russe pour cet hiver avec un autre partenaire. Cette idée est partie d’abord d’une volonté de notre part de découvrir la culture russe. Quelques personnes ont manifesté leur intérêt et nous allons nous embarquer dans un mois russe. Il sera sûrement présenté sur la toute nouvelle page Facebook du blog.  Ce sont quelques rendez-vous qui animeront le blog pour la fin de l’année.

Je ne peux pas ne pas citer L’Envers du décor. Il existe depuis quelques années maintenant, mais ça ne fait que quatre mois que je connais son existence et que j’y participe activement. Bon, il n’est jamais trop tard. C’est un rendez-vous que j’apprécie vraiment, pour de nombreuses raisons. La première tient au fait d’écrire sur ma pratique du blogging en me questionnant sur certains aspects, en exprimant ma position sur certains points. M’obligeant aussi à poser et structurer mes idées, de développer mes arguments, en faisant un vrai rendez-vous d’écriture.

Tout comme d’inspiration. Malgré le fait que le thème soit imposé chaque mois. Ce sont autant de sujets à aborder et à développer auxquels je n’avais pas forcément pensé que je n’ai pas voulu écrire. À mon avis, c’est aussi un bon exercice que d’écrire sur un sujet imposé, de chercher les idées. Ce rendez-vous m’a donné envie de m’investir dans d’autres (si j’en trouve), car il y a une certaine forme d’émulation. Elle se retrouve dans le fait de rédiger le billet, mais également dans les commentaires.

Je suis la première étonnée e voir le nombre de retours que ces articles génèrent. Ce sont des personnes qui me donnent leur avis sur ma manière de faire, qui évoquent la leur. Ce sont des échanges passionnants, avec des personnes qui rebondissent sur mes propos. Cela entretient aussi l’inspiration et la créativité, m’obligeant aussi à me remettre en question, à proposer des choses nouvelles.

Je ne participe que depuis peu de temps à ce type de rendez-vous de la blogosphère. Cependant, j’en ai une vision très positive, à tel point que j’aimerais en trouver d’autres. Je ne pense pas multiplier non plus, mais en faire d’autres me plairait énormément. J’attends vos suggestions.

Mon expérience Erasmus #4 Vivre en Irlande, Trouver un logement

Je me doutais du niveau de vie d’un pays comme l’Irlande et le problème d’être une île. J’avais un peu moins conscience de la crise du logement que subit Dublin avant d’être moi-même et de devoir trouver où me loger. La situation est relativement catastrophique. La capitale de la République d’Irlande attire toujours plus d’expatriés, d’Irlandais en quête d’une nouvelle vie ou d’un travail. C’est une ville dynamique et accueillante avec une vie nocturne et culturelle intéressante. Il y a également de nombreux étudiants. Dublin accueille deux des plus anciennes et grandes universités du pays, TCD, Trinity College Dublin, et UCD, University College Dublin, sans parler de petites universités moins connues.

Cela rend la ville, certes, très cosmopolite, mais malheureusement, tout ce qui touche aux logements n’avance pas aussi vite. Il y a trop de demandes pour l’offre. Les propriétaires le savent et en profitent largement. Les gens sont aussi prêt à tout accepter, et c’est normal. Certaines situations sont à la limite de l’indécence et trouver un logement correct avec un loyer qui ne coûte pas un rein devient un véritable parcours du combattant.

Pour ma part, j’ai commencé par chercher des petits studios, ou des chambres universitaires. En France, ce type de logements pour les étudiants restent relativement abordables. À Dublin, le loyer pour un studio commence aux alentours de 800-900 euros ; pour la résidence universitaire, il faut compter environ 1.000 euros par mois. La colocation est reine à Dublin. De ce que j’ai pu voir si les groupes de Français, c’est aussi plus difficile pour un couple de trouver une chambre dans une colocation que pour une personne seule.

