Challenge Photo • Souvenirs de Noël

Depuis de nombreuses années, j’habite aux alentours où j’ai parfois la chance de pouvoir travailler sur le Marché de Noël. Strasbourg à cette période de l’année, c’est à la fois féérique et un des neufs cercles de l’Enfer. La Ville est à couper le souffle au niveau des décorations. Mais la foule est une horreur. Je ne me sens plus forcément très bien dans ces rues et j’ai tendance à la fuir.

Toutefois, pour ce challenge photographique d’Il était neuf fois Noël, j’ai eu envie de me replonger dans mes photos des Noëls précédents à Strasbourg. Elles couvrent une période allant de 2018 à l’année dernière.

Exposition L’Odyssée des femmes

J’ai pu profiter de quelques jours de vacances dans la région lyonnaise pour visiter le musée de Saint-Romain-en-Gal dont je voulais voir l’exposition L’Odyssée des femmes. Elle est présentée du 18 septembre 2021 au 2 janvier 2022.

Je ne pouvais pas rêver d’une exposition aux sujet et propos aussi parfaits et en phase avec mes goûts et passions. En effet, l’art et l’histoire antique me passionnent depuis que je suis toute petite. J’ai accès, bien des années après, ma licence d’histoire de l’art dans ce domaine. J’ai également lu un certain nombre d’oeuvres d’auteurs anciens, grecs et romains : L’Iliade et L’Odyssée d’Homère, La théogonie d’Hésiode, La Guerre des Gaules de Jules César ou Les Métamorphoses d’Ovide…

Or, le propos de L’Odyssée des femmes est justement de ramener sur le devant de la scène des héroïnes de l’Antiquité, réelles ou imaginaires. L’exposition lie littérature ancienne et contemporaine avec les objets du parcours permanent du musée. La présentation suit le même schéma : une petite fiche qui présente une de ces femmes, la manière dont elle est perçue par les auteurs de l’Antiquité et, ensuite, une à plusieurs réécritures sont citées et des objets en lien avec ces dernières sont présentées. Par exemple, Ariadne est présentée près de tout ce qui touche au lissage.

Le lien entre ses héroïnes et les objets de la collection est parfaitement signifié et pensé. Le visiteur voit parfaitement la logique qui a présidé ces choix, et l’entièreté du parcours est très bien investie. Par ailleurs, les modules d’exposition ne créent pas de chocs visuels avec ceux déjà en place. Le bois est largement présent dans les collections présentées. J’ai également apprécié les illustrations qui viennent donner un visage aux héroïnes.

J’ai cependant un petit regret concernant cette exposition. Je n’arrive pas à trouver une liste de toutes les réécritures de la mythologie gréco-romaine présentées dans l’exposition. J’en ai encore certaines en tête, mais pas toutes. J’aurais vraiment aimé l’avoir pour découvrir les ouvrages cités. J’en ai lu certains qui étaient mis en avant comme Circé de Madeline Miller ou L’odyssée de Pénélope de Margaret Atwood que j’ai lu il y a quelques semaines. Par ailleurs, le musée propose un coin lecture où il est possible de feuilleter des livres en lien avec le thème.

Cette exposition a été créée en partenariat avec le master Expographie-Muséographie de l’université d’Artois et l’École supérieure des Arts appliquées de la Martinière-Diderot de Lyon. Les étudiants ont fourni un travail fantastique. Je n’aurais pas pu rêver et je ne peux que la recommander. Le musée gallo-romain possède une collection très riche avec des mosaïques absolument magnifiques et un certain nombre de très belles maquettes. Je le connais par coeur, étant le premier musée que j’ai visité quand j’étais plus jeune, et je suis pourtant toujours émerveillée.

Présentation de ma pile à lire pour Il était neuf fois Noël

Cette année, je participe au challenge Il était neuf fois Noël. Le chalet ouvre ses portes le 29 novembre, pour ne les refermer que le 2 janvier. La nouveauté de cette année, ce sont les semaines thématiques.

Du 29 novembre au 5 décembre : Les Noëls du monde

Du 6 au 12 décembre : Si Noël m’était conté

Du 13 au 19 décembre : Noëls mystérieux

Du 20 au 26 décembre : La magie de Noël

Du 27 décembre au 2 janvier : Noëls blancs

Les organisatrices proposent également tout un programme, qui peut être trouvé ici, par exemple. Aujourd’hui, je présente donc ma pile à lire pour le challenge. Ce sont des livres que j’espère pouvoir lire et présenter durant le mois.

Ma PAL

Pauvre Andy Warner. L’ex-star contestataire des morts-vivants a passé une année entière soumis à des tests expérimentaux dans un laboratoire de recherches sur les zombies dans l’Oregon. Heureusement, un miracle se produit : à quelques jours de Noël, il parvient à s’échapper et fausse compagnie à ses poursuivants en enfilant un costume de Santa Claus. Le déguisement parfait… À deux réserves près : des collègues de décomposition le reconnaissent et exigent de lui qu’il soit leur chef ; et une adorable fillette solitaire le suit partout, convaincue qu’il est vraiment le père Noël… Une comédie horriblement délicieuse à lire sous le sapin.

There’s nothing Marietta Stelle loves more than ballet, but after Christmas, her dreams will be over as she is obligated to take her place in Edwardian society. While she is chafing against such suffocating traditions, a mysterious man purchases the neighbouring townhouse. Dr Drosselmeier is a charming but calculating figure who wins over the rest of the Stelle family with his enchanting toys and wondrous mechanisms. When Drosselmeier constructs an elaborate set for Marietta’s final ballet performance, she discovers it carries a magic all of its own. On the stroke of midnight on Christmas Eve, she is transported to a snowy forest, where she encounters danger at every turn.

Un Noël à la campagne dans le Gloucestershire. La perspective est séduisante pour un groupe de jeunes mondains, un peu las de la routine londonienne, qui décident de séjourner à proximité du domaine de Lady Bobbin et de ses enfants.

Multipliant péripéties invraisemblables et dialogues mordants, Nancy Mitford dresse un portrait décalé de la société anglaise dans les années 1930.

Habituellement, Basile, neuf ans, rentre de l’école avec son père ou un autre parent d’élève. Mais ce jour-là est un peu particulier… Ce jour-là, la maîtresse a reçu un coup de téléphone qui l’a forcée à abandonner sa classe plus tôt que prévu. Ce jour-là, le petit garçon a décidé que rentrer à pied pour aller voir les décorations de Noël était une bonne idée. Ce jour-là… c’est le jour où Basile va faire la connaissance d’un jeune homme d’apparence sympathique, et accepter sans le savoir de conduire un agresseur à sa victime…

Aux Galeries Hartmann, les Féeries sont le plus gros événement de l’année. Alors quand sept jours avant leur lancement, le nouveau directeur exige que la décoration de Noël soit intégralement refaite, le sang d’Agathe ne fait qu’un tour : personne ne touchera à son travail, et surtout pas cet arriviste arrogant. Mais le grand magasin est désormais sous la responsabilité d’Alexandre Hartmann, et aussi talentueuse que soit Agathe Murano, c’est avec lui qu’elle devra traiter. Lui et personne d’autre. Ces deux-là auraient préféré ne jamais se rencontrer, mais puisqu’un père Noël et son chat magique viennent d’être embauchés pour exaucer les souhaits, pourquoi ne pas en profiter pour s’amuser ? Mais aux dépens de l’un comme de l’autre, bien sûr…

Rachel Rubenstein-Goldblatt is a nice Jewish girl with a shameful secret: she loves Christmas. For a decade she’s hidden her career as a Christmas romance novelist from her family. Her talent has made her a bestseller even as her chronic illness has always kept the kind of love she writes about out of reach.

