Bilan des sorties VO lues • Juillet à décembre 2021

Chaque mois, je partage les sorties VO qui ont attisé ma curiosité et j’en lis un certain nombre d’entre elles durant l’année. Mon avis ne se retrouve pas toujours sur le blog, d’autant plus que j’accumule aussi un énorme retard dans la publication de mes articles. Ce dernier est l’occasion de faire un tour d’horizon des dernières sorties que j’ai lu entre juillet et décembre. J’ai fait un premier billet pour mes lectures de janvier à juin. [lien]

Mes lectures sont rangées par mois de sortie, d’où le fait que l’article commence à janvier. En cliquant également sur les mois, vous tomberez sur les sorties correspondantes.

Janvier

Livres lus

Publié en français sous le titre Le train des enfants, il s’agit d’un roman historique sur un fait méconnu de l’après guerre en Italie où des familles napolitaines envoyaient leurs enfants plus au nord. J’ai eu du mal à accrocher au style de l’auteur. Le roman est écrit à la première personne du singulier et selon le point de vue d’un enfant d’une dizaine d’années. Je n’ai pas réellement eu d’atomes crochus avec lui, ou son histoire.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The last garden in England de Julia Kelly
  • The Historians de Cecelia Eckbäck
  • In the garden of spite de Camilla Bruce

Février

Livres lus

Je suis totalement passée à côté de ce roman. J’ai eu du mal avec l’histoire, mais surtout avec le personnage principal, Megan. Nos expériences de vie sont totalement différentes et cela m’a quelque peu empêché de réellement ce livre à sa juste valeur. Je ne comprenais pas Megan qui m’a plutôt énervée, son comportement et ses revendications. J’ai fini par abandonner.

J’étais impatiente de découvrir ce nouveau roman de Sylvain Neuvel. Cet auteur m’a introduite à la science-fiction, il y a quelques années, avec sa première trilogie autour de géants venant de l’espace… Malheureusement, ce premier tome de sa nouvelle série ne m’a pas du tout charmé alors qu’il avait de nombreux éléments en sa faveur : le contexte historique, des personnages principaux venus d’un autre monde, l’écologie… Cependant, c’est très lent, très scientifique et je n’ai pas compris grand chose. J’ai tout de même envie de retenter.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • While Paris slept de Ruth Druart

Mars

Livres lus

L’auteur s’inspire d’une histoire vraie, celle de sa famille. C’est un roman que j’aurais vraiment voulu apprécier, mais, malheureusement, je n’ai pas du tout apprécié ce roman. Il y a des passages qui sont très longs et qui n’apportent rien à l’intrigue. Je ne me suis absolument pas attachée aux deux personnages principaux, Nina et Pietro, dont l’histoire d’amour est au coeur du livre.

Sorti en français sous le titre Le village perdu.

Lien vers mon article

Il a également été traduit en français, et publié sous le titre de La petite boutique aux poisons. Une excellente lecture ! J’ai beaucoup aimé suivre ce mystère et découvrir petit à petit les réponses avec le personnage principal. Les changements de narrateur sont bien amenés et ils apportent quelque chose à l’intrigue. J’ai vraiment apprécié ces trois personnages féminins, qui sont attachants. Le coup de coeur n’est pas très loin.

J’avais noté ce titre, car c’était un roman historique qui changeait de ce que j’ai l’habitude de lire en terme de lieux et d’époque. Le livre commence bien, avant de s’essouffler très vite. Il manque de perspectives à long terme et il en devient rapidement ennuyeux.

Ceux que j’aimerais lire en 2022

  • The Rose Code de Kate Quinn (pré-commandé et en attente de réception)

Avril

Livres lus

Je l’ai mis dans les nouveautés VO, mais sans faire attention qu’il a déjà été publié en français en 2019. Le livre s’intitule Le Voyageur.

[Lien vers mon article]

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The dictionary of lost words de Pip Williams
  • The Mary Shelley Club de Goldy Moldavski
  • Ariadne de Jennifer Saint (PAL)

Mai

Livres lus

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant ce livre, notamment du point de vue des créatures fantastiques. Néanmoins, cette histoire m’a totalement transporté dans la ville de Prague (que j’ai encore plus envie de visiter depuis). C’est prenant et dynamique. J’ai trouvé l’univers très sympa et les personnages attachants. Un très moment de lecture et je ne dirai pas non à un autre tome.

Encore un autre roman qui est sorti en français avant l’anglais. Il est disponible depuis 2019 sous le titre Les trois vies de Josef Klein. En le commençant, je m’attendais à un vrai roman d’espionnage avec de l’action, beaucoup de rebondissements, mais le roman ne prend pas du tout cette direction. Malgré tout, c’est une lecture que j’ai aimé faire et que j’ai trouvé intéressante.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Madam de Phoebe Wynne

Juin

Livres lus

J’attendais l’automne pour découvrir ce roman. Il y a de très bonnes idées : des sorcières dont les pouvoirs dépendent des saisons, l’écologie avec le temps qui se dérègle, et une école de magie… Le livre a un rythme très lent et contemplatif, qui s’accorde bien avec le passage des saisons. Néanmoins, l’intrigue est redondante et même à une centaine de pages de la fin, il n’y a pas de grosses révélations ou une énorme révélation pour venir donner un petit coup de fouet à l’intrigue.

Publié en français, sous le titre Les Muses. Encore un thriller autour des universités qui ont renfermé beaucoup de tueurs en 2021. J’ai été happée dès les premières pages et j’ai beaucoup aimé le fait de s’inspirer de la mythologie grecque.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Daughter of Sparta de Claire M. Andrews
  • The Wolf and the Woodsman d’Ava Reid

Juillet

Livres lus

Encore un très bon thriller psychologique, très prenant. Le fait de connaître dès le début l’identité du tueur n’est pas un problème, car l’auteur apporte tout de même beaucoup de tensions et de suspens. Quasiment un coup de coeur.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The Book of Accidents de Chuck Wendling
  • Half sick of shadows de Laura Sebastian
  • The forest of vanishing stars de Kristin Harmel
  • The Final Girl Support Group de Grady Hendrix

Août

Livres lus

Je découvre cette auteur avec ce roman qui m’a tenu en haleine du début à la fin. J’ai adoré les va-et-vient entre aujourd’hui et quand les personnages étaient étudiants. Le suspens est parfaitement maîtrisé d’un bout à l’autre et une mention toute particulière pour la révélation finale qui m’a vraiment étonnée.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • The real Valkyrie: The hidden history of Viking warrior woman de Nancy Marie Brown
  • The women of Troy de Pat Baker
  • The woods are always watching de Stephanie Perkins

Septembre

Livres lus

J’ai traîne ce livre pendant plus d’un mois sans avoir réussi à lire plus de cent pages. Au final, j’ai abandonné alors que je suis plutôt amatrice de romans d’horreur, mais je n’ai pas du tout réussi avec celui-ci qui m’a clairement ennuyé. Le début est très lent et il n’a pas su capter tout de suite mon attention.

Je sors de ma zone de confort avec cette romance de Hannukah. C’est tout mignon et parfait pour le mois de décembre. J’ai vraiment bien accroché à l’histoire et aux personnages. Il y a juste un petit passage problématique au regard du conflit israélo-palestinien, mais il ne faut pas oublier aussi que l’auteur est de confession juive.

