Sky in the deep (2018) ∞ Adrienne Young

Raised to be a warrior, seventeen-year-old Eelyn fights alongside her Aska clansmen in an ancient rivalry against the Riki clan. Her life is brutal but simple: fight and survive. Until the day she sees the impossible on the battlefield—her brother, fighting with the enemy—the brother she watched die five years ago.

Parmi les nouvelles parutions 2018 dans la catégorie Young Adult, Sky in the deep, le premier roman d’Adrienne Young a retenu toute mon attention. La couverture est certes sublime, mais c’est surtout le résumé qui m’a plu. S’intéresser aux Vikings changeait grandement de ce que j’ai pu lire ces derniers temps. Malheureusement, je reste mitigée par cette lecture.

Le premier point qui m’a attristé est le rythme de l’histoire. Il est très inégal tout au long. Les premiers chapitres s’ouvrent sur une scène de bataille plutôt bien menée et une révélation. Après, il ne se passe plus grand chose avant la page 150 environ. Finalement, il y a un bon pôle de début et un autre à la fin. Ce qui se passe entre est un peu plus mou, pas totalement inintéressant non plus. Il s’intéresse à la vie quotidienne des Vikings, leurs croyances…

J’ai trouvé qu’il y a parfois un manque de détails, donnant l’impression qu’Adrienne Young passe un peu vite sur certains points, notamment sur les Heija. Il s’agit des « grands méchants » du roman et quasiment rien n’est dit sur eux. L’auteur le justifie par le fait que c’est un peuple qui n’est pas censé exister. Je n’ai pas été totalement convaincu par cette explication. J’aurai voulu plus d’éléments sur ce peuple qui perd de son côté mythique et effrayant rapidement. De plus, l’auteur va parfois trop vite en besogne. Certains passages, notamment la toute dernière bataille, semblent trop courts. Adrienne Young s’attarde, par exemple, sur la vie d’Eelyn chez les Rikki et elle décrit l’apothéose de l’intrigue en un court chapitre. C’est un peu décevant dans la mesure où j’ai attendu ce passage avec patience.

Concernant les personnages, je n’ai pas réellement eu de coup de coeur pour l’un ou l’autre. Eelyn m’a énervé quasiment tout au long du roman. Pourtant, le fait qu’il s’agisse d’une guerrière, d’une jeune fille indépendante et qui se débrouille seule a de quoi me plaire. Je regrette aussi que le personnage masculin, Fiske, n’ait pas été plus creusé. Il est intéressant, mais trop vite survolé. J’ai eu du mal à me l’imaginer. C’est l’aspect du roman qui m’a le plus chiffonné. Je n’oublie pas non plus que Sky in the deep est le premier roman de l’auteur. Il peut y avoir des imperfections.

Malgré tout, il y a de bonnes idées et le roman se laisse lire. J’ai surtout pointé les aspects qui m’ont quelque peu dérangé, mais cet ouvrage reste agréable à lire. Il n’est pas transcendant, même si l’univers change un peu. J’ai adoré l’ambiance, qui est plutôt bien décrite.

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the princess saves herself in this one & the witch doesn’t burn in this one // Amanda Lovelace

« Ah, life- the thing that happens to us while we’re off somewhere else blowing on dandelions & wishing ourselves into the pages of our favorite fairy tales. » A poetry collection divided into four different parts: the princess, the damsel, the queen, & you. the princess, the damsel, & the queen piece together the life of the author in three stages, while you serves as a note to the reader & all of humankind. Explores life & all of its love, loss, grief, healing, empowerment, & inspirations.

La poésie contemporaine ne cesse de m’étonner. En 2017, je découvrais la plume de Rupi Kaur à travers ses deux recueils, Milk & Honey et The Sun & her Flowers. J’ai adoré son style qui s’affranchit des règles de grammaire et de ponctuation, des thèmes qu’elle aborde. En 2018, je me suis promis de découvrir plus d’auteurs dans ce genre, notamment Amanda Lovelace dont les ouvrages m’ont intrigué par leurs titres et la sobriété des couvertures.