Quelques conseils pour trouver un logement

Attention aux arnaques : elles sont malheureusement monnaie courante. Cela peut être, par exemple, un soi-disant propriétaire qui n’est pas sur Dublin et qui vous propose de louer le logement depuis AirBnB, mais, en réalité, celui-ci n’existe même pas. Cela sent l’arnaque à plein nez. N’hésitez pas à vous inscrire sur The Ideal Flatmate. Ils remontent les scénarios d’arnaques et vous pouvez soumettre votre cas. D’où mon deuxième conseil.

Visiter tous les appartements : absolument tous. Cela veut dire qu’il ne faut pas chercher quand vous n’êtes pas sur Dublin. Cela ne sert à rien et vous risquez de perdre votre temps. Prenez une ou deux semaines en auberge de jeunesse ou en AirBnB pour pouvoir visiter les logements. Le logement se cherche une fois sur place. Cela vous permet aussi de voir l’appartement, la qualité de ce dernier. Ce ne sont pas les mêmes normes qu’en France. Je faisais une colocation dans une maison ouvrière typique où il y avait toujours des problèmes d’humidité. Nous avons jamais pu chauffer correctement la maison et le vent s’infiltrait. Ce sont autant d’éléments à prendre en compte.

Une autre raison de chercher sur place ? Les bonnes annonces ne restent pas longtemps en ligne. Il faut regarder très tôt le matin et appeler avec un numéro irlandais, de préférence. Ensuite, se déplacer avec déjà tous les documents prêts. De mon expérience, il faut s’armer de patience.

Des petits différences avec la France

La première chose est l’électricité. Outre le fait qu’elle soit bien plus chère qu’en France, elle fonctionne soit par abonnement soit par « top-up ». Nous avions ce dernier système dans la colocation et c’était particulier, du moins, pour des Françaises. C’est un peu comme les vieux forfaits téléphoniques. Vous mettez un certain montant. Quand tout est consommé, vous remettez. Nous en avions pour entre quinze à vingt euros par semaine, parfois plus durant l’hiver. J’ai aussi connu ce qu’était une coupure d’électricité pour défaut de paiement. Il faut s’y faire, et ce fut déconcertant au début.

Un peu comme la douche électrique. Quand ma colocataire a commencé à m’expliquer le fonctionnement, elle a bien ri en voyant ma tête. En France, j’ai juste à ouvrir le robinet et l’eau coule. À Dublin, il fallait appuyer sur un premier interrupteur pour allumer la douche. Il est souvent situé à l’extérieur de la salle de bain. Pour faire couler, il y a un autre dispositif, au sein même de la douche. Il fallait appuyer sur un autre bouton pour que l’eau coule. Un bouton électrique dans une douche… Cela m’a un peu inquiété au début, mais il ne m’est jamais rien arrivé.

Il y a aussi des choses intéressantes également comme les interrupteurs au niveau des prises électriques. Par exemple, pour cuisinier, je devais d’abord allumer l’interrupteur puis la plaque. Les fermer et ouvrir sont rapidement devenus des habitudes et c’était une sécurité.

The Muse (2016) » Jessie Burton

On a hot July day in 1967, Odelle Bastien climbs the stone steps of the Skelton gallery in London, knowing that her life is about to change forever. Having struggled to find her place in the city since she arrived from Trinidad five years ago, she has been offered a job as a typist under the tutelage of the glamorous and enigmatic Marjorie Quick. But though Quick takes Odelle into her confidence, and unlocks a potential she didn’t know she had, she remains a mystery – no more so than when a lost masterpiece with a secret history is delivered to the gallery.

Au début de l’année, j’ai découvert cette auteur anglaise avec son premier roman, The Miniaturist dont je n’ai toujours pas vu l’adaptation. J’ai donc voulu enchaîner avec The Muse qui avait de quoi me plaire : un tableau retrouvé, le monde l’art et notamment des galeries, deux époques historiques qui se mélangent dans une même narration, des secrets de famille… J’étais persuadée qu’il serait également un coup de coeur. Malheureusement, je suis passée totalement à côté. Pourquoi ?