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • All these bodies de Kendare Blake (PAL)
  • The girl behind the wall de Mandy Robotham (PAL)

Octobre

Livres lus

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Medusa de Jessie Burton (PAL)
  • Whe we fought: Inspiring stories of resisting Hitler and defending freedom de Jerry Borrowman
  • The lighthouse witches de C.J. Cookes

Novembre

Livres lus

Ceux que j’aimerais lire :

  • All of us villain d’Amanda Foody et Christine Lynn Herman
  • Parting the veil dePauletteKennedy
  • The Haunting of Leigh Harker de Darcy Coates

Décembre

Livre lus

Ceux que j’aimerais lire en 2022 :

  • Learwife de J.R. Thorpe
  • Accidental gods: On men unwillingly turned divine d’Anna della Subin
  • The Bright Ages: A new history of medieval Europe de Matthew Gabriele et David M. Perry
  • The Ballerinasde Rachel Kapelke-Dale
  • Hidden Treasures de Michelle Adams
  • The sorority murders d’Allison Brennan
  • Inheritance of secrets de Sonya Bates

Top 5 Wednesday • Cinq livres que j’aimerai trouver sous le sapin

Le programme du jour pour le challenge Il était neuf fois Noël est de présenter nos idées cadeaux pour nos proches ou nos envies pour Noël. J’ai choisi ce dernier sujet avec les cinq livres que j’aimerai trouver sous le sapin. Quels seraient les vôtres ?

Je sais déjà que l’un d’entre eux se glissera sous le sapin, mais le mystère reste entier. J’avais donné une petite liste à mes proches. Ces dernières semaines, quelques unes de mes autrices préférées ont publié un nouveau roman, et je ne les avais pas acheté en prévision de Noël.


Summer 1958—a string of murders plagues the Midwest. The victims are found in their cars and in their homes—even in their beds—their bodies drained, but with no blood anywhere. 

September 19- the Carlson family is slaughtered in their Minnesota farmhouse, and the case gets its first lead: 15-year-old Marie Catherine Hale is found at the scene. She is covered in blood from head to toe, and at first she’s mistaken for a survivor. But not a drop of the blood is hers.

Michael Jensen, son of the local sheriff, yearns to become a journalist and escape his small-town. He never imagined that the biggest story in the country would fall into his lap, or that he would be pulled into the investigation, when Marie decides that he is the only one she will confess to. 

As Marie recounts her version of the story, it falls to Michael to find the truth: What really happened the night that the Carlsons were killed? And how did one girl wind up in the middle of all these bodies? 


Exiled to a far-flung island by the whims of the gods, Medusa has little company except the snakes that adorn her head instead of hair. But when a charmed, beautiful boy called Perseus arrives on the island, her lonely existence is disrupted with the force of a supernova, unleashing desire, love, betrayal and destiny itself.

Filled with glorious full-colour illustrations by award-winning Olivia Lomenech Gill, this astonishing retelling of Greek myth is perfect for readers of Circe and The Silence of the Girls. Illuminating the girl behind the legend, it brings alive Medusa for a new generation. 


A city divided. When the Berlin Wall goes up, Karin is on the wrong side of the city. Overnight, she’s trapped under Soviet rule in unforgiving East Berlin and separated from her twin sister, Jutta.

Two sisters torn apart. Karin and Jutta lead parallel lives for years, cut off by the Wall. But Karin finds one reason to keep going: Otto, the man who gives her hope, even amidst the brutal East German regime.

One impossible choice… When Jutta finds a hidden way through the wall, the twins are reunited. But the Stasi have eyes everywhere, and soon Karin is faced with a terrible decision: to flee to the West and be with her sister, or sacrifice it all to follow her heart?


As Princesses of Crete and daughters of the fearsome King Minos, Ariadne and her sister Phaedra grow up hearing the hoofbeats and bellows of the Minotaur echo from the Labyrinth beneath the palace. The Minotaur – Minos’s greatest shame and Ariadne’s brother – demands blood every year.

When Theseus, Prince of Athens, arrives in Crete as a sacrifice to the beast, Ariadne falls in love with him. But helping Theseus kill the monster means betraying her family and country, and Ariadne knows only too well that in a world ruled by mercurial gods – drawing their attention can cost you everything.

In a world where women are nothing more than the pawns of powerful men, will Ariadne’s decision to betray Crete for Theseus ensure her happy ending? Or will she find herself sacrificed for her lover’s ambition?


As the dutiful daughter of a high-ranking Nazi officer, Hetty Heinrich is keen to play her part in the glorious new Thousand Year Reich. But she never imagines that all she believes and knows about her world will come into stark conflict when she encounters Walter, a Jewish friend from the past, who stirs dangerous feelings in her. Confused and conflicted, Hetty doesn’t know whom she can trust and where she can turn to, especially when she discovers that someone has been watching her.

Realizing she is taking a huge risk—but unable to resist the intense attraction she has for Walter—she embarks on a secret love affair with him. Together, they dream about when the war will be over and plan for their future. But as the rising tide of anti-Semitism threatens to engulf them, Hetty and Walter will be forced to take extreme measures.

Volker Kutscher • Babylon Berlin (2007)

Babylon Berlin • Volker Kutscher • Sandstone Press • 2007 • 432 pages

It’s 1929 and Berlin is the vibrating metropolis of post-war Germany—full of bars and brothels and dissatisfied workers at the point of revolt. Gereon Rath is new in town and new to the police department.

When a dead man without an identity, bearing traces of atrocious torture, is discovered, Rath sees a chance to find his way back into the homicide division. He discovers a connection with a circle of oppositional exiled Russians who try to purchase arms with smuggled gold in order to prepare a coup d’état. But there are other people trying to get hold of the gold and the guns, too. Raths finds himself up against paramilitaries and organized criminals. He falls in love with Charlotte, a typist in the homicide squad, and misuses her insider’s knowledge for his personal investigations. And as he gets further entangled with the case, he never imagined becoming a suspect himself.


Une deuxième lecture pour les Feuilles allemandes, rendez-vous qui propose de lire des auteurs allemands durant le mois de novembre. Il y a quelques jours, j’ai présenté Le Voyageur d’Ulrich Alexander Boschwitz [lien]. Changement de genre avec un policier historique, Babylon Berlin de Volker Kutscher. Ce livre a déjà fait l’objet d’une adaptation sous la forme d’une série que j’ai vu et adoré il y a quelques mois [lien]. J’avais très envie de découvrir le roman, mais je ressors de cette lecture déçue.

Pourquoi ? Babylon Berlin nous plonge dans le Berlin des années 1920, qui devait être la ville la plus folle de cette époque en Europe. La série le montre beaucoup plus avec le visuel, la musique et le rythme rapide des épisodes. Le spectateur est enveloppé dans une ambiance Années Folles qui manque très clairement au roman. Le personnage principal travaille pour la Brigade des Moeurs, mais le roman est plus lisse et presque policé que la série sur certains points, notamment tout ce qui touche à la vie nocturne de la capitale allemande. Elle est évoquée, mais elle semble moins au centre du livre que de la série. Il y a un point, en revanche, que j’ai apprécié dans le livre, par rapport à la série concerne le personnage de Charlotte Ritter. Elle a déjà de l’importance au sein de la brigade criminelle, et l’auteur met plus l’accent sur ce point alors que l’adaptation s’en tient beaucoup au fait qu’elle se prostitue pour gagner sa vie. Mais, pour en revenir à l’ambiance, cette dernière couplée à un rythme lent ont, au final, eu raison de moi.

La série suit relativement fidèlement le roman. Il y a des petits changements dans l’intrigue, mais ils portent sur des petits points par-ci, par-là. J’en ai déjà évoqué un, un peu plus haut. Gereon Rath n’a pas été envoyé à Berlin pour régler discrètement une affaire concernant le maire de Cologne, mais parce qu’il doit se faire oublier après une énorme erreur professionnelle. L’intrigue principale reste sensiblement la même, ce qui a aussi joué sur mon appréciation finale du livre. Je connaissais déjà certains rebondissements et quelques-unes des révélations. J’ai vraiment moins accroché au livre qu’à la série alors que d’habitude, c’est plutôt l’inverse.

