Ashley Winstead • In my dreams I hold a knife (2021)

In my dreams I hold a knife • Ashley Winstead • Sourcebooks Landmark • Août 2021 • 368 pages

A college reunion turns dark and deadly in this chilling and propulsive suspense novel about six friends, one unsolved murder, and the dark secrets they’ve been hiding from each other—and themselves—for a decade.

Ten years after graduation, Jessica Miller has planned her triumphant return to southern, elite Duquette University, down to the envious whispers that are sure to follow in her wake. Everyone is going to see the girl she wants them to see—confident, beautiful, indifferent—not the girl she was when she left campus, back when Heather’s murder fractured everything, including the tight bond linking the six friends she’d been closest to since freshman year. Ten years ago, everything fell apart, including the dreams she worked for her whole life—and her relationship with the one person she wasn’t supposed to love.

But not everyone is ready to move on. Not everyone left Duquette ten years ago, and not everyone can let Heather’s murder go unsolved. Someone is determined to trap the real killer, to make the guilty pay. When the six friends are reunited, they will be forced to confront what happened that night—and the years’ worth of secrets each of them would do anything to keep hidden.


Encore un thriller psychologique autour des universités et écoles prestigieuses ! In my dreams I hold a knife est un de ceux que j’ai préféré lire. Il est absolument incroyable d’un bout à l’autre.

In my dreams I hold a knife est un thriller qui a pour objectif d’élucider un meurtre qui a eu lieu au sein d’un groupe d’amis à l’université. L’auteur alterne entre deux temporalités : le passé et donc leurs années d’études et le présent. Cette partie se déroule surtout durant une soirée des anciens élèves… Soirée qui ne va pas du tout se passer comme prévu puisque le frère de la victime a décidé de confondre le coupable. J’ai vraiment apprécié l’alternance des temps qui apporte beaucoup à l’intrigue. En effet, le lecteur en apprend beaucoup plus sur les relations entre les personnages et tout n’est pas rose entre eux. Le lecteur découvre de nombreuses rivalités (à la fois amoureuse, pour les études ou des questions d’argent…), de jalousie. Cela pose déjà certains jalons pour la suite.

Ce livre se concentre surtout sur les personnages et leurs personnalités, leurs caractères, qualités et défauts, mais surtout sur leurs rêves et leurs objectifs. De faire des points sur le passé permet vraiment de comprendre les différents protagonistes et leurs évolutions. J’ai aimé qu’aucun d’entre eux ne soient tout blanc ou tout noir. Ils sont tous complexes, avec leurs zones d’ombre et leurs secrets. Jess, le personnage principal, est un exemple parfait. Cela brouille d’autant plus les pistes sur l’identité du coupable. Au fur et à mesure que les pages se tournent, le lecteur, comme les personnages, accusent l’un ou l’autre. Ils semblent tous avoir un mobile, une raison de tuer leur ami. Lequel d’entre eux est réellement passé à l’acte ?

Le mystère est mené d’une main de maître par Ashley Winstead. C’est un roman qui m’a happé du début à la fin. Tout au long de l’intrigue, on croit connaître le coupable. Cependant, l’auteur nous transporte de rebondissements en révélations sans nous laisser une seconde de répit. Les événements s’enchaînent à un rythme effréné, et le lecteur n’a pas le temps de reprendre son souffle. J’ai adoré ce rythme haletant, le livre est impossible à mettre de côté ne serait-ce que quelques secondes. Mes pensées y revenaient sans cesse, car à chaque chapitre, mes certitudes vacillaient. Ashley Winstead signe ici le parfait page-turner. La tension monte crescendo jusqu’au final explosif. Ce dernier m’a laissé sans voix. Il est véritablement à la hauteur du reste, de ce à quoi l’auteur nous a préparé depuis le début.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur avant de me lancer dans ce roman. Ce n’est sûrement pas le dernier que je lirai d’elle. Ce thriller est un coup de coeur. J’ai été étonnée par la complexité des personnages, la manière dont l’intrigue se développe.

Kirsten Miller • Don’t tell a soul (2021)

Don’t tell a soul • Kirsten Miller • Delacorte Press • 384 pages • Janvier 2021

People say the house is cursed.
It preys on the weakest, and young women are its favorite victims.
In Louth, they’re called the Dead Girls.

All Bram wanted was to disappear—from her old life, her family’s past, and from the scandal that continues to haunt her. The only place left to go is Louth, the tiny town on the Hudson River where her uncle, James, has been renovating an old mansion.

But James is haunted by his own ghosts. Months earlier, his beloved wife died in a fire that people say was set by her daughter. The tragedy left James a shell of the man Bram knew—and destroyed half the house he’d so lovingly restored.

The manor is creepy, and so are the locals. The people of Louth don’t want outsiders like Bram in their town, and with each passing day she’s discovering that the rumors they spread are just as disturbing as the secrets they hide. Most frightening of all are the legends they tell about the Dead Girls. Girls whose lives were cut short in the very house Bram now calls home.

The terrifying reality is that the Dead Girls may have never left the manor. And if Bram looks too hard into the town’s haunted past, she might not either.


Don’t tell a soul est un roman sorti en janvier 2021 et qui a tout de suite attiré mon attention : des fantômes, des secrets et histoires de famille avec une maison hantée en prime… Je suis souvent au rendez-vous pour ce type d’intrigue.

L’intrigue démarre fort, car, dès les premiers chapitres, des petits mystères surgissent. Quelle est cette présence dans la forêt ? Pourquoi Bram ne peut-elle pas garder la chambre rose ? Qui est entré dans sa chambre pendant qu’elle dormait ? Q’est-il réellement arrivé à la fille de nouvelle compagne de son oncle ? Ils ne cessent de s’étoffer et d’autres mystères viennent se rajouter progressivement à la liste. Au point que je me suis demandée quand l’auteur allait s’arrêter et commencer à résoudre ceux en cours. Je referme toutefois le livre avec le sentiment que toutes les questions qui ont été posées durant toute la lecture ont trouvé leurs réponses.