Je m’attendais à retrouver tout le travail d’ambiance de son premier roman où elle a fait revivre à merveille l’âge d’or hollandais avec une ambiance un peu sombre, froide et humide qui colle à merveille à l’intrigue et à la ville d’Amsterdam telle que je l’imagine. De ce point de vue, The Muse m’a laissé sur ma faim. J’espérais mieux. Pourtant, il y a également une atmosphère faite de secrets et de non-dits qui pèse sur les différents personnages. Jessie Burton échoue là où elle avait pourtant brillé. Sans ce climat particulier, le roman peine à devenir intéressant et il rate quelque peu son effet. En tout cas, il ne sauve pas l’intrigue.

C’est un autre aspect du roman sur lequel je suis déçue. J’y avais placé quelques espoirs, je l’avoue. Je me passionne depuis de longues années pour le monde de l’art, surtout en ce qui concerne les oeuvres volées, disparues, retrouvés, leurs histoires et leurs aventures. Couplés cela à des secrets de famille, des périodes sombres de l’histoire espagnole, j’accours. Je suis plutôt demandeuse de ce type d’ouvrages, peu important qu’il s’agisse de romans ou d’essais. Je commençais cette lecture les yeux fermés. Cependant, l’intrigue avait du mal à démarrer et j’ai trouvé que les moments où l’auteur passe d’une époque historique mal amené. En effet, elle coupait bien souvent une action qui était bien partie, cassant ainsi le rythme, mais également mon intérêt. Dès que ça commençait à devenir vraiment intéressant, elle passait tout de suite à l’autre intrigue et j’étais parfois un peu frustrée de devoir quitter l’un ou l’autre des personnages. À ce titre, je n’ai jamais eu de préférence pour l’un ou l’autre, montrant aussi le peu d’intérêt que j’ai réussi à avoir pour ce roman.

J’ai abandonné le livre alors que j’étais quasiment arrivée à la moitié. En fait, l’histoire aurait pu s’arrêter là, car je venais d’apprendre la véritable identité de l’artiste du tableau. Pour moi, c’était ce qui devait constituer le coeur du roman. Je n’arrivais pas à projeter la suite, ce qu’elle pouvait être, notamment quand l’auteur n’arrivait pas à créer un quelconque suspens, une attente. Il manque un petit truc pour que les pages se tournent toutes seules. Au final, je suis totalement déçue par ce livre. Les personnages m’ont moins marqué que la famille Brandt. Je plaçais beaucoup d’espoir dans The Muse qui se révèle être une grosse déception. Je peux difficilement trouver un aspect du livre qui m’aurait plu. Jessie Burton a réussi à me faire lire un coup de coeur et une déception. Du coup, je ne sais plus si je dois continuer ou non à la lire.

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L’Envers du décor #3 Mon blog et les vacances

Je reviens avec un nouvel article pour L’Envers du décor qui permet de parler de ma pratique de blogueuse. Tous les mois, un nouveau thème est proposé. Pour juin, c’est Le blog et les vacances qui est retenu. J’ai eu quelques difficultés à rédiger ce billet, car la période estivale ne change rien à mes habitudes dans la mesure où je ne mets jamais mon blog en pause. Je continue à écrire mes billets selon mes envies et mon inspiration.

À lire : le billet de présentation du challenge

Cependant, cette année, j’ai un peu plus de moments à consacrer à Autumn & Latte. Mon stage me laisse tous mes week-ends de libre ainsi que mes jours fériés. J’ai aussi une heure avant de commencer le travail et deux heures entre midi et deux. J’ai un peu plus le temps de lire, voir une série ou un film. Mon article se présentera plus sous la forme d’une liste d’objectifs, de choses que j’aimerai faire durant l’été.

Changer le design du blog

Depuis le début du mois, j’ai très envie de changer la bannière et le thème. J’ai pris le temps cette après-midi de faire les changements. J’aime la simplicité et je suis assez contente du rendu. Cela fait déjà un objectif réalisé.

Lancer une page Facebook

Dans un autre article, j’ai parlé de ma relation aux réseaux sociaux pour mon blog. Je n’ai pas de page Facebook à l’heure actuelle, mais, dans les commentaires, certaines personnes ont réussi à me convaincre d’en créer et animer une. J’aimerai me lancer dans cette aventure durant l’été.