Elle est dans la lignée de Rupi Kaur. C’est donc sans surprise que ces deux recueils, the princess saves herself in this one et the witch doesn’t burn in this one, sont des coups de coeur. J’attends avec impatience la sortie du troisième, the mermaid’s Voice returns in this one. Elle a écrit une autre série de poésie, Things that haut. Je suis très sensible à ce type d’écriture, très moderne. L’abandon de toutes les règles d’écriture classique ne me dérange définitivement pas. Il y a un côté authentique et sincère. J’ai le sentiment d’avoir accès aux pensées intimes de l’auteur, de les partager quand elles lui viennent. Ce sont des émotions brutes, sans filtre. Je n’ai pas à deviner ce qu’elle essaie de me dire. Je partage une proximité avec l’auteur le temps de quelques pages. Je trouve ce style d’écriture dynamique également, certaines phrases peuvent avoir des sens totalement différents selon la manière dont elles sont lues.

Quant aux thèmes abordés, elle en évoque plusieurs qui m’ont profondément touché. Ils ont fait écho à ce que je peux ressentir ou à ce que j’ai pu vivre une fois dans ma vie. La poésie contemporaine parle de nos craintes et de nos vies. C’est une des raisons pour laquelle je me tourne très facilement vers ce type d’ouvrages en poésie. Elle parle des relations conflictuelles qu’elle a pu avoir avec sa mère, par exemple.

i am sorry

I wasn’t the daughter

you had in mind

I only ever wanter to make you proud

Elle évoque aussi le dégoût que son corps lui a inspiré. Ce sont aussi des poèmes très engagés, notamment dans le mouvement féministe, en rappelant que les femmes sont capables de réaliser de grandes choses, de dépasser leurs limites.

the princess

locked herself away

in the highest tower

hoping a knight

in shining armor

would come to her

rescue

I didn’t realize I could be my own knight

Les relations amoureuses tiennent également une place importante dans les deux recueils d’Amanda Lovelace. Elle évoque indifféremment la rupture, le rapport à l’autre, les sentiments, les blessures, les joies et les peines.

L’auteur a su me toucher au fil de ses poèmes. Je garde une petite préférence pour le premier livre, car il a l’attrait de la découverte. Elle peut sembler proche de Rupi Kaur sur certains aspects et s’en éloigner sur d’autres. Elles n’abordent pas toujours les mêmes sujets, ni de la même manière.

Les recommandations d’Aveline #2

Février

The Danny Trilogy, So near the horizon de Jessica Koch

From the moment she crosses paths with Danny, Jessica is fascinated. The dashing, confident twenty-year-old has everything she dreams of—looks, success, independence, money—and his kind, infinitely cheerful nature is spellbinding.

Très largement recommandé par Aveline qui avait adoré ce roman (et le mot semble faible), So near the horizon n’est pas forcément un ouvrage vers lequel je serai allée spontanément. Je l’ai commencé en essayant de mettre de côté mes a priori, mais ils sont vite revenus.

Jessica Koch raconte son histoire d’amour avec Danny, qui n’a pas eu une vie facile. Le lecteur apprend progressivement pourquoi. Cependant, je n’ai jamais réellement ressenti des émotions fortes, car le côté frictionnel m’a semblé prendre trop le dessus. À aucun moment, je n’ai réussi à me dire que c’est une histoire vraie, l’auteur l’a vécu et ce sont des personnes qui ont vécu ça. C’est vraiment dommage dans la mesure où ça gâche littéralement l’impact de ce qu’elle a vécu et qu’elle raconte. Je ne doute pas que ce fut une expérience intense et difficile pour elle et les personnes présentes dans le livre. Toutefois, elle ne m’a pas embarqué avec elle.

Le deuxième qui m’a repoussé est l’aspect très romance contemporaine qui ne m’a pas non plus donné ce côté très réaliste. Or, je l’attendais aussi. Ça me semblait parfois trop conte de fée ou scènes sorties d’un roman, d’une fiction et non d’un témoignage.Finalement, c’est encore moins ce que j’aime lire. Je suis passée totalement à côté de ce premier tome et la suite se fera sans moi. En revanche, je vous invite à aller voir l’avis d’Aveline qui a un tout autre point de vue.

Mars

La Mort de Staline, Agonie et Funérailles de Fabien Nury et Thierry Robin

Le 2 mars 1953, en pleine nuit, Joseph Staline, le Petit Père des peuples, l’homme qui régna en maître absolu sur toutes les Russies, fit une attaque cérébrale. Il fut déclaré mot deux jours plus tard. Deux jours de lutte acharnée pour le pouvoir suprême, deux jours qui concentrèrent toute la démence, la perversité et l’inhumanité du totalitarisme.