But when her diversity-conscious publisher insists she write a Hanukkah romance, her well of inspiration suddenly runs dry. Hanukkah’s not magical. It’s not merry. It’s not Christmas. Desperate not to lose her contract, Rachel’s determined to find her muse at the Matzah Ball, a Jewish music celebration on the last night of Hanukkah, even if it means working with her summer camp archenemy—Jacob Greenberg.

August 1914. England is at war. As Evie Elliott watches her brother, Will, and his best friend, Thomas Harding, depart for the front, she believes—as everyone does—that it will be over by Christmas, when the trio plan to celebrate the holiday among the romantic cafes of Paris.

But as history tells us, it all happened so differently… Evie and Thomas experience a very different war. Frustrated by life as a privileged young lady, Evie longs to play a greater part in the conflict—but how?—and as Thomas struggles with the unimaginable realities of war he also faces personal battles back home where War Office regulations on press reporting cause trouble at his father’s newspaper business. Through their letters, Evie and Thomas share their greatest hopes and fears—and grow ever fonder from afar. Can love flourish amid the horror of the First World War, or will fate intervene?

Christmas 1968. With failing health, Thomas returns to Paris—a cherished packet of letters in hand—determined to lay to rest the ghosts of his past. But one final letter is waiting for him…

Lors d’une terrible nuit d’hiver, la petite ville de Coventry fut frappée par une tempête de neige d’une rare violence, qui fit de nombreuses victimes et disparus, laissant une marque indélébile sur l’esprit des survivants. Douze ans après, alors que la vie a repris son cours à Coventry, se produit une série d’événements étranges : les disparus de cette fameuse nuit maudite semblent être de retour… et une nouvelle tempête s’annonce, cette fois-ci prête à tout dévaster sur son passage.

Jack, dix-sept ans, part à la conquête du Grand Nord pour devenir chercheur d’or. Plus intéressé par l’aventure que par la richesse, il espère se mesurer aux rigueurs du climat et affronter la nature sauvage. Mais Jack est loin de s’attendre aux obstacles qui se dresseront sur sa route: des bandits sans scrupules, prêts à tout pour faire fortune, et surtout des créatures redoutables qui incarnent ce que l’homme abrite de plus sombre en son coeur. Son animal-totem, le loup, l’aidera à traverser les épreuves… pourvu que Jack reste en vie.

Quand Mariah Ellison reçoit en guise de cadeau de Noël un boulet de canon sur le pas de sa porte, elle se rappelle un meurtre, survenu il y a vingt ans, qui a brisé l’une de ses plus fortes amitiés. Comprenant que cette vieille affaire refait surface, elle se rend dans le Surrey dans l’espoir de se réconcilier avec son amie et de résoudre enfin le crime qui les a séparées.

Sorties VO • Décembre 2021

Vivian Maier Developed: The Untold Story of the Photographer Nanny • Ann Marks • Atria Books • 7 décembre • 368 pages

Vivian Maier, the photographer nanny whose work was famously discovered in a Chicago storage locker, captured the imagination of the world with her masterful images and mysterious life. Before posthumously skyrocketing to global fame, she had so deeply buried her past that even the families she lived with knew little about her. No one could relay where she was born or raised, if she had parents or siblings, if she enjoyed personal relationships, why she took photographs and why she didn’t share them with others. Now, the full story of her extraordinary life is explored by the only person who has been given access to her personal records and archive of 140,000 photographs.

Based on meticulous investigative research, Vivian Maier Developed reveals the story of a woman who fled from a family with a hidden history of illegitimacy, bigamy, parental rejection, substance abuse, violence, and mental illness to live life on her own terms. Left with a limited ability to disclose feelings and form relationships, she expressed herself through photography, creating a secret portfolio of pictures teeming with emotion, authenticity, and humanity. With limitless resilience she knocked down every obstacle in her way, determined to improve her lot in life and that of others by tirelessly advocating for the rights of workers, women, African Americans, and Native Americans. No one knew that behind the detached veneer was a profoundly intelligent, empathetic, and inspired woman—a woman so creatively gifted that her body of work would become one of the greatest photographic discoveries of the century.

The Women of Pearl Island • Polly Crosby • Park Row • 7 décembre • 352 pages

When Tartelin answers an ad for a personal assistant, she doesn’t know what to expect from her new employer, Marianne, an eccentric elderly woman. Marianne lives on a remote island that her family has owned for generations, and for decades her only companions have been butterflies and tightly held memories of her family.

But there are some memories Marianne would rather forget, such as when the island was commandeered by the British government during WWII. Now, if Marianne can trust Tartelin with her family’s story, she might finally be able to face the long-buried secrets of her past that have kept her isolated for far too long. 

Smile and Look Pretty • Amanda Pellegrino • Park Row • 28 décembre • 368 pages

Online they’re the Aggressive One, the Bossy One, the Bitchy One and the Emotional One. In real life, best friends Cate, Lauren, Olivia and Max all have one thing in common–they’re overworked, overtired and underpaid assistants to some of the most powerful men in the entertainment industries. When they secretly start an anonymous blog detailing their experiences, their posts go viral and hundreds of other women come forward with stories of their own. Confronted with the risks of newfound fame and the possibility of their identities being revealed, they have to contend with what happens when you try to change the world.

Inheritance of Secrets • Sonya Bates • Harper Collins • 14 décembre • 432 pages

No matter how far you run, the past will always find you.

Juliet’s elderly grandparents are killed in their Adelaide home. Who would commit such a heinous crime – and why? The only clue is her grandfather Karl’s missing signet ring.

When Juliet’s estranged sister, Lily, returns in fear for her life, Juliet suspects something far more sinister than a simple break-in gone wrong. Before Juliet can get any answers, Lily vanishes once more.

Juliet only knew Karl Weiss as a loving grandfather, a German soldier who emigrated to Australia to build a new life. What was he hiding that could have led to his murder? While attempting to find out, Juliet uncovers some disturbing secrets from WWII that will put both her and her sister’s lives in danger…

The Sorority Murder • Allison Brennan • Mira Books • 28 décembre • 448 pages

Lucas Vega is obsessed with the death of Candace Swain, who left a sorority party one night and never came back. Her body was found after two weeks, but the case has grown cold. Three years later while interning at the medical examiner’s, Lucas discovers new information, but the police are not interested.

Lucas knows he has several credible pieces of the puzzle. He just isn’t sure how they fit together. So he creates a podcast to revisit Candace’s last hours. Then he encourages listeners to crowdsource what they remember and invites guest lecturer Regan Merritt, a former US marshal, to come on and share her expertise.

New tips come in that convince Lucas and Regan they are onto something. Then shockingly one of the podcast callers turns up dead. Another hints at Candace’s secret life, a much darker picture than Lucas imagined–and one that implicates other sorority sisters. Regan uses her own resources to bolster their theory and learns that Lucas is hiding his own secret. The pressure is on to solve the murder, but first Lucas must come clean about his real motives in pursuing this podcast–before the killer silences him forever.

Hidden Treasures • Michelle Adams • William Morrow • 7 décembre • 384 pages

Then…

Once upon a time, in a small village in southern France, a pretty, willful English girl is falling in love.  Francis Langley has fallen under Benoit’s romantic spell, so sure is she that he is everything she’s ever wanted—a self-assured, sexy man, experienced and just a little bit mysterious. But Francis is hiding a secret—one that would surely separate them if he ever knew the truth. And to hold on to his love, she is willing to do anything for him, even put herself at risk by hiding a precious object, stolen by the Nazis decades before.