Don’t tell a soul est un très bon thriller psychologique. Le premier chapitre est déjà envoûtant et j’ai été happée dès ce dernier. Une fois commencé, j’ai eu bien du mal à le mettre de côté. J’ai déjà évoqué les nombreux mystères présents dans l’intrigue, mais Kirsten Miller a également une écriture dynamique. Elle maîtrise très bien le suspens. Les révélations interviennent au bon moment et j’ai surtout apprécié qu’elles n’arrivent pas en même temps. Tout n’est pas forcément concentré vers la fin et il y a une certaine progression. En revanche, certaines ne constituent pas des surprises. En étant un peu attentive, j’ai très rapidement deviné les raisons de la disparition du père de Bram, par exemple. Globalement, l’auteur joue beaucoup sur l’adage « Il faut se méfier des apparances« .

Par ailleurs, j’ai beaucoup aimé ce point de départ avec la disparition de ces filles et de vouloir trouver ce qui leur est arrivé. Quels sont les responsables ? Au début, il y a beaucoup question de leurs fantômes qui hantent encore la maison. Cet aspect un peu fantastique ne m’a pas déplu, car il vient renforcer l’atmosphère étrange qui règne dans cette maison et cette petite ville. Gros point positif pour cette dernière. Elle est vraiment creepy à souhait au début et, progressivement, elle devient plus étouffante au fur et à mesure que l’étau se resserre et que le ou les coupables sortent de l’ombre. J’ai vraiment lu les dernières pages en retenant mon souffle.

Bram a été un personnage principal intéressant à suivre. Elle a aussi ses propres fantômes qui la suivent. Le lecteur apprend à les découvrir progressivement. J’ai vraiment aimé le fait que les personnages ne la croient pas et qu’elle-même ne sache plus réellement ce qui est vrai ou si c’est son imagination. J’ai adoré suivre son évolution au fur et à mesure. Les premières pages oscillent vraiment entre fantastique et réalité et, durant la première moitié du roman, je ne savais pas de quel côté la balance pencher. Les deux directions m’auraient parfaitement convenue.

Ce roman n’a pas forcément été un coup de coeur, mais j’ai vraiment passé un très bon moment de lecture avec. Une très belle découverte.

Bilan 2021

2021 a été une année chargée et cruciale, notamment sur le plan professionnel. Je suis retournée en Haute-Savoie, où j’ai pu accomplir d’autres missions. J’ai passé le concours de catégorie B dans la culture. Je ne l’ai pas eu d’un point, mais j’y suis allée sans réviser, donc je suis plutôt contente. D’autres projets n’ont pas abouti, comme mon entreprise, mais ce n’est que partie remise.

En cliquant sur [lien], vous avez accès à l’article correspondant.

Moins de confinements (non que je m’en plains) et un peu plus de responsabilité au travail… J’ai beaucoup moins lu que l’année précédente [Bilan 2020]. J’ai lu 185 livres pour un total d’environ 60.000 pages. Sur Goodreads, je m’étais fixée un objectif d’une centaine de livres lus… Largement dépassé ! Comme l’année, j’étais curieuse de connaître quel était le genre littéraire le plus lu, ou la thématique la plus représentée dans mes lectures…


Encore une fois, les essais représentent le plus gros de mes lectures, puisque j’en ai lu 43, soit environ 24% des livres lus cette année. Les thématiques varient très peu, en revanche : beaucoup d’histoire (Moyen-Âge et Renaissance, surtout pour le travail et Seconde Guerre mondiale, la période historique qui me fascine le plus), et d’art (je prépare le concours de conservateur du patrimoine) et un peu d’essais politiques ou de philosophie. Même si c’est le genre le plus lu, c’est clairement celui qui est le moins représenté sur le blog.

Mes trois essais préférés de 2021 : Eichmann à Jérusalem d’Hannah Arendt ; Le marché de l’art sous l’Occupation d’Emmanuelle Pollack ; Charlotte Salomon. Vie ? ou théâtre ?

En 2020, le deuxième genre littéraire le plus lu a été les classiques. J’en ai un peu moins lu cette année, seulement une vingtaine au compteur. J’ai continué ma découverte des Rougon-Macquart. J’avais pour objectif de terminer la série en 2021, mais cela n’a pas été le cas. J’ai bien avancé, il m’en reste une dizaine à lire. J’ai également relu un certain nombre de mes pièces de Shakespeare préférées, m’inspirant un objectif pour 2022.

Mes trois classiques de 2021 : Guerre & Paix de Léon Tolstoï [lien] ; Faust de Johann von Goethe ; L’Assomoir d’Emile Zola


Au niveau des thématiques, la Seconde Guerre mondiale reste en tête des thématiques, tous genres confondus. J’ai lu 43 ouvrages dans ce domaine. Je pensais, en revanche, avoir lu beaucoup plus de livres autour des réécritures mythologiques ou de contes, mais elles représentent en définitif même pas une dizaine de livres… J’ai eu quelques livres sur ce sujet à Noël et j’ai une idée de série d’articles dans ce domaine, donc sûrement plus de lectures à venir. En revanche, j’ai lu énormément autour d’un sujet bien spécifique : des thrillers psychologiques prenant place dans des lycées, mais surtout des universités… J’ai eu de nombreux coups de coeur dans le domaine !

Trois ouvrages coups de coeur autour de la Seconde Guerre mondiale : The Berlin Girl de Mandy Robotham [lien] ; Par amour de Valérie Tuong Cong ; Le fauteuil de l’officier SS de Daniel Lee

Trois ouvrages coups de coeur autour des réécritures : Lore d’Alexandra Bracken [lien] ; Near the bone de Christina Henry [lien] ; L’Odyssée de Pénélope de Margaret Atwood


Mes trois meilleures lectures de 2021

Il n’est malheureusement pas chroniqué sur le blog, mais ce petit ovni littéraire a su me passionner d’un bout à l’autre. Il retourne quelque peu le cerveau et il faut se laisser porter, accepter qu’il ne faut pas toujours tout vouloir comprendre pour apprécier ce roman. Cependant, l’univers est absolument incroyable et je lirai très prochainement le deuxième tome, Numérique.

Ce classique de la littérature américaine m’a terrorisé pendant des années, et j’ai enfin sauté le pas. Je m’en veux presque d’avoir attendu aussi longtemps avant de le découvrir. Il m’a tenu en haleine et j’ai adoré le personnage de Scout. Elle est d’une intelligence vive et elle est très attachante. Le fait que le procès ne prenne pas autant de place que ce à quoi je m’attendais ne m’a pas dérangé.