En revanche, du point de vue de la vérité historique, l’auteur reprend les événements historiques qui ont eu lieu à la fin des années 1920 et au début des années 1930 avec les agitations politiques : les communistes dans les quartiers populaires de Berlin, la montée du nazisme (bien plus évoquée dans le livre que dans la série)… On sent que la République de Weimar est à bout de souffle et accumule les erreurs. Volker Kutscher s’est amplement documenté pour faire revivre à son lecteur cette époque historique (moins le côté un peu fou).

Babylon Berlin est le premier tome d’une série que j’aimerais malgré tout continuer. Peut-être en redonnant une chance à celui-ci. Je dois avoir encore trop la série en tête pour apprécier pleinement le roman. Néanmoins, je suis une grande lectrice de romans policiers historiques et j’apprécie énormément ceux se déroulant dans le Berlin (ou l’Allemagne) de l’entre-deux-guerres ou durant la Seconde Guerre mondiale, comme les Philip Kerr ou les Harald Gilbers. Celui-ci a du potentiel.

Sorties VO • Septembre 2021

Seven visitations of Sydney Burgess • Andy Marino • RedHook • 28 septembre • 304 pages

Sydney’s spent years burying her past and building a better life for herself and her eleven-year old son. A respectable marketing job, a house with reclaimed and sustainable furniture, and a boyfriend who loves her son and accepts her, flaws and all. But when she opens her front door, and a masked intruder knocks her briefly unconscious, everything begins to unravel. 

She wakes in the hospital and tells a harrowing story of escape. Of dashing out a broken window. Of running into her neighbors’ yard and calling the police. What the cops tell her is that she can no longer trust her memories. Because they say that not only is the intruder lying dead in her guest room, but he’s been murdered in a way that seems intimately personal. 

When she returns home, Sydney can’t shake the deep darkness that hides in every corner. There’s an unnatural whisper in her ear, urging her back to old addictions. And as her memories slowly return, she begins to fear that her new life was never built on solid ground-and that the secrets buried beneath will change everything. 

These toxic things • Rachel Howzell Hall • Thomas & Mercer • 1 septembre • 415 pages

Mickie Lambert creates “digital scrapbooks” for clients, ensuring that precious souvenirs aren’t forgotten or lost. When her latest client, Nadia Denham, a curio shop owner, dies from an apparent suicide, Mickie honors the old woman’s last wish and begins curating her peculiar objets d’art. A music box, a hair clip, a key chain―twelve mementos in all that must have meant so much to Nadia, who collected them on her flea market scavenges across the country.

But these tokens mean a lot to someone else, too. Mickie has been receiving threatening messages to leave Nadia’s past alone.

It’s becoming a mystery Mickie is driven to solve. Who once owned these odd treasures? How did Nadia really come to possess them? Discovering the truth means crossing paths with a long-dormant serial killer and navigating the secrets of a sinister past. One that might, Mickie fears, be inescapably entwined with her own.

The slow march of light • Heather B. Moore • Shadow Mountain • 7 septembre • 368 pages

In the summer of 1961, a wall of barbed wire goes up quickly in the dead of night, officially dividing Berlin. Aware of the many whose families have been divided, Luisa joins a secret spy network, risking her life to help East Germans escape across the Berlin Wall and into the West.

Bob Inama, a soldier in the US Army, is stationed in West Germany. He’s glad to be fluent in German, especially after meeting Luisa Voigt at a church social. As they spend time together, they form a close connection. But when Bob receives classified orders to leave for undercover work immediately, he doesn’t get the chance to say goodbye.

With a fake identity, Bob’s special assignment is to be a spy embedded in East Germany, identifying possible targets for the US military. But Soviet and East German spies, the secret police, and Stasi informants are everywhere, and the danger of being caught and sent to a brutal East German prison lurks on every corner.

The Collector’s Daughter • Gill Paul • William Morrow • 7 septembre • 384 pages

Lady Evelyn Herbert was the daughter of the Earl of Carnarvon, brought up in stunning Highclere Castle. Popular and pretty, she seemed destined for a prestigious marriage, but she had other ideas. Instead, she left behind the world of society balls and chaperones to travel to the Egyptian desert, where she hoped to become a lady archaeologist, working alongside her father and Howard Carter in the hunt for an undisturbed tomb.

In November 1922, their dreams came true when they discovered the burial place of Tutankhamun, packed full of gold and unimaginable riches, and she was the first person to crawl inside for three thousand years. She called it the “greatest moment” of her life—but soon afterwards everything changed, with a string of tragedies that left her world a darker, sadder place.

Newspapers claimed it was “the curse of Tutankhamun,” but Howard Carter said no rational person would entertain such nonsense. Yet fifty years later, when an Egyptian academic came asking questions about what really happened in the tomb, it unleashed a new chain of events that seemed to threaten the happiness Eve had finally found.

The Matzah Ball • Jean Meltzer • MIRA • 28 septembre • 416 pages

Rachel Rubenstein-Goldblatt is a nice Jewish girl with a shameful secret: she loves Christmas. For a decade she’s hidden her career as a Christmas romance novelist from her family. Her talent has made her a bestseller even as her chronic illness has always kept the kind of love she writes about out of reach.

But when her diversity-conscious publisher insists she write a Hanukkah romance, her well of inspiration suddenly runs dry. Hanukkah’s not magical. It’s not merry. It’s not Christmas. Desperate not to lose her contract, Rachel’s determined to find her muse at the Matzah Ball, a Jewish music celebration on the last night of Hanukkah, even if it means working with her summer camp archenemy—Jacob Greenberg.

Though Rachel and Jacob haven’t seen each other since they were kids, their grudge still glows brighter than a menorah. But as they spend more time together, Rachel finds herself drawn to Hanukkah—and Jacob—in a way she never expected. Maybe this holiday of lights will be the spark she needed to set her heart ablaze.

The Corpse Queen • Heather Herrman • GP Putnam • 14 septembre • 320 pages

Soon after her best friend Kitty mysteriously dies, orphaned seventeen-year-old Molly Green is sent away to live with her « aunt. » With no relations that she knows of, Molly assumes she has been sold as free domestic labor for the price of an extra donation in the church orphanage’s coffers. Such a thing is not unheard of. There are only so many options for an unmarried girl in 1850s Philadelphia. Only, when Molly arrives, she discovers her aunt is very much real, exceedingly wealthy, and with secrets of her own. Secrets and wealth she intends to share–for a price.

Molly’s estranged aunt Ava, has built her empire by robbing graves and selling the corpses to medical students who need bodies to practice surgical procedures. And she wants Molly to help her procure the corpses. As Molly learns her aunt’s trade in the dead of night and explores the mansion by day, she is both horrified and deeply intrigued by the anatomy lessons held at the old church on her aunt’s property. Enigmatic Doctor LaSalle’s lessons are a heady mixture of knowledge and power and Molly has never wanted anything more than to join his male-only group of students. But the cost of inclusion is steep and with a murderer loose in the city, the pursuit of power and opportunity becomes a deadly dance. 