Une bande-dessinée française. Voilà qui change radicalement de ce que j’ai l’habitude de lire, mais j’ai adoré ces deux tomes. Ils ont d’ailleurs été adaptés au cinéma. La bande-annonce m’a tout de suite plu, avec une bonne touche d’humour. L’ouvrage a plutôt un humour grinçant. Cependant, ce que je retiens de la mort de Staline, ce sont les situations un peu rocambolesques et totalement surréalistes. Dès les premières pages, le ton est donné. Entre rivalités et secrets, la succession ne sera pas de tout repos, même si le dictateur n’est pas encore mort. Ce n’est qu’une question de temps, au regard des formalités auxquelles le Conseil doit se conformer, ne serait-ce que pour désigner un médecin. Les pages se lisent facilement et j’étais triste d’arriver à la fin des deux tomes. J’aurai continué avec plaisir, sans l’ombre d’un doute la série pendant encore quelques tomes. C’était presque trop court.

Avril

Release de Patrick Ness

Inspired by Mrs Dalloway and Judy Blume’s Forever, Release is one day in the life of Adam Thorn, 17. It’s a big day. Things go wrong. It’s intense, and all the while, weirdness approaches… Adam Thorn is having what will turn out to be the most unsettling, difficult day of his life, with relationships fracturing, a harrowing incident at work, and a showdown between this gay teen and his preacher father that changes everything. It’s a day of confrontation, running, sex, love, heartbreak, and maybe, just maybe, hope. He won’t come out of it unchanged. And all the while, lurking at the edges of the story, something extraordinary and unsettling is on a collision course.

J’avais adoré son roman Quelques minutes après minuit qui m’avait bouleversé. Release semblait bien parti pour être un coup de coeur. Malheureusement, je suis relativement mitigée. Le premier point est que je n’ai jamais vraiment eu d’intérêt pour la partie concernant la jeune fille qui a été tuée. Cela aurait pu être une superbe idée pour un roman à part. En commençant cet ouvrage, c’était surtout pour l’histoire d’Adam. De ce point de vue, il y avait des aspects intéressants et certains scènes m’ont beaucoup marqué. Je ne peux pas en dire plus sans trop révéler de l’intrigue, car je les considère comme des moments cruciaux du livre. Cependant, même de ce point de vue, j’ai quelques petites déceptions, notamment un peu trop d’envolées lyriques qui cassent parfois le rythme. J’avais parfois du mal à me remettre dans ma lecture. Les dernières pages furent difficiles à lire. À vrai dire, après une certaine scène, je n’arrivais plus à m’intéresser à l’histoire alors qu’il me restait une cinquantaine de pages. Je reste un peu sur ma faim alors que le thème principal aurait pu me plaire.

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The Dark Between (2013) » Sonia Gensler

At the turn of the twentieth century, Spiritualism and séances are all the rage—even in the scholarly town of Cambridge, England. While mediums dupe the grief-stricken, a group of local fringe scientists seeks to bridge the gap to the spirit world by investigating the dark corners of the human mind. Each running from a shadowed past, Kate, Asher, and Elsie take refuge within the walls of Summerfield College. But their peace is soon shattered by the discovery of a dead body nearby. Is this the work of a flesh-and-blood villain, or is something otherworldly at play? This unlikely trio must illuminate what the scientists have not, and open a window to secrets taken to the grave—or risk joining the spirit world themselves.

Aujourd’hui, la période victorienne est à l’honneur pour le mois anglais. À cette occasion, je vous présente ma dernière lecture, The dark between de Sonia Gensler. L’intrigue se situe à la toute fin de cette période historique fascinante qui continue d’inspirer les auteurs. Gensler s’intéresse au spiritisme qui a rencontré un franc succès sous le règle de Victoria. Si je me fiais à la couverture et au résumé, son roman avait tout pour me plaire : une touche de surnaturel, une ambiance qui rappelle les romans gothiques et creepy à souhait, des mystères…

L’histoire démarre plutôt bien. Elle s’ouvre sur une séance de spiritisme qui ne se déroule pas comme prévue. Le ton est donné et cette première scène est pleine de promesses pour la suite. Malheureusement, tout s’est rapidement effondré dès la fin du premier chapitre. Je n’ai pas retrouvé le frisson de ce petit passage, ni même l’ambiance. La suite se révèle décevante. Elle est plate. L’auteur met en place une trace de mystères pour chacun des personnages. Quel est l’objet de la dispute entre Asher et son père ? Est-ce qu’Elsie a des pouvoirs ? Comment est mort le père de Kate ? Pourtant, il a manqué l’étincelle, car, à aucun miment, j’ai eu envie d’en savoir plus. Il manque un petit « je-ne-sais-quoi » pour créer l’envie et l’attente. J’ai abandonné ma lecture aux alentours d’une centaine de pages, car l’histoire est devenue longue et peu intéressante.

La succession des points de vue entre les trois personnages n’arrange pas le rythme du roman. J’ai apprécié Elsie. Du trio, elle est la plus intéressante, mais elle n’est pas le personnage principal. C’est dommage, car elle est la seule qui a une trame qui m’a plu. Quant à Asher et Kate, ils sont presque fades en comparaison. Je ne me suis pas du tout attachée à eux. C’est une autre raison de mon abandon. Ils n’ont pas apporté le petit plus que j’espérais pour ne pas abandonner ma lecture.

Je n’ai pas retrouvé l’ambiance des premières pages, malgré les secrets et les meurtres. Ce n’est plus aussi sombre et pesant. Je suis déçue par cet aspect du roman, sur lequel j’ai placé tout de même beaucoup placé beaucoup d’espoir. La présence du surnaturel est presque négligeable. J’ai été en attente de voir apparaître quelques fantômes ou esprits. J’en ai eu quasiment aucun et je me suis lassée à force.

The dark between est une déception. J’ai placé quelques espérances dans ce roman. En définitif, je suis passée totalement à côté de l’histoire, des personnages alors qu’il y a de quoi faire une bonne intrigue.

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Little Monsters (2018) » Kara Thomas

« Vous est-il déjà arrivé de vouloir quelque chose au point d’en mourir ?  » Quand elle emménage à Broken Falls, une nouvelle vie commence pour Kacey. Tout le monde ici est tellement gentil. Et elle se fait même des amies, Bailey et Jade, qui l’accueillent à bras ouverts. Mais, soudaine, ces dernières se montrent étrangement distantes. Et elles omettent de l’inviter à la plus grosse soirée de l’année. Kacey, décidée à confronter ses amies, n’en aura pourtant jamais l’occasion : après la fête Bailey disparaît sans laisser de traces. Broken Falls ne semble plus si chaleureuse. Surtout pour elle, la nouvelle. Kacey est sur le point d’apprendre deux choses très importantes : parfois, les apparences peuvent se révéler trompeuses. Et parfois, quand on est la nouvelle, il ne faut faire confiance à personne.

Aveline m’en a parlé des jours durant, en me promettant que je ne pouvais qu’adorer ce roman. Nous partageons le même goût pour les romans aux ambiances un peu particulière. En gros, plus c’est creepy, plus on aime. Depuis ma lecture d’Hex de Thomas Olde Heuvelt, je n’avais plus trouvé de livres qui m’ont autant happé et/ou fait faire des cauchemars. Heureusement, Livraddict le proposait en partenariat avec Castlemore ! L’occasion rêvée pour le lire. Je les remercie chaleureusement pour cette opportunité.

Par où commencer ? Globalement, ce Little monsters est un coup de coeur, le seul du mois de mai, à vrai dire. Cependant, je pense que la classification en Young adult pourrait desservir ce roman. Je n’y aurai peut-être pas prêté plus attention, sans les conseils d’Aveline. Alors, certes, les personnages principaux sont des adolescents, mais leur noirceur, leurs actions n’ont rien à envier à ceux des adultes. Ils ont autant de secrets sombres et de violences qu’ils contiennent parfois difficilement. Je les ai trouvé intéressants, notamment le trio d’amies et leur évolution : Kacey, Bailey et Jade. L’histoire débute et elles semblent être les meilleures amies du monde. Pourtant, au fur et à mesure, le lecteur apprend que toute cette belle amitié n’est qu’une façade. J’ai adoré l’alternance des points de vue entre Kacey, la narratrice principale et qui vit l’enquête, et les extraits du journal intime de Bailey qui permet aussi de voir les jalousies présentes dans le groupe d’amies. Finalement, le titre est très bien trouvé et ces jeunes filles en deviennent effrayantes. Elles sont une bonne raison de découvrir ce thriller. Elles m’ont parfois laissé sans voix, et c’est un des points que je retiens.