Le roman s’inspire d’une histoire vraie et n’est pas sans rappeler La vague de Todd Strasser que j’avais lu quand j’étais adolescente et qui m’avait profondément marqué. C’est également le cas pour celui-ci. Il permet au lecteur de se poser des questions, de s’intéresser à ce qu’il aurait fait à la place des différents personnages… Des mois après, il me trotte encore dans la tête.

Sorties VO • Janvier 2022

The girl in the lake • India Hill Brown • Scholastic Press • 224 pages • 24 janvier

Celeste knows she should be excited to spend two weeks at her grandparents’ lake house with her brother, Owen, and their cousins Capri and Daisy, but she’s not.

Bugs, bad cell reception, and the dark waters of the lake… no thanks. On top of that, she just failed her swim test and hates being in the water-it’s terrifying. But her grandparents are strong believers in their family knowing how to swim, especially having grown up during a time of segregation at public pools. Without the opportunity to learn, Grandma’s sister drowned when they were kids.

But soon strange things start happening, like Celeste’s cousins accusing her of waking them up in the middle of the night. But Celeste hasn’t been awake during the night-she knows she’s been fast asleep because she’s been having terrible nightmares about drowning!

Things at the old house only get spookier until one evening when Celeste looks in the steamy mirror after a shower and sees her face, but twisted, different…

Who is the girl in the mirror? And what does she want?

The Latinist • Mark Prins • W.W. Norton Company • 442 pages • 4 janvier

Tessa Templeton has thrived at Oxford University under the tutelage and praise of esteemed classics professor Christopher Eccles. And now, his support is the one thing she can rely on: her job search has yielded nothing, and her devotion to her work has just cost her her boyfriend, Ben. Yet shortly before her thesis defense, Tessa learns that Chris has sabotaged her career—and realizes their relationship is not at all what she believed.

Driven by what he mistakes as love for Tessa, Chris has ensured that no other institution will offer her a position, keeping her at Oxford with him. His tactics grow more invasive as he determines to prove he has her best interests at heart. Meanwhile, Tessa scrambles to undo the damage—and in the process makes a startling discovery about an obscure second-century Latin poet that could launch her into academic stardom, finally freeing her from Chris’s influence.

A contemporary reimagining of the Daphne and Apollo myth, The Latinist is a page-turning exploration of power, ambition, and the intertwining of love and obsession.

Antoinette’s Sister • Diana Giovinazzo • Grand Central Publishing • 400 pages • 11 janvier

Austria 1767: Maria Carolina Charlotte—tenth daughter and one of sixteen children of Empress Maria Theresa of Austria—knows her position as a Habsburg archduchess will inevitably force her to leave her home, her family, and her cherished sister, Antoinette, whose companionship she values over all else. But not yet. The Habsburg family is celebrating a great triumph: Charlotte’s older sister, Josepha, has been promised to King Ferdinand IV of Naples and will soon take her place as queen. Before she can journey to her new home, however, tragedy strikes. After visiting the family crypt, Josepha contracts smallpox and dies. Shocked, Charlotte is forced to face an unthinkable new reality: she must now marry Ferdinand in her sister’s stead.
 
Bereft and alone, Charlotte finds that her life in Naples is more complicated than she could ever have imagined. Ferdinand is weak and feckless, and a disastrous wedding night plunges her into despair. Her husband’s regent, Tanucci, a controlling and power-hungry man, has pushed the country to the brink of ruin. Overwhelmed, she asks her brother Leopold, now the Holy Roman Emperor, to send help—which he does in the form of John Acton, a handsome military man twenty years Charlotte’s senior who is tasked with overseeing the Navy. Now, Charlotte must gather the strength to do what her mother did before her: take control of a country.
 
In a time of political uprisings and royal executions and with the increasingly desperate crisis her favorite sister, Queen Marie Antoinette, is facing in France, how is a young monarch to keep hold of everything—and everyone—she loves? Find out in this sweeping, luxurious tale of family, court intrigue, and power.

Waking Romeo • Kathryn Barker • Flatiron Books • 384 pages • 4 janvier

Year: 2083. Location: London. Mission: Wake Romeo.

It’s the end of the world. Literally. Time travel is possible, but only forward. And only a handful of families choose to remain in the “now,” living off of the scraps left behind.

Among them are eighteen-year-old Juliet and the love of her life, Romeo. But things are far from rosy for Jules. Romeo lies in a coma and Jules is estranged from her friends and family, dealing with the very real fallout of their wild romance.

Then a mysterious time traveler, Ellis, impossibly arrives from the future with a mission that makes Juliet question everything she knows about life and love.

Can Jules wake Romeo—and rewrite her future?

Devil House • John Darnielle • MCD • 416 pages • 25 janvier

Gage Chandler is descended from kings. That’s what his mother always told him.

Now, he is a true crime writer, with one grisly success–and movie adaptation–to his name, along with a series of subsequent lesser efforts that have paid the bills but not much more. But now he is being offered the chance for the big break: To move into the house–what the locals call « The Devil House »–in which a briefly notorious pair of murders occurred, apparently the work of disaffected 1980s teens. He begins his research with diligence and enthusiasm, but soon the story leads him into a puzzle he never expected–back into his own work and what it means, back to the very core of what he does and who he is. 

At the end of everything • Marieke Nijkamp • Sourcebook Fire • 400 pages • 25 janvier

The Hope Juvenile Treatment Center is ironically named. No one has hope for the delinquent teenagers who have been exiled there; the world barely acknowledges that they exist.

Then the guards at Hope start acting strange. And one day…they don’t show up. But when the teens band together to make a break from the facility, they encounter soldiers outside the gates. There’s a rapidly spreading infectious disease outside, and no one can leave their houses or travel without a permit. Which means that they’re stuck at Hope. And this time, no one is watching out for them at all.

As supplies quickly dwindle and a deadly plague tears through their ranks, the group has to decide whom among them they can trust and figure out how they can survive in a world that has never wanted them in the first place.