Now…

Years later, Francis’s son, Harry, opens the door of his late mother’s home, never expecting to see Tabitha—the lost love of his life—on the other side. Their angry parting had broken his heart, but  now she holds a letter, sent by his mother just before her death, begging the pair to search—together—for a priceless jewelry box, hidden somewhere in her little Cotswold cottage.

Harry quickly dismisses the search, but as an art historian, Tabitha cannot risk the chance to recover something so valuable that was long thought to be lost. And so they embark on a journey of discovery, but soon find themselves searching for much more than a missing piece of art. Together they learn that the true riches are not those buried in the clutter of Francis’s cottage, but are instead the treasures they each hold, buried deep inside their hearts.  

A History of Wild Places • Shea Ernshaw • Atria Books • 7 décembre • 368 pages

Travis Wren has an unusual talent for locating missing people. Hired by families as a last resort, he requires only a single object to find the person who has vanished. When he takes on the case of Maggie St. James—a well-known author of dark, macabre children’s books—he’s led to a place many believed to be only a legend.

Called Pastoral, this reclusive community was founded in the 1970s by like-minded people searching for a simpler way of life. By all accounts, the commune shouldn’t exist anymore and soon after Travis stumbles upon it… he disappears. Just like Maggie St. James.

Years later, Theo, a lifelong member of Pastoral, discovers Travis’s abandoned truck beyond the border of the community. No one is allowed in or out, not when there’s a risk of bringing a disease—rot—into Pastoral. Unraveling the mystery of what happened reveals secrets that Theo, his wife, Calla, and her sister, Bee, keep from one another. Secrets that prove their perfect, isolated world isn’t as safe as they believed—and that darkness takes many forms.

The Ballerinas • Rachel Kapelke-Dale • St Martin’s Press • 7 décembre • 304 pages

Fourteen years ago, Delphine abandoned her prestigious soloist spot at the Paris Opera Ballet for a new life in St. Petersburg––taking with her a secret that could upend the lives of her best friends, fellow dancers Lindsay and Margaux. Now 36 years old, Delphine has returned to her former home and to the legendary Palais Garnier Opera House, to choreograph the ballet that will kickstart the next phase of her career––and, she hopes, finally make things right with her former friends. But Delphine quickly discovers that things have changed while she’s been away…and some secrets can’t stay buried forever.

Moving between the trio’s adolescent years and the present day, The Ballerinas explores the complexities of female friendship, the dark drive towards physical perfection in the name of artistic expression, the double-edged sword of ambition and passion, and the sublimated rage that so many women hold inside––all culminating in a twist you won’t see coming, with magnetic characters you won’t soon forget.

The Bright Ages: A New History of Medieval Europe • Matthew Gabriele • Harper • 7 décembre • 320 pages

The word “medieval” conjures images of the “Dark Ages”—centuries of ignorance, superstition, stasis, savagery, and poor hygiene. But the myth of darkness obscures the truth; this was a remarkable period in human history. The Bright Ages recasts the European Middle Ages for what it was, capturing this 1,000-year era in all its complexity and fundamental humanity, bringing to light both its beauty and its horrors. 

The Bright Ages takes us through ten centuries and crisscrosses Europe and the Mediterranean, Asia and Africa, revisiting familiar people and events with new light cast upon them. We look with fresh eyes on the Fall of Rome, Charlemagne, the Vikings, the Crusades, and the Black Death, but also to the multi-religious experience of Iberia, the rise of Byzantium, and the genius of Hildegard and the power of queens. We begin under a blanket of golden stars constructed by an empress with Germanic, Roman, Spanish, Byzantine, and Christian bloodlines and end nearly 1,000 years later with the poet Dante—inspired by that same twinkling celestial canopy—writing an epic saga of heaven and hell that endures as a masterpiece of literature today.  

The Bright Ages reminds us just how permeable our manmade borders have always been and of what possible worlds the past has always made available to us. The Middle Ages may have been a world “lit only by fire” but it was one whose torches illuminated the magnificent rose windows of cathedrals, even as they stoked the pyres of accused heretics.  

Blood at the Root • Ciahnan Darrell • Atmosphere Press • 10 décembre • 258 pages

College student Christopher Fairchild, the son of a white billionaire, disappears, and is next seen being savagely tortured in a video that surfaces online. When it comes to light that he planned the incident as a sacrifice of atonement for America’s racial sins, the news detonates a bomb that rips through a country already rife with demonstrations and social unrest.

Blood at the Root tracks the fallout from Fairchild’s video through a lush universe populated by drug dealers, priests, police officers, civilians, and a talking pretzel bag. With the city on the precipice of chaos, the lives and livelihoods of individuals come under threat, forcing them to go to extremes in the name of self-preservation. The novel explores the human capacity for endurance in a society haunted by the ghosts of George Floyd, Andrew Goodman, Clementa Pickney, Erik Salgado, Breonna Taylor, Daunte Wright, and so many others.

Accidental Gods: On Men Unwittingly Turned Divine • Anna Della Subin • Metropolitan Books • 7 décembre • 480 pages

Ever since 1492, when Christopher Columbus made landfall in the New World and was hailed as a heavenly being, the accidental god has haunted the modern age. From Haile Selassie, acclaimed as the Living God in Jamaica, to Britain’s Prince Philip, who became the unlikely center of a new religion on a South Pacific island, men made divine—always men—have appeared on every continent. And because these deifications always emerge at moments of turbulence—civil wars, imperial conquest, revolutions—they have much to teach us.

In a revelatory history spanning five centuries, a cast of surprising deities helps to shed light on the thorny questions of how our modern concept of “religion” was invented; why religion and politics are perpetually entangled in our supposedly secular age; and how the power to call someone divine has been used and abused by both oppressors and the oppressed. From nationalist uprisings in India to Nigerien spirit possession cults, Anna Della Subin explores how deification has been a means of defiance for colonized peoples. Conversely, we see how Columbus, Cortés, and other white explorers amplified stories of their godhood to justify their dominion over native peoples, setting into motion the currents of racism and exclusion that have plagued the New World ever since they touched its shores.

Learwife • J.R. Thorpe • Pegasus Books • 7 décembre • 304 pages

Word has come. Care-bent King Lear is dead, driven mad and betrayed. His three daughters too, broken in battle. But someone has survived: Lear’s queen. Exiled to a nunnery years ago, written out of history, her name forgotten. Now she can tell her story.

Though her grief and rage may threaten to crack the earth open, she knows she must seek answers. Why was she sent away in shame and disgrace? What has happened to Kent, her oldest friend and ally? And what will become of her now, in this place of women? To find peace she must reckon with her past and make a terrible choice – one upon which her destiny, and that of the entire abbey, rests.

Bilan des sorties VO lues • Janvier à Juin 2021

Depuis un peu plus d’un an, je propose un tour d’horizon des sorties VO (en anglais) qui me tentent énormément. J’en lis un certain nombre, mais sans toujours les chroniquer sur le blog. Le mois de Juin vient de toucher à sa fin et, avec lui, la moitié de l’année. L’occasion parfaite pour un petit bilan mi-parcours des parutions déjà lues et celles que j’aimerai encore découvrir.

En cliquant sur les mois, vous accédez à l’article sur les sorties VO correspondant.

Janvier

Livres lus

The House on Vesper Sands – Padraic O’Donnell

On the case is Inspector Cutter, a detective as sharp and committed to his work as he is wryly hilarious. Gideon Bliss, a Cambridge dropout in love with one of the missing girls, stumbles into a role as Cutter’s sidekick. And clever young journalist Octavia Hillingdon sees the case as a chance to tell a story that matters—despite her employer’s preference that she stick to a women’s society column. As Inspector Cutter peels back the mystery layer by layer, he leads them all, at last, to the secrets that lie hidden at the house on Vesper Sands.