Le deuxième tient à l’ambiance que Kara Thomas met en place. Je suis très sensible aux atmosphères dans les romans, et plus particulièrement dans les ouvrages d’horreur/épouvante et les thrillers psychologiques. Si l’effet est raté, j’ai tendance à abandonner ma lecture. Heureusement, ce ne fut pas le cas avec ce Little Monsters. J’ai savouré chacune des pages. Le climat de tension s’installe doucement et progressivement. Au début, tout semblait parfait. Puis, quand Bailey disparaît, tout s’effondre et les personnages ne cessent de s’accuser les uns et les autres, se renvoyant chacun la responsabilité. L’auteur réalise un sans-faute, car, en tant que lectrice, j’ai aussi pu ressentir l’étau se resserrer, en me sentant presque oppressée également. Ce que j’ai trouvé brillant de la part de l’auteur est de lier l’intrigue avec un massacre local qui est devenu une légende urbaine dans la ville, une histoire de fantôme. Il vient renforcer le climat sombre et torturé qui s’empare de la petite ville de Broken Falls. Je me suis souvent demandée quand l’intrigue allait balancer vers le fantastique, mais je n’en dis pas plus.

L’histoire m’a également bluffé. Je suis plutôt bon public pour ce genre de romans, car je ne suis pas toujours la plus douée pour échafauder des théories qui soient un temps soit peu proche de la réalité. Du coup, je suis souvent étonnée par les dénouements et les rebondissements. J’ai été servie avec cette lecture. Pourtant, tous les indices étaient présents tout au long du roman, bien avant que l’enquête ne commence réellement. En y repensant, certaines paroles, certains gestes ou comportements prennent un tout autre sens une fois la fin connue, alors qu’ils semblaient anodins aux premiers abords. C’est un des aspects du livre qui m’a le plus plu : comment des petits points revêtent, au final, une importance indéniable et la clé de la résolution du mystère. Les dernières pages m’ont laissé sans voix, car elles étaient loin de ce que j’avais pu imaginer, tout en tenant la route. Le coupable n’était pas du tout celui auquel je pensais tout au long de l’enquête. L’auteur brouille admirablement bien les pistes. À chaque fois qu’un élément nouveau apparaissait, j’accusais une autre personne. Kara Thomas a su mener son intrigue d’une main de maître. Impossible de lâcher ce roman à partir du moment où je l’ai commencé.

Kara Thomas signe ici un très bon thriller psychologique. Bien meilleur que ce à quoi je m’attendais au départ, je l’avoue. Je referme ce roman avec l’envie de découvrir d’autres titres de l’auteur. Elle devrait prochainement publier The Cheerleaders qui a l’air dans la même veine et que je me ferai un plaisir de lire.

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La Culture avec un grand A et du latte #3

Mon mois d’avril fut pris par mon stage, qui fut intense, mais qui m’a permis d’apprendre de nouvelles compétences professionnelles, comme la rédaction de communiqués de presse. J’ai pu vraiment m’investir dans la vie de la Fondation, faire des propositions. J’ai adoré chaque minute passé là-bas. Du coup, j’en ai un peu oublié certaines choses.

Honte à moi ! En tant qu’étudiante dans le domaine de la culture, je n’ai visité aucun musée ni exposition durant le mois. Je compte bien me rattraper durant le mois de mai. Je compte aller voir la nouvelle exposition du Centre Pompidou de Metz, Couples modernes. J’aimerais aussi voir un peu plus d’oeuvres de l’incroyable exposition se déroulant dans la ville de Strasbourg, Industrie magnifique. Je suis déjà allée voir le mammouth se situant à côté de la cathédrale. Le 19 mai, c’est également la Nuit européenne des musées. Je n’ai pas encore arrêté de programme, mais j’y réfléchis.