The girl who could breathe under water • Erin Bartels • Flemming H. Revell Company • 352 pages • 4 janvier

When Kendra Brennan moves into her grandfather’s old cabin on Hidden Lake, she has a problem and a plan. The problem? An inflammatory letter from A Very Disappointed Reader that’s keeping her from writing her next novel as long as its claims go unanswered. The plan? To confront Tyler, her childhood best friend’s brother–and the man who inspired the antagonist in her first book–in order to prove to herself that she told the truth as all good novelists should.

What she discovers as she delves into the murky past is not what she expected. Facing Tyler isn’t easy, but facing the truth of her failed friendship with his sister, Cami, may be the hardest thing she’s ever had to do.

Award-winning novelist Erin Bartels searches the heart with this lyrical exploration of how a friendship dies, how we can face the unforgiveable, and how even those who have been hurt can learn to love with abandon.

Just like the other girls • Claire Douglas • Harper Paperbacks • 400 pages • 11 janvier

CARER/COMPANION WANTED FOR ELDERLY LADY
YOUNG FEMALE PREFERRED
COMPETITIVE SALARY
ROOM AND BOARD INCLUDED
She thought she was safe. So did the others . . .

At loose ends after the devastating death of her mother, Una Richardson responds to an advertisement for a ladies’ companion, a position that leads her into the wealthy, secluded world of Mrs. Elspeth McKenzie.

But Elspeth’s home isn’t the comforting haven it seems.

Kathryn, her cold and bitter daughter, resents Una’s presence. More disturbing is evidence suggesting two girls lived here before her.

What happened to the young women?

Why won’t the McKenzies talk about them?

What are they hiding?

As the walls begin to close in around her, Una fears she’ll end up just like the other girls

The Paris Bookseller • Kerri Maher • Berkley Books • 336 pages • 11 janvier

When bookish young American Sylvia Beach opens Shakespeare and Company on a quiet street in Paris in 1919, she has no idea that she and her new bookstore will change the course of literature itself.

Shakespeare and Company is more than a bookstore and lending library: Many of the prominent writers of the Lost Generation, like Ernest Hemingway, consider it a second home. It’s where some of the most important literary friendships of the twentieth century are forged–none more so than the one between Irish writer James Joyce and Sylvia herself. When Joyce’s controversial novel Ulysses is banned, Beach takes a massive risk and publishes it under the auspices of Shakespeare and Company.

But the success and notoriety of publishing the most infamous and influential book of the century comes with steep costs. The future of her beloved store itself is threatened when Ulysses‘ success brings other publishers to woo Joyce away. Her most cherished relationships are put to the test as Paris is plunged deeper into the Depression and many expatriate friends return to America. As she faces painful personal and financial crises, Sylvia–a woman who has made it her mission to honor the life-changing impact of books–must decide what Shakespeare and Company truly means to her.

Anatomy • Dana Schwartz • Wednesday Books • 352 pages • 18 juin

Edinburgh, 1817.

Hazel Sinnett is a lady who wants to be a surgeon more than she wants to marry.

Jack Currer is a resurrection man who’s just trying to survive in a city where it’s too easy to die.

When the two of them have a chance encounter outside the Edinburgh Anatomist’s Society, Hazel thinks nothing of it at first. But after she gets kicked out of renowned surgeon Dr. Beecham’s lectures for being the wrong gender, she realizes that her new acquaintance might be more helpful than she first thought. Because Hazel has made a deal with Dr. Beecham: if she can pass the medical examination on her own, the university will allow her to enroll. Without official lessons, though, Hazel will need more than just her books – she’ll need bodies to study, corpses to dissect.

Lucky that she’s made the acquaintance of someone who digs them up for a living, then.

But Jack has his own problems: strange men have been seen skulking around cemeteries, his friends are disappearing off the streets. Hazel and Jack work together to uncover the secrets buried not just in unmarked graves, but in the very heart of Edinburgh society.

Beautiful Little Fools • Jillian Cantor • Harper • 336 pages • 4 janvier

On a sultry August day in 1922, Jay Gatsby is shot dead in his West Egg swimming pool. To the police, it appears to be an open-and-shut case of murder/suicide when the body of George Wilson, a local mechanic, is found in the woods nearby.

Then a diamond hairpin is discovered in the bushes by the pool, and three women fall under suspicion. Each holds a key that can unlock the truth to the mysterious life and death of this enigmatic millionaire.

Daisy Buchanan once thought she might marry Gatsby—before her family was torn apart by an unspeakable tragedy that sent her into the arms of the philandering Tom Buchanan.

Jordan Baker, Daisy’s best friend, guards a secret that derailed her promising golf career and threatens to ruin her friendship with Daisy as well.

Catherine McCoy, a suffragette, fights for women’s freedom and independence, and especially for her sister, Myrtle Wilson, who’s trapped in a terrible marriage.

Their stories unfold in the years leading up to that fateful summer of 1922, when all three of their lives are on the brink of unraveling. Each woman is pulled deeper into Jay Gatsby’s romantic obsession, with devastating consequences for all of them.

A letter to three witches • Elizabeth Bass • Kensington • 288 pages • 25 janvier

Nearly a century ago, Gwen Engel’s great-great-grandfather cast a spell with catastrophic side-effects. As a result, the Grand Council of Witches forbade his descendants from practicing witchcraft. The Council even planted anonymous snitches called Watchers in the community to report any errant spellcasting…

Yet magic may still be alive and not so well in Zenobia. Gwen and her cousins, Trudy and Milo, receive a letter from Gwen’s adopted sister, Tannith, informing them that she’s bewitched one of their partners and will run away with him at the end of the week. While Gwen frets about whether to trust her scientist boyfriend, currently out of town on a beetle-studying trip, she’s worried that local grad student Jeremy is secretly a Watcher doing his own research.

Cousin Trudy is so stressed that she accidentally enchants her cupcakes, creating havoc among her bakery customers—and in her marriage. Perhaps it’s time the family took back control and figured out how to harness their powers. How else can Gwen decide whether her growing feelings for Jeremy are real—or the result of too many of Trudy’s cupcakes?

The other family • Wendy Corsi Staub • William Morrow & Company • 384 pages • 18 janvier

It’s the perfect home for the perfect family: pretty Nora Howell, her handsome husband, their two teenage daughters, and lovable dog. As California transplants making a fresh start in Brooklyn, they expected to live in a shoebox, but the brownstone has a huge kitchen, lots of light, and a backyard. The catch: its previous residents were victims of a grisly triple homicide that remains unsolved.