J’avais hâte de pouvoir le lire, car il avait de bons arguments : un policier historique, la période victorienne, un meurtre qui semble mettre en oeuvre des forces occultes… Mais au bout d’un gros tiers, l’intrigue n’a toujours pas démarré et le livre commence à devenir trop lent et mon attention descendait en flèche. Même en dépassant la centaine de pages, je n’avais pas le sentiment que l’intrigue avait réellement commencé alors que quasiment un tiers était lu.

The Heiress, The Revelations of Anne de Bourgh – Molly Greeley

As a fussy baby, Anne de Bourgh’s doctor prescribed laudanum to quiet her, and now the young woman must take the opium-heavy tincture every day. Growing up sheltered and confined, removed from sunshine and fresh air, the pale and overly slender Anne grew up with few companions except her cousins, including Fitzwilliam Darcy. Throughout their childhoods, it was understood that Darcy and Anne would marry and combine their vast estates of Pemberley and Rosings. But Darcy does not love Anne or want her.

After her father dies unexpectedly, leaving her his vast fortune, Anne has a moment of clarity: what if her life of fragility and illness isn’t truly real? What if she could free herself from the medicine that clouds her sharp mind and leaves her body weak and lethargic? Might there be a better life without the medicine she has been told she cannot live without?

In a frenzy of desperation, Anne discards her laudanum and flees to the London home of her cousin, Colonel John Fitzwilliam, who helps her through her painful recovery. Yet once she returns to health, new challenges await. Shy and utterly inexperienced, the wealthy heiress must forge a new identity for herself, learning to navigate a “season” in society and the complexities of love and passion. The once wan, passive Anne gives way to a braver woman with a keen edge—leading to a powerful reckoning with the domineering mother determined to control Anne’s fortune . . . and her life.

Le livre prend place dans l’univers de Jane Austen et notamment Pride & Prejudice, en s’intéressant à la cousine de Fitzwilliam Darcy, Anne de Bourgh. Pas un coup de coeur car, malheureusement, le roman souffre de trop nombreuses longueurs. Cependant, Anne est un personnage attachant à suivre, surtout quand elle sort de son cocon. L’aspect historique est également bien développé.

Lore – Alexandra Bracken

Every seven years, the Agon begins. As punishment for a past rebellion, nine Greek gods are forced to walk the earth as mortals, hunted by the descendants of ancient bloodlines, all eager to kill a god and seize their divine power and immortality.

Long ago, Lore Perseous fled that brutal world in the wake of her family’s sadistic murder by a rival line, turning her back on the hunt’s promises of eternal glory. For years she’s pushed away any thought of revenge against the man–now a god–responsible for their deaths.

Yet as the next hunt dawns over New York City, two participants seek out her help: Castor, a childhood friend of Lore believed long dead, and a gravely wounded Athena, among the last of the original gods.

The goddess offers an alliance against their mutual enemy and, at last, a way for Lore to leave the Agon behind forever. But Lore’s decision to bind her fate to Athena’s and rejoin the hunt will come at a deadly cost–and still may not be enough to stop the rise of a new god with the power to bring humanity to its knees.

Lore est un roman d’action qui s’inspire de la mythologie grecque. Ce n’est pas totalement un coup de coeur, mais j’ai vraiment passé un bon moment. Il y a une bonne dose d’actions, de rebondissements… L’idée de départ est originale et bien développée.

Don’t tell a soul – Kirsten Miller

All Bram wanted was to disappear—from her old life, her family’s past, and from the scandal that continues to haunt her. The only place left to go is Louth, the tiny town on the Hudson River where her uncle, James, has been renovating an old mansion. But James is haunted by his own ghosts. Months earlier, his beloved wife died in a fire that people say was set by her daughter. The tragedy left James a shell of the man Bram knew—and destroyed half the house he’d so lovingly restored.

The manor is creepy, and so are the locals. The people of Louth don’t want outsiders like Bram in their town, and with each passing day she’s discovering that the rumors they spread are just as disturbing as the secrets they hide. Most frightening of all are the legends they tell about the Dead Girls. Girls whose lives were cut short in the very house Bram now calls home. The terrifying reality is that the Dead Girls may have never left the manor. And if Bram looks too hard into the town’s haunted past, she might not either.

En un seul mot… Creepy. L’histoire est dérangeante à souhaite et il y a quelques moments qui font bien frissonner. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de devoir le mettre de côté, quand j’étais toute seule en soirée. L’auteur maîtrise parfaitement le suspens et à chaque page tournée, je voulais connaître la vérité, car il y avait quelques bizarreries qui interviennent durant la lecture… J’ai adoré l’évolution de l’intrigue et le livre est un coup de coeur.

Ceux que j’aimerais lire

Our darkest night de Jennifer Robson ; The Divines d’Ellie Eaton ; The last garden in England de Julia Kelly ; Faye, faraway d’Helen Fisher ; The Historians de Cecilia Eckbäck ; In the garden of spite de Camilla Bruce ; The Children’s train de Viola Ardone.

Février

Livres lus

The Paris Dressmaker – Kristy Cambron

Paris, 1939. Maison Chanel has closed, thrusting haute couture dressmaker Lila de Laurent out of the world of high fashion as Nazi soldiers invade the streets and the City of Lights slips into darkness. Lila’s life is now a series of rations, brutal restrictions, and carefully controlled propaganda while Paris is cut off from the rest of the world. Yet in hidden corners of the city, the faithful pledge to resist. Lila is drawn to La Resistance and is soon using her skills as a dressmaker to infiltrate the Nazi elite. She takes their measurements and designs masterpieces, all while collecting secrets in the glamorous Hôtel Ritz—the heart of the Nazis’ Parisian headquarters. But when dashing René Touliard suddenly reenters her world, Lila finds her heart tangled between determination to help save his Jewish family and bolstering the fight for liberation.

Paris, 1943. Sandrine Paquet’s job is to catalog the priceless works of art bound for the Führer’s Berlin, masterpieces stolen from prominent Jewish families. But behind closed doors, she secretly forages for information from the underground resistance. Beneath her compliant façade lies a woman bent on uncovering the fate of her missing husband . . . but at what cost? As Hitler’s regime crumbles, Sandrine is drawn in deeper when she uncrates an exquisite blush Chanel gown concealing a cryptic message that may reveal the fate of a dressmaker who vanished from within the fashion elite.

Je ressors extrêmement déçue par ce roman. En soi, il avait de quoi me plaire : la mode et plus particulièrement la Maison Chanel, Paris sous l’Occupation, la Résistance et le destin de deux femmes… Malheureusement, l’auteur alterne non seulement les deux points de vue, et deux époques différentes : le début de la guerre et 1944. Cela fait quatre trames différentes, et elles ne sont pas d’égal intérêt. J’ai eu du mal à m’attacher à Simone et Lila.

The Shadow War – Lindsay Smith

World War II is raging, and five teens are looking to make a mark. Daniel and Rebeka seek revenge against the Nazis who slaughtered their family; Simone is determined to fight back against the oppressors who ruined her life and corrupted her girlfriend; Phillip aims to prove that he’s better than his worst mistakes; and Liam is searching for a way to control the portal to the shadow world he’s uncovered, and the monsters that live within it–before the Nazi regime can do the same. When the five meet, and begrudgingly team up, in the forests of Germany, none of them knows what their future might hold.