Du point de vue des lectures, j’ai enchaîné avec des livres moyens ou des grosses déceptions. Je n’ai eu littéralement aucun coup de coeur ce mois-ci où j’ai presque joué de malchance ! Parmi les romans que je qualifierai de sympathique, mais sans plus, j’ai pu lire le premier tome de la trilogie Wicked de Jennifer L. Armentrout, auteur que je découvrais par la même occasion. Je retiens l’univers qui se développe autour des faës et de la Nouvelle-Orléans. Malheureusement, j’ai trouvé que la romance prenait parfois toute la place, au détriment de l’intrigue. De plus, la fin fut sans surprise également. C’est le reproche que je fais également à Poppy de Mary Hooper. Je pense en reparler plus longuement sur le blog en novembre, car je développe un petit projet dans lequel ce roman s’intègre parfaitement. Toutefois, si je devais retenir un seul ouvrage, ce serait Le musée disparu d’Hector Feliciano. C’est une enquête menée par un journaliste sur les oeuvres disparues durant la Seconde Guerre mondiale, très bien écrit et accessible.

En revanche, grosse déception pour le premier tome de L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante. J’en avais entendu tellement de bien sur la blogosphère et il était absolument partout. J’ai fini par craquer, après avoir longuement hésité. Le prologue m’avait quelque peu charmé, mais, très vite, je me suis ennuyée. J’ai trouvé le style de l’auteur mécanique et froid, voire impersonnel, des faits sans sentiments. Je ne me suis jamais attachée aux deux amies et j’ai fini par abandonner. Autre grosse déception pour The Muse de Jessie Burton. Il fera l’objet d’un prochain article, aussi, je ne vais pas m’étendre dessus.

Pour finir sur le récapitulatif de mes lectures du mois, je signale également Release de Patrick Ness (un article viendra dans quelques jours), Mrs Dalloway de Virginia Woolf que j’ai abandonné. Je n’ai jamais réussi à dépasser les cinq premières pages et j’ai essayé plusieurs fois, sans grand succès. Cela faisait presque un an que j’avais commencé The travels de Marco Polo. Même avec toute la bonne volonté du monde, je n’ai jamais réussi à dépasser les vingt pages lus…

En revanche, j’ai eu plus de chance avec les films et les séries que j’ai pu voir. Clairement, le mois d’avril fut placé sous le signe des zombies avec la sortie de la deuxième saison de Santa Clarita Diet, que j’ai dévoré en quelque jour. Encore un coup de coeur pour cette série qui change un peu de ce qui se fait autour des morts-vivants. C’est drôle, complètement loufoque et déjanté. Je ris franchement à chaque épisode. J’ai aussi regardé deux saisons de Z Nation, qui restera un de mes plaisirs coupables. Du côté des films, j’avoue ma passion pour les comédies horrifiques autour des zombies. Plus c’est nul, plus j’aime… Manuel de survie à l’apocalypse zombie était plutôt sympathique, avec des scènes bien comiques, frôlant parfois le grand n’importe quoi. J’ai également revu World War Z. Il se laisse voir.

Cependant, mon coup de coeur absolu du mois est dans un tout autre registre. J’ai plus qu’adoré… Roulements de tambour… Pierre Lapin. Oui, oui, Pierre Lapin. Je ne savais pas à quoi m’attendre en le voyant. Certainement pas à adorer chaque minute de ce dernier, à rire tout du long. Un article est déjà préparé pour vous expliquer le pourquoi du comment. J’ai commencé le mois avec un autre film sur les animaux, qui reste un classique du genre, sans vraiment de surprise. La fin est connue avant même d’avoir débuté le film. Benji reste toutefois un film adorable à voir, mais qui ne me laissera pas de souvenirs impérissable. Je dirai la même chose du troisième Pitch Perfect. Je ne regrette pas de ne pas l’avoir vu au cinéma. Il est mieux que le deuxième, mais moins bien que le premier.

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Origine (2017) / Dan Brown

Bilbao, Espagne. Robert Langdon, le célèbre professeur en symbologie et iconographie religieuse, arrive au musée Guggenheim pour assister à une cérémonie historique avec l’annonce d’une découverte scientifique révolutionnaire. L’organisateur de cette soirée n’est autre que le grand futurologue Edmond Kirsch, un milliardaire de quarante ans dont les inventions et les prédictions audacieuses ont fait de lui une célébrité mondiale. Kirsch, qui a été dans sa jeunesse l’étudiant de Langdon à Harvard, est sur le point d’annoncer le résultat de ses recherches… et d’apporter enfin une réponse aux deux questions fondamentales de l’humanité.