Soon, peculiar things begin happening. The pug is nosing around like a bloodhound. Nora unearths a long-hidden rusty box in the flowerbed. Oldest daughter Stacey, obsessed with the family murdered in their house, pokes into the bloody past and becomes convinced that a stranger is watching the house. Watching them.

She’s right. But one of the Howells will recognize his face. Because one of them has a secret that will blindside the others with a truth that lies shockingly close to home–and to this one’s terrifying history.

A flicker in the dark • Stacy Willingham • Minotaur Books • 368 pages • 11 janvier

When Chloe Davis was twelve, six teenage girls went missing in her small Louisiana town. By the end of the summer, Chloe’s father had been arrested as a serial killer and promptly put in prison. Chloe and the rest of her family were left to grapple with the truth and try to move forward while dealing with the aftermath.

Now 20 years later, Chloe is a psychologist in private practice in Baton Rouge and getting ready for her wedding. She finally has a fragile grasp on the happiness she’s worked so hard to get. Sometimes, though, she feels as out of control of her own life as the troubled teens who are her patients. And then a local teenage girl goes missing, and then another, and that terrifying summer comes crashing back. Is she paranoid, and seeing parallels that aren’t really there, or for the second time in her life, is she about to unmask a killer?

Hazel Gaynor & Heather Webb • Last Christmas in Paris (2017)

Last Christmas in Paris • Hazel Gaynor & Heather Webb • William Morrow • 2017 • 400 pages

August 1914. England is at war. As Evie Elliott watches her brother, Will, and his best friend, Thomas Harding, depart for the front, she believes—as everyone does—that it will be over by Christmas, when the trio plan to celebrate the holiday among the romantic cafes of Paris.

But as history tells us, it all happened so differently…

Evie and Thomas experience a very different war. Frustrated by life as a privileged young lady, Evie longs to play a greater part in the conflict—but how?—and as Thomas struggles with the unimaginable realities of war he also faces personal battles back home where War Office regulations on press reporting cause trouble at his father’s newspaper business. Through their letters, Evie and Thomas share their greatest hopes and fears—and grow ever fonder from afar. Can love flourish amid the horror of the First World War, or will fate intervene?

Christmas 1968. With failing health, Thomas returns to Paris—a cherished packet of letters in hand—determined to lay to rest the ghosts of his past. But one final letter is waiting for him…


Des ouvrages que j’ai pu présenter pour le challenge Il était neuf fois Noël, Last Christmas in Paris est celui que j’étais le plus impatiente de lire. Je l’ai découvert sur Pinterest et j’ai tout de suite craqué devant cette très belle couverture. Heureusement, le livre ne se limite pas qu’à cela.

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas lu un roman épistolaire, genre littéraire que j’apprécie énormément. Le choix de rédiger uniquement par des lettres est judicieux pour plusieurs raisons. Il permet d’allier les événements ayant lieu sur le champ de bataille avec les lettres de Will et Tom, et ce qui se passe à l’arrière avec Evelyn et Alice. S’y ajoute aussi le personnage de John Hooper qui permet également d’avoir le point de vue d’un homme en âge de se battre, mais pour des raisons diverses restent à l’arrière. Cela permet d’aborder la manière dont ils étaient perçus. Les autrices nous offrent une belle galerie de personnages qui illustrent plutôt bien ce que pouvait être la société anglaise durant la Première Guerre mondiale. Il est dommage que tous les personnages que l’on croise soit tous issus de l’aristocratie.

Ces lettres sont également pleines d’émotions et de non-dits qui m’ont énormément plu. Le début peut être long à se mettre en place. La première année du conflit met vraiment les différents éléments en place : les relations entre les différents personnages, la manière dont le conflit est perçu dans les premiers mois, la naïveté et l’enthousiasme qui fait ensuite place à bien d’autres sentiments comme l’horreur, la mélancolie, les troubles traumatiques… En avançant dans les années, le roman devient plus sombre, passionnant et impossible à lâcher. Les relations changent et les personnages aussi, la vie à l’arrière et au front se fait plus difficile avec notamment la perte de certains personnages. Il y a quelques passages qui m’ont tiré des larmes.

Je l’avoue aussi, je me suis énormément attachée aux différents personnages, notamment Evie et Tom. Leur amitié, leur échange de lettres ainsi que leurs caractères en font des personnes plus que sympathiques et dont le destin m’a tenu en haleine du début à la fin. En tant que lectrice, j’ai espéré que Thomas s’en sorte, qu’ils se rendent compte qu’il y a plus que de l’amitié entre eux… J’ai admiré leurs forces et leurs courages, leurs droitures aussi. Alice apporte parfois une touche rafraîchissante par ses lettres et son humour. Elle a une personnalité pétillante qui change également au fur et à mesure des années.

J’ai apprécié la construction du roman. Il est divisé en plusieurs parties correspondant à un an de conflit, de 1914 à 1918. Chacune commence par une petite citation et elle se termine par un court chapitre qui n’est pas une lettre, mais un petit saut dans le temps, puisque les autrices nous transportent en 1968. J’avais peur que cela ne donne un peu trop d’indices pour la suite de l’intrigue, mais cela n’a pas été le cas. Au contraire, ces quelques pages ont plutôt attisé ma curiosité et donné envie de continuer le roman.

Last Christmas in Paris est un coup de coeur qui m’a emporté dans un tourbillon d’émotions. C’était très bien écrit et passionnant. Clairement un des meilleurs ouvrages que j’ai pu lire ce mois-ci dont le bilan est plutôt mitigé.

Camilla Sten • The lost village (2021)

The lost village • Camilla Sten • Minotaur Books • Mars 2021 • 352 pages

Documentary filmmaker Alice Lindstedt has been obsessed with the vanishing residents of the old mining town, dubbed “The Lost Village,” since she was a little girl. In 1959, her grandmother’s entire family disappeared in this mysterious tragedy, and ever since, the unanswered questions surrounding the only two people who were left—a woman stoned to death in the town center and an abandoned newborn—have plagued her. She’s gathered a small crew of friends in the remote village to make a film about what really happened.

But there will be no turning back.