Écrire des articles

J’aimerai écrire des billet pour avoir quelques articles d’avance. Cependant, je me fixe surtout l’objectif de rédiger dans des catégories dont j’ai moins l’habitude. Je souhaite me diversifier et l’été est une bonne période pour explorer et tester de nouvelles thématiques.

Pierre Lapin (2018)

Le petit lapin préféré des jeunes lecteurs depuis des générations est désormais le héros d’un film plein d’aventures et d’espièglerie ! L’éternelle lutte de Pierre Lapin avec M. McGregor pour les légumes du potager va atteindre des sommets. Sans parler de leur rivalité pour plaire à cette charmante voisine qui adore les animaux… Bien au-delà du jardin, de nombreuses péripéties les entraîneront de la magnifique région des lacs en Angleterre jusqu’à Londres !

Durée : 1 heure 33 minutes

Un film de : Will Gluck

Avec : Domhnall Gleeson ; James Corden ; Margot Robbie ; Elizabeth Debicki ; Daisy Ridley ; Rose Byrne…

Je lisais les romans de Beatrix Potter quand j’étais plus jeune et je trouve les illustrations toujours aussi magnifiques, pleines de douceur. Cette adaptation cinématographique de l’oeuvre de mon enfance me donnait envie, sans pour autant réellement savoir à quoi m’attendre. Cependant, avec James Corden (Peter Rabbit) et Domhnall Gleeson (McGregor) dans les deux rôles principaux, je ne pouvais que passer un bon moment.

Et plus encore, car Pierre Lapin fut un coup de coeur inattendu. Il y avait bien longtemps qu’un film ne m’avait pas propulsé directement en enfance. J’avais l’impression d’être une gamine qui s’esclaffait joyeusement devant les bêtises et les aventures de ce lapin facétieux. C’était drôle à souhait et je suis toujours bonne cliente pour l’humour anglais. Je ne m’attendais pas à un florilège de gags, de situations rocambolesques. J’avais peur que les scénaristes choisissent d’en faire trop. Ce n’est clairement pas mon ressenti. J’ai apprécié aussi les petites références que les adultes peuvent comprendre.

L’histoire démarre fort et elle va crescendo, de catastrophes en catastrophes. Elle reste classique et sans véritable surprise. Elle se finit comme on l’attend. Pour autant, j’ai passé un pur moment de divertissement avec cette bande de lapins très attachants et intelligents. Petit point positif, je trouve la remise au goût du jour plutôt réussie. À vrai dire, je n’avais pas d’attentes particulières. C’est un film familial qui peut plaire à tous. Il réunit tous les ingrédients pour une adaptation réussie.

Du point de vue de l’animation, j’ai adoré le mélange de prises de vue réelle, des animaux en image de synthèse et les passages en animation 2D. Les CGI sont bien réalisées et réalistes selon les critères actuels. Cependant, elles gardent également une petite touche de magie en ne poussant pas le réalisme à outrance pour donner tout de même un côté enfantin et relativement doux qui peut rappeler les illustrations des ouvrages de Beatrix Potter. J’espérais en apercevoir durant le film et j’étais ravie de voir, par exemple, que Beaucoup peignait les animaux de la forêt. En réalité, il s’agissait des illustrations originales des livres. C’était encore plus merveilleux quand l’animation en deux dimensions vient au service d’un bel hommage. Le mélange des trois types d’images ne m’a jamais dérangé, car, au final, elles s’intègrent parfaitement les unes aux autres dans une même histoire. Des rôles différents leur sont dévolus, permettant également de créer une cohérence.

Cependant, ce que je retiens du film, c’est la bande originale. Un immense coup de coeur ! Le premier moment de grâce vient avec We no speak Americano de Yolanda Be Cool vs. DCUP. C’est ensuite un florilège avec Do your thing de Basement JaxxFeel it still de Portugal The Man ou Crash into me de Dave Matthews Band. Jusqu’à l’apothéose… Five Hundred Miles de The Proclaimers. Cette chanson fait partie de mes plaisirs coupables. Dès que je l’entends, je ne peux pas m’empêcher de chanter (et parfois même de danser). Je devais avoir sensiblement les mêmes goûts musicaux que l’équipe en charge de la bande sonore. En tout cas, ils ont réussi à totalement m’emporter dans l’aventure musicale de Pierre Lapin.

En le commençant, je n’avais aucune attente particulière, mais il était clair que je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il soit un coup de coeur. J’ai apprécié chaque minute de ce dernier qui est un petit bijou de divertissement. Je crois bien qu’il y a bien longtemps qu’un film ne m’avait fait autant rire.

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Nord et Sud (1855) » Elizabeth Gaskell

C’est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l’héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l’Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l’Eglise et déracine sa famille pour s’installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s’adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s’éveille à travers les liens qu’elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l’opposent à leur patron, John Thornton.

J’ai toujours eu envie de tenter l’aventure de ce classique de la littérature victorienne. Il change des éternels Sherlock Holmes ou romans gothiques que je peux lire. Nord et Sud me rappelle plus les fresques sociales d’un Zola. L’intrigue se déroule principalement à Milton, ville industrielle du nord de l’Angleterre, et raconte l’histoire d’une famille du sud qui rencontre pour la première fois le monde ouvrier et patronal. Ce roman est un coup de coeur inattendu.

De nombreux aspects variés de cet ouvrage m’ont plu. Le premier tient à la traduction française qui n’est pas si mauvaise. Elle respecte relativement bien le style de l’époque, sans pour autant trop le moderniser. J’aurais préféré le lire en anglais pour réellement m’imprégner de la plume de l’auteur. Malheureusement, je ne l’avais qu’en français à ce moment. J’aime sa manière presque un brin trop lyrique, parfois dramatique, d’exprimer les sentiments. Ils font aussi le charme de ce roman. Tout comme les descriptions des lieux, des personnages et des différentes ambiances. Milton ne ressemble en rien à Helston, petite bourgade perdue dans la campagne anglaise. Durant ma lecture, je me suis souvent imaginée aux côtés de Margaret Hale durant ses visites ou promenades. Il n’est pas difficile de voir l’histoire s’animer.

Margaret est également un personnage qui a su me plaire. J’ai eu peu de devoir entreprendre cette aventure avec une jeune femme frivole, qui voit sa position se dégrader peu à peu, ennuyeuse et plaintive. Or, elle est d’une autre trempe. Certes, son abnégation est exemplaire, elle ne se plaint jamais. Elle peut parfois paraître un peu trop lisse. Cependant, c’est une femme qui est aussi moderne pour son époque, qui n’hésite pas à donner son avis et à prendre position, à faire preuve d’indépendance. Sa relation avec Monsieur Thorton reste classique de cette littérature et je n’ai pas pu m’empêcher à penser à Elizabeth Bennett et Monsieur Darcy. Je me suis toutefois prise au jeu du chat et de la souris, même si l’issue en est connue d’avance.

Nord et Sud est surtout un beau portrait de la société industrielle du nord de l’Angleterre. Elizabeth Gaskell excelle dans la description sociale de son époque. En lisant ce roman, je me suis rendu compte que l’auteur connaît parfaitement le sujet. Par le biais de son personnage principal, Margaret Hale, elle aborde autant les conditions de vie des ouvriers et des patrons, des enjeux des grèves, de l’état du commerce, des contraintes qui pèsent sur les patrons autant que sur les employés… Il y a des passages très intéressants où les points de vue s’affrontent, où Monsieur Thornton rappelle aussi les obligations qui lui sont imposées. Si, au début, Margaret prend position pour un parti, elle prend rapidement conscience qu’il existe d’autres vérités. J’ai apprécié que l’auteur ne se fige pas dans une seule opinion, en diabolisant l’une ou l’autre des parties.

Les classiques de l’époque victorienne sont résolument ceux que je préfère. Il me reste encore un certain nombre d’auteurs à découvrir. Après ce coup de coeur pour Elizabeth Gaskell, je pense lire d’autres ouvrages de sa bibliographie. Je suis aussi curieuse de voir la mini-série de la BBC avec notamment Richard Armitage dans le rôle de John Thornton. Leurs adaptations sont très bonnes et ils savent faire des period dramas comme personne !