The Magicians • Colm Toibin • Scribner • 7 septembre • 512 pages

Colm Tóibín’s new novel opens in a provincial German city at the turn of the twentieth century, where the boy, Thomas Mann, grows up with a conservative father, bound by propriety, and a Brazilian mother, alluring and unpredictable. Young Mann hides his artistic aspirations from his father and his homosexual desires from everyone. He is infatuated with one of the richest, most cultured Jewish families in Munich, and marries the daughter Katia. They have six children. On a holiday in Italy, he longs for a boy he sees on a beach and writes the story Death in Venice. He is the most successful novelist of his time, winner of the Nobel Prize in literature, a public man whose private life remains secret. He is expected to lead the condemnation of Hitler, whom he underestimates. His oldest daughter and son, leaders of Bohemianism and of the anti-Nazi movement, share lovers. He flees Germany for Switzerland, France and, ultimately, America, living first in Princeton and then in Los Angeles.

The Girl behind the wall • Mandy Robotham • Avon • 7 septembre • 416 pages

A city divided. When the Berlin Wall goes up, Karin is on the wrong side of the city. Overnight, she’s trapped under Soviet rule in unforgiving East Berlin and separated from her twin sister, Jutta.

Two sisters torn apart. Karin and Jutta lead parallel lives for years, cut off by the Wall. But Karin finds one reason to keep going: Otto, the man who gives her hope, even amidst the brutal East German regime.

One impossible choice… When Jutta finds a hidden way through the wall, the twins are reunited. But the Stasi have eyes everywhere, and soon Karin is faced with a terrible decision: to flee to the West and be with her sister, or sacrifice it all to follow her heart?

The last legacy • Adrienne Young • Wednesday Books • 7 septembre • 336 pages

When a letter from her uncle Henrik arrives on Bryn Roth’s eighteenth birthday, summoning her back to Bastian, Bryn is eager to prove herself and finally take her place in her long-lost family.

Henrik has plans for Bryn, but she must win everyone’s trust if she wants to hold any power in the delicate architecture of the family. It doesn’t take long for her to see that the Roths are entangled in shadows. Despite their growing influence in upscale Bastian, their hands are still in the kind of dirty business that got Bryn’s parents killed years ago. With a forbidden romance to contend with and dangerous work ahead, the cost of being accepted into the Roths may be more than Bryn can pay. 

All these bodies • Kendare Blake • Quill Tree Books • 16 septembre • 304 pages

Summer 1958—a string of murders plagues the Midwest. The victims are found in their cars and in their homes—even in their beds—their bodies drained, but with no blood anywhere. 

September 19- the Carlson family is slaughtered in their Minnesota farmhouse, and the case gets its first lead: 15-year-old Marie Catherine Hale is found at the scene. She is covered in blood from head to toe, and at first she’s mistaken for a survivor. But not a drop of the blood is hers.

Michael Jensen, son of the local sheriff, yearns to become a journalist and escape his small-town. He never imagined that the biggest story in the country would fall into his lap, or that he would be pulled into the investigation, when Marie decides that he is the only one she will confess to. 

As Marie recounts her version of the story, it falls to Michael to find the truth: What really happened the night that the Carlsons were killed? And how did one girl wind up in the middle of all these bodies? 

Summers Sons • Lee Mandelo • Tordotcom • 28 septembre • 384 pages

Andrew and Eddie did everything together, best friends bonded more deeply than brothers, until Eddie left Andrew behind to start his graduate program at Vanderbilt. Six months later, only days before Andrew was to join him in Nashville, Eddie dies of an apparent suicide. He leaves Andrew a horrible inheritance: a roommate he doesn’t know, friends he never asked for, and a gruesome phantom with bleeding wrists that mutters of revenge.

As Andrew searches for the truth of Eddie’s death, he uncovers the lies and secrets left behind by the person he trusted most, discovering a family history soaked in blood and death. Whirling between the backstabbing academic world where Eddie spent his days and the circle of hot boys, fast cars, and hard drugs that ruled Eddie’s nights, the walls Andrew has built against the world begin to crumble, letting in the phantom that hungers for him. 

Cloud Cuckoo Land • Anthony Doerr • Scribner • 28 septembre • 640 pages

Thirteen-year-old Anna, an orphan, lives inside the formidable walls of Constantinople in a house of women who make their living embroidering the robes of priests. Restless, insatiably curious, Anna learns to read, and in this ancient city, famous for its libraries, she finds a book, the story of Aethon, who longs to be turned into a bird so that he can fly to a utopian paradise in the sky. This she reads to her ailing sister as the walls of the only place she has known are bombarded in the great siege of Constantinople. Outside the walls is Omeir, a village boy, miles from home, conscripted with his beloved oxen into the invading army. His path and Anna’s will cross.

Five hundred years later, in a library in Idaho, octogenarian Zeno, who learned Greek as a prisoner of war, rehearses five children in a play adaptation of Aethon’s story, preserved against all odds through centuries. Tucked among the library shelves is a bomb, planted by a troubled, idealistic teenager, Seymour. This is another siege. And in a not-so-distant future, on the interstellar ship Argos, Konstance is alone in a vault, copying on scraps of sacking the story of Aethon, told to her by her father. She has never set foot on our planet.

Top 5 Wednesday • Long series

Le thème du jour propose de parler de nos séries littéraires préférées. Elles doivent contenir plus de trois tomes, pour être considérée comme une série longue.

Peter Grant – Ben Aaronovitch

Probationary Constable Peter Grant dreams of being a detective in London’s Metropolitan Police. Too bad his superior plans to assign him to the Case Progression Unit, where the biggest threat he’ll face is a paper cut. But Peter’s prospects change in the aftermath of a puzzling murder, when he gains exclusive information from an eyewitness who happens to be a ghost. Peter’s ability to speak with the lingering dead brings him to the attention of Detective Chief Inspector Thomas Nightingale, who investigates crimes involving magic and other manifestations of the uncanny. Now, as a wave of brutal and bizarre murders engulfs the city, Peter is plunged into a world where gods and goddesses mingle with mortals and a long-dead evil is making a comeback on a rising tide of magic.

C’est une série que j’aime énormément et qui comprend une dizaine de tomes. J’en ai déjà lu six et je suis en train de la terminer, doucement mais sûrement. J’adore cette histoire qui devient de plus en plus sombre au fur et à mesure et qui contient de nombreuses références à la pop culture anglaise et des touches d’humour anglais divines.

Les Rougon-Macquart – Émile Zola

Dans la petite ville provençale de Plassans, au lendemain du coup d’État d’où va naître le Second Empire, deux adolescents, Miette et Silvère, se mêlent aux insurgés. Leur histoire d’amour comme le soulèvement des républicains traversent le roman, mais au-delà d’eux, c’est aussi la naissance d’une famille qui se trouve évoquée : les Rougon en même temps que les Macquart dont la double lignée, légitime et bâtarde, descend de la grand-mère de Silvère, Tante Dide. Et entre Pierre Rougon et son demi-frère Antoine Macquart, la lutte rapidement va s’ouvrir. Premier roman de la longue série des Rougon-Macquart, La Fortune des Rougon que Zola fait paraître en 1871 est bien le roman des origines. Au moment où s’installe le régime impérial que l’écrivain pourfend, c’est ici que commence la patiente conquête du pouvoir et de l’argent, une lente ascension familiale qui doit faire oublier les commencements sordides, dans la misère et dans le crime.

En une vingtaine de tomes, Émile Zola évoque une famille et ses descendants dans la France du Second Empire. J’en suis quasiment à la moitié et, de manière générale, j’ai aimé chacun des tomes pour des raisons différentes.