Not long after they’ve set up camp, mysterious things begin to happen. Equipment is destroyed. People go missing. As doubt breeds fear and their very minds begin to crack, one thing becomes startlingly clear to Alice:

They are not alone. They’re looking for the truth… But what if it finds them first?


Mes lectures durant les mois de septembre, octobre et novembre ont beaucoup tourné autour des thrillers psychologiques. Le résumé de ce roman suédois m’avait totalement conquis avec cette idée de documentaire sur une ville fantôme…

Ce n’est pas sans rappeler le Projet Blair Witch, film qui m’avait marqué dans les années 2000. On y retrouve des éléments : le film documentaire, une ambiance bizarre et l’impression de ne pas être seul dans cette ville abandonnée. L’objectif de l’équipe de tournage est de découvrir ce qui s’est passé. Plusieurs points m’ont plu dans ce roman.

En premier lieu, l’idée de départ. Elle peut paraître classique à certains, mais pour moi, elle sort quelque peu de ce que je peux lire dans ce domaine. Je l’ai trouvé bien exploité tout au long du livre. L’auteur l’entoure de beaucoup de mystère et de tension qui rendent le roman impossible à mettre de côté ne serait-ce que quelques minutes. J’ai toujours voulu en connaître davantage. Que s’est-il réellement passé ? Sont-ils vraiment seuls dans ce village ? The lost village est un excellent page-turner.

À cela s’ajoute une très bonne ambiance, bien retranscrite. Tout comme les personnages, j’ai été constamment sur mes gardes, à l’affût d’un autre drame. Elle est pesante et renforce le sentiment d’insécurité. Sur certains aspects, je m’attendais pas à ce que Camilla Sten aille aussi loin. C’est plutôt une bonne surprise. Je n’en dis pas plus pour ne pas en dévoiler de l’intrigue, mais ça m’a vraiment bien plu.

Ce côté Projet Blair Witch se retrouve aussi dans le style d’écriture. Il est très cinématographique, très visuel. Le lecteur n’a aucun mal à imaginer les scènes, à voir l’équipe évoluer devant lui. J’ai presque eu le sentiment d’être celle qui tenait la caméra et qui documentait l’expédition de l’équipe. D’une certaine façon, j’ai eu l’impression d’être encore plus investie dans l’intrigue et avec les personnages. L’écriture est également très dynamique. Il n’y a aucun moment de répit et tout s’enchaîne très vite, jusqu’aux dernières pages.

C’est là où réside ma déception. En effet, pour moi, la fin manque cruellement de réalisme et de cohérence par rapport au reste de l’histoire. Pour une partie, le lecteur peut s’en douter, grâce à l’alternance des points de vue entre le tournage et les derniers instants du village. Elle m’a semblé abrupte avec une révélation finale qui m’a semblé peu plausible, même encore aujourd’hui quand j’y pense. C’est vraiment très dommage, car pendant tout le roman, on est sur du très bon. La tension monte crescendo, tout comme l’horreur et, puis, il y a cette fin qui donne un arrière-goût amer qui gâche un peu tout.

The lost village aurait pu être un coup de coeur s’il n’y avait pas eu cette fin, qui change radicalement mon appréciation de l’ensemble. À croire que l’auteur ne savait pas comment terminer son livre et c’est extrêmement frustrant.

Sophie Jomain • Les étoiles brillent plus fort en hiver (2020)

Les étoiles brillent plus fort à Noël • Sophie Jomain • Charleston • 300 pages • 2020

Aux Galeries Hartmann, les Féeries sont le plus gros événement de l’année. Alors quand sept jours avant leur lancement, le nouveau directeur exige que la décoration de Noël soit intégralement refaite, le sang d’Agathe ne fait qu’un tour : personne ne touchera à son travail, et surtout pas cet arriviste arrogant. Mais le grand magasin est désormais sous la responsabilité d’Alexandre Hartmann, et aussi talentueuse que soit Agathe Murano, c’est avec lui qu’elle devra traiter. Lui et personne d’autre. Ces deux-là auraient préféré ne jamais se rencontrer, mais puisqu’un père Noël et son chat magique viennent d’être embauchés pour exaucer les souhaits, pourquoi ne pas en profiter pour s’amuser ? Mais aux dépens de l’un comme de l’autre, bien sûr…


Le programme pour le challenge Il était neuf fois Noël est la lecture commune du roman de Sophie Jomain, Les étoiles brillent plus fort en hiver. Je sors de ma zone de confort avec une romance contemporaine de Noël, qui m’a laissé avec des sentiments mitigés.

Du côté de l’ambiance de Noël, de tous ceux que j’ai lu cette année, c’est vraiment celui qui m’a le plus transporté dans la magie de Noël, pour plusieurs raisons. L’auteur place son histoire au sein d’un grand magasin, les Galeries Hartman, à la période des fêtes de fin d’années, avec les décorations féeriques. Je n’ai eu aucun mal à les imaginer, avec les descriptions. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à d’autres Galeries, notamment celles du Boulevard Haussmann.

La deuxième raison est la présence de ce personnage intriguant qu’est Nicolas Clauss… Un nom prédestiné. Il tient en effet du Père Noël avec son chat, Monsieur Scrooge (en référence au personnage d’Ebenezer Scrooge du roman de Charles Dickens, Un chant de Noël). Ils apportent un soupçon de magie de saison que j’ai adoré. Et c’est plutôt bien amené dans le roman, entre fantastique et coïncidences troublantes. Cela m’a donné l’impression d’être dans un film de Noël où il y a souvent un vénérable vieux monsieur bienveillant qui aide les protagonistes à voir leurs sentiments l’un pour l’autre. Le roman a vraiment un côté film romantique de Noël qui m’a énormément plu.

Cependant, il y a un gros point négatif : la manière dont l’auteur aborde le monde du travail. Elle donne un côté très romantique à des ambiances toxiques avec du harcèlement, le fait de ne pas compter ses heures au point d’oublier sa vie personnelle… Ce n’est pas tellement dans l’air du temps et c’est quelque chose qui m’a énormément déplu et dérangé dans ma lecture. Je ne suis vraiment pas pour montrer ce type d’atmosphère sous un tel angle et d’en faire découler une romance. Cela peut être un sujet sensible et douloureux.

