La Culture avec un grand A et du latte #5

Le bilan de septembre est plutôt léger comparé aux mois d’été. Avec un déménagement et la rentrée, je n’ai pas autant lu et vu de films que je l’aurai souhaité. En revanche, j’ai largement profité de mes quelques jours de vacances pour découvrir Montpellier. Il m’a fallu deux jours pour tomber sous le charme de cette ville.

De la ville, j’ai pu découvrir, lors des Journées européennes du patrimoine, l’impressionnante cathédrale Saint-Jean, l’ancienne faculté de médecine et la chapelle Sainte-Foy. J’ai aussi passé une après-midi au château de Bournazel pour un colloque autour de l’objet à la Renaissance. Le cadre est absolument sublime. J’ai aussi fait quelques expositions, qui, malheureusement, sont déjà finies. Il y a d’abord eu deux expositions photographiques : Un dictateur en images sur les photographies prises par Heinrich Hoffmann, photographe attitré d’Adolph Hitler de son ascension jusqu’à sa chute et Regards sur les ghettos, deuxième volet de l’exposition à glacer le sang. Il y a aussi eu une exposition Picasso : Donner à voir qui s’intéressait à quatorze moments clés de la carrière de l’artiste. J’ai pu voir quelques oeuvres que j’ai étudié comme Le verre d’absinthe et Nature morte à la chaise cannée.

Pour continuer cet état des lieux du mois de septembre, une petite vue de mes lectures. Durant une bonne partie du mois, j’ai été occupée par mon coup de coeur absolu, La saga moscovite I de Vassily Axionov dont la chronique arrivera dans quelques jours. Elle sera très longueÀ côté de ça, j’ai continué à avancer dans deux séries avec Le prédicateur de Camilla Läckberg et La Tétralogie des Origines, Le Marteau de Thor de Stéphane Przybylski (impossible à écrire). Deux très bonnes lectures et deux séries que je continue avec plaisir. Un petit essai historique aussi sur le thème des Romanov, je ne m’en lasse pas, avec La fin tragique des Romanov de Pierre Lorrain dont vous pouvez lire mon avis juste ici. Ma seule déception pour septembre concerne This is our story d’Ashley Elston. Le roman avait tout pour me plaire : un thriller psychologique avec une bonne idée de départ. Un groupe d’amis part à la chasse et, parmi eux, un ne revient pas.

J’ai tout de même vu quelques films. J’ai recommencé la saga Star Wars pour les avoir vu au moins tous une fois. Je n’ai jamais vu la toute première trilogie à être sortie, par exemple et je ne garde que de vagues souvenirs de la suivante. Cependant, je n’ai eu que deux coups de coeur. Le premier a été pour To all the boys I’ve loved before (2018). Je n’attendais rien de spécial avec ce film, sachant que je n’avais guère apprécié le roman. Ce fut une très bonne surprise. Pour une comédie romantique adolescente, je l’ai trouvé plutôt intelligente et crédible. Le deuxième coup de coeur a été BlacKkKlansman (2018). Je n’en dis pas plus, j’ai déjà publié mon avis.

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La Culture avec un grand A et du latte #4

J’essaie de reprendre mes bonnes habitudes de présenter un petit bilan culturel du mois écoulé. J’ai eu un peu de relâchement ces derniers mois avec le mémoire et le stage. Cela a été un petit mois d’août avec tout de même quatre coups de coeur pour deux films et deux livres. Je vous laisse découvrir tout cela en détail et je commence par les films.

Je ne suis malheureusement pas déplacée dans les salles obscures en août. J’en ai profité pour rattraper quelques films que je voulais absolument voir ces derniers mois ou l’année dernière. J’ai enfin vu The Greatest Showman qui a beaucoup fait parler de lui lors de sa sortie. Il a été mon premier coup de coeur du mois avec une histoire bien rythmée, une esthétique magique et surtout une bande-son de folie. J’écoute encore en boucle This is me, From now on ou Never enough. Je comprends mieux les bons échos que j’ai pu avoir du film ces derniers mois.

Battle of sex, un biopic sur une figure féministe du tennis féminin dans les années 70. Je n’y connais absolument rien à ce sport, je n’ai jamais été une amatrice de tennis. Aussi, je n’ai jamais entendu parler de Billie Jean King. Pourtant, cela ne m’a pas empêché d’apprécier ce film et son combat pour l’égalité entre les joueuses et les joueurs de tennis en démontrant que les femmes sont tout aussi bonnes voire même meilleures que les hommes. Même si l’issu du match final se devine, le film reste prenant, engagé. Cependant, ce n’est pas un coup de coeur.