As they race against time, war, and enemies from both this world and another, Liam, Daniel, Rebeka, Phillip, and Simone know that all they can count on is their own determination and will to survive. With their world turned upside down, and the shadow realm looming ominously large–and threateningly close–the course of history and the very fate of humanity rest in their hands. Still, the most important question remains: Will they be able to save it?

Il y a de bonnes idées : la Seconde Guerre mondiale, des forces occultes et un monde parallèle, une mission impossible… L’intrigue possède beaucoup trop de personnages et de points de vues différents pour que la lecture soit agréable. Je m’y perdais. Par ailleurs, les personnages sont plus des archétypes que réellement travaillés et nuancés. L’histoire traine en longueur alors que je m’attendais à plus d’action.

The Witch’s Heart – Genevieve Gornichec

Angrboda’s story begins where most witches’ tales end: with a burning. A punishment from Odin for refusing to provide him with knowledge of the future, the fire leaves Angrboda injured and powerless, and she flees into the farthest reaches of a remote forest. There she is found by a man who reveals himself to be Loki, and her initial distrust of him transforms into a deep and abiding love.

Their union produces three unusual children, each with a secret destiny, who Angrboda is keen to raise at the edge of the world, safely hidden from Odin’s all-seeing eye. But as Angrboda slowly recovers her prophetic powers, she learns that her blissful life—and possibly all of existence—is in danger.

With help from the fierce huntress Skadi, with whom she shares a growing bond, Angrboda must choose whether she’ll accept the fate that she’s foreseen for her beloved family…or rise to remake their future. From the most ancient of tales this novel forges a story of love, loss, and hope for the modern age.

J’adore les réécritures, que ce soit de contes ou de la mythologique. Genevieve Gornichec s’inspire d’une des épouses de Loki, Angrboda la sorcière. Ce type d’ouvrages se veut dans une lignée féministe, mais il rate quelque peu son effet. J’en ai lu la moitié avant d’abandonner. Le livre a été d’un tel ennui que je suis même étonnée d’avoir eu la patience de tenir jusque là.

Ceux que j’aimerais lire

While Paris slept de Ruth Druart ; The house upstairs de Julia Fine ; The invisible woman d’Erika Robuck ; A history of what come next de Sylvain Neuvel ; All Girls d’Emily Layden ; The kitchen front de Jennifer Ryan.

Mars

Livres lus

After Alice felll – Kim Taylor Blakemore

New Hampshire, 1865. Marion Abbott is summoned to Brawders House asylum to collect the body of her sister, Alice. She’d been found dead after falling four stories from a steep-pitched roof. Officially: an accident. Confidentially: suicide. But Marion believes a third option: murder.

Returning to her family home to stay with her brother and his second wife, the recently widowed Marion is expected to quiet her feelings of guilt and grief—to let go of the dead and embrace the living. But that’s not easy in this house full of haunting memories. Just when the search for the truth seems hopeless, a stranger approaches Marion with chilling words: I saw her fall.

Now Marion is more determined than ever to find out what happened that night at Brawders, and why. With no one she can trust, Marion may risk her own life to uncover the secrets buried with Alice in the family plot. 

Un roman rempli de secrets de famille avec une atmosphère loure. Malgré quelques lenteurs qui peuvent parfois ponctuer le livre, les pages se tournent facilement, car l’envie de savoir ce qui est arrivé à Alice est plus forte, tout comme celle de découvrir le ou les secrets du frère de Marion et de son épouse. Pas un coup de coeur, mais une bonne lecture.

The Women of Château Lafayette – Stephanie Dray

A founding mother…
1774. Gently-bred noblewoman Adrienne Lafayette becomes her husband’s political partner in the fight for American independence. But when their idealism sparks revolution in France and the guillotine threatens everything she holds dear, Adrienne must choose to renounce the complicated man she loves, or risk her life for a legacy that will inspire generations to come.

A daring visionary…
1914. Glittering New York socialite Beatrice Astor Chanler is a force of nature, daunted by nothing–not her humble beginnings, her crumbling marriage, or the outbreak of war. But after witnessing the devastation in France and delivering war-relief over dangerous seas, Beatrice takes on the challenge of a lifetime: convincing America to fight for what’s right.

A reluctant resistor…
1940. French school-teacher and aspiring artist Marthe Simone has an orphan’s self-reliance and wants nothing to do with war. But as the realities of Nazi occupation transform her life in the isolated castle where she came of age, she makes a discovery that calls into question who she is, and more importantly, who she is willing to become. 

Lafayette revient à la mode après la sortie de la comédie musicale Hamilton. Stephanie Dray en fait l’élément central de son nouveau roman en explorant le destin de trois femmes durant la Révolution française, la Première et la Deuxième Guerre mondiale. Même si les époques sont totalement différentes pour ne pas être confondues, certaines sont plus intéressantes que d’autres. Néanmoins, cela reste un livre que j’ai abandonné.

Ceux que j’aimerais lire

Under the light of the Italian moon de Jennifer Anton ; Vera de Carol Edgarian ; The lost village de Camilla Sten ; The Rose Code de Kate Quinn ; The lost apothecary de Sarah Penner.

Avril

Livres lus

Sistersong – Lucy Holland

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Le résumé me faisait penser à une pièce de Shakespeare : trois soeurs aux destins différentes et dramatiques. J’ai adoré suivre l’histoire de ces soeurs, d’apprendre à les connaître, leurs secrets, leurs rêves et leurs espoirs. Elles sont différentes et je ne saurai dire laquelle a été ma préférée. Elles m’ont plu pour des raisons diverses. J’ai adoré à la fois le contexte historique (la Grande-Bretagne après la chute de l’Empire romain) et fantastique (la présence de magie et de Merlin). Le coup de coeur n’était pas loin, mais c’est un très bon roman que je ne regrette pas d’avoir découvert.

Ceux que j’aimerais lire

Ariadne de Jennifer Saint ; Near the bone de Christina Henry ; Ophelia de Norman Bacal ; The Mary Shelley Club de Goldy Moldavsky ; The last bookshop of London de Madeline Martin ; The Dictionnary of lost words de Pip Williams.

Mai

Ceux que j’aimerais lire

The Radio Operator d’Ulla Lenze ; Madam de Phoebe Wynne ; The lights of Prague de Nicole Jarvis.

Juin

Ceux que j’aimerais lire

The Wolf and the Woodsman d’Ava Reid ; Daughter of Sparta de Claire M. Andrews ; The nature of the witches de Rachel Griffin ; The Maidens d’Alex Michaelides ; For the Wolf d’Hannah F. Whitten.

Judith Kerr • Quand Hitler s’empara du lapin rose (1971)

Quand Hitler s’empara du lapin rose • Judith Kerr • 1971 • Le Livre de Poche • 314 pages

Imaginez que le climat se détériore dans votre pays, au point que certains citoyens soient menacés dans leur existence. Imaginez surtout que votre père se trouve être l’un de ces citoyens et qu’il soit obligé d’abandonner tout et de partir sur-le-champ, pour éviter la prison et même la mort. C’est l’histoire d’Anna dans l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler. Elle a neuf ans et ne s’occupe guère que de crayons de couleur, de visites au zoo avec son « oncle » Julius et de glissades dans la neige. Brutalement les choses changent. Son père disparaît sans prévenir. Puis, elle-même et le reste de sa famille s’expatrient pour le rejoindre à l’étranger. Départ de Berlin qui ressemble à une fuite. Alors commence la vie dure – mais non sans surprises – de réfugiés. D’abord la Suisse, près de Zurich. Puis Paris. Enfin Londres. Odyssée pleine de fatigues et d’angoisses mais aussi de pittoresque et d’imprévu – et toujours drôles – d’Anna et de son frère Max affrontant l’inconnu et contraints de vaincre toutes sortes de difficultés – dont la première et non la moindre: celle des langues étrangères! Ce récit autobiographique de Judith Kerr nous enchante par l’humour qui s’en dégage, et nous touche par cette particulière vibration de ton propre aux souvenirs de famille, quand il apparaît que la famille fut une de celles où l’on s’aime…

J’ai ce roman dans ma liste d’envie depuis quelques années. Il a fallu que son adaptation soit disponible à la demande pour que je me décide enfin à l’acheter et à le lire. J’ai passé un très bon moment avec les deux.