Soleil Noir – Éric Giacometti et Jacques Ravenne

Dans une Europe au bord de l’abîme, une organisation nazie, l’Ahnenerbe, pille des lieux sacrés à travers le monde. Ils cherchent à amasser des trésors aux pouvoirs obscurs destinés à établir le règne millénaire du Troisième Reich. Son maître, Himmler, envoie des SS fouiller un sanctuaire tibétain dans une vallée oubliée de l’Himalaya. Il se rend lui-même en Espagne, dans un monastère, pour chercher un tableau énigmatique. De quelle puissance ancienne les nazis croient-ils détenir la clé ? À Londres, Churchill découvre que la guerre contre l’Allemagne sera aussi la guerre spirituelle de la lumière contre l’occulte. Ce livre est le premier tome d’une saga où l’histoire occulte fait se rencontrer les acteurs majeurs de la Seconde Guerre mondiale et des personnages aux destins d’exception : Tristan, le trafiquant d’art au passé trouble, Erika, une archéologue allemande, Laure, l’héritière des Cathares…

Le quatrième tome vient de sortir et j’ai déjà lu les trois premiers. C’est une série prenante autour de reliques, d’archéologie, d’aventures…

Erica Falck – Camilla Läckberg

Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’œuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres -, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.

À la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d’autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d’un peintre clochard – autre mise en scène de suicide.

J’ai le troisième et quatrième tomes dans ma pile à lire et il m’en reste encore une dizaine avant de terminer la série. J’ai beaucoup aimé les deux premiers et j’ai véritablement envie de la continuer.

Bernie Gunther – Philip Kerr

Publiés pour la première fois dans les années 1989-1991, L’été de cristal, La pâle figure et Un requiem allemand évoquent l’ambiance du Ille Reich en 1936 et 1938, et ses décombres en 1947 Ils ont pour héros Bernie Gunther, ex-commissaire de la police berlinoise devenu détective privé. Désabusé et courageux, perspicace et insolent, Bernie est à l’Allemagne nazie ce que Phil Marlowe était à la Californie de la fin des années 30 : un homme solitaire témoin de la cupidité et de la cruauté humaines, qui nous tend le miroir d’un lieu et d’une époque. Des rues de Berlin  » nettoyées  » pour offrir une image idyllique aux visiteurs des Jeux olympiques, à celles de Vienne la corrompue, théâtre après la guerre d’un ballet de tractations pour le moins démoralisant, Bernie va enquêter au milieu d’actrices et de prostituées, de psychiatres et de banquiers, de producteurs de cinéma et de publicitaires. Mais là où la Trilogie se démarque d’un film noir hollywoodien, c’est que les rôles principaux y sont tenus par des vedettes en chair et en os : Heydrich, Himmler et Goering…

Une de mes séries préférées. Plus d’une dizaine de tomes, un personnage attachant et une série allant des années 20 jusqu’aux années 60. Chaque livre est très largement documenté. Il me manque le dernier tome à découvrir.

Mandy Robotham • The Berlin Girl (2020)

The Berlin Girl • Mandy Robotham • 2020 • Avon • 400 pages

Berlin, 1938. It’s the height of summer, and Germany is on the brink of war. When fledgling reporter Georgie Young is posted to Berlin, alongside fellow Londoner Max Spender, she knows they are entering the eye of the storm.

Arriving to a city swathed in red flags and crawling with Nazis, Georgie feels helpless, witnessing innocent people being torn from their homes. As tensions rise, she realises she and Max have to act – even if it means putting their lives on the line.

But when she digs deeper, Georgie begins to uncover the unspeakable truth about Hitler’s Germany – and the pair are pulled into a world darker than she could ever have imagined…


The Berlin Girl est la dernière publication de Mandy Robotham. L’année dernière, j’avais beaucoup aimé The Secret Messenger, car, pour une fois, l’intrigue se déroule en Italie durant la Seconde Guerre mondiale. Ce nouveau roman est dans cette même lignée.

Le contexte historique est original également, et très intéressant. En effet, l’histoire commence quelques mois avant le début du conflit, en septembre 1939, et à Berlin. Le lecteur est au coeur de l’Histoire. Je ne me souviens pas d’avoir lu un roman se déroulant à ce moment précis, ce qui me fait dire qu’il s’agit d’un aspect plutôt original. Se rajoute une autre originalité qui tient au point de vue adopté. Mandy Robotham ne donne pas la parole à une résistante ou à un policier, mais à des journalistes anglais. Ce ne sont pas forcément le type de personnes que j’ai l’habitude de retrouver dans des romans autour de la Seconde Guerre mondiale et le sujet est parfaitement maîtrisé. Il m’a quelque peu fait penser au « roman documentaire » d’Erik Larson, Dans le jardin de la bête. Ce dernier évoque plus la diplomatie, à travers la famille de l’ambassadeur américain de l’époque, mais aussi leur relation avec la presse.

Je dois, toutefois, formuler le même reproche que pour The Secret Messenger. Il y a parfois des petits passages à vide vers le milieu de l’intrigue. Le rythme ralentit entre la mise en place des principaux éléments (les personnages et leurs relations, l’ambiance, le coeur de l’enquête) et le moment où le point central de l’histoire commence réellement. Mandy Robotham est une auteur qui aime prendre son temps pour construire le contexte et l’ambiance, les personnages, leurs caractères… Il est vrai que de ce point de vue, il n’y a rien à redire. J’ai l’impression de voir le Berlin à la veille de la Seconde Guerre mondiale prendre vie sous mes yeux. La fin donne l’impression d’être un peu précipité. Heureusement que les extraits de journaux adoucissent un peu la précipitation des événements. Cependant, je garde tout de même un très bon souvenir de ce livre. Les personnages sont terriblement attachants et on tremble avec eux.

George est typiquement le genre de personnages féminins dont j’apprécie de suivre les aventures. Elle a une certaine éthique, elle recherche la vérité et souhaite toujours la voir éclater au grand jour. Je comprends sa frustration que le monde ne semble pas se rendre compte du danger que les nazis représentent alors qu’elle en est le témoin privilégié. Elle fait preuve de beaucoup d’empathie. Elle sait se montrer forte et courageuse quand il le faut. Pour autant, elle montre aussi ses faiblesses et ses doutes. Elle n’est pas sans peur et sans reproche. Elle illustre parfaitement l’adage, « Si ce n’est pas moi, alors qui ?« . Tout comme Stella, dans The Secret Messenger, ce sont des personnages plutôt nuancés. Quant à son homologue masculin, Max, j’ai mis un peu plus de temps à l’apprécier, mais je me suis réellement attachée à lui au fur et à mesure.

Il y a toute une galerie de personnages secondaires tous plus terriblement attachants les uns que les autres, que ce soient les autres journalistes et reporters étrangers ou la famille de Ruben. Ils permettent d’évoquer d’autres thématiques comme l’absence de liberté d’expression, même pour la presse étrangère basée à Berlin qui doit s’aligner sur les communiqués officiels du Parti, au risque d’être expulsé. Il y a aussi ce que les familles juives doivent subir, la législation antisémite, le transport des enfants en Angleterre et l’espoir pour les parents de les rejoindre le plus vite possible. The Berlin Girl évoque une variété de sujets, mais je n’en dirai pas plus pour celui concernant le coeur de l’enquête de George et Max.

Deuxième roman de Mandy Robotham que je lis et, encore une fois, je ne suis pas passée très loin du coup de coeur. C’est toujours un plaisir de retrouver sa plume. J’ai encore A woman of war à découvrir et qui est présent dans ma bibliothèque. En septembre, elle devrait sortir un autre roman, The Girl behind the Wall. Cette fois-ci, il se déroule durant la Guerre froide, mais toujours à Berlin. Je pense que je serai au rendez-vous pour celui-ci également.

Top 5 Wednesday • Recent purchases

Thème : Recent purchases

Voilà un autre thème qui m’inspire pour ce mois-ci. La question posée est quels sont les cinq livres que j’ai récemment acheté et que je suis excitée à l’idée de lire ou que j’ai aimé. Ça tombe bien, car j’ai refait mon stock le mois dernier en allant dans mes librairies strasbourgeoises préférées et en passant dans plusieurs Emmaüs. Certains ont déjà été lus, mais j’ai surtout envie de parler de ceux qui ne le sont pas encore, mais qui me tentent énormément.

La famille Karnovski – Israel Joshua Singer

La famille Karnovski retrace le destin de trois générations d’une famille juive qui décide de quitter la Pologne pour s’installer en Allemagne à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Comment Jegor, fils d’un père juif et d’une mère aryenne, trouvera-t-il sa place dans un monde où la montée du nazisme est imminente?

Publié en 1943 alors que les nazis massacrent les communautés juives en Europe, le roman d’Israël Joshua Singer est hanté par ces tragiques circonstances et par la volonté de démêler le destin complexe de son peuple.

En 2021, j’avais très envie de découvrir la littérature israélienne que je ne connais absolument pas. J’ouvre le bal avec cette saga familiale, adorant ce genre de récits en temps normal. Il me tarde de le lire et il ne restera pas très longtemps dans ma PAL.

Sistersong – Lucy Holland

535 AD. In the ancient kingdom of Dumnonia, King Cador’s children inherit a fragmented land abandoned by the Romans.

Riva, scarred in a terrible fire, fears she will never heal.
Keyne battles to be seen as the king’s son, when born a daughter.
And Sinne, the spoiled youngest girl, yearns for romance.

All three fear a life of confinement within the walls of the hold – a last bastion of strength against the invading Saxons. But change comes on the day ash falls from the sky, bringing Myrddhin, meddler and magician, and Tristan, a warrior whose secrets will tear the siblings apart. Riva, Keyne and Sinne must take fate into their own hands, or risk being tangled in a story they could never have imagined; one of treachery, love and ultimately, murder. It’s a story that will shape the destiny of Britain.

Je l’avais déjà remarqué et il était présent dans un de mes articles sur les sorties VO. Cette histoire m’intrigue énormément et je suis totalement fan de cette couverture, de cette Bretagne magique et mythique. Je triche un peu, mais je suis déjà plongée dedans et j’en ai lu la moitié. Intriguant et, pour le moment, j’aime beaucoup.

Sumerki – Dmitry Glukhovsky

Quand Dmitry Alexeïevitch, traducteur désargenté, insiste auprès de son agence pour obtenir un nouveau contrat, il ne se doute pas que sa vie en sera bouleversée. Le traducteur en charge du premier chapitre ne donnant plus de nouvelles, c’est un étrange texte qui lui échoit : le récit d’une expédition dans les forêts inexplorées du Yucatán au XVIe siècle, armée par le prêtre franciscain Diego de Landa. Et les chapitres lui en sont remis au compte-gouttes par un mystérieux commanditaire. 

Aussi, quand l’employé de l’agence est sauvagement assassiné et que les périls relatés dans le document s’immiscent dans son quotidien, Dmitry Alexeïevitch prend peur. Dans les ombres du passé, les dieux et les démons mayas se sont-ils acharnés à protéger un savoir interdit ? A moins, bien entendu, que le manuscrit espagnol ne lui ait fait perdre la raison. Alors que le monde autour de lui est ravagé par des ouragans, des séismes et des tsunamis, le temps est compté pour découvrir la vérité.

Un auteur qui m’a largement été recommandé, surtout pour sa série Métro. Cependant, n’ayant pas envie de me lancer dans une nouvelle série alors que j’essaie d’en terminer un maximum, j’ai préféré choisir ce titre qui semble plus être un thriller ésotérique, ma marotte du moment.

Richard Oppenheimer, La vengeance des cendres – Harald Gilbers

Berlin, hiver 1946, le plus froid que la capitale ait connu au XXe siècle. La guerre est certes finie mais l’Allemagne commence à peine à panser ses plaies, et les Berlinois manquent de tout, surtout de nourriture. Dans cette atmosphère très tendue, des corps mutilés font mystérieusement surface aux quatre coins de la ville. Chacun a la peau couverte de mots écrits à l’encre, et une liste de noms inconnus fourrée dans la bouche. Le commissaire Oppenheimer est alors mobilisé pour mener l’enquête et découvre vite un point commun entre ces morts : ils avaient tous collaboré avec le régime nazi. À Oppenheimer de parvenir à retracer le passé du tueur, et à anticiper ses prochains meurtres.

Déjà le quatrième tome de cette série que j’aime beaucoup. Il me tardait de connaître la suite des aventures de Richard Oppenheimer. Le cinquième est sorti récemment en grand format.

La Sorcière – Jules Michelet

Michelet sait prêter sa voix aux parias du passé, à ceux qui n’ont pas eu d’histoire. À travers les siècles la femme tient-elle donc toujours le même rôle, celui de la mal aimée ? En embrassant d’un seul regard toute l’étendue du Moyen Âge, de la Renaissance et du Grand Siècle, Michelet discerne pour la première fois la suite rigoureuse d’une tragédie dont l’héroïne serait une femme à la fois révérée et persécutée : la sorcière.

La figure de la sorcière me fascine. J’avais adoré l’essai de Mona Chollet, Sorcières ! La puissance invaincue des femmes, que je recommande chaudement. J’avais très envie de découvrir celui de Michelet, qui date certes un peu, car il est publié pour la première fois en 1862, mais qui a fait autorité pendant longtemps. La recherche a depuis évolué sur le sujet.

Luke McCallin • Gregor Reinhard, L’Homme de Berlin (2013) ; La maison pâle (2014) et Les cendres de Berlin (2016)

Série Gregor Reinhard, L’homme de Berlin (2013) ; La maison pâle (2014) et Les cendres de Berlin (2016) • Folio Policier et Éditions Toucan

Sarajevo, 1943. Dans cette ville sous occupation de la Wehrmacht et des SS, une journaliste bosniaque est retrouvée sauvagement assassinée dans son appartement. Ainsi que l’homme qui l’accompagnait, un officier des services de renseignements allemand. L’affaire, sensible, est confiée à Gregor Reinhardt, jadis l’un des meilleurs détectives de la Kripo, la section criminelle de Berlin. Cet homme désabusé, hanté par une double tragédie familiale, devra se montrer à la hauteur de sa réputation. Et tenter de trouver la place qu’il reste à la responsabilité individuelle au cœur d’un système de crime de masse. 


Je recherchais une série proche de celle de Philip Kerr quand je suis tombée sur celle-ci. Il y avait quelques similarités, notamment du point de vue du personnage principal. Gregor Reinhard, tout comme Bernie Gunther, est un ancien commissaire de la police criminelle de Berlin, passé sous les drapeaux par obligation plus que par choix et conviction. Les points communs s’arrêtent là. La série a déjà trois tomes publiés en français et il en existe deux autres en anglais : Where God does not walk sur la jeunesse du personnage principal, notamment durant la Première Guerre mondiale et From a dark horizon. Ils ne sont pas encore sortis, mais elles sont prévues pour la fin de l’année.

À vrai dire, le seul reproche que je peux formuler à l’encontre ces trois premiers tomes est que l’intrigue manque parfois de rythme. C’est peut-être un peu moins vrai pour le dernier, Les cendres de Berlin, où il y a moins de passages à vide que dans les deux premiers livres, mais il y en a encore quelques-uns. Il peut ne rien se passer pendant quelques chapitres où l’enquête semble faire du surplace pour ensuite s’accélérer, retomber un peu et remettre un petit coup de fouet avant la fin. C’est très inégal et c’est dommage, car mon attention en pâtissait.

Cependant, la série m’a tout de même plu par d’autres aspects, le premier étant le contexte historique et géographique. En effet, bien souvent, les auteurs s’intéressent énormément au Royaume-Uni, à la France et, depuis quelque temps, à l’Italie durant la Seconde Guerre mondiale. Depuis un an ou deux, de nombreux romans historiques sur cette période se déroulent dans ce pays. Luke McCallin a été en poste dans les Balkans et c’est là-bas qu’il a décidé de planter son décor. Par rapport à ce que j’ai l’habitude de lire autour de cette période historique, c’est original. En tant que lectrice, j’ai vraiment ressenti que l’auteur a une réelle connaissance de Sarajevo, de son environnement et de son histoire. Ce sont des romans très bien documentés. Néanmoins, j’ai été perdue de temps à autre dans ses explications, car il est très pointu. C’est aussi intéressant et j’ai appris énormément avec les deux premiers tomes, et l’ambiance de dangers, tensions est très bien transcrite.

Le troisième tome se déroule à Berlin, peu de temps après la fin de la guerre. Changement de décor et je n’ai pas été trop perdue, car des enquêtes se déroulant dans les décombres de la capitale allemande, c’est assez récurrent et donc, un peu moins original. En effet, un des ouvrages de Philip Kerr prend place également à ce moment, et chez Harald Gilbers également. Les cendres de Berlin est tout de même le tome que j’ai préféré, tout simplement parce que l’histoire a moins de coup de mou. J’ai eu moins de passage un peu ennuyeux durant cette lecture, même si l’enquête est un peu plus classique que dans les deux premiers livres.

Par ailleurs, le personnage principal, Gregor Reinhard, est intéressant, avec autant de défauts que de qualités. Il montre des faiblesses, fait preuve de doutes. L’intrigue autour de son fils le rend sympathique. Il possède un grand sens moral, toujours à la recherche de la vérité. C’est également un point que j’ai apprécié et ce pour les trois tomes : ils ont souvent une fin douce-amère dans la mesure où les auteurs des crimes ne comparaissent que rarement devant la justice. Mais cela colle parfaitement à cette période historique troublée.

Aucun des trois livres n’est un réel coup de coeur, mais clairement, Luke McCallin signe ici une série policière et historique de grande qualité et largement documentée. Je serai au rendez-vous pour les prochains tomes.

Top 5 Wednesday #2 • Backlist Book

Thème : Backlist Book

Le premier thème du mois de juin concerne les livres qui ont été publiés il y a un ou plus, mais qui n’ont pas encore été lu et/ou achetés. Voici mes cinq livres prioritaires en ce moment.

Les thèmes du mois peuvent être trouvés ici.


1. The Poppy & the Rose – Ashlee Cowles

1912: Ava Knight, a teen heiress, boards the Titanic to escape the shadow of her unstable mother and to fulfill her dream of becoming a photographer in New York. During the journey she meets three people who will change her life: a handsome sailor, a soldier in the secret Black Hand society that will trigger World War I, and a woman with clairvoyant abilities. When disaster strikes the ship, family betrayals come to light.

2010: When Taylor Romano arrives in Oxford for a summer journalism program, something feels off. Not only is she greeted by a young, Rolls Royce-driving chauffeur, but he invites her to tea with Lady Mae Knight of Meadowbrook Manor, an old house with a cursed history going back to the days of Henry VIII. Lady Knight seems to know a strange amount about Taylor and her family problems, but before Taylor can learn more, the elderly woman dies, leaving as the only clue an old diary. With the help of the diary, a brooding chauffeur, and some historical sleuthing, Taylor must uncover the link between Ava’s past and her own….

Je suis une grande lectrice de romans historiques. Celui-ci me tente énormément, car il est plutôt rare que je lise autour du Titanic, pourtant un événement qui m’intéresse.

2. Mercy House – Alena Dillon

In the Bedford-Stuyvesant neighborhood of Brooklyn stands a century-old row house presided over by renegade, silver-haired Sister Evelyn. Gruff and indomitable on the surface, warm and wry underneath, Evelyn and her fellow sisters makes Mercy House a safe haven for the abused and abandoned.

Women like Lucia, who arrives in the dead of night; Mei-Li, the Chinese and Russian house veteran; Desiree, a loud and proud prostitute; Esther, a Haitian immigrant and aspiring collegiate; and Katrina, knitter of lumpy scarves… all of them know what it’s like to be broken by men.

Little daunts Evelyn, until she receives word that Bishop Robert Hawkins is coming to investigate Mercy House and the nuns, whose secret efforts to help the women in ways forbidden by the Church may be uncovered. But Evelyn has secrets too, dark enough to threaten everything she has built.

Evelyn will do anything to protect Mercy House and the vibrant, diverse women it serves—confront gang members, challenge her beliefs, even face her past. As she fights to defend all that she loves, she discovers the extraordinary power of mercy and the grace it grants, not just to those who receive it, but to those strong enough to bestow it.

J’aime les histoires où la maison, demeure… prend une place importante. À cela s’ajoute le destin de femmes hors du commun et que tout semble opposé pour sauver leur refuge. Je suis impatiente de pouvoir le découvrir.

3. Daughter of the Reich – Louise Fein

As the dutiful daughter of a high-ranking Nazi officer, Hetty Heinrich is keen to play her part in the glorious new Thousand Year Reich. But she never imagines that all she believes and knows about her world will come into stark conflict when she encounters Walter, a Jewish friend from the past, who stirs dangerous feelings in her. Confused and conflicted, Hetty doesn’t know whom she can trust and where she can turn to, especially when she discovers that someone has been watching her.

Realizing she is taking a huge risk—but unable to resist the intense attraction she has for Walter—she embarks on a secret love affair with him. Together, they dream about when the war will be over and plan for their future. But as the rising tide of anti-Semitism threatens to engulf them, Hetty and Walter will be forced to take extreme measures.

Il doit sortir prochainement en français. Le résumé m’a tout de suite plu, car il me rappelle les Mandy Robotham que j’aime beaucoup. Je l’avais déjà mis en avant dans un article sur les sorties en anglais qui me tentent énormément, il y a un an. Depuis, il traîne dans ma wish-list et il n’a toujours pas été acheté et lu. Sûrement un de mes prochains achats avec le prochain.

4. The Ratline – Philippe Sands

As Governor of Galicia, SS Brigadeführer Otto Freiherr von Wächter presided over an authority on whose territory hundreds of thousands of Jews and Poles were killed, including the family of the author’s grandfather. By the time the war ended in May 1945, he was indicted for ‘mass murder’. Hunted by the Soviets, the Americans, the Poles and the British, as well as groups of Jews, Wächter went on the run. He spent three years hiding in the Austrian Alps, assisted by his wife Charlotte, before making his way to Rome where he was helped by a Vatican bishop. He remained there for three months. While preparing to travel to Argentina on the ‘ratline’ he died unexpectedly, in July 1949, a few days after spending a weekend with an ‘old comrade’.

In The Ratline Philippe Sands offers a unique account of the daily life of a senior Nazi and fugitive, and of his wife. Drawing on a remarkable archive of family letters and diaries, he unveils a fascinating insight into life before and during the war, on the run, in Rome, and into the Cold War. Eventually the door is unlocked to a mystery that haunts Wächter’s youngest son, who continues to believe his father was a good man – what happened to Otto Wächter, and how did he die?