Mon dernier coup de coeur cinématographique va pour La mort de Staline, adaptation de la bande-dessinée de Thierry Robin et Fabien Nury que j’ai lu au début de l’année et que j’ai beaucoup aimé. Je ne parlerai pas plus en détail du film, j’ai prévu de le présenter lors du Mois Russe en décembre. À côté de ces trois films qui m’ont plutôt marqué, il y en a deux autres qui, sincèrement, ne m’ont guère laissé un souvenir impérissable : The Call Up, dont j’ai du mal à me souvenir de quelques scènes marquantes et Rampage avec The Rock, vite vu et tout aussi vite oublié. 

Au niveau des lectures, j’ai commencé à explorer la littérature russe en prévision du mois de décembre pour voir vers quels auteurs me diriger. La première lecture a été L’Organisation de Maria Galina dont un avis détaillé a déjà été publié sur le blog. Vous pouvez le lire en suivant ce lien. J’ai ensuite enchaîné avec un auteur russe classique, Alexandre Pouchkine avec La Dame de pique suivi des Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine. Une découverte et un presque coup de coeur pour la première nouvelle. Avec ces deux premiers livres, je pars plutôt confiante pour partir à la découverte de la Russie ! Le dernier que j’ai lu en lien avec ce pays est Bienvenue chez les Russes de Kirill Privalov. Pareil, je n’en dis pas plus pour le moment, car il ouvrira le mois russe.

Le tout premier livre que j’ai pu lire en août a été l’essai de Philippe Sands, récompensé lors de la dernière rentrée littéraire, East West Street dont une chronique a déjà été publiée, et je vous remets également le lien. Je suis restée dans le thème de la Seconde Guerre mondiale avec un Philip Kerr, La Dame de Zagreb. Un coup de coeur absolu, même si ce n’est pas le meilleur de la série. J’ai encore bien en tête l’avant-dernier que j’ai lu, Les ombres de Katyn (chronique). Cependant, c’est toujours aussi prenant et intéressant à lire. Je me suis aussi intéressée à la Première Guerre mondiale, en prévision du mois de novembre qui sera placé sous le signe de la commémoration du centenaire de la fin de la Grande Guerre. À ce titre, j’ai lu une bande-dessinée autour de la figure du Baron rouge qui se développe sur trois tomes : Le bal des mitraillettes, Pluie de sang et Donjons et dragons de Pierre Vers et Carlos Puerta. Mon avis sera présenté à ce moment-là. 

Deux grosses déceptions également avec deux romans dont j’attendais beaucoup. Le premier fut les mémoires d’Ariel Levy, The rules do not apply. Il est classé dans les lectures féministes, une thématique que j’apprécie énormément et dans lequel je n’hésite pas à découvrir de nouveaux titres. Sincèrement, je ne l’ai pas trouvé intéressant pour un sou. Je ne me suis pas attachée à cette auteur, à ressentir une quelconque émotion. Pourtant, elle évoque les drames qui ont frappé sa vie, comment elle s’en est sortie. Je n’ai eu aucune affinité dès le début et, finalement, j’ai rapidement abandonné. Ma deuxième déception va pour Sweet d’Emmy Laybourne. Depuis un moment que j’ai eu envie de le lire, j’ai été déçue que la romance prenne trop de place. Pour un avis plus détaillé, je vous renvoie vers ma chronique. 

Enfin, je finis sur une note plus positive en vous parlant de mon dernier coup de coeur littéraire du mois… À l’ombre de nos secrets de Lily Haime. Une magnifique romance homosexuelle sous fond de Seconde Guerre mondiale. J’ai autant pleuré que vibré avec les personnages. Cette histoire m’a transporté, bouleversé et j’ai adoré tous les personnages qui constituent la famille de Julien, le personnage principal. Au final, il y a aussi beaucoup d’espoirs dans cette histoire. Je ne peux que le recommander.

Sweet (2015) / Emmy Laybourne

Solu’s luxurious celebrity-filled Cruise to Lose is billed as « the best cruise since the Titanic, » and if the new diet sweetener works as promised – dropping five percent of a person’s body weight in just days – it really could be the answer to the world’s obesity problem. But Laurel is starting to regret accepting her friend Viv’s invitation. She’s already completely embarrassed herself in front of celebrity host Tom Forelli (otherwise known as the hottest guy ever!) and she’s too sick to even try the sweetener. And that’s before Viv and all the other passengers start acting really strange. BUT WILL THEY DIE FOR IT, TOO?

Sweet est un roman que j’avais très envie de lire depuis de nombreuses années. Je l’ai repéré dès sa sortie anglaise et il m’a fallu un peu de temps avant de mettre la main dessus et découvrir qu’il n’en valait pas totalement le coup. Pourtant, le livre avait de bons arguments : une croisière de luxe qui tourne à l’apocalypse, une drogue qui rend tout le monde légèrement accro et zombie, sous fond de body positiv. Je signe tout de suite sans y penser deux fois.

L’aspect « body positiv » du roman est peut-être ce que je retiens le plus de ma lecture. Je ne le retrouve pas toujours dans les romans que je peux livre, peut-être dans la poésie contemporaine féministe comme Rupi Kaur ou Amanda Lovelace. Emmy Laybourne part d’une idée qui a de quoi faire rêver : le Solu. Il s’agit d’une espèce de sucre en poudre qui vous permet de perdre 5 à 10% de la masse corporelle, tout en mangeant absolument tout ce que les personnes veulent. L’auteur exprime son idée à travers les trois principaux : Vivika est accro au Solu ; Laurel qui trouve que son corps est parfait comme il est, malgré quelques kilos en trop ; Tom qui s’est taillé le corps qu’il rêvait en mangeant sainement et en faisant énormément de sport. Ils illustrent chacun un aspect de notre relation à notre relation à notre corps. Je me suis retrouvée dans Vivika, sans grande surprise. Je suis loin d’être une Laurel qui s’accepte comme elle est. J’ai pensé que ce choix de personnages était pertinent et ils illustrent bien les propos et la philosophie d’un regard plus positif sur nos corps.

Malheureusement, j’ai eu plus de mal avec l’histoire. Elle a énormément de mal à démarrer. Pour ma part, elle n’a réellement su devenir intéressante vers le dernier tiers, tout en peinant à totalement m’accrocher. Le développement de la romance entre Tom et Laurel prend trop de place par rapport à ce que je m’attendais en commençant Sweet. La romance a été trop omniprésente à mon goût. Ça et une histoire qui ne décolle pas, la lecture a parfois été laborieuse et mon intérêt pour cette dernière très fluctuant. Je ne l’ai pas terminé pour être honnête. Je n’arrivai plus à me remettre dans ma lecture et à y trouver un quelconque intérêt alors qu’il me restait une cinquantaine de pages.

Sweet est ma déception de l’été. En apparence, il avait tout pour que je passe un bon moment voire qu’il soit un coup de coeur. Cependant, certains aspects du roman n’ont pas fait pencher la balance vers le positif. Je m’attendais à peut-être plus de « zombies ». C’est ce que j’ai imaginé en lisant la quatrième de couverture.

Sky in the deep (2018) ∞ Adrienne Young

Raised to be a warrior, seventeen-year-old Eelyn fights alongside her Aska clansmen in an ancient rivalry against the Riki clan. Her life is brutal but simple: fight and survive. Until the day she sees the impossible on the battlefield—her brother, fighting with the enemy—the brother she watched die five years ago.

Parmi les nouvelles parutions 2018 dans la catégorie Young Adult, Sky in the deep, le premier roman d’Adrienne Young a retenu toute mon attention. La couverture est certes sublime, mais c’est surtout le résumé qui m’a plu. S’intéresser aux Vikings changeait grandement de ce que j’ai pu lire ces derniers temps. Malheureusement, je reste mitigée par cette lecture.

Le premier point qui m’a attristé est le rythme de l’histoire. Il est très inégal tout au long. Les premiers chapitres s’ouvrent sur une scène de bataille plutôt bien menée et une révélation. Après, il ne se passe plus grand chose avant la page 150 environ. Finalement, il y a un bon pôle de début et un autre à la fin. Ce qui se passe entre est un peu plus mou, pas totalement inintéressant non plus. Il s’intéresse à la vie quotidienne des Vikings, leurs croyances…

J’ai trouvé qu’il y a parfois un manque de détails, donnant l’impression qu’Adrienne Young passe un peu vite sur certains points, notamment sur les Heija. Il s’agit des « grands méchants » du roman et quasiment rien n’est dit sur eux. L’auteur le justifie par le fait que c’est un peuple qui n’est pas censé exister. Je n’ai pas été totalement convaincu par cette explication. J’aurai voulu plus d’éléments sur ce peuple qui perd de son côté mythique et effrayant rapidement. De plus, l’auteur va parfois trop vite en besogne. Certains passages, notamment la toute dernière bataille, semblent trop courts. Adrienne Young s’attarde, par exemple, sur la vie d’Eelyn chez les Rikki et elle décrit l’apothéose de l’intrigue en un court chapitre. C’est un peu décevant dans la mesure où j’ai attendu ce passage avec patience.

Concernant les personnages, je n’ai pas réellement eu de coup de coeur pour l’un ou l’autre. Eelyn m’a énervé quasiment tout au long du roman. Pourtant, le fait qu’il s’agisse d’une guerrière, d’une jeune fille indépendante et qui se débrouille seule a de quoi me plaire. Je regrette aussi que le personnage masculin, Fiske, n’ait pas été plus creusé. Il est intéressant, mais trop vite survolé. J’ai eu du mal à me l’imaginer. C’est l’aspect du roman qui m’a le plus chiffonné. Je n’oublie pas non plus que Sky in the deep est le premier roman de l’auteur. Il peut y avoir des imperfections.

Malgré tout, il y a de bonnes idées et le roman se laisse lire. J’ai surtout pointé les aspects qui m’ont quelque peu dérangé, mais cet ouvrage reste agréable à lire. Il n’est pas transcendant, même si l’univers change un peu. J’ai adoré l’ambiance, qui est plutôt bien décrite.

the princess saves herself in this one & the witch doesn’t burn in this one // Amanda Lovelace

« Ah, life- the thing that happens to us while we’re off somewhere else blowing on dandelions & wishing ourselves into the pages of our favorite fairy tales. » A poetry collection divided into four different parts: the princess, the damsel, the queen, & you. the princess, the damsel, & the queen piece together the life of the author in three stages, while you serves as a note to the reader & all of humankind. Explores life & all of its love, loss, grief, healing, empowerment, & inspirations.

La poésie contemporaine ne cesse de m’étonner. En 2017, je découvrais la plume de Rupi Kaur à travers ses deux recueils, Milk & Honey et The Sun & her Flowers. J’ai adoré son style qui s’affranchit des règles de grammaire et de ponctuation, des thèmes qu’elle aborde. En 2018, je me suis promis de découvrir plus d’auteurs dans ce genre, notamment Amanda Lovelace dont les ouvrages m’ont intrigué par leurs titres et la sobriété des couvertures.

Elle est dans la lignée de Rupi Kaur. C’est donc sans surprise que ces deux recueils, the princess saves herself in this one et the witch doesn’t burn in this one, sont des coups de coeur. J’attends avec impatience la sortie du troisième, the mermaid’s Voice returns in this one. Elle a écrit une autre série de poésie, Things that haut. Je suis très sensible à ce type d’écriture, très moderne. L’abandon de toutes les règles d’écriture classique ne me dérange définitivement pas. Il y a un côté authentique et sincère. J’ai le sentiment d’avoir accès aux pensées intimes de l’auteur, de les partager quand elles lui viennent. Ce sont des émotions brutes, sans filtre. Je n’ai pas à deviner ce qu’elle essaie de me dire. Je partage une proximité avec l’auteur le temps de quelques pages. Je trouve ce style d’écriture dynamique également, certaines phrases peuvent avoir des sens totalement différents selon la manière dont elles sont lues.

Quant aux thèmes abordés, elle en évoque plusieurs qui m’ont profondément touché. Ils ont fait écho à ce que je peux ressentir ou à ce que j’ai pu vivre une fois dans ma vie. La poésie contemporaine parle de nos craintes et de nos vies. C’est une des raisons pour laquelle je me tourne très facilement vers ce type d’ouvrages en poésie. Elle parle des relations conflictuelles qu’elle a pu avoir avec sa mère, par exemple.

i am sorry

I wasn’t the daughter

you had in mind

I only ever wanter to make you proud

Elle évoque aussi le dégoût que son corps lui a inspiré. Ce sont aussi des poèmes très engagés, notamment dans le mouvement féministe, en rappelant que les femmes sont capables de réaliser de grandes choses, de dépasser leurs limites.

the princess

locked herself away

in the highest tower

hoping a knight

in shining armor

would come to her

rescue

I didn’t realize I could be my own knight

Les relations amoureuses tiennent également une place importante dans les deux recueils d’Amanda Lovelace. Elle évoque indifféremment la rupture, le rapport à l’autre, les sentiments, les blessures, les joies et les peines.

L’auteur a su me toucher au fil de ses poèmes. Je garde une petite préférence pour le premier livre, car il a l’attrait de la découverte. Elle peut sembler proche de Rupi Kaur sur certains aspects et s’en éloigner sur d’autres. Elles n’abordent pas toujours les mêmes sujets, ni de la même manière.

Les recommandations d’Aveline #2

Février

The Danny Trilogy, So near the horizon de Jessica Koch

From the moment she crosses paths with Danny, Jessica is fascinated. The dashing, confident twenty-year-old has everything she dreams of—looks, success, independence, money—and his kind, infinitely cheerful nature is spellbinding.

Très largement recommandé par Aveline qui avait adoré ce roman (et le mot semble faible), So near the horizon n’est pas forcément un ouvrage vers lequel je serai allée spontanément. Je l’ai commencé en essayant de mettre de côté mes a priori, mais ils sont vite revenus.

Jessica Koch raconte son histoire d’amour avec Danny, qui n’a pas eu une vie facile. Le lecteur apprend progressivement pourquoi. Cependant, je n’ai jamais réellement ressenti des émotions fortes, car le côté frictionnel m’a semblé prendre trop le dessus. À aucun moment, je n’ai réussi à me dire que c’est une histoire vraie, l’auteur l’a vécu et ce sont des personnes qui ont vécu ça. C’est vraiment dommage dans la mesure où ça gâche littéralement l’impact de ce qu’elle a vécu et qu’elle raconte. Je ne doute pas que ce fut une expérience intense et difficile pour elle et les personnes présentes dans le livre. Toutefois, elle ne m’a pas embarqué avec elle.

Le deuxième qui m’a repoussé est l’aspect très romance contemporaine qui ne m’a pas non plus donné ce côté très réaliste. Or, je l’attendais aussi. Ça me semblait parfois trop conte de fée ou scènes sorties d’un roman, d’une fiction et non d’un témoignage.Finalement, c’est encore moins ce que j’aime lire. Je suis passée totalement à côté de ce premier tome et la suite se fera sans moi. En revanche, je vous invite à aller voir l’avis d’Aveline qui a un tout autre point de vue.

Mars

La Mort de Staline, Agonie et Funérailles de Fabien Nury et Thierry Robin

Le 2 mars 1953, en pleine nuit, Joseph Staline, le Petit Père des peuples, l’homme qui régna en maître absolu sur toutes les Russies, fit une attaque cérébrale. Il fut déclaré mot deux jours plus tard. Deux jours de lutte acharnée pour le pouvoir suprême, deux jours qui concentrèrent toute la démence, la perversité et l’inhumanité du totalitarisme.

Une bande-dessinée française. Voilà qui change radicalement de ce que j’ai l’habitude de lire, mais j’ai adoré ces deux tomes. Ils ont d’ailleurs été adaptés au cinéma. La bande-annonce m’a tout de suite plu, avec une bonne touche d’humour. L’ouvrage a plutôt un humour grinçant. Cependant, ce que je retiens de la mort de Staline, ce sont les situations un peu rocambolesques et totalement surréalistes. Dès les premières pages, le ton est donné. Entre rivalités et secrets, la succession ne sera pas de tout repos, même si le dictateur n’est pas encore mort. Ce n’est qu’une question de temps, au regard des formalités auxquelles le Conseil doit se conformer, ne serait-ce que pour désigner un médecin. Les pages se lisent facilement et j’étais triste d’arriver à la fin des deux tomes. J’aurai continué avec plaisir, sans l’ombre d’un doute la série pendant encore quelques tomes. C’était presque trop court.

Avril

Release de Patrick Ness

Inspired by Mrs Dalloway and Judy Blume’s Forever, Release is one day in the life of Adam Thorn, 17. It’s a big day. Things go wrong. It’s intense, and all the while, weirdness approaches… Adam Thorn is having what will turn out to be the most unsettling, difficult day of his life, with relationships fracturing, a harrowing incident at work, and a showdown between this gay teen and his preacher father that changes everything. It’s a day of confrontation, running, sex, love, heartbreak, and maybe, just maybe, hope. He won’t come out of it unchanged. And all the while, lurking at the edges of the story, something extraordinary and unsettling is on a collision course.

J’avais adoré son roman Quelques minutes après minuit qui m’avait bouleversé. Release semblait bien parti pour être un coup de coeur. Malheureusement, je suis relativement mitigée. Le premier point est que je n’ai jamais vraiment eu d’intérêt pour la partie concernant la jeune fille qui a été tuée. Cela aurait pu être une superbe idée pour un roman à part. En commençant cet ouvrage, c’était surtout pour l’histoire d’Adam. De ce point de vue, il y avait des aspects intéressants et certains scènes m’ont beaucoup marqué. Je ne peux pas en dire plus sans trop révéler de l’intrigue, car je les considère comme des moments cruciaux du livre. Cependant, même de ce point de vue, j’ai quelques petites déceptions, notamment un peu trop d’envolées lyriques qui cassent parfois le rythme. J’avais parfois du mal à me remettre dans ma lecture. Les dernières pages furent difficiles à lire. À vrai dire, après une certaine scène, je n’arrivais plus à m’intéresser à l’histoire alors qu’il me restait une cinquantaine de pages. Je reste un peu sur ma faim alors que le thème principal aurait pu me plaire.

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The Dark Between (2013) » Sonia Gensler

At the turn of the twentieth century, Spiritualism and séances are all the rage—even in the scholarly town of Cambridge, England. While mediums dupe the grief-stricken, a group of local fringe scientists seeks to bridge the gap to the spirit world by investigating the dark corners of the human mind. Each running from a shadowed past, Kate, Asher, and Elsie take refuge within the walls of Summerfield College. But their peace is soon shattered by the discovery of a dead body nearby. Is this the work of a flesh-and-blood villain, or is something otherworldly at play? This unlikely trio must illuminate what the scientists have not, and open a window to secrets taken to the grave—or risk joining the spirit world themselves.

Aujourd’hui, la période victorienne est à l’honneur pour le mois anglais. À cette occasion, je vous présente ma dernière lecture, The dark between de Sonia Gensler. L’intrigue se situe à la toute fin de cette période historique fascinante qui continue d’inspirer les auteurs. Gensler s’intéresse au spiritisme qui a rencontré un franc succès sous le règle de Victoria. Si je me fiais à la couverture et au résumé, son roman avait tout pour me plaire : une touche de surnaturel, une ambiance qui rappelle les romans gothiques et creepy à souhait, des mystères…

L’histoire démarre plutôt bien. Elle s’ouvre sur une séance de spiritisme qui ne se déroule pas comme prévue. Le ton est donné et cette première scène est pleine de promesses pour la suite. Malheureusement, tout s’est rapidement effondré dès la fin du premier chapitre. Je n’ai pas retrouvé le frisson de ce petit passage, ni même l’ambiance. La suite se révèle décevante. Elle est plate. L’auteur met en place une trace de mystères pour chacun des personnages. Quel est l’objet de la dispute entre Asher et son père ? Est-ce qu’Elsie a des pouvoirs ? Comment est mort le père de Kate ? Pourtant, il a manqué l’étincelle, car, à aucun miment, j’ai eu envie d’en savoir plus. Il manque un petit « je-ne-sais-quoi » pour créer l’envie et l’attente. J’ai abandonné ma lecture aux alentours d’une centaine de pages, car l’histoire est devenue longue et peu intéressante.

La succession des points de vue entre les trois personnages n’arrange pas le rythme du roman. J’ai apprécié Elsie. Du trio, elle est la plus intéressante, mais elle n’est pas le personnage principal. C’est dommage, car elle est la seule qui a une trame qui m’a plu. Quant à Asher et Kate, ils sont presque fades en comparaison. Je ne me suis pas du tout attachée à eux. C’est une autre raison de mon abandon. Ils n’ont pas apporté le petit plus que j’espérais pour ne pas abandonner ma lecture.

Je n’ai pas retrouvé l’ambiance des premières pages, malgré les secrets et les meurtres. Ce n’est plus aussi sombre et pesant. Je suis déçue par cet aspect du roman, sur lequel j’ai placé tout de même beaucoup placé beaucoup d’espoir. La présence du surnaturel est presque négligeable. J’ai été en attente de voir apparaître quelques fantômes ou esprits. J’en ai eu quasiment aucun et je me suis lassée à force.

The dark between est une déception. J’ai placé quelques espérances dans ce roman. En définitif, je suis passée totalement à côté de l’histoire, des personnages alors qu’il y a de quoi faire une bonne intrigue.

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