Quand Hitler s’empara du lapin rose est un roman autobiographique. Judith Kerr s’est inspirée de sa propre histoire et celle de sa famille. Son frère et elle deviennent Max et Anna. Elle raconte son exil loin d’Allemagne, après les élections de 1933 qui ont vu l’arrivée des nazis au pouvoir. La famille a été contrainte de fuir, car le père, un intellectuel juif, a souvent pris position contre le national-socialisme. C’est une histoire prenante. Dès les premières pages ou minutes du film, j’ai pris à coeur le destin d’Anna. J’avais tout de même l’espoir que les siens puissent rentrer dans leur pays, même si, en tant qu’adulte et connaissant l’Histoire, je savais que c’était impossible. Finalement, la question a été de savoir où ils allaient définitivement s’installer et se reconstruire.

Il y a beaucoup d’émotions retranscrites et, en tant que lectrice, je suis passée par tellement de sentiments différents, en même temps que la famille Kemper : de la tristesse à la colère, de l’espoir au désespoir le plus total… J’ai été impressionnée par la résilience d’Anna et Max alors qu’ils sont si jeunes, ainsi que de leurs parents. Ils avancent, essaient constamment de se reconstruire. Ils tentent tant bien que mal de s’adapter à chaque fois à un nouveau pays, une nouvelle langue et de découvrir des coutumes différentes. C’est un aspect que j’ai énormément apprécié de ce roman. J’avoue que je n’ai pas pu m’empêcher de penser à mes grands-parents maternels, qui, dans un autre contexte, ont fui la guerre civile espagnole, puis la guerre d’Algérie.

C’est un roman que j’avais tout de même peur de ne pas apprécier à sa juste valeur par son côté très jeunesse. Le public visé est celui qui a l’âge d’Anna, c’est-à-dire une dizaine d’années. Le livre est écrit de son point de vue. Cependant, je l’ai vraiment apprécié par tous les aspects que j’ai évoqués auparavant : un récit d’exil, de résilience, de l’importance de la famille avec toutes les épreuves qu’elle doit traverser. Il y a aussi les différents personnages. La famille est attachante et il y a de très jolis passages. Comme le dit si bien Anna, tant qu’ils sont ensemble, tout va pour le mieux.

En 2019, Quand Hitler s’empara du lapin rose a fait l’objet d’une adaptation par un studio allemand avec Oliver Masucci dans le rôle du père. C’est un acteur que j’apprécie énormément. En France, il est notamment connu pour son rôle d’Ulrich dans la série Dark de Netflix. Je ne connaissais pas les autres acteurs. L’actrice qui joue Anna est très bien, mais elle ne crève pas l’écran non plus. Aucun d’eux d’ailleurs. Ils sont bons dans leurs rôles, mais je n’ai pas vu de performances exceptionnelles.

Cependant, cette adaptation est extrêmement fidèle. Je n’ai relevé que deux différences, sans qu’elles apportent de véritables chamboulements dans l’intrigue. Par exemple, par rapport au livre, il y a un personnage secondaire qui manque à l’appel, mais son absence ne m’a pas dérangé. Elle n’apportait pas grand chose à l’intrigue dans le livre. Le deuxième changement est lorsqu’ils sont à Paris. Ils reçoivent l’aide d’un membre de leur famille dans le livre, une tante si mes souvenirs sont bons, alors que dans le film, il s’agit d’un metteur en scène allemand dont le père d’Anna avait souvent fait la critique. En revanche, j’ai énormément aimé la musique qui accompagne parfaitement les émotions présentes.

Que ce soit pour le livre ou son adaptation cinématographique, je n’ai pas eu de gros coup de coeur. Ça se laisse lire ou regarder, mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable. Ils s’arrêtent tous les deux alors que la famille arrive à Londres. Le livre a en effet un deuxième tome, Ici Londres. S’il croise ma route un jour, je le lirai avec plaisir, mais ce n’est pas ma priorité.

Bilan 2020

C’est avec aucun regret que je laisse 2020 se terminer. Comme pour beaucoup, cette année a été éprouvante à tout point de vue avec son lot de mauvaises nouvelles et de coups durs professionnels (je travaille dans la culture). Durant cette année, je me suis énormément réfugiée dans la lecture, à la fois pour faire passer le temps et supporter ces confinements qui m’ont pesé, je l’avoue. J’ai aussi repris en main de blog, abandonné pendant une bonne partie de 2019.

En janvier 2020, j’avais émis le souhait totalement fou et irréaliste de lire au moins 200 livres, soit le double de ce que je lis habituellement. Le pari n’a pas été si fou puisque j’ai lu très exactement 223 livres durant l’année, soit 72.205 pages. Merci les confinements !

2020 a été une année placée sous le signe des essais en histoire et en histoire de l’art. Ils représentent 28% de mes lectures. J’ai aussi redécouvert les classiques de la littérature française des XVIIIe et XIXe siècles avec Émile Zola, Voltaire et Rousseau et tête. Les classiques représentent 13,6% de ce que j’ai lu, soit 34 livres, dont une dizaine de classiques russes, allemands (dont le premier tome Guerre & Paix). Découverte de la littérature classique allemande avec un coup de coeur pour Les souffrances du jeune Werther.

Mon trois meilleures lectures de 2020

The Hollow Places de T. Kingfisher est un des meilleurs romans d’horreur que j’ai pu lire depuis bien longtemps. Je suis un petit en retard dans la publication de mes avis littéraires et celui-ci devrait arriver très prochainement. Je n’en dis donc pas plus. Mais c’est un de mes gros coups de coeur de l’année.

All the bad apples de Moïra Rowley-Doyle est un des livres qui m’a le plus marqué cette année : l’Irlande, la place de la femme, le réalisme magique qui se dégage de ce roman, une histoire de famille… J’ai adoré et je le relirai avec plaisir. Pour lire mon avis sur ce dernier, c’est par ici. [lien]

Enfin, The Year of the Witching d’Alexis Henderson… Un autre livre d’horreur, mais totalement différent du Kingfisher avec une société puritaine, des sorcières, des bains de sang… Gros coup de coeur pour ce premier roman d’horreur par une auteur à suivre. J’avais publié une chronique. [lien]

Mes trois plus grosses déceptions de 2020

Eoin Colfer signait son grand retour avec un roman pour les jeunes adultes, Highfire. J’ai adoré plus jeune les Artemis Fowl qui est une série avec laquelle j’ai grandi. Je n’ai pas du tout aimé ce nouveau livre. Pour savoir pourquoi je n’ai pas aimé cet ouvrage, voici mon billet. [lien]

Alors que je préparais cet article, je savais que Three Hours in Paris de Cara Black finirait dans mes déceptions de l’année. Je l’avais pourtant mis dans les sorties VO qui me tentaient, mais encore aujourd’hui, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer devant ce livre… En tout cas, j’y ai lu la phrase la plus improbable de l’année. Ma chronique est à lire sur le blog. [lien]

Dernier livre dans mes déceptions, Cursed de Frank Miller et Thomas Wheeler. La série m’avait quelque peu laissé sur ma faim. J’avais envie d’avoir plus de développements et je me suis tournée vers le livre qui reste fidèle à la série… Et je n’y ai donc pas trouvé ce que j’espérais. J’avais publié un article sur le sujet. [lien]

J’en ai fini de mes coups de coeur et déceptions de l’année et j’avais envie de faire un tour d’horizons de mes résolutions prises début 2020 et si elles ont été tenues.