C’est toujours avec une impatience non dissimulée que j’attends chacune des parutions de cet auteur américain. Son personnage de Robert Langdon est un de mes préférés et j’ai du mal à me passer de ses aventures qui mélangent savamment histoire, art, technologie et, souvent, théories du complot. Il y a une véritable recette « Dan Brown », qui se retrouve dans tous les romans de la série et, pour être honnête, ça ne marche pas toujours à 100%.

Origine ne fera peut-être pas partie de mes coups de coeur de la série, gardant une préférence très nette pour Da Vinci Code et Anges et Démons, les premiers que j’ai lu et qui parlaient beaucoup d’art et d’histoire, avec des intrigues tournant également autour de la religion catholique et du Vatican. L’auteur revient un peu à cette thématique en mettant en avant des groupes religieux catholiques qui peuvent s’apparenter à des sectes. Il évoque encore une fois la relation entre religion et technologie. Encore un point qu’il a déjà abordé, notamment dans Anges et Démons.

Aux premiers abords, j’ai peut-être eu un petit mouvement de recul en me disant que ça sentait le déjà-vu. Je me rappelle l’intrigue d’Anges et Démons (je sens que je vais beaucoup le citer !), autour de la particule de Dieu. Elle répondait aussi à la question d’où venons-nous ? Question qui est au coeur d’Origine, avec où allons-nous ? Ce sont véritablement des problématiques dans l’air du temps, en témoignent les best-sellers de l’écrivain Yuval Noah Harari. Je n’en parlerai pas plus, car je suis encore dans la lecture du premier tome. Dan Brown convoque la science et la technologie pour construire tout l’argumentaire d’un de ses personnages centraux qui détiendrait enfin la réponse. Pour être franche, je n’ai su que penser de ce passage du livre. Il y avait un petit côté prophétique qui me dérangeait un peu, même si j’arrive aisément à savoir pourquoi il propose cette réponse à la question « où allons-nous ? ». Pour le reste, je ne pense pas avoir les connaissances pour juger de son côté plausible. C’est une possibilité et l’auteur sait se montrer convaincant, tout en ne le suivant pas totalement dans cette voie.

Je n’irai pas non plus jusqu’à dire que je n’ai pas apprécié ce nouvel opus des aventures de Robert, que j’ai peut-être trouvé un peu plus mou que dans les autres tomes, avec moins de grandes explications sur l’histoire et l’art. Elles sont présentes, dans la mesure où il est question du Guggenheim de Bilbao (il fallait bien mettre en avant un grand musée, comme chacun des livres le fait) et de l’oeuvre de Gaudi, notamment la Sagrada Familia. Commencer un roman de Dan Brown est, pour moi, la certitude de voyager. Après Paris, Rome, Florence et Istanbul, Washington, direction Bilbao et Barcelone. L’art et la littérature trouvent toujours leur place, pour guider la quête, apportant ainsi peu de changement chez un auteur qui ne se renouvelle pas toujours et qui utilise encore ce qui a déjà marché pour d’autres romans.

Même si je suis un peu plus critique avec tome, je ne boude pas totalement mon plaisir d’avoir eu ce roman entre mes ains et de l’avoir dévoré en deux jours, le lisant même en cours, alors que je ne le fais jamais. J’avais aussi quelques attentes concernant ce livre, sachant que j’attendais la prochaine publication de Dan Brown de pieds fermes. Je voulais un certain renouveau de la « recette », avec l’abandon de partenaires féminines, belles et douées… Raté. La trame varie peu, et c’est dommage. Il y a quelques révélations inattendues, sans pour autant me faire l’effet d’un choc.

Origine fait partie de ceux que j’ai le moins aimé avec Le symbole perdu. Même si j’ai relevé énormément d’aspects du livre qui m’ont quelque peu déçue, Dan Brown reste un des auteurs que je préfère. Malgré tout, il reste un auteur qui arrive toujours à me divertir, à m’emporter dans des histoires plus rocambolesques les unes que les autres, mais qui me tiennent en haleine du début à la fin. J’ai encore et toujours envie de vivre de telles aventures aux côtés de Langdon, de découvrir les villes qu’il cite et leurs musées. Au final, malgré quelques défauts, n’est-ce pas le principal ? Pour ma part, oui, et je continuerai à le lire aussi longtemps qu’il publiera.

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