Une des conséquences a été que j’ai eu du mal à croire en la romance entre Agathe et Alexandre. Comment l’amour peut naître de cette relation toxique qu’ils ont au travail ? La jeune femme se montre absolument odieuse envers son patron. Dans le résumé, Alexandre est présenté comme un jeune homme arrogant, mais j’ai trouvé qu’il était loin de cette description. C’est un patron qui a une certaine vision pour son entreprise, et c’est normal. Pour moi, Agathe n’est pas forcément la victime de ce patron arrogant. Elle ne lui laisse aucune chance de faire ses preuves alors qu’il vient à peine d’arriver. Dans la vie de tous les jours, c’est quelque chose qui m’insupporte. La jeune femme semble aussi oublier qu’elle n’est qu’une employée et qu’elle doit aussi se plier aux exigences de son patron.

Néanmoins, par d’autres aspects, Agathe est un personnage qui m’a plu et que j’ai pu trouvé attachante. Cela n’excuse pas non plus son comportement au travail. J’ai aimé son histoire familiale qui est plus complexe qu’elle n’en a l’air. L’auteur évoque avec beaucoup de finesse les difficultés qu’elle rencontre entre la maladie et l’absence de sa soeur, la relation avec ses parents et Chloé. J’ai vraiment apprécié cette partie du roman qui m’a touché et m’a tiré quelques larmes. Agathe montre un autre visage : elle est forte et courageuse, dévouée à sa famille. Elle est loin d’être égoïste, contrairement au travail.

J’ai eu plus de mal à accrocher à Alexandre. Il m’a plutôt laissé indifférente. Il n’est ni horrible, ni un homme qui m’a particulièrement fait rêver. Son histoire familiale à lui ne m’a pas transporté et je trouvais que cette dernière faisait un peu l’effet d’un cheveu sur la soupe, surtout par rapport à celle de la jeune femme. Cela m’a moins bouleversé. J’avais l’impression que l’auteur faisait une escalade entre les deux pour les drames. J’ai d’ailleurs pensé qu’il y en avait parfois trop, et certains sont inutiles, donnant l’impression de remplir des pages. Celui autour d’Agathe et sa famille aurait été amplement suffisant.

Les étoiles brillent plus fort se laisse lire, mais sans plus. Il y a quand même un certain nombre de points qui m’ont dérangé durant ma lecture. Je ne pense pas que je l’aurais lu sans cette lecture commune et je ne pense pas en lire d’autres de cette auteur.

Pierre Pelot • Le Père Noël s’appelle Basile (1993)

Le Père Noël s’appelle Basile • Pierre Pelot • Castelmore • 2013 • 61 pages

Basile voudrait être Père Noël. Le soir, devant les lumières qui illuminent les rues, il rêve. Mais l’homme qu’il rencontre « par hasard » sur un trottoir, est un Père Noël tout à fait particulier : genre « rouge sang ».

Et Basile lui même le conduit vers sa victime !


Décidément, ce challenge me permet de vider ma liseuse d’ouvrages qui y traînent depuis longtemps, parfois plus de cinq ans. Le Père Noël s’appelle Basile est un autre achat effectué lors des opérations que menaient Bragelonne et Milady, en proposant des titres à moins d’un euro. Je pensais le lire plus tôt, mais vaut mieux tard que jamais. Il était parfait pour cette semaine dédiée aux crimes de Noël.

Pourtant, en ouvrant mon exemplaire numérique, j’ai quelque peu pris peur en voyant le nombre de pages. Une soixantaine ! En le chargeant, je m’attendais à un roman et non à une nouvelle pour cette enquête policière. Je pensais que l’histoire n’allait pas être assez développée. Cependant, mes craintes se sont révélées infondées, l’auteur m’a totalement transporté dans son intrigue.

Ce livre est plutôt un drame qu’une réelle enquête policière. Il n’y a pas de meurtre, mais un presque enlèvement qui aurait vraiment pu sur une note plus terrible. Pierre Pelot maîtrise parfaitement la tension. Elle monte crescendo au fil des pages. Dans les dernières, elle devient insoutenable et comme dans un film, le lecteur a envie de fermer les yeux pour ne pas voir ce qui va arriver.

L’auteur nous plonge directement dans les événements et il ne perd pas un seul instant, tout en développant ce qu’il faut : la psychologie des personnages, des événements passés. Finalement, en soixante pages, il donne l’impression d’arriver en plein milieu de vies qui ont un passé, un présent et un avenir. L’histoire, par conséquent, n’est pas linéaire et elle est étoffée. J’ai refermé le livre en ayant l’impression que les personnages vont poursuivre leur route et moi la mienne.

En effet, les personnages, pour un roman aussi court, sont plutôt bien travaillés et cela m’a agréablement surprise. Je me suis rapidement attachée aux personnages de Basile et de sa maîtresse d’école. En aussi peu de pages, Pierre Pelot arrive à nous les rendre sympathiques, à craindre pour leurs vies. Ça était un point positif pour ma part, surtout que mes lectures de décembre m’ont quelque peu laissé un sentiment plus que mitigé, notamment concernant les personnages.

Cette nouvelle m’a agréablement surprise après la petite frayeur passée au vu du nombre de pages. Pierre Pelot l’a écrite au début des années 90 et pourtant, elle n’a pas pris une ride puis et nous pouvons très bien transposer cette histoire en 2021. Le sujet est d’actualité, car il est question des violences domestiques. Une découverte que j’aurai aimé faire depuis longtemps.

Anne Perry • Le curieux Noël de Mrs Ellison

Le curieux Noël de Mrs Ellison • Anne Perry • 2017 • 10/18 • 116 pages

Quand Mariah Ellison reçoit en guise de cadeau de Noël un boulet de canon sur le pas de sa porte, elle se rappelle un meurtre, survenu il y a vingt ans, qui a brisé l’une de ses plus fortes amitiés. Comprenant que cette vieille affaire refait surface, elle se rend dans le Surrey dans l’espoir de se réconcilier avec son amie et de résoudre enfin le crime qui les a séparées.


Je n’avais jamais lu un roman d’Anne Perry jusqu’à maintenant. Pourtant, ses romans m’ont toujours intéressée, étant amatrice de romans policiers historiques. Cette première incursion dans la bibliographie de cette autrice est plutôt en demi-teinte. Il y a des aspects que j’ai bien aimé et d’autres sur lesquels je suis plus déçue.