En premier lieu, je souhaitais lire une dizaine de pièces de théâtre. Même si j’en ai lu quelques unes, elles se comptent sur les doigts d’une seule main… Et encore. J’ai redécouvert quelques classiques comme Le mariage de Figaro de Beaumarchais ou Cyrano de Bergerac d’Edmond de Rostand. En revanche, j’ai réussi à lire les dix recueils de poésie avec autant des classiques que de la poésie contemporaines. J’ai relu Les Contemplations de Victor Hugo, Les fleurs du mal de Charles Baudelaire. J’ai dévoré le dernier recueil de Rupi Kaur, Home Body.

Je voulais également terminer quatre séries en cours. J’en ai fini trois, donc je suis plutôt contente.

J’espérai avoir une pile à lire à zéro à la fin du mois de décembre. Je termine l’année avec 21 livres qui attendent d’être lus. J’ai pas mal craqué la dernière semaine et j’ai fait quelques achats.

Le plus gros objectif de lecture que je m’étais fixée pour 2020 était de commencer et finir les Rougon-Macquart d’Émile Zola. J’en ai lu que cinq cette année, de La fortune des Rougon à La faute de l’abbé Mouret. La suite sera pour 2021, ayant déjà commandé le prochain, Son Excellence Eugène Rougon.

Une autre résolution, la dernière, était de lire une cinquantaine de romans ou essais en anglais. Record battu ! J’ai lu 86 romans en anglais. Je ne suis pas encore à 50/50, mais c’est tout de même un beau score. Je ne m’y attendais pas.

2020 n’a pas été une année aussi riche culturellement que je l’espérais, mais j’ai pu commencer l’année en allant aux ballets russes voir Casse-Noisette, qui est un de mes préférés (je vénère Tchaikovsky). Un merveilleux moment partagé avec l’une de mes petites soeurs. J’ai aussi visité quelques coins de la France que je ne connaissais pas, et notamment la Haute-Savoie. J’ai pu visiter le château de Montrottier, les Jardins Secrets de Vaulx, un endroit totalement hors du temps, le musée de la Résistance haut-savoyarde à Morette ainsi que la ville d’Annecy. En août, j’ai pris la direction d’Albi pour découvrir cette magnifique cité médiéval ainsi que les petites villes d’Ambialet et de Cordes-sur-Ciel. [article sur ces quelques jours dans le Tarn]

J’ai pu visiter le musée Toulouse-Lautrec ainsi que la rétrospective Christo et Jeanne-Claude au musée Würth d’Erstein. [compte-rendu de l’exposition]

Guy de Maupassant • Bel-Ami (1885)

Bel-Ami • Guy de Maupassant • Éditions Librio • 2019 • 380 pages

Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d’une rencontre le met sur la voie de l’ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l’intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l’initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu’il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu’il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, œuvrent dans l’ombre. La presse, la politique, la finance s’entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l’érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l’angoisse que chacun porte au fond de lui-même.

•••

En 2020, j’ai redécouvert les classiques de la littérature française, notamment des XVIIIe et XIXe siècles. J’en ai lu et étudié certains d’entre eux lorsque j’étais au collège et au lycée, sans en avoir gardé un bon souvenir, tels que Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, les principaux écrits de Jean-Jacques Rousseau (Du contrat social, en tête), Candide de Voltaire ou La Curée d’Émile Zola. Or, ce sont des lectures que j’ai adoré faire ces derniers mois. Je me rends qu’après mes années d’études en histoire de l’art, j’ai un véritable bagage pour mieux les apprécier, les comprendre.

Un des auteurs qui me faisait le plus peur était Guy de Maupassant, avec Flaubert, d’ailleurs. J’avais étudié Le Horla, qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. J’y allais un peu à reculons dans Bel-Ami. Pourtant, j’ai beaucoup aimé ce roman, même si ce n’est pas totalement un coup de coeur. Il n’était pas loin.

J’ai été happée dès le début par la plume de l’auteur. Les descriptions sont absolument merveilleuses. La ville de Paris reprend vie sous mes yeux, peut-être avec un peu moins de force que chez Zola. Je garde surtout en mémoire la manière de Maupassant de décrire les intérieurs bourgeois, des pièces et des objets qui les constituent. Une en particulier m’a marqué, car elle m’évoquait l’hôtel particulier qui est actuellement le Musée Jacquemart-André. Je suis une grande admiratrice de cette architecture. Sur cet aspect, je me suis régalée.

Autre point positif, le portrait de la société du Second Empire, qui me rappelle, une fois encore, les Rougon-Macquart, avec la place importante que tiennent les notables et les bourgeois. L’impression qui se dégage de ces romans est celle d’un monde basé sur les apparences, où l’argent est roi. Les arrivistes sont légions et ils sont prêts à tout pour réussir socialement et engrener le plus de richesses possibles, par le biais des relations, des mariages, en utilisant des informations confidentielles… Leurs moral et éthique semblent avoir disparu et Bel-Ami, ou Georges Duroy, en est l’exemple parfait.

Son évolution tout au long du roman est la démonstration parfaite de ce que les ambitieux sont prêts à faire. Il passe d’un homme ambitieux, mais paresseux à un être détestable et prêt à toutes les bassesses pour une meilleure position sociale, un meilleur confort de vie. Mes sentiments ont évolué au fil de ma lecture, pensant qu’il ne pouvait pas faire pire. Cependant, au fur et à mesure que la fin approche, je n’en pouvais plus de ce personnage d’une jalousie féroce, sans scrupule et moral. Guy de Maupassant dresse le portrait-type d’un homme du Second Empire et, même si j’ai eu du mal avec la fin, c’est une évolution logique. Je pense qu’elle est un mal pour un bien, car elle montre aussi le véritable visage de Bel-Ami.

Je ne suis passée loin du coup de coeur. C’est clairement une lecture que j’ai aimé faire et qui confirme mon récent amour pour la littérature classique française du XIXe siècle avec tout en haut du podium, Émile Zola. Par ailleurs, la dernière adaptation cinématographique remonte à 2012 avec Robert Pattinson dans le rôle-titre. Autant dire que je passe mon tour…

Albi et sa région

Durant l’été, j’ai enfin accepté l’invitation d’une de mes plus chères amies, Céline, qui tient le blog Le Monde de Sapotille. Nous parlons de ce week-end depuis des années. Albi et sa région sont un coin de la France que je ne connaissais absolument pas, m’étant arrêté au niveau de Montpellier.

Ambialet

Petite ville médiévale perchée sur une colline, Ambialet est étonnante. Nous avons fait le chemin de croix en croisant une première église, Saint-Gilles, datant du XIe siècle, pour découvrir enfin le prieuré et sa vue imprenable sur la vallée du Tarn. La chapelle Notre-Dame-de-l’Auder est une magnifique église romane où je suis tombée amoureuse de son chevet avec ses briques. Ambialet propose un moment hors du temps.