J’ai beaucoup aimé son premier essai, East West Street, sur le dévéloppement des notions de génocide, crimes contre l’humanité. Il retourne sur ce terrain fertile de la Seconde Guerre mondiale en parlant du réseau de fuite nazi. Je connais cet aspect du conflit, mais sans être réellement rentrée dans les détails. Cela fait un an qu’il est sorti et je ne l’ai toujours pas acheté, mais prochainement.

5. Hamnet – Maggie O’Farrell

Warwickshire in the 1580s. Agnes is a woman as feared as she is sought after for her unusual gifts. She settles with her husband in Henley street, Stratford, and has three children: a daughter, Susanna, and then twins, Hamnet and Judith. The boy, Hamnet, dies in 1596, aged eleven. Four years or so later, the husband writes a play called Hamlet.

Ce livre a beaucoup fait parler de lui et il m’intéresse énormément, car il parle de Shakespeare. Ce dernier a toujours été un de mes auteurs préférés. Il est sorti l’année dernière et il a été traduit récemment en français, aux éditions Belfond.

Top 5 Wednesday #2 • Family Dynamics

Le thème de cette semaine m’inspire énormément. Le 15 mai a eu lieu la journée mondiale de la famille, d’où ce sujet pour ce mercredi. Il est pris dans un sens très large, car il est autant question des liens du sang que de la famille que l’on se crée. J’ai essayé, dans la mesure du possible, de piocher dans mes récentes lectures. La semaine dernière, sur le thème des « lieux communs », j’écrivais que j’aimais beaucoup les sagas familiales… Cet article est un peu la continuité de ce dernier.

Thème : Family dynamics

Among the leaving and the dead d’Inara Verzemnieks

Inara Verzemnieks was raised by her Latvian grandparents in Washington State, among expatriates who scattered smuggled Latvian sand over coffins, the children singing folk songs about a land none of them had visited. Her grandmother Livija’s stories vividly recreated the home she fled during the Second World War, when she was separated from her sister, Ausma, whom she wouldn’t see again for more than fifty years.

Journeying back to their remote village, Inara comes to know Ausma and her trauma as an exile to Siberia under Stalin, while reconstructing Livija’s survival through her years as a refugee. In uniting their stories, Inara honors both sisters in a haunting and luminous account of loss, survival, resilience, and love.

Cet ouvrage est un plus un essai autour de la famille, l’importance de cette dernière dans la construction d’un individu et de son histoire. L’auteur écrit à propos de sa grand-mère et de la soeur de cette dernière, de sa volonté de comprendre ses racines, leurs histoires. Il est dommage que parfois l’écriture poétique et lyrique de l’auteur prend trop le pas sur le sujet abordé, apportant des longueurs.

L’Assommoir d’Émile Zola

Qu’est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd’hui encore? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d’Or version Second Empire? L’existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s’expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l’intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers « assommoirs » – un accident de travail, l’alcool, les « autres », la faim – ont finalement raison d’elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L’Assommoir, cette « passion de Gervaise », cet étonnant chef-d’oeuvre, avec des yeux neufs.

Comment ne pas parler de dynamiques familiales sans évoquer Zola ? Sa série Les Rougon-Macquart rentre pleinement dans cette catégorique. Elle est en l’exemple même, car Zola étudie à travers une famille les prédispositions à l’alcoolisme, par exemple, ou à la folie… J’en suis au septième tome, L’Assommoir et jusqu’à présent, rares sont les tomes qui m’ont déçue.

After Alice fell de Kim Taylor Blackemore

New Hampshire, 1865. Marion Abbott is summoned to Brawders House asylum to collect the body of her sister, Alice. She’d been found dead after falling four stories from a steep-pitched roof. Officially: an accident. Confidentially: suicide. But Marion believes a third option: murder.

Returning to her family home to stay with her brother and his second wife, the recently widowed Marion is expected to quiet her feelings of guilt and grief—to let go of the dead and embrace the living. But that’s not easy in this house full of haunting memories.

Just when the search for the truth seems hopeless, a stranger approaches Marion with chilling words: I saw her fall.

Now Marion is more determined than ever to find out what happened that night at Brawders, and why. With no one she can trust, Marion may risk her own life to uncover the secrets buried with Alice in the family plot.

Sorti cette année, ce roman serait presque un huis clos au sein d’une famille. En effet, la mort de la plus jeune soeur, Alice, rend les relations tendues entre Marion et son frère et sa belle-soeur. Il n’y a pas que la mort de la plus jeune des soeurs qui empoisonne l’atmosphère, mais bien d’autres sombres secrets. C’est un roman que j’ai beaucoup aimé.

Quand Hitler s’empara du lapin rose de Judith Kerr

Imaginez que le climat se détériore dans votre pays, au point que certains citoyens soient menacés dans leur existence. Imaginez surtout que votre père se trouve être l’un de ces citoyens et qu’il soit obligé d’abandonner tout et de partir sur-le-champ, pour éviter la prison et même la mort. C’est l’histoire d’Anna dans l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler. Elle a neuf ans et ne s’occupe guère que de crayons de couleur, de visites au zoo avec son « oncle » Julius et de glissades dans la neige. Brutalement les choses changent. Son père disparaît sans prévenir. Puis, elle-même et le reste de sa famille s’expatrient pour le rejoindre à l’étranger. Départ de Berlin qui ressemble à une fuite. Alors commence la vie dure – mais non sans surprises – de réfugiés. D’abord la Suisse, près de Zurich. Puis Paris. Enfin Londres. Odyssée pleine de fatigues et d’angoisses mais aussi de pittoresque et d’imprévu – et toujours drôles – d’Anna et de son frère Max affrontant l’inconnu et contraints de vaincre toutes sortes de difficultés – dont la première et non la moindre: celle des langues étrangères! Ce récit autobiographique de Judith Kerr nous enchante par l’humour qui s’en dégage, et nous touche par cette particulière vibration de ton propre aux souvenirs de famille, quand il apparaît que la famille fut une de celles où l’on s’aime…

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ce roman et son adaptation cinématographique sur le blog. [lien] C’est une très belle histoire d’une famille qui reste unie malgré les épreuves et qui fait preuve d’une grande résilience. Il y a un beau message dans ce roman, où la famille, le fait de rester ensemble malgré les difficultés sont les choses les plus importantes.

Guerre & Paix de Léon Tolstoï

1805 à Moscou, en ces temps de paix fragile, les Bolkonsky, les Rostov et les Bézoukhov constituent les personnages principaux d’une chronique familiale. Une fresque sociale où l’aristocratie, de Moscou à Saint-Pétersbourg, entre grandeur et misérabilisme, se prend au jeu de l’ambition sociale, des mesquineries, des premiers émois.

1812, la guerre éclate et peu à peu les personnages imaginaires évoluent au sein même des événements historiques. Le conte social, dépassant les ressorts de l’intrigue psychologique, prend une dimension d’épopée historique et se change en récit d’une époque. La “Guerre” selon Tolstoï, c’est celle menée contre Napoléon par l’armée d’Alexandre, c’est la bataille d’Austerlitz, l’invasion de la Russie, l’incendie de Moscou, puis la retraite des armées napoléoniennes.

Entre les deux romans de sa fresque, le portrait d’une classe sociale et le récit historique, Tolstoï tend une passerelle, livrant une réflexion philosophique sur le décalage de la volonté humaine aliénée à l’inéluctable marche de l’Histoire ou lorsque le destin façonne les hommes malgré eux.

Un autre auteur spécialisé dans les chroniques familiales, Léon Tolstoï. Dans ce récit, il s’intéresse à plusieurs familles de l’aristocratie russe. Il montre les relations au sein d’une même famille et celles qu’elles entretiennent entre elles. C’est une très bonne lecture que je recommande. Mon avis est disponible sur le blog. [lien]