La première chose qui m’a dérangé concerne la manière dont l’intrigue est menée. Il m’a manqué des rebondissements et des révélations de dernière minute, ou des obstacles à surmonter. L’histoire est quelque peu plate et linéaire. Elle manque cruellement de suspens à mon goût. Il y a un petit retournement de situation à la fin, mais il ne fait pas vraiment l’objet d’une grande surprise. Il ne m’a pas fait l’effet d’une bombe et c’est dommage. L’intrigue est assez convenue et sans surprise.

Par ailleurs, la fin se devine malheureusement très rapidement. Une fois que l’intrigue a bien démarré, le lecteur se doute de la manière dont toute cette enquête va se terminer. Il n’y a pas de surprise non plus de ce côté-là. J’aurai espéré que le coupable tenterait de mettre plus de bâton dans les roues de Mariah Ellison et de ses amis. Il revient dans ce village pour défendre sa réputation, mais il ne le fait pas de manière très convaincante.

Malgré tout, l’histoire est prenante et elle se laisse lire d’un bout à l’autre. Le fait qu’elle soit relativement courte n’est pas forcément à son avantage, car elle aurait mérité d’être plus amplement développé. Par certains aspects, elle m’a aussi intrigué. Je voulais savoir comment le personnage principal va bien pouvoir aider ses amis pour faire entendre la vérité, la manière dont elle va mener l’enquête. Mariah Ellison parle aux gens, les amène à se confesser à elle et à avouer leurs secrets.

La thématique qui est évoquée n’est pas la plus facile. Anne Perry aborde les violences domestiques faites aux femmes et les prédateurs sexuels. Elle fait preuve d’une certaine pudeur et retenu quand elle parle de ce que Mariah Ellison a vécu auprès de son mari. Le lecteur comprend pourquoi cette histoire qui s’est déroulée quelques années en arrière la bouleverse autant.

Cette lecture s’est certes révélée en demi-teinte, mais je ne suis pas assez déçue pour retenter l’expérience. J’ai Dans l’oeil du cyclone dans ma wish-list et je compte bien le découvrir. Le curieux Noël de Mrs Ellison est un roman relativement sympathique. J’aurais aimé que l’ambiance de Noël soit un brin plus présente.

Top 5 Wednesday • Cinq livres que j’aimerai trouver sous le sapin

Le programme du jour pour le challenge Il était neuf fois Noël est de présenter nos idées cadeaux pour nos proches ou nos envies pour Noël. J’ai choisi ce dernier sujet avec les cinq livres que j’aimerai trouver sous le sapin. Quels seraient les vôtres ?

Je sais déjà que l’un d’entre eux se glissera sous le sapin, mais le mystère reste entier. J’avais donné une petite liste à mes proches. Ces dernières semaines, quelques unes de mes autrices préférées ont publié un nouveau roman, et je ne les avais pas acheté en prévision de Noël.


Summer 1958—a string of murders plagues the Midwest. The victims are found in their cars and in their homes—even in their beds—their bodies drained, but with no blood anywhere. 

September 19- the Carlson family is slaughtered in their Minnesota farmhouse, and the case gets its first lead: 15-year-old Marie Catherine Hale is found at the scene. She is covered in blood from head to toe, and at first she’s mistaken for a survivor. But not a drop of the blood is hers.

Michael Jensen, son of the local sheriff, yearns to become a journalist and escape his small-town. He never imagined that the biggest story in the country would fall into his lap, or that he would be pulled into the investigation, when Marie decides that he is the only one she will confess to. 

As Marie recounts her version of the story, it falls to Michael to find the truth: What really happened the night that the Carlsons were killed? And how did one girl wind up in the middle of all these bodies? 


Exiled to a far-flung island by the whims of the gods, Medusa has little company except the snakes that adorn her head instead of hair. But when a charmed, beautiful boy called Perseus arrives on the island, her lonely existence is disrupted with the force of a supernova, unleashing desire, love, betrayal and destiny itself.

Filled with glorious full-colour illustrations by award-winning Olivia Lomenech Gill, this astonishing retelling of Greek myth is perfect for readers of Circe and The Silence of the Girls. Illuminating the girl behind the legend, it brings alive Medusa for a new generation. 


A city divided. When the Berlin Wall goes up, Karin is on the wrong side of the city. Overnight, she’s trapped under Soviet rule in unforgiving East Berlin and separated from her twin sister, Jutta.

Two sisters torn apart. Karin and Jutta lead parallel lives for years, cut off by the Wall. But Karin finds one reason to keep going: Otto, the man who gives her hope, even amidst the brutal East German regime.

One impossible choice… When Jutta finds a hidden way through the wall, the twins are reunited. But the Stasi have eyes everywhere, and soon Karin is faced with a terrible decision: to flee to the West and be with her sister, or sacrifice it all to follow her heart?


As Princesses of Crete and daughters of the fearsome King Minos, Ariadne and her sister Phaedra grow up hearing the hoofbeats and bellows of the Minotaur echo from the Labyrinth beneath the palace. The Minotaur – Minos’s greatest shame and Ariadne’s brother – demands blood every year.

When Theseus, Prince of Athens, arrives in Crete as a sacrifice to the beast, Ariadne falls in love with him. But helping Theseus kill the monster means betraying her family and country, and Ariadne knows only too well that in a world ruled by mercurial gods – drawing their attention can cost you everything.

In a world where women are nothing more than the pawns of powerful men, will Ariadne’s decision to betray Crete for Theseus ensure her happy ending? Or will she find herself sacrificed for her lover’s ambition?


As the dutiful daughter of a high-ranking Nazi officer, Hetty Heinrich is keen to play her part in the glorious new Thousand Year Reich. But she never imagines that all she believes and knows about her world will come into stark conflict when she encounters Walter, a Jewish friend from the past, who stirs dangerous feelings in her. Confused and conflicted, Hetty doesn’t know whom she can trust and where she can turn to, especially when she discovers that someone has been watching her.

Realizing she is taking a huge risk—but unable to resist the intense attraction she has for Walter—she embarks on a secret love affair with him. Together, they dream about when the war will be over and plan for their future. But as the rising tide of anti-Semitism threatens to engulf them, Hetty and Walter will be forced to take extreme measures.