Cordes-sur-Ciel

Une autre cité médiévale qui m’a totalement conquise. Elle a vraiment su garder son charme. C’est une ville magique avec laquelle j’ai eu l’impression de remonter dans le temps. L’historienne de l’art que je suis a été émerveillée à chaque coin de rue par le patrimoine riche de la cité, la richesse de son architecture. Certaines façades gothiques sont à couper le souffle. Il y a aussi des petits trésors architecturaux cachés… Il ne faut pas hésiter, par exemple, à pousser la porte de l’Office du Tourisme. Petit passage aussi chez un photographe de la ville, Ludwig Raynal. J’ai ramené une de ses photographies en guise de souvenirs de mon séjour.

Albi

Cité épiscopale classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, Albi est une ville magnifique qui m’a conquise au premier regard. Nous avons commencé par nous promener dans ses petites rues. Je suis très sensible à l’architecture et à l’urbanisme (en même temps, j’ai écrit un mémoire sur le sujet, ainsi que le patrimoine mondial de l’UNESCO…). Albi est connue pour ses constructions en brique cuite qui ont un charme indéniable, changeant de couleur en fonction de la lumière.

La cité épiscopale comprend notamment la cathédrale. Elle est étonnante par bien des aspects. Le premier est qu’elle est entièrement construite avec cette brique cuite. Deuxièmement, c’est son côté massif qui m’a surprise, notamment si on la compare avec cette entrée gothique en dentelle de pierre. L’intérieur est à couper le souffle. Il est entièrement peint avec ce bleu pastel. Il est issu d’une fleur jaune qui donne ce bleu très intense. Elle est l’une des plus belle cathédrale que j’ai pu visiter.

À côté du palais épiscopal, qui accueille le Musée Toulouse-Lautrec, se trouve un jardin, classé au titre des Jardins remarquables. Il est en effet remarquable, suivant le plan classique des jardins à la française. L’ancien chemin de ronde a été transformé en une promenade ombragée, offrant une vue imprenable sur les bords du Tarn.

Durant ces quelques jours bien trop courts, j’ai tout de même pris le temps de faire un musée, celui de Toulouse-Lautrec, ce dernier étant né à Albi. Il est connu pour avoir peint dans les maisons closes qu’il fréquentait (assidûment). La collection est riche et j’ai adoré retrouvé de ses tableaux. Ce sont surtout les affiches que j’apprécie : Les Ambassadeurs ou Jane Avril. Cependant, je suis relativement déçue par l’absence d’une médiation dans les salles, mais c’est une déformation professionnelle, je l’avoue. Il n’y a pas de textes de salles, aucun cartel explicatif (par opposition au cartel simple qui donne les informations de l’oeuvre). Juste des toutes petites affiches A4 dans les salles avec quelques explications. Un peu dommage.

Je reviendra sûrement dans la région. J’ai encore quelques coins que je souhaite visiter, notamment Rodez et le Musée Soulage, Toulouse…

La Culture avec un grand A et du latte #3

Mon mois d’avril fut pris par mon stage, qui fut intense, mais qui m’a permis d’apprendre de nouvelles compétences professionnelles, comme la rédaction de communiqués de presse. J’ai pu vraiment m’investir dans la vie de la Fondation, faire des propositions. J’ai adoré chaque minute passé là-bas. Du coup, j’en ai un peu oublié certaines choses.

Honte à moi ! En tant qu’étudiante dans le domaine de la culture, je n’ai visité aucun musée ni exposition durant le mois. Je compte bien me rattraper durant le mois de mai. Je compte aller voir la nouvelle exposition du Centre Pompidou de Metz, Couples modernes. J’aimerais aussi voir un peu plus d’oeuvres de l’incroyable exposition se déroulant dans la ville de Strasbourg, Industrie magnifique. Je suis déjà allée voir le mammouth se situant à côté de la cathédrale. Le 19 mai, c’est également la Nuit européenne des musées. Je n’ai pas encore arrêté de programme, mais j’y réfléchis.

Du point de vue des lectures, j’ai enchaîné avec des livres moyens ou des grosses déceptions. Je n’ai eu littéralement aucun coup de coeur ce mois-ci où j’ai presque joué de malchance ! Parmi les romans que je qualifierai de sympathique, mais sans plus, j’ai pu lire le premier tome de la trilogie Wicked de Jennifer L. Armentrout, auteur que je découvrais par la même occasion. Je retiens l’univers qui se développe autour des faës et de la Nouvelle-Orléans. Malheureusement, j’ai trouvé que la romance prenait parfois toute la place, au détriment de l’intrigue. De plus, la fin fut sans surprise également. C’est le reproche que je fais également à Poppy de Mary Hooper. Je pense en reparler plus longuement sur le blog en novembre, car je développe un petit projet dans lequel ce roman s’intègre parfaitement. Toutefois, si je devais retenir un seul ouvrage, ce serait Le musée disparu d’Hector Feliciano. C’est une enquête menée par un journaliste sur les oeuvres disparues durant la Seconde Guerre mondiale, très bien écrit et accessible.

En revanche, grosse déception pour le premier tome de L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante. J’en avais entendu tellement de bien sur la blogosphère et il était absolument partout. J’ai fini par craquer, après avoir longuement hésité. Le prologue m’avait quelque peu charmé, mais, très vite, je me suis ennuyée. J’ai trouvé le style de l’auteur mécanique et froid, voire impersonnel, des faits sans sentiments. Je ne me suis jamais attachée aux deux amies et j’ai fini par abandonner. Autre grosse déception pour The Muse de Jessie Burton. Il fera l’objet d’un prochain article, aussi, je ne vais pas m’étendre dessus.

Pour finir sur le récapitulatif de mes lectures du mois, je signale également Release de Patrick Ness (un article viendra dans quelques jours), Mrs Dalloway de Virginia Woolf que j’ai abandonné. Je n’ai jamais réussi à dépasser les cinq premières pages et j’ai essayé plusieurs fois, sans grand succès. Cela faisait presque un an que j’avais commencé The travels de Marco Polo. Même avec toute la bonne volonté du monde, je n’ai jamais réussi à dépasser les vingt pages lus…

En revanche, j’ai eu plus de chance avec les films et les séries que j’ai pu voir. Clairement, le mois d’avril fut placé sous le signe des zombies avec la sortie de la deuxième saison de Santa Clarita Diet, que j’ai dévoré en quelque jour. Encore un coup de coeur pour cette série qui change un peu de ce qui se fait autour des morts-vivants. C’est drôle, complètement loufoque et déjanté. Je ris franchement à chaque épisode. J’ai aussi regardé deux saisons de Z Nation, qui restera un de mes plaisirs coupables. Du côté des films, j’avoue ma passion pour les comédies horrifiques autour des zombies. Plus c’est nul, plus j’aime… Manuel de survie à l’apocalypse zombie était plutôt sympathique, avec des scènes bien comiques, frôlant parfois le grand n’importe quoi. J’ai également revu World War Z. Il se laisse voir.

Cependant, mon coup de coeur absolu du mois est dans un tout autre registre. J’ai plus qu’adoré… Roulements de tambour… Pierre Lapin. Oui, oui, Pierre Lapin. Je ne savais pas à quoi m’attendre en le voyant. Certainement pas à adorer chaque minute de ce dernier, à rire tout du long. Un article est déjà préparé pour vous expliquer le pourquoi du comment. J’ai commencé le mois avec un autre film sur les animaux, qui reste un classique du genre, sans vraiment de surprise. La fin est connue avant même d’avoir débuté le film. Benji reste toutefois un film adorable à voir, mais qui ne me laissera pas de souvenirs impérissable. Je dirai la même chose du troisième Pitch Perfect. Je ne regrette pas de ne pas l’avoir vu au cinéma. Il est mieux que le deuxième, mais moins bien que le premier